CAIS
GANEPIN. s. m. Épidémie des peaux d'agneau et de chevreau.
CANÉPHORE. s. f. {Canephora.) Jeune fille qui, aux fêtes de Minerve, de Bacchus et de Cérès, portait dans des corbeilles les choses destinées au sacrifice. | Statue ayant une corbeille sur la tête , et qu'on emploie dans la décoration de l'architeclure. (Cané-fo-re.)
CANETON, s. m. Le petit d'une cane.
CANETTE, s. f. Le petit d'une cane. ] Une petite cane. jMesTire de liquide qui s'emploie pour la bière. (Ca-në-te.)
CANEVAS, s. m. (Ca/z/paZ-ij.) Grosse toile claire, sur laquelle on fait des ouvrages de tapisserie. | Fig., Paroles qu'on fait d'abord sur un air , sans avoir égard au sens , et pour représenter seulement la mesure et le nombre des syllabes que l'air demande. | Paroles suivies qui se font sur un air. j Projet, ébauche de qq. omxage d'esprit. (Cane-va.)
CANEZOU. s. m. Vêtement de femme, sorte de corps de robe sans manche.
CANGRÈNE. V. Gangrèwe , etc.
GANGUE, s. f. Carcan portatif, dont on fait usage en Asie : il cbnsiste «u deux pièces de bois , qu'on réunit après y avoir introduit le cou du condamné. (Cang-e.)
CANICHE, adj. des 2 g. et subst. (Canis.) Chien barbet.
CANICULAIRE, adj. des 2 g. {Canicularis.) se dit Des jours pendant lesquels la constellation du Chien se lève et se couche avec le soleil. (Ca-ni-cu-lè-re.)
CANICULE, s. f. (Caniciila.) Constellation n. autr. le Grand Chien; se lève et se couche avec le soleil , durant les mois de juillet et d'août. | Le temps dans lequel , selon les idées astrologiques, on suppose que domine cette constellation.
CANIF, s. m. Petite lame de fer emmanchée de bois, etc. , et dont on se sert pour tailler des plumes.
CANIN, INE.adj. (Canlnus.)qni tient du chien. Faim canine. Faim dévorante qu'on a peine à apaiser; Dents canines, Les dents pointues qui servent à rompre les corps durs.
CANIVEAU, s. m. Pierre creusée dans le milieu pour faire écouler l'eau. (Ca-ni-vô.)
CANNAGE, s. m. Mesurage des étoffes, rubans, etc., qui se fait à la canne. (Cana-je.)
CANNAIE. s. f. ( Cannetnm.) Lieu planté de cannes et de roseaux. (Ca-nèe.)
CANNE, s. f. {Canna.) Nom générique donné à plusieurs espèces de roseaux. | Canne de sucre ou à sucre, L'espèce de roseau dont on extrait le sucre. | Joue, bâton léger, dont on se sert pour s'appuyer en marchant. | Instrument long et cylindrique. | Canne à vent. Fusil à vent. V. Fusil. | Mesure de longueur qui vaut deux mètres vingt-trois centimètres. (Ca-ne.)
CAN
CANNEBERGE. s. f. Airelle qui croit dans les lieux humides, et qui porte de petites baies. (Ca-ne-bër-je.)
GANNELAS. s. m. Dragée faile avec de la cannelle. (Ca-ne-la.)
CANNELER. v. a. {Canna.) Orner de cannelures. (Ca-ne-lé.)
CANNELLE, s. f. Écorce odoriférante d'une espèce de laurier qui croît aux Indes orientales. | Fig. et fam., Mettre qqn. en cannelle , Le déchirer impitoyablement par ses discours. | Écorce dont l'odeur et la saveur ont qq. rapport avec celle de la cannelle véritable. (Ca-në-le.)
CANNELLE, ou CANNETTE. s. f. {Canna) Robinet formé d'un morceau de bois creusé, qu'on met à une cuve, à un pressoir, pour en faire écouler le vin, après qu'on a foulé la vendange. | Robinet de cuivre. (Ca-në-le; Ca-në-te.)
CANNELIER. s. m. L'espèce de laurier dont on tire la cannelle. (Ca-ne- lié.)
CANNELURE, s. f. {Canna.) Sillon creusé du haut en bas à la surface d'une colonne , d'un pilastre, etc. | Strie profonde qu'on remarque sur la tige de certaines plantes. | Gouttière ou sillon pratiqué sur divers instruments. (Ca-ne-lu-re.)
CANNETILLE. s. f. Petite lame très-fine d'or ou d'argent tortillé. (Ca-ne-ti-ile [11 m.].)
CANNETTE. s. f. r. Cannelle.
CANNIBALE, s. m. Anthropophage d'Amérique. I Tout homme cruel et féroce.
(Ca-ni-ba-le.)
CANON s. m. {Canon, it.) Pièce d'artillerie qui sert à lancer des boulets, | Les canons d'une armée ou d'une place. | Partie des autres armes à feu où l'on met la poudre et la balle ou le plomb, | Le corps d'une seringue. | Pièce de toile, ronde, fort large, et souvent ornée de dentelle, qu'on attachait au-dessous du genou. | Chacune des deux parties d'un pantalon , d'une culotte, d'un caleçon. | La partie de la jambe du cheval comprise entre le genou et le boulet. I Chacune des deux pai'ties du mors qui appuient sur les barres, j Objet en général ou cylindrique ou foré. | Triple canon, double gros canon, gros canon. Les trois plus gros caractères après la Grosse nonpareille. On appelle Petit canon Le sixième caractère en partant de la grosse nonpareille. (Vi.) y. Point.
CANON, s. m, {Canon.) Règle, décret, décision d'un concile touchant la foi et la discipline, ] Canon des Ecritures, Le catalogue des li\Tes qui sont reconnus pour divinement inspirés. | Catalogue des saints reconnus et canonisés par l'Eglise. | Canon pascal. Table des fêtes mobiles, dressée pour plusieurs années. | Les prières qui commencent immédiatement après la préface de la messe. | Tableau que l'on met sur l'autel vis-à-vis du prêtre , et qui coo-
CAN
lient qcjs. prières de la messe. | Sorte de figure qu'on âyipeUe perpéiue/le , parce que les voix, partant l'une après l'autre, répètent sans cesse le même chant. | Méthode pour déterminer les intervalles des sons ; L'instrument qui servait à déterminer ces intervalles. V. Monocohuh.
CANONIAL, ALE. adj. Heures canoniales, Certaines parties du bréviaire que VÈglise récite à diverses lieures du jour. | Office canonial^ Tout l'office que les chanoines chantent dans l'église, j Maison canoniale, Maison affectée à une prébende de chanoine. I ^ie canoniale , Celle qui est prescrite aux chanoines rassemblés en communauté.
CANONICAT. s. m. (Canonicus.) Bénéfice d'un chanoine dans une église cathédrale ou collégiale. (Ca-no-ni-ca.)
CANONICITÉ. s. f. Qualité de ce qui est canonique. (Ca-no-ni-si-té.)
CANONIQUE, adj. des 2 g. (Canonicus.) Qui est selon les canons. (Ca-no-nic-e.)
CANONIQUEMENT. adv. Selon les canons. (Ca-no-nic-e-man.)
CANONISATION, s. f. Cérémonie , déclaration solennelle par laquelle le pape met dans le catalogue des saints une personne morte en odeur de sainteté. (Ca-no-niza-tion.)
CANONISER. V. a. Mettre dans le catalogue des saints , suivant les règles et avec les cérémonies pratiquées par l'Église. | Louer comme une chose sainte ou digne d'un saint. Fam. (Ca-no-ni-zé.)
CANONISTE. s. m. Celui qui est savant en droit canon.
CANONNADE, s. f. Plusieurs coups de canon tirés à la fois ou de suite. (Cano-na-de.)
CANONNAGE. s. m. Art du canonnier.
(Ca-no-na-je.)
CANONNER. v. a. Battre à coups de canon. (Ca-no-né.)
CANONNIER. s. m. Celui dont la profession est de servir le canon. (Ca-no-nié.)
CANONNIÈRE, s. f. Meurtrière ouverte dans une muraille pour tirer des coups de fusil sans être vu. f Sorte de tente qui sert à l!usage des canonniers. (Vi.) | Petite tente faite en forme de toit , et qui n'a point, de murailles comme les tentes ordinaires. | Adj., Chaloupe canonnière; ou, subst., Canonnière, Petit bâtiment à fond plat, armé d'un ou de plusieurs canons. | Espèce de jouet fait d'un petit bâton de sureau dont on a ô té la moelle, et dont les enfants se servent pour chasser, par le moyen d'un piston, de. petits tampons de filasse ou de papier. (Ca-noniè-re.)
CANOT, s. m. (Canneus.) Petit bateau fait d'écorce d'arbres ou du tronc d'un seul arbre creusé. | Embarcation légère, sans pont, à voiles et à rames , destinée au service d'un bâtiment. (Ca-nô.)
CAN
CANOTIER, s. m. Matelot de l'équipage d'un canot. (Ca-no-tié.)
CANTABILE. (On fait sentir légèrement un accent aigu sur l'E.) adj. Facile à chanter. I Subst. masc. indique Le caractère d'un morceau de musique dont la mélodie, agréable et expressive, procède par des sons un peu lents.
CANTAL, s. m. Sorte de fromage d'Auvergne.
CANTALOUP, s. m. Melon à côtes sail lantes et rugueuses. (Can-ta-Iou.)
CANTATE, s. f. {Cantata, it.) Petit poëme fait pour être mis en musique , composé de récitatifs et d'airs. | La musique composée pour un poëme de ce genre.
CANTATILLE. s. f Petite cantate. (Canta-ti-lle [11 m.].)
CANTATRICE, s. f. {Cantator.) Chanteuse de profession , qui a de la célébrité. (Can-ta-tri-se.)
CANTHARIDE. s. f. {Cantharis.) Insecte coléoptère, dont on fait usage en médecine pour les vésicatoires. | Adj. Mouche cantharide. (Can-ta-ri-de.)
CANTINE, s. f. {Canthus.) Petit coffre divisé par compartiments, pour porter des bouteilles en voyage. | Lieu où l'on vend du vin ou d'autres boissons aux soldats, aux prisonniers, etc.
CANTINIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui tient une cantine. (Can-ti-nié.)
CANTIQUE, s. m. {Candcum.) Chant consacré à la gloire de Dieu , en action de grâces. | Cantiques spirituels, Chansons faites sur des sujets de dévotion. (Can-tic-e.)
CANTON, s. m. {Canthus.) Certaine partie d'un pays, considérée comme distincte du reste de ce pays. | L'une des subdivisions administratives du territoire trançais. I Chacun des États qui composent le corps helvétique. | Quartier qui est moindre que le quartier ordinaire de l'écu. — Partie dans laquelle un écu est partagé par les pièces dont il est chargé.
CANTONADE, s. f. L'intérieur des coulisses.
CANTONAL , ALE. adj. Qui appartient au canton.
CANTONNÉ , ÉE. adj. Orné d'une colonne, d'un pilastre, de chaînes de pierres dont les assises sont marquées par des refends , des bossages. | T. de blas. Accompagné, dans les cantons de l'écu, de qqs. autres figures. (Can-to-né.)
CAN-TONNEMENT. s. m. État des troupes cantonnées , ou Lieu dans lequel elles se cantonnent. (Can-to-ne-man.)
CANTONNER, v. a. Distribuer des troupes dans plusieurs villages. | V. n. Se cantonner. I Pron. Se retirer dans un canton pour y être en sûreté. | Se fortifier en petit nombre contre un plus grand nombre.
rCan-to-né.)