‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 133 sur 712 · CED · texte numérisé non relu

CED

CAVERNEUX, EUSE. adj. ( Cafernofus.) Plein de cavernes. | Fig., P'oix caverneuse, Voix sourde et rude. | Qui a de petites cavités ou cellules, comme une éponge. ( Ca-vër-neû; ze.)

CAVET. s. m. Moulure concave dont le profil est d'un quart de cercle. ( Ca-vë. )

CAVIAR, s. m. {Canale, it.) Nom qu'on donne à des œufs d'esturgeon salés.

CAVILLATION. s. f. ( Cavillatio. ) Sophisme , raisonnement captieux , fausse subtilité. I Dérision , moquerie. ( Ca-vil-la-sion. )

CAVITÉ, s. f. ( Cavitas.) Un creux, un vide dans un corps solide.

CE, CET, m. CETTE, f. sing. CES, m.

ou f. plur. ( Ce. ) Adjectif démonstratif , qui indique les personnes ou les choses. On met Ce devant les noms qui commencent par *une consonne ou par une H aspirée , et Cet devant ceux qui commencent par une voyelle ou par une H non aspirée. | Ce , pronom démonstr. invariable , La chose ou même la personne dont on parle. | C'est-àdire, cest à savoir. V. Dire, Savoir.] Cest pourquoi. Telle est la raison, le motif pour lequel , etc. | Dans certaines phrases où Ce , suivi du verbe Être, se rapporte à un substantif ou à un pronom au pluriel , on met ce verbe tantôt au singulier, tantôt au pluriel, selon les cas. Ce sont vos frères. Ce sont vos conseils que je demande. Ce sera vous , messieurs, qui le ferez. |Fam. , Ce dit-il, ce dit-elle , Dit-il , dit-elle. ] Fam. , Quand ce vint à , Quand il fut question de. ( Se ; sët ; se-te ; se. )

CEANS, adv. Ici dedans. ( Vi. ) ( Sé-an. )

CECI. Pi'on. démonstr. , qui se dit , par opposition à Cela, pour indiquer, de deux choses, La plus proche de celui qui pai-le. | Fam., Ceci, cela, Tantôt une chose, tantôt une autre. | Indique Un objet présent , un i'ait actuel , la chose dont on pai'le ou dont on va parler. (Se-si. )

CÉCITÉ, s. f. {Cœciias.) L'état d'une personne aveugle. Cécité se dit au propre , et Aveuglement au figuré. ( Sé-si-té. )

CEDANT, ANTE. adj. etsubst. {Cedens.) Qui cède son droit. ( Sé-dan. )

CÉDER. V. a. ( Cedere. ) Laisser, abandonner une chose à qqn. j Transporter une chose à une autre personne , lui en donner la propriété. | V. n. Se rompre, s'affaisser. I Fig. , Se soumettre , ne pas s'opposer , ne pas résister. | Se reconnaître ou être reconnu inférieur à un autre en qq. ch. | Se dit , dans le même sens , avec un nom de chose pour sujet. Les intérêts particuliers doivent céder à l'intérêt général. ( Sé-dé. )

CÉDILLE, s. f. Petite marque en forme de c tourné de droite à gauche qu'on met sous la lettre C, quand elle précède un A, un O, ou un U, pour indiquer qu'elle doit être prononcée comme une S Garçon.

(Sé-di-lle [11 m.].)

CEL i/|5

CÉDRAT, s. m. Espèce de citron d'iiiit odeur fort agréable. | L'arbre (pii porte celte espèce de citron. (Sé-dra.)

CÈDRE, s. m. ( Cedrus.) Espèce de mélèze odoriférant qui acquiert une très-grande hauteur, et dont le bois passe pour incorruptible. I Jigre de cèdre. Sorte de liqueur qui se fait avec du jus de cédrat. (Sè-dre.)

CÉDRIE. s. f. {Cedria.) Résine qui coule naturellement du cèdre. (Sé-drie.)

CÉDULE. s. f. (Scliedula.) Écrit , billet sous seing privé, par lequel on reconnaît devoir qq. somme. | Cédule évocatoire. Acte qu'on faisait signifier à sa partie adverse pour lui déclarer qu'on entendait se pourvoir au conseil, afin d'être renvoyé à un autre parlement. | Cédule de citation. Acte par lequel un juge de paix permet d'abréger les délais. (Sé-du-le.)

CEINDRE, v. a. (Cingere.) (Se conj. c.

Atteindre.) Entourer, environner. | Se dit Des choses qui serrent et entourent qq. partie du corps. [ Ceindre qqn. d'une chose, La lui mettre autour du corps. | Absol., Se ceindre le corps , les reins , Se serrer le corps, les reins, avec une écharpe, ung corde, etc. I Fig., Ceindre le diadème. Devenir roi ou reine. Ceindre la tiare , Ètie élevé au pontificat. | Ceindre l'épée à un chevalier. Lui mettre une épée au côté. (Sin-dre.)

CEINTRAGE. s. m. Tous le^ cordages qui servent à ceindre, à lier un bâtiment , lorsqu'il menace de s'ouvrir. (Sin-lra-je.)

CEINTURE, s. f. (Cintura.) Ruban de soie ou de fil , cordon , bande de cuir , etc. dont on se ceint le milieu du corps. | Fig. , Ceinture de la reine, Droit qu'on levait autrefois, pendant un certain temps, sur les marchandises qui venaient à Paris par la Seine. | Le bord d'en haut d'une culotte, d'un pantalon , ou d'une jupe. | L'endroit du corps où l'on place la ceinture. [ Se dit De certaines choses qui eu environnent d'autres. I Ceinture de deuil, ou ceinture funèbre, Large bande noire qu'aux funérailles d'un personnage éminent on met autour de l'église. On l'appelle aussi Liti-e. | Ceinture d'une colonne. Petite moulure carrée au haut et au bas du fût d'une colonne, auquel elle se joint par un congé. (Sin-tu-re.)

CEINTURIER. s. m. Faiseur ou marchand de ceintures et de baudriers. (Smtu-rié.)

CEINTURON, s. m. Sorte de ceinture qui a des pendants auxquels on suspend un sabre , une épée , un couteau de chasse. (Sin-tu-ron.)

CELA. Pron. démonstr., qui se dit, par opposition à Ceci, pour indiquer, de deux choses, La plus éloignée de celui qui parle. | Indique Un objet présent , un fait actuel , la chose dont on parle ou dont on va parler. | F«m. , Comme cela. Ni bien ni mal, plutôt , mal que bien, j Fam. , // est comme cela , lO

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