DEUR
CAÏQUE. s. m. {Kaikn , turc. ' I\i:: e embarcation en usage dans l' Archipel -ci a Constautino]-)le, | Chaloupe qui servait avec les !' galères dans la Méditerranée. (Ca-ic-e.)
CAISSE, s. f. {Capsa.) Coffre de bois où ' ' l'on met diverses sortes de marchandises '■ pour les transporter. | Assemblage de planches en carré, que l'on remplit de terre, et oîi l'on met des arbres. | Boîte dans laquelle on renferme des instruments ou des médicaments. I Coffre-fort dans lequel les banquiers, etc., serrent leur aigent et leurs effets de con\merce. | Bureau où les banquiers, etc., font et reçoivent les payements. | Tous les fonds qu'un banquier, etc., peut avoir à sa disposition. I Caisse des pensions. Les fonds qu'une administration , etc. , affecte au pa} euient des pensions accordées pour d'anciens services. I Établissement où l'on dépose des fonds pour différentes destinations, j Le corps d'une voiture. | Le cylindre d'un tamlx^m-; Le tambour même, j Caisse roulante , Caisse plus allongée que le tambour, et qui rend un son plus grave et moins fort. | Caisse du tambour, Cavité demi-sphérique qui se trouve au fond du tJ-ou auditif externe de l'oreille, j Caisse catoptrique. Instrument d'optique pro- l pre à grossir à la vue de petits corps très-rap- | proches. I Papier plié en carré avec rebords, dans lequel on fait cuire les biscuits et certains mets délicats. (Cè-se [c m.].)
CAISSIER, s. m. Celui qui lient la cuisse chez un banquier, etc. (Cè-sié [c m.].)
CAISSON, s. m. Grande caisse sur un train à quatre roues, qui sert pour jiorter des vi\Tes et des munitions à l'ai'mée. | Renfoncement orné de moulures, dont on décore les plafonds et les voûtes. (6e-son [cm.].)
CAJOLER, v. a. Entretenir qqn. de choses qui lui plaisent et qui le touchent. Fam.
CAJOLERIE, s. f. Louange où il y a qq. affectation , ou qui sent la flatterie. | Langage Hat leur dont on se sert ])our tâcher de séduire une femme ou une fille.
CAJOLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui ' cajole, (-eu-ze.)
CAL. s. m. Durillon qui vient aux pieds, aux mains, aux genoux, | Soudure naturelle
CAL
! qui rejoint les fragments d'un os rompu. Aulr. Calus.
CALADE. s. f. (C/ialare.) Penle d'un terrain élevé par où l'on fait descendre plusieurs fois un cheval au petit galop.
CALAISON. s. f. État d'un bâtiment dont la carène est plus ou moins enfoncée dans l'eau. (Ca-lë-zon.)
CALAMBOUR. s. m. Bois odorant qui vient des Indes. (Ca-lan-bour.)
CALAMENT. s. m. ( Calamentum. ) Plante labiée dont l'odeur est agréable , et qui est d'usage en médecine. /"Ca-la-man.)
CALAMINAIKE. adj. F. l'art, suiv. (Cala-mi-nè-re.)
CALAMINE, s. f. On donnait ce nom, et celui de Pierre calaminaire , à L'oxyde de zinc natif.
CALAMISTRER. v. a. ( Calamistrare. ) Friser les cheveux et les mettre en boucles. Fam. et vi.
CALAMITE, s. f. ( Calamita.) Espèce de gomme-résine, qui est la qualité de storax la moins estimée. | Calamité blanche. Argile blanche qui a la propriété d'attirer la salive quand on la met dans la bouche.
CALAMITÉ, s. f. ( Calamitas.) Grand malheur, malheur public.
CALAMITEIIX , EUSE. adj. ( Calamitosus. ) Qui abonde en calamités. Se dit Des choses. (Ca-la-mi-teu ; ze.)
CALANDRE, s. f. {Chalandra, gr.) Sorte d'alouette. | Espèce d'insecte qui ronge le blé dans les greniers.
CALANDRE, s. f. {Calandra, b. 1.) Machine dont on se sert pour presser et lustrer les draps, les toiles.
CALANDRER. v. a. Faire passer par la calandre.
CALATRAVA. s. m. Ordre militaire d'Espagne, institué en i558.
CALCAIRE, adj. des v g. ( Calcarius.) Se dit Des pierres, etc., que l'action du feu peut changer en chaux. | Subst. , Terrain calcaire ou contenant des matières calcaires. (Cal-cère[c m.].)
CALCANÉUM. s. m. T. lat. L'os du talon. (Cal-ca-né-o-me.)
CALCÉDOINE, s. f. Agate d'une couleur laiteuse et remplie comme de nuages. ( Calsé-doua-ne.)
CALCÉDONIEIJX, EUSE. adj. Se dit Des pierres précieuses qui ont qq. tache blanche. (Cal-sé-do-ni-eu ; ze.)
CALCINATION. s. f. Action de calciner, ou Le résultat de cette action. (Cal-si-nasion.)
CALCINER. V. a. ( Calx. ) Transformer du carbonate calcaire en chaux vive, à l'aide d'une forte chaleur. | Soumettre des matières solides à l'action du feu. | Éprouver une violente action du feu. (Cal-si-né.)
Calcul, s. m. {Calculas.) Supputation, compte, j De calcul fait. Tout bien commué.
CAL
I Moyens que l'on combine , mesures qne l'on prépare pour le succès de q(|. affaire. | Concrétion pierreuse qui se forme dans le corps de l'honiiue. | La maladie (|ui résulte di' la présence d'un calcul dans les rems ou dans la vessie. F. Pierre.
calculable, adj. des 2 g. Qui peut se calculer.
Calculateur, s. m. Celui qui s'occupe de calcul. | Adj. et fig., Se dit de l'esprit.
Calculer, v. a. et n. Sup])uter, compter. I Faire toute opération de l'esprit qui a pour objet une combinaison ou une appréciation.
CALCULEUX, EUSE. adj. { Calculosus.) Qui a rapport aux calculs de la vessie. | Adj. et subst. Qui a une affection calculeuse. (Cal-cu-leu; ze.)
CALE. s. f. ( Chalare. ) La partie la plus basse dans l'intérieur d'un bâtiment. | La partie d'un quai qui forme une pente douce jusqu'au bord de l'eau. | Espace incliné vers le rivage , sur lequel on construit ou l'on répare les bâtiments. | Abri entre deux pointes de terre ou de rocher (Vi.); n. autr. Une Crique. I Châtiment infligé à bord des vaisseaux, qui consiste à suspendre un homme à la vergue du grand mât, et à le plonger plusieurs fois dans la mer. | Cale sèche, Celle dans laquelle le patient est aiTÔté dans sa chute, avant d'ai-river à la mer. | Morceau de bois, de pierre , etc. , qu'on place sous un objet pour le mettre de niveau ou pour lui donner de l'assiette.
CALEBASSE, s. f. Le fruit des diverses espèces de courges, etc., lequel a à peu près la forme d'une bouteille, et sert, vidé et séché , à contenir des boissons, etc. (Ca-le-ba-se.)
CALEBASSIER. s. m. Arbre de l'Amérique, dont le fruit est semblable à la courge. (Ca-le-ba-sié.)
CALÈCHE, s. f. Voiture à ressorts, et à quatre roues, fort légère et découverte. | Coiffure de femme qui se repliait sur ellemême.
CALEÇON, s. m. Vêtement qu'on met sous le pantalon ou la culotte , et qui couvtc depuis la ceinture jusqu'aux genoux. (Cale-son.)
CALÉFACTION. {Calefactio.) Chaleur causée })ar l'action du feu. (Ca-lé-fac-sion.)
CALEMBOUR, s. m. Mauvais jeu de mots fondé sur une similitude de sons, sans égard à l'orthographe. Fam. (Ca-lan-bour.)
CALEMBREDAINE, s. f. Bourde, vains propos , faux - fuyants. Fam. (Ca-lan-bredè-ne.)
CALENCAR. s. m. Toile peinte des Indes. (Ca-lan-sar.)
CALENDER. s. m. Nom de religieux turcs ou persans , la plupart vagabonds. (Calau-dër. }
CAL
CALENDES, s. f. pi. (Calendœ.) Premier jour de chaque mois chez les Romains. | Prov. et fig., Renvoyer aux calendes grec ques. Remettre une chose à un temps qui ne viendra jamais. | Assemblée des curés de campagne, convoquée par l'ordre de l'évêque. (Ca-lan-de.)
CALENDRIER, s. m. Livre ou tableau qui contient l'ordre et la suite de tous les jours de l'année. | Vieux calendrier^ Celui dont on se servait avant la réformalion qui en fut faite par le pape Grégoire XIII. | Calendrier perpétuel, Suite de calendriers calculés sur les différents jours où doit tomber la fête de Pâques. | Calendrier de Flore, Table des diverses époques de l'année où certaines plantes fleurissent. (Ca-lan-dri-é.)
CALENTURE. s. f. Maladie qui attaque souvent les maiins lorsqu'ils naviguent entre les deux tropiques, et qui cause un délire violent. (Ca-lan-tu-re.)
CALEPIN, s. m. Yieux vocabulaire polyglotte, composé par Ambroise Calepin. | Tout recueil de mots, de notes , d'extraits , qu'une personne compose pour son usage.
CALER. V. a. Baisser. Se dit Des basses vergues , des mât5 de hune ou de perroquet. I Fig. et fam., Caler la 'voile , ou caler. Se relâcher de ses prétentions , se radoucir. I Mettre de niveau ou assujettir au moyen d'une cale. ( V. n. Se dit D'un bâtiment dont la carène enfonce plus ou moins dans l'eau.
CALFAT. s. m. Ouvrier qui calfate les bâtiments. (Cal-fa.)
CALFATAGE, s. m. Action de calfater, ou L'ouvrage même qui en résulte. (Cal-fata-je.)
CALFATER, v. a. Boucher avec de Fétoupe les joints, etc., d'un bâtiment, et l'enduire de poix, etc., pour empêcher que l'eau n'y entre.
CALFEUTRAGE, s. m. Action de calfeutrer une porte, une fenêtre; L'ouvi-age qui en résulte. (Cal-feu-tra-je.)
CALFEUTRER, v, a. Boucher les fentes d'une porte, d'une fenêtre, avec du papier, etc., pour empêcher que le vent n'entre dans une chambre. | Pron., S'enfermer bien chaudement.
CALIBRE, s. m. Diamètie intérieur d'un tube. I Diamètre intérieur des armes à feu , des pièces d'artillerie. | La grosseur du projectile , proportionnée à l'ouverture du pistolet , du fusil , du canon. | L'instrument qui sert à donner ou à mesurer le calibre. | T. d'archit., Yolume, grosseur. | Profil découpé sur une plaque de métal ou sur une planche de bois, qui sert à traîner les corniches de plâtre ou de stuc. | Tout instrument destiné à servir de mesure, de moule, de patron. | La qualité, l'état, etc., d'une persoîine.
CALIBRER, v. a. Donner le calibre, la
CAL
grosseur convenable. | Mesurer le calibre
CALICE, s. m. ( Calix. ) Le vase sacré où se fait la consécration du vin dans le sacrifice de la messe. | Prov. et fig.. Boire le calice , Souffrir qq. ch. de fâcheux , d'humi haut. I L'évasement en forme de coupe qui , dans beaucoup de plantes, forme l'enveloppe extérieure de la corolle. (Ca-h-se.)
CALICOT, s. m. Toile de coton moins fine que la percale. (Ca-U-cô.)
CALIFAT, s. m. Dignité de cahfe. ( Cali-fa.)
CALIFE, s. m. {Khalife. ) Nom des souverains musulmans successeurs de Mahomet, qui réunissaient le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel-
CALIFOURCHON (À), loc. adv. et fam.
Jambe deçà, jambe delà. | Subst., fam. et fig.. C'est son califourchon. C'est sa manie. ^
CÂLIN , INE. s. et adj. Niais et indolent.^ I Cajoleur. Fam.
CÂLINER (SE). V. pron. Demeurer dans l'inaction , dans l'indolence. Fam.
CÂLINERIE. s. f. Cajolerie. Fam.
CALLEUX, EUSE. adj. {Callosus.) Oh il y a des callosités. | Corps calleux , Longue et large bande de substance médullaire qui réunit les deux hémisphères du cerveau. (Ca-!eu ; ze.)
CALLIGRAPHE. s. m. Celui
qui s ap-
plique à la calligraphie. (Ca-li-gra-fe.)
CALLIGRAPHIE, s. f. {Calligraphia.) L'art de bien former les caractères d'écriture. (Ca-li-gra-fie.)
CALLOSITÉ, s. f. ( Callositas. ) Endurcissement et épaississement de l'épiderme dans les endroits où ils éprouvent des frottements réitérés. | Excroissance de chair solide et sèche qui s'engendre sur les bords d'un ulcère. (Ca-lo-zi-té.)
CALMANDE. s. f. Étoffe de laine lustrée d'un côté.
CALMANT , ANTE. adj. et subst. masc Qui calme les douleurs.
CALMAR, s. m. Étui où l'on met des plumes à écrire. (Vi.) | Mollusque du genre des Sèches, n. autr. Cornet.
CALME, adj. des 2 g. Sans agitation.
CALME, s. m. Cessation complète du vent. I Tranquillité , absence d'agitation,
CALMER, v. a. Apaiser, rendre calme. | S'emploie absol. | Pron., Devenir calme, s'apaiser. | V. n. a le même sens , en t. de marine.
CALOMNIATEUR, TRfCE. s. { Calumniator. ) Celui , celle qui calomnie, (-tri-se.)
CALOMNIE, s. f. {Calumnia.) Fausse imputation qui blesse la réputation et l'honneur. I Absol., Les calomniateurs.
CALOMNIER, V. a. ( Calamniari.) Attaquer, blesser l'honneur de qqn. par de fausses imputations. | Se dit aussi Des actions, etc. I Se prend absol.
CAM
CALOMMEUSEMENT. adv. Avec calomnie. (Ca-Ioni-ni-eii-ze-man.)
CALOMNIEUX, EUSE. adj. ( Ca/umniosus.) Qui contient une calomnie, des calomnies, (Ca-Iom-ni-eu ; ze.J
CALONIÈRE. s. f. Jouet d'enfant. A". Canonnière.
CALORIFÈRE, s. m.{Calor, ferre.)Gi"dnd poêle qui porte la chaleur dans plusieurs parties d'une maison.
CALORIQUE, s. m. {Calor.) Piincipe de la chalein*. (Ca-lo-ric-e.)
CALOITE. s. f. Petit bonnet qui ne couvre que le haut de la tête, et qui n'est plus guère en usage que parmi les gens d'Eglise. ( T. de chir. Ronnct, matière qu'on applique sur la tète , j)our le traitement de diverses maladies. | Chose qui a qq. ia|iport de forme ou de destination avec une calotte. | Petite voûte sphérique quia peu d'élévation. (Ca-lo-te.)
CALOYER. s. m. {Kalogéroi, gr.) Moine grec de l'ordre de Saint-Basile. (Ca-loua-ié.)
CALQUE, s. m. Trait léger à\\n dessin qui a été calqué. | Fig. Toute production de l'esprit qui n'est que l'imitation servile d'une autre. (Calc-e.)
CALQUER. V. a. {Calcare.) Prendre le trait d'un dessin en suivant exactement ses contours avec une pointe, une plume ou un crayon. | Fig. , Imiter avec exactitude. (Calc-é.)
CALUMET, s. m. ( Calamus. ) Espèce de grande pipe en usage chez les sauvages , et qu'ils présentent comme un symbole de paix. (Ca-lu-më.)
CALUS. s. m. Soudure naturelle , cicatrice qui réunit les fragments d'un os rompu. F. Cat,. I Durillon qui vient aux pieds , aux mains, aux genoux. | Fig., Endurcissement d'esprit et de cœur qui se forme par la longue habitude.
CALVAIRE, s. m. Élévation où l'on a planté une croix , pour figurer le véritable Calvaire. (Cal-ve-re.)
CALVILLE, s. m. Espèce de pomme.
(Cal-vi-le.)
CALVINISME, s. m. La doctrine de Calvin ; La secte qui suit cette doctrine,
CALVINISTE, s. et adj. des 2 g. Celui ou celle qui suit la doctrine de Calvin.
CALVITIE, s. f. État d'une tête chauve , effet de la chute des cheveux. (Cal-vi-sie.)
CAMAÏEU, s. m. Pierre fine de deux couleurs. | Tableau peint avec une seule couleur. (Ca-ma-ieu.)
CAMAIL. s. m. Petit manteau qui couvre depuis les épaules jusqu'à la ceinture , et que les ecclésiastiques privilégiés portent par-dessus le rochet dans les cérémonies. I Habillement qui couvre la tête et les épaules jusqu'à la ceinture , el que le clergé çorte en hiver. (Ca-mall [11 m.].)
CAMALDULE. s. m. Religieux d'un or-
CAM
laS
dre qui fut fondé par saint RomuaUl à Canialxloli , en Toscane , et qui suit la règle de Saint-Benoit. } Subst, fém. Maison de l'ordre des camaldules.
CAMARADE, s. des 2 g. {Carm-ra.) Compagnon de profession. | Cainaratle de voyage^ etc., Gens (pii voyagent enseiiihle, etc. | Fani. Employé envers des personnes fort ioférieures.
CAMARADERIE, s. f. La familiarité, l'union qui existe entre caiuarades.<ram.
CAMARD, ARDE. s. et adj. Camus, qiii a le nez plat et écrasé. Fam. (Ca-niar.)
CAMBISTE, s. m. {Camlnnm.) Celui qui fait sur la place le commerce des lettres de change. (Vi.) 0\\ dit maintenant y4geiit de chanoe. (Can-bis-te.)
CAMBOUIS, s. m. Vieux oing devenu noir par le mouvement des roues qui en ont été graissées, (Can-boui.)
CAMBRER, v, a, {Camcrarc.) Courber légèrement en arc, (Can-bré,)
CAMBRURE, s. f. Courbure en arc. (Canbru-re.)
CAMBUSE, s. f. L'endroit d'un bâ'iment où l'on distribue aux gens de l'équipage les rations de vivres. (Can bu-ze.)
CAMBUSIER. s. m. Celui qui est chargé de distribuer les rations de vivres à l'équipage d'un bâtiment. (Can-bu-zié.)
CAME. s. f. F. Cbame.
CAMÉE, s. m. Pierre composée de différentes, couches , et sculptée en relief. | Imitation de camées faite en grisaille.
CAMÉLÉON, s. m. {Chaniallcdn y gr.) Espèce de lézard auquel on attribuait la faculté de prendre la couleur des objets dont il approche. | Fig., Homme qui cliange d'humeur et de discours au gré de l'iulérêt. | Petite constellation de l'hémisphère austral.
CAMÉLÉOPARD. s. m. ( Kamêlos , pardalls , gr.) Ancien nom de la Girafe. (Camé-lé-o-par.)
CAMELINE. s. f. Plante crucifère dont on extrait une huile bonue à brûler, qu'on appelle impr. Huile de camonnUe.
CAMELOT, s. m. ( Camelus. ) Étoffe faite de poil de chèvre, qu de laine, mêlée qqfois de soie en chaîne. (Ca-me-lô. )
CAMÉRIER. s. \n. (^C amer ar tus.) Officier de la chambre du pape. (Ca-mé-rié.)
CAMÉRISTE. s. f. Femme qui sert les princesses dans leur chambre.
CAMERLINGAT. s. m. Dignité de camerlingue. (Ca- mër-lin-ga.)
CAMERLINGUE, s. m. Officier de la cour de Rome, dont la fonction ordinaire est de présider à la chambre apostolique; il a l'autorité pour le gouvernement temporel quand le siège est vacant. ( Ca-mërling-e.)
CAMION, s, m. Fort petite épingle. | Petite charrette traînée par un cheval ou par deux hommes.
laG
CAM
CAMIONNEUR, s. m. Celui qui conduit ou qui traîne un camion. (Ca-mi-o-neur.)
CAMISADE. s. f. Attaque faite la nuit ou de grand matin, par des gens de guerre, pour surprendre les ennemis. (Vi.) (Ca-miza-de.)
CAMISARD. s. m. Nom qui fat donné aux calvinistes des Cévennes pendant leur révolte sous Louis XI Y. (Ca-mi-zar.)
CAMISOLE, s. f. (Camisium.) Chemisette. I Camisole de force. Camisole qu'on met à certains aliénés pour leur ôter l'usage de leurs bras. (Ca-mi-zo-le.)
CAMOMILLE, s. f. Plante odoriférante dont la fleur, qui est radiée , porte le même nom et s'emploie souvent en médecine. | Ifuile de camomille. V. Camkliwe. (Ca-momi-Ue [11 m.].)
CAMOUFLET, s. m. Fumée épaisse qu'on souffle malicieusement au nez de qqn. avec un cornet de papier allumé. | Fig. et fam., Grande mortification , sanglant affront. (Camou-flë.)
CAMP. s. m. ( Campus. ) L'espace de terrain où une armée dresse des tentes ou construit des baraques , pour s'y loger en ordre, ou pour s'y retrancher. | L'armée campée. | Au plur.. Les armées en général. I Camp 'Volant, Petite armée composée surtout de cavalerie , qui tient la campagne pour faire des courses sur les ennemis ou pour les observer. | Camp de manœuvres^ Celui où l'on rassemble des troupes pour les instruire en les faisant manœuvrer. | Aide-de-camp , Officier attaché à un chef militaire, et chargé surtout de porter ses ordres. | Lice où l'on faisait entrer des champions , pour y vider leur différend par les armes. | Fam., Prendre le camp, Déguerpir. (Can.)
CAMPAGNARD , ARDE. adj. Qui vit ordinairement à la campagne. | Subst,, Personne qui n'a pas les manières et la politesse qu'on acquiert dans le grand monde. (Can-pa-«ar [n m.].)
CAMPAGNE, s. f. ( Campus. ) Plaine , grande étendue de pays plat et découvert. 1 Tenir la campagne. Être maître du pays, j Battre la campagne , Se répandre dans une plaine , pour en faire lever le gibier. — Marcher en avant d'une armée pour découvrir l'ennemi. | Fig. et fam.. Divaguer; Répondre vaguement, avec dessein d'éluder une question, une objection, j Les champs en général. | Il se dit par opposition à La ville. I Comédiens de campagne , Comédiens qui ne jouent qoie dans la province. [ Le campement et l'action des troupes. | Pièces de campagne. Les pièces légères d'artillerie qu'on mène aisément en campagne. | Fig. et fam., Se mettre en campagne , Se donner des mouvements pour découvrir ,qq. ch. j Le temps durant lequel les armées sont en campagne, qui e^t le printemps, l'été et
CAM
l'automne. | Le service de mer. \ î.a sfiisnn propre aux travaux de certains ouvriers. ( Can-pa-ne [n m.].)
CAMPAGNOL, s. m. Souris des champs brnne et à (»ueue courte. ( Can-pa-«o [n m.].)
CAMP ANE. s. f. (Campana.) Ouvrage de soie, d'argent filé, etc., avec de petit ornements en forme de cloches , faites auss de soie , d'or, etc. | Ornement de sculpture , d'où pendent des houppes en forme de clochette. I Le corps du chapiteau corinthien et celui du chapiteau composite. (Can-pa-ne.)
CAMPANILE, s. m. (Campanile.) Clocher à jour ; petite tour ouverte et légère , \ haute , et souvent isolée , dans laquelle sont j suspendues des cloches. (Can-pa-ni-le.) •
CAMPANULE, s. f. Genre de plantes , i qui toutes portent des fleurs en forme de i cloche. (Can-pa-nu-le.)
CAMPANULE, ÉE. adj. En forme de cloche. (Can-pa-nu-lé.)
CAMPÊCHE. s. m. Arbre d'Amérique dont le bois, très-dur et très-pesant , fournit une belle teinture rouge. (Can-pê-cbe.)
CAMPEMENT, s. m. Action de camper, ou Le camp même. | Détachement qu'on fait partir qqs. jours à l'avance, pour s'emparer du terrain où doit camper l'armée, et pour tracer le camp. (Can-pe-man.)
CAMPER. V. n. et a. Dresser des tentes ou construire des baraques , pour s'y loger I en ordre , ou pour s'y retrancher. | Fig., Faire une courte station dans un lieu. | Fam., // campe. Il n'a point de logis assu- | ré. I Fig. et fam.. Camper là qqn.. Le laisser, ! lorsqu'on l'a mis ou qu'il s'est mis dans une situation embarrassante. | Pron. et fam., Se placer. — Se mettre en certaine posture. (Can-pé.)
CAMPHORATA. s. f. r. CkMvmin. \
CAMPHRE, s. m. (Camphora.) Substance j concrète, blanche et demi -transparente, ' d'une odeur très-forte, d'une .saveur amère i et brûlante , qu'on extrait de certains végé- j taux. (Can-fre.)
CAMPHRÉ, ÉE. adj. Qui contient du ' camphre. (Can-fré.)
CAMPHRÉE, s. f. Plante du midi de la France , dont on fait usage en médecine , { et qui a une forte odeur de camphre. (Can- i frée.)
CAMPHRIER, s. m. Laurier dont on retire du camphre. (Can-frié.)
CAMPINE. s. f. Petite poularde fine.
(Can-pi-ne.) I
CAMPOS. s. m. Mot lat. Le congé qu'on donne à des écoliers. | Heures, jours où des personnes d'étude et de cabinet se donnent qq. relâche. Fam. (Can-pô.)
CAMUS, USE. adj. et subst. (Camarns.) Qui a le nez court et plat. | Fig. et fam., // est bien camus, Il a été trompé dans l'attente de qq. ch. (Ca-mu; ze.)
CAN
CANAILLE, s. f. coll. ( Cnnis. ) La plus vile populace. | Gens de toute condition
Îour lesquels on veut témoigner du mépris. Par badinerie, Petits enlants qui font du bruit. (Ca-na-lle [11 m.].)
CANAL. ( Canalis. ) Conduit par où l'eau passe. I Voie naturelle par laquelle les eaux, les vapeurs, les gaz, etc., circulent dans le sein de la terre, y pénètrent, ou s'en échappent. I T. d'anat., Vaisseau, couloir. | Canal médullaire , Le creux qui est au centre de la tige de certains végéiaux ligneux, et qui en contient la moelle, j Cours d'une rivière. I Rivière creusée de main d'homme. I Canal latéral. Canal alimenté pai' les eaux d'un fleuve dont il suit le cours. | Canal de dérivation , Canal qui sert à détourner en partie les eaux d'un ruisseau , etc. j Pièce d'eau étroite et longue qui sert d'ornement dans les jardins. | Lieu où la mer se resserre entre deux rivages, j Faire canal. S'éloigner de la terre pour traverser un golfe , etc., ou s'écarter assez de la côte pour être perdu de vue. j Fig., La voie dont on se sert poiu' qq. ch.
CANAMELLE. s. f. {^Canna , mel.) Gem-e de plantes dont la Canne à sucre est une des principales espèces. (Ca-na-më-le.)
CANAPÉ, s. m. Grand siège à dossier, où plusieurs personnes peuvent être assises ensemble.
CANAPSA. s. m. Sac de cuir que porte sur les épaules un goujat , ou un pauvre artisan , quand il voyage. (Vi.) j L'homme qui portait ce sac.
CANARD, s. m. Sorte d'oiseau aquatique. I Prov., Plonger comme un canard , Plonger habilement; et fig., S'esquiver. | Adj., Chiens canards , Chiens dressés à aller chercher dans l'eau les canards qu'on a tirés. V. Barbet. | Bois canards , Ceux qui , étant jetés à bois perdu dans un canal , dans une rivière , vont au fond de l'eau , ou s'arrêtent sur les bords. | Bâtiment canard, Bâtiment qui tangue beaucoup et qui reçoit des lames sur son avant. (Ca-nar.)
CANARDER, v. a. Tirer sur qqn. d'un lieu où l'on est à couvert. Fam. | Tirer du haut-bois ou de la clarinette un son nasillard et rauque. Fam. j Se dit D'un bâtiment qui plonge lé nez dans la mer et qui reçoit des lames mr l'avant.
tANARDIÉRê s. f. Lieu qu'on prépare dans un marais ou sur un étang pour prendre des canards sauvages dans des nasses, j Long fusil propre à la chasse des oiseaux qu'on ne peut approcher que difficilement. I Guérite, endroit d'où Ton pouvait tirer en sûreté.
CAN ART. s. m. Serin des îles Canaries.
CANCAN, s. m. ( Quanqnam. ) Faire un cancan de qq. ch.. Faire beaucoup de bruit d'une chose qui n'en vaut pas la peine. Dans ce .sens, on écrit aussi, Quamjuan. j Au
CAxN
plur., Bavardages où il entre de la médisance. Fam.
CAINCEL. s. m. (Qqns, disent Chance/.) (Cance/li.) L'endroit du chœur d'une église (|ui est le |ilus proche du grand autel. (Vi.) On dit maintenant Sanctuaire. \ Lieu dans lequel on tenait le sceau de l'état. (Can-sël.)
CANCELLER. v. a. (Cancellare.) Annuler une écriture en la barrant ou croisant à traits de plume, ou en passant le canif dedans. (Can-së-lé.)
CANCER, s. m. ( Cancer. ) Tumeur qui dégénère en ulcère, et qui vient surtout au sein chez les femmes. | Constellation zodiacale, quion a coutume de représenter par la figure d'une écrevisse. | La quatrième division du zodiaque mobile, qui , vers le temps d'Hipparque, coïncidait avec la constellation du Cancer. | Le tropique du Cancer, Le tropique septentrional. (Can-sèr.)
CANCÉREUX , EUSE. adj. Qui tient de la nature du cancer, qui appartient au cancer. (Can-sé-reu; ze.)
CANCRE, s. m. Écrevisse de mer. F', Crabe.
CANCRE, s. m. ( Cancer. ) Homme sans fortune , et qui ne peut faire ni bien ni mai à personne, j Écolier qui ne fait aucun progrès. I Homme méprisable par son extrême avarice.
CANDÉLABRE, s. m. (Candelahrum.) Grand chandelier fait à l'antique. | Chandelier à plusieurs branches, plus grand que les chandeliers ordinaires, j Couronnement en forme de balustre qui figure une torchère.
CANDEUR, s. f. (Candor.) Pureté d'âme.
CANDL adj. m. et subst. (Candere.) Sucre candi , Sucre dépuré et cristallisé. | Fruits candis, ou Candis, Confitures de fruits sur lesquels on a fait candir du sucre.
CANDIDAT, s. m. (Candidatus.) Celui qui, chez les anciens Romains, aspirait à qq. charge. | Toute personne qui postule un titre honorable, une place éminente ou lucrative. (Can-di-da.)
CANDIDATURE, s. f. L'état d'un candidat, la poursuite que fait un candidat.
CANDIDE, adj. des 2 g. {Candidus.) Qui a de la candeur.
CANDIDEMENT, adv. Avec candeur.
(Can-di-de-man.)
CANDIR (SE). {Candere.) Pron. se dit Du sucre que l'on fait cristalliser. Faire candir du sucre. \ Se dit Des confitures, lorsque le sirop qu'elles contiennent vient à s'épaissir et à former au-dessus une espèce de croûte.
CANE. s. f. La femelle du canard. | Fam., Marcher comme une cane, se dit D'une fem'me qui se balance en marchant. | Fig. et fam.. Faire la cane , Marquer de la peur.
CANÉFICIER. s. m. F. Casse.
iCANEPETlÈRE. s. f. Espèce d'outarde-