‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 154 sur 712 · COEU · texte numérisé non relu

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net, Je veux savoir ce qui en est, je veux me délivrer de mes doutes sur ce fait. | Faculté de l'âme qui nous rend capables d'affection, d'amitié, d'amour, de zèle, etc. | Fig. el fam. , Son cœur commence à parler, son cœut a parlé, se dit D'une jeune personne qui éprouve les premiers sentiments de tendi-esse, de préférence pour qqn. | Prov., Loin de» yeux, loin du cœur, Ordinairement l'absence détruit ou refroidit les affections. | L'ami, l'amie du cœur. Celui , celle que l'on aime le plus tendrement, j Fam., Affaire de cœur. Commerce de galanterie. | Mon cœur , mon petit cœur, mon cher cœur. Expressions de tendresse dont on se sert en pai'lant À une personne que l'on aime; ou, par badinage, À une personne avec qui l'on vit familièrement, j Prendre une chose à cœur. S'en affecter, y être vivement sensible. Cette affaire lui tient à cœur , Il s'y intéresse fort. | Fam., Avoir cœur, avoir le cœur au métier, lYavailler avec zèle, avec ai'deur; affectioimer ce qu'on fait, ce qu'on doit faire, j De bon cœur, de grand cœur , de tout son cœur. Volontiers , avec plaisir. |J contre-cœur , Avec répugnance, malgré soi. | Fam, , Si le cœur vous en dit , Si vous êtes d'humeur à faire cela. I Prov. et pop, , Prendre son cœur par autrui, Se mettre en la place de qqn.

(Vi.) I Se dit Des inchnations de l'âme, ( Fig, et fam,. C'est un cœur d'or , C'est un excellent cœur. | Avoir , porter un cœur d'homme , Être doué de sensibilité. | Fig., N'avoir point de cœur , Etre dépourvu de toute sensibilité , n'avoir aucune noblesse , aucune générosité dans les sentiments. | Fig. , Être tout cœur , Être très-généreux, trèibienfaisant. | Se dit par opposition à L'esprit , dans les divers sens figurés qui précèdent, 1 Courage , fermeté d'âme , constance. | Fig., Un cœur de lion. Un grand coui-age ; et fam,, Un cœur de poule , Une extrême poltronnerie. | Fig. et fam. , Mettre, remettre le cœur au ventre de qqn.. Lui donner, lui redonner du courage. | Ce malade a le cœur bon, Son courage se soutient, il a encore des ioTces.\ Avoir le cœur mort. Se sentir trèifaible, épuisé, abattu. | La pensée intime, les dispositions secrètes de l'âme. | Se parler cœur à cœur. Se parler avec la plus grande franchise , sans aucune réserve, | Prov, , // dit cela de bouche , mais le cœur n'y touche , Il parle contre sa pensée. | Fig. , Avoir le cœur sur les lèvres , avoir le cœur sur la main. Être franc et sincère, | Ouvrir son cœur à qqn.. Lui confier ses plus secrets sentiments. I Parler d'abondance de cœur , Pai'ler avec épanchement, avec une pleine confiance, | L'estomac. Mal de cœur.— Avoir le cœur noyé, le cœur noyé deau. Être incommodé pour avoir bu trop d'eau. | Fig. et fam.. Cela lui fait mal au cœur, il en a mal au cœur. Il ne voit cela qu'avec déplaisir, il en est elioqué, ) Ce vin va au cœur , Il réjouit , 1! est

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fort agréable au goût, | Prov. , Se donner au

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:œur joie ou a cœur joie de (jq

■:/i. , s'en donner à cœur join, En jouir pleinement et abondaninienl , s'en rassasier, j Pop. , Cet homme a bon cœur, il ne rend rien, se dit D'un homme dont l'estomac ne rejette point ce (ju'il a reçu ; et, fig. , D'un homme qui ne rend jamais ce qu'on lui prête. | Se dit De certains bijoux , ornements , etc. , qui ont à peu piès la forme d'un cœur. | Fam., Faire la bouche en cœur. Donner à sa bouche une l'orme mignarde, affectée. | Une des quatre couleurs du jeu de cartes, dont les points sont figurés par des cœurs, j Le milieu de qq. ch., particulièrement d'un État ou d'une ville, | Au cœur de l'hhcr, au cœur de l'été. Au plus fort de l'été, au plus fort de l'hiver, par le plus grand chaud , par le plus grand froid. | Cœur de cheminée , Le milieu de la cheminée, où est ordinairement une plaque. 1 La partie intérieure du tronc d'un arbre. | Le milieu d'un fruit, particulièrement d'une pomme et d'une poire» | ^ar coeur. Ioc. adv. De mémoire. | Fig. et fam. , Savoir un homme par cœur, Connaître parfaitement son caractère, ses habitudes. | Prov. et fig, , Dîner par cœur , Se passer de dîner involontairement, (Ceur [c m.J.) *

COEXISTANT, ANTE. adj. Qui coexiste.

(Co-ëg-zis-tan.)

COEXLSTENCE. s. f. ( Cum, existentia. ) Simultanéité , état de plusieurs choses qui existent dans le même temps. (Co-ëg-zislan-ce.)

COEXISTER. V. n. {Cum, extstere.) Exister ensemble. (Co-ëg-zis-té.)

CONTRE, s. m. (Cophinus.) Sorte de meuble, de caisse propre à serrer, à eufernaer des bardes, de l'argent, etc., et qu'on ouvre en levant le couvercle. | Coffre-fort , Coffre de fer ou de bois fort épais, garni de bandes et de liens de fer , dans lequel on serre l'argent et ce qu'on a de plus précieux. | Prov., Cette aile est belle au coffre , se dit D'une fille qui n'est pas belle, mais qui a beaucoup d'argent en mariage. | Fig,, Les coffres du roi, s'est dit pour Le trésor royal , l'Epargne. | Piquer (c coffre , Attendre long-temps dans l'antichambre du roi, d'un grand seigneur, etc., ("Vi.) |Prov. et fig.. Il s'entend à cela comme à faire un coffre , Il ne s'y entend point du tout. I Prov. et fig. , Raisonner comme un coffre , Raisonner très-mal. j Prov. et fig. , Rire comme un coffre , Rire à gorge déployée. I Le coffre du carrosse, d'un carrosse, La partie d'un carrosse sur laquelle on met les coussins pour s'asseoir, et qui a un couvercle qui se lève et s'abaisse comme celui d'un coffre. | Coffre d'autel, la table d'un autel, avec l'armoire qui est au-dessous. | La rapacité, l'espace qui est enfermé sous les côtes. (Vi.)l Fam., yivoir le coffre bon, avoir vu bon coffre. Avoir un bon estomac, une bonne poitrine. \ Le corps dp la bêle fauve.

I Celte jument a un grand coffre , un beau coffre. Elle a les flancs fort larges et propres poui- porter les poulains. (Co-lre.)

COFFRER. T. a. Mettre dans un coffre. Il n'est point usité au propre; Emprisonner. Fam. (Co-fré,)

COFFRET, s. m. Petit coffre. (Co-fcë.) COFFRETIER. s. m. Ouvrier qui fait des coffres. (Co-fre-tio.)

COFIDÉJUSSÎlUR. s. m. ( Cum,fidejussor. ) Chacun de ceux qtii ont cautionne un même débiteur pour une même dette. (Co-lidé-ju-seur.)

COGNASSE, s. f. {Cuneus.) Coing sauvage moins gros et moins jaune que l'autre. (Co-«a-se [n m.].)

COGNASSlEà. s. m. Arbre à fleurs rosacées , qui porte des coings ou des cognasses. (Co-wa-sié [n m.].)

COGNAT, s. m. T. de jurispr. Se dit en général De ceux qui sont unis par des liens de parenté ; et qqfs. De ceux qui sont parents du côté des femmes. (Cog-na.)

COGNATION. s. f. {Cognatio.) Lien de parenté entre tous les descend, d'une m. souche. Les agnats et cognats. ( Cog-na-sion. ) COGNEE, s.f. {Cuneata.) Instrument tranchant fait en forme de hache, et qui sert à couper du gros bois. | Prov. et fig, , Jeter le manche après la cognée, Se rebuter, abandonner totalement une affaire, par chagrin, par dégoût. | Prov. et fig. , Aller au bois sans cognée. Entreprendre qq. ch. sans se munir de ce qui est nécessaire pour réussir. I Prov. et fig. , Mettre la cognée à l'arbre , Commencer une entieprise. (Co-rtée [n m.)

COGNE-FÉTU. s. m. Homme qui se fatigue beaucoup à ne rien faire. (Co-ne-fé-tu [n mj.)

COGNER. V. a. (Cuneare , h. 1.) Frapper fort sur une chose pour la faire entrer ou pour la faire joindre avec une autre. | Fiapper. I Fig. et fam. , Se cogner la tête contre le mur. Entreprendre une chose impossible, ou dont on n'est pas capable. | Battre, l'osser. Pop. {Co-né (n m.].)

COHABITATION, s. f. {Cohabitatio.) État de deux personnes qui habitent ensemble; oa le dit plus particulièrement D'un mari et d'une femme. (Co-a-bi-ta-sion.]

COHABITER, v. n. (Cohabitare.) Vivre ensemble. (Co-a-bi-tc.)

COHÉRENCE, s. f. Liaison, union, connexion d'une chose avec une autre. (Co-éran-se. )

COHÉRENT, ENTE. adj. (Cofiœrens.) Se dit Des parties d'un tout qui sont liées entre elles, et Du tout lui-même relativement à la liaison de ses parties. (Co-é-ran; an-te.)

COHÉRITIER, 1ÈRE. s. {Cohœres,) Celui, celle qui hérite avec un autre. Hest mon cohéritier. Partage entre cohéritiers. Mlles sont cohéritières, (Cp-é-ri-tié.)

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COHÉSION, s. f. (Cohœsus.) Adhérence, force par laquelle les parties d'un corps adhèrent entre elle5. (Co-é-zion. )

COHOBATION. s. f. Distillation d'un liquide déjà distillé. ( Co-o-ba-tion. )

COHOBER. V. a. Remettre dans la cornue la liqueur qui a passé dans le récipient, pour la distiller de nouveau ( Co-o-bé.)

COHORTE, s.f. (Cohors.) Corps d'infanterie parmi les Romains. I Poét. etsurlout au pluriel, Toute sorte de troupes. (Tarn. , Troupe de gens quelconques. (Co-or-te. )

COHUE, s.f. On appelait autrefois ainsi, dans qqs. provinces, Le lieu où se tenaient les petites] ustices. [ Réunion de personnes où régnent le tumulte et la confusion. ^(Co-ue.)

COI, l'E. Ad]. (Quiet us.) Tranquille, calme, paisible. Se tenir coi, demeurer coi. ( Chambre coite, Chambre bien fermée et bien chaude. (Vi.) (Coua.)

COIFFE, s. f. [Caput.) Espèce de couverture de léte. Ajustement de tète des femmes. I Coiffe denuit on de bonnet de nuit, Coiîh de toile que les hommes mettent qqfs. dans leur bonnet de nuit. [ Prov. , Être triste comme un bonnet de nuit sans coiffe, Être chagrin et mélancolique. (Vi.) | Coiffe de cliapedu; Coiffe de taffetas ou de toile dont on garnit le dedans des chapeaux. | Membrane que qqs. enfants ont sur la tète en venant au monde. | Enveloppe membraneuse qui recouvre l'urne des mousses. (Coua-fe.)

COIFFER, v. a. Couvrir la tète, j Fam.et par plaisanterie, Coiffer qqn.de qq.cli.^'Le lui jeter, le lui appliquer sur la tète. // me jeta un manteau sur les épaules, et me coiffa d^un grand chapeau. \ Fig. etfam., se coiffer de y^rt., S'engouer, s'entêter deqq. | Fig. et fam. , Coiffer qqn. dune opinion, La lui faire embrasser. | Fig. et fam.. Enivrer. | Orner, parer la tète avec ce qui sertà la couvrir, où Arranger, friser les cheveux. | Coiffer bien, coiffer à merveille. Arranger les coiffures de femmes avec beaucoup d'élégance et de goût. Il Ce perruquier coiffe bien, Les perruques qu'il fait vont bien. | Coiffer une bouteille, Mettre une enveloppe pardessus le bouchon, pour empêcher que le vin ne s'évente. 1] Les chiens ont coi ffe le sanglier , Ils l'ont pris aux oreilles. | Un bâtiment coiffé, lorsque par une manœuvreouunchangementde vent subit, le vent frappe sur l'avant des voiles. | Cet enfant est né coiffé, se dit D'un enfant qui est venu au monde avec une sortede membrane qu'on appelle Co//ye, et que le peuple regarde comme un présage de bonheur -.Être né coiffé, Etre très-heureux. | Être bien coiffé, Avoir une perruque, un chapeau qui siedbien;ou Avoir les cheveux bien plantés | Ce chien est bien coiffé. Il a les oreilles longues et pendantes. | Au jeu d'échecs. Un pion coiffé. Un pion auquel on attache un signe, et qui, d'après les règles du jeu, a un emploi particulier. (Coua-fé.)

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