RÉFUTATION
CONGE, s. m. (Congius.) Mesure des anciens pour les liquides. (Con-je. )
CONGÉ, s. m. ( Comeatus, ) Permission d'aller, de venir, de s'absenter, d.e se retirer. I Se dit D'un domestique qui demande à se retirer tout à fait , ou que son maître renvoie. | Exemption qu'on accorde aux écoliers d'aller en classe. | Fig. et fam., Donner à qqn. son congé, lui donner congé. Lui déclarer ou lui faire connaître qu'il doit se retirer pour ne plus revenir, qu'il doit se désister de qq. ch. | Prendre congé. Aller, avant de partir, saluer les personnes à qui l'on doit beaucoup de respect, et prendre leurs ordres. Il se dit également en parlant Des adieux que l'on fait à ses amis, aux personnes de sa connaissance, quand on s'éloigne d'elles pour qq. temps. | Audience de congé, La dernière audience publique qu'un ambassadeur obtient avant son départ. \ L'acte , écrit ou verbal , par lequel le propriétaire ou le principal locataire d'un maison, d'une ferme, etc., signifie à un locataire ou fermier qu'il ait à vider les lieux dans un certain temps. On le dit également D'un locataire à l'égard du propriétaire ou du locataire principal. | Permission de transporter la marchandise dont les droits ont été acquittés. I Congé faute de plaider, Défaut que le défendeur obtient à l'audience contre le demandeur qui ne se présente pas pour soutenir sa cause. | Adoucissenient en portion de cercle , comme celui qui joint le fût d'une colonne à la ceinture. (Con-jé. )
CONGÉABLE. adj. des a g. Se dit D'un domaine dans lequel le seigneur pouvait toujours rentrer ; D'un douaine affermé pour un temps indéfini , et dont le propriétaire peu»
COIS
toujours reprendre la jouissance. (Con-jéa-ble.)
CONGliDIER. V. a. Renvojer qqn., lui donner ordre de se retirer. (Con-JL>-di-é.)
CONGÉLATION, s. f. (Cong^elatio.) Action par laquelle le froid durcit les liquides. iL'élat où sont les liquides par l'effet de la congélation. | Se dit De certaines concré- Uon° d'albâtre calcaire ou gypseux qui se forment en couches planes ou ondulées sur les parois des grottes, des cavernes. | Au plur., se dit Des ornements qui imitent une couche raboteuse de glaçons formés le long d'un mur ou d'un rocher. (Con-jc-la-sion.)
CONGELER, v. a. ( Con^elare. ) Il se dit De l'action par laquelle lé froid durcit les liquides. | Figer, coaguler. (Con-je-lé.)
CONGÉNÈRE, adj. des 2 g. (Con^ener.) Qui est du même genre qu'un autre. [ 3I[jscles congénères , Ceux qui concourent à un même mouvement. (Con-jé-nè-re.)
CONGÉNITAL ou CONGÉNIAL , AIE.
adj. ( Congenïtiis. ) Il se dit Des maladies qu'on apporte en naissant. (Con-jé-ni-tal ; ou Con-jé-ni-al.)
CONGESTION, s. f. {Congés tîo.) Accumulation plus ou moins rapide d'un ou de plusieurs liquides dans une partie quelconque du corps. (Con-jës-tion.)
CONGIAIRE. s. m. {Congiarium.) Distribution extraordinaire que les empereurs faisaient faire au peuple romain eu argent ou en denrées. (Con-ji-è-re.)
CONGLOBATION. s. f. {Conglobatio.) Accumulation de plusieurs preuves, de plusieurs arguments, pour démontrer une même proposition. (Con-glo-ba-sion.)
CONGLOBÉ, ÉE. adj. Il se dit De plusieurs glandes réunies qui n'en font qu'une , dont la surface est unie. (Yi.)
CONGLOMÉRER, v. a. {Conglomerare.) Mettre ensemble, amasser. ( Congloméré, ée. adj. Se dit Des glandes amassées en pelotons, et réunies sous une même enveloppe.
CONGLUTINATION. s. f. {Conglutinatlo.) i^ction par laquelle une chose est rendue gluante et visqueuse , ou Le résultat de cette action. (Con-gluti-na-sion.)
CONGLUTINTIR. v. a. {Congîutinare.)
Rendre une liqueur gluante et visqueuse.
CONGRATULATION, s. f. {Congratula-
tio.) Action de congratuler. On le dit en
plaisantant. (Con-gra-tu-la-sion.)
CONGRATULER, v. a. {Congratulari.) Féliciter qqn., se rejouir avec lui de qq. bonheur, de qq. avantage qui lui est arrivé, et lui en faire compliment. On le dit en plaisantant.
CONGRE, s. m. {Conger.) Poisson de mer semblable à une anguille.
CONGRÉGANISTE. s. des a g. Celui ou celle qui est d'une congrégation laïque, dirigée par des ecclésiastiques réguliers ou séculiers.
CON
CONGREGATION, s. f. {Cungngntiu.) Compagnie , corps de plusieurs personnes religieuses ou séculières , vivant sous une même règle. | Se dit De certaines confréries de dévotion sous l'invocation de la sainte Vierge. I La congrégation des fidèles , Tous ceux qui appartiennent à l'Église romaine. I Assemblée de cardinaux et de prélats chargée d'examiner certaines affaires qui leur sont attribuées. (Con-gré-ga-siou.)
CONGRÈS, s. m. (Congressuj.) Assemblée de plusieurs ministres de différentes puissances qui se sont rendus dans un même lieu pour y conclure la paix ou pour y conciherles intérêts de leurs gouverncment5. I En parlant Des gouvernements républi* cains de l'Amérique, L'assemblée législative. (Con-grè.)
CONGRÈS, s. m. (Congressus.) Épreuve de la puissance ou de l'impuissance des gens mariés, que l'on faisait, dans certaines occasions , par ordre de justice, en présence de chirurgiens et de matrones.
CONGRU, UE. adj. (Congruus.) Suffisant, convenable. | Portion congrue. Pension annuelle que les gros décimateurs étaient tenus de payer aux curés pour leur subsistance. | Fig. et fam. , Traitement d'une rente peu considérable. | Réponse congrue. Réponse précise. Phrase congrue. Phrase correcte. CoNGRUITÉ. s. f. (Congruitas.) Convenance. I L'efficacité de la grâce de Dieu qui agit sans détruire la liberté de l'homme.
CONGRÛINIENT. adv. D'une manière correcte. (Vi.) | Fig. , Parler congrûment d'une chose , d'une affaire. En parler pertinemment. (Con-grû-man.)
CONIFÈRE. adj. des 2 g. et subst. fém. [Conifer.) Se dit Des végétaux dont le fruit est un cône, tels que le pin, le sapin, etc.
CONIQUE, adj. des 2 g. Qui a la figure d'un cône. | Qui appaitient au cône. (Conic-e.)
CONJECTURAL, ALE. adj. {Conjecturalis.) Q]ù n'est fondé que sur des conjectures. (Con-jëc-tu-ral.)
CONJECTUTLALENIENT. adv. Par conjecture. (Con-jëc-tu-ra-le-man.)
CONJECTURE, s. f. {Conjectura.) Jugement probable , opinion que l'on fonde sur qqs. apparences louchant une chose obscure et incertaine. (Con-jëc-tu-re.)
CONJECTURER, v. a. [Conjecturare.) Inférer , juger sur des probabilités , par conjecture. (Con-jëc-tu-ré.)
CONJOINT3RE. v. a. (Conjungcre.) Joindre ensembre. Il ne se dit guère qu'en parlant De mariage. | Conjoint, ointe, adj. Se dit, en botanique, Des parties semblables qui sont comme soudées ensemble. | Marche par degrés conjoints , La marche d'une note à celle qui la suit immédiatement tians ta gamme , soit en montant , soit en descea-
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dant. I Subst. masc. Personne jointe à une autre par le mariage. (Con-jouin-dre.)
CONJOINTEMENT, adv. Ensemble, l'un avec l'autre , de concert. (Con-jouin-te-man.)
CONJONCTIF, rVE. adj. {Conjunctivus.) Il se dit De certaines particules qui servent à lier un mot , un sens à un autre.
CONJONCTION, s. f. {Conjunctio) Union.
Union de l'homme et de la femme. | Partie d'oraison qui sert à lier un mot , un sens à un autre. | Rencontre apparente de deux planètes dans un même point de quelque signe. I Absol. , La conjonction de la lune , La rencontre de la lune avec le soleil dans un même point du zodiaque. (Cou-joncsion.)
CONJONCTIVE, s. f. {Conjonctivus.) Membrane muqueuse qui unit le globe de l'œil aux paupières.
CONJONCTURE, s. f. (Conjunctus.) Occasion, rencontre de circonstances; état, disposition où se trouvent diverses choses en même temps.
CONJOUIR (SE). V. pron. {Congaudere.) Se réjouir avec qqn. de qq. ch. d'agréable , d'avantageux, qui lui est arrivé. (Yi.)
CONJOUISSANCE. s. f. Marque que l'on donne à quelqu'un de la joie qu'on a d'un bonheur qui lui est arrivé. (Vi.) (Con-jou-isan-se.)
CONJUGAISON, s. f. {Conjugatio.) Aanière de conjuguer; Assemblage des différentes terminaisons d'un verbe, distribuées en voix, modes, temps et personnes. | En anat. , Conjugaison des nerfs, La conjonction de certaines paires de nerfs. — Trous de conjugaison , Ouvertures situées sur les côtés de la colonne vertébrale, qui donnent passage aux nerfs de la moelle épinière et à certains vaisseaux. (Con-jug-ë-zon [g m.].)
CONJUGAL, ALE. adj. {Conjugalis.) Qui concerne l'union entre le mari et la femme.
CONJUGALEMENT, adv. Selon l'union qui doit être entre le mari et la femme. (Con-ju-ga-le-man.)
CONJUGUER. V. a. {Conjitgare.) Assembler ou réciter les différentes inflexions et terminaisons que reçoit un verbe selon les voix , les modes , les temps et les personnes. I Pron., Etre conjugué. | Feuilles conjuguées , Feuilles composées dont les folioles sont disposées des deux côtés du pétiole par paires. (Con-jug-é [g m.].)
CONJURATEUR. s. m. Celui qui forme, qui conduit une conjuration. | Se dit De prétendus magiciens qui se servaient de certaines paroles , soit pour conjurer les démons , soit pour conjurer une tempête,
CONJURATION, s. f. ( Conjuratio.) Conspiration, complot contre l'État, contre le prince. | Paroles, cérémonies par lesquelles de soi-disant magiciens prétendent conjurer les démons , la peste , l'orage , etc.
CON
I Exorcisme , prière pour éloigner le démon. I Instante prière. (Con-ju-ra-sion.)
CONJURER. V. a. {Conjurare.) Prier instamment. | Exorciser, se servir de certaines prières pour chasser les démons, j Se dit en parlant Des paroles , des cérémonies par lesquelles de soi-disaut magiciens prétendent chasser les démons , détourner les maladies, etc. I Fig. , Conjurer la tempête , conjurer l'orage ^ Détourner par prudence , par adresse, un malheur dont on est menacé. | Se dit dans un sens analogue à celui qui précède , en parlant Des choses morales. | Décider, résoudre une chose , avec une ferme détermination de l'exécuter , de l'accomplir. | Former un complot avec une ou plusieurs personnes , contre l'État , contre le prince, j Conjurer contre qqn. , Agir de concert avec d'auti-es contre les intérêts de qqn. jCoir- JURÉ, ÉE. subst. Se dit De ceux qui sont entrés dans une conjuration.
^ CONNAISSANCE, s. f. ( Cognoscentia.) L'exercice de cette faculté par laquelle l'âme connaît et distingue les objets. | Être en âge de connaissance , Avoir atteint l'âge où l'on agit avec discernement. | Idée qu'on a deqq. ch., de (\(\. personne. | Parler, agir en connaissance de cause, avec connaissance de cause. Parler, agir avec une entière connaissance de ce que l'on dit , etc. | Avoir une grande connaissance des affaires, S'entendre très-bien en affaires. \ Avoir connaissance d' un navire, avoir connaissance de terre. Apercevoir un navire, la terre. | Se dit Du droit de connaître de certaines affaires. [Au plur. et absol.. Savoir, instructions, lumières acquises. | Au plur.. Certaines mai'ques imprimées par le pied de la bête que l'on chasse, et auxquelles on reconnaît l'âge et la grosseur de cette bête. | Se dit Des habitudes , des liaisons, des relations qu'on a avec qqn. | Faire connaissance. Se lier, entrer en relation. | Se dit Des personnes avec lesquelles on a des liaisons ou des relations. | Fam. , Une figure de connaissance, Une personne que l'on connaît, j Prov., Être, se trouver ew pars de connaissance. Se trouver parmi des gens de sa connaissance. Cela s'applique aussi, en général, À toutes les choses que Ton connaît. (Co-në-san-se.)
C(MNAISSANT. adj. m. Qui se connaît à qq. ch. T. de prat. Ne se dit qu'au plur.. Gens à ce connaissants. Dans le langage ordinaire, on dit Connaisseur. (Co-në-san.)
CONNAISSEMENT, s. m. Déclaration contenant un état des marchandises chargées sur un navire, le nom de ceux à qui elles appartiennent, l'indication des lieux ou on les porte, et le prix du fret. (Co-në-seman.)
CONNAISSEUR, EUSE. s. et adj. Celui, celle qui se connaît à qq. ch. (Co-nëseur; ze.)
CONNAITRE, v. a. ( Cognoscere. ) Avoir
coisr
l'idée, la notion d'une personne ou d'une chose. I Fam., iVe connaître ni Dieu ni diable. N'avoir point de religion. | Fam., Je ne connais autre, se dit D'une personne que l'on connaît beaucoup. | Fig. , Ne point connaître, ne plus connaître qqn., qq. cit.. N'en pas faire acception, ne point le prendre en considération. | Ne plus connaître qqn. , Le traiter comme un inconnu, l'oublier, le mépriser, I Pron. Ne point se connaître, ne plus se connaître, se dit D'une personne que la passion met hors d'elle-même. | Se faire connaître. Dire son nom, sa qualité aux gens dont on n'est pas connu. | Se faire connaître, Faire ou dire qq. ch. qui décèle tes dispositions, les qualités bonnes ou mau- %'aises que l'on a. | Fam., Je ne connais que cela, se dit D'une chose qui ne peut être éludée , ou qu'on ne doit pas balancer à faire. | Se dit aussi Des choses qu'on a étudiées, dont on a une grande pratique. | Se dit, dans un sens analogue. Des personnes. I Absol. , S'instruire, s'éclairer. | Pron., Prendre une juste idée de soi-même, de ses forces, de sa dignité, etc. | // ne se connaît point, L'orgueil lui fait oublier ce qu'il est, j Se connaître à qq., en qq. ch. , Savoir en bien juger. | Avoir des liaisons, des relations avec qqn, | Discerner les objets, les distinguer, les reconnaître. | Sentir, éprouver. | Pratiquer une chose , l'admettre, s'y conformer, s'y soumettre, | // ne connaît plus rien. Sa passion le domine tellement, qu'aucune considération n'est capable de l'arrêter. | Avoir autorité pour juger de certaines matières. Il se construit alors avec de ou un équivalent. I Connu, UE.subst. Se dit, absol., Des choses que l'on connaît. (Co-nê-tre.)
CONNÉ, ÉE. adj, {Connatus.) Il se dit De deux parties semblables qui naisseat réunies. (Con-né.)
CONNÉTABLE, s. m. {Cornes stabuli.) On appelait ainsi, en France, Le premier officier militaire de la couronne, qui avait le commandement général des armées. ( Titre de dignité qui se donne, en d'autres royaumes, à qqs. personnes de qualité , dans la maison desquelles il est héréditaire, j Subst. fém. La femme d'un connétable. ( Co-néta-ble.)
CONNÉTABLE, s. f. La juridiction des maréchaux de France sur les gens de guerre, et sur ce qui regardait la guerre, tant au civil qu'au criminel. | La juridiction des maréchaux de France pour les affaires qui regardaient le point d'honneur. CCo-néta-ble.)
CONNEXE, adj. des 2 g. {Connexus.) Se dit Des affaires qui ont une certaine baison les unes avec les autres, (Co-nëc-se.)
CONNEXION, s. f. {Connexio.) Liaison que certaines choses ont les unes avec les autres, (Co-nëc-sion.)
CONNEXITÉ. s. f. Rapport aperçu entre
CON 227
deux ou plusieurs choses; disposition réciproque ([u'ont certaines choses à être jointes. (Co-néc-si-té.)
CONNIVENCE, s. {.(Conniventia.) Complicité par tolérance et dissimulation d'ua mal qu'on doit ou qu'on peut empêcher.
I Complicité. (Co-ni-van-se,)
CONNIVENT, ENTE. adj. Se dit Des parties d'une plante qui tendent à se rapprocher, (Co-iii-van ; an-te.)
CONNITHR, v. n. {Connivere.) Participer, en dissimulant , à un mal qu'on peut et qu'on doit empêcher. (Co-ni-vé.)
CONOÏDE. s. m. ( Kônos , eidos , gr. ) Corps ou solide qui tient de la figure d'un cône. (Co-no-i-de.)
CONQUE, s. f. CConcha.) Grande coquille concave, | Se dit De certaines coquilles en spirale dont, suivant la Fable, les tritons se servaient comme de trompettes. ( Conques anatiferes. Espèce de coquilles, ainsi appelées parce qu'on croyait autrefois qu'il s'y formait des canards. V. ANATiFE.|La cavité de l'oreille, au fond de laquelle est l'orifice externe du conduit auditif. ( Conc-e. )
CONQUÉRANT, s, m, et adj. Celui qui a conquis beaucoup de pays , qui a fait de grandes conquêtes. | Fig. et fam.. Avoir l'air conquérant, se dit D'un homme, d'une femme qui se présentent avec une parure dont ils semblent tirer avantage. (Conc-é-ran [cm,].)
CONQUÉRIR, V. a. ( Conquirere. ) ( Se conj, comme Acquérir , et n'est guère usité qu'à l'infinitif, au prétérit défini et aux temps composés. ) Acquérir par les armes , soumettre, subjuguer. | S'emploie fig. , surtout au sens moral. ( Conc-é-rir [c m.]. )
CONQUÈT. s. m. ( Conquisitus. ) Acquêt fait durant la communauté entre le mari et la femme. Il se joint toujours avec Acquêt, ( Conc-é [c m.j. )
CONQUÊTE, s. f. {ConquîsiUis.) L'action de conquérir, ou La vJiose conquise, j Vivre comme dans un pays de conquête , Yivre à discrétion, j S'emploie fig. , surtout an sens moral. Se dit eu parlant de l'amour. (Concê-te [c m.].)
CONSACRANT. Idj. m. et subst. Qui sacre un évêque.
CONSACRER, v. a. {Consccrare.)'Qk' dier à Dieu, à quelque divinité, avec certaines cérémonies. | Donner, dévouer à Dieu , sans observer aucune cérémonie particulière. ( Figurément , Dévouer, destiner, employer. [Rendre sacré, saint, vénérable, f Sanctionner, rendre durable. I Se dit Des mots, des locutions que l'usage adopte, et qu'on ne peut changer, j IJ Église a consacré cemott Elle l'a déterminé à une signification particulière, hors de laquelle il n'est point d'usage. I Se dit De ce que fait le prêtre lorsqu'il prononce les paroles sacraraentales en vertu desquelles le corps et le sang de Jksus-Christ
GON
sont réellement sous les espèces du pain et du vin^
CONSANGUIN, INE. adj. et subst. {Consanguineiis. ) Parent du côté paternel. Frère consanguin, sœur consanguine , Frère , sœur de père seulement. ( Con-sang-in [g. m)]
CONSANGUINITÉ, s. f. ( Consanguinitas.) Se disait, chez les Romains, De la parenté du côté du père. | Toute sorle de parenté, soit du côté du père, soit de celui de la mère. ( Con-san-gui-ni-té. [g m.])
CONSCIENCE, s. f. ( Conscientia. ) Lumière intérieure, sentiment intérieur par lequel l'homme se rend témoignage à luimême du bien et du mal qu'il fait. | Cas de conscience, Difficulté ou question sur ce que la religion permet ou défond en certains cas. I Se faire un cas de conscience d'une chose , Répugner à la faire , par humanité , par loyauté, par délicatesse, etc. | Faire conscience d'une cliose. Faire scrupule d'une chose, parce qu'on croit qu'elle est contre les bonnes mœurs , contre la raison , contre la bienséance. \ Avoir de la conscience ^ être homme de conscience , Être attentif à ne rieu faire qui puisse blesser la conscience. | Fam., Avoir la conscience large, N'être guère scrupuleux sur ce qui concerne la probité, le devoir. | En conscience^ en bonne conscience , En vérité , franchement , selon les règles de la conscience. | En conscience, sur ma conscience , Espèce de serment en usage dans le langage fam. | T. d'impr. , se dit Du travail pour lequel on s'en rapporte à la conscience de l'ouvrier. | La réunion des ou\Tiers qui sont habituellement en conscience , et le lieu où ils travaillent, | La connaissance qu'on a d'une vérité par le sentiment intérieur. ( Con-si-an-se. )
CONSCIENCIEUSEMENT, adv. D'une manière consciencieuse , avec conscience , en conscience. ( Con-si-an-sieu-ze-man. )
CONSCIENCIEUX, EUSE. adj. Qui a 1^ conscience délicate. |Se dit Des choses qui annoncent une conscience déUcate. ( Gon-sian-sieu ; ze. )
CONSCRIPTION, s. f. ( Conscriptio. ) Inscription et levée annuelle des citoyens qui sont appelés au service mihtaire. Dans la législation actuelle , on dit Recrutement. ( Cons-crip-sion. )
CONSCRIT, adj. m. ( ComcriptUs. ) Il n'est d'usage qu'en parlant Des sénateurs de l'ancienne Rome , qu'on nommait Les pères cohscrits. \ Se dit, substant.. De ceux qui sont appelés au service militaire. ( Cons-cri. )
CONSÉCRATEUR. s. m. ( Consecrator. ) Il signifie la même chose que Consacrant.
CONSÉCRATION, s. f. ( Consecratio. ) Action par laquelle une chose est consacrée, j Se dit , absol. et par excellence , De l'action pai* laquelle le prêtre consacre quand il célèbre la messe. ( Con-sé-cra-sion. )
CONSÉCUTIF, ITE. adj. {Consecutio.)
CON
Qui est de suite. Se dit De ce qui se passe dans le temps. | Phénomènes consécutifs des maladies , Dérangements de fonctions qui persistent après les maladies, ou qui se montrent vers leur déclin, (-cu-tif [c m.].)
CONSÉCUTIVEMENT, adv. Tout de suite, immédiatement après, selon l'ordre du temps. ( Con-sé-cu-ti-ve-man [c m.].)
CONSEIL, s. m, ( Consilium. ) Avis que l'on donne à qqn. sur ce qu'il doit faire ou ne pas faire. | Se dit, figur.. Des choses, des passions , etc. , qui nous portent , qui nous déterminent à faire ou à ne pas faire qq. ch. [ Prov., La nuit porte conseil, Il faut prendre le temps de réfléchir. | Conseils évangéliques , Les conseils que l'Évangile donne pour parvenir à une plus grande perfection. | La personne dont on prend conseil. | Conseil judiciaire , Personne qu'on nomme pour assister dans certains actes celui qui a été déclaré en état de prodigahté. [Résolution, parti. | Au plur., Les vues, les principes qui dirigent une personne; et il s'emploie surtout en parlant Des rois, des gouvernements. | Les conseils de Dieu , Les intentions , les desseins de la Providence. | Assemblée permanente ou réunion extraordinaire, créée ou convoquée pour déhbérer, pour donner son avis sur certaines matières. | Conseil d'État, Asscni blée où se traitent les matières de haute politique et de haute administration. Le Conseil des dépêches était Celui où se traitaient devant le roi les affaires de haute administration intérieure. | Avocat au Conseil d'État et à la cour dé cassation , Avocat par le ministère duquel doivent être présentées et signées les requêtes adressées au Conseil d'État ou à la cour de cassation. | Conseil privé , Le conseil particulier d'un souverain. En France , La réunion des personnes qui portent le titre de ministres d'État. [ Conseil de cabinet. Le conseil le plus intime du prince. En France,Une réunion de ministres en titre, et de qqs. ministres d'État et conseillers d'État, assemblés extraordinairement. | Grand conseil. Compagnie supérieure qui n'avait point de territoire , et à laquelle ressortissaient les différends qui naissaient entre des présidiaux , les matières bénéficiaies , les contrariétés d'aiTêts , etc. | Conseil aulique , était autrefois , en Allemagne , L'un des deux tribunaux suprêmes de l'Empire , où se jugeaient les procès des princes. | Conseil des Cinq' Cents , et Conseil des Anciens , Noms des deux assemblées ou chambi-cs législatives qui avaient été créées en i7g5, lors de l'établissement du Directoire. | Conseil de guerre, Assemblée que tiennent les officiers généraux d'une armée, ou les officiers principaux d'un détachement , etc. — Tribunal qui exerce la justice militaire. | Chambre du conseil, dans les Tribunaux , La chambre où les juges se retirent poiu' déUbérer, et où ils prononcent sur certaines
CON
affaires. | Se dit Des séances d'un conseil , et Du lien où siège un conseil. | Tenir conseil, se dit De gens qui délibèrent entre eux. (Con-séll [Il m.].)
CONSEILLER, v. a. {Consiliare.) Donner conseil. (Con-së-ilé [11 m.].)
CONSEILLER. EUE. s. {Consïliarius.) Celui , celle qui donne conseil. | Se dit Des membres de certains conseils. | Conseiller du roi , Titre d'honneur attaché autrefois à certains offices , et que prenaient aussi les évêques. | S'est dit Des juges établis pour rendre la justice dans une compagnie réglée. I Un membre de la cour de cassation, d'une cour royale, de la cour des comptes, on d'un conseil de préfecture, | Conseillers d'honneur. Conseillers qui avaient séance et voix délibérative dans certaines compagnies, quoiqu'ils n'eussent point de charge. I Conseillers -nés , Ceux qui avaient droit de séance au parlement en vertu de leur dignité. | Conseillère, La femme d'un conseiller. (Vi.)
CONSENTANT, ANTE. adj. ( Consentïens. ) Qui consent. (Con-san-tan.)
CONSENTEMENT, s. m. Acquiescement à qq. ch. (Con-san-te-man.)
CONSENTIR. V. n. {Consentire.) Acquiescer à qq. ch., adhérer à la volonté de qqn.; trouver bon. | Coitsentir, v. a., n'est guère d'usage qu'au Palais et dans le langage diplomatique. | Se dit D'une pièce de bois qui plie , qui se courbe en cédant à qq. effort. ( Con-san-lir.)
CONSÉQUEMMENT. adv. D'une manière qui marque la juste liaison que des propositions on», les unes avec les autres. | I ^gir conscquimmcnt , parler conséquemment , Agir, parler conformément à sei xiies , à ses principes. | Par une suite raisonnable et naturelle. (Con-sé-ca man.)
CONSÉQUENCE, s. f. (Consequentia.) Conclusion tirée d'une ou de plusieurs propositions ; et, en général, Ce qui dérive, ce que l'on déduit d'un principe , d'un fait, etc. I Se dit Des suites qu'une action ou qq. autre chose peut avoir. | Cela tire à conséquence, On pourrait s'en auloriser, s'en prévaloir à l'avenir pour qq. ch. de pareil. ] Faveur sans conséquence , Dont d'autres ne peuvent se prévaloir. ( Importance. | Ce qu'il dit , ce qu'il fait est sans conséquence , On ne doit pas s'en fâcher, on ne doit point y faire attention, parce que c'est un enfant, un homme qui n'est ntillenient considéré, etc. j En conséquence, loc. adv. et prép. Conséquemment. (Con-sé-can-se.)
CONSÉQUENT, ENTE. adj. {Consequens. ) Qui raisonne , qui agit conséquemment. (Con-sé-can; an-te.)
CONSÉQUENT, s. m. ( Consequens. ) La seconde proposition d'un enthymème. | Le second terme d'une raison ou d'im rapport. | Par conséquent, loc. adv. En conséquence ,
donc, par une suite nali:relle et nécessaire. (Con-sé-can. )
CONSERVATEUR^ TRICE. s. et adj.
{Conservatur.) Celui, celle qui conserve. ( Titre que donnent certains emplois. | Juge conservateur, ou Conservateur, se disait autrefois D'un juge établi pour conserver les privilèges accordés à certains corps. J Sénat conservateur, Premier corps de l'Etat en l'Yance , sous le régime impérial. (Con-sëfr va-teur; tri-se.)
CONSERVATION, s. f. { Conservatio.) Action par laquelle une chose , une personne est conservée ; ou Le résultat de cette action. | En termes d'art , Un tableau , une statue, etc., d'une belle conservation, Un tableau , une statue , etc., qui sont bien entiers , bien conservés. | La conservation de Lyon , Très-ancienne juridiction qui avait été établie à Lyon pour juger les affaires de commerce. | Conservation des forêts , se disait autrefois De l'administration générale des forêts. On appelle aujourd'hui Conservation forestière , Une division du territoire placée sous la surveillance d'un conservateur des forêts. | Conservation des hypothèques , La tenue des registres publics où s'inscrivent les hypothèques rés illant de conventions faites entre partie uliers. ( Con-sërva-sion.)
CONSERVATOIRE, ad . des 2 g. Qui conserve. (Con-sër-va-toua-re.)
CONSERVATOIRE, s. m. École gratuite où l'on forme des sujets pour la musique et la déclamation. | Conservatoire des arts et métiers , Établissement public où sont exposés les modèles des machines, instruments, etc., dont ou fait usage dans les arts, ainsi que les échantillons des divers produits de l'industrie. | S'est dit Des maisons où l'on relire des orphelines, des filles et des femmes, pour les préserver de la débauche.
CONSERVE, s. f. Espèce de confiture faite de substances végétales et de sucre, j Bâtiment qui fait route avec un autre pour le secourir ou pour en être secouru dans l'occasion. | Naviguer de conserve , aller de conserve, être de conserve, se dit De deu:i * ou de plusieurs bâtiments qui vont de compagnie, qui font route ensemble. | Au plur., Sorte de lunettes qui grossissent peu les objets , et qui conservent la vue. (Con-sër-ve.) CONSERVER. V. a. {Con^ervare.) Maintenir en bon état , apporter le soin nécessaire pour empêcher qu'une chose ne se gâte, ne dépérisse. I Se dit Des choses qui servent à en conserver d'autres. | Maintenir dans un certain état ; et alors le régime est accompagné d'un adjectif qui exprime cet état. I Faire qu'une personne ou qu'une chose existe, ne périsse pas. | Se dit De ceux qui ont beaucoup de soin de lonr santé. I Fig. et absol.. Se conduire si bien, si sagement , qu'on ne se mette mal avec pei-^
CON
sonne. | Garder qq. ch., ne pas s'en défaire, ne pas y renoncer. | Ne pas perdre ce qu'on a, ne pas en être dépossédé , privé. | Conserver sa téce. Conserver son jugement. | Pron., Être conservé, subsister. | Une terra bien conservée , Dont la chasse est bien gardée. (Yi.) 1 Cette médaille est bien conservée , ce tameau est bien conservé , se dit D'une médaille, d'un tableau, etc., qui ont encore toute leur beauté. | Éti'e bien conservé , se dit Des personnes d'un âge avancé , qui ont encore un air de fraîcheur et de santé. (Consër-vé.)
CONSIDÉRABLE, adj. des 2 g. Puissant, éminent, digne de considération. | Se dit Des choses qui ont de l'importance par la grandeur, le nombre, la quantité, etc.
CONSIDÉRABLEMENT, adv. Beaucoup.
(Con-si-dé-ra-ble-m an. )
CONSIDÉRANT, s. m. Il se dit collectivement Des remarques , des réflexions , des motifs qui précèdent le dispositif d'une loi , d'un arrêt , etc. ; et qqf. De chacune de ces remarques , etc.
CONSIDÉRATION, s. f. {Consideratio.) Action par laquelle on considère , on examine. | Cela est de peu de considération. Cela est de peu d'importance, n'est guère à considérer, f Au plur. , Réflexions , observations. ( Circonspection, attention dans la conduite. | Raison , motif. | L'égard qu'on a pour qqn. | Mettre , faire entrer , prendre qq. ch. en considération , T avoir égard. En considération de^w. égard à. | Se dit Des égards qu'obtiennent les talents , les dignités , etc. (Con-si-dé-ra-sion.)
CONSIDÉRER, v. a. ( Considerare. ) Regarder attentivement, j Fig., Examiner attentivement, faire attention à qq ch. { Avoir égard. | Estimer, faire cas. [Juger, rcputer; et, dans ce sens,'il se joint avec l'aJv. comme. j Tout bien considéré. Tout étant examiné.
CONSIGNATAIRE. s. m. Celui qui est préposé à la garde des dépôts et consignations. I Le négociant ou commissionnaire auquel on adresse soit un navire, pour qu'il en opère le désarmement et le réarmement , soit les marchandises chargées sur un bâtiment , pour qu'il les reçoive en dépôt ou se charge de les vendre. (Con-si-«a-tè-re [n m.].)
CONSIGNATION, s. f. {Consignatio.) Dépôt d'une somme ou d'autre chose entre les mains d'une personne publique; et La somme ou l'objet que l'on dépose. | Au Palais , Consignation d amende , Action de déposer, préalablement à certains actes, le montant de l'amende qui peut être encourue par l'événement d'un procès. | Ces marchandises sont à la consignation d'un tel. Il esl chargé de les recevoir comme consignataire. (Con-si-rta-sion [n m.].)
CONSIGNE, s. f. Ordre , instruction que l'on donne à une sentinelle, à une vedette, au chef d'un poste, sur ce qui doit être l'ob-
CON
jet de sa surveillance , et sur ce qu'il doit faire ou empêcher , etc. | Se dit Des ordres, des instructions qu'on donne à toute personne chargée de garder qq. lieu. ( Dans les villes de guerre. Homme placé aux portes pour tenir un registre exact de tous les étrangers qui entrent dans la ville. (Con-si-zze [n m.].)
CONSIGNER. V. a. {Consignare.) Déposer une somme entre les mains de qqn. pour qu'elle soit déhvTée en temps et lieu à qui i! appcU-tiendra. j Consigner en papier , Donner un billet portant obligation de la somme que l'on doit consigner. | Dans le commerce maritime, Adresser à un consignataire. | Fig.-, Rapporter , citer dans un écrit. | Donner des ordres, des instructions à une sentinelle, à une vedette, pour ce qu'elle devra faire en tel ou tel cas. | Consigner qqn.. Donner des ordres pour empêcher qu'il ne sorte. | Fig. , Je l'ai consigné à ma porte. J'ai donné ordre qu'on ne le laissât point entrer. (Consi-«é [n m.].)
CONSISTANCE, s. f. L'état où sont certaines choses fluides lorsqu'elles deviennent très-épaisses, j L'état d'un corps dont les parties sont liées entre elles de manière à offrir une certaine résistance. | Age de consistance , état de consistance , Âge , état où les animaux , les arbres , etc. , ont acquis tout leur développement et ne croissent ni ne diminuent. — Se dit De tout ce qui est susceptible d'accroissement , et ensuite de diminution. J Fig. , Stabilité, fixité , permanence, j Ce bruit, cette nouvelle, etc., prend, acquiert de la consistance , Ce bruit , cette nouvelle , etc. , devient moins vague , commence à se confu'mer. | Esprit sans consistance , Personne qui n'est pas ferme dans ses résolutions, dans ses' opinions, etc., et qui en change aisément. | Crédit , considération, I Ce en quoi consiste une succession ou un domaine et ses dépendances. (Con-sis-tan-se.)
CONSISTANT, ANTE. adj. Qui consiste.
I Qui a qq. degré de soUdité.
CONSISTER. V. n. (Consistere.) Il se dit De l'état d'une chose considérée en son essence ou en ses propriétés et qualités, j Le tout consiste à savoir... se dit De ce qu'il y a de principal dans une affaire, dans une question. | Être composé , formé de.
CONSISTOIRE, s. m. (Consistorium.) Assemblée de cardinaux , convoquée par le pape, pour les consulter et leur demander leur avis sur quelques affaires importantes. I Lieu où se tient ordinairement cette assemblée. I L'assemblée des ministres et des anciens de la religion protestante, pour délibérer des affaires de leurs églises. | Consistoire israélite , Conseil qui dirige les affaii-es de la religion judaïque parmi les Israélites d'un pays. (Con-sis-toua-re.)
CONSISTORIAL, ALE. adj. Qui appartient au consistoire que le pape tient. | Bénéfices consistoriaux , Les évêchés , ai) bayes ,
et autres bénéfices , dont les bulles sont demandées et expédiées par voie de consistoire. I Qui appartient à un consistoire protestant ou israélite.
CONSISTORIALEMENT. adv. En consistoire, selon les formes du consistoire. (Con-sis-to-ria-le-man.)
CONSOLABLE. adj. des i g. ( Consolabiîis.) Qui peut être consolé.
CONSOLANT, ANTE. adj. {Consolans.) Qui console, qui est propre à consoler. | Fam. , Cet Jiomme-là n'est guère consolant, Ce qu'il dit n'est pas fait pour consoler , pour rassurer.
CONSOLATEUR, TRICE. s. (Consolator.) Celui , celle qui console , qui s'efforce de consoler. | Adj., se dit, tant Des personnes qui consolent que Des choses propres à consoler. | L'esprit consolateur, ou Le consolateur , Le Saint-Esprit. ( — tri-se.)
CONSOLATIF, IVE. adj. Propre à consoler. Se dit Des personnes et des choses. Fam., on dit ordinairement Consolant.
CONSOLATION, s. f. {Consolatio.) Soulagement donné à l'affliction, à la douleur, au déplaisir de qqn. | Véritable sujet de satisfaction et de joie. | Se dit Des discours, des raisons que l'on emploie pour consoler qqn. | La chose ou la personne même qui console. | A certains jeux de cartes, Ti'ibut que paye le joueur qui a demandé à jouer et qui perd.J Fam., Fiche de consolation. Dédommagement de qq. perte, adoucissement à qq. disgrâce. (Con-so-la-sion.)
CONSOLE, s. f. {ConsoUdus.) Pièce d'architecture, saillante çt ornée, qui sert à soutenir une corniche , un balcon, etc. | Espèce de meuble en forme de console, qui sert à orner \ts appartements, et sur lequel on pose des bronzes , une pendule , des vases, etc.
CONSOLER. V. a. {Consolare.) Soulager, adoucir, diminuer l'affliction, la douleur d'une personne. | Se dit Des choses qui donnent , qui apportent de la consolation,
CONSOLIDANT, adj. m. et subst. Se dit Des médicaments que l'on a crus propres à affermir et à cicatriser les parties di>isées d'une blessure.
CONSOLIDATION, s. f. (Consolidatio.) Action par laquelle une plaie se cicatrise, ou par laquelle des os fracturés se réunissent ; résultat de cette action. | Fig. , L'action par laquelle une dette publique est consolidée, et Ce résultat de cette action. | La consolidation de l'usufruit à la propriété, La réunion de l'usufruit à la propriété. (Conso-h-da-sion.)
CONSOLIDER, v. a. (Consolidare.) Rendre ferme, rendre solide. | Se dit Des plaies, des fractures , etc. | Consolider l'asufruit à la propriété. Réunir l'usufruit à la propriété. | Assigner un fonds pour assurer le payement d'une dette publique», | Conso-
CON
LiDÉ. subst. masc. Les consolidés , Sorte de fonds anglais.
CONSOMMATEUR, s. m. (Consummator.) Celui qui perfectionne. Jésus-Christ est l'auteur et le consommateur de notre foi. I Se dit De ceux qui achètent des marchandises pour leur usage, et non pour les revendre. (Con-so-ma-teur.)
CONSOMMATION, s. f. {Consummatio .) Action de consommer, achèvement, accomplissement, perfection. | L'action par laquelle un patron, laïque ou ecclésiastique, consomme le droit qu'il a de nommer à un bénéfice. I La consommation des siècles , des temps, La fin des siècles , la fin du monde. I L'action de se sernr des choses qui se détruisent par l'usage. | La vente le débit des marchandises. (Con-so-ma-sion.)
CONSOMME, s. m. Bouillon fort succulent d'une viande extrêmement cuite.
CONSOMMER, v. a. {Con^ummare.) Achever, accomplir, mettre en sa perfection. Consommer un sacrifice. Consommer un crime, \ Consommer son droit, se dit Quand le droit qu'on a en qq. ch. a eu son effet. | Faire consommer de la viande , La faire tellement cuire, que presque tout le suc, toute la substance soit dans le bouillon. | Se dit Des choses qui se détruisent par l'usage, comme vin, viande, bois, et toutes sortes de provisions. | Se dit D'une chose qui exige pour sa préparation , pour son assaisonnement, une quantité assez considérable d'une autre chose. | Consommé, ék. part. Uns soupe bien consommée. Qui a cuit long-temps . — Adj., Parfait. — Très-savant, fort expérimenté. (Con-so-mé.)
CONSOMPTIF,IYE. adj. S'est dit autrefois Des caustiques propres à consumer les chairs , etc. | Subst. masc. Un Con-sonp-tif,
CONSOMPTION, s. f. {Consumptio.) Il se dit en parlant De certaines choses qui se consument. | Amaigrissement progressif qui précède la mort dan5 la plupart des maladies chroniques, et surtout dans la phthisie pulmonaire. | Être malade de consomption, se dit D'une personne qui dépérit. (Consonp-tion.)
CONSONNANCE. s. f. {Comonantia.) Accord de deux sons entendus simultanément, et dont l'union plaît à l'oreille. | Uni • formité, ressemblance de son dans la terminaison des mots. (Con-so-nan-se.)
CONSONNANT, ANTE. adj. {Consonans.) Qui donne, qui produit une consonnance ; ou Qui est formé par des consonnances. | Mots consonnants , Mots qui ont une terminaison semblable. (Con-so-nan.)
CONSONNE, adj. des 2 g. et subst. fém. (Consona.) Se dit De toutes les lettres de l'alphabet qui n'ont point de son par ellesmêmes, et qui ne peuvent se prononcer qu'étant jointes à des voyelles. (Con-so-ne.)
CONSORTS, s. m. pi. {Consors.) Ceux
Il'^l
CON
qui ont intérêt avec qqn. dans un procès, dans une affaire civile , etc. | Se dit , dans le langage ordinaire, De ceux qui sont liés à un clief de parti, de cabale. (Con-sor.)
CONSOUDE. s. f. (Consolida.) Genre de plantes, dont une espèce, !a Grande consolide, ou Consoude officinale, est employée en médecine contre les hémorrhagies et les diarrhées.
CONSPIRANT, ANTE. adj. {Conspirans.) On appelle, en mécanique, Puissances conspirantes. Celles qui agissent sous la même direction, et qui concourent à produire le même effet.
CONSPIRATEUR, s. m. Celui qui conspire pour qq. mauvais dessein. | Celui qui conspire contre le prince, contre l'État, contre les personnes publiques.
CONSPIRATION, s. f. {Conspiratio.) Conjuration, dessein formé secrètement par
Plusieurs personnes contre l'État, contre !s puissances auxquelles on doit obéir. | Se dit De qqs. affaires particulières, et se prend presque toujours en mauvaise part. (Conspi-ra-sion.)
CO]XSPIRER. V. n. {Conspirare.) Être unis d'esprit et de volonté pour qq. dessein bon on mauvais. | Se dit Des choses qui contribuent au même effet. | V. a. Ils ont conspiré la ruine de l'État, j AbsoL, Faire une conspiration contre l'État ou contre le prince.
CONSPUER. V. a. (Conspuere.) Cracher sur qq. ch. Il ne s'emploie qu'au figuré, pour dire Mépriser d'une faccn marquée.
Fam.
CONSTAELE. s. m. {Constablc , angl.) En Angleterre, titre de certains officiers publics qui ont des attributions analogues à celles de nos commissaires de police.
CONSTAMMENT, adv. Avec constance, fermeté , persévérance. | Invariablement, toujours. I Certainement, indubitablement, assurément. (Cons-ta-man.)
CONSTANCE, s. f. (Constantia.) Vertu par laquelle l'âme est affermie contre les choses qui sont capables de l'ébranler, telles que la douleur, l'adversité, les tourments, etc. I Persévérance. I Se dit, fam., D'une personne qui supporte un désagrément avec beaucoup de patience, ou qui met une persévérance opiniâtre à ce qu'elle fait. (Coustan-se.)
CONSTANT, ANTE. adj. (Constnns.) Qui à de la constance, de la fermeté dans le malheur, dans les douleurs. ( Persévérant, qui ne change pas. | Se dit Des choses qui demeurent toujours ou longtemps en même éîat. | P^ents constants. Vents qui soufflent toujours dans la même direction, tels que les vents alizés et les moussons. | En géom.. Quantités constantes , Quanti! es ^ui demeurent toujours les mêmes. | Certain, indubitable. '
COIS
CONSTATER, v. a. (Cum, siatuere.) Établir la vérité d'ua fait par des preuves certaines, s'en assurer. ( Recueillir, consigner une chose dans un acte fait avec solennité. | Se dit Des actes, des écrits qui font foi de qq. ch.
CONSTELLATION, s. f. {Ccnstellatio.) Assemblage d'un certain nombre d'étoiles fixes, auquel on a supposé une figure, soir d'homme, soit d'animal, et donné un nom pour le distinguer des autres assemblage? de même espèce. (Con-stël-la-sion.)
CONSTELLÉ, ÉE. adj. {Constellatus.) Qui est fait sous l'influence supposée de certaine constellation. (Con-slël-lé.)
CONSTER. V. n. impers. (Constare.) Être évident , être certain. // conste de cela. ^ CONSTERNATION, s. f. {Constcrnatio.) Étonnement accompagné d'abattement de courage. (Con-stër-na-sion.)
CONSTERNER, v. Si.{Consternare.) Frapper d'étonnement , et abattre le courage. (Con-stër-né.)
CONSTIPATION, s. f. (Constipatio.) État de celui qui est constipé. (Con-sti-pa-sion.) CONSTIPER, v. a. [Constipare.) Resserrer le ventre de telle sorte qu'on ne peut aller librement à la selle.
CONSTITUANT, ANTE. adj. Se dit Des choses qui en constituent d'autres , qui entrent dans leur composition. | Adj. et subst , se dit D'une personne qui constitue procureur , qui donne procuration ; ou D'une personne qui crée , qui établit une rente , etc. , en faveur de qqn. | L'assemblée constituante. Nom que reçurent les étals-généraux, formés en assemblée nationale, lorsqu'ils décrétèrent la constitution de 1791.] Subst. m. Un membre de l'assemblée constituante.
CONSTITUER, v. a. ( Constituere. ) Composer un tout. I Se dit De ce qui fait l'essence d'une chose. I Faire consister. (Vi.) | Établir, mettre. | Constituer qqn. prisonnier , Le mettre en prison, | Constituer qqn. en frais, en dépense, Être cause qu'il fait des frais, des dépenses. | Constituer une rente, une pension , Créer une rente , une pension. | Constituer une dot, etc.. Établir une dol, etc. I Les autorités constituées , les corps constitués, Établis par la constitution ouïes lois du pays. | Être bien ou mal constitué , avoir le corps bien ou mal constitué , Être de bonne ou de njauvaise complexion. | Etat , gouvernement bien co?istittié , Auquel de bonnes lois assurent de la stabilité.
CONSTITUTIF, IVE. adj. Qui constitue essentiellement une chose. ] Se dit Des actes qui établissent un droit.
CONSTITUTION, s. f. {Constitutio.) Composition. | La constitution de l'air, ou La constitution atmosphérique. L'état de l'air, I L'ordre et l'arrangement des parties d'un tout. I Se dit Du tempérament , et de la complexion du corps humain. [Se dit, fig.. De la
CON
forme d'un gouvernement. | Se dit D'une charte ou loi fondamentale qui détermine la forme du gouvernement , et qui règle les droits politiques des citoyens. | Constitution civile du clergé. Organisation du clergé français, décrétée, par l'assemblée constituante, le 12 juillet 1790. I Ordonnance, loi , règlement. | L'étaLlissement , la création d'une rente , d'une pension ; et Les rentes mêmes s'appellent des Constitutions, \ Constitution d'avoué, Déclaration que tel avoué occupera pour telle partie, dans un procès. (Cons-ti-ta-sion.)
CONSTITUTIONNALITÉ. s. f. Qualité de ce qui est constitutionnel. (Cons-ti-tu-siona-li-tc.)
CONSTITUTION^'EL , ELLE. adj. Qui est soumis à une constitution. | Pi-opre au gouvernement constitutionnel , ou Conforme à la constitution de l'État. | Adj. et subst.. Qui est partisafti de la constitution. Le parti constitutionnel. ] Se dit Des affections qui tiennent à la constitution de l'individu. (Cons-ti-tu-sio-nël; ë-le.)
CONSTIÏUTIONNELLEMENT, adverb.
D'une manière constitutionnelle. (Cons-titu-sio-në-le-man.)
CONSTRICTEUK. adj. et s. m. Se dit Des différents muscles dont l'action est de resserrer qq. partie.
CONSTRICTION. s. f. (Constrictio.) Resserrement. (Con-stric-sion)
CONSTRINGENT , ENTE. adj. Qui resserre. (Cons-trin-jan ; an-te.)
CONSTRUCTEUR, s. m. Celui qui construit, qui connaît l'art de construire.
CONSTRUCTION, s. f. {Constructio.) Action de construire. | Se dit Des édifices mêmes que l'on construit. [ L'art de construire des édifices ou des navires, j L'assemblage , la disposition des matériaux , àts diverses parties d'un édifice , d'un navire , d'une machine, etc. I Se dit, fîg., Des ouvrages d'esprit. I La figure qu'on trace , et les lignes qu'on «ire pour résoudre un problème. | Fig., L'arrangement des mots suivant les règles et l'usage delà langue. | Faire la construction , Disposer, suivant l'ordre direct ou analytique, les mots d'une phrase qui renferme une inversion. (Con-struc-sion.)
CONSTRUIRE, v. a. (Construere.) Bâtir, faire un édifice, \m navire, etc. | En géom., Construire une figure , La faire , la tracer. I Fig. , Construire un poème , Arranger , disposer toutes les parties d'un poëme. | Fig. , Arranger des mots suivant les règles et l'usage de la langue.
CONSUBSTANTIAUTÉ. s. f. Unité et identité de substance, (Con-sups-tan-sia- U-té.)
CONSUBSTANTIEL, ELLE. adj. (Con- ^ubstnntial'is.) On s'en sert en parlant Des personnes de la trinité , pour dire qu'Elles;
CON
n'ont qu'une seule et même substance. (Consups-tan-si-ël ; è-le.)
CONSUBSTANTIELLEMENT.adv.D'unc manière consubstantielle. (Con-sups-tan-siële-man.)
CONSUL, s. m. {Consul.) L'un des deux magistrats qui avaient la principale autorité dans la république romaine , et dont les fonctions ue duraient qu'un an. | Il s'est dit , en France , Des trois magistrats suprêmes auxquels la constitution de l'an VIII avait confié fë^ouvernement de la république. | Officier ou agent établi dans un port étranger , pour y exercer une certaine juridiction sur les négociants' et les maiins de la nation qu'il représente , pour y défendre leurs intérêts , etc. I Dans certaines municipalités du royaume, se disait autrefois De ceux qu'on appelait Éclievins à Paris et ailleurs. | Il se disait à Paris , et dans qqs, autres villes , de Juges pris parmi les marchands et les négociants , pour connaître sommairement de certaines affaires urgentes en matière de commerce. | Au plur. , il signifiait aussi La juridiction, le tribunal des consuls.
CONSULAIRE, adj. des 2 g. {Consularis.) Qui appartient aux consuls romains. [ Famille consulaire. Celle où il y avait eu un consul romain. Homme consulaire , personnage consulaire , ou Consulaire , Celui qui avait été consul. | Provinces consulaires , Celles où on n'envoyait pour commandants que des personnes de dignité consulaire, j Gouvernement consulaire , Celui qui fat établi en France par la constitution de l'an YIII , et dans lequel l'autorité suprême était exercée par trois consuls. | Se dit De ce qui appartenait aux juges-consuls. (Con-su-lè-re.) CONSULAIREMENT. adv. À la manière des juges-consuls. (Con-su-lè-re-man.
CONSULAT, s. m. (Consulatus.) Dignité de consul. | Le temps pendant lequel on exerçait la charge de consul. | Se dit absol., en France , Du gouvernement consulaire , et Du temps pendant lequel ce gouvernement a existé. | Se dit De la rharge de consul dans un port étranger. | Se dit Du lieu où demeure un consul , où il a ses bureaux. [ S'est dit De l'emploi des officiers municipaux qui portaient le nom de Consuls. (Con-su-la.)
CONSULTANT, adj. m. et subst. Qui donne avis et conseil. Avocat consultant. Celui qui ne plaide pas , qui donne seulement son avis et son conseil par écrit sur les affaires litigieuses. Médecin consultant , Celui qui donne des conseils aux malades, sans les suivre habituellement dans le cours de leurs maladies. [ Celui qui consulte , qui demande conseil à un avocat, à un médecin. CONSULTATIF , lYE. adj. Que l'on consulte ; qui est institué pour donner des avis, des conseils, sur certaines matières. | Avoir voix consultative , Avoir le droit de dire son
GON
avis , mais sans que cet avis soit compte oans les délibérations.
CONSULTATION, s. f. {Consultatlo.) Conférence que l'on tient pour consulter sur qq. affaire , ou sur une maladie. | Le banc , la chambre, le pilier des consultations , se disait Des lieux où l'on trouvait les avocats consultants, et où l'on allait pour avoir leurs avis. I L'avis par écrit que les avocats ou les médecins donnent touchant l'affaire, touchant la maladie sur laquelle on les consulte. | Se dit Du mémoire à consulter. (Con-sul-ta-sion.)
CONSULTER, v. a. (Consultum.) Prendre avis, conseil ou instruction, de qq. ] Fig. et fam. , Consulter son chevet , Se donner le temps de délibérer sur une chose, passer la nuit avant que de se déterminer. I Se dit Des choses qu'on examine pour y chercher des éclaircissements, des indices, etc. I Consulter le miroir. Se regarder, s'ajuster au miroir. | Se dit Des choses qui peuvent inspirer ou régler nos déterminations. I Absol., Conférer ensemble, délibérer. I Se dit De la chose sur laquelle on prend conseil.
CONSULTEUR. s. m. Consulteur du saint-office y Docteur commis ;)ar le pape pour donner son avis sur qqs. matières qui regardent la foi ou la discipline.
CONSUMANT, ANTE. adj. Qui consume.
CONSUMER, v. a. {Consumera.) Détruire, user, réduire à rien. | Se dit Des affections, des sentiments pénibles qui, à la longue , font tomber dans le dépérissement. I Employer sans réserve. | Dissiper son bien , détraire sa santé , épuiser ses forces, etc. | Employer son temps et sa peine à faire une chose difficile ou futile. I Absol. , Cet homme se consume , Il dépérit , soit par le travail , soit par le chagrin, soit par qq. cause intérieure et active.
CONTACT, s. m. {Contactus.) Kcûon on état de deux corps qui se touchent. | Fig. , Liaison , relation.
CONTAGIEUX, EUSE. adj. {Contagiosus.) Qui se prend et se communique par contagion, j Qui sert à la contagion , qui la favorise. | Se dit, fig., Du vice, etc., de toutes les choses moralement mauvaises ou fâcheuses qui se communiquent par la fréquentation ou par l'exemple. | Se dit aussi De certaines choses qui n'ont rien de pernicieux. (Con-ta-jieu ; ze.)
CONTAGION, s. f. (Contagio.) Communication D'une maladie par le contact médiat ou immédiat. | Maladie qui se communique par contagion , et surtout la peste. 1 Se dit fig. , dans l'un et dans l'autre sens , De toutes les mauvaises choses qui se communiquent par la fréquentation ou par l'exemple. (Con-ta-jion.)
CONTAMINATION, s. f. (Contaminatio.) Souillure. (Con-ta-mi-na-sion.). (Vi.)
GON
CONTAMINER, v. a. (Contaminare.) Souiller. (Vi.)
CONTE, s. m, (Konton, gr. barb.) Récit d'aventures imaginaires, soit qu'elles aient de la vraisemblance ou qu'il s'y mêle du merveilleux. | Conte de,bonne femme, conte à dormir debout, conte bleu, conte borgne, etc.. Fables ridicules et dépourvues de toute vraisemblauce . | Histoire plaisante , vraie ou fausse, que l'on dit pour amuser, railler, médire, etc. | Pop., Conte gras y Conte licencieux. | Discours mensouger ou sam vraisemblance qu'une personne tient à une autre, sérieusement ou par plaisanterie.
CONTEMPLATEUR, TRICE. s. {Contemplator.) Celui, celle qui contemple. Il se dit surtout De celui qui contemple de la pensée seulement. (Con-tan-pla-teur; tri-se.)
CONTEMPLATIF, ITE. adj. (Contemplativus.) Qui se plaît, qui s'attache à contempler de la pensée. | Vie contemplative , Celle qui se passe presque toute dans la méditation. | Subst. masc. Se dit De ceux qui se dévouent à la vie d'oraison et de méditation. (Con-tan-pla-tif.)
CONTEMPLATION, s. f. (Contemplatio.) Action de contempler. | En contemplation , Signifiait, dans les anciens contrats et traités , En considération. (Con-tan-pla-sionO
CONTEMPLER, v. a. ( Contemplaref) Considérer attentivement , soit avec les yeux , soit par la pensée. | Absol. , Méditer. (Con-tan-plé.)
CONTEMPORAIN , AINE. adj. et subst.
{Contemporaneus,) Qui est du même temps. I Historiens cpntemporains , Ceux qui ont écrit les choses qui se sont passées dans leur temps. (Con-tan-po-rin ; ë-ne.)
CONTEMPORANÉITÉ. s. f. Existence de deux ou de plusieurs personnes dans le même temps. (Con-tan-po-ra-né-i-té.)
CONTEMPTEUR, s. m. {Contemptor.) Celui qui méprise. Contempteur des dieux. (Cou-tanp-teur.)
CONTEMPTIBLE. adj. des 2 g. ( Contemptibilis.) Yil et méprisable. Il s'est rendu contemptible. (Yi.) (Con-tanp-ti-ble.)
CONTENANCE, s. f. ( Continentia. ) Capacité, étendue. \ Le maintien, la posture, la manière de se \tn\r.\I^' avoir point d.e contenance , Ne savoir de quelle manière se tenir. ] Perdre contenance , Cesser tout à coup d'avoir sa contenance natuielle, par l'embarras que l'on éprouve. I Porter qq. ch. par contenance , Le porter seulement pour se donner bon air, pour avoir bonne grâce. | Fig. , Faire benne con-tenance , Témoigner de la résolution , de la fermeté. (Con-te-nan-se.)
CONTENANT , ANTE. adj. {Continens). Qui contient, qui renferme en soi. J Subst. masc. Le contenant est plus grand que le contenu.
CONTENDANT, ANTE. adj. {Conter^.
CON
dere.) Concurrent, compétiteur, qui dispute quelque eliose avec un autre. | Subst, , se dit surtout au pluriel masc." Il y avait trois contendants. (Con-tan-dan.)
CONTENIR. V. a. (Continere.) (Se conj.
c. Tenir.) Comprendre dans certain espace, dans certaine étendue. | Se dit De livres, de traités, etc. | Renfermer, j Retenir dans certaines bornes, ( Contenir ses passions , Les réprimer. | Pron. , Se retenir , s'empêclier de faire paraître qq. sentiment vif, sa colère. | Se modérer sur les choses qui peuvent être préjudiciables à la santé,
CONTENT, ENTE, adj, {Contentas.) Qui a l'esprit satisfait. | Être content de (jqn., Être satisfait de lui, de son procédé, de sa conduite. | Être bien content de soi-même , S'estimer beaucoup , être fort satisfait de soi-même. | Être content de qq. ch. , En éprouver de la satisfaction. — Ne rien désirer déplus ou de mieux. | Être content de , Agréer, acquiescer. Fam. (Con-tan; an-te. )
CONTENTEMENT, s. m. Joie, plaisir, satisfaction. | Ce n'est pas contentement, Cela ne suffit pas , on ne saurait en être satisfait. (Con-tan-te-man.)
CONTENTER, v. a. Satisfaire, rendre content. | Apaiser qqn. en lui donnant , en lui accordant qq. ch. | Plaire, donner de la satisfaction à qqn. | Se dit Des sens et des passions. ] Pron., Être satisfait d'une chos-e , s'en accommoder, s'y tenir. | Ne vouloir ou ne pouvoir pas faire plus que ce qu'on a fait , en demeurer là. ( Con-tan-té. )
CONTENTIEUSEMENT. adv. Avec contention, avec dispute, avec débat, (Con-tansieu-ze-man.')
CONTENTIEUX, EUSE. adj. {Contentiosus.) Qui est en débat, qui est ou qui peut être disputé. | Qui aime à disputer, à contester. | Juridiction contenticuse, s'est dit De la juridiction des juges naturels et ordinaires. | Subst. masc. Les affaires contentieuses administratives en général. (Contan-sieu ; leu-ze.)
CONTENTIF. adj. m. Bandage contentif, Bandage qui sert , soit à retenir les compresses sur les pai'ties malades, soit à maintenir les parties déplacées ou fracturées dans la position qu'elles doivent conserver. CCon-tan-tif.)
CONTENTION, s. f. {Contentio.) Débat, dispute. I Chaleur, véhémence dans la dispute. [ Contention d'esprit, ou Contention, Grande, extrême application d'esprit. | L'ensemble des moyens qu'on emploie pour maintenir une fracture ou une luxation qui a été réduite. (Con-lan-slon.)
CONTENU, s. m. Ce qui est renfermé dans qq. ch. j Ce que contient un écrit, un discouîs,
CONTER." V. a. Narrer, faire le récit d'une chose vraie ou fausse, sérieuse ou plaisante. | Se dit Des plaintes que le poète
CON
adresse aux objets inanimés. | En conter de belles , conter des sornettes , Dire des mensonges , ou des choses vaines et futiles. I Fam., Conter ses raisons àqqn.. L'entretenir de ses affaires, lui expliqtier les motifs de la conduite qu'on a tenue. Voyons, contez-moi vos raisons. On dit aussi, conter ses petites raisons.
CONTESTABLE, adj. des 2 g. Qui peut être contesté. (Con-tës-ta-ble.)
CONTESTANT, ANTE. adj. et subst.
Qui conteste enjustice. (Con-tës-tan.)
CONTESTATION, s. f. (Contes ta tio.) Dispute, débat sur qq. ch. (Con-tès-ta-sion.)
CONTESTE, s. f. Contestation, débat.
(Vi.) (Con-tës-te.)
CONTESTER, v. a. (Contestari.) Refuser de reconnaître le droit qu'une personne prétend avoir à qq. ch. | Nier la justesse d'un principe, d'une maxime, la vérité d'un fait, etc. I Débattre, disputer. (Con-tès-té.)
CONTEUR, EUSE. s. Celui , celle qui fait un conte, des contes. | Personne qui a l'habitude de faire des contes en société. I Absol. et fam. , Celui, celle qui débite des faussetés ou des choses frivoles. (Con-teur; eu-ze.)
CONTEXTE, s. m. (Con-textus.) Le texte d'un acte public ou sous seing privé ; l'ensemble que forment par leur liaison mutuelle les différentes dispositions ou clauses dont un acte est composé. | Un texte quelconque, considéré surtout par rapport à l'ensemble d'idées qu'il présente, ou au sens que certains passages empruntent de ce qui les précède ou de ce qui les suit (Gon-tëcs-te.)
CONTEXTURE. s. f. (Contextura.) Tissure , enchaînement de plusieurs parties qui forment un corps, un tout. ( Fig. , La liaison des diverses parties d'un ouvrage d'esprit. (Con-lëcs-tu-re.)
CONTIGU, UË. adj. {Contiguus.) Qui touche une chose sans qu'il y ait rien entre deux, [g m,]
CONTIGUÏTÉ, s. f. État de deux choses qui se touchent, [g m.]
CONTINENCE, s. f. {Continentia.) Empire qu'exerce sur lui-même celui qui s'abstient des plaisirs. Vivre dans la Continence. |Conti-nan-se.|
CONTINENCE, s. f. {Continentia.) Capacité, étendue. On dit plus ordinairement Contenance.
CONTINENT, ENTE. adj. {Continens.) Qui vit dans la continence. | Fièvre continente , Fièvre qui est d'une intensité à peu près égale pendant toute sa durée. (Conti-nan; an-te.)
CONTINENT, s. m. {Continens.) Se dit Des deux plus vastes espaces de terre ferme que la mer entoure de tous les côtés. | Se dit De grands espaces de terre ferme que la mer n'entoure pas de tous les côtés, j AbsoL,
CON
liC continent eiu'opéen par rapport à l'Angleterre et qqs. autres îles.
CONTINENTAL, ALE. adj. Qui appartient au continent européen. | Système-continental. Système prohibitif que Napoléon imagina dans le dessein de fermer au commerce anglais tous les ports du continent. (Con-ti-nan-tal.)
CONTINGENCE, s. f. {Cont'mgens.)
Selon la contingence des affaires, des cas ,
Selon que les affaires tourneront , selon ce
qui arrivera. | La possibilité qu'une cliose
■ aiTive ou n'arrive pas. (Con-tin-jan-se.)
CONTINGENT, ENTE. adj. {Contingens.) Casuel, qui peut arriver ou n'arriver pas, qui peut être ou n'être pas. | Pardon contingente, La pai't et portion qui peut appartenir à qqn. dans un partage ; ou La part des frais communs d'une société. | Subst. , masc.
La part que chacun doit recevoir ou fournir. (Con-tin-jan; an-te.)
CONTINU, UE. adj. {Continuas.) Dont les parties ne sont pas séparées les unes des autres, et s'entretiennent. Il se dit De l'étendue d'un corps non divisé, et De la durée d'un temps non interrompu. | Qui dure constamment. | En arithm. , Proportion <:ontinue. Celle où le conséquent de la première raison est l'antécédent de la seconde, j Subst. m., Le continu est divisible à l'infini.
CONTINUATEUR, s. m. Auteur qui continue l'ouvrage d'un autre.
CONTINUATION, s. f. (Continuatio.) Action par laquelle on continue , pailaquelle une chose se continue ; et la durée * de la cliose continuée, j La chose qu'on ajoute à une autre pour la prolonger. (Conli-nu-a-sion.)
CONTINUE (À LA), loc. adv. À la longue, à force de continuer. Fam. et Yi.
CONTINUEL, ELLE. adj. Qui dure sans interruption. (Con-ti-nu ël ; ë-le.)
CONTINUELLEMENT, adv. Assidûment, toujours. (Con-ti-nu-ë-le-man.)
CONTINUER. V. a. {Continuare.) PoursuivTe ce qui est commencé. | Persévérer dans une habitude. | Prolonger. | Prolonger à qqn. la possession de qq. ch. | Maintenir qqn. dans un emploi, par réélection ou autrement. | V. n. Durer, ne cesser pas. | S'étendre, se prolonger.
CONTINUITÉ, s. f. (Continidtas.) (U et I font deux syllabes.) Liaison non interrompue des parties d'un tout. | Solution de continuité, Toute division de parties auparavant continues. | Durée continue. | La loi de continuité, La loi suivant laquelle aucun changement ne s'exécute dans la nature que par degi-és insensibles. .
CONTINÛMENT, adv. Sans aucune interruption. I Continu et Continûment, diffèrent de Continuel et Continuellement en ce qne Continu et Continûment se disent Des choses qui ne sont pas divisées ni interrom-
CON
pues, depuis leur commencement jusqu'à leur fin ; et que Continuel et Continuellement se disent aussi De celles qui sont interrompues, mais qui recommencent souvent et à de courts intervalles. (Con-ti-nû-man.)
CONTONDANT , ANTE. adj. {Contundens.) Qui blesse sans percer ni couper, mais en faisant des coutusions, comme un bâton, une massue.
CONTORNIATE. adj. f. {Cum, tomatus.) Se dit Des médailles de cuivre terminées, à leur circonférence, par un cercle d'une ou de deux lignes de lai'geur, continu avec le métal, quoiqu'il semble en être détaché par une rainure assez profonde qui règne à l'extrémité du champ de l'un et de l'autre côté de la médaille.
CONTORSION, s. f. Mouvement violent qui procède d'une cause intérieure , et qui tord les muscles, les membres d'une personne. I Se dit Des grimaces et des gestes forcés que certaines gens font qqf. en parlant avec véhémence , ou autrement, j T. de sculpture. Attitude outrée , mouvement forcé des membres ou des traits du visage.
CONTOUR, s. m. {Cum, tomus.) Ce qui termine extérieurement un corps ou les parties d'un corps, j Les contours d'une draperie, Les tours qu'elle fait aux endroits où elle est relevée. | Toute sorte d'enceinte.
CONTOURNER, v. a. ( Cum, iornare. ) Donner à une figure ou à un ouvrage d'architecture le contour qu'ils doivent avoir. | Déformer, faire qu'une chose soit de travers. I Se dit D'une chose qui fait le tour d'une autre. | Se dit qqf., fig.. Des formes de style qui ont un tour peu naturel et forcé.
CONTRACTANT, ANTE. adj. et subst.
Qui coirtracte.
CONTRACTE, adj. des a g. {Contractus.) Il se dit Des déclinaisons et des verbes où il y a contraction.
CONTRACTER, v. a. {Contractare.) Faire une convention avec qqn. | Fig., Contracter des obligations envers (jqn.. En accepter des services qui engagent à la reconnaissance. I Contracter des dettes. Faire des dettes , s'endetter. | Se dit Des liaisons qui se forment entre deux personnes par une fréquentation habituelle. | Se dit Des habitudes qui s'acquièrent par des actions réitérées. I Se dit Des maladies qui se gagnent, surtout par une espèce de contagion. | Prendre, acquérir, en pai-lant De l'état, des qualités accidentelles de certaines choses. | Resserrer, diminuer le volume d'un corps par le rapprochement de ses parties. | Réunir deux voyelles ou deux syllabes pour n'en former qu'une seule.
CONTRACTILE, adj. des 2 g. Qui est susceptible de contraction.
CONTRACTILITÉ. s. f, T. de physiologie. Faculté de se contracter.
CONTRACTION, s. f. ( Contractio. ) Se
CON
dit qqf, pour Resserrement, par opposition à Dilatation. | Raccourcissement des nerfs ou des muscles , lorsqu'ils viennent à se retirer. I La réduction ou réunion de deux voyelles , de deux syllabes en une seule. (Con-trac-sion.)
CONTRACTUEL, ELLE. adj. Qui est stipulé par contrat.(Con-trac-tu-ël ; ë-le.)
CONTRACTURE, s. f. ( Contractura. ) Rétrécissement qui se fait dans la partie supérieure d'une colonne. | Maladie qui consiste dans la rigidité plus ou moins considérable et prolongée des muscles.
CONTRADICTEUR, s. m. {Contradictor.) Celui qui contredit. | En jurisp., Légitime contradicteur, Celui qui a qualité ou intérêt pour contredire. | ^cte sans contradicteur, Acte par défaut , sans que les parties intéressées y aient été appelées.
CONTRADICTION, s. f. ( Contradictio.) Action de contredire ; opposition aux sentiments et aux discours de qqn. ; discours par lequel on combat l'avis d'un autre. | Esprit de contradiction, Disposition à contredire aans cesse. | Opposition , incompatibilité entre deux ou plusieurs choses, ou entre les éléments d'une même chose. ( Con-tradic-sion.)
COTSTRADICTOIRE. adj. des a g. et subst. fém. Se dit Des propositions, des tei'mes, etc., qui se contredisent, qui ex-
{)riment des choses directement opposées 'une à l'autre, | Se dit Des jugements, des arrêts rendus après que les parties ont été ouïes , ou après qu'elles ont produit. I Se dit De tout acte de procédure fait en présence des parties. (Con-tra-dic-toua-re.)
CONTRADICTOIREMENT. adv. D'une manière contradictoire. | Se dit Des jugements rendus après avoir ouï les parties , ou après qu'elles ont produit. (Con-tra-dic-touare-man.)
CONTRAIGNABLE. adj. des a g. Qui peut être contraint, par qq. voie de droit, à donner ou à faire qq. ch. (Con-trë-«a-ble [nm.].)
CONTRAINDRE, v. a. ( Constringere. ) {Je contrains, il contraint; nous contraignons^ ils contraignent. Je contraignais, nous contraignions. Je contraindrai. Contrains. Que je contraigne. Que je contraignisse. Contraignant. ) Obliger qqn. par force , par violence ou par qq. grave considération , à faire qq. ch. contre son gré. | Prov., La jiécessité contraint la loi, La nécessité oblige à passer par-dessus les lois. | Obliger, par qq. voie de droit, à donner ou à faire qq. ch. | Gêner, obliger par qq. considération à s'aJjstenir de qq. ch., à se refuser qq. ch. | Pron., Se gêner, se forcer, se retenir. | Serrer, presser, mettre à l'étroit. (Vi.) fCon-trin-dre^)
CONTRAINT, AINTE. adj. Gêné, forcé.
! Se dit Des productions de l'esprit ou de
CON
l'ai't. I Serré , mis à "étroit. {Vi.)\ fiasse contrainte. Celle dont 1« chant, borné à un petit nombre de mesures, ne fait entendre qu'une même plu-ase, cju'clle recommence toujours, tandis que les parties supérieures continuent leur chant ou leur harmonie , et les varient de diverses manières. (Con-trin; in-te.)
CONITIAINTE. s. f. Violence qu'on exerce contre qqu. pour l'obliger à faire qq. ch. malgré lui, ou pour l'empêcher de faire ce qu'il voudrait. | L'état de celui à qui on fait cette violence. | Retenue que le respect , la considération , etc., obligent d'avoir. | La gêne oh l'on est quand on est trop serré dans ses habits, etc. | Tout acte par lequel on force qqn. à faire ou à donner une chose. | Contrainte par corps , Le droit de faire emprisonner une personne, principalement un débiteur ; et L'action même d'arrêter, d'emprisonner en vertu de ce droit. | Mandement décerné contre un redevable de deniers publics ou de droits dus au fisc. (Con-trin-te.)
CONTRAIRE, adj. des 2 g. {Contrarias.) Opposé. Se dit Des choses physiques et Des choses morales. | Propositions contraires , Celles qui énoncent des choses opposées, de manière cependant qu'elles peuvent être fausses toutes deux , quoiqu'elles ne puissent pas être toutes deux vraies. | Se dit Des personnes. | Les parties sont contraires en faits , Leurs allégations sont à faits contradictoires. I Nuisible. | Subst. masc. Une chose opposée. — Fam., Aller au contraire d'une chose , S'y opposer, y contredire. | Subst., se dit Des choses opposées entre elles , comme sont le froid et le chaud, etc. | Au coir- TRAiRE. loc. adv. Tout autrement, d'une manière opposée. (Con-trè-re.)
CONTRAIREMENT, adv. En opposition à qq. ch. (Con-trè-re-man.)
CONTRALTO, s. m. T. it. La plus grave des voix de femme.
CONTRAPONTISTE. s. m. Se dit D'un compositeur qui connaît les règles du contrepoint.
CONTRARIANT , ANTE. adj. Qui se plaît, qui aime à contrarier. | Qui est de nature à contrarier.
CONTRARIER, v. a. Dire ou faire le contraire de ce que les autres disent oh font. I Faire obstacle , s'opposer à qqn. dans ses desseins, dans ses volontés. | Se dit, fig., Des choses, tant au sens physique qu'au sens moral.
CONTRARIÉTÉ, s. f. Opposition entre des choses contraires. | Obstacle , empêchement, traverse.
CONTRASTE, s. m. Opposition. Il se dit au sens physique et au sens moral. | La différence et l'opposition que l'artiste établit entre le caractère ou l'attitude de ses figures , etc. | Se dit Des oppositions auxquelles l'écrivein ou le musicien a re-
CON
cours pour produhe de l'effet. [ L'art det contrastes , L'art d'établir , d'imaginer àti oppositions qui produisent de l'effet.
CONTRASTER, v. n. ( Çontrastare. ) Être en opposition , en contraste. | V. act. Faire un contraste.
CONTRAT, s. m. ( Contractas. ) Convention , pacte , traité entre deux ou plusieurs personnes , rédigé par écrit , sous l'autorité publique. | Toute convention faite entre deux ou plusieurs personnes, j Contrat social. Nom donné, par des publicistes, à La convention, expresse ou tacite , par laquelle sont réglés les droits et les devoirs respectifs d'un peuple et de son gouvernement. ( Con-tra. )
CONTRAVENTION, s. f. ( Contraventum. ) Infraction , action par laquelle on contrevient à une loi , à une ordonnance , à un règlement , à un traité , ou à un contrat qu'on a fait, j Se dit Des infractions aux règlements de police. ( Con-tra-van-sion.)
CONTRE. {Contra.) Préposition qui sert à marquer Opposition. | Malgré , nonobstant , sans avoir égard à. | Par contre , En compensation. T. de commerce. | À certains jeux, Faire contre, se dit Lorsqu'un des joueurs faisant jouer , un des autres déclare ensuite qu'il joue aussi. On app., substant., Le contre, Celui qui a fait contre. I Se dit, subst., Des raisons , des faits , des circonstances défavorables en qq. affaire. Soutenir le pour et le contre. \ Auprès, proche. Adv. , J'étais tout conù'e. j Attacher qq. ch. contre la muraille. L'attacher à la muraille. | Contre entre dans la composition de plusieurs mots : on va rapporter ceux que l'usage a autorisés.
CONTRE-ALLÉE, s. f. Allée latérale et parallèle à une allée principale. ( Contra-lée. )
CONTRE-AMIRAL, s. m. Celui qui a le troisième grade d'officier-général dans la marine militaire. | Se dit Du vaisseau monté par un contre-amiral. ( Con-tra-mi-ral. )
CONTRE-APPROCHES, s. f. pi. Travaux des assiégés pour aller au-devant de ceux des assiégeants. ( Con-tra-pro-che. )
CONTRE-BALANCER. v. a. Se dit De
eux forces opposées, dont l'une balance
l'autre. | Se dit, fig., De l'égalité de force ,
de valeur , de mérite , etc. , qui est entre
de^ choses opposées. ( Con-tre-ba-lan-sé. )
CONTREBANDE, s. f. ( Contra , hannum. ) L'action d'importer clandestinement dans un pays les marchandises prohibées ; La fraude par laquelle on élude le payement des droits imposés sur les marchandises nationales ou étrangères , soit aux frontières , Soit à l'intérieur. | Se dit Des marchandises de contrebande. J Fig. et famil. , Cest un homme de contrebande , se dit D'un homme qui embarrasse dans une compagnie, ou auquel on ne se fie point.
CONTREBANDIER , 1ÈRE. s. Celui ,
celle qui fait la contrebande. ( Con-treban-dié. )
CONTRE-BAS (EN), loc. adv. Marque Direction ou position de haut en bas. (Ancon-tre-ba. )
CONTRE-BASSE, s. f. Grosse basse sur laquelle on joue la même partie que celle de la basse , mais qui sonne une octave audessous de la basse ordinaire , et par conséquent deux octaves au-dessous du violon.
( Con-tre-ba-se. )
CONTPcE-BA^ITERIE. s. f. Batterie de canons opposée à une autre, j Batterie destinée y la protection d'une batterie de brèche. | Fig. et fam. , Ce qu'on fait pour s'opposer aux menées de ceux qui nous sont contraires. ( ba-te-rie. )
CONTRE-BOUTANT. s. m. Synonyme de Contre-fort. ( bou-tan. )
CONTRE-BOUTER. v. a. Appuyer un mur d'un autre mur posé à angles ' droits.
CONTRE-CALQUER. v. a. Faire la contre-épreuve d'un calque , ou calquer un calque en le retournant, afin d'obtenir un dessin en sens contraire du dessin originaL ( calc-é [c m.].)
CONTRECARRER, v. a. ( Contra, quadrare, ) S'opposer directement à qqn. , à ses sentiments , s. &es desseins. Fam. ( Contre-ca-ré. )
CONTRE-CHARME: s. m. Charme contraire , qui détruit ou empêche l'effet d'un autre charme.
CONTRE-CHÂSSIS, s. m. Châssis de verre ou de papier, qu'on met devant un châssis ordinaire. ( châ-si. )
CONTRE-CLEF. s. f. Le voussoir qui est posé immédiatement à gauche ou à droite de la clef d'une voûte. ( clé. )
CONTRE-COEUR, s. m. Le fond de la cheminée, contre lequel se place le bois qu'on veut brûler. | La plaque de fer qu'on attache contre le fond de la cheminée pour le conserver et pour renvoyer la chaleur. Contre-cœur de cheminée, ( — ceur [c m.], 'l
CONTRE-COEUR (À), loc. adv. À regret , avec répugnance , malgré soi. ( A-contre-ceur [c m.]. )
CONTRE-COUP. s. m. Répercussion d'un corps sur un autre. | L'impression d'un coup faite à une partie opposée à celle qui a été frappée, j Figur. , Evénement qui arrive par suite ou à l'occasion d'un autre, ( Con-tre-cou. )
CONTRE-COURANT, s. m. Courant inférieur dont la direction est opposée à celle du com-ant supérieur. ( Con-tre-cou-ran. )
CONTREDANSE, s. f. Sorte de danse vive et légère qui s'exécute ordinairement à huit personnes. | Air de contredanse.
CONTREDIRE, v. a. ( Contradicere. ) (Seconde pers. du plur. du prés, de l'indic. , Vous contredisez. À l'égard du reste, il se conj. comme Dire. ) Dire le contraire, c«n-
CON
tester. | Être en opposition avec. | Faire des «critiires pour combattre les moyens ou les raisons dont la partie adverse se sert.
CONTREDISANT, ANTE. adj. Qui aime à contredire. ( Con-tre-di-zan. )
CONTREDIT, s. m. ( Contradictm. ) Réponse que l'on fait contre ce qui a été dit. | Au pltir. , Écrit contenant les réponses à la production de la partie adverse. ( Yi. ) | Saks contredit, loc. adv. Certainement , sans dilhculte. ( Con-tre-dl. \
CONTRÉE, s. f. Certaine étendue de pays.
CONTRE -ÉCHANGE, s. m. Échange.
(Con-tr é-chan-je.)
COrn'RE-ENQUÈTE. s. f. Enquête opposée à celle de la partie adverse. ( Coutranc-ê-te [c m.]. )
CONTRE-ÉPREirVE. s. f. Estampe ou dessin qu'on tire sur une estampe fraîchement imprimée , ou sur un dessin de crayon, et qui reproduit les mêmes traits, mais à rebours, le côté droit paraissant à gauche. | Fig. , Ouvrage qui n'est qu'une faible imitation d'un autre. | Dans les Assemblées délibérantes , se dit De l'action'jde faire voter sur la proposition contraire à celle qui a d'abord été mise aux voix. (Con-tré-preu-ve.)
CONTRE-ÉPREUVER. v. a. T. de peint, et de grav. Faire une contre-épreuve.
CONTRE-ESPALIER, s. m. Rangée d'arbres taillés en espalier , et plantés vis-à-vis d'un espalier. ( Con-trës-pa-lié. )
CONTREFAÇON, s. f. Action de copier, d'imiter , de fabriquer une chose au préjudice de celui qui a le droit exclusif de la faire, de la fabriquer. | Se dit Des choses faites par contrefaçon, principalement en parlant De livres, de musique , de gravures. j II est qqf. synonyme de Contrefaction. ( Con-tre-fa-son. )
CONTREFACTEUR, s. m. Celui qui est coupable de contrefaçon.
CONTREFACTION. s. f. Imitation ou falsification des monnaies , des effets publics, des poinçons, etc. On dit plus souvent Contrefaçon, j L'action d'imiter, dans' des vues coupables , l'écriture ou la signature de qqn. ( Con-tre-fac-siou. )
CONTREFAIRE, v. a. ( Se conj. comme Faire. ) Imiter , représenter qq. personne , qq. ch. [Se dit, en mauvaise part, De celui qui copie les autres , dans le dessein de les tourner en ridicule. | Feindre d'être ce qu'on n'est pas. | Imiter par contrefaçon , par contrefaction. I Déguiser. \ Pron., Déguiser son caractère. | Rendre difforme , défigurer. | CoifTREFAiT, AiTK. adj. Difforme. (Contre-fè-re. )
CONTREE AISEUR. s. m. Celui qui contrefait les personnes , les animaux. ( Contre-fë-zem-. )
CONTRE-FICHE, s. f. Pièce de bois mise obliquement contre une autre ou' contre uni
CON
pan de bois , contre un mur , etc. , pour le soutenir.
CONTRE-FINESSE, s. f. Finesse opposée à une autre. ( (]on-tre-fi-në-se. )
CONTRE-FORT. s. m. Se dit, en architecture, D'un mur contre-boutant, servant d'appui à un mur chargé d'une terrasse ou d'u&e voûte. I Se dit Des petites chaînes de montagnes latérales qui sont xiomme les appuis de la chaîne principale dont elles dé^iendent. | Pièce de cuir dont on fortifie le derrière de la botte au-dessus du talon. ( Con-tre-for. )
CONTRE-FUGUE, s. f. Fugue dont la marche est contraire à celle d'une autre qu'on a établie auparavant. ( Con-tre-fug-e.)
CONTRE-GARDE, s. f. Pièce de fortification servant d'enveloppe à un bastion, à une demi-lune, ou à qq. autre ouvrage.
CONTRE-HACHER. v. a. Croiser les hachures d'un dessin par d'autres hachures. ( Con-tre-a-ché. )
CONTRE-HACHURE, s. f. Il se dit Des hachures qui croisent les premières hachures d'un dessin. ( Con-tre-a-chu-re. )
CONTRE-HÂTIER. s. m. Grand chenet de cuisine qui a des crochets ou des chevilles de fer en dedans comme en dehors. On dit aussi Hâtier. ( Con-tre-â-tié. )
CONTRE-INDICATION, s. f. Indication contraire aux autres indication*. (Con-trindi-ca-sion. )
CONTRE- JOUR. s. m. L'endroit opposé au grand jour , où le jour ne donne pas à plein. I À CONTRE-JOUR. loc. adv.
CONTRE-LATTE, s. f. Latte qu'on pose perpendiculairement entre deux che\Tons , et qui est plus longue et plus épaisse que les lattes ordinaires. ( Coii-tre-la-te. )
CONTRE-LATTER. v. a. Garnir de contre-lattes. ( Con-tre-la-té. )
CONTBJE-LETTRE. s. f. Acte secret par lequel on déroge en tout ou en partie à ce qui est stipulé dans un premier acte public. ( Con-tre-lë-tre. )
CONTRE -MAÎTRE, s. m. Troisième officier marinier de manœuvre , qui est au-dessous du maître et du second maître d'équipage. | Dans les grandes manufactures. Celui qui dirige les ouvriers , qui a inspection sur eux. ( Con-tre-mè-tre. )
CONTREMANT)ER. v. a. Révoquer l'ordre qu'on a donné. Se dit Des personnes et des choses.
CONTRE-MARCHE, s. f. Il se dit en parlant D'une armée qui fait une marche contraire ou opposée à celle qu'elle paraissait vouloir faire. | Évolution par laquelle une colonne fait volte-face. | T. de mar. Évolution qui s'exécute en virant vent devant.
CONTRE-MAJRÉE. s. f. Marée dont la direction est opposée à celle de la marée ordinaire.
CON
CONTRE-MARQUE, s. f. Seconde marque apposée à un ballot de marcliandises , ou à des ouv7"ages d'or ou d'argent. | Second billet que délivrent les contrôleurs d'un théâtre à ceux qui sortent pendant le spectacle, afin qu'ils aient la faculté de rentrer. ( Con-tre-marc-e. )
CONTRE-MARQUER. v. a. Apposer une seconde marqua. ( Con-tre-marc-e [c m.].)
CONTRE-MINE. s. f. Ouvrage souterrain que l'on fait pour éventer la mine de l'ennemi , et pour en empêcher l'effet. | Mine pratiquée sous les bastions et sous les dehors d'une place pour faire sauter les ennemis s'ils venaient à s'y loger.
CONTRE-MINER. v. a. Faire des contre-mines.
CONTRE-MINEUR, s. m. Celui qui travaille à une contre-mine.
CONTRE-MONT. loc. adv. En haut. Gravir contre-mont. Gravir une montagne. (Yi.) I Ce bateau va à contre-mont , Il remonte la rivière. ( Con-tre-mon. )
CONTRE-MUR. s. m. Petit mur qu'on bâtit tout le long d'un autre pour le fortifier, pour le conserver.
CONTRE-MURER. v. a. Faire un contremur.
CONTRE-OPPOSITION, s. f. Ce mot du langage parlementaire s'entend D'une minorité de l'opposition qui se détache de la majorité , en certains cas , bien qu'elle y appartienne par les principes généraux qui la dirigent. ( Con-tro-po-zi-sion. )
CONTRE-ORDRE, s. m. Révocation d'un ordre. (Con-tror-dre.)
CONTRE7PARTIE. s. f. Partie de musique opposéekâ une autre. | La partie qui sert de second dessus. I Fig., Opinion , sentiment , système contrau-e.
CONTRE-PESER. v. a. Contre-balancer, servir de contre-poids. (Vi.) On dit Contrebalancer. ( Con-tre-pe-zé. )
CONTRE-PIED, s. m. Se dit Lorsque les chiens , étant tombés sur les voies de la bête, prennent, pour la suivre, le chemin qu'elle a fait, au Beu de prendre celui qu'elle tient. I Fig., Le contraire de qq. ch. Il ne se dit point au plur. ( Con-tre-pié. )
CONTRE-PLATINE, s. f. Pièce de métal sur laquelle porte la tête des vis qui servent à fixer la platine d'un fusil , d'un pistolet , etc. ; nom. autr. Porte-vis.
CONTRE-POmS. s. m. Poids servant à contre-balancer une force opposée, ou à en modérer l'action. | Long bâton dont les danseurs de corde se servent pour se tenir plus aisément en équilibre quand ils dansent sur la corde. On dit ordinairement Balancier, j Se dit, fig.. Des affections, des qualités bonnes ou mauvaises , et, en général. De toutes les choses morales , politiques , etc. , qui servent à en contre-balancer d'autres. (Con- ^e-poua. )
CON
CONTRE-POIL. s. m. Le rebours du poil , le sens contraire à celui dans lequel le poil est naturellement couché. ) À cowtre- POiL. loc. adv. Fig. et fam. , Prendre une affaire à contre-poil, La prendre dans un sens contraire à celui qui serait convenable. I Fig. et fam. , Prendre qqn. à contre-poil^ Parler ou agir de manière à le choquer , à l'irriter. ( Con-tre-poual. )
CONTRE-POINT, s. m. L'art de composer de la musique à deux ou plusieurs parties. I Composition musicale faite selon les règles du contre-point. Contre-point simple, Celui où les différentes parties vont toujours ensemble note pour note. Contrepoint figuré on fleuri , Celui où les différentes parties procèdent par des valeurs et des rhythmes différents. ( Con-tre-pouin. )
CONTRE-POINTER, v. a. Se dit en parlant De certains ouvrages de toile ou de taffetas qu'on pique des deux côtés avec du fil ou de la soie. | Opposer une batterie à une autre. | Fig. et fam. , Contredire , contrecarrer. ( Con-tre-pouin-té. )
CONTRE-POISON, s. m. Antidote, remède qui empêche l'effet du poison. ( Coatre-poua-zon. )
CONTRE-PORTE, s. f. Il se dit Des secondes portes d'une place de guerre. | Porte , ordinairement faite de toile , qu'on met devant la porte ordinaire d'un appartement pour mieux se garantir du vent et du froid.
CONTRE-RÉVOLUTION, s. f. Révolution politique qui tend à détruire les résultais de celle qui l'a précédée. ( Con-treré-vo-lu-sion. ) > CONTRE - RÉVOLUTIONNAIRE, adj.
des 2 g. et subst. Qui est favorable à la contre-révolution, qui tend à la contre-révolution. (Con-tre-re-vo-lu-sio-nè-re.)
CONTRE-RUSE. s. f. Ruse opposée à une autre. ( Con-tre-ru-ze. )
CONTRE -SANGLON. s. m. Courroie clouée sur l'arçon de la selle du cheval , et dans laquelle on passe la boucle de la sangle pour l'arrêter.
CONTRESCARPE, s. f. La pente du mur extérieur du fossé, celle qui regarde la place. On comprend souvent sous ce nom Le chemin couvert et le glacis. ( Con-trësear-pe. )
CONTRE-SCEL. s. m. Sorte de petit sceau , qui s'appose sur le tiret de parchemin dont on se sert pour attacher des lettres scellées en chancellerie. ( Con-tre-sël. ) ;
CONTRE-SCELLER. v. a. Mettre le contre-scel. ( Con-tre-së-lé. )
CONTRE-SEING, s. m. Signature de celui qui contre-signe. | Avoir le contre-seing d'un ministre. Avoir l'autorisation de signer en son nom. | Avoir le contre-seing , Avoir le droit de contre-signer les lettres et les
CON
paquets , pour qu'ils soient exempts des frais de poste. ( Con-tré-sin. )
CONTRE-SENS. s. m. Sens contraire au sens naturel d'un discours , d'une proposition, d'une phrase, etc. | Tout sens ditférent du sens véritable d'un texte. | Toute manière de lire, de prononcer, de déclamer, etc. , qui ne s'accorde pas avec le sens des paroles. I Se dit Des étoffes, du linge, et d'autres choses , et signifie qu'elles ne sont pas dans le sens, du côté où elles doivent être. | 'Se dit fig. , en parlant Des affaires. | À contre-sens, loc. adv. qui slgniCe à Contre- $ens. ( Con-tre-sans. )
CONTRE-SIGNER. v. a. Signer un acte, en vertu des fonctions qu'on exerce , après que celui dont cet acte émane y a lui-même apposé sa signature. | Se dit Des lettres qui viennent des bureaux d'une administration supérieure, et sur l'enveloppe desquelles on met le nom du ministre ou de l'administrateur qui les envoie. (Con-tre-si-/?é [n m.J.)
CONTRE-TEMPS, s. m. Accident inopiné qui nuit au succès d'une affaire, et qui rompt les mesures qu'on avait prises. | Certain pas de danse. | L'action d'appuyer sur le temj»s faible d'une mesure, et de passer plus ou moins légèrement sur le temps fort. I À coNTRE-TEMi'S. loc. adv. Mal à propos, en prenant mal son temps. ( — tan.)
CONTRE-TFJIRASSE. s. f. Terrasse appuyée contre une autre plus élevée. ( — tèra-se.)
CONTRE-TIRER. v. a. Faire la contreépreuve d'une estampe, j Conti'e-tirer un tableau , une carte , etc. , Les copier trait pour trait par le moyen d'une toile fine, etc. , qu'on met dessus.
CONTREVALLATION. s. f. {Contra, 'vallum. ) Fossé et retranchement qu'on fait autour d'une place assiégée pour empêcher les sorties de la garnison. (Con-tre-val-lasion.)
CONTREVENANT , ANTE. s. Celui , celle qui contrevient.
CONTREVENIR, v. n. Agir contre qq.
loi , qq. ordre , etc. , ou contre qq. obligation que l'on a contractée.
CONTREVENT, s. m. Grand volet de bois qui s'ouvre et qui se ferme du côté extérieur de la fenêtre , et qui sert à garantir du vent , de la pluie, etc. (Con-tre-van.)
CONTRE-VÉRITÉ, s. f. Ce qu'on dit pour êU'e entendu dans un sens contraire à celui que les paroles expriment.
CONTRIBUABLE, s. m. Celui qui doit contribuer, qui contribue au payement des impositions , des dépenses publiques.
CONTRIBUER, v. n. {Contrilmere.) Aider, de qq. manière que ce soit, à l'exécution, au succès d'un dessein, d'une entreprise; avoir part à un certain résultat. | Payer une part de qq. dépense ou charge commune. | Se dit Des sommes qu'on paye aux ennemis pour
se garantir du pillage et des autres exécutions militaires.
CONTRIBUTION, s. f. {Contrlhutîo.) Ce que chacun donne pour sa part d'une dépense, d'une charge commune. | Ce que sont forcés de payer ou de donner les habitants d'un pays occupé par l'ennemi pour se garantir du pillage. ( — bu-sion.)
CONTRISTER. v. a. (Contristare .) Affliger, causer du chagrin.
CONTRIT, ITE. adj. Qui a un grand regret de ses péchés. | Par plaisanterie, Triste, affligé, mortifié. (Con-tri.)
CONTRITION, s. f. {Contrîtio,) Regret qu'on éprouve d'avoir péché, et qui a pour principe l'amour de Dieu. (Cou-tri-sion.)
CONTRÔLE, s. m. Registre doubie qu'on tient pour la vérification d'un rôle, d'un autre registre , etc. Le registre double qu'on tenait des expéditions de» actes de finances et de justice , pour en assurer davantage l'a conseivation et la vérité. | Se disait Du droit de contrôle. | L'état nominatif des personnes qui appartiennent à un corps , à une troupe. I Vérification. ( La marque qu'on imprime sur les ouvrages d'or et d'argent , pour faire foi qu'ils ont payé les droits, et qu'ils sont au titre fixé par la loi. | Le lieu où l'on met le contrôle, j Le bureau où se tiennent les contrôleurs d'un théâtre. | Fam. , Censure , critique.
CONTRÔLER, v. a. Mettre sur le contrôle. (Vi.) I Vérifier. | Mettre le contrôle sur les ouvrages d'or et d'argent , pour en constater le titre, etc. | Reprendre , critiquer, censurer les actions, les paroles d'autrui.
CONTRÔLEUR. s. m. Celui dont la charge est de tenir registre de certaines choses, ou d'en faire la vérilication. | Dans la maison des princes , L'officier qui est chargé de fonctions à peu près semblables à celles qu'exerce le maître d'hôtel dans la maison d'un particulier. ( Fam., Celui qui se mêle de censurer, de contrôler les actions d'autrui. Au fém. , Contrôleuse.
CONTROUVER. v. a. Inventer une fausseté.
CONTROVEPvSE. s. f. { Controverse.) Débat, dispute, contestation sur une question, sur une opinion, etc. j La dispute qui a pour objet des points de foi , entre les catholiques et les sectes dissidentes. ( Étudier la controverse , Étudier les matières de controverse. (Con-tro-vër-se.)
CONTROVERSÉ, ÉE. adj. Disputé, débattu de part et d'autre. ( — vër-sé.)
CONTROVERSISTE. s.m.Celui qui traite, par écrit ou autrement , des sujets de controverse. ( — vër-sis-te.)
CONTUMACE, s. f. (Contuwacia.) Le refus , le défaut que fait un accusé de comparaître devant le tribunal oii il est appelé. ( — ma-se.)
CONTUMACER. v. a. Instruire la con-
dm-
tunxace, poursuivre l'instruction de la contumace. (Con-tu-ma-sé.)
CONTUMAX. adj. des 2 g. et subst. (Contumax.) Accusé ou prévenu qui est en état de contumace, qui s'est soustrait par la fuite aux recherches de la justice , et auquel on fait son procès , sauf à le juger de nouveau s'il se représente en temps utile. ( — macs.)
CONTUS, USE. s.à\.{Contusus.) Meurtri, froissé , sans être entamé. Se dit Des chairs , des muscles. | Plaie contuse , Plaie faite par un instrument contondant. (Con-tu ; ze.)
CONTUSION, s. f. {Contusio.) Meurtrissure." (Con-tu-zion.)
CONYAINGANT, ANTE. adj. Qui a la force de convaincre. (Con-vin -can.)
CONVAINCRE. V. a. (Se conj. c. Vaincre:) Réduire qqn. par le raisonnement , ou par des preuves sensibles et évidentes, à demeurer d'accord d'une vérité , d'un fait. jPron., S'assurer, se rendre certain d'une chose. | Donner des preuves suffisantes qu'une personne est coupable d'un crime , d'une faute. (Convin-cre.)
CONYALESCENGE. s. f. État d'une personne qui relève de maladie. (Con-ya-lëssan-se.)
GONYALESCENT, ENTE. adj. et subst.
(^Convalescere.) Qui relève de maladie , et revient en santé. (Con-va-lës-san ; an-te.)
CONVENABLE, adj. des 2 g. Propre, sortable , qui convient. | Conforme et proportionné. I Décent , qui est à propos, expédient.
CONYEN.ABLEMENT. adv. D'une manière convenable. ( — ble-man.)
CONVENANCE, s. f. { Convenientia.) Rapport, conformité, accord. | Bienséance, décence. | Raisons de convenance , Raisons de pure bienséance. | Commodité , utilité particulière. ( — nan-se.)
CONVENANT, ANTE. adj. Conforme, bienséant, sortable. (Vi.)
CONVENANT, s. m. r. Covknant.
CONVENIR. V. n. (Co/?f^e«/re.). Demeurer d'accord. (Dans ce sens et dans le suivant, il se conj. c. T'^enir avec l'auxiliaire Être, et s'emploie avec la prép. De.) \ S'accorder, j Faire un accord, une convention. ( En parlant Des choses. Être conforme, avoir du rapport. | Être propre , sortable. (Dans ce sens et dans le suivant, il se conj. avec l'auxiliaire Avoir , et s'emploie avec la prép. A.) j Plaire, agréer. ] Pron. , se dit De deixx personnes entre lesquelles il existe des rapports d'état, de goûts, de caractère, etc. I Être expédient, être à propos.
GONVENTICULE. s. m. {Conventiculum.) Petite assemblée secrète et illicite. (Con-vanti-cu-le [c m.].)
CONVENTION, s. f. \Conventio.)kccoTà, pacte que deux ou plusieurs personnes font ensemble, j Clause , condition, j Conventions, Les articles stipulés entre les époux par le contrat de maiisge. j De convention, adj., I
Conventionnel, qui n'a de valeur, de sens de réalité, que par l'effet de certaines conventions. (Gon-van-sion.)
CONVENTION, s. f. {Conventio.) Se dit De certaines assemblées nationales formées pour établir une constitution, ou pour la changer, la modifier, etc. | Assemblée nationale qui se forma en France au mois de septembre 1792, et qui exerça tous les pouvoirs jusqu'en octobre 1795.
CONVENTIONNEL, ELLE. adj. Qui suppose convention , qui résulte d'une convention. (Con-van-sio-nël; ë-le.) '
CONVENTIONNEL, s. m. Membre de la convention nationale.
GONVENTIONNELLEMENT. adv. Sous convention. (Con-van-sio-në-le-man.)
CONVENTUALITÉ. s. f. L'état d'une maison religieuse où l'on vit sous une règle. (Con-van-tu-a-li-té.)
CONVENTLTEL, ELLE. adj. (Conventus.) Qui est du couvent, qui appartient au couvent. I Conventuels, Religieux qui ont droit de demeurer toujours dans le même couvent. (Con-van-tu-ël ; ë-le.)
CONVENTUELLEMENT. adv. En communauté, selon les règles et l'usage de la société religieuse. (Con-van-tu-ë-le-man.)
CONVERGENCE, s. f. Disposition de deux ou de plusieurs lignes droites qui se dirigent vers un même point , soit qu'elles l'atteignent, soit qu'elles ne l'atteignent pas. (Con-vër-jan-se.)
GOmŒRGENT, ENTE. adj. Se dit Des lignes droites qui se dirigent vers un même point, qui convergent. (Gon-vër-jan; an-te.)
CONVERGER, v. n.{Cum, a>ergere.) Ce dit Des lignes droites dont les directions différentes tendent vers un seul et même point (Con-vër-jé.)
GONVERS, ERSE. adj. (Con versus.) Frère convers, sœur converse, Un religieux, une religieuse qui ne sont point du chœur, et qui ne sont employés qu'aux œuvres serviles du monastère. (Con-vèr ; ër-se.)
CONVERSATION.^ s. f. {Conversatio.) Entretien familier. | Etre à la conversation, Y prendre part, ou Ecouter ce qui s'y dit. J La manière de converser. (Con-vër-sa-sion.;
CONVERSE, adj. et subst. f. {Conversus.) On ait qn' Un£ proposition est converse, est la converse d'une autre, lorsque de l'attribut de la première on fait le sujet de la seconde, et du sujet de la première l'attribut de la seconde, sans que la proposition cesse d'être vTaie. (Gon-vër-se.)
CONVERSER. V. n. (Conversari.) S'entretenir familièrement avec qqn. | Dans la tliéorie militaire, Exécuter une conversion. (Con-vër-sé.)
CONVERSION, s. f. (Coni^rsio.) Transmutation, j Simple changement de forme 1 Se dit Des rentes qui, étant à un certain taux, sont mises à un autre plus bas ou plus
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élevé. I Changement d'un acle, d'une procédure en une autre. | Changement d'une proposition en sa converse. | Mouvement par lequel le front d'une troupe change de direction, en tournant ou pivotant sur l'une de ses extrémité*. I Changement de croyance, de sentiments et ae mœurs, de mal eu bien. (Con-vër-sion.)
CONVERTIBLE, adj. des a g. {Converdbllis.) Se dit D'une chose qui peut être convertie en une autre, ou changée pour une autre. I Se dit D'une proposition qui peut devenir la converse d'une autre. (Con-vërti-ble.)
CONTERTm. V. a. {Convertere.) Changer, transmuer , transformer une chose en une autre, j Se dit Du changement qui se fait de certaines choses dans le commerce, dans les affaires. | Faire changer de croyance, de sentiments et de mœurs, de mal en bien.
AFam., Convertir qqn, , Le faire changer e résolution ou d'opinion sur qq. ch. | Ces deux termes se convertissent ^ Ils peuvent se dire réciproquement l'un de l'autre. ( Converti, ie. subst. Une personne convertie à la religion cathohque. (Con-vër-tir.)
CONYERTISSEMENT. s. m. Changement. (Con-vèr-ti-se-man.)
CONVERTISSEUR, s. m. Celui qui réussit dans la convertion des âmes. [ Celui qui s'efforce de convertir les autres à sa religion. (Con-vër-ti-seur.)
CONVEXE, adj. des 2 g. {Convexus.) Se dit, par opposition à Concave, D'une surface bombée sphériquement, (Con-vëc-se.)
CONVEXITÉ, s. f. {Convexitas.) La sailhe, la surface bombée de ce qui est convexe. (Con-vëc-sité.)
CONVICTION, s. f. {Convictio.) L'effet qu'une preuve é\idente produit dans l'esprit ; la certitude que l'on a d'un fait, d'un principe. | La preuve évidente et indubitable d'une vérité, d'un fait. (Con-vic-sion.)
CONVIER. V. a. {Convocare.) Inviter à un festin, aune fête, à une cérémonie, etc. | Engager à faire qq. ch. | Se dit, fig.. Des choses qui excitent à qq. action. | Convié. subst. Se dit De ceux qui sont in\ités à un festin.
CONVIVE, s. des 2 g. {Conviva.) Celui ou celle qui se trouve à un repas avec d'autres.
CONVOCATION, s. f. {Convocaùo.) Action de convoquer. ( — ca-sion.)
CONVOI, s. m. {Cum, 'via.) La réunion des personnes qui accompagnent un corps mort qu'on porte à la sépulture avec les cérémonies funèbres. 1 Une réunion plus ou moins grande de bâtmients de commerce naviguant sous l'escorte d'un ou de plusieurs vaisseaux de l'État. — La force qui escorte. | Une quantité de munitions, de vivres, etc., qu'on transporte dans un camp, dans une ville assiégée, etc. | Ce convoi a été battu, L'es-
coo
corte qui l'accompagnait a été défaite. (Con-voua.)
CONVOITABLE. adj. des deux g. Qui peut être convoité, qui est désiral)le. (Vi,; (Con-voua-ta-ble.)
CONVOrriiR. v. a. {Cum, 'votum.) Désirer avec avidité, avec une passion déréglée. (Con-voua-té.)
CONVOITETTX, EUSE. adj. Qui convoite.
(Vi.) (Con-voua-leu; ze. )
CONVOITISE, s. f. Désir immodéré, cupidité. ( Con-voua-ti-ze. )
CONVOLER. V. n. Convoler en secondes noces, etc., Se marier pour la 2* fois, pour la 3* fois, etc. | AbsoL, Se remarier.
CONVOLUTÉ, ÉE. adj. {Convolutus.) Se dit Des parties d'une plante qui sont roulées en cornet.
CONVOLVULUS. s. m. T. lat. , synony^me de Liseron.
CONVOQUER. V. a. ( Convocare,) Faire assembler, avertir ou ordonner de se réunir. (Con-voc-é [c m,].)
CONVOYER. V. a. (Se conj. c. Emplojer.) Accompagner, escorter. (Con-voua-ié.)
CONVOYEUR, s. m. Bâtiment qui en convoie d'autres. Adj. , Bâtiment convoyeur. ( Con-voua-ieur. )
CONVULSÉ, ÉE. adj. Se dit Des membres ou des muscles qui sont attaqués de* convulsions.
CONVULSIF, IVE. adj. Qui se fait avec convulsion, qui est accompagné de convulsion. I Se dit De certains remèdes qui causent des convulsions.
CONVULSION, s. f. (Convulsio.) Mouvement irréguUer et involontaire des muscles , avec des secousses plus ou moins Nàolentes. | Se dit Des mouvements violents causés par les passions. I Se dit Des grands troubles qui agitent les États.
CONVULSIONNAIRE. adj. et r- des 2 g.
Qui a des convidsions. Il s'est dit , dans le siècle dernier, De certains fanatiques auxquels l'exaltation rehgieuse causait des con\adsions. ( Con-vul-sio-nè-re. )
COOBLIGÉ. s. m. Celui qui est obligé avec un ou plusieurs autres dans un contrat, dans une obligation. (Co-o-bli-jé. )
COOPÉRATEUR,'TRICE. s. {Cooperator. ) Celui , celle qui opère avec qqn. ( — tri-se.)
COOPÉRATION, s. f. {Cooperatio.) Action de celui qui coopère. ( — ra-sion.)
COOPÉRER, v. n. ( Cooperari. ) Opérer conjointement avec qqn.
COOPTATION, s. f. ( Cooptatio. ) Admission extraordinaire dans un corns , accom pagnée de dispense. ( — ta-sion.)
COOPTER. V. a. ( Cooptare. ) Admettre qqn. dans un corps en le dispensant de qqne. des conditions nécessaires pour y entrer.
COORDINATION, s. f. Action de ooor-