CES
courte saucisso remplie de chair salée et épicce. ( Sèr ve-la. )
CERVELET, s. m. {Ccrebellum.) La partie postérieure du cerveau. ( Sër-ve-lë. )
CERVELLE, s. f. ( Cerebellum. ) Nom vulgaire du cer\'eau. | Brûler la cervelle à qtjn., Lui casser la tète d'un coup de pistolet ou de fusil tiré à bout portant. | Fig. , Esprit, entendement, jugement. | Fig. et fam. , C'est une bonne cervelle, C'est un homme de sens , de bon jugement. | Prov et fig., Mettre quelqu'un en cervelle, le tenir en cervelle, Le mettre en inquiétude, lui tenir l'esprit en suspens. | Cerveau des animaux morts , destiné à servir de mets. | Cervelle de palmier, Moelle douce qui se trouve dans le tronc de certains palmiers. (Sër-'^ë-le.)
CERVICAL, ALE. adj. (Cervix.) Qui appartient au cou. (Sër-vi-cal. )
CERVIER. adj. f. ^. Loup-ce r vie r.
CERVOlSE.s. f. (Cervisia.) Boisson faite avec du grain et des herbes. (Sër-voua-se. )
CÉSAR, s. m. ( Ccesan, n. pr.) Nom commun à Jules César et onze princes qui héritèrent de sa puissance. | Titre que portèrent les empereurs et les princes romains, i Qualification oratoire des monarques qui ont le titre d'empereur. .Prov. et fig., Il faut rendre a César ce qui appar tient à César, Il faut rendre à chacun ce qui lui est dû. (Sé-zar. )
CESSANT, ANTE. adj. ( Cessans.) Qui cesse. Il ne s'emploie que dans ces phrases : Tous empêchements cessants. Toutes choses cessantes. Toutes affaires cessantes. Toute affaire cessante. (Së-san.)
CESSATION, s. f. ( Cessatio. ) Intermission, discontinuation. ( Së-sa-sion. )
CESSE, s. f ( Cessum. ) Mot devant lequel on ne met jamais l'ai'ticle , et qui s'emploie surtout dans cette loc. : Sans cesse , toujours, continuellement. | Fam., N'avoir point de cesse , Ne cesser point. ( Së-se. )
CESSER. V, n. et a. ( Cessare. ) Discontinuer. ( Së-sé. )
CESSIBLE, adj. dea a g. Qui peut être cédé. ( Së-si-ble. )
CESSION, s. f. ( Cessio.) Action de céder, de transporter à un autre ce dont on est propriétaire. | Cession de biens, Abandon qu'un débiteur fait de tous ses biens à ses créanciers lorsqu'il est hors d'état de payer ses dettes. | Cession -volontaire , Celle que les créanciers acceptent volontairement. | Cession judiciaire , Celle que la justice permet à un débiteur de faire , et que les créanciers ne peuvent refuser. (Së-sion. )
CESSIONNAIRE. s. des 2 g. Celui ou celle qui accepte une cession, un transport. I Celui qui a fait cession de ses biens à ses créanciers. ( Së-sio-nè-re. )
GESTE, s. m. {Cestus.) Gantelet garni, de fer ou de plomb , dont les anciens athlètes
CHA
se servaient dans les combats du pugilat. | La ceinture de Vénus. ( Sës-te. )
CÉSURE, s. f. ( Cœsura. ) Repos qui dans le vers alexandiin est marqué après la sixième syllabe, et après la quatrième dans les vers de dix syllabes. | La syllabe qui termine un mot et qui commence un pied. ( Sé-zu-re. )
CET. adjectif démonstratif. V. Ce.
CÉTACÉ, ÉE. adj. et subst. ( Cetaceus.) Se dit Des grands mammifères qui ont la forme de poissons. ( Sé-ta-sé. )
CÉTÉRAC. s. m. Espèce de fougère qu'on emploie en médecine ; n. aulr. Doradille. ( Sé-té-rac. )
CHABLIS, s. m. Bois abattus dans les forêts par le vent. ( Cha-bli. )
CHABOT, s. m. Poisson qui est trèscommun dans les eaux douces d'Europe, et dont la chair est agréable à manger; n. autr. Meunier. ( Cha-bô. )
CHABRAQUE. s. f. V. Schabraquk.
CHACAL, s. m. Espèce de chien d'Orient, qui vit dans l'état sauvage, et qui est très-féroce.
CHACONNE. s. f. ( Chacona , esp. ) Ancien air de danse d'une longue durée et d'un mouvement modéré , qu'on écrivait à trois temps ou à quatre. | Chaconne chantante , Paroles faites sur un air de chaconne. j Danse sur un air de chaconne. (Cha-co-ne.)
CHACUN, UNE. pron. distributif, sans pluriel. ( Quisque unus. ) Chaque personne , chaque chose. | Au masc. , d'une manière indéfinie, Toute personne, qui que ce soit. On disait souvent autrefois Un chacun. \ Se prend pour On. Chacun en parje. ( Chacun; cu-ne [c m.].)
CHAFOUIN, INE. s. Personne maigre, de petite taille, et qui a la mine basse. Fam. I Adj., se dit De la mine, des manières , etc.
CHAGRIN, s. m. Peine ," affliction , deplaisir. I Colère, dépit.
CHAGRIN , INE. adj. Mélancolique , triste ; de fâcheuse , de mauvaise humeur.
CHAGRIN, s. m. {Zigrino, it. ) Cuir grenu, fait de peau de mulet ou d'âne. | Fig. et fam. , Avoir une peau de chagrin , Avoir la peau rude.
CHAGRINANT, ANTE. adj. Qui chagrine.
CHAGRINER, v. a. Attrister, rendre chagrin.
CHAGRINER, v. a. Préparer, travailler une peau de manière à la rendre grenue, à la convertir en chagrin.
CHAÎNE, s. f. ( Catena.) Lien de métal, composé d'anneaux engagés les uns dans les autres. | Mettre à la chaîne , Enchaîner , mettre aux fers. | La chaîne d'un port, La chaîne , ou l'espèce de radeau , d'estacade qui ferme l'entrée d'un port. | Huissiers à la chaîne , de la chaîne , Huissiers du conseil
iSa
CHA
du roi. I Chaîne de diamants , Chaîne garnir de diamants. | La chaîne d'une montre, L'espèce de petite chaîne d'acier qui sert à tendre le grand ressort en se roulant sur la pièce qu'on nomme fusée. | La peine des galères. (Yi. ) | Toute la Iroup.? des gens condamnés aux travaux torcés. | Fig. , Ser vitude, captivité. I Se dit De deux personnes qu'unit une vive affection. | Fig. , Enchaînement, continuité, succession. | Suite non interrompue d'objets semblables. | Suite de personnes disposées de manière à faire passer rapidement de main en main un fardeau, etc. I Chaîne électrique. Suite de personnes qui se tiennent par la main, ou qui sont mises en communication par un corps intermédiaire, pour recevoir toutes en même temps la commotion électrique. | Figure dans laquelle les danseurs se donnent la main en passant , lorsque , dans une contredanse , ils traversent pour changer de place. | Pilier de pierre de taille qui entre dans la construction d'un mur, et qui sert à le fortifier et à le li(T. I Les fils tendus sur les deux rouleaux d'un métier pour faire de la toile ou de l'étoffe, et entre lesquels passe la trame. ( Chê-ne. )
CHAÎNETIER. s. m. Ouvrier qui fait des agrafes , de petites chaînes. ( Chê-ne-tié. )
CHAÎNETTE, s. f. Petite chaîne. [ Points de chaînette , Points dont l'assemblage imite une chaînette. | Espèce de voûte dont le cintre est semblable à la courbe d'un chaîne suspendue par les deux extrémités. (Chê-në-te.)
CHAÎNON, s. m. Anneau d'une chaîne.
( Chê-non. )
CHAIR, s. f. ( Caro. ) Substance molle et sanguine qui est entre la peau et les os de l'homme et des animaux. | Chairs baveuses , Les chairs spongieuses d'une plaie qui ne va pas bien. | Être en chair , Avoir , prendre de l'embonpoint. | Prov. , Pester entre cuir et chair , Etre mécontent sans oser le dire. | L'humanité , la nature humaine , un corps humain. | L'homme terrestre et animal , opposé à L'homme spirituel . éclairé par la foi. J La concupiscence. | La peau , en parlant Des personnes. | Fig. et fam. , Cela fait venir la chair de poule, Cela fait frissonner. I Au plur. , Toute imitation de la chair de l'homme. | Couleur de chair, Certaine couleur rouge-pâle. | Toutes les parties musculaires des animaux terrestres et des oiseaux , en tant qu'elles servent d'aliment, j Se dit qqf. Des poissons., j Chair blanche, La chair des chapons, des poulardes , des dindons , etc. Chair noire , Celle des lièvres, des bécasses, etc. | Prov. et fig. , On ne sait s'il est chair ou poisson , ou // n'est ni chair ni poisson , se dit D'un homme sans caractère. |La substance imbibée de sucs , et cependant assez ferme , de certains fruits et même de qqs. plantes qui servent d'aliment. ( Cher. )
CHA
CHAIRE, s. f. ( Cathedra. ) C'est , dans les églises , Une tribune élevée et surmontée d'un dais ou baldaquin, dans laquelle on se place pour prêcher, etc. | La chaire de vérité, la chaire évangélique , La chah'e où l'on prêche l'Évangile. [ Fig. , Être assis dans la chaire de mensonge, de pestilence, etc. , Professer l'hérésie. | Fig. , La prédication. 1 Dans les écoles publiques , tribune où se place le professeur lorsqu'il fait sa leçon, j Fig. , Place de professeur dans une école publique. | Siège qu'un évêque a dans son église, au haut du chœur. — Il se dit fig., en ce sens , Du siège apostolique. | Chaire curule. V. Chaise. ( Chè-re. )
CHAISE, s. f. ( Cathedra. ) Siège à dossier , et ordinairement sans bras. | Chez les anciens Romains, Chaise ou chaire curule. Chaise d'ivoire sur laquelle siégeaient les principaux magistrats de la répubhque. - Chaise de chœur. F. Stalle. | Chaise longue. Espèce de lit ou de canapé qui n'a de dossier qu'à l'une de ses extrémités. | Chaise percée , ou Chaise , Siège sur lequel on se met pour satisfaire aux besoins naturels, j Siège fermé et couvert , dans lequel on se fait porter par deux hommes. | Voiture légère à deux ou quatre roues, traînée par un ou deux chevaux ; petite voiture pour une ou pour deux personnes. | Assemblage de quatre fortes pièces de charpente , sur lequel on étabht la cage d'un clocher, d'un campanile , d'un moulin à vent. ( Chè-ze. )
CHAKO. s. m. V. Shako.
CHALAND, ANDE. s. Se dit de Ceux qui achètent ordinairement chez un même marchand. | Acheteur. jAdj. , Pain chaland, se disait D'une sorte de gros pain assez blanc et fort massif. ( Cha-lan. )
CHALAND, s. m. {Chaland um, b, 1.) Grand bateau plat dont on se sert pour transporter les marchandises.
CHALANDISE. s. f. Habitude d'achetei chez un marchand. | Se Dit de ceux à qui un marchand débite ordinairement ses marchandises. ( Vi. ) V. Pratique. ( Chalan-di-ze. )
CHxiLASTIQUE. adj. des 2 g. ( Chalasticus. ) Se dit Des médicaments que l'on croyait propres à relâcher les fibres.* ( Calas-tic-e. )
CHALCOGRAPHE. s. m. ( Chalkographos, gr. ) Graveur en airain. [Tout gi-aveur sur métaux. ( Cal-co-gra-fe. )
CHALCOGRAPHIE, s. f. L'art de graver sur les métaux. | Lieu d'un établissement destiné à l'exercice de cet art. | L'imprimerie du pape, à Rome. ( Cal-co-gra-fie. )
CHALDAÏQUE. adj. dos 2 g. ( Chaldaîcus.) Qui apparlicnt aux Chaldéens, ancien peuplede laljal)ylonie. La langue chaldaïque, ou Le cJialdéen , La langue de ce peuple. (Cal-da-ic-e, )
CHA
CHALDÉEN. s. m. ( Chaldœus. ) Voyez (article précédent. ( Cal-dé-in. )
CHÂLE, s. m. Longue pièce d'étoffe dont les Orientaux s'enveloppent la tête , et qui entre aussi , de diverses manières , dans leur vêtement. | Grande pièce d'étoffe dont les femmes se couvrent les épaules. | Chah boiteux y Châle carré qui n'a des palmes qu'à l'un de %t% bouts.
CHALET, s. m. En Suisse, maison de paysan. | Se dit Des cabanes où se font les fromages , et qui , dans l'été , servent de retraite aux vachers des montagnes. (Cha-lë.) CHALEUR, s. f. ( Calor. ) Qualité de ce qui est chaud, sensation produite par un corps chaud. I Plur., Sensations de chaleur interne incommode. I Fig. et fam. , Chaleur de foie, Mouvement de colère prompt et passager.
C'est une chaleur de Joie. Il lui prît une chaleur de foie. Cette locution a vieilli. Temiiéralure produite par l'action du soleil. 1 Fig. , se dit Des passions , des sentiments , ou de ce qui sert à les manifester , et signifie , Ardeur, feu , véhémence. | Dans la chaleur de , Au fort de.
CHALEUREUX, EUSE. adj. Qui a beaucoup de chaleur naturelle. Se dit Des personnes, j Fig. , au sens moral, se dit Des choses. (Cha-leu-reu ; ze.)
CHÂLIT, s. m. ( Capsa lecti. ) Bois de lit. (Yi.) (Châ-U.)
CHALOIR. V. n. ( Calere. ) S'emploie impers. // ne m'en chaut , Il ne m'importe. (Vi). (Cha-louar.)
CHALON. s. m. Grand filet que les pêcheurs traînent dans les rivières, par le moyen de deux bateaux au bout desquels les côtés du fdet sont attachés.
CHALOUPE, s. f. Petit bâtiment non ponté dont on se sert d^ns les ports et les rades , et qu'on £mbarque aussi pour le service des navires qui vont en mer. | Chaloupe canonnière , Petit bâtiment à fond plat , armé d'un ou de plusieurs canons.
CHALUMEAU, s. m. ( Calamus. ) Tuyau de paille , de métal , etc. | Tuyau recourbé , fait de cuivre , d'argent ou de verre , dont on se sert pour diriger la flamme sur les matières qu'on veut échauffer ou fondre. | Toute sorte de flûtes et d'instruments à vent qui composent une musique champêtre. (Cha-lu-mô.) CHALYBÉ , EE. adj. ( Chalyhs. ) Se dit Des préparations où il entre du tartrale de patasse et de fer. ( Ca-li-bé.)
CHAMADE, s. f. {Chiamata, it. ) Signal que des assiégés donnent avec la trompette ou le tambour , qqf. en arborant un drapeau blanc, pour avertir qu'ils veulent parlementer.
CHAMAILLER, v. n. {Chiamare, it.) Se dit De plusieurs personnes qui se battent confusément avec grand bruit. Fam. | Pron. et hg. , Se disputer avec beaucoup de bruit. (Cha-ma-Ué [11 m.].)
CHA
CHAJVIAILLrS. s. m. Mêlée, combat où l'on chamaille; dispute bruyante. Fam. (Chama-lli [11 m.].)
CHAMARRER, v. a. (Chamarra, esp.} Orner un habit , un meuble, de passements, de dentelles , etc. | Se dit aujourd'hui D'une parure de mauvais goût, d'un assemblage de couleurs éclatantes et mal assorties. | Fig. et fam., Chamarrer qqn. de ridicules, Le charger , le couvrir de ridicules. (Cha-ma-ré.)
CHAMARRURES, s. f. Manière de chamarrer ; Ornements avec lesquels on chamarre. I Se dit par dénigi-ement. (Cha-maru-re.)
CHAMBELLAGE. s. m. Droit en argent que devaient certains vassaux à leurs seigneurs. (Chan-bé-la-je.)
CHAMBELLAN, s. m. ( Carnet a.) On appelle ainsi , chez qqs. princes , Les gentilsliommes qni les servent dans>la chambre, en l'absence du premier gentilhomme de la chambre. | Grand chambellan , Le premier officier de la chambre du roi , celui qui sert le roi préférablement aux premiers gentilshommes. I Une des tables que le roi tenait pour les courtisans , et dont le grand chambellan faisait les honneurs. (Chan-bël-lan.)
CHAMBOURIN. s. m. Espèce de pierre qui sert à faire le faux cristal. (Chan-bourin.)
CHAMBRANLE, s. m. Ornement de bois ou de pierre qui encadre , qui borde les portes , les fenêtres et les cheminées. (Chanbran-le.)
CHAJNIBRE. s. f. ( Caméra.) Se dit De la plupart des pièces d'une maison , et principalement De celle où l'on couche. Chambre à coucher. Belle chambre. Chambre garnie. Valet de chambre. Femme de chambre. \ Garder la clianibre, Etre assez indisposé pour ne pouvoir sortir de sa chambre. | Travailler en chambre, se dit Dun artisan, d'un ouvrier qui ne tient pas boutique. | En langage fig. et fam.. Mettre , tenir qqn. en chambre, l 'obséder pour le faire jouer , et le tromper au jeu. I Prov. et fig.. Il a bien des chambres à louer dans la tête, Se dit D'un homme qui est un peu fou , qui a des visions, j Dans les monastères , Chambre noire , Chambre qui n'est point «lairée , où l'on renferme ceux que l'on met en pénitence , et où l'on fait aussi des retraites volontaires. | Chambre noire, ou Chambre obscure. V.'^oiv. , adj. | Chambre du conseil, La chambre où les juges se retirent pour délibérer. | Absol., La chambre, La chambre du roi. | Maître de chambre. Le premier officier de la maison du pape ou d'un cardinal, j Se dit , dans les vaisseaux. De certains retranchements où couchent les principaux officiers, où se tient le conseil, etc. | Se dit fig.. De certaines assemblées législatives. | Nom commun À différentes juridictions , distinguées pir un second titre propre à chacune d'elles.] Cham-
CHA
bres de l'édit, Chambres instituées par l'édit de Nantes, et qu'on nommait aussi Chambres-mi-parties ^ parce qu'elles étaient composées , par moitié , de juges catholiques et de juges protestants. | Chambre des comptes. Cour supérieure établie pour connaître , en dernier ressort, de tout ce qui était relatif au maniement des finances, et à la conservation des deniers du roi. | Chambre apostolique , Tribunal qui connaît des revenus de l'État ecclésiastique , et qui en a l'administration. | Chambre ecclésiastique, Tribunal où l'on connaissait des affaires qui avaient rapport aux décimes. | Chambre impériale. Tribunal de l'Empire, où se jugeaient les affaires des différents États d'Allemagne, et, par appel , celles des particuliers. | Chambre de justice, ou Chambre ardente , Assemblée de juges commis pour connaître des malversations de ceux qui avaient manié les deniers publics. — Chambre ardente, s'est dit De deux autres tribunaux qui connaissaient , l'un des crimes d'hérésie , l'autre des crimes d'empoisonnement. I Chambre aux deniers. Bureau où l'on réglait tout ce qui regardait la dépense de bouche de la maison du roi. | Se dit Des sections, des divisions de certains tribunaux. | Chambre des vacations , Chambre composée d'un président et de plusieurs conseillers ou juges , tirés des différentes chambres, dans laquelle on administre la justice pendant les ▼acances des tribunaux. | Assemblée qui s'occupe d'intérêts spéciaux , ou de ce qui est relatif à la discipline d'un corps. | Désigne Certaines cavités accidentelles ou pratiquées à dessein, | Chambre d'un mortier , d'un ohusier , Espace ovale qu'on pratique en fondant un mortier , un obusier , et où l'on met la poudre pour lui donner plus de force. | Chambre d'une mine. L'endroit destiné à recevoir la charge de la mine ; n. autr. Fourneau. 1 Chambre d'écluse , L'espace compris entre deux portes d'écluses. | Chambres de l'œil, se dit De deux cavités qui sont remphes par l'humeur aqueuse. (Chan-bre.)
CHAMBRÉ, ÉE. adj. Se dit Des pièces d'artillerie qui ont des chambres. ( Chanbré.)
CHAJMBRÉft s. f. Certain nombre de soldats qui logent et mangent ensemble. | Dans les iliéâtres, La quantité'des spectateurs, et le pioduit de la recette.
CHAMBRELAN. s. m. Oumcr qui travaille en chambre. | Locataire qui n'occupe qu'une chambre dans une maison, | Pop.
(Chan-bre-lan.)
CHAMBRER, v, n. Être de la même chambrée, (Vi.) | Chambrer qqn. , Le tenir enfermé par une sorte de violence ou de séduction, pour le faire jouer. | Fam, , Tirer qqn, à l'écart, l'entretenir en particuUer. (Chan-bré.)
GHAMBRETTE, s, f. Diminutif de Chambre. Fam. (Chau-brë-te.)
CHA
CHAMBRIER. s. m. Certain officier claustral dans qqs. monastères rentes, et dans qqs. chapitres. | Grand chambrier, Un des grands officiers de la couronne de France, qui avait l'intendance de la chambre du roi , etc. | Conseiller de prand'chambre. (Chan-brié.)
CHAMBRIERE, s. f. Servante de personnes de petite condition. | Bâton au bout duquel est attachée une courroie , pour châtier les chevaux. (Chan-bri-è-re.)
CHAME ou CAME. s. f. ( Chamœ.) Genre de coquilles bivalves qui comprend un grand nombre d'espèces , toutes marines.
CHAMEAU, s. m. {Camelus.) Quadrupède ruminant, haut de jambes , qui a le cou fort long , la tête petite, les oreilles courtes, et deux bosses sur le dos. | Grand ponton qui sert à soulever un bâtiment pour le faire passer sur de petits fonds. (Cha-mô.)
CHAMELIER, s. m. ( Camelarius. ) Celui qui est chargé de conduire et de soigner des chameaux. (Cha-me-lié.)
CHAMOIS, s. m. {Kemas , gr.) Espèce de chèvre sauvage , qui vit dans les rochers et dans les montagnes. | La peau de cet animal corroyée et passée en huile. | Couleur chamois. Couleur d'un jaune très-clair. (Chamoua.)
CHAMOISERIE. s. f. Lieu où l'on prépare les peaux de chamois. | La marchandise que prépare le chamoiseur. (Cha-moua-zerie.)
CHAMOISEUR. s. m. Ouvrier qui prépare les peaux de chamois. (Cha-moua-zeur.) CHAMP, s. m. {Campus.) Étendue, pièce de terre labourable , qui n'est pas fermée de murailles, j Fig., Cultiver, féconder le champ de r histoire. \ En plein champ , An milieu des champs , de la campagne. | Champ de Mars , Lieu consacré à des exercices militaires. I Champ de mars et Champ de mai. Certaines assemblées que les principaux de la nation française tenaient au mois de mars ou de mai , pour régler les affaires de l'État. I Champ du repos, Un cimetière. | Au plur. , Toutes sortes de terres, tant les terres labourables que les prés, les bois, les bruyères, etc., pris tous enseruble. | A travers champs, Hors des routes battues. | Fam., Courir les champs" Se promener, errer dans les champs. j Prov. et fig. , Se sauver à travers champs , Essayer, par différents discours, d'échapper à une question pressante, | Champs Elysées, Elysiens ou ÉÀyséens , Lieux , où , selon les anciens païens , étaient reçues , après la mort , les âmes des hommes justes. | Au plur., Tous les lieux qui ne sont point dans les villes ou dans les faubourgs. | Fig. et fam. , Un rien le met aux champs , Il se fâche ou s'inquiète aisément. ( Fig. et fam., La clef des champs .^ La liberté d'aller où l'on veut, | Battre aux champs. Battre le pas ordinaire, soit pour rendre les honneurs , soit pour se mettre en 1 marche. | La place où combattent deux ar-
mées. On dit , dans le même sens , Champ d'honneur. Le champ ou les champs de /Mars. I Lice, lieu fermé de barrières, dans lequel deux ou plusieurs personnes vidaient autrefois leurs différends par les armes, avec la permission du prince ou du magistral, | Se dit également en parlant Des tournois. | Carrière , ou sujet , occasion. | Laisser à qqn. le champ libre. Ne point s'opposer à ses prétentions. \yàvoir le champ libre. Avoir la liberté de faire une chose. | Fig., Fond sur lequel on peint, on grave , on représente qq. ch, | L'étendue qu'embrasse une lunette d'approche. | Mettre de champ , poser de champ des briques , t^es pierres, des solives, Les mettre, les poser sur la face la moins large. | Roue de champ, Celle qui est horizontale, et dont les dents sont perpendiculaires. | Sur-le-champ , loc. adv. Sur l'heure même, sans délai. | D'abondance. I À TOUT BOUT DE CHAMP, loc. adv. et fam. À chaque instant, à tout propos. (Chan.)
CHAMP ART. s. m. Droit des seigneurs de fiet de lever une certaine quantité de gerbes sur les terres qui étaient en leur censive. (Chan-par.)
CHAMP ARTER. v. 3l. {Campus, partire.) Exercer le droit de champart. (Chan-par- té.)
CHAMPARTEUR. s. m. Celui qui levait le champart au nom du seigneur. (Chan-parteur.)
CHAMPEAUX. s. m. pi. Prés , prairies.
(Ti.) (Chan-pô.)
CHAMPÊTRE, adj. des 2 g. {Camnestris.) Qui appartient, qui a rapport aux champs ; ou Qui est éloigné des villes. | Garde champêtre, Agent préposé à la garde des récoltes et des propriétés rurales. | Dieux champêtres , divinités champêtres , Les divinités qui présidaient aux biens de la terre. (Chanpê-tre.)
CHAMPIGNON, s. m. Nom générique d'une famille nombreuse de plantes sans organes sexuels appai-ents, d'une consistance molle , spongieuse ou coriace , dénuées de feuilles et de racines, et dont la forme et la couleur varient beaucoup. | Prov. et fig., // est venu en une nuit, comme un champignon, se dit D'un homme qui s'est élevé en peu de temps. | Support dont le haut a la forme d'un champignon , et sur lequel on pose des chapeaux ou des bonnets de femme, des perruques , etc. 1 Bouton qui se forme au lumignon d'une chandelle ou à une mèche qui bnile. | Excroissance de chair spongieuse qui se forme dans les plaies et dans qqs. parties du coi'ps. V. Foagus. (Chan-pi-/ion [n m.].)
CHAMPION, s. m. Celui qui combattait en champ clos pour sa querelle ou pour la querelle d'autrui. | Toute personne qui combat. | Ironiq. et fam. , C'est un vaillant champion, se dit D'un homme qu'on croit peu courageux. | Fig., Défenseur. (Chanpion.)
CHA
CHANCE. î.. 1. {Cadere.) Sorte de jeu de dés. I Le point qu'on livre à celui contre lequel on joue aux dés , ou Le point qu'on se livre à soi-même. | Fig. , Livrer chance à q<jn.. Le défier, le provoquer à qq, discussion. | Fig., Tout événement, heureux ou malheureux , qui peut résulter d'un ordre de choses donné. I Fam., Bonne chance, se dit, en forme de souhait, À une personne qui nous quitte pour faire qq. démarche dont le succès paraît douteux, j La chance a tourné , Les choses ont changé de face. I Prov. , Conter sa chance. Conter ses malheurs, ses déplaisirs, ses aventures. (Chan-se.)
CHANCEL. s. m. V. Cakcel.
CHANCELANT, ANTE. adj. Qui chancelle. I S'emploie Cg. , au sens physique et au sens moral. (Chan-se-lan.)
CHANCELER, v. n. {Je chancelle. Je chancellerai.) Etre peu ferme sur ses pieds, pencher de côté et d'autre, comme si on allait tomber. | P'ig. , N'êti'e pas ferme, n'être pas assuré. (Chan-se-lé ; sè-le ; së-le-ré,)
CHANCELIER, s. m. {Cancellarius.) Officier chargé de garder les sceaux, et qqf. d'administrer les biens d'un prince, d'un corps, etc. | Chancelier de l'Académie française. Celui qui gardait le sceau de l'Académie, et qui aujourd'hui remplit les fonctions de président en l'absence du directeur. I Premier officier de la couronne, chef de la magistrature en France, et ordinairement gardien des sceaux. | Chancelier de justice. Titre du chef de la justice dans certains • Étals d'Allemagne. | Chancelier de l'Echiquier , Un des juges de la cour des finances d'Angleterre. | Dans certains consulats , Celui qui a la garde du sceau et la tenue des registres. | Dans l'Église de Paris , Chanoine dignitaire qui présidait aux études de l'Université. | Chancelier de l'Université, Celui qui conférait les degrés et délivrait les diplômes. (Chan-se-Ué.)
CHANCELIÈRE. s. f. La femme du chancelier, j Petit meuble de bois ou de cuir, garni intérieurement de peau d'ours ou de mouton , qui sert à mettre les pieds pendant l'hiver. (Chan-se-liè-re,)
CHANCELLEMENT. s. m. Mouvement de ce qui penche de côté et d'autre, et qui menace de tomber, (Chan-së-le-man.)
CHANCELLERIE, s. f. {Cancellaria.) Lieu où l'on scelle certains actes avec le sceau du prince, de l'État, j Grande chancellerie. Celle où le chancelier scellait avec le grand sceau. — Administration chargée de tout ce qui a rapport à l'ordre de la Légion d'honneur. | Petite chancellerie, dans les parlements , Celle, où un maître des requêtes , ou un autre ofiicier commis pour cette fonction , scellait avec le petit sceau. I La chancellerie de Rome, Le bureau où se font les expéditions des bulles, brefs, qXq,.\ Chancellerie de l'Université, Lieu
CHA
où l'on scellait les lettres de maître es arts, de docteur , etc. | L'hôtel qu'habite un chaacelier ou le garde des sceaux. (Chansë-le-rie.)
CHANCEUX, EUSE. adj. Qui a une chance favorable, qui est en bonheur. Fam. |Ironiq. , Voilà un homme bien chanceux^ C'est un homme malheureux, à qui rien ne réussit. (Chan-seu ; ze.)
CHANCIR. V. n. {Candere,)MomT. Se dit Des choses qui se mangent, comme des confitures, des pâtés, des jambons, etc. (Vi.) (Cb an-sir.)
CHANCISSURE. s. f. Moisissure. (Chansi-su-re.)
CHANCRE, s. m. Nom donné vulgairement en médecine à plusieurs espèces d'ulcères fjui rongent. 1 Ulcère qui attaque le gros bétail, et qui commence par occuper le dessous de la langue. | Maladie qui survient aux arbres, et qui les ronge. | Pop. , Manger comme un chancre, Manger excessivement. I Fig. , Yice d'administration, fléau public qui appauvrit l'État sensiblement.
CHANCREUX, EUSE. adj. Qui tient de la nature du chancre ou du cancer, j Qui est attaqué du chancre. (Chan-creu ; ze.)
CHANDELEUR, s. f. La fête de la présentation de Notre-Seigneur au temple , et de la purification de la Vierge.
CHANDELIER, s. m. Artisan qui fait et vend de la chandelle. (Chan-de-lié.)
CHANDELIER, s. m. Ustensile qui sert à mettre la chandelle , ]a bougie, ou les cierges. | Fig. et fam. , Être sur le chandelier, Être en vue, occuper une place éminente^ T. de inar. , Support de fer ou de bois, à une ou deux branches.
CHANDELLE, s. t. {Candela.) Petit flambeau de matière grasse et combustible. La chandelle de suif. |Prov., Venir se hrûler à la chandelle. Sur des apparences décevantes, s'engager dans une situation embarrassante ou périlleuse. | Prov. et fig., Donner une chandelle à Dieu, et une au Diable, Se ménager enlre deux partis opposés. | Prov. et fig.. Economie de bouts de chandelles, Épargne sordide en de petites choses. I Prov. et fig. , Le jeu ne vaut pas la chandelle, La chose dont il s'agit ne mérite pas les soins qu'on prend, la dépense qu'on fait. I Fig. et fam. , Voir des chandelles, mille chandelles , Avoir un grand éblouisscment d'yeux, causé par un coup. | Prov. et fig.. Brûler la chandelle par tes deux bouts. Consumer son bien en faisant différentes sortes de dépenses également ruineuses ; ou Se livrer à la fois à des excès de genres différents. I Fig.' et fam., La chandelle brûle. Le temps, presse, j Cette femme est belle à la chandelle; se dit d'une femme dont la J>eauté ne saurait soulenir le grand jour, j Chandelle des Rois, Grosse ciiandelle canaéiée , et peinte de différentes couleurs.
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dont les marchands chandeliers faisaient présent à leurs pratiques le jour des Rois. j Chandelle romaine. Pièce d'artifice en forma de grosse chandelle , qui lance perpendiculairement, et à certains intervalles , des étoiles d'un éclat très-vif. (Chan-dë-le.)
CHANFREIN, s. m. (Camus , frenum.) La pièce de fer qui couvrait le devant delà tête d'un cheval armé. [ Le devant de la tête du cheval, la partie de la tête qui est entre les sourcils, depiris les oreilles jusqu'aux naseaux. I Petite surface que l'on forme en abattant l'arête d'une pierre ou d'une pièce de bois. (Chan-frin.)
CHANFREINER. v. a. Abattre l'arête d'une pierre ou d'une pièce de bois , pour former un chanfrem. (Chan-frë-né.)
CHANGE, s. ra. {Cambium, b. 1.) Troc d'une chose contre une autre. Gagner au change. Perdre au change. \ Banque, la profession de celui qui fait tenir , qui fait remettre de l'argent d'une ville à une autre, de place en place. V. Agent. | Le prix que le banquier prend pour l'argent qu'il fait remettre. | Coter le change , Marquer le taux du change. | Prov. et fig. , Rendre k changea (jqn.. Lui faire une répHque ingénieuse ou vive , lui rendre la pareille, j Le profit^ l'intérêt de l'argent qu'on prête selon le cours de la place. | Le commerce du changeur, et le prix qu'il prélève sur les valeurs pour lesquelles il donne de l'argent ou des billets de banque. | Le lieu où l'on va changer les pièces de monnaie pour d'autres. I Payer comme au change , Payer surle-champ. I Lieu destiné aux rénions des négociants, nommé aujourd'hui Bourse. \ La bête donne le change , Elle fait lever une autre bête, dont les chiens suivent la voie. ( Fig.', Donner le change à qqn.. Détourner adroitement qqn. du dessein, des vues qu'il peut avoir, en lui donnant lieu de croire une chose pour une autre. Prendre le change , Se laisser tromper de cette manière. (Chan-je.")
CHANGEANT, ANTE. adj. Yariable, muable, inconstant, qui change facilement. I Couleur changeante, Couleur qui change selon les différentes expositions. | Taffetas changeant, Taffetas qui paraît de différentes couleurs. (Chan-jan.)
CHANGEMENT, s. m. Mutation, con version, actionne changer. (Chan-je-man.)
CHANGER, v. a. Céder une chose pour une autre. | Prov. et fig. , Changer son cheval borgne contre un aveugle , Changer une chose défectueuse contre une autre plus défectueuse encore. | Changer des pièces de monnaie pour la même somme en pièces de valeur différente. | Remplacer un objet par un autre ; Rendre une chose différente d.. ce qu'elle était. | Prov. , // faut qu'il ait été changé en nourrice, se dit D'un enfant qui ne ressemble point à ses parents pour le»
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traits, pour le caractère, [ Convertir, transmuer, mclaniorj)hostT. |V. n. Quitter une chose pour une autre. On l'emploie avec la prép. de. \ Changer de main , Porter la tête du cJieval d'une main à l'autre, pour le faire aller à droite ou à gauche. | Fig. et fam., Cliunger de batterie. Se servir de qq. nouveau moyen dans une affaire , le premier n'ayant pas réussi. | Prov. et fam. , Changer de note , Changer de façon d'agir ou de parler. | Changer de linge. | Absol. , Changer d'état. I Fig. , Changer de mœurs , de caractère. | Changer du tout au tout, du blanc au noir , Changer entièrement. | Cet homme est changé , Il a le visage bien changé ; ou, fig., Il a changé entièrement de mœurs et de conduite. | Se dit De l'inconstance dans les projets, les goûts, les affections. (Chan-jé.)
CHANGEUR, s. m. Cehri qui fait commerce de changer des pièces de monnaie pour d'autres pièces, des billets de banque pour du numéraire, ou du numéraire pour des billets de banque. (Chan-jeur.)
CHANOINE. {Canonicus.) Celui qui possède un canonicat dans une église cathédrale ou collégiale. | Chanoines réguliers. Chanoines qui faisaient des vœux de religion, et qui vivaient en communauté. | Prov. et fig. , Mener une 'vie de chanoine , Mener une vie douce et tranquille. (Cha-noua-ne.) CHANOINESSE. s. f. Celle qui possède une prébende dans un chapitre de filles. (Cha-noua-në-se.)
CHANOINIE. s. f. Canonicat. (Yi.) (Cha-noua-nie.)
CHANSON, s. f. (Cantio.) Pièce de vers que l'on chante sur qq. air , et dont les stances sont appelées Couplets. | Fig. et fam., Il n'a qu'une chanson , Il répète toujours la même chose. | Fig. et fam. , f^oilà bien une autre chanson , v oilà une chose à laquelle on ne s'attendait pas. | Fig. et fam., Sornette, discours ou raison frivole.
CHANSO,NNER. v. a. Faire des chansons latiriques sur qqn. (Chan-so-né.)
CHANSONNETTE, s. f. Petite chanson.
(Chan-so-në-te.)
CHANSONNIER, 1ÈRE. s. Faiseur ou faiseuse de chansons. Fam. | Recueil de chansons. (Chan-so-nié.)
CHANT, s. m. {Cantus.) Élévation et inflexion de voix sur différents tons , avec modulation. | Toute musique qui peut s'exécuter avec la voix. | Plain-chant , chant grégorien , chant d'église , Le chant ordinaire de l'église. [ La partie mélodieuse ou principale d'une musique, celle d'où dépend toute l'expression. [ Le ramage des oiseaux. I Fig. , Chant du cygne , Dernier Ouvrage qu'un musicien célèbre, un grand poëte, un homme éloquent, a fait peu de temps avant •sa mort, j Le cri du coq. I T.e cri de la ci-
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gale. I Pièce de poésie qui se chante ou peut se chanter. | Chant royal , Ancienne ()ièce de poésie française, composée de six strophes de onze vers chacune, et où le onzième vers de la première strophe était répété à la fin de tous les autres. | Fig, , Toute composition en vers. | Chacune des divisions d'un poëme. (Chan.)
CHANTANT, ANTE. ^j. Qui se ftiante aisément. ( Vers chantants, paroles chantantes, Paroles, vers qui sont propres à être mis en chant. | Fort accentué. | Déclamation chantante, Déclamation qui manque de naturel, parce que les intonations se rapprochent du chant.
CHANTEAU. s. m. Morceau cotipé à un grand pain. | Chanteau de pain bénit, ou Chanieau , Le morceau de pain bénit qu on envoie à celui qui doit rendre le pain bénit le dimanche suivant ou le jour de fête le plus prochain. | Morceau d'étoffe coupé à une plus grande pièce. (Chan-tô.)
CHANTEPLEURE. s. f. Sorte d'entonnoir qui a un long tuyau percé de plusieurs trous par le bout inférieur , pour faire couler qq. liqueur dans un tonneau sans la troubler. | Fente qu'on pratique dans les murs de clôture ou de terrasse pour laisser les eaux pénétrer ou s'écouler facilement. V. Barbacane.
CHANTER. V. n. {Cantare.) Former avec la voix une suite de sons variés , selon les règles de la musique. | Chanter à livre ouvert. Chanter à la première inspection des notes un air qu'onn'avait jamais vu. | Fig. et fam.. Chanter sur un autre ton, Parler, se conduire autrement, offrir davantage. | Fig. et fam. , Je le ferai chanter. Je le réduirai à la raison. ( Fam. , C'est comme si 'vous chantiez. Témoigne qu'on ne fait aucune attention à ce que qqn. dit, qu'on n'en fait aucun cas. j Pain à chanter , Petit pain sans levain , coupé en rond et très-mince, qui porte l'empreinte de la figure ou de qq. symbole de Jésus-Christ, et que le prêtre consacre pendant la messe. | Se dit, qqf. Des instruments qui exécutent la partie mélodieuse d'un morceau de musique. | Se dit Des oiseaux et de la cigale. | Réciter, déclamer ou lire d'une manière qui n'est pas naturelle, et qui approche du chant. | V. a. Exécuter une partie ou un morceau de musique vocale. | Fig. et fam. , // chante toujours la même chanson , la même antienne. Il répète toujours la même chose. | Prov. et fig. , Chanter à qqn. sa gamme, Lui faire une forte réprimande, lui dire ses vérités. | Fig. et fam. , Chanter la palinodie, Se rétracter, dire du bilèn d'une personne ou d'une chose dont on avait dit du mal. I Publier, célébrer, raconter. | Fig, et fam, , Chanter victoire , Se glorifier du succès, I Fam., Dire. | Prov. et fig.. C'est bien chanté, se dit À une personne qui dit
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qq. ch. qu'on n'approuve pas, qu'on ne trouve pas à propos.
CHANTERELLE, s. f. {Canterella, it.) La corde d'un violon, d'une basse, etc., qui est la plus déliée, et qui a le son le plus aigu. | Bouteille de verre fort mince , dont on tire des sons très-agréahles en soufflant dessus, | Oiseau que l'on met dans une cage , afin que par son chant il attire les autres oiseaux dans les filets tendus pour les prendre. ( Chan-terë-le.)
CHANTEUR, EUSE. s. Celui, celle qui chante, — Qui fait métier de chanter, /^. CANTATRICE. | Adj., sc dit Dcs oiseaux qui chantent, (-eu-ze.)
CHANTIER, s. m. {Chanterius .) Grande enceinte oii l'on arrange, oîi l'on entasse des piles de gî-os bois à brûler , de bois de charpente , ou de charronnage. j Lieu oîi l'on décharge le bois ou la pierre pour lies travailler, I Endroit oii l'on construit des vaisseaux , des navires, | Se dit Des blocs de bois sur lesquels porte la quille d'un vaisseau, d'un navire en construction ou en radoub. I Se dit Des morceaux de bois ou de pierre dont se sert un maçon , un charpentier, pour maintenir dans une certaine position la pièce de bois qu'il taille ou qu'il équarrit, | Fig. et fam. , Mettre un ouvrage , avoir un ouvrage sur le ciiant'ier, en parlant D'un artiste ou d'un auteur. Commencer un ouvrage, y travailler, j Les pièces de bois couchées en long, sur lesquelles on pose des tonneaux de vin ou d'autre liqueur dans le cellier , dans la cave. | Les pièces de bois qui servent , sur les navires, à tinter et assujettir les boucauts , barriques , ballots , etc. (Chan-tié.)
CHANTIGNOLE. s. f. Pièce de bois qui soutient les pannes d'une charpente. (Chanîi-/20-le [n m.],)
CHANTONNER, v. n. Chanter à demivoix. (Chan-to-né.]
CHANTOURNE, s, m. Pièce d'un lit, qui est de bois bien travaillé, ou couveite d'étoffe, et qui se met entre le dossier et le chevet.
CHANTOURNER, v. a. Couper en dehors ou évider en dedans une pièce de bois, etc., suivant un profil donné,
CHANTRE, s. m. ( Cantor, ) Celui dont la fonction est de chanter dans l'église au service divin. | Dignitaire qui est le maître du chœur, et qui préside au chant, dans une église cathédrale ou collégiale, et dans qqs. monastères. | Fig., Poète, | Fig, et poétiq., Les chantres des bois^ Les rossignols et les autres oiseaux,
CHANTRERIE, s. f. Bénéfice, dignité de chantre , dans une église cathédrale ou collégiale.
CIJANYRE. s. m. {Cannabum.) Plante dioïque qui porte le chènevis , et dont l'écorce sert à faire de la filasse. | La filasse lie chanvre.
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CILiOS, s. m. {Chaos.) Confusion de toutes choses. I L'état oîi toutes choses étaient au moment de la création, avant que Dieu leur eût donné l'arrangement et l'ordre. | Fig., Toute sorte de confusion. (Ca-ô.)
CHAPE, s. f. {Kappa, gr.) Vêtement d'église, en forme de manteau, qui s'agrafe par devant , et va jusqu'aux talons , et que portent l'évéque, le prêtre officiant, les chantres, etc., durant le service divin. | Prov. et fig. , Disputer, se débattre de la chape à l'évéque , Disputer à qui appartiendra une chose qui n'est et ne peut être à aucun de ceux qui se la disputent. | Prov. et fig. , Chercher chape-chute , Chercher occasion de profiter de la négligence ou du malheur de qqn. (Yi.) I L'habit que portent les cardinaux , et qui a un capuce doublé d'hermine. | Grand manteau de drap ou de serge que les chanoines séculiers et réguliers portent au chœur durant l'hiver. | Se dit De certaines choses qui s'appliquent sur d'autres , qui servent à les couvrir , à les envelopper , telles que le couvercle d'un alambic, eXc.\ Chape de poulie, La monture d'une ou de plusieurs poulies, j La chape d'une boucle, La partie de la boucle par laquelle elle tient au soulier, à la ceinture , etc.
CHAPEAU s. m. Coiffure d'Iiomme, qui est ordinairement d'étoffe foulée, de laine ou de poil, et qui a une forme avec des bords. I CAa/7e<2f^i/e^oie, Chapeau de feuti-e recouvert d'une peluche de soie. | Chapeau bordé. Chapeau dont les bords sont ornés d'un galon. I Oter son chapeau à qqn. , Le saluer en se découvrant la tête, | Fig. et fam.. Coup de chapeau , Salutation qu'on fait en ôtant son chapeau. | Fig. et fam. , Enfoncer son chapeau , Prendre une résolution courageuse, hardie , dans qq. circonstance difficile. [Mettre chapeau bas.Ùlox son chapeau, — Ellipt,,' Chapeau bas, Découvrez-vous, ( Chapeau de cardinal. Sorte de chapeau rouge, qui a la forme très-plate et les bords très-grands , i et d'où pendent de grands cordons de soie > rouge, j Fig., La dignité de cardinal. | L'étoffe avec laquelle on fait les chapeaux. | Se dit De certaines coiffures de femme , dont les formes sont très-variées , et qui ont sur le devant un bord plus ou moins large , appelé Passe. I Chapeau de fleurs , Couronne de fleurs qu'on porte sur la tête dans qq. réjouissance. 1 Chapeau de fleurs , ou Chapeau , Le bouquet de fleurs qu'on met sur la tête d'une fille le jour de ses noces, | Fig. et fam, , Elle s'est donné un mam'uis chapeau, se dit D'une femme qui a fait tort à sa réputation. | Fam,, se dit qqf. Des hommes , par opposition Aux femmes, j Frère chapeau , Moine subalterne qui en accompagne un autre, | Fig. et fam,. Frère chapeau, Vers oiseux, qui n'est fait que pour la rime. | La partie supérieure d'un champignon, lorsqu'elle forme une espèce