M VOCABULAIRE
Avec une Apologie à LoysMeygrel. Poitiers, 1350, p. in-8, édition originale.
Percheron fLuc:, poète manceau du xvi* siècle. — Tragédie de Pyrrhe, dédiée à Marthe et Elisabeth de Beaumanoir ; de Beaumont, le 2 avril 1592. Publiée par MM. Hauréau et Raoul de Montesson, chez Crapelet, Paris, 1843, in-12.
Perrault (Charles), poète, 1628-1703. — Contes de /"ée.s, éd. originale, 1697.
Perrot (N.) de Laval. — Enquête agricole dirigée par M. Baudrillart. Mst de notre cabinet.
Pesche (Julien-Remi), littérateur manceau. — Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, Le Mans, 1829-42, 6 vol, in-8.
Peyroux (Albert du). — Alpes Mancelles. Le Mans,
PiCHEGRU (Ch.), général, 1761-1804.
PicnoN (Jérôme^ baron). Catalogue de vente de sa bibliothèque. Paris, librairie Techener, 1897. — Le Roi des /?/6a2^ûf.y. .. dissertations sur ce personnage, recueillies et collationnées... Paris, 1878, pet. in-8.
PiOLiN (R. P. Dom), bénédictin de Solesmes. — Théâtre chrétien dans le Maine au moyen-âge, dans la Revue du Maine, 1891.
Polnteau (l'abbé), aumônier à Craon (Mayenne). — Les Croisés de Mayenne en 1138, dans la Revue historique du'Maine, 1878.
Prat (Théodore, Marquis du). — Vie d Antoine Duprat, chancelier de France,... Paris, 1837. — Généalogie" historique,... de la Maison du Prat. Versailles, 1837.
Prompsault (l'abbé) il)
Province du Maine, revue qui a remplacé l'Union
historique el littéraire du Maine en 1895, sous la direction de M. l'abbé Ledru.
QuATREFAGES DE Bréau (Louis-Armand de), naturaliste, docteur en médecine, 1810-92. — Bévue des Deux-Mondes, i"' février 1861.
Rabelâts (François), écrivain français (1495-1553). — Gargantua. — Pantagruel. — Pantagruelion. — Prognostication.
Raynouard (François), homme de lettres, 1761-1836. Lexique roman (1838-44), 6 vol. in-8.
Recueil général des caquets de V accouché e.Y.à^\\.. de 1623.
RÉGNIER (Mathurin), poHe salyrique, chanoine de Chartres, 1573-1613. — Dialogue; Satyres ; Vers spirituels.
Reine de Navarre (Marguerite de Valois), sœar de François l"'", 1492-1549. — Heptaméron ou Nouvelles de la reine de Navarre, édition originale,
Remembrances du fief de la Grange-Moreau en Vallon. — De notre cabinet.
Renart [Roman de) ou Rcnart le Nouvel, poèmes du XIII* siècle, avec des suites du xiv^
Renault. — Notice sur St-Christophe en Champagne, Le Mans, 1885.
Revue des Deux-Mondes. — Années 1834, 1839,
Revue historique et archéologique du Maine, organe de la Société du Maine, fondée en 1876.
RicuELET (Charles-Joseph), imprimeur- libraire au Mans, bibliothécaire de la ville en 1826-36.
RicHELET (Pierre), grammairien, 1631-98. — Dictionnaire des rimes, édition originale, 1667.
RiGH (?)
Robert (N***), inspecteur primaire. — Uhutfuction
au XVIIl" siècle, dans la Revue historique du
Maine, 1896.
Roman de Partonopeus de Blois, poème du xiii^
siècle, publié en 1834. Paris, 2 vol. (n" des Tables
du Manuel 13.203).
Ronsard (Pierre de), poète français, 1524-85. V.
Froger, Œuvres de Ronsard.
Roquefort (Bonaventure), écrivain, 1777-1834. —
Glossaire de la langue romane et Supplément
(1818-20). — Dictionnaire étymologique de la
langue française., 1829.
Roquet (Henri). — St-Jean-de-la-Motte, dans la
Revue historique du Maine, 1891.
Rousseau (l'abbé N***). — Glossaire Poitevin. Paris
et Niort, 1869.
RoussELOï (l'abbé). — Bulletin de la Société des
parlers de France, 1893. — Revue de patois
gallo-romans.
RoussoN DE la Nichilière (Jean), curé de Chantenay
(Sarthe). — Dialogue de trois Vignerons du païs
du Maine, Le Mans, 1629, édition originale. RuTEBEUF, trouvère du xiii^ siècle. — Œuvres., publiées par A. Jubinal, 1840. 2 vol. in-8. Sarcé (C), ancien notaire à Pontvallain (Sarthe).
— Brochure sur la Sylviculture. — Articles de
journaux.
St'Célerin-le-Géré (Chronique mste de), canton de
Monlfort-le-Rotrou. — Extraits.
St-Cyr (Ecole spéciale militaire de). — Promotion
d'Oajaca, 1864-66.
St François-de-Sales, 1567-1622, évèque de Genève.
Sauval (H.), hislorien, lGîiO-70. — Histoire et recherches sur les antiquilez de Paris, publiées longtemps après sa mort^ 1724, 3 vol. in-fol.
Sgaligek (Joseph-Juste)^ 1540-1609, philologue universel. — Scaligerana, (n° des Tables du Manuel 19.014.
ScARRON (Paul), 1610-60. — Virgile travesti (les 8 premiers chants de l'Enéide).
SouvESTRE (Emile), écrivain, né à Morlaix, 1806-34. — Légendes du Foyer Breton .
Table Ronde (Chevaliers de la), ordre de chevalerie fabuleux de la Grande-Bretagne, à la fin du v" siècle. Cette fable fait le sujet de plusieurs romans.
Tallemanï des Réaux (Gédéon), 1619-92. — Mé?noires ou Historiettes, édition de Paulin Paris, 9 vol. in-8, 1834-61 .
Théâtre français au Moyen-Age, publié par MM. Monmerqué et Francisque-Michel. Paris, 1839, gr. in-8.
Thiébault (Général baron). — Mémoires en 3 vol.
Thierry (Gilbert-Augustin). — Capitaine [Le) Sans- Façon (1813). Paris, 1882, 1 vol. illustré.
Thoury (Pierre), expert-géomètre à Montfort-le-Rotrou. — Usages ruraux du canton de Montfortle-Rotrou. Le Mans, Monnayer, 1876.
Toussenel (A.) — Tristia, histoire des misères et des fléaux de la chasse en France. Paris, 1863.
Trévoux (Ville de), dans l'Ain. ~ Dictionnaire de Trévoux, réimpression de celui de Furetièrc, donnée par les Jésuites en 1704, 3 vol. in-fol.
Triger (Robert), vice-président de la Société historique du Maine. — Maison [La) dite de la Reine
Bércngère. Le Mans, 1892. — Procession des Rameaux. Revue historique du Maine, 1883.
Union de la Sarthe^ journal quotidien, remplacé par le Nouvelliste de la Sarthe.
Union historique et littéraiie du Maiîie, revue mensuelle (1893-94), remplacée par la. Proviîice du AI aine.
Usages [Becueil des) 7'uraux de V arrondissement de Laval. Laval, Bonnieux, 1858.
Verger (I. F,), négociant à Nantfs. — Notice sur Jublains (Fouilles faites en 183-4, 35, 3G et 40).
ViLLiERS (Abel de) de l'Isle-Adam, agriculteur. — Des moyens d' améliorer V agriculture dans la Sarthe. Le Mans, Monnoyer, 186'2.
Villon (François), poète, 1431-84. — Dialogue de Mallepaye et Baillevent. — Ballade des Pendus, — idem de la Fortune. — Petit Testament. Édition de 1854 par le bibliophile Jacob (P. Lacroix).
Vilmorin et Cie, marchands grainiersà Paris. — Catalogue annuel.
Voisin (l'abbé Auguste), érudit manceau. — Notes mstes, articles de journaux, etc.
YzEux (0.). — De Paris au Mans par le coche en 1763, dans le Bulletin de la Société des Arts de la Sarthe, 1894.
A se dit souvent au lieu de elle. A remplace aussi avez àMï% avez-voîis : on dit «'z;ow5, après avoir probablement passé par avvous.
Abas, s. m. Région du sud. Suivant Furelière, c'est le vent d'ouest.
Abaîter (s'), s'aboîter, v. 'pronom. S'approvisionner de boire., de boisson. [Neuville )
Abbayer, v. n. Aboyer. (Du Gange. Latria, 2.) On le trouve dans tous les vieux Dictionnaires, dans tous les anciens auteurs et même dans quelques-uns assez modernes :
Et mon chien m'abbayant semble me reprocher. (Régnier, Dialogue sur Claris etPhilis.) Ronsard, écrivait : abboieurs. (Frogek. Ronsard, Suravertissement au Lecteur.)
Abéchée, s. f. Becquée.
Abécher, v. a. Donner la becquée. C'est un vieux terme de Fauconnerie. (A. Bos. Abetcr.)
Aberiau, s. m., Aberiette, s. f. Abri. Voyez Abrier.
Aberier, v. a. Abriter. Voyez Abrier.
Abeutter, v. a. Butler ou garnir de terre le pied d'ui) arbre ou d'une plante, être près d'un but.
Abonminer, v.a. Détester, exécrer. On trouve abominer dans le Dictionnaire de Robert Estienne, dans tous ceux qui l'ont suivi, et enfin dans le Dictionnaire historique de la langue française publié par l'Académie.
J'abhomine les enhortements enragez de cette aultre asme desréglée. (Montaigne. Essais, liv. III. ch. i.)
Cette loy qui nous commande de nous abominer. (Le même, Ibid., liv. III, ch. V.)
Quelqu'un lui dit que les Romains abominoient et redoutaient fort ce jour-là. (Amyot. Œuvres de Plutarque. Les dits nolables des anciens. Lucullus.)
Or quittans cette orde et vilaine superstition que je veux estre abominée par celuy que je désire icy duire et instruire à la sagesse. (P. Charron. De la Sagesse, liv. II, ch. v. 14.)
Il faut abominer ces propos, que le droit est en la force, que l'issiïe en décidera. (Le même. Ibid., liv. III, ch. m, 18.)
A voir les nombreux exemples que fournit le Dictionnaire historique de l'Académie, on se demande pourquoi «Nommer, qui nous a légué abominable et abomination, n'est pas resté français, d'autant plus que ce Dictionnaire constate que sa suppression avait été l'objet de quelque opposition au sein des Quarante. En effet, danssa 482'' historiette, Tallemant des Réaux, raconte que Nicolas Bourbon, avait, à l'Académie, déclaré qu'il aimait mieux abominer ({vCexécrer.
Abouter, v. a. Aboutir, borner, confiner. L'Aca-
DU UAUT-MAINE M
demie le donne dans son Dictionnaire historique. Abouter un vieillard^ un malade, c'est le soigner jusqu'à son dernier soupir. [Neuville-sur-Sarthe.)
Les nations qui aboutenl les frontières de Scythie. (Robert Garnier. Dédicace.)
Item une maison et jardin sis en la ville dudit Sablé, près l'Eglise de Saint-Martin, joignant et aboutant au quarrefour... (Comte de Beauchesne. La Roche Talbol. pp. 306, 307.)
Abraiger, Abrayer, v. a. Entourer un jeune arbre d'épines pour le garantir des bestiaux. Synonyme de abrassar, embrasser. (RAYNOUARD.ylôrrt^sar sous Bratz, 6.). — Ne serait-ce pas aussi Aberier ? ou Abrier?
Au Mexique, une coutume ancienne autorise les personnes qui sont en relations suivies, à s'aborder en se donnant l'accolade, un abrazzo, c'est-à-dire à entourer la taille d'une personae avec le bras droit et à lui donner deux ou trois petites tapes dans le dos. L'abrazzo se donne simultanément par les deux personnes, et l'on pense bien que cette coutume n'était pas négligée par nos jeunes officiers auprès des gracieuses senoritas. (Le prince G. Bibesgo, Au Mexique^ ISG2. Paris, Pion, 1887.)
Abrâser, v. a. Brûler, donner trop de chaleur. (Raynouard. Abrasar sous Brando, 9.)
Abre, s. m. Arbre de moulin, de rouage quelconque. On entend dire sans cesse autour du Mans : un âbre, un grant âbre, couper d's'âbres (Barbeu du Rocher). — Mon métré ïm'doit d's'âbres. [Montfort-le -Rotrou) . — Les tniffieu sont fiâles sous Vs'âbres. {Neuville.) (A. Bos. Abresce.)
Abrier, v. a. Abriter, cacher, couvrir, habiller.
(Du Cange. Abrica. — Raynouard. Abriar sous Abric, 2, — A. Bos. Abriër.)
Je lui dis. . . qu'il n'oubliast de reiecter ma robbe sur mon lit, en manière qu'elle les abriast touls les deux. (Montaigne. Essais, liv. 1% ch. xx.)
Je leur donne loy de me commander de m'abrier chauldement. (Le même. Ibid., liv. II, ch. xxvii.)
Montaigne, que je n'ai cité que deux fois, emploie très souvent ce verbe. Le Dictionnaire historique de l'Académie fait remarquer qu'Estienne Pasquier le lui reprochait en ces termes :
Tout de ceste même façon s'est-il dispensé plusieurs fois d'user de mots inaccoustumés, auxquels, si ie ne m'abuse, malaisément baillera-l-il vogue,.. Abrier, pour mettre à l'abry. (Lettre XVIII, I.)
N'en déplaise à Estienne Pasquier, notre verbe a eu encore d'autres partisans que Montaigne, puisqu'on lit dans V Histoire universelle de d'Aubigné :
Les assiégez sans beaucoup de pêne, abrièrent le rouage de fascines gouildronnées. (Tom. III, liv. II, ch. xxx.)
Abutter, v. a. Garnir de terre le pied d'un végétal, approcher d'un but dans les jeux (l'abbé Esnault). On dit aussi abutler du foin pour en faire des buttiots [Neuville).
Acagnardir, v. a. Engourdir {Tu ffé).
Ah ! mon prêtre, faites excuse. Mais c'est tout de même drôle, comme ce petit doucin-làvous acagnardit. (Morancé. Histoire des Mobiles de la Sarihe, p. 276, 3° édit.)
Acantet, prép. Avec. C'est à quant et. Voyez Quant et.
A cause, loc. adv. Pourquoi ?
Accas, s. m. Pluie torrentielle. Est-ce occasus ? C'est possilîle, car le torrent qui court n'est pas un accas, Teau qui se précipite pas davantage. Le nom n'appartient qu'aux pluies abondantes et dans le moment 011 elles tombent. (A. Bos. Achaison, Ochoisonos).
Accouer, v. a. Placer à la queue l'un de l'autre. Voyez Coue.
Nous n'auons pas faict marché de nous tenir conlinuellement accouez l'un à l'aullre. (Montaigne. Essais, liv. III, ch. IX.)
Accouflâs, s. m. Accroupissement.
Accoufler, accouver, v. a. Accroupir sur les talons.
Accouir, V. ff. Affaisser, accouver. S'emploie le plus souvent pour la pâtisserie ou le pain mal levés ou affaisés. C'est évidemment accovir ; ne serait-ce pas aussi pour ancuit ou encuit qui se trouvent dans plusieurs vieux dictionnaires, et qui signifiaient mal cuit? On a pu prendre l'un pour l'autre.
Accourser, u. a. Achalander. (Du Cange. Accursus.)
Accoutras, s. m. Personne mal mise, mauvaise tenue.
Accoutre, v. a. Asseoir quelque chose et principalement la lessive. Le participe passé se dit communément accoursé. Faut-il y rapporter accoister?
Monsieur le Connétable est parti ce matin pour aller à Offémont. Je pense pour accoister le logis pour y recevoir le
Roy... (Marquis Du Prat. LcUrc de G. Siméoni à Antoine du Prat. 1554.)
Accrêter, v. a. Orner, parer. Créter, c'est évidemment faire la crête. Du Gange, au mot Cresta, lui donne le sens de peigner, mais comme expression populaire synonyme de maltraiter. (A. Bos. Crester.)
Vrayment, lu es bien accresté à ce matin. (Rabelais. Gargantua, ch. XXV.)
Accresté à la mode anticque. (Le même. Pantagruel, liv. II, ch. I.)
Achaler, v. a. Ennuyer, contrarier. C'est presque le môme mot et c'est tout-à-fait le môme sens que le vieux verbe challoir. On disait: Point ne m'en chault, ce qui voulait dire : cela m'est égal.
Que chault il quand ce soit, puisquelle (la mort) est inévitable...Si vous n'en avez sceu user (de la vie), que vous chault il de l'avoir perdue. (Montaigne. Essais, liv. I, ch.