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S28 VOCABULAIRE

leur. De spasso (ferrailler), verbe bas-lalin, ou de spada[épée), qui ont fait spadassin.

Vayette, s. f. Petite voie, sentier. (Du Gange. Viola.)

Le soir venu, les moissonneurs reprenaient le chemin de la ferme, et le long de la vielle, redisaient une sorte de canti. lène... (Anis. Chansons de cueillerie.)

Veau, vei, s. m. Veau. — Dépôt de boissons, viau.

Veillard, veillâS;, 5. ??z. Vieillard.

Veille, adj. fém. Féminin de vieux.

Item, du veil psautier vendu à,... Pour les veilles mesures (à sel) vendues à.... Item, pour la velle huche.... Item, pour les vêliez ferrousres des portes... (Froger. Comptes de fabrique de Courgains.)

Veille, 5./". Meule de foin. (Du Gange. F?e//«rp. — Rousseau. Veille.) Une veillehian faite doit contenir en moyenne deux mille livres de foin, ce qui constitue la charretée du Maine : charretée se dit en latin vellatura.

Veillée, s. /".Faire quelque chose de veillée., pendant les soirées d'hiver. — Veillée de ronde. Les jeunes gens et les jeunes filles se réunissent le soir, un dimanche chez l'un, un dimanche chez l'autre, pour faire ensemble une petitenoce suivie de danse. [Pontvallain.)

Veillir, v. n. Vieillir.

Veillot, s. m. Petite veille de foin. (Esnault. Ke^7/o<. — Rousseau. Veillote.)

Venderdi, s. m. Vendredi.

Vendition, s.f. Vente. (A.Bos. Vendison.)

.... « la dame d'Apchon par ses vendilions » avait o prorais l'aire ralilier dame Magdeleine de Montgommery sa mère ». (Beaughesne. La Roche-Talbot, ch. vu.)

Vêne, s. f . Vesse. De aen^ vent. (Raynouard.) On compte M. de Humevesne parmi les héros du roman de Rabelais. [Pantagruel, liv. II, ch. X et suivants.)

Pantagruel de ses uesneiengendroit les petites femmes. (Le même, Ibid. Gh. xxvii.)

Laisse aller une vesse ou vesne épouvantable. (Bér. de Verville. Moyen de parvenir.)

Venelle, s. f. Ruelle. Indiqué parle Dict. de l'Académie comme ayant vieilli, ce mot est encore en plein usage dansle Maine. De Veha, voie, quia donné Vehela. (Chompré. — Â. Dos. Venéle.)

.... dans la venelle de son lit de serge rouge bordé d'or, . . . (Mailly. Légende du Bouchel, p. 13.)

Vêner, v.n. Vesser.

S'il vesnoit cestoient botines de cordouan. (Rabelais. Pantagruel, liv. IV, ch. XXXII.)

En récompense, ilz vesnent, ilz pètent, ilz roteni copieusement. (Le même. Ibid., ch. xltii).

Mais ne pouuant lenin dormir en somme Tant tort vesnoyt Quelot.

(Le même. Ibid., liv. V, ch. xliv.)

Venette, s. f. Ruelle. V. Venelle.

Vengeux, se, adj . Vindicatif. (A. Dos. Vengement.)

Venue, s. f. Grande quantité, abondance. Tai du mau eune venue .

Une santé bouillante, vigoreuse, ... telle qu'aultrefois la verdeur des ans et la sécurité mêla fournissoient par venues. (Montaigne. Essais, livre III, ch. v.)

Venquiers, ventiers, adv. Peut-être. V. Vanquiers.

Véquir, v. n. Vivre.

kinivéquit quinze grands jours en peine. (Fkoissarï. liv. III, ch. xcvi.)

Si vesquirent encore longtemps monseigneur et madame ensemble. (Cent Nouvelles nouvelles, nouv. IX".)

Le pape Alexandre vesquit iusques à la mort. (Rabelais. Gargantua, ch. xxi.)

Tout s'apaisa au contentement des parties, et puis vcquirent ensemble sans querelle, {La Reine de Navarre. Nouv. LXIX.)

Des ans vesquit près de soixante et douze.

(Cl. Marot, II* Epitaphe de Jean Cotereau, seigneur de Maintenon.)

Vn Dieu qui vesquit autrefois en homme vierge et saint. (P. Charron. De la Sagesse, liv. II, ch. ii.)

Toute son attention étoit... que les hommes de là en avant véquissent en paix. (Bon. Desperiers. Contes et Devis, Nouv. XV°.)

Verdage, 6'. m. Nourriture en vert pour les bestiaux. [Bulletin du Matériel Agricole de la Sarthe.)

Verdée, s.f. Volée de coups (de bois vert?). (A. Bos. Verdor.)

Verdeler, verdelocher, v. n. Se dit du bétail qui commence à engraisser.

Verdelet, verdelochet, te, adj. Etat du bétail

qui commence à engraisser. — Verdelet ou ve?'deau, verdot, se dit aussi des fruits qui grossissent. (Rousseau. Verrir.)

Et du raisin jà verdelet Ciiassez la nue menaçante ,

(MoRANcÉ. Ronsard, p. 149.)

Verder, v.a. Rosser.

Vère, adj. Oui. C'est la vieille expression bien française voire, qu'on retrouve intacte dans une locution citée plus haut. V. ll-est-voire et Voire.[k. Bos. Voirai. — Rousseau. Voit.)

Si me gratifie ie que... mes opinions ont souvent l'honneur de rencontrer aux leurs, et que ie vois au moins de loing aprèz, disant que voire. (Montaigne. Essais, liv. I., ch. XXV.)

Verge, s. f. Anneau large, dé à coudre sans fond. (Du CA>fGE. Digitale. —A. Bos. Viére.)

Le duc de Bourgogne m'envoya une verge qu'il portoit au doigt. (CoMMiNES. Mémoires, liv. III, ch. ix.)

Je l'ay icy dedans ma gihbecière, en vue verge d'or massif. (Rabelais. Pantagruel, liv. III. ch. xvii.)

Vérir, v. n. Etre piqué des vers.

Vérir, v.a. Verdir par suite d'oxydation ou de moisissure.

Vérit, s. m. Moisissure verte, vert de gris.

Vermailleux, se, adj. Se dit du feuillage des plantes, quand sa teinte est brillante de santé. (Neuville) (A. Bos. Vermeillier.) Peut-être l'élymologie vermeil explique-t- elle qu'une espèce d'aspic se

nomme le vermilier de la Sarthe ? (Toussenel. Tristia, p. 183.)

Vermâinier, vermenier, s. m. Mulot, rat, souris, et jamais vermine. Les vermeniers m'ont hagé tout mon fait. (Rousseau. Vilainie.)

Lors le Lyon ses deux grands yeux vestit Et vers le rat les tournant vng petit En luy disant : 0 panure vermynière l

Cl. Marot. {Epîlre à son ami Lyon.)

Le monde ne fust pas infecté de ces maudits vermeniers . (I5oN. Despériers. Contes et Devis, ^ouv. XV°.)

Vermais, adj. Vermeil. V. Beîi.

Vermeleux^ se, adj. Piqué des vers. (A. Bos. Vermer. — Rousseau. Vermelot.)

Vérot, s. m. Jeune cochon. (A. Ros. Ver, 1.)

Verrée, s. f. Contenu d'un verre. (Esnault.)

Verrette, s. f . Petite vérole ou varicèle.

Verrier, v. n. Se dit du bois qui se gonfle ou se voile. V. Vaissier.

Verrisée, ,s. f. Contenu d'un verre. (Esnault.)

Verroter, v. n. Chercher des vers dans la terre.

Versaille, s. f. Premier labour, quand la charrue verse la terre qu'elle vient d'ouvrir. (Du Cange. Versana. — A. Ros. Vcrsain. — Rousseau. Versenne.)

Verte, s. f. Vérité. Tn'dis qiCla véftél (A. Ros. Vreté.)

Vêtis, s. m. Vêlement. (A. Bos. Vestison. — Rousseau. Vetiment.)

Viage, s. m. Viager. Il a vendu tout son bien à viage. [Neuville] (A. Bos. Viage.)

Viâler, v. a. Vêler.

Viau, ,s'. m. Dépôt sous forme de crotale ou de peau, qui se concrit dans le cidre ou dans la bière. Comme il couvre le liquide ainsi qu'un voile, c'est peut-être le même mol que Viart qui avait cette dernière signification. (Du Gange. Viariiim.)

Vice, s. m. On dit de quelqu'un qu'il est du vice, quand il donne dans le libertinage ou l'ivrognerie.

Videler, v. a. Ravauder des bas. (A. Bos. Visder.)

Videlle, s. f. Reprise. (A. Bos. Visdement.)

Viendre, v. n. Venir.

dire au victrier qu'il vienseist prendre ses mesures...

(Froger. Fabrique de Congé-sur-Orne, 1541.)

Vieusir, vieutir, v. n. Vieillir. (A. Bos. Viesir.)

Vieuture, s. f. Vieux objets, friperie. (A. Bos. Vieuté . )

Vieux (je). Je veux, indicatif de i'oz</o2>, pour les trois premières personnes du singulier : je vieux, tu vieux, il vient.

Villotier, ère, s. m. et f. Habitant des villes, ou pour s'exprimer plus juste, celui qui préfère le séjour de la ville à celui delà campagne. (A. Bos. Vilotier.)

Le villotage, c'est la production des denrées pour le marché. (Perrot, de Lavai.)

Vinette sauvage, s. f. Plante. [Neuville).

Vingt se décline dès quarante, qui se dit deux vingts : on ne dit pas cinq vingts qui restent cent. On ajoute l'appoint en nombre abstrait : ainsi cent vingt-cinq se diraient six vingts et cinq. C'est d'un usage absolu entre marchands de bestiaux, de porcs surtout. On s'en sert tout de même aussi pour les personnes. Un fof homme ! i pèse huit vingts, faut craire. Quand on pense qu'il y a quelque chose au delà, on dit huit grands vingts, et au-dessous, huit petits vingts.

il print la somme de deu.x cens à XII'"' escus

(240) appartenant audit de Saint-Berthevin,. . . (Ledru. La Recluse.)

Donné à Paris, ou moys de février l'an de grâce mil CGCCIIII'"' et cinq... (Le même. Ibid. Lellre de rémission, 1485.)

Dix-huit vins draps furent acquis au roy par forfaicture. (Chr. de St-Denis. Phelippe-le-liel, eh. lxxv.)

Et moi je n'épargnerai pas la grande ville de Ninive, où il y aplus de six vingt mille enfants qui ne savent pas discerner la droite de la gauche ! (Paroles de Dieu au prophète Jouas, après la grâce accordée à Ninive repentante.)

on renfermait les « seize vings dix douzaines » de

pains... (Angot, N.-D. dePris, Prov. du Maine, 1893.)

Vingtaine des bonshommes. Période froide qui précède celle des bonnes femmes.

Vingtaine des bonnes femmes. Ce sont les dix derniers jours du mois d'avril et les dix premiers de mai, pendant lesquels le temps est presque tou-

jours humide, froid et venteux. Tout en les désignant comme un conte de bonnes femmes^ on n'a pas moins la désagréable expérience de leur réalité.

Vingt-et-un de vingt, loc. V. Fourniteure .

Vinôehe, s. f. Piquette.

Vinôchet, s. m. Idem.

Vinrai (je.) Je viendrai, futur du verbe venir. Le conditionnel fait de m^me,, je vlnrais.

Je n'ay que faire de boire, disait-elle ; cet ivrogne ici, venras-tu. (Bon. Despériers. Contes et Devis. Nouv. LXXIXe.)

Violette aux sorciers, s.f. Pervenche sauvage. (M'^"^ Maugeret. La science à tîrwers champs, ch.m.)

Violette des morts, s. /. Idem. (La môme. Ibidem.)

Violette de chien, 6\ /. Violette inodore. (La même. Ibidem., ch. iv.)

Viône, s. f. Viorne.

Viquement, adv. Vile, ,vivement.

Virants s. m. pi. Mécanisme de moulin. Les tournmits et virants, terme usité dans les visites et montrées. {Montfort-le-Rotrou.)

Vire^ s. f. Manière, sens qu'il faut suivre. (A. Bos. Vireiire. — Rousseau. Vire.)

Nout bon queuré qu'est ben à la vire... (La Croix du Maine, 3 octobre 1897.)

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