‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 155 sur 712 · COI · texte numérisé non relu

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COIFFEUR, EUSE. s. Celui, celle qui fait métier de couper, de friser, d'arranger les cheveux. Habile coiffeur. Une bonne coiffeuse. Coiffeur à la mode. (CouaL-ienr', ze.)

COIFFURE, s. f. Couverture et ornement de tête. | La manière dont les femmes se coiffent selon le pays et la mode. Coiffure à la mode. Coiffure à boucles. Coiffure à la Ninon ( Coua-fu-re.)

COIN. s. m. (Cuneus.) Angle, endroit où se fait la rencontre de deux lignes ou de deux surfaces, soit en dedans soit en dehors. | Le coin d'une rue, dune maison , d'une chambre, d'un jardin, d'une cheminée.

Absol.et fam.. Le coin de la rue où l'on se trouve, où l'on habite. | Les coins de la bouche. Les extrémités de la bouche. On dit, de même. Le coin de Pœil. \ Regarder du coin de l'œil, Regarder à la dérobée et sans faire semblant de rien. ] Fig., Les quatre coins de la terre, du monde, de la France, etc., Les extrémités de la terre, de la France, etc., les plus éloignées entre elles, j Fig., Ze^ quatre coins et le milieu dun pays, d'un bois, etc., Tout ce qui est contenu dans l'espace d'un pays, d'un bois, etc. | Les quatre coins ; Jeu dans lequel quatre personnes vont d'un coin à un autre d'un espace carré, tandis qu'une cinquième, placée au milieu, tâche de s'emparer de l'un des coins lorsqu'il est vide. \Fi^., Mourir au coin dun bois, d'une haie. Mourir sans secours et sans assistance. | Le coin du feu. Un des deux côtés de la cheminée où l'on s'assied ordinairement pour se chauffer, j N'aimer que le coin de son feu. Aimer la vie retirée. | ^u coin du feu. En famille, entre amis. | Au jeu de trictrac. Grand coin, ou Coin, La dernière case à la droite du joueur. Coin bourgeois, La dernière case du petit jan. | Au jeu de paume, Tc" nir son coin, se dit Lorsque deux personnes qui jouent partie contre deux autres défendent chacune leur côté. \ Fig. et fam., Tenir bien son coin dans une compagnie. S'y faire estimer, s'y faire remarquer, j] Se dit De certains meubles en forme de petites armoires, qui se placent dans les angles des appartements. | Petite partie ou portion d'une maison ou d'un appartement. | Endroit qui n'est pas exposé à la vue. [Endroit quelconque, mais plus ordinairement. Un lieu retiré et peu fréquenté. | Pièce de fer ou de bois terminée en angle aigu à l'une de ses extrémités, et dont on se sert pour fendre du bois,etc. | Coins de mire. Morceaux de bois qui servent à hausser ou à baisser un canon, un mortier, j Prov. etfig., Faire co/« de même bois, Se servir, pour mettre une chose en œuvre, d'une partie de cette même chose. ( Chez les anciens, troupe d'infauterie formant un bataillon triangulaire dont, une pointe était tournée vers l'ennemi. | W partie d'un bas dessinée en pointe, rtH*»!»»

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rextrémité inférieure répond à la cheville du pied. I Désigne Celles des dents incisives qui sont le plus près des crocs, de chaque côté de la bouche du cheval. | Morceau d'acier gravé en creux, dont on se sert pour marquer de la monnaie , des médailles. | Celte médaille est à fleur de coin. Elle est parfaitement conservée. | Poinçon qui sert à marquer de la vaisselle. | Fig., Cela est frappé , est marqué à tel coin , Cela porte tel cachet, ou y reconnaît tel caractère. (Couin.)

COÏNCIDENCE, s. f. État de deux choses qui coïncident. | Se dit , Cg., De choses qui arrivent en même temps. La coïncidence de ces deux événements est très-remarquable . ( Co-in-si-dan-se. )

COÏNCIDENT, ENTE. adj. {Cum, inci- </ere.) Qui coïncide. | Symptômes coïncidents, Ceux qui se montrent simultanément. ( Coin-si-dan ; ante. )

COÏNCIDER. V. n. {Cum, încidere.) S'ajuster l'un sur l'autre dans toutes les parties.

I Se dit, fig.. De choses qui arrivent en même temps. (Co-in-si-dé. )

COING, s. m. {Cuneus.) Gros fruit jaune en forme de poire, qui a une odeur forte, et dont la peau est couverte d'un duvet. | Gros coing. Coing bien jaune. Confiture de coings. Pâte de coings. Sirop de coings. Gelée de coings. Prov., Être jaune comme un coing. Avoir le teint très-jaune. (Couin)

COINTÉRESSÉ. s. m. Celui qui a avec un autre qq. intérêt commun dans une affaire, dans une entreprise. ( Co-in-té-rë-sé. )

COITE, s. f. Couette.

COJOUISSANCE. s. f. ( Cum, gaudere. )

II se dit en parlant D'une chose dont la jouissance est commune à deux ou plusieurs personnes.. (Co-jou-i-san-se. )

COKE. s. m. {Coke, angl. ) Charbon de terre dégagé, parla distillation, des substances fluides et gazeuses qu'il contenait. Le coke est un bon combustible. Brûler du coke. (Coc-e.)

COL. s. m. (Collum.) La partie du corps qui joint la tête ^ux épaules. (Yi.)Onle dit qqf. encore par euphonie. P^oy. Cou. I Le col d'un os. Le rétrécissement qui se remarque au-dessous de la tête ou de qq. autre partie de certains os. j Col de chemise , La partie dé la chemise qui entoure le cou. I Faux col , Col de chemise rapporté , qui s'attache autour du cou avec des cordons. | Espèce de cravate qui s'attache derrière le cou avec une boucle. | Col de cravate. Ce qu'on met dans une cravate })our lui donner de la fermeté. | Passage étroit entre deux montagnes.

COLAO. s. m. Sorte de ministre d'État à la Chine.

COLARIN. s. m. Frise du chapiteau de la colonne toscane et de la colonne dorique.

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COLATURE. s. f. (Co/a/ara. )Filtration, séparation d'une liqueur d'avec ce qu'elle contient de plus grossier. | La liqueur hlti'ée.

COLBACK. s. f. Sorte de coiffure militaire, bonnet de peau d'ours sans plaque et dont la partie supérieure est plate. (Col-bac.)

COLCHIQUE, s. m. (Colctiicum). Plante bulbeuse appelée aussi Tue-chien, qui croît dans les prés humides, et qu'on cultive dans les jardins, à cause de la beauté de sa fleur. Le colchique est un violent poison surtout pour le chien. ( Col-chic-e. )

COLCOTAR. s. m. (Colcotar.) Oxyde rouge de fer qui provient de la calcination du sulfate de fer.

COLÉGATAIRE. s. des 2 g. ( Cum, legatarins. ) Celui ou celle qui est légataire avec un ou plusieurs autres. ( Co-lé-ga-tè-re. )

COLÉOPTÈRE. adj. et s. m. (Koleos, pteron , gr. ) Se dit Des insectes pourvus de quatre ailes, dont les supérieures, qui sont solides et cornées , recouvrent les inférieures en manière de gaines. Les insectes coléoptères. Le hanneton et les scarabées sont des coléoptères.

COLÉRA-MORBUS. s. m. r. CholÉra-imorbus,

COLÈRE, s. f. {Choiera.) Mouvement désordonné de l'âme par lequel nous sommes excités, avec violence, contre ce qui nous blesse. | Se dit, dans un sens analogue , en parlant des animaux. | Fig., La mer est en colère. Elle est fort agitée. | Adj. des 2 g. Qui est sujet à se mettre en colère.

COLÉRIQUE, adj. des 2 g. (Cholericus.) Enclin à la colère. F". Cholérique. (Co-lèric-e.)

COLI. s. m. r. CoLiR.

COLIART. s. m. ( Colias. ) Poisson de mer qui ressemble à la raie. (Co-li-ar.)

COLIBRI, s. m. Genre d'oiseaux qui sont remarquables par leur petitesse et par l'éclat de leurs couleurs; n. autre. Oiseaux-mouches.

COLICITANT. s. m. ( Cum , licitajis. ) S'emploie surtout au pluriel , et se dit De deux ou plusieurs cohéritiers ou copropriétaires aux noms desquels se fait une vente par licitation. (Co-li-si-tan.)

COLIFICHET, s. m. Babiole, bagatelle, petit objet de fantaisie. | Se dit Des ajustements de femme qui»ne servent qu'à la parure. I Se dit De certains petits ornements mal placés , et qui n'ont point de convenance ni de rapport avec les lieux où ils sont mis. Un jardin rempli de colifichets. Des églises gothiques surchargées de colifichets. \ Fig,, Tout ornement placé mal à propos dans qq. ouvrage d'esprit. | Sorte de pâtisserie sèche et légère , faite sans beurre et sans sel, qu'on donne à manger aux oiseaux. I Petite machine dont se servaient les ajusteurs pour réduire les espèces au poids légal. (Co-li-fi-chë.)

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COLIMAÇON, s. m. V. Limaçon.

COLIN-MÂlLLARD. s. m. Sorte de jeu où l'un des joueurs , que l'on appelle colinmaillard , a les yeux bandés et cherche les autres à tâtons , jusqu'à ce qu'il en ait saisi

un, dont il est obligé de dire le nom , et alors p [Il m.].)

alors prend sa place. (Co-lin-ma

!t qui -llar

COLIQUE, s. f. ( Colica:) Toute douleur vive qu'on éprouve dans le ventre, dans l'abdomen, et qui redouble par intervalles. Colique bilieuse. Colique hépatique. Colique venteuse. Colique de miserere. Il est sujet à la colique. On dit vulg., dans un sens analogue. Colique d'estomac. (Co-lic-e.)

COLIR ou COLI. s. m. Officier de la Chine, qui est un censeur universel , et» qui a droit d'entrer dans les maisons pour s'instruire de ce qui s'y passe.

COLIS, s. m. Caisse, balle de marchandises, ballot. Expédier, recevoir vingt colis, trente colis.

COLISEE. s. m. Nom d'un célèbre amphithéâtre de Rome , dont il subsiste encore de beaux restes , et que l'on appelait anciennement le Colossée , parce qu'il fut construit non loin de la statue colossale de Néron. (Co-li-zée.)

COLLABORATEUR, s. m. {Collaborare.) Celui qui travaille de concert avec un autre, qui l'aide dans ses fonctions, dans l'exercice de son emploi. | Se dit en parlant Des pièces de théâtre et des écrits périodiques | Fém. , Collaboratrice. (Col-la-bo-ra-teur ; tri-se.)

COLLAGE, s. m. Opération qui consiste à imprégner le papier de colle, pour qu'il ne boive pas , pour qu'il puisse recevoir l'écriture. I L'action de coller du papier de tenture dans les appartements. (Co-la-je.)

COLLANT, ANTE. adj. Qui colle. Pantalon collant, Pantalon fort juste et qui dessine les formes. (Co-lan.)

COLLATAIRE. s. m. {Collatus.) Celui à qui on a conféré un bénéfice. (Col-la-tè-re.)

COLLATÉRAL, ALE. adj. {CoUateralis.) Il est d'usage en parlant De parenté et de succession hors de la ligne directe, soit descendante, soit ascendante, j Parents collatéraux. Les oncles, les frères, les sœurs, les cousins germains, etc. | Ligne collatérale, La ligne que forment les parents collatéraux. [Succession collatérale ^ La succession qu'on recueille d'un parent en ligne collatérale. | Héritier collatéral., Celui qui hérite d'un parent en ligne collatérale. jSubst., Parent collatéral. I T. de géogr. , Points collatéraux , Les points qui sont au milieu de deux points cardinaux, j Nef collatérale ^ Nef des bas côtés aux ailes d'une église. (Col-la-tc-ral.)

COLLATEUR. s. m. {Collator.) Celui qui

a droit de conférex un bénéfice. | Collatcur

ordinaire, on Ordinaire , Celui qui de droit

a^ommun conférait le bénéfice. (Gol-la-teur.)

COLLATIF , lYE. adj. {Collatinis.) Qui

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se confère. Il se dit surtout en matières bénéficiales. (Col-la-tif.)

COLLATION, s. f. ( Collatio. ) Droit de conférer un bénéfice. | La provision du collateur. | Avoir de belles collations , de grandes collations. Avoir le droit de conférer plusieurs bénéfices considérables. | Action par laquelle on confère la copie d'un écrit avec l'original, ou deux écrits ensemble, pour savoir s'il n'y a rien de plus ou de moins dans l'un que dans l'autre. (Col-la-sion.)

COLLATION, s. f. {Collatio.) Repas léger que les catholiques font les jours de jeûne , au lieu de souper. | Tout repas qu'on fait dans l'après-dînée ou dans la nuit. (Co-la-sion.) COLLATIONNER. v. n. Faire le repas qu'on appelle Collation. (Co-la-tio-né.)

COLLATIONNER. v. a. Conférer un écrit avec l'original , ou conférer deux écrits ensemble , afin de vérifier s'il y a qq. ch. de plus ou de moins dans l'un que dans l'autre. [Examiner si un livre est entier, s'il ne manque point quelque feuille ou feuillet. (Col )a-sio-né.)

COLLE, s. f. {Colla.) Matière gluante et tenace, dont on se sert pour joindre deux choses et pour faire qu'elles tiennent ensemble. \ Pop, , Bourde, menterie, chose controuvée à plulsa-. (Co-le.)

COLLECTE, s. f. {Collecta.) Il se disait autrefois De la levée des deniers de la taille et autres impositions qui se faisaient par assiette, j Temps pendant lequel un collecteur était en fonctions, | Quête faite pour une œuvre de bienfaisance ou pour un objet d'intérêt commun, j L'oraison que le prêtre dit à la messe avant l'épître. (Co-lëc-te.)

COLLECTEUR, s. m. {Collecter.) Celui qui était nommé , dans une paroisse , pour recueillir les tailles ou qq. autie imposition levée par assiette. (Co-lëc-teur.) ' COLLECTIF, IVE. adj. {Collcctims.) Il se dit De tout mot au singulier qui désigne plusieurs personnes ou plusieurs choses.— Subst., Un collectif. Les collectifs. \ Sens collectif, valeur collective, Le sens, la valeur que prend un mot au singufier qui n'est point collectif de sa nature, lorsqu'il sert à désigner une réunion , une classe entière d'objets. I Qui renferme, qui embrasse plusieurs personnes ou plusieurs choses. | D'une manière collective. En considérant les objets dont on parle comme ne formant qu'un tout. (-Go-lëc-tif.)

COLLECTION, s. f. {Colleciio.) Réunion de plusieurs objets qui ont ensemble (jq. rapport. | Recueil , compilation de plusieurs ouvrages qui ont rapport à une même matière, qui appartiennent à un même genre. | Recueil de passages tirés d'un ou de plusieurs auteurs, (Co-léc-sion.)

COLLECTIVEMENT, adv. D'une manière collective. (Co-lëc-ti-ve-man.)

COLLÈGE, s. m. {Collegium.) Certain

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corps ou compagnie de personnes notaliles qui sont revêtues d'une même dignité. | Collège électoral, Assemblée d'électeurs convoqués pour élire des députés. ( Établissement public où l'on enseigne les lettres, les sciences , les langues , etc. , et où demeurent ordinairement plusieurs professeurs ou régents, |La réunion des écoliers qui sont en pension dans un collège. | Fam. , Cela sent le collège, Cela a un air de pédanterie. // sent encore son collège, se dit D'un jeune bomme qui conserve encore dans le monde les manières du collège. I Amitié de collège. Amitié formée au collège et continuée dans l'âge mûr. | Collège de France , Institution fondée à Paris par François I^"" pour l'enseignement public eî gratuit des langues, de la poésie, de l'éloquence et des bautes sciences nialliématiques et pbysiqucs. (Co-lé-je.) ^ COLLÉGIAL , ALE. adj. {CoUegialls.) Église collégiale, se dit d'Un chapitre de rbanoines sans siège èpiscopal. | Subst., Une collégiale. (Co-lé-jial.)

COLLÉGIEN, s. m. Celui qui étudie au collège. (Co-lé-ji-in.)

COLLÈGUE, s. m. (Collega.) Se dit De ceux qui sont revêtus des mêmes fonctions ou de la même mission. (Co-lèg-e.)

COLLER. V. a. (Co/Z^re.) Joindre et faire tenir deux choses ensemble avec de la colle. |Se dit De choses qui sont fortement unies entre elles ou à d'autres. | Y. n. Ce bas, ce pantalon, cette culotte colle bien , Ce bas s'applique bien sur la jambe ; ce pantalon, cette culotte est juste et dessine bien les formes. I Fig. et fam., Se coller, être collé contre une chose, à une chose, sur une chose, Se tenir fortement appliqué contre une chose , etc.; ou Se tenir constamment auprès d'une chose. | Fig. , Etre collé sur son cheval, collé sur la selle. Etre ferme et droit sur son chevaL | Fig. et fam,, Cet homme est coïlé sur ses livres , Il s'applique constamment à l'étude. I Fig. , Avoir les jeux collés sur une chose, sur (jrjn., Regarder une chose, regarder qqn. attentivement et longtemps. I Fig,, an billard, Coller une bille. Pousser ou placer une bille de manière qu'elle s'arrête contre la bande ou fort près de la bande. | Enduire, imprégner de colle, I Coller du vin , Y mettre de la colle de poisson, ou qq. autre ingrédient, pour l'èclaircir. (Co-iè.)

COLLERETTE, s, f. Sorte de petit collet de hnge , dont les femmes se servent qqf. pour se couvrir la gorge et les épaules. | Assemblage de petites feuilles qui eiitourc la base d'une ombelle, (Co-le-rë-te.)

COLLET, s, m. Cette partie de rhabillcment qui est autour du cou. | Ample morceau de drap ou d'étoffe , ordinaiienient taillé en rond, qui est cousu, altachè autour du collet, et qui tombe de manière à couvrir les épaules. | Absol, , Cette pièce de toile

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fine qu'on mettait autrefois autour du cou par ornement , et qui s'appelait autrement Rabat. | Fam,, Les gens à petit collet , et, fig.. Les petits collets. Les ecclésiastiques. Fig., Le petit collet, La profession ecclésiastique. I CoUet monté. Collet de femme ou il y avait de la carte ou du fil de fer pour le soutenir. | Fig. et fam.. C'est un collet montée se dit D'une personne qui affecte trop de gravité, qui a de la pédanterie, |Fig. et fam., Cela est collet monté, est bien collet monté, Cela est antique, ou Cela a un air contraint et guindé. | Sauter au collet de (J(]n., le prendre , le saisir au collet , Le saisir au cou pour lui faire violence. — L'arrêter et le faire prisonnier. I Fig. et fam.. Prendre qqn. au collet , Le forcer de vous écouter. | Fam,, Prêter le collet à qqn. , Se présenter pour lutter ou combattre corps à corps contre lui, — Fig., Être prêt à disputer contre lui, | Collet de buffle. Sorte de pourpoint fait de peau de buffle, qui était à grandes basques et sans manches. | Collet de mouton, collet de 'veau, La pièce, la partie du cou de ces animaux qui reste après qu'on en a ôté le bout le plus proche de la tète. | Cette partie de la plante où finit la racine et où commence là tige. I Le collet d'une dent, La partie d'une dent qui est entre la couronne et la racine. | Sorte de lacs à prendre des lièvres, des lapins, etc. (Co-lë,)

COLLETER, v, a. Prendre qqn. au collet pour lui faire violence, | Il se dit aussi Des animaux, dans une acception analogue. /,« dogue colleta le loup. | V, n. Tendre des collets pour prendre des liè\Tes, etc. j Se dit, en t. de blas,. D'un animal qui a un collier d'un émail ou d'une couleur différente de celle du corps. (Co-le-té,)

COLLEUR, s. m. Celui qui fait des cartons ; ou Celui qui colle du papier peint sur les murs d'un appartement, La première acception a vieilli ; on dit aujourd'hui Cartonnier. (Co-leur.)

COLLIER, s, m. Rangée de perles ou d'autres choses de même nature que l'on porte au cou pour se parer. | La. chaîne d'or que portent les chevaliers de certains ordres, les jours de cérémonie, et à laquelle est suspendu le signe de l'ordre. | Prov. et fig., Cest un des grands colliers de la compagnie, se dit De celui qui a une grande autorité, un grand pouvoir dans une compagnie, j Cercle de fer, d'argent ou de qq. autre matière, que l'on met autour du cou des esclaves et de qqs, animaux. | Collier de force. Collier garni de pointes tournées en dedans, dont on se sert pour dresser les chiens d'arrêt. | Blarque naturelle en forme de cercle qui se voit qqf. autour du cou des quadrupèdes, des oiseaux, et qui est différeule par sa couleur du reste de leur poil ou de leur plu ■ mage. | La partie du harnais des chevaux de charrette ou de labour qui est faite de bois

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et rembourrée, et à laquelle les traits sont attachés. | Fig. et fam., Collier de misère. Travail pénible qu'on ne peut interrompre que pour le reprendre bientôt. | Cheval de co/Zier, Cheval propre à tirer. | Cheval franc du collier. Cheval qui tire de lui-même, sans qu'il soit besoin de lui donner des coups de fouet, jProv. et ûg.,Etre franc du collier, se dit De celui qui est toujours prêt à faire les choses que son devoir, son honneur, etc. , exigent de lui. Il se dit aussi D'un homme brave et qui est toujours prêt à marcher au combat. | Fig. et fam., Donner un coup de collier. Faire un nouvel effort pour réussir dans qq. entreprise. | Astragale taillé en perles, en olives, ou eu palenôtres. ( Co-lié. )

COLLIGER. ( Colligere. ) v. a. Faire des collections des endroits notables d'un livre. (Vi.)(Col-lijé.) ,

COLLINE, s. f. Petite montagne qui s'élève en pente douce au-dessus de la plaine, j Poétiq., La double colline. Le Parnasse. (Co-li-ne.)

COLLIQUATIF, IVE. adj. Qui accompagne la colliquation, qui en résulte. (Colli-coua-tif. )

COLLIQUATION, s. f. (Colliquatio:) Amoindrissement des parties solides, avec excrétion abondante et diminution de cohésion des liquides. ( Col-li-coua-sion. )

COLLISION, s. f. ( CoUisio.) Le choc de deux, corps. (Col-li-zion. )

COLLOCATION. s. f. (Collocatio.) Action par laquelle on range des créanciers dans l'ordre suivant lequel ils doivent être payés, | L'ordre, le rang dans lequel chaque créancier est colloque, j La somme qu'un créancier utilement colloque a droit de toucher. | Collocation utile, Collocation pour le payement de laquelle il y a suffisamment de deniers. ( Collocation de l'argent. L'emploi qu'on fait de l'argent en le plaçant. (Col-lo-ca-sion).

COLLOQUE, s. m.(Colloquiuin.) Dialogue, entretien de deux ou de plusieurs personnes. Fam. I Le colloque de Poissy, Conférence célèbre qui fut tenue à Poissy entre les catholiques et les réformés. I Auplur., Titre de certains ouvrages qui contiennent des dialogues sur diverses matières. ( Col-loc-e. )

COLLOQUER. v. a. {Collocarc.') Placer, ûiettre qqn. en une place. Fam. | Se dit Descréanciers que l'on range dans l'ordre suivant lequel ils doivent être payés sur le p^'ix de la vente, faite en justice , d'un objet qui appartenait à leur débiteur commun. (Col-loc-é. )

COLLUÛER. V. n. (Co//«afere.) S'entendre avec sa partie adverse au préjudice d'un tiers. (Col-lu-dé.)

COLLUSION, s. f. ( Collusio. ) Intelligence secrète entre deux ou plusieurs parties au préjudice d'un tiers, | Toute intelligence secrète dans les affaires pour tromper un tiers. (Col-lu-zion. )

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COLLUSOIRE, adj. des i g. (Collusor.) Qui se fait par collusion. (Col-lu-zoua-re. )

COLLUSOIREMENT. adv. D'une ma^ nière collusoire. ( Col-lu-zoua-re-man. )

COLLYRE, s. m. ( Collyrium. ) Remède extérieur qui s'applique sur les yeux. (Colli-re. )

COLOMBAGE, s. m. Rang de solives posées à plomb dans une cloison de charpente, dans un pan de bois. (Co-lon-ba-je.)

COLOMBE, s. f. (Columba.) Pigeon.

Poét., ou de style religieux. (Co-lon-be. )

COLOMBIER, s. m. Bâtiment en forme de tour ronde ou carrée, où Ton retire et nourrit des pigeons, | Colombier à pied. Colombier qui a des boulins depuis le sommet jusqu'au rez-de-chaussée, j Prov. et fig.. Faire 'venir, attirer les pigeons au colombier ^ Attirer des chalands, des personnes qui apportent du profit. (Cq-lon-bié.)

COLOMBIER, s. m. Sorte de papier d'un grand format.

COLO^IBIN, INE. ^ adj . ( Columbinus. ) Qui est d'une couleur mélangée entre le rouge et le violet, approchant du gris de lin. (Vi.) On dit aujourd'hui Gorge de Pigeon.

Co-lon-bin ; i-ne.)

COLOMBINE. s. f. La fiente de pigeon; et Celle des volailles. (Co-lon-bi-ne.)

COLON, s. m. {Colonus. ) Celui qui cultive une terre, dans qq. pays que ce soit. | Colon partiaire. Cultivateur qui rend au propriétaire une portion convenue des récoltes et des autres produits de sa ferme. | Celui qui fait pajtie d'une colonie, qui habite une colonie.

COLON, s. m. {Colon.)V\xa des gros intestins, qui suit le cœcum..

COLONEL, s, m. {Colonello, it.) Celui qui commande un régiment. | Officier qui, sans avoir de régiment, a le grade de colonel. Colonel-général. Celui qui, en vertu d'un titre honorifique, est à la tête de tous les corps d'une même espèce de troupes. (Co-lo-nël.

COLONELLE, adj. f. Il désignait autrefois La première compagnie d'un régiment , celle qui n'avait point d'autre capitaine que le colonel . La compagnie colonelle, ou ; subst., La colonelle, (Co-lo-në-le. )

COLONIAL, ALE. adj. Qui est relatif aux colonies, qui vient des colonies.

COLONIE, s. f. (Colonia.) Réunion d'hommes sorties d'un pays pour aller en habiter un autre. — La population qui s'est formée et qui se perpétue dans le lieu de leur établissement, j Lieu, pays, habité par une colonie. ] Se dit absol. Des colonies des Antilles françaises.

COLONISATION, s. f. Action de coloniser, ou Le résultat de cette action. (Co-loiii-za-sion.)

COLONISER. V. a. Former en colonie ; établir une colonie, des colonies, dans un pays. (Co-lo-ni-zé. )

COLONNADE, s, f, coll. Suite de co-

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lonnes rangées avec symétrie pour servir d'ornement à uu grand édilice, à une place publique, etc. (Co-lo-na-de.)

COLONNE, s. f. ( Columna. ) Sorte de pilier composé d'un fût cylindrique se rétrécissant par le haut, d'un chapiteau , et souvent d'une base : il est ordinairement destiné à soutenir un entablement, et à décorer les édifices | Fig., Les colonnes de tEtat, de C Église, Ceux qui en sont les plus ternies soutiens. On le dit qqf. Des choses. | 60lonne monumentale. Monument qui a la forme d'une grande colonne isolée. | Fig., Les colonnes d'Hercule, Les deux montagnes du détroit de Gibraltar. | Colonnes mil- Uaires, Bornes en forme de petites colonnes , placées, d» distance en dislance , le long des grands chemins, pour indiquer les lieues , les milles, etc. | Les colonnes d'un lit, Les piliers qui soutiennent le ciel des lits à l'ancienne mode. I La colonne •vertébrale, L'épine du dos. I Dans un livre, etc., dont les pages sont divisées, de haut en bas, en deux ou plusieurs parties , se dit De chacune des parties de la page. | Les colonnes d'un registre, d'un tableau. Les divisions, les compartiments d'un registre, d'un tableau, indiqués par des lignes tracées de haut en bas. I Une colonne de chiffres. Plusieurs chiffres placés les uns au-dessous des autres, j Corps de troupes disposé ou marchant dans ini ordre qui a peu de front et beaucoup de profondeur. | Colonne d'attaque, CeWe (\\.n est chargée de commencer l'attaque. | Colonne mobile. Corps de troupes destiné à parcourir un pays, en différents sens, pour y maintenir la tranquillité, pour en chasser des partis ennemis. | Quantité de matière fluide de figure cylindrique, qui a une hauteur et une base déterminées réellement ou par la pensée. ( Co-lo-ne. )

COLOPHANE, s. f. ( Colophonia. ) Sorte de résine dont les musiciens qui jouent du violon, de la basse, etc., se servent pour frotter les crins de l'archet. (Co-lo-fa-ne. )

COLOQUINTE, s. f. ( Colocynthis. ) Espèce de concombre dont la pulpe est extrêmement amère et très-purgative. (Co-locin-te [c m.]. )

COLORANT, ANTE. adj. Qui colore, qui donne tic la couleur.

COLORER. V. a. ( Colorare. ) Donner la couleur, de la couleur. | Fig., donner une belle apparence à qq. ch. de mauvais. | J^in coloré, Vin qui est plus rouge que paillet. I Avoir le teint coloré, Avoir le teint rouge, vermeil. | Y\s^., lin a pas même un titre coloré, Un titre apparent. [ Se dit Des parties d'une plante qui ont une autre couleur que celle qui leur est ordinaire.

COLORIER. V. a. Appliquer les couleurs convenables sur une estampe, sur un dessin, etc. I Employer les couleurs dans uu ta-

COM

COLORIS, s. m. L'effet qui résulte du mélange et de l'emploi des couleurs dans les tableaux, principalement pour les (igmcs humaines, j Un beau coloris. Un teint bais et vermeil. On le dit aussi des fruits. | Se dit, fig., Du style et des pensées. ( Co-lo-ri.)

COLORISTE, s. m. Peintre qui entend bien le coloris. | S. f. et m. Celui qui colorirt des estampes, des gravures.

COLOSSAL, ALE, adj. D'une grandeur extraordinaire. | Au plur., il n'est usité qu'au fém. I Se dit, fig., De certaine choses qui ont une force, une étendue extraordinaire. (Colo-sal.)

COLOSSE, s. m. ( Co/o^j«^. ) Statue d'une grandeur extraordinaire. | ¥\^., Un colosse, un grand colosse, Un homme de fort grande statue. On le dit aussi Des animaux, j Fig., Empire, souverain très-puissant. Plusieurs causes préparaient la chute de ce colosse , Le colosse est tombé. (Co-lo-se. )

COLPORTAGE, s. m. L'action de colporter, ou La profession de colporteur.

(Col-por-ta-ge.)

COLPORTER. V. a. (Collum, portare.) Faire le métier de colporteur ; porter, dans les rues et par les campagnes, des marchandises, des livres, des papiers, publics, etc., pour les vendre. | Colporter une nouvelle, une histoire scandaleuse, etc., La répandre en la racontant dans les diverses maisons où l'on va.

COLPORTEUR, s. m. Petit marchand ambulant qui porte sa marchandise sur le dos ou devant soi, dans des mannes, dans des caisses, etc. | Se dit De ceux qui crient et qui vendent dans les rues les bulletins, les arrêts; etc., avec approbation de l'autorité. C'est un arrêt que les colporteurs crient dans les rues.

COLURES. s. m. (Coluri.) Il se dit De deux grands cercles de la sphère, qui coupent l'équateur et le zodiaque en quatre parties égales, et qui servent à marquer les quatre saisons de l'année.

COLZA, s. m, (Colzat, flam.) Espèce de chou qui ne pomme point, et dont la graine fournit une huile bonne à brûler, à faire du savon noir.

COMA. s. m. (Coma.) Sommeil profond d'oîx il est difficile de tirer le malade.

COMATEUX, EUSE. adj, (Comatus.) Qui concerne le coma, qui y est analogue. (Co-ma-teù ;ze. )

COMBAT, s. m. Action par laquelle on attaque ou l'on se défend. | Combat judiciaire. Manière de procéder en justice, qui consistait à soutenir son droit ea se battant contre son adversaire. | L'action des animaux qui se battent ou que l'on fait battre les uns contre les autres. | Être hors de combat. N'être plus en état de combattre, j Au plur., La guerre. | Se dit De certains jeux publics des anciens, où l'on disputait

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de force el d'adresse dans les différents exercices du corps. | Fig., Toute sorte de contestation, de débat, de lutte. | L'opposition et la contrariété de certaines choses entre elles. | Fig., La lutte des sentiments intérieurs , des mouvements opposés que l'âme éprouve. | Se dit De certains étals d'agitation, de trouble et de souffrance. (Con-ba.)

COMBATTANT, s. m. Homme de guerre marchant en campagne sous les ordres d'un général. | Celui qui prend actuellement part à un combat. | Prov. et fig., Le combat finit faute de combattants , se dit Quand tout le monde se retire d 'une partie de jeu , d'un bal, etc. I Chacun des soutenants ou des assaillants d'un tournoi. (Con-ba-tan.)

COMBATTRE, v. a. {Cum, hatuere.) (Il se conj. c. Battre.) Attaquer son ennemi , ou en soutenir, en repousser l'attaque. Il est souvent employé absol. et neutr. | Faire la guerre. | Combattre une maladie , Employer les remèdes que l'on croit propres à la faire cesser. | Combattre ses passions , etc., Y résister. I Combattre en soi-même. Ne savoir quelle détermination prendre , peser les raisons pour et contre, en sorte qu'il y a combat aans l'esprit. | Combattre de civilité, etc., Faire assaut de civilité, etc. ( Conba-tre.)

COMBIEN, adv. de quantité. ( Quàm , bcnè.) Quelle quantité, quel nombre. | Indique Une quantité, un nombre considérable. | Il s'emploie qqf. absol., lorsque le sens permet de suppléer aisément le subst. auquel il se rapporte. | Absol., Quel prix. | À quel point. I Subst. il 'Veut me vendre sa charge, nous en sommes sur le combien. Fam. (Con-biin.)

COMBINAISON, s. f. ( Combinatio. ) Assemblage de plusieurs choses disposées deux à deux ; Assemblage de plusieurs choses disposées entre elles dans un certain ordre. | Fig-, se dit Des mesures, des calculs par lesquels on prépare le succès de qq. affaire. | L'union intime par laquelle les parties de deux ou de plusieurs corps se joignent pour en former un nouveau. (Con-bi-në-zon.)

COMBINER. V. a. ( Combinare. ) Assembler plusieurs choses en les disposant deux à deux; Les arranger, les disposer entre elles dans un certain ordre. | Se dit , figur. , De ce que l'on calcule ou qu'on dispose de manière à parvenir à un certain résultat. jUnir deux ou plusieurs corps de manière qu'ils n'en forment qu'un seul. | Armée combinée , Armé© composée de troupes appartenant à deux ou plusieurs puissances alliées. | Combiné. subst. Tout corps qui est le résultat d'une combinaison. (Con-bi-né. )

COMBLE, s. m. ( Cumulus. ) Ce qui peut tenir au-dessus des bords d'uue mesure, d'un vaisseau déjà plein. | Toute construction de bois , de fer ou de maçonnerie , placée audessus d'un édifice, pour soutenir la couver-

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ture d'ardoises, de tuiles, etc. | De fond en comble , Entièrement , depuis le fondement jusqu'au faîte. |Fig. et fam. , Ruiner qqn. de fond en comble. Lui faire perdre tous ses biens , ou sou crédit et son honneur, ou tout cela ensemble. On dit aussi Ruiner un système, une doctrine, etc., de fond en comble. En démontrer complètement l'erreur ou la fausseté. | Fig. , Le dernier surcroît , Je plus haut degré de qq. ch. , particulièrement de l'honneur, de la joie , des désirs , des maux, des vices, etc. | Pour comble, loc. prépos. Pour dernier surcroît. ( Con-ble. )

COMBLE, adj. des 2 g. ( Cumulus. ) Qui est rempli jusque par-dessus les bords. Il se dit Des mesures de choses sèches, comme le blé, le seigle, la farine, etc. | Figur., La mesure est comble , se dit en parlant De celui qui, par ses crimes ou paj' ses fautes réitérées, s'est rendu coupable au point de ne devoir plus espérer de pardon. | Se dit , fig. , D'un lieu rempli de monde.

COMBLEMENT, s. in. Action de combler un creux , un vide. ( Con-ble-man. )

COMBLER. V. a. ( Cumulare. ) E.emplir une mesure, un vaisseau, jgsque par-dessus les bords , tant qu'il y en jieut tenir. | Fig. , Combler la mesure. Se rendre coupable d'un dernier crime, ou de fautes réitciées qui ne permettent plus d'espérer de pardon. | Fig., Combler une personne de biens, etc.. Lui faire de grands biens , etc. j Remplir un creux, un vide. |Fig. , Combler les désirs , les 'vœiu:, les souliaits de qqn., Les satisfaire, les remplir. | Combler un déficit. Faire en sorte qu'il cesse d'exister. | Mettre le comble à q(]. ch.. Le rendre complet. (Con-blé.)

COMBLÈTE. s. f. ( Kumbos , gr. ) Fente qui est au milieu du pied#du cerf. ( Conblè-te. )

COMBRIÈRE. s. f. Filet propre à prendre des thons et autres grands poissons. ( Con-bri-è-re. )

COMBUGER. V. a. Remplir d'eau des futailles pour les imbiber , avant que de les employer. ( Con-bu-jé. )

COMBUSTIBLE, adj. des 2 g. Qui a la propriété de brûler. | Subst. masc. , Toute matière avec laquelle on peut faire du feu. ( Con-bus-ti-b!e. )

COMBUSTION, s. f, ( Combustîo. ) Action de brûler entièrement , entière décomposition d'une chose par l'action du feu. 1 Incendie qui détruit totalement un édifice. ] Fig. , Grand désordre , grand tumulte qui s'élève soudainement dans une nation , dans une assemblée , etc. Il se joint alors ordinairement avec la prép. en. (Con-bus-tion. )

COMÉDIE, s. f. {Comœdia.) Poëme dramatique , pièce de théâtre où l'on représente une action que l'on suppose ordinairement s'être passée entre des personnes de condition privée , et où l'on a pour objet de plaire , soit par la p.einture des moeurs et des

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ridicules , soit par des situations comiques. | La haute comeJie , 5e dit Des hautes conceptions comiques où Ion se propose la peinture des mœurs et des caxacieres. j ComéJie de moeurs. Celle qui a poiu- objet principal la peinture des mœurs, j Comédie de caractère , Celle qui a pour objet la peinture et le développement d'un caractère. | Comédie d'intrigue. Celle où l'auteur s'occupe surtout d'intéresser et d'amuier par une action fortement intriguée, et par la multiplicité et la variété des incidents. | Comédie larmoyante , Celle OÙ il y a beaucoup de situations patliéliques. | Comédie-halUt , se disait auti'^iois De certaines comédies dont chaque acte se terminait par un divertissement de danse. . Comédie titroique , Celle qui représente une action sérieuse entre des personnages de haut rang. \ Cumedie pa.<torale, CeUe dont l'action se passe entre des bergers. ■ Comédie épisoditiue. Comédie dont les scènes n'ont entre elles aucune liaison nécessaire. , Prov. et fig. , C'est U secret de la comédie , se dit D'une chose qui est sue de tout le monde, et doiit qqn. veut faire un secret, j L'art de composer des comédies, j La comédie ancienne^, la comédie moyenne , et la comédie nouvelle, IN'oms donnés par les critiques aux trois périodes de l'art de la comédie chez les Grecs anciens. | La représentation de toutes sortes de pièces de théâtre, j Se dit , fig., Des actions qui ont qq. ch. de plaisant, j C'est une comédie, une rraie comédie , se dit D'un événement plaisant. jZ)o/2/j<T /a comédie au public , Tenir une conduite scandaleuse qui attire l'attention du public. Donner la comédie , Se faire remarquei" par des manières extravagantes et ridicules. \ Fig. , Feinte. — Jouer la comédie. Chercher à paraître ce qu'on n'est pas réellement. Le heu où l'on joue la comédie pour le public. La troupe des comédiens qui appartiennent à un méjne théâtre.

CO^klÉDIE^", IE>rN'E, s. Celui, celle dont la profession est de jouer la comédie sur un théâtre pnblic. j Fig. , Hvpoaùte , homme qui. dans des vues intéressées, feint des passions et des sentiments qu'il n'a pas, ou cherche à donner aux autres une fausse idée de son nurite.*^ Co-mc-diin; ie-ne. }

C0ME61TBLE. adj. des a g. et s. m. (6-0mestus. ) Qui peut se manger. Il ne se dit que De ce qui convient à la nourriture de l'homme. ' Co-mës-ti-ble. )

COMETE, s. f. {Cometa.) Il se dit De certains astres qui se meuvent autour du soleil, suivant les mêmes lois que les planètes, mais dans des orbes tellement allonges, qu'il* ne nous deviennent visibles que dans la partie de leur cours la plus voisine de cet astre. \Téte de la comète, La nébulosité plus ou moins lumineuse qui semble former le corps de ces astres ; par opposition à La traînée de iumièr*» '•ague qui les acrotiipagne oi-diuûi-

COM

rement du côté opposé au soleil , et que l'on appelle Queue de la comète. Qqf. cette lueur parait s'étendre au-delà de la tète , vers le soleil, et alors elle prend le nom de Bnrùe de la comète. D'auti^cs fois aussi elle enveloppe toute la tète , et on l'appelle La chevelure de la comète. La tèie des comètes, vue au télescope , présente souvent dans son intérieur une petite masse de lumière plus condensée; c'est ce que l'on nomme Le noyau de la comète. I T. de hlas. , Étoile à queue ondoyante, qu'on représente avec huit rayons, j Fusée volante dont la tête et la queue sont également lumineuses. | Espèce de jeu qui se joue avec des cartes . dont une porte pai"ticîdierement le uoni de Comète. \ Espèce de ruban étroit et satiné, qui a ordinairement beaucoup d'apprêt.

COilICES. s. m. pL ( Comitia. ) Assemblées du peuple romain pour éUre des magistrats , ou pour traiter des affaires Importantes de la repubhque. T Co-mi-se. )

COMIXGE. s. f. Bombe d'une grosseur considérable. ( Ti. ) ( Co-min-je. )

CO>UQUE. adj. des 2 g. ( Comicus. ) Qui appartient a la comédie , prise dans le premier des sens indiqués ci-dessus. | Troupe comique , Troupe de comédiens, j Plaisant , propre à faire rire, j Fig., Avoir le masque comique , se dit D'un acteur comique , Avoir un viiage qui se prête à tous les mouvements de physionomie nécessaires pour bien exprimer le caractère d'un rôle plaisant, j Subst. masc. Le genre comique, la comédie. [ Fig. . Avoir du comique dans la figure , Avoir une physionomie plaisante. Avoir du comique dans l'esprit , Avoir une disposition à saisir et à rendre le ridicule, j Subst. , Auteur comique, j Comédien qui est habituellement charge de représenter» les personnages plaisants ou bouffons. I Jouer les comiques. Tenir l'emploi de comique. 1 Fig. et fam., C'est le comique de la troupe , se dit D'une personne qui, dans une société, amuse ordinairement les autres par ses bouffonneries. ( Co-mic-e. )

C0-\U0rE3IE^T. adv. D'une manière comique. ( Cn-mic-e-man. )

CO:VIITÈ. s. m, {Comlto, it.) Officier préposé pour faire travailler la chioiume d'une galère.

COMITÉ, s. m. ( Comitatus. ) Réunion de personnes commises par une autorité , par une assemblée , etc. , pour la discussion de certaiues affaires, de certains objets. { Comité de lecture, Comité devant lequel on ht les pièces présentées , et qui juge si elles doivent être jouées. .1 Comité' secret , se dit Des asiendalées réglées, lorsqu'elles exclueul le public de leur salle , pour délibérer en se-

cret, i Fam. , Société restj-einte à un

petit

nombre de personnes entre lesquelles regue ordinairement une certaine familiarité.

COJ^IMA. s. m. ( Comma. ) La h-itièm*

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COM

ou neuvième parlie d'un ton, à peu près la moitié d'un quart de ton. | T. d'impr.. Ponctuation qui se marque avec deux points l'un au-dessus de l'autre.

COMMAND. s. m. ( Commendatus. ) Celui que l'acquéreur d'un héritage s'est réservé de nommer, et pour lequel il déclare avoir acquis. (Co-man. )

COMMANDANT, adj. et subst. ( Commendatus.) Qui commande dans une place, ou qui commande des troupes, une troupe. | Se dit, particul., Des chefs de bataillon ou d'escadron , et Des lieutenants de roi qui commandentdans les places. | (Co-man-dan.)

COMMANDE, s. f. Ordre donné à un fabricant , à uu ouvrier, de faire un certain ouvrage , qui doit ordinairement être achevé dans un temps prescrit. | Ouvrage de commande. Tout ouvrage que l'on fait exprès pour une personne qui en a donné l'ordre. Fig. et fam., Maladie, joie de commande, etc., Maladie, joie, etc., feintes et supposées. ( Co-man-de. )

COMMANDEMENT, s. m. Ordre que donne celui qui commande , qui a pouvoir de commander, j Secrétaires des commandements , Les principaux, secrétaires des princes et des princesses de la famille et de la maison royale. | Secrétaire d' État et.des commandements y Qualité que les secrétaires d'État prenaient autrefois dans leurs titres. I Lettres .signées en commandement , Lettres , arrêts qui étaient signés par un secrétaire d'État. | Tout ordre bref qu'on donne à haute voix pour faire exécuter certains mouvements, certaines manœuvres. I Exploit fait par un huissier, en vertu d'un jugement ou d'un titre exécutoire, par lequel il commande , au nom du roi , de la loi et de la justice , de payer, de vider les lieux, etc. | Loi, précepte. | Autorité, pouvoir de commander, j Jvoir le commandement d'une province, d^une place, Y avoir la qualité, la place de gouverneur, de commandant. ( Bâton de commandement. Bâton qui est le signe de l'autorité, et que portent certains officiers investis d'un commandement. I Action de commander, manière de commander. I II a le commandement beau , se disait autrefois D'un officier qui commandait de bonne grâce. Cela se dit encore, par ironie , D'un homme qui donne des ordres impossibles ou très-difficiles à exécuter ; ou D'un homme qui n'a point d'autorité, et auquel on ne v-eut pas obéir. | Avoir qq. ch. à son commandement. Pouvoir s'en servir à sa volonté, j Fig., Avoir la parole à commandement, avoir le latin à commandement , etc.. S'énoncer avec facilité, parler le latin comme sa propre langue , etc. ( Co-man-de-man. )

COMMANDER, v. a. (Commendare.) Ordonner, enjoindre qq. ch. à qqn. | Fig., Commander le respect , F estime, etc., Inspirer un respect, une estime, etc., dont il est

COM

imposiibljfedft se défendre. | CôThmanaer qa. ch. à un ouvrier, à un artisan. Lui donner ordre de faire qq. ch. de son métier. | Fig., Ce sentiment ne se commande point. Ne dépend pas de notre volonté. I Fig., en parlant Des choses, Dominer par son élévation. ( Avoir le commandement, l'autorité. | Commander une expédition, un siège , etc.. Être chargé de diriger une expédition, un siège, etc. I Mener à la guerre une troupe du commandement de laqueHe on est chargé. | V. n. Avoir droit et puissance de commander, avoir autorité, empire. | Fig. et fam., Commander à la baguette , Commander avec un empire absolu ; ou Commander avec hauteur et dureté. | Y\%., Commander à ses passions, se commander à soi-même. Maîtriser, réprimer ses passions. (Co-man-dé.) ^ COMMANDERIE. s. f. Bénéfice affecté à l'ordre de Malte ou à qq. autre ordre militaire. (Co-man-de-rie.)

COMMANDEUR, s. m. Chevalier d'un ordre militaire ou hospitalier, pourvu d'une conmianderie. | Dans plus, ordres militaires et autres , grade plus ou moins élevé , qui est purement honorifique. | Commandeurs de tordre. Ecclésiastiques qui avaient l'ordre du Saint-Esprit. | Commandeurs des croyants. Titre que prenaient les califes. ,

(Co-man-deur.) ' j

COMMANDITAIRE, s. m. Celui qui n'est i

que simple bailleur de fonds dans une société en commandite, et qui ne prend aucune part i

à la gestion. | Ad]., Associé commanditaire. (Co-man-di-tè-re.)

COMMANDITE, s. f. (Commendare.) Société formée entre un ou plusieurs associés responsables et solidaires , et un ou plusieurs associés simples bailleurs de fonds , qui ne prennent aucune part à la gestion de la société, et qui ne sont responsables que jusqu'à concurrence de leurs mises. (Co-man- I di-te.) - ■ !

COMME, adv. de comparaison. (Quemadmodum.) De même que, ainsi que. ( Un homme comme lui, Un homme de son mérite, de son rang, etc. | Fam., Comme cela. Ni bien ni mal. I Fam., Il est comme cela. C'est son caractère, sa manière, son usage, etc. | Se joint avec Considérer, regarder, etc., pour marquer l'opinion que l'on a de qqn. ou de qq. ch., le jugement que l'on en porte. | Comme si , De même que si, | Comme aussi. Et pareillement , et de plus. | Comme en effet , Façon de parler dont on se sert pour confirmer ce que l'on a dit. | Par exemple. ) Presque, quasi. | Eu qq. façon. | De quelle manière. | Fam., Comme quoi. Comment, j A quel point, combien, j Tant que, autant que. ( En qualité de, en tant que. | Fam., En vertudequoi. j Adv. de temps, Lorsque, dans le temps, au moment où. | Conj., Parce tjue, vu que, par le motif que. (Co-me.)

COMMÉMORAISON. s.f. {Commémora

COM

^o.) Mémoire, mention que l'Église fait d'un saint ou d'une sainte, le jour ([u on célèbre une autre fête, (Com-mé-mo-rë-zon.)

COMMÉMORATION, s. f. {Commemoratïo.) Cérémonie établie pour rappeler le souvenir de qq. événement important. | La commémoration des morts, La fête que l'Église célèbre le jour des Morts. I La mention que le prêtre fait des trépassés, à l'endroit de la messe appelé Mémento. | Fam.,i^fl/Vc commémoration de qqn., Ea faire mention. ( Com-mé-mo-ra-sion. )

COMMENÇANT, ANTE. s. Celui, celle qui en est encore aux premiers éléments d'un art, d'une science. ( Co-man-san. )

COMMENCEMENT, s. m. Ce par quoi une chose commence ; la première partie d'une chose qui a ou qui doit avoir une durée, une suite, un progrès, une étendue. | Fam., IL y a commencement à tout. On ne peut bien faire tout de suite les choses auxquelles on ne s'est point encore exercé. | Prendre son commencement, prendre commencement, Coxnm.ei\ç.&T. I Absol., ^« cowmencement. Au commenc£ment du monde. | Commencement de preuve. Ce qui fait présumer la vérité d'un fait ou d'une promesse, sansnéanmoins fournir une preuve suffisante. I Au plur., Premières leçons, premières instructions dans un art, ou dans une science. I Principe, cause première. (Co-man-se-man.)

COMMENCER, v. a. ( Commenciare it.) Faire le commencement d'une chose, donner à une chose un commencement d'existence. I Commencer de, désigne Une a'ction qui aura de la durée. | Commencer à désigne Une action qui aura du progrès de l'accroissement. I Commencer Vannée, commencer la journée, etc., Être encore dans les premiers temps de l'année, dans les premières heures de la journée, etc. | Commencar qcjn.fhmâonner les premières leçons, les premiers commencemenls de qq. art, de qq. science. | Cette nourrice a commencé cet enfant, Elle est la première qui lui ait donné à téter. Commencer un cheval. Lui donner les premières leçons de manège. | Absol., Ce jeune homme a mal commencé. — Prov., N'a pas fait (jui commence. — // commence par oit les autres finissent. Les premières choses qu'il fait égalent les actions, les progrès de ceux qui travaillent depuis longtemps. | Y.n. Le sermon commence. \lmpers. , Il commence déjà à faire jour. (Co-man-sé.)

COMMENDATAJ.RE. adj. des 2 g. ( Commandateur.) Qui possède un bénéfice en commende. ( Co-man-da-lè-re. )

COMMENDE. s. f. ( Commendare). Titre de bénéfice que le pape donnait à un ecclésiastique nommé par le roi, pour une abbaye régulière, avec permission au commendataire de disposer des fruits pendant sa vie. (Co-man-de.) . COMMENSAL, s. m. {Cum, mensa.) Celui

COM

qui mange habituellement à même table avec un autre. | Il s'est dit Des officiers de la maison du roi qui ont bouche à la cour, pendant qu'ils sont de service. (Co-man-.sal.)

COMMENSALITÉ. s. f. Droit des commensaux de la maison du roi. (Co-man-sali-té.)

COMMENSURABILITÉ. s. f. Rapport de nombre à nombre entre deux grandeurs qui ont une mesure commune. (Com-man-su-rabi-li-té.)

COMMENSURABLE. adj. des 2. g. {Cum, mensurabilis. ) Il se dit De deux grandeurs qui ont un lapport de nombre à nombre, ou, ce qui revient au même, une mesure commune. ( Co-man-su-ra-ble.)

COMMENT, adv. {Quomodo. ) De quelle sorte, de quelle manière. | Par exclamation. Eh quoi! Est-il possible! Pourquoi, d'où vient que.? | Suh^t., Savoir le pourquoi et le comment d'une chose. (Co-man. ) ^ COMMENTAIRE, s. m. (Commentarium.) Éclaircissements, observations et remarques sur un livre, sur un texte , pour en faciliter l'intelligence. | Fig., et fam.. Point de commentaire ! se dit Pour imposer silence à un inférieur qui se permet de faire des observations sur ce qu'on lui ordonne ou sur ce qu'on lui défend. | Fig. et fam., L'interprétation, ordinairement maligne, qu'on donne aux discours ou aux actions de qqn. | Au plur., Titre de certaines histoires écrites par ceux qui ont eu la plus grande part aux faits qui y sont rapportés. (Co-man-tè-re.)

COMMENl^ATEUR. s. m.{Commentator.) Celui qui fait un commentaire, des commentaires. ( Co-man-ta-teur.)

COMMENTER, v. a. {Commentare.)Fa\Te un commentaire, des commentaires. | Tourner en mauvaise part, interpréter malignement ; et alors il se met avec la prép. Sur. I Absol., Ajouter malignement à la vérité de la chose, ( Co-man-té. )

COMMER. V. n. Faire des comparaisons, dire qu'une chose est comme une autre. Fam,* ( Co-mé. )

COMMÉRAGE, s. m. Propos, conduite de commère, Fam. et vi. ( Co-mé-ra-je, )

COMMERÇABLE. adj. des 2 g. Qui peut être commercé, négocié. Se dit Des effets publics , de^ lettres de change, etc. On dit plus scî^ivent Négociable. (Co-mër-sa-ble.)

COMMERÇANT, ANTE. adj. Qui commerce, où il se fait un grand commerce. | Subst., Négociant marchand en gros. ( Comër-san.)

COMMERCE, s. m. CCom^erciu/n.) Trafic, négoce de marchandises , d'argent, soit en gros, soit en détail. | Chambre de commerce , Réunion de négociants chargés de donner leur avis aux autorités locales sur ce qui concerne le commerce. | F'i^., Faire un mauvais, un méchant, un vilain commerce, un honteux, un infâme commerce , Se mêler de qq.,pra-

COM

tique ou de qq. intrigue qui n'sst pas lîounèle, ( Le corps des commerçants et négociants. I Se dit Des liaisons, des rapports, des rommunications que les personnes ont les unes avec les aulres , pour qq. objet que ce soit. I Être d'un commerce agréable, d'iai bon commerce, Être d'agréable société. Être d'un commerce sûr, Être discret. | Jeu de commerce. Jeu de cartes entre trois, quatre, jusqu'à neuf personnes. (Co-mër-se.)

COMMERCER. V. n. {Commercari,)Traliquer, faire le commerce. (Co-mer-sé.)

COMMERCIAL, ALE. adj. Qui appartient, qui est lelatif au commerce. /'Co-mërsi-al.)

COMMÈRE, s. f. (Cum, mater.) Celle qui a tenu un entant sur les fonts : on lui donne ce nom tant à l'égard du parrain qu'à l'égard du père et de la mère de l'enfant. | Fam., Femme de basse condition qui veut savoir toutes les nouvelles du quartier, et qui parle de tout à tort et à travers. | Toute femme qui a le même défaut. On l'applique qqf. Aux hommes. | Fam., C'est une bonne commère une fine commère, une maîtresse commère, C'est une femme qui a de la tête , une femme hardie et rusée. (Co-mè-re.)

COMMETTANT, s. m. Celui qui charge un autre du soin de ses intérêts politiques ou privés. (Co-më-tan.)

COMMETTRE, v. a. (Committere.) (Se conj. c. Mettre.) Faire. Dans ce sens, il se dit De ce qui est péché , crime ou faute. | Employer, préposer; et alors il se dit Des personnes. I Commettre un raporteur. Nommer un juge pour être rapporteur dans une affaire. I Confier, | Compromettre , exposer mal à propos à qq, danger, à qq. embarras, à qq. avanie, etc. | Commettre deux personnes tune avec t autre. Les mettre dans le cas de se brouiller ensemble. | Tordre ensemble plusieurs torons pour en former un cordage, I Avoir ces causes commises aux requêtes du palais, aux requêtes de l' hôtel, etc., se disait «autrefois De ceux qui, dans certains cas, avaient le droit d'y plaider en première instance , et d'y attirer les procès qu'on leur intentait en d'au très juridictions. (Co-më-tie.)

COMMINATOIRE, adj. des 2 g. {Comminator.) Se dit D'une clause, d'une disposition

légal

e, d'un jugeuient , etc., qui renferme

qq. menace, eu cas de cpntravtnliaft. (Co nii-na-toua re. )

COMMIS, s. m, (Commissus.) Celui qui est chargé par un autre de qq. emploi , de qq. foiiction dont il doit lui rendre compte. Commis au ministère. Le commis d'une administration. Commis de l'octroi. Commis aux barrières. Commis intelligent Commis marchand.] Commis voyageur. Commis qui voyage pour les affaires d'une maison decommerce. (Co-mi.) ^

COMMISE, s. f. [Commissum.) Confisca- 1 tiv ii vl'un lief au profil du seigneur, faute!

COM

de devoirs rendus par le vassal. (Co-mi-ze.)

COMMISÉRATION, s. f. (Commiseratio.) Pitié, miséricorde, sentiments de compassion. (Co-mi-zé-ra-sion.)

COJVIMISSAIRE. s. m. (Commissus.) Celui qui est commis pour remplir des fonctions ordinairement temporaires , et relatives à un objet particulier. | Commissaire départi, se disait D'un intendant de province. | Commissaire du gouvernement , s'est dit Des procureurs-généraux et des autres officiers du ministère public. | Commissaire des guerres , des vivres f d'artillerie , de marine. Officier préposé pour avoir soin des troupes , etc. | Commissaire-général de la cavalefie , Officier principal qui commandait la cavalerie légère sous l'autorité du colonel-général et du mestrede-camp-général , ou en leur absence : on appelait aussi son régiment Le commissairegénéral. I Commissaire de police, ou Commissaire, Officier public chai'gé, dans les villes , de faire observer les règlements et les ordonnances de police, | Commissaire-priseur-vendeur , ou Commissaire-priseur , Officier qui met le prix aux effets mobiliers dont la vente se fait en public au plus offrant et dernier enchérisseur, j Celui qui était établi par autorité de justice pour administrer , pour régir des biens saisis ou mis en séquestre. | Juge délégué par le tribunal auquel il appartient pour procéder à certaines opérations. On dit plus souvent Juge commissaire. I Travailler de grands commissaires, se disait Lorsqu'un certain nombre de conseillers , avec le président , travaillaient extraordinairement , dans le palais méniÊ , à l'examen, à la discussion d'une affaire. Travailler de petits commissaires , se disait Lorsque c'était chez le président que les conseillers s'assemblaient pour travailler. (Comi-sè-re.)

COMMISSARIAT, s. m. La qualité , l'emploi de commissaire. | La durée des fonctions d'un commissaire. (Co-mi-sa-ri-a.)

COMMISSION, s. f. ( Commissio.) Fait, action, chose conmiise. Péché de commission , par opposition à Péché d'omission. \ Chai'ge qu'on donne à qqn. de faire qq. ch. I Message dont on cbarge un domestique, un subalterne, ui) commissionnaire. | Profession de celui qui fait habituollenient des actes de coumierce pour le compte d'auti'ui. I Ce qu'un commissionnaire perçoit pour son salaire. | Mandement du prince , ordonnance du magistrat ou de qq. autre personne ayant autorité de commettre , de députer. I Commission rogatoire , Commission qu'un juge adresse à un autre ]\i^ pour l'inviter à faire qq. acte de procédm%j|JB|istruction, dans l'étendue de son ressorC | Emploi qu'on exerce comme y ayant été commis pour un temps. | Lettre de marque. I Ce vaisseau est en commission. Il est en armement. I Réunion de personnes con:u:ises

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pour remplir des fonctions spéciales , ou chargées d'un travail préparatoire, de l'examen d'une chose, d'une affaire. | Se dit De certains tribunaux d'exception. (Co-mi-sion.)

COMMISSIONNAIRE, s. m. Celui qui e^t chargé d'une comnujsion pour qq. particulier. [Celui qui fail qq. acte de commerce pour le compte d'autrui. | Commissionnaire de roulage. Celui qui se charge de faire transporter des marchandises par voiture. I Commissionnaire chargeur^ Celui qui se charge de l'expédition de marchandises par bateau. | Celui dont le métier est de faire des messages , de porter des fardeaux par la ville. (Co-mi-sio-nè-re.)

COMMISSIONNER. v. a. Délivrer à qq.

une commission par laquelle on l'autorise à faire qq. ch. (Co-mi-sio-né.)

COMMISSOIRE. adj. ( Commissorius. ) Pacte commissaire , Clause par laquelle on stipule, dans un contrat de vente, que, si l'acheteur ne paye pas le prix convenu dans un temps déterminé, la vente sera résiliée, (Co-mi-soua-re.)

COMMISSURE, s. f. (Commissura.) Se dit Du point d'union de qqs. parties du corps. (Co-mi-su-re.)

COMMITTIMUS. s. m. (Mot lat. qui signifie Nous commettons.) On appelait autrefois Lettres de Committimus , ou simpledent Committimus., Des lettres de chancellerie par lesquelles les causes qu'une personne avait , tant en demandant qu'en défendant, étaient commises en première instance aux. requêtes du palais ou aux requêtes de l'hôtel. | Committimus du grand sceau. Celui qu'on obtenait pour les causes qui étaient hors du ressort du parlement de Paris. I Committimus du petit sceau. Celui qui n'était valable que dans retendue d'un parlement. I Le droit de committimus. (Commi-ti-mus.)

COMMITTITUR. s. m. T. lat. Se disait D'une ordonnance par laquelle le président d'un tribunal commettait un juge pour faire qq. instruction. (Com-mi-ti-tur.)

COMMODAT. s. m. ( Commodatum. ) Prêt gratuit d'une chose qu'il faut rendre en nature après un certain temps. (Como-da.)

COMMODE, adj. des 2 g. ( Commodus. ) Qui est aisé, convenable, dont l'usage est utile et agréable : se dit Des choses. | Vie commode , Vie agréable et tranquille. | Être commode dans la société' , être commode à vivre, Être d'une société douce et aisée, d'un bon commerce. | Fam., C'est un homme qui n'est pas commode , se dit D'un homme sétère, exigeant, ou avec lequel on ne peut pas plaisanter. [ Trop indulgent, trop facile. | Cest un maître commode , C'est un homme qui ne rudoie pas, qui ne charge pas ses do- -nesUcnie.*. ['p de morale , Relâche. | Se dit,

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fam. et iron. , De ce qui est conti.iiie à la règle, à la politesse. (Co-rno-de.)

COMMODE, s. f. {Commodus.) Meuble à tiroirs , et en fonne de bureau , servant na»ticulièrement à serrer du linge et des habits.

COMMODÉMENT, adv. Avec commodité, d'une manière commode. (Co-mo-déman.)

COMMODITÉ, s. f {Commoditas.) Chose commode; état , situation commode; moyen commode. | Prendre ses commodités , Prendra ses aises. | Voiture étabUe pour aller d'un lieu à un autre. | Tout moyen qui facilite qq. ch. I Le temps propre, l'occasion. | Facilité de jouir des choses. | Au plur.. Les lieux d'aisance , les privés d'une maison. (Co-mo-di-té.)

COMMOTION, s. f. {Commotio.) Secousse violente, j Agitation excitée dans les es prits. I Ébraulement violent au dedans du corps, causé par une chute, ou par qq. coup. I Commotion électrique , La secousse plus ou moins violente que l'on éprouve par une décharge électrique. (Co-mo-sion.)

COMMUABLE. adj. des 2 g. ( Commutabilis.) Qui peut être commué.

COMMUER. V. a. {Commutare.) Changer.

Commuer une peine, La changer en une peine moindre.

COMIVIUN, UNE. adj. {Communis.) Se dit Des choses auxquelles tout le monde participe ou a droit de participer. | Se dit Des choses dont l'usage appartient à plusieurs. | Maison commune. L'hôtel où s'assemblent les officiers municipaux. | Qui est propre à différents sujets. | Sens commun , La faculté par laquelle la plupart des hommes jugent raisonnablement des choses, j Faire 'vie commune, Vivre à frais communs, ' Lawe commune, se dit en parlant Des religieux et des religieuses qui vivent en communauté; — Se dit Des mœurs générales, des événements ordinaires de la vie. j Hom, adjectif du genre commun, Nom, adjectif dont la terminaison est la même au féminin qu'au masculin. | Syllabe commune , Syllabe qui est tantôt brève, tantôt longue. | Général. | La langue commune , La langue qui est parlée le plus généralement dans un pays. | La ^oix commune, L'opinion générale, f D'une commune 'voLr, À l'unanimité. | Le droit commun, La loi généralement établie. | Ordinaire, qui se pratique ordinairement. | Expédier en forme commune. Sans grâce , sans remise, j Qui se trouve aisément et en abondance. ( Vulgaire, bas, par oppos. à Noble, distingué. | Se dit De? marchandises, des objets de peu de valeur et d'une qualité médiocre. | Cette terre donne tant de revenu, année commune, ou commune année , Bon an , mal an , en compensant les mauvaises années avec les bonnes. | Médiocre , peu estimable dans son genre. ( Commun, subst. masc. Se dit D'une société entre deux ou plusieurs personnes, j Vivre sur le cormnun , Vivre aux frais d'une so-

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