GEL
C'est son caractère , sa manière habituelle d'être ou d'agir. | Fam., se dit Des person- .'les. (Se-la.)
CÉLADON, s. m. etadj. Vert pâle tirant sur la couleur du saule ou de la feuille du pécher. (Sé-la-don.)
CÉLADON, s. m. homme galant et efféminé. Fam.
CELEBRANT, s. m. Celui qui dit la messe , qui célèbre la messe , ou qui officie. (Sé-lé-bran.)
CÉLÉBRATION, s. f. Action de célébrer.
(Sé-lé-bra-sion.)
CÉLÈBRE, adj. des 2 g. Fameux, renommé. (Sé-lè-bre.)
CÉLÉBRER, v. a. {Celebrare.) Exalter, louer avec éclat, publier avec éloge. | Solenniser. | Célébrer un mariage, Faire un mariage avec les cérémonies requises. | Célébrer la messe ^ les mystères ; et, absol., Célébrer , Dire la messe. | Célébrer ponûficalement , Célébrer la messe en habits pontificaux. (Sé-lé-bré.)
CÉLÉBRITÉ, s. f. (Celebritas.) Réputation qui s'étend au loin. | Pompe, solennité, (Vi.) On dit , Solennité. (Sé-lé-bri-té.)
CELER. V. a. {Celare.) Taire, cacher. ( Se faire celer , Faire dire qu'on n'est pas chez soi, bien qu'on ne soit pas sorti. (Se-Ié.)
CÉLERI, s. m. Plante potagère dont on fait des salades, et qu'on mange aussi cuite. (Sé-le-ri.)
CÉLÉRITÉ, s. f. {Celeritas.) Vitesse, dihgence. (Sé-lé-ri-té.)
CÉLESTE, adj. des a g. (Cœlestis.) Qui appartient au ciel. | Se dit De tout ce qui appartient au ciel , pris pour le séjour des bienheureux. | La céleste patrie, Le ciel, considéré comme le séjour des bienheureux. I Le père céleste, Dieu. | Divin , qui vient de Dieu. I Qui est d'une nature excellente. (Sé-lës-te.)
CÉLESTIN. s. m. Religieux d'un ordre institué par le pape Célestin. (Sé-lës-tin.)
CÉLIAQUE. adj. des 2 g. Se dit D'un flux de ventre. — D'une des artères du basventre. (Sé-h-ac-e.)
CÉLIBAT, s. m. {Cœlibatus.) L'état d'une personne qui n'est point mariée. (Sé-li-ba.)
CÉLIBATAIRE, s. m. Celui qui vit dans le célibat , quoiqu'il soit d'âge à se marier. (Sé-li-ba-tè-re.)
CELLE, pron. F. Ckltji.
CELLÉRIER, 1ÈRE. s. (Cellaris.) Titre d'office qu'on . donne dans, un monastère au religieux, à la religieuse qui prend soin de la dépense de bouche. (Sé-lé-rié.)
CELLIER, s. m. {Cellarinm.) Lieu au rez-de-chaussée d'une maison dans lequel on serre le vin et d'autres provisions. (Sé-hé.)
CELLULAIRE, adj. des -j. g. Tissu cellulaire, Tissu composé de filaments très-fins
CEN
et entrelacés , qui entoure et pénètre tous les organes du corps. | Membrane cellulaire. Membrane formée par du tissu cellulaire. I En botan., Enveloppe , tissu cellulaire, La couche verte qu'on trouve sous l'épiderme des végétaux. (Së-lu-lè-re.)
CELLULE, s. f. {Cellula.) Petite chambre d'un religieux ou d'une religieuse. | Chacun des petits logements qu'on fait pour les cardinaux assemblés dans le conclave, j Fig., Retraite qu'on aime à habiter, petit appartement. I Petite alvéole où les abeilles renferment leur miel et leur couvain. | Se dit Des ca^ités de certains fruits, où les semences sont logées et comme enchâssées. | Se dit Des petites cavités que présentent les lames du tissu cellulaire, etc. (Së-lu-le.)
CELLULEUX. adj. m. Qui est divisé en cellules. (Së-lu-leu.)
CELTIQUE, adj. des 2 g. {Celtœ.) Qui appartient aux Celtes , anciens peuples de la Gaule. La langue celtique, ou, subst., Le celtique. (Sël-tic-e.)
CELUI, m. CELLE, f. Pron. démonstr., qui fait au plur. Ceux et Celles. Se dit Des personnes et des choses. | Cet,tji-ci, cklikci ; et , au plur.. Ceux-ci , celles-ci. Pron. démonstr. , Cet homme-ci , cette chose-ci, cette personne-ci. j Cklui-la , celle-là ; et, au plur.. Ceux-là, celles-là. Pron. démonstr., Cet homme-là, cette chose-là, cette personne-là. | Il s'oppose à Celui-ci, etc. (Se-lui ; së-le; sens; sè-le.)
CEMENT, s. m. {Cœmentum.) Poudre au milieu de laquelle on chauffe certains corps pour leur donner de nouvelles propriétés. (Sé-man.)
CÉMENTATION, s. f. Sorte de stratification qui consiste à entourer d'une poudre , un métal, qu'on expose ensuite à une très-forte chaleur. (Sé-man-ta-tion.)
CÉMENT ATOIRE. adj. des 2 g. Qui est relatif à la cémentation. | Cuivre cémentatoire, CuivTC qui a été précipité d'une dissolution de sulfate de cui\Te par le moyen du fer. (Sé-man-ta-toua-re.)
CÉMENTER, v. a. Faire la cémentation.
(Sé-man-té.)
CÉNACLE, s. m. (Cœnaculum.) T. di; langage de l'Écriture sainte. Une salie à manger. (Sé-na-cle.)
CENDRE, s. f. {Cinis.) La poudre qui reste du bois et des autres matières combustibles, après qu'elles ont été brûlées et consumées par le feu. | Mettre en cendres une ville, un pays, T mettre tout à feu et à sang- I La cendre d'une ville , Les restes d'une ville qui a été incendiée et ravagée. | Fig. , C'est un feu caché sous la cendre, se dit D'une passion qui n'est pas bien éteinte. | Fig. , C'est un feu quicouve sous la cendre, se dit D'une personne qui dissimule un désir de vengeance. | Fig. , Renaître de ses cendres. Prendre une existence nouvelle.
CEN
\ Au plur. , Lu cendre faite de linges qui ont servi à l'autel ou de branches de buis bénites, et dont le prêtre marque le front des fidèles en forme de croix, le premier jour de carême. | Les restes de ceux qui ne sont j)lus. | Fig., Les mânes , !a mémoire d'une i)ersonne. | Certaines poudres ou résidus qui sont le produit de la comljuslion ou de qq. autre décomposition analogue. | Cendres bleues , Carbonate de cui\Te artificiel. | Cendre de plomb, Le plus menu plomb dont on se sert pour tirer sur le petit gibier. (San-dre.)
CENDRÉ, ËE. adj. Qui est couleur de cendre. (San-dré.)
CENDRÉE, s. f. Écume de plomb, j La di'agée ou le menu plomb dont on se sert à la chasse du menu gibier. (San-drée.)
CENDREUX, EUSE. adj. {Cinerosus.) Qui est plein de cendre, (San-dreu ; ze.)
CENDRIER, s. m. La pai-tie du fourneau qui est au-dessous de la grille ou du foyer, et dans laquelle tombent les cendres du bois ou du charbon. (San-drié.)
CÈNE. s. f. (6'^«a.) Le souper que Notre- Seigneur fit avec ses apôtres la veille de sa passion. | En parlant Des souverains, du pape, etc., Faire la Cène le jeudi sain!, Servir les pauvres après leur avoir lavé les pieds. I Chez les Protestants , La communion qu'ils font sous les deux espèces.
(Sè-ne.)
CÉNOBITE, s. m. (Cœnobitœ.) Moine qui vit en communauté. (Sé-no-bi-te.)
CÉNOBITIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient au cénobite. (Sé-no-bi-tic-e.)
CÉNOTAPHE. (Cenotaphium.) Tombeau vide, dressé à la mémoire d'un mort. (Séno-ta-fe.)
CENS. s. m. (Census.) Dénombrement des citoyens romains ; déclaration authentique qu'ils faisaient, tous les cinq ans, de leurs noms, biens, résidence, etc. , par-devant des magistrats préposés pour la i-ecevoir, et qu'on nommait Censeurs. \ E.edevance en argent que certains biens devaient annuellement au seigneur du fief dont ils relevaient. | La quotité d'imj)Osition nécessaire pour être électeur ou éligible. (Sans.)
CENSE, s. f. {Censa.) Métairie , ferme.
CENSÉ, ÉE. adj. (Censum.) Réputé.
(San-sé.)
CENSEUR, s. m. {Censor.) Chez les anciens Romains , Magistrat qui tenait un ■égistre du nombre des citoyens et de leurs bisns, et qui avait en outre le droit de rechercher leurs mœurs et leur conduite. I Celui qui reprend ou qui contrôle les actions d'autrui; se prend souvent en mauvaise part. C'est un censeur. C'est un homme qui trouve à redire à tout, j Critique qui juge des ouvrages d'esprit. | Personne qu'un gouvernement prépose à l'examen des livres, elc, avant d'en permettre la publication. | Dans l'an-
CEN 1/17
cienne Université, officier nommé pour examiner la capacité des récipiendaires. | Dans les Collèges royaux, Celui qui est cliai'gé de surveiller les éludes et de niainlenir le bon ordre et la discipline. (San-seur.)
CENSIER. adj. m. Il se disait De celui à qui le cens était dû. | Adj. etsubst. , se disait Du livre où s'enregistraient les cens. (San-sié.)
CENSIER, IKRE. s. Celui, celle qui tient une censé à ferme.
CENSITAIÏU-. s. m. {Censitus.) Celui qui devait cens et rente à un seigneur de fief. (San-si-tè-re.)
CENSIVE. s. f. {Censio.) P«.edevance, eB argent ou en denrées, que certains biens devaient annuellement au seigneur du fief dont ils relevaient. | L'étendue des terres roturières qui dépendaient d'un fief, et qui devaient lods et ventes. (San-si-ve.)
CENSORIAL, ALE. adj. (Çensorius.) Qui est relatif à la censure exercée par le gouvernement. (San-so-ri-al.)
CENSUEL, ELLE. adj. {Censualis.) Qui a rapport au cens. (San-su'-ël ; ë-le.)
CENSURABLE. adj. des 2 g. Qui peut être censuré , qui mérite censure. (Sansu-ra-ble.)
CENSURE, s. f. {Censura.) La dignité et la fonction de censeur, chez les anciens Romains. I Correction, répréhension, j L'examen qu'un gouvernement fait faire des livres, des pièces de théâtre, etc., avant d'en permettre la publication ou la représentation. I Le corps des personnes commises à cet examen. | En matière de dogme , jugement qui porte condamnation. | Excommunication, interdiction ou suspension d'exercice et de charge ecclésiastique. | La peine de discipline que les corps de magistrature, l'ordre des avocats, la chambre des notaires et des avoiiés , prononcent contre ceux de leurs membres qui manquent d'une manière grave aux devoirs de leur profession. (San-su-re.) •
CENSURER. V. a. Blâmer, critiquer, reprendre. I Se dit De la peine disciplinaire que certains corps prononcent contre leurs membres. | Censurer un livre , une proposition, Déclarer qu'un livre, qu'une proposition contient des erreurs. (San-su-ré.)
CENT. adj. numéral des 2 g. etsubst. m. [Centum.) Nombre contenant dix fois dix. On dit Onze cents, douze cents, et ainsi de suite jusqu'à Dix-neuf cents. \ Exprime Un grand nombre. | Centième. | En termes de commerce et de finance. Cinq pour cent^ etc., se dit D'un profit, d'un intérêt, d'un escompte ({ui est, avec la somme avancée ou le capital prêté, dans la proportion de cinq francs pour cent francs , etc. | Centaine, j Un cent pesant. Cent li\Tes. | Jouer un cent de piquet. Jouer une partie de cent points au piquet. (San.)
i48 CEN
CENTAINE, s. f. coll. Nombre de cenl ou environ. | Fig. , À centaines, par centaines. En grande quantité. (San-tè-ne.)
CENTAINE, s. î.{Centcnus.) ( Quelquesuns k.Q.TVie.n\.Sentène.) Le brin de ill ou de soie par lequel tous les fils d'un échevau sont liés ensemble.
CENTAURE, s. m. (Ceniaurus.) Être fabuleux, moitié homme et moitié cheval. I Constellation de l'hémisphère austral.
(San-tô-re.)
CENTAURÉE, s. f. {Cenianrca.) Genre de plantes à fleurs composées , dont une espèce , la Centaurée commune, ou Grande centaurée, s'emploie en médecine. | Se dit, impropr. De certaines plantes qui appai-tiennent à des genres très-différents; telle est la Petite centaurée, espèce de gentiane. (San-tô-rée.)
CENTENAIRE, adj. des 2 g. {Centenarius.) Qui a cent ans, qui contient cent ans. j Subst. , Une personne qui a cent ans. (San-te-nè-re.)
CENTENIER. s. m. {Centenarius.) Dans l'Écriture, désigne L'officier qu'on appelait Centurion chez les Romains , et qui commandait une troupe de cent hommes. | Celui qui commandait cent hommes de garde bourgeoise. (San-te-nié.)
CENTÉSIMAL, ALE. Sià]. {Centcsima.) Toute valeur qu'on présente comme partie de la centaine considérée collectivement. (San-té-zi-mal.)
CENTIARE, s. m. Nouvelle mesure de surface, qui vaut la centième partie de l'are, ou un mètre carré. (San-ti-a-re.)
CENTIÈME, adj. des 2 g. {Centcsimtis.) Nombre ordinal de cent. | Fam. , Vous n'êtes pas le centième a qui cela soit arrivé. Il y en a plus de cent à qui cela est arrivé avant vous. I La cenùèrfie partie , Chaque partie d'un tout qui est ou que l'on conçoit divisé en cent parties égales. | Subst. masc. La centième partie. (San-tiè-me.)
CENTIGRADE, adj. des 2 g. {Centum, gradus.) Divisé en cent degrés. (Santi-gra-de.)
CENTIME, s. m. {Ceniesimus.) Nouvelle monnaie , la centième partie du franc.
(San-ti-me.)
CENTLIMÈTRE. s. m. Nouvelle mesure de longueur, la centième partie du mètre. (San-ti-mè-tre.)
CENTINODE. s. f. {Cmtinodia.) Espèce de renouée qui croît dans les Ueux incultes et le long des chemins; n. autr. Renouée des oiseaux , et vulg. Trainasse. (San-ti-no-de.)
CENTON. s. m. (Cento.) Pièce de poésie composée de vers ou fi'agments de vers pris de qq. auteur célèbre, | Ouvrage rempU de morceaux dérobés. (San-ton.)
CENTRAL, ALE. adj. {Centralis.) Qui est dans le centre , qui a rapport au centre, i Feu centj-al , Feu que qqs. philosophes ont
cru être au centre de la terre. ' Force centrale, La force piu- laquelle un corp^ qui se meut , tend à s'éloigner ou à s'approcher d'ua centre. | Se dit D'un pays, d'un heu situé au milieu d'un autre , ou à peu près. | Fig. , Principal. (Santral.)
CENTRALISATION, s. f. Action de réunir dans un même centre. (San-tra-li-za-sion.)
CENTRALISER, v. a. Concentrer, réunir dans un même centre. (San-tra-h-zé.)
CENTRE, s. m. {Centrum.) C'est, dans un cercle ou dans une sphère, Un point tel que tous les points de la circonférence, ou de la surface sphérique , en sont également éloignés. | Il s'appUque aux figures non circulaires et aux surfaces non sphériques , lorsqu'il existe dans ces figures ou dans l'intérieur de ces surfaces un point tel que toute droite, menée par ce point, rencontre la figure ou la surface à des distances égales des deux côtés du point. | Le miheu d'une espace quelconque. | Le centre d'une armée, d'une troupe, La partie d'une armée , d'un troupe rangée en bataille , qui occupe le miheu, qui est entre les deux ailes. | Le centre d'une assemblée , Le milieu d'une assemblée délibérante. | Désigne Plusieurs choses que l'on peut considérer comme étant le point autour duquel, vers lequel, dans lequel s'opèrent ou se rassemblent certains effets. I Centre ovale, Partie du cerveau. | Lieu oîi les choses tendent naturellement comme au lieu de leur repos. |Fig. et fam., Être dans son centre, Être où l'on se plaît. j Lieu où se trouvent , où se font , où se pratiquent habituellement certaines choses. I Chose à laquelle plusieurs autres se rapportent ou sont subordonnées. On le dit qqf. Des personnes. (San-tre.)
CENTRIFUGE, adj. des 2 g. {Centrum, fugere.) Qui tend à s'éloigner d'un centre. (San-tri-fu-je.)
CENTRIPÈTE, adj. des 2 g. {Centrum, peiere.) Qui tend à approcher d'un centre. (San-tri-pè-te.)
CENT-SUTSSES. s. m. pi. Partie de la garde du roi qui était composée de Suisses, au nombre de cent. Au singulier. Un Cent- Suisse , pour Un des Cent-Suisses. (Sansui-se.)
CENTUMYIR. s. m. {Centumviri.) Magistrat de l'ancienne Rome établi pour juger de certaines affaires civiles. (San-tom-vir.)
CENTUMYIRAL, ALE. adj. {Centumviralis.) Qui appartient aux ceutumvirs. (Santom-vi-ral.)
CENTUM^TRAT- s. m. {Centumviratus.) Dignité de centumvir. (San-tom-vi-ra.)
CENTUPLE adj. des 2 g. et subst. m.
(Centuplex.) Qui vaut cent fois autant.
(San-tu-ple.)
CENTUPLER, v. a. ( Centupla.) Prendre cent fois plus grand; multiplier un nombre par cent. (San-iu-plé.)
CER
CENTURIATEUR. s. m. {Centiirlator.) Se dit De certains auteurs allemands lulliénens, qui ont conii)Osé une Histoire ecclésiastique , divisée par centaines d'années. (San-tu-ria-teur.)
CENTURIE, s. f. {Cenlurïa.) Centaine. 1 Le peuple romain fut distribué par centuries. \ Les Centuries de Nostradamus , Les prédictions de cet auteur, rangées par centaines de quatrains ou de sixains. Centurie, Chacun de ces quatrains ou sixains ; Faire une centurie , Faire un quatrain ou qq. autre pièce de vers dans le genre de ceux de Nos- Iradanuis. (San-tu-rie.) .
CENTURION, s. m. (Centurio.) Celui qui commandait une compagnie de cent hommes dans la milice romaine. (Santu-rion.)
CEP. s. m. {Cippus.) Pied de vigne. | Au çlur. , Lien, ou espèce de chaîne. (Sëp.)
CEPE. s. m. {Cippus.) Nom de certains champignons dont la plupart sont bons à manger. (Sè-pe.)
CËPÉE. s. f. (Cippus.) Touffe de plusieurs tiges de bois qui sortent d'une même souche. (Sé-pée.)
CEPENDANT, adv. (Ce, pendens.) Pendant cela, pendant ce temps-là | Conj. , Néanmoins , toutefois , nonobstant cela.
(Se-pan-dan.)
CÉPHALALGIE, s. f. (Cephalaîgia.) Toute sorte de douleur de tête. (Sé-fa-lal-gie.)
CÉPHALIQUE. adj. des i g. (Cephalicus.) Qui appartient à la tête. | freine céplialique. Une des veines du bras, qu'on croyait venir de la tête. | Propre à soulager les maux de tête. (Sé-fa-Iic-e.)
CÉPHÉE. s. f. (Cepheus.) Constellation de l'hémisphère septentrional. (Sé-fée.)
CÉRASTE, s. m. (Cerasta.) Yipère d'Egypte qui a sur la tête deux éminences en forme de cornes , et dont la morsure est dangereuse. (Sé-ras-te.)
CÉRAT. s. m. Espèce de pommade ou d'onguent où il entre ordinairement de la cire. (Sé-ra.)
CERBÈRE, s. m. (Cerberus.) Chien à trois têtes qui, selon la Fable, gai'dait la porte des enfers. |Fig. et fam.. Portier brutal, gardien sévère, intraitable. (Sër-bè-re.)
CERCEAU, s. m. (Circulus.) Lame de fer mince, ou tringle de bois flexible, formant un cercle, dont on se sert pour maintenir les douves des tonneaux, des cuves, etc. I Cercle de bois léger que les enfants font courir devant eux comme une roue, en le poussant avec un petit bâton. | Bois courbé qui sert à soutenir la toile dont on couvre ime voiture, une barque, ou à former le cintre d'un cabinet de verdure, etc. | Filet dont on se sert pour prendre des oiseaux. | Au phir. , Plumes du bout de l'aile des oiseaux de proie. (Sër-sô.)
CERCELLE. s. f. V. Sarcelle.
CER
CERCLE, s. m. (Circulus.) Surface plane limitée par une ligne courbe que l'on nomme Circonférence , et dont tous les points sont également distants d'un même point, qu'on îippclle Centre. | Impropr. , La ligne circulaire qu'on appelle Circonférence. | Cerceau. I Toute pièce de métal ou d'autre matière, formant un cercle, qu'on met autour d'une chose pour la serrer, la lier ou l'orner. | Objet , instrument , qui a une forme circulaire. | Pièce de forme circulaire qui entre dans la composition de la sphère armillaire. | Se dit Des lignes circulaire? fictives qui servent à représenter le mouvement des astres , etc. | La ligne circulaire décrite par le cheval entre les deux murs, I La réunion des princesses et des duchesses assises circulairement en présence de la reine. | Se dit Des assemblées ^'hommes et de femmes qui se tiennent dans les maisons des particuliers pour le plaisir de la conversation. I Fig. , Sphère, étendue, limites. I Se dit, fig. , Des choses qui reviennent, qui se succèdent continuellement. | Cercle vicieux , Manière défectueuse de raisonner, qui consiste à supposer d'abord ce qu'on doit prouver et ensuite à donner pour preuve ce qu'on a supposé. | Se disait autrefois Des divisions de l'empire d'Allemagne. (Sër-cle.)
CERCLER. V. a. Garnir, entourer de cerceaux, de cercles. (Sër-clé.)
CERCUEIL, s. m. Bière ; espèce*de caisse de bois ou de plomb, etc. , dans laquelle on met un corps mort. | Fig. , La mort.
(Sërc-eull [11 m.].)
CÉRÉALE, adj. f. et subst. (Cerealis.) Se dit Des plantes qui produisent les grains dont on se sert pour faire du pain. — Ces grains mêmes. (Sé-ré-a-le.)
CÉRÉP.RAL, ALE. adj. (Cerebrum.) Qui appartient au cerveau. | Qui affecte le cerveau. (Sé-ré-bral.)
CÉRÉMONIAL, s. m. (Cœremonialis.) L'usage réglé, dans chaque pays, dans chaque cour , touchant les cérémonies religieuses ou politiques. | Les cérémonies que les particuliers observent les uns envers les autres, ou par devoir ou par civilité. | Le livre où sont contenus l'ordre et les règles des cérémonies , tant ecclésiastiques que politiques et civiles. (Sé-ré-mo-nial.)
CÉRÉMONIE, s. f. (Cœremonia.) Se dit Des formes extérieures et régulières du culte religieux. I Suppléer les cérémonies du baptême. Faire à l'église la cérémonie du baptême pour un enfant qui a été ondoyé. | Se dit De certaines formalités qu'on observe dans les actions solennelles , pour les rendre plus éclatantes. | Grand maître des cérémonies, maître des cérémonies, aide des cérémonies. Officiers qui président aux cérémonies, et qui les dirigent. | En cérémonie. Avec pompe et grand appareil. | Se dit Des actes de
CER
civilité, des témoignages convenus de déférence que les particuliers se donnent les uns aux autres. | Civilité gênante, importune, I Fam., Sans cérémonie , point de cérémo • nies, Sans contrainte, sans façon. | Fig. et fam. , Faire des cérémonies, Faire des façons, des difficultés. (Sé-ré-mo-nie.)
CÉRÉMONIEUX, EUSE. adj. {Cœremoniosus.) Qui fait trop de cérémonies. (Séré-mo-ni-eu ; ze.)
CÉRÈS. s. f. {Ceres, n. pr.) Planète qui est placée entre Mars et Jupiter, et dont la lévolution est d'environ quutie ans et sept mois. (Sé-rès.)
CERF. s. m. {Cervus.) Espèce de bête fauve , très-rapide -à la course , et qui porte sur la tête des cornes ramifiées , appelées Bois. (Serf.)
CERFEUIL, s. m. Plante potagère dont les feuilles *sont assez semblables à celles du persil , mais plus grandes , et qui est employée dans la cuisine comme assaisonnement. I Cerfeuil musqué. V. Myrrhis.
(Sër-feuU [11 m.].)
CERF -VOLANT, s. m. Gros insecte volant, n. autr. Escarbot. \ Machine en forme de grande raquette , faite avec du papier étendu et collé sur des baguettes , qui sert de jouet aux enfants, et qu'ils font monter en l'air, à l'aide du vent, en la retenant par une ficelle. I En Physique, Cerf-volani électrique, Cerf-volant surmonté d'une pointe aiguë, et dont la corde est entourée d'un fil de métal. (Sër-vo-lan.)
CERISAIE, s. f. Lieu planté de cerisiers. ( Se-ri-zèe. )
CERISE, s. f. ( Cerasum. ) Espèce de petit fruit à noyau , dont la chair est fort aqueuse et la peau rouge et très-mince. | Rouge-cerise, Rouge très-vif et un peu clair. ( Se-ri-ze. )
CERISIER, s. m. Arbre de la famille des Rosacées, qui porte des cerises. (Se-ri-zié.)
CERNE, s. m. ( Circinus. ) Rond tracé sur la terre, sur le sable, etc. | Rond livide qui se fait autour d'une plaie lorsqu'elle n'est pas en bon état, ou autour des yeux quand ils sont battus. (Vi. ) | Cercle concentrique que l'on aperçoit sur la tranche d'un arbre coupé horizontalement. Le nombre des cernes indique celui des années de l'ai-bre, ( Sër-ne. )
CERNEAU, s. m. La moitié du dedans d'une noix tirée de la coque avant sa maturité, j rin de cerneaux, Yin rosé qui est bon à boire dans la saison des cerneaux. ( Sër-nô. )
CERNER. V. a. ( Circinare. ) Faire un cerne autour de qq. ch. | Détacher, séparer une chose de ce qui l'environne. [Entourer, investir un litu de manière à ôter tout moyen de secours extérieur ou de fuite à ceux qui s'y trouvent. | Avoir les yeux cernés^ Avoir les yeux battus. (Sër-né. )
CER
^ CERTAIN, AINE, adj, ( Ccrius.).lnàubitable, vrai, sûr. | Préfix et déterminé, j Qui est assuré d'une chose, qui en a la certitude. I Se dit , dans un sens vague , Des personnes et des choses qu'on ne peut pas ou qu'on ne veut pas nommer, caractériser, déterminer. | S'emploie pour atténuer, pour restreindre ce qu'une expression aurait de trop absolu. | Un certain , suivi d'un nom propre , s'emploie par dédain. | Subst. masc. Chose certaine. (Sër-tin; è-ne. )
CERTAINTIMENT: adv. En vérité, assurément. I Indubitablement, d'une manière certaine. ( Sër-tè-ne-man. )
CERTES, adv. ( Certo. ) Certainement , sans mentir , en vérité. ( Sër-te. )
CERTIFICAT, s. m. ( Certus , facere. ) Écrit faisant foi de qq. ch. | Certificat de vie , Certificat qui a pour objet de constater l'existence d'un rentier. ( Sër-ti-fi-ca. )
CERTIFICATEUR. s. m. Celui qui certifie une caution, une promesse, un billet. [ Certificateur de criées , Celui qui attestait en justice que les criées avaient été faites dans les formes judiciaires. | Notaire certificateur. Notaire choisi par le gouvernement pour délivrer les certificats de vie aux rentiers. ( Sër-ti-fi-ca-teur. )
CERTIFICATION, s. f. Assurance par écrit. ( Vi. ) ( Sër-ti-fi-ca-sion. )
CERTIFIER. V. a. ( Certus , facere. ) Témoigner qu'une chose est \Taie , l'assurer. | Certifier une caution , Se rendre caution dé la caution. Certifier des criées. Attester que les criées ont été faites dans les formes. ( Sër-ti-fi-é. )
CERTITUDE, s. f. ( Certitudo.) Assurance pleine et entière. | Stabihté. ( Sërti-tu-de. )
CÉRUMEN, s. m. T. emprunté du latin.
Matière épaisse et jaunâtre qui se trouve' dans l'oreille , à l'intérieur du conduit auditif externe. ( Sé-ru-më-ne. )
CÉRUMINEUX, EUSE. adj. Qui forme le cérumen , qui est relatif au cérumen. ( Sé-ru-mi-neû; ze. )
CÉRUSE. s. f. ( Cerussa. ) Carbonate de plomb , dont la couleur est blanche. ( Séru-ze. )
CERVAISON. s. f. ( Cervus. ) Le temps où le cerf est gras et bon à chasser. ( Sërvë-zon. )
CERVEAU, s. m. ( Cerebrum. ) Masse de substance molle, enfermée dans la capacité osseuse du crâne. | Fig., Esprit, entendement, jugement. | Fig. et fam., S'alambiquer le cerveau. Se fatiguer l'esprit par une trop grande application à des choses abstraites , trop subtiles. | Avoir le cerveau timbré, fêlé. Être un peu fou. | Cerveau brûlé. Personne extravagante, qui porte tout à l'excès. | Cerveau creux. Visionnaire. (Sër-vô. )
CERVELAS, s. m. Espèce de grosse el