‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 156 sur 712 · IO · texte numérisé non relu

IO

COM

et sur le quart. | En commun , Ensemble en société. ] Subst., Le plus grand nombre, la plus grande partie. | Fig., Cette personne, cette chose est du commun , Elle n'est pas de grand mérite, de grand prix. | Une personne du commun , Une personne du peuple. I Le commun des apôtres, des martyrs, etc., L'office général des apôtres, des martyrs , etc., pour qui l'Église n'a point réglé d'office particulier, j Prov. et fig.. Être du commun des martyrs. Ne se faire distinguer par aucun talent , pair aucune qualité. j Subst., se dit Des domestiques inférieurs, dans les grandes maisons , et Du bâtiment où ils logent. | Grand commun , Les offices destinées à la nourriture de la plupart des officiers de la maison du roi ; et , Petit commun^ Certaines offices détachées du grand commun pour la nourriture de qqs. officiers privilégiés du roi. | Grand commun. Lieu où ces officiers travaillent, et qui est destiné pour leur logement, | Les communs , Les bâtiments consacrés aux cuisines, aux différentes pai'ties du service. (Co-miin.)

COMIMUNAL , ALE. adj. {Commune.) Qui concerne une commune ou les communes ; qui appartient à une commune. (Co-mu-nal.)

COMMUNAUTÉ, s. f. (Communitas.) Société de plusieurs personnes qui vivent ensemble sous certaines règles. | Dîner à la communauté. Dîner au réfectoire avec les autres. I Maison religieuse où l'on vit en communauté. I S'est dit De certains corps laïques qui faisaient une société pour leurs intérêts communs. | S'est dit Du corps des habitants d'une ville , d'un bourg , d'un village. | Société de biens entre conjoints. | S'emploie en parlant De deux ou de plusieurs personnes auxqueUes certaines choses sont communes. (Co-mu-nô-té.) - '

COMMUNAUX, s. m. pi. Pâturages où les habitants d'une où de plusieurs communes ont droit d'envoyer leurs troupeaux. On dit aussi Biens communaux. (Co-mu-nô.)

COMMUNE, s. f. ( Commune. ) On appelait autrefois ainsi Le corps des bourgeois d'une ville ou des habitants d'un bourg, d'un viUage. j La chambre des communes , ou Les communes , La seconde des deux chambres du parlement d'Angleterre , qui est composée des députés des cointés et des villes du royaume. | Au plùr., s'est dit, en général. Des habitants de la campagne. — Des milices bourgeoises et des milices de la campagne, j Biens communaux. | Aujourd'hui, Division du territoire administrée par un maire. | Ceux qui habitent une commune, entant qu'ils ont des intérêts et des droits communs. | L'hôtel où s'assemblent les officiers municipaux d'une ville, d'une commune. (Co-mu-ne.)

COMMUNÉMENT, adv. Ordinairement , généralement. | A parler communément, communément parlant, Selôfi l'opinion commune,

COM

ou Selon la façon de parler ordinaire. (Co. mu-né-man.)

COMMUNIANT, s. m. Celui qui communie. I Celui qui est capable de communier , en âge de pouvoir communier. | Premiers communiants , CeuX qui vont faire ou qui viennent de faire leur première communion. Au féminin , Premières communiantes. ( Comu-nian.)

COMMUNICABLE. adj. des 2 g. Qui se peut communiquer, dont on peut faire part. I Ces deux rivières sont communicables. Elles peuvent être jointes péU" im canal. (Co-muni-ca-ble.)

COIVIMUNICATIF, IVE. adj. Qui se communique facilement. | Qui aime à se communiquer, à faire part aux autres de ses pensées , de ses lumières. (Co-mu-ni-ca-tif.)

COMlNîUNICATION.s. f. {Communicatio.) Action de communiquer, ou l'effet de cette action. ] Informations , renseignements. | Communication au ministère public, au parquet. Remise que l'on fait au parquet de toutes les pièces du procès , dan^ les causes où le ministère public doit ou veut être entendu. I Commerce , relation , correspondance. I Moyen par lequel deux choses se communiquent. | Lignes de communication. Tranchées ou galeries que l'on pratique afin que deux quartiers de l'armée , deux attaques , puissent correspondre à couvert et se secourir mutuellement. | Figure de rhétorique, par laquelle l'orateur semble prendre conseil de son auditoire. | Communication dans les paroles , Espèce de trope qui consiste à rendre commun à un ou plusieurs personnes ce qui ne se dit que pour d'autres. (Co-mu-ni-ca-sion.)

COMMUNIER. V. n. ( Communis. ) Recevoir le sacrement de l'Eucharistie. | V. a. Administrer le saint sacrement. | Commu- HiÉ, ÉE. part. Qui a reçu le saint sacrement. (Co-mu-ni-é.)

COMMUNION, s. f. ( Communia. ) TTnion de plusieurs personnes dans une même foi. I La réception du corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ. | L'antienne, le verset que le chœur chante pendant que le prêtre communie. (Co-mu-nion.)

COMMUNIQUER, v. a. ( Communîcare.) Rendre commun à , faire part de, transmettre. I Donner communication de qq. ch. , Faire connaître, exliiber. | Absol., Avoir commercé et relation. | Pron., Se rendra* familier, entrer facilement en discours et c» conversation avec qqn, | En parlant De (\i\. partie d'un bâtiment, etc., Conduire, aboutir, être en rapport. (Co-mu-nic-é.)

COMMUTATIF, lYE. adj. Qui est relatif à. un échange, aux échanges. | Justice commutative , Celle qui regarde le commerce. I Contrat commatatif, Celui par lequel chacune des parties s'engage à donner

COM

où à faire une chose équivalente à ce qu'on hii donne. (Co-mu-ta-tif.)

COMMUTATION, s. f. {Commutatïo.) Changement. Commutation de peine , Changement d'une peine eu une autre moins grave. (Co-mu-ta-sion.)

COMPACITÉ, s. f. Qualité de ce qui est compacte. (Con-pa-si-té.)

COMPACTE, adj. des 2 g. ( Compactas. ) Qui est condensé , dont les parties sont fort serrées. (Con-pac-te.)

COMPAGNE, s. f. {Compago.) Celle qui partage le sort de qqn. | Fille ou femme qui a qq. liaison d'amitié , de familiarité , avec une autre fille ou femme de même condition, ou qui sert avec elle dans la même maison et dans le même emploi. | Une femme par rapport à son mari. | Se dit Des animaux , et surtout des tourterelles. | Se dit, fig., Des choses qui en accompagnent d'autres. (Con-pa-ne [n m.] >)

COMPAGNIE, s. f. {Compago.y Réunion de plusieurs personnes assemblées pour le plaisir d'être ensemble, de converser, de jouer, etc. | // est compagnie , se dit De qqn. que l'on voit rarement, ou que l'on reçoit avec qq. cérémonie. \Il se croit compagnie , se dit D'un subalterne trop familier. [ Plusieurs personnes que des habitudes ou des goûts communs rapprochent, et qui forment une espèce de société. | Bonne compagnie. Société composée de personnes distinguées par leur éducation, leur politesse. I Se dit De personnes qui sont ensemble , qui font ensemble la même chose. | Dame , demoiselle de compagnie , Dame ou demoi- ^lle placée auprès d'une autre dame ou demoiselle pour lui tenir compagnie. | Être en compagnie y Etre occupé avec qqs. personnes. I Être mauvaise compagnie, de mauvaise compagnie, Avoir un mauvais ton, et, qqf. , Être triste, maussade. | Une compagnie de perdrix ou de perdreaux, dé faisandeaux. Une bande de perdrix , etc. | Bêtes de compagnie , Jeunes «anghers qui vont encore par troupes. — Par plaisanterie. Être bête de compagnie. Aimer la société , et se laisser facilement mener où les autres veulent. | Se dit De certaines associations commerciales dont les membres «ont ordinairement en grand nombre. | Règle de compagnie. Règle d'arithmétique dont on se sert pour partager le gain ou la perte des associes, suivant l'intérêt qu'ils ont dans l'entreprise. | Dans le commerce , Un tel et compagnie , Un tel et ses associés. On écrit ordinairement, par abréviation, Un tel et C'e. | Réunion de personnes formant un corps , une assemblée. | La cornpognie de Jésus, Nom que prenait la société des jésuites. | Certain nombre de gens de guerre sous uti capitaine. ] Vendre une compagnie , dans certains pays , Se démettre, pour une certaine somme , du droit

COM vx

qu'on a sur une compagnie que l'on commande. I Compagnie franche, Compagniiqui n'est incorporée dans aucun régmient. ( Con-pa-«ie [n m.J.)

COMPAGNON, s. m. {Compago.) Camarade, associé, qui est habituellement avec un autre, qui fait avec lui la même chose. I Compagnons d'armes, Chevaliers qui avaient fait ensemble amitié particulière, avec protestation de ne se quitter jamais.— Hommes qui ont fait la guerre ensemble. I Égal. I Homme qui est gaillard, drôle, éveillé. | Fam., Faire le compagnon , Faire l'entendu. | Fam. , Cest un hardi compagnon. Il est homme d'exécution et déterminé. } Fam., Cest un petit compagnon, se dit D'un homme qui est capable de faire de mauvais tours. | Fam., Compagnon, se dit d'un homme qui est pauvre et de bas lieu. | Garçon qui fait son appren tissage , mais qui travaille encore pour le compte d'un maître. On dit plus souvefl^l Ouvrier ou Garçon. \ Fig. et fam.. Travailler à dépêche compagnon , Travailler vite et négligemment. | Se dit Des artisans qui font partie d'une société de gens de métier. | La mère des compagnons. Femme chargée d'héberger, aux frais d'une société de compagnons , les membres de cette société qui se trouvent momentanément sans ouvrage.

(Con-pa-«on [n m.].)

COMPAGNONNAGE, s. m. Le temps pendant lequel un jeune homme qui avait fini son apprentissage travaillait chez un maître avant de pouvoir travailler pour son propre compte. | La réunion des gens de métier en différentes associations. ( Con-pa- «o-na-je [n m.].)

COMPARABLE, adj. des 1 g. ( Camparabilis.) Qui se peut comparer, qui peur être mis en comparaison. (Con-pa-ra-ble.)

COMPARAISON, s. f. (Comparatio.) Action de comparer, de chercher les ressemblances ou les différences qui peuvent exister entre deux personnes ou deux choses. I Comparaison d'écritures, La confrontation qu'on fait de deux écritures l'une avec l'autre, pour juger si elles sont de même main. I Pièce de comparaison. Pièce dont l'écriture et la signature sont reconnues pour certaines , eJ que l'on compare à une pièce arguée de faux , pour voir si l'écriture est la même. On le dit, par extension, De ce qui peut servir de modèle pour juger de la qualité, du mérite d'autres objets de même nature. | Cette chose est sans comparaison, hors de comparaison. Elle est excellente et sans pareille. | En comparaison , Au prix, à l'égard. | Par comparaison. Relativement, par rapport. | Sans comparaison, se dit D'une personne ou d'une chose avec laquelle aucune antre ne peut entrer en comparaison. I Discours par lequel on indique les ressemblances ou les différences qui

212 COM

existent, que l'on croit apercevoir entre deux choses, entre deux personnes. | Sans comparaison , se dit qqf., dans ce sens , Pour adoucir une comparaison qui a qq. ch. de peu convenable, de choquant. | Degrés de comparaison , Le positif, le comparatif et le superlatif, j Adverbes de comparaison , Ceux qui servent à indiquer un rapport de supériorité , d'égalité ou d'infériorité. | Similitude, figure dont les orateurs et les poètes se servent en comparant une chose ou une personne à qq. autre. ( Con-pa-rë-zon.)

COMPARAÎTRE, v. n. ( Comparera.) Paraître devant un juge. (Con-pa-rê-tre.)

COMPARANT , ANTE. adj. Qui comparaît devant un juge, devant un notaire, etc. I Subst., Le comparant, la comparante.

Les non- comparants. ( Con-pa-ran.)

COMPARATIF, IVE. adj. {Comparatipus. ) Qui sert à comparer, qui jnet en comparaison. Se dit Des choses. | Adj. et subst., se dit Des mots qui expriment un rapport de supériorité, d'égalité ou d'infériorité. (Con-pa-ra-tif.)

COMPARATIVEMENT, adv. Par comparaison à qq. ch. (Con-pa-ra-ti-ve-man.)

COMPARER. V. a. ( Co/npcrare.) Examiner les rapports et les différences qu'il y a entre une chose et une autre , entre une personne et une autre. | Égaler. | Marquer les rapports de ressemblance entre des choses ou des personnes qui sont de nature ou d'espèce différente. I Comparer des écritures, Les confronter, et examiner si elles sont de même main. | Anatomie comparée, Science qui établit les rapports et les différences qu'on découvre dans la structure de l'homme et celle des animaux. (Con-pa-ré.)

COMPAROIR. V. n. \Comparere.) Être ■assigné à comparoir. Être assigné à'se présenter en justice. (Vi.) On dit Comparaître. 'j(Con-pa-rouar.)

COMPARSE, s. f. Entrée des quadrilles dans un carrousel. [ S, m. Se dit, au théâtre, Des personnages muets qui ne servent qu'à 'figurer. (Con-par-se.)

COMPARTIMENT, s. m. (Compartiri.) (Dérivé du verbe Compartir, qui n'est plus en usage.) Assemblage de plusieurs figures , de plusieurs choses disposées avec symétrie. | Se dit De certaines dorures à petits fers qui se mettenfsur le plat ou sur le dos des livres. j Case, division. (Con-par-ti-man.)

COMPARTITEUR. s. m. ( Compartiri. ) Celui des juges qui avait ouvert un avis contraire à celui du rapporteur, et sur l'avis duquel la compagnie s'était partagée. (Con-parti-teur.)

COMPARUTION, s. f. (Comparere.) Action de comparaître devant le juge. (Cou-pa- Fu-siou.)

COMPAS, s. m. (Cum, passas.) Instrument composé de deux tiges métalliques, appelées Branches ou Jambes , lesquelles sont

COM

terminées en pointe à l'une de leurs extrémités, et à l'autre jointes par une charnière qui permet d'ou\Tir plus ou moins l'angle qu'elles forment. | Compas de proportion, Instrument , composé de deux règles plates, assemblées à charnière par un des bouts, comme un compas ordinaire , et portant sur leurs faces des lignes divisées , pour servir à divers usages de géométrie, f Compa: à ■verge , Longue règle de bois ou de fer qui porte deux poupées , dont chacune a sa pointe , et dont l'une est mobile le long de la règle, de manière à pouvoir embrasser des longueurs plus grandes que les compas ordinaires. I Fam. , Par compas ^ Avec une grande exactitude, une grande circonspection. I Compas de route, ou Compas, La boussole. I Compas de variation. Boussole préparée pour connaître les variations de l'aiguille aimantée. | Compas azimutal. Boussole munie de pinnules, etc., qui sert à observer des azimuts, des amplitudes, et à fairt' des relèvements. (Con-pa.)

COMPASSEMENT. s. m. Action de compasser, ou Le résultat de cette action. | Régularité froide et trop étudiée. (Con-paseman.)

COMPASSER. V. a. Mesurer avec le com pas. I Bien proportionner une chose, la faire avec une exacte S}Tnétrie. I T. de guerre , Compasser des feux. Les disposer de manière qu'ils fassent tous leur effet.en même temps, j Fig. , Compasser ses actions , sa démarches. Les bien régler. | Fig., Être compassé dans ses discours , dans ses actions , etc., Y mettre beaucoup de régularité, d'exactitude ; Une régularité , une exactitude poussée jusqu'à l'affectation. On dit, absol., Être compassé. (Con-pa-sé.)

COMPASSION, s. f. ( Compassio. ) Pitié , commisération, mouvement de l'âme qui nous rend sensibles aux maux d'autrui. | Fig. , Faire compassion , se dit, par mépris. De certaines choses qu'on désapprouve. (Conpa-sion.)

COMPATIBILITÉ, s. f. Se dit Des qualités qui peuvent se concilier, s'accorder ensemble. I Se dit De deux charges, de deux fonctions qui peuvent être exercées en même temps par la même personne. | Lettres de compatibilité , Lettres patentes par lesquelles le prince permettait de posséder en même temps deux charges qui ne pouvaient, suivant la règle commune, être exercées par une même personne. (Con-pa-ti-bi-Ii-té.)

COMPATIBLE, adj. des 2 g. (Compassibilis.) Qui peut exister, s'accorder, compatir avec un aulre.^ ( Se dit D'une charge, d'une fonction qui peut êti'e exercée en même temps qu'une autre. (Con-pa-ti-ble.) . COMPATIR. V. n. (Compati.) Et vc touché de compassion pour les maux d'autrui. | Souffrir les fautes, les faiblesses de son prochain

COM

avec indulgence. | S'accorder, se concilier. (Con-pa-tir.)

COMPATISSANT, ANTE. adj. Qui compatit , qui prend part aux maux d'autrui. | Qui exprime la compassion. (Con-pa-ti-san.) COMPATRIOTE, s, des 2 g. ( Patriotes, gr. ) Celui ou celle qui est de mêuie patrie , de même pays qu'une autie personne. (Conpa-tri-o-le.)

COMPENDIUM. s. m. (Mot lat.) Atrégé.

(Con-pén -di-o-me. )

COMPENSATION, s. f. (Compcnsatio.) Action de compenser. | Libération réciproque entre deux personnes qui se trouvent être à la fois créancières et débitrices l'une de l'autre. | Dédommagement d'un mal par un bien , etc. (Cou-pan-sa-sion.)

COMPENSER. V. a. {Compensare.) Reconnaître , déclarer qu'une chose tient lieu d'une autre , quant au prix ou à la valeur. j Compenser les dépens , Ordonner, dans un jugement , que chaque partie restera chargée des frais qu'elle a faits pour la poursuite du procès. | Se dit Des choses ou des personnes dont, le bien et le mal étant mis en balance , le mal se trouve réparé par le bien. (Con-pan-sé.)

COMPÉRAGE, s. m. La relation, l'affinité qui existe entre deux personnes qui ont tenu ensemble un enfant sur les fonts de baptême. | La relation qu'il y a entre le parrain ou la marraine d'un enfant, et le père ou la mère de l'enfant. (Con-pé-ra-je.) COMPÈRE, s. m. ( Cum , pater.) Nom qui se donne par un homme et par une femme à celui qui a tenu sur les fonts qqn, de leurs enfants, et réciproquement par le parrain et par la marraine à celui dont ils ont tenu un des enfants ; comme aussi par la marraine à celui avec lequel elle a tenu un enfant, j Prov. et fîg.. Tout se fait, tout va par compère et par commère. Tout se fait par faveur et par recommandation. ] Fig. et fam., Compère, rusé compère.

Homme adroit, subtil et artificieux. | Bon compère , Bon compagnon, homme agréable et de bonne humeur. | Celui qui est secrètement d'intelUgence avec un escamoteur, etc. Toute personne qui en seconde une autre pour qq. supercherie. (Con-pè-re.)

COMPÉTEMMENT. adv. D'une manière compétente , suffisamment, convenablement.

(Con-pé-ta-man.)

COMPÉTENCE, s. f. ( Competentia. ) Le droit qu'un tribunal , qu'un juge a de con naître de telle ou telle matière, de telle ou telle cause. | Se dit D'une personne qui est capable de juger d'un ouvrage, de parler savamment sur une matière. | Concurrence à la même chose , ou prétention d'égalito. ("Vi.) (Con-pé-tan-se.)

COMPÉTENT , ENTE. adj. {Compctens.) Qui appartient, qui est dû. Se dit D'une portion de qq. bien, de qq. héritage. 1 Suf-

COM

fîsant, convenable, requis. | Se dit D'un tribunal, d'un juge qui a droit de connaître de telle ou telle affaire, de la juger. ( Qui peut donner son avis sur une chose , sur une matière, qui est capable d'en bien juger. I Partie compétente , Celui qui a qualité pour contester en justice, pour être partie au procès. (Con-pé-tan; an-te.)

COMPÉTER. V. n. ( Competere.) Appartenir en vertu de certains droits. | Être de la compétence. ( Con-pé-té, )

COMPÉTITEUR, s. m. ( Competitor. ) Concurrent, celui qui prétend à la même dignité , à la même charge ou au même emploi que veut obtenir une autre persoiine. Puissanl compétiteur. Ils étaient compétiteurs au consulat, à l'empire, etc. (Con-pe-ti-teur.) COMPILATEUR, s. m. ( Compilator. ) CÀkii qui compile. (Con-pi-la-teur. )

COMPILATION, s. f. (Compilatio.) Recueil , réunion de plusieurs choses mises en corps d'ouvrage. ( Con-pi-la-sion. )

COMPILER, v. a. (Compilare.) Faire une compilation, des compilations. (Con-pi-lé.) COMPITALES. s. f. pi. ( Compitalia.) Fêtes que le^ Romains célébraient , dans les carrefours , en l'honneur des dieux domestiques. (Con-pi-ta-le. )

COM PLAIGNANT, ANTE. adj. et subst.

{Cum, plangere.) Qui se plaint en justice de qq. tort qu'il prétend qu'on lui a fait. (Con-plë-«an [nm.].)

COMPLAINTE, s. f. ( Cum , planctus.) Plainte en justice, ou action qu'on intente soit pour être conservé dans sa possession, soit pour y être réintégré. | Chanson ou cantique populaire dont le sujet est ordinairement tragique ou pieux. | Au plur.. Lamentations, Fam. (Con-plin-te.)

COMPLAIRE, v, n. (Complacere.) S'accommoder, se conformer au sentiment, au goût , à l'humeur de qqn., pour lui plaii'e, acquiescer à ce qu'il souhaite. | Pron., Se plaire, se délecter en soi-même , en ses productions, en ses ouvrages. (Con-plè-re.)

COMPLAISAMMENT. adv. Avec complaisance. (Con-plë-sa-man. )

COMPLAISANCE, s. f. Douceur, et facilité de caractère, qui fait qu'on se conforme, qu'on acquiece aux sentiments , aux volontés d'autrui. | Se dit Des actes de complaisance. I Plaisir, satisfaction , et se dit en parlant Des personnes qu'on estime, qu'on aime , des choses dans lesquelles on se com-

})laît. Se regarder avec complaisance. Être ort satisfait de sa personne , de son mérite. I Au plur.. Amour, affection. ( Con-plëzan-se.)

COMPLAISANT, ANTE. adj. Qui a de la complaisance pour les autres. |Substant., Personne qui a beaucoup de déférence pour une autre, qui est fort assidue auprès d'elle^ et qui s'attache à lui plaire dans qq. vue d'intérêt.

COM

COMPLANT. s. m. Plaiit de vigne composé de plusieurs pièces de terre. (Conplan.)

COMPLÉMENT, s. m. (Complementum.) Ce qui s'ajoute ou doit s'ajouter à une chose pourla rendre entière, complète, j Complément de béatitude. Le comble de la béatitude. I Complément d'un angle. Ce qui manque à un angle pour compléter l'angle droit, c'està-dire quatre-vingt-dix degrés. I Complément arithmétique d'un nombre,La. différence entre ce nombre et l'unité suivie d'autant de zéros qu'il ya de chiffres dans ce nombre. Le complément arithmétique de 760 est 240.

I Sedit Des mots qui sont régis par d'autres, ou qui servent à préciser , à déterminer la signification des mots auxquels on les joint, à compléter une proposition] Le complément directfindircct d'un verbe, Le régimedirect, iudirect d'un verbe. (Con-plé-man.)

COMPLÉMENTAIRE, adj.des 2 g. Qui sert à compléter. ( Jours complémentaires, s'est dit, dans le Calendrier républicain, Des cinq ou six jours que l'on comptait à la fin de l'année pour compléter lenombre de trois cent soixante-cinq ou trois cent soixante-six jours (Coç-plé-men-tai-re.)

COMPLET, ETE. adj. (Completus.) Entier, achevé, parfait, à quoi il ne manque aucune des parties nécessaires. | Fleur complète. Fleur qui a un calice, une corolle, une ou plusieurs étamines, et un ou plusieurs pistils. I Subst., Le complet d'un régiment, etc. (Con plë;ète.)

COMPLETEMENT, s. m. L'action de rendre complet. (Con-ple-te-man.)

COMPLETEMENT, adv. D'une manière complète.

COMPLÉTER. V. a. (Completum.) {Je complète. Je compléterai.) Rendre complet, (Con-plé-té.)

COMPLÉTIF, rVE. adj. (Completia.) Qui sert de complément. (Con-plé-tif.)

COMPLEXE, adj. des 2 g. (Complexus.) T. didact., opposé à Simple. Qui embrasse plusieurs choses. | Nonîbres complexes, Nombres composés de différentes espèces d'unités, tels que : 3o livres 10 sous 6 deniers. (Con-plëc-se.)

COMPLEXION. s. f. {Complexio.) Tempérament, constitution du corps. | Inclination, humeur, etc. (Con-plec-sion.)

COMPLEXITÉ, s. f. Qualité de ce qui est complexe. (Con-plëc-si-té.)

COMPLICATION, s. f. {Complicatio.) Assemblage, concours de plusieurs choses différentes. | Se dit D'un tout dont les parties ont entre elles des rapports multipliés et difficiles à saisir. (Con-pli-ca-sion.)

COMPLICE, adj. des 2 g. et subst. {Complex.) Qui a part au crime d'un autre. (Con-pli-se.)

COMPLICITÉ, s. f. Participation au crime d'un autre. (Con-pli- si-té).

COM

COMPLIES.'s. f. pi. {Completus.)L^deTnière des heures canoniales, laquelle sedit ou séchante après vêpres. (Cou-plie.)

COMPLIMENT, s. m. {Complimento , it.) Paroles civiles, obligeantes, flalteuses, par lesquelles on témoigne à qqn. le respect, l'affection, l'estime qu'on a pour lui, ou la part que l'on prend à ce qui lui arrive d'agréable ou de fâcheux. [■ Je vous en fais mon compliment, se dit qqf., fam. et par ironie, A celui qui a fait une faute, une maladresse, j Fig. et fam., Rengainer son compliment. Supprimer oune pas achever cequ'oU avait envie de dire. | Discours désobligeant ou injurieux : alors il est accompagné d'une épithète. \Sans compliment, Franchement, sans flatterie, | CoMFLiMENTjest qqf. opposé à L'intention réelle, aux promesses effectives. | Discours solennel adressé à une personne revêtue d'autorité, j Petit discours eu vers ou en prose qu'on fait réciter ou présenter par un enfant à son père, à sa mère, etc., le jour de leur fête ou le premier jour de Tan, pour les complimenter. (Com-plimau.)

COMPLIMENTER, v, a. Faire compliment, fairedes compliments. jAbsol,, Faire des civilités. (Con-pli-man-té.)

COxMPLIMENTEUR , EUSE. adj. et subst. Qui fait trop de compliments. (Gonpli-man-teur ; -ze).

COMPLIQUER. V. a, {Complicare.) Former un tout dont les parties ont entre elles des rapports multipliés et difficiles à saisir. I Rendre confus, difficile à démêler, à éclaircir, | Compliqué, ée, part. Se dit Des choses embrouillées ou auxquelles d'autres sont mêlées, (Con-plic-é,)

COMPLOT, s. m. Mauvais dessein formé secrètement entre deux ou plusieurs personnes. (Con-plô.)

COMPLOTER, v. a. Faire un complot, conspirer. (Con-plo-té.)

COMPONCTION, s. f. ( Compunctio. ) Douleur, regret d'avoir offensé Dieu, (Conponc-sion.)

COMPONENDE, "s. f. ( Componere. ) Composition qui sa fait sur les droits dus à la cour de R.ome quand ou veut obtenir qq. dispense,ou les provisions de qq. bénéfice. (Con-po-nan-de.)

COMPORTEMENT, s. m. Manière d'agir, de vivre, de se comporter, (Vi.) (Conpor-te-man.)

COMPORTER. V. a. ( Cum, portare, ) Permettre, souffrir, en parlant Des choses. I Pron., Se conduire et en user d'une certaine manière. | Vendre un immeuble ainsi ou tel quil se poursuit et comporte, Le vendre dans l'état où ii se trouve. (Con-por-té.)

COMPOSÉ, s. m. Un tout formé de deux ou de plusieurs parties. | Se dit Des mots composés, et, en versification. Des mots qui ont la même terminaison que ceux dont

GOM

ils sont foi-més. | Corps formé de deux ou plusieurs éléments. (Con-po-zé.)

COMPOSÉES, s. 1". pi. Nom d'une grande famille de piaules , dont les fleurs sont composées. Ou dit q^f., au sing., Une composée. ^Con-po-zée. )

COMPOSER. V. a. (Compositum.) Former, faire un tout de l'assemblage de plusieurs parties. 1 Pron., Être composé. | Composer sa mine, son geste, etc., Préparer, arranger sa mise, etc. | Assembler les caractères pour en former des mots, des lignes et des pages. | Absol., Travailler à qq. ouvrage d'esprit. | Faire un devoir donné parle professeur, I Produire qq. air, qq. chant, j Composer jiir le clavecin, etc., Se servir du clayecin, etc., pour composer la musique. ( V. n. S'acooramoder, s'accorder sur qq. différend. I Convenir que l'on se rendra, que l'on rendra une place, un poste, sous de certaines conditions. On dit plus ordin., ^^ay^i/i/Zer. I Une société bien composée , Une société choisie , où il ne se trouve que des personnes estimables. I Mot composé, Mot formé de deux ou de plusieurs mots joints ensemble. | Fleurs composées, Celles qui sont formées de plusieurs fleurons, ou demi-fleurons, réunis dans un calice commun. ( Mouvement composé, Celui qui résulte de plusieurs autres mouvements. | Raison composée , Celle qui résulte du produit des antécédents de deux ou de plusieurs raisons , et de celui de leurs conséqueuls. j Intervalle composé, Celui qui passe l'étendue d'une octave , ou qui peut se diviser en deuxautres intervalles. | Étrecomposé , fort composé. Avoir ou affecter d'avoir un air grave , un air sérieux et modeste. \ Sens composé, Le sens qui résulte de tous les termes d'une proposition pris selon la liaison qu'ils ont enseuible. (Con-po-zé.)

COMPOSITE, adj. des 2 g. etsubst. masc. (Compositus.) Se dit De l'un des cinq ordres d'architecture, parce que cet ordre est composé du corinthien et de l'ionique. | Ordre composite , désigne aussi Tout ordre qui est composé de plusieurs ordres, soit dorique, corinthien, ou ionique. (Con-pozi-te.)

COxMPOSITEUR. s. m. (Compositor.) Celui qui compose en musique. | Jmiable compositeur. Celui qui est chargé d"'accommoder un différend, un procès, par des voies de conciliation. | Celui qui assemble les caractères pour en former des mots et des pages. (Coiî-po-zi-teur.) ^ COMPOSITION, s. f. {Compositio.) Action de composer qq. ch. | Le résultat de cette action de composer, de L'assemblage de plusieurs parties qui ne font qu'un tout. | Arrangement des caractères pour en former des mots , des lignes et des pages, ( Action de mélanger et d'unir certaines substances ; Le résultat de cette action, | Se dit De diverses préparations faites pour imiter certaines

GOM 1 1 5

choses. [ L'action de composer un ouvrage d'esprit. | Se dit aussi en parlant De musique, de peinture, etc. | La composition d'un tableau , La manière dont un peintre traite le sujet d'im tableau. | L'art d'unir les différentes parties de la musique suivant les règles. I Se dit Des ouvrages d'un écrivain ou d'un artiste. | Le devoir que fait un écolier sur le sujet qui lui est donné par son professeur. | Accommodement dans lequel l'une des deux parties , ou toutes les deux ensemble, se relâchent plus ou moins de leurs prétentions, I Cest un homme de composition , C'est un homme d'accommodement. | Conventions que fait une place qui se rend. On dit plus souvent Capitulation. (Con-po-zi-sion. )

COMPOSTEUR, s. m. Instrument sur lequel le compositeur arrange les lettres, pouz;. former des lignes toujours égales, d'après la longueur déterminée. (Coa-posteur.)

COMPOTE, s. f. Espèce de confiture qu'on fait avec du finit et peu de sucre , et qui est moins cuite que les confitures faites pour être gardées. | Certaine manière d'accommoder des pigeons, I Po^.^ Avoir les yeuxi, la tête, etc., en compote , Avoir la télé, lés yeux, etc., tout meuitris. (Con-po-te. )

COMPOTIER, s, m. Plat creux dans lequel on sert des compotes de fruits. ( Gonpo-tié.)

COMPRÉHENSIBLE, adj .«des 2 g, {Comprehensibilis.) Concevable, intelligible, qui peut être compris, conçu, entendu. (Conpré-an-si-ble,)

COMPRÉHENSION, s, f, (Comprehensio.) Faculté de comprendre; de concevoir. ( Connaissance entière et parfaite. | La totalité des idées renfermées sous un nom appellatif ou générique. ( Con-pré-an-sion. )

COMPRENDRE, v, a. (Comprehendere.) (Se conjugue c. Prendre.) Contenir en soi , renfermer en soi. | Mentionner, faire entrer dans une énumération , etc. ( Figur,, Avoir l'intelligence d'une chose, en saisir, en pénétrer le sens. | Concevoir, se faire une juste idée de qq, ch, | Se rendre raison d'une chose, en découvrir le motif. Dans ce sens , il est qqf. suivi de la préposition à. Je ne comprends pas sa conduite, fous comprenez que cela doit m'inquiéter. Je ne comprends rien à sa conduite , à ce langage, à cela. Comprendre qqn., Comprendre les explications , les ordres qu'il donne, la langue qu'il parle, etc. — Se rendre raison de sa conduite , de ses discours , etc, | Y compris. En y comprenant; et Non compris , Sans y comprendre. (Con-pran-dre.)

COMPRESSE, s. f. (Compressum.) Morceau de linge simple, ou plié en plusieurs doubles, qu'on applique sur l'ouverture de la veine., ou sur qq. partie blessée ou malade. (Con-prë-se.)

COMPRESSIBILITÉ. s. f. La propriété

COM

d'un corps qui peut être comprimé. (Conprë-si-bi-li-té.)

COMPRESSIBLE, adj. des 2 g. Qui peut être comprimé. (Con-prë-si-ble.)

COMPRESSIF, TVE. adj. Qui sert à comprimer. (Con-prë-sif.)

COMPRESSION}, s. f. ( Cornpressio.) Action de comprimer, ou L'effet qui est produit dans ce qui est comprimé. ( Con-prë-

COMPRIMER. V. a. {Comprimere.) Presser avec force , serrer de manière à réduire à un moindre volume. | Fig., Empêcher d'agir, d'éclater, j Comprimé, ée. adj., Qui est aplati sur les côtés. (Con-pri-mé.)

COMPROMETTRE, v. n. {Compromittere. ) (Se conj. c. Mettre. ) Consentir réciproquement, par acte, de se rapporter au jugement d'un ou de plusieurs arbitfts. | V. a. Commettre qqa., l'exposer à se trouver dans qq. embarras, à qq. chagrin.

(Con-pro-më-tre.)

COMPROMIS, s. m. {Compromissitm.) Acte par lequel deux ou plusieurs personnes promettent de se rapporter de leurs différends au jugement d'un ou de plusieurs arbitres. I Fig., Mettre en compromis , Commettre. (Con-pro-mi.)

COMPTABILITÉ, s. f. {ComputablUs.) Obligation de rendre compte; ou La manière, l'action de rendre et d'établir des comptes. (Con-ta-bi-li-té.)

COMPTABLE, adj. des 2 g. et subst.

{Cbmputabilis.) Qui est assujetti à rendre compte. I Quittance comptable, Quittance revêtue des formes nécessaires pour être allouée par qui il appartient. (Con-ta-ble.)

COMPTANT, adj. m. Argent comptant, deniers comptants, Argent en espèce, argent compte sur-le-champ. — Fam., Chose promise, et qui ne peut manquer. | Fam., Prendre (](]. ch. pour argent comptant, Croire trop facilement ce qu'on nous dit; Faire trop de fond sur de simples apparences. I Subst., Argent comptant. Fam.

j Petit- comptant , se disait , au Trésor royal , Du bureau où l'on payait les sommes au-dessous de mille livres; et. Grand comptant, Du bureau où l'on payait toutes les sommes au-dessus de mille livres. | Adv. Payer comptant. \ Prov. et fig., Payer comptant , Rendre sur-le-champ les bons ou les mauvais offices qu'on a reçus. (Con-tan.)

COMPTE s. m. (Compu'tum.) Calcul, nombre. | Bois de compte. Le bois qui se vend à tant de bûches par corde. [ Fam., Ceia n'est pas de compte. Ne doit pas compter. I Compte rond, dans l'usage commun , Un nombre composé de dizaines, de centcdnes ou de milliers sans fraction. Quand on compte par espèces , Compte rond se dit D'un nombre de ces espèces sans fraction. ] Fig. et fam.. Compte borgne , Compte dont les articles ne sont pas clairs. On le

COM

dit aussi par opposition à Çpmpte rond. { De compte fait, En comptant bien. | Fatre le compte à un domestique, lui donner son compte. Lui payer, en le renvoyant, ce qui i lui est dû de ses gages. Donner à un ouvrier son compte, Lui payer ce qui lui est dû. | Fig. et fam., Donner à qqn. son compte, Le traiter d'action ou de paroles comme il le mérite. Se prend en mauvaise part. [ Avoir a bon compte , faire bon compte , Avoir à bon marché, faire bon marcné. [ Vivre à bon compte , YivTe à bon marché. | Boire , manger, rire à bon compte , Sans s'embarrasser de ce qui se passe ni de ce qui peut arriver. | Fam., Faire son compte. Trouver du profit, de l'avantage. — Se proposer, ou S'attendre à, espérer que, etc. I Avoir son compte. Avoir ce qu'on désire, ou Être bien dans ses affaires. I Ils sont encore tous deux loin de compte, se dit De deux personnes qui sont en marché de qq. ch., el qui ne peuvent tomber d'accord. I Fig., A ce compte-là. Selon cette supposition. | Petit nombre que l'on jette de la main, et qui, étant plusieurs fois réitéré, fait la somme, le nombre que l'on demande. | État ou écrit contenant le calcul , la supputation de ce qui a été reçu , dépensé, avancé ou fourni. | Avoir une cliose en compte. L'administrer, en disposer, à la charge d'en rendre compte à qui de droit. I Cour des comptes. Cour supérieure établie pour examiner et juger les comptes de ceux qui ont manié les deniers de l'État: elle a remplacé la Chambre des comptes, qui avait les mêmes attributions. | Être de bon compte , Être fidèle dans les comptes que l'on rend. — Fam., Parler sans feinte, sans aucune dissimulation. | Fig. et fam., Son compte est bon. On lui fera un mauvais parti. I A compte. Manière de parler abrégée, pour dire qu'On a donné ou reçu qq. ch. sur la somme due. | À-compte.

subst. Voilà un bon à-compte. \ Être de compte à demi avec qqn.. Être en société d'intérêt avec qqn., et partager par moitié les bénéfices el les pertes, j Cela est sur le compte , au compte d'un tel. C'est à lui à le payer. | Pour le compte de qqn.. En vertu de la commission que l'on a reçue de lui. I Pour mon compte, Voxxr ce qui me regarde, quant à moi. | Fig., Sur le compte de qq.. Sur ce qui le concerne. | Mettre une histoire, etc., sur le compte de qqn.. Le donner pour en être l'auteur. — Faire croire qu'elle lui est airivée. | Fig., Prendre sur son compte. Se charger de qq. ch. , s'en rendre responsable. ( Fig. , Tenir compte à qqn. d'une chose, Lui en savoir gré. I Fig., Faire compte , tenir compte de qqn., de qq. ch.. L'estimer, l'avoir en considération. I Cette femme ne tient pas compte d'elle. Elle néglige sa figure, son ajustement ; — Elle a peu de soin de sa réputation.

COM

I Fig,, Au bout du compte. Tout considéré, après lout. Fam. | Fig., L'action de rapporter ce qu'on a fait, ce qu'on a vu, etc., et d'en rendre raison, de l'expliquer. Dans ce sens , il s'emploie avec les verbes Rendre , devoir, demander. \ Se rendre compte de qq. ch.. Se l'expliquer. | Compte rendu. Exposé ou récit de certains taits particuliers. (Con-te.)

COMPTE-PAS. s. m. V. Odomètre.

COMPTER. V. a. {Computare.) Nombrer, calculer. | Fig. , Compter les jours, les heures, les moments, etc. , se dit qqf. Pour ex- ! rimer qu'on trouve les jours très-longs, etc. Compter une somme à qqn., La lui payer. Compter une chose à qqn. , Lui en tenir compte. I Compter ses pas , ûîarcher lentement. I Compter tous les pas de qqn., L'observer de fort près. | Compter tant d'années de service, etc., Avoir servi pendant tant d'années. I Compter tant de printemps , etc.. Être âgé de tant d'années, j J compter de, A partir de, à dater de. | Fig., Marquer, signaler; et alors il est suivi de la prép. par. I Comprendre dans un compte , dans une énumération. | Compter parmi ses aïeux, etc.. Avoir au nombre de ses aïeux , etc. | Etre compté. I Calculer, supputer, venir à compte ; et alors il s'emploie d'ordinaire absol. | Rendre compte ; et alors il se met avec la prép. de. | Se proposer. | Compter sur qqn.. Faire fond sur lui, comme sur un homme dont on est assuré. | Réputer, estimer; et alors il se construit avec la prép. pour. (Con-té.)

COMPTOIR, s. m. Sorte de bureau ou de table longue et étroite sur laquelle on étale la marchandise que l'acheteur demande, et 011 il y a communément un tiroir fermant à clef, pour serrer l'argent, j Lieu où travaillent les commis, où se font et se reçoivent les payements , etc. ; on dit plus ordinairement Bureau. | Fig., Bureau général de commerce d'une nation en pays étranger. (Con-touar.)

COMPULSER. V. a. (Compulsare.) Prendre communication des registres, des minutes d'un officier public, en vertu de l'ordonnance du juge. I Examiner des papiers, des livres, etc. (Con-pul-sé.)

COMPULSOIRE. s. m. Action de prendre communication des registres, des minutes d'un officier public, en vertu de l'ordonnance du juge. (Con-pul-soua-re.)

COMPUT. s. m. [Computum.) Supputalions de temps qui servent à régler le calendrier ecclésiastique. (Con-put.)

COMPUTISTE. s. m. Celui qui travaille au comput et à la composition du calendrier. (Con-pu-tis-te.)

COMTAT. s. m. {Comitatus.) Comté. | Le comtat Fenaissin, ou Le Comtat, Territoire enclavé dans la Provence, qui appartenait autrefois au pape. ''Con-ta.)

CON

COMTE, s, m. {Comes.) Celui qui est revêtu d'une certaine dignité supérieure à celle de baron. (Con-te.)

COMTÉ, s. m. {Comitatus. )^ Titre d'une terre, en vertu duquel celui qui est seigneur de la terre porte la qualité de comte. Il est fém. dans La Franche- Comté. (Con-té.)

COMTESSE, s. f. La femme d'un comte ou Celle qui par elle-même ou de son chef possède un comté. (Con-të-se.)

CONCASSER, s. f. (Conquassare.) Briser et réduire en petites parties avec le marteau ou le pilon qq. matière dure. (Conca-sé.)

CONCAVE, adj. des 2 g. {Concavus.) Se dit par opposition à Convexe , D'une surface creusée sphériquement. | Subst, maso. Le concave d'un globe. (Yi.)

CONCAVITÉ, s. f. (Concavitas.)Le côté concave, le creux, la cavité d'un corps.

CONCÉDER. V. a. {Concedere.) Accorder^ octroyer. (Con-sé-dé.)

CONCENTRATION, s. f. L'action de concentrer, ou L'état de ce qui est concentré. I Opération par laquelle on rapproche sous un moindre volume les parties d'un corps qui étaient étendues dans un fluide. (Con-san-tra-sion.)

CONCENTRER, v. a. {Cum , centrum.) Réunir en un centre. | Concentrer un liquide. Le dépouiller des parties d'eau qui l'affaiblissent. | Fig., Concentrer sa fureur, sa haine, etc., Contenir, dissimuler sa fureur, sa haine, etc. | Concentrer ses forces , Rassembler, Réunir les divers corps de troupes sur un même point | En médec. , Pouls concentré, Pouls dont les battements se font peu sentir. | Acide concentré, Acide trèsfort, j Être concentré, concentré en soi-même. Ne point se communiquer, ne laisser rien apercevoir de ce qu'on a dans l'âme. (Consan-tré.)

CONCENTRIQUE, adj. des 2 g. {Concentricus.) Se dit Des cercles ou des courbes qui ont un même centre. (Con-san-ti'ic-e.) CONCEPT, s. m. (Conceptus.) Idée, simple vue de l'esprit. Une abstraction n'est qu'un concept. (Coii-sëpt.)

CONCEPTION, s. f. {Conceptio. Action par laquelle un enfant est conçu dans le sein de sa mère. | La fête de la conception de la sainte Vierge, ou sin;plementfc/e/a Conceptjon. Fig., faculté de comprendre el de concevoir les choses. | Se dit Des pensées que l'esprit enfante, et, en général, De ce que l'intelligence crée , produit. (Con-sëp-sion.) CONCERNANT, part. prés, du v. Concerner, employé comme une sorte de prép. dans le sens de Touchant, relativement à. Il se rapporte toujours à un substantif qui précède. (Con-sër-nan.)

CONCERNER, v.a. {Concernere.) Regarder, appartenir, avoir rapport à. | Concsr-

CON

HÉ, É£. part. Il ne s'emploie jamais passivement. (Con-«ër-né.)

CONCERT, s. m. Harmonie formée par plusieurs voix ou par plusieurs instruments, ou par une réunion de voix et d'instruments. I Se dit De plusieurs sons ou bruits qui se font eotendre à la fois. Un concert de louan' ges , Louanges données en même temps par plusieurs personnes. | Au plur.. Les vers , le* chants d'un poëte. | Fig., Accord, union de plusieurs personnes qui conspirent , qui tendent à une même fin. | De comcert. loc. adv. D'intelligence. (Con-sèr.)

CONCERTANT , ANTE. s. Celui , celle qui chante ou joue sa partie dans un concert. I Adj., Symphonie concertante , Celle dans laquelle deux ou trois instruments , ou même davantage, exécutent des parties principales avec de simples accompagnements. I Duo concertant , C-elui dans lequel un des deux instruments répète les passages que l'autre vient d'exécuter. (Con-sër-tan.)

CONCERTER, v. a. (Concertare.) Répéter ensemble une pièce de musique , pour la bien exécuter quand il sera temps. ] V. n. Faire un concert. ("Vi.) ( Fig., Conférer ensemble pour préparer l'exécution d'un dessein , pour convenir des moyens de faire réussir une affaire, une intrigue. [ Concerté , ÉK. part. Signifie qqf. Ajusté, composé, trop étudié , affecté. Con-sër-té.)

CONCERTO, s. m. T. it. Pièce de symphonie faite pour être exécutée par tout un orchestre, et dans laquelle un instrument joue seul de temps en temps avec un simple aooompagnement. (Con-sër-to.)

CONCESSION, s. f. {Concessio.) Don et octroi fait par un souverain ou un seigneur de qq. privilège, de qq. grâce, etc. | SeditDes terres que l'État donne aux particuliers dans une nouvelle colonie, à condition de les défricher et cultiver. { Cession. | Fig., Ce que l'on accorde à qqn. dans une contestation , dans un débat. | Figure^ de rhétorique par laquelle on accorde à son adversaire ce qu'on pourrait lui disputer. (Con-së-sion.)

CONCESSIONNAIRE, s. des a g. Celui ou celle qui a obtenu une concession. (Consë-sio-nè-re.)

CONCETTL s. m. pi. Mot it. Il se dit Des pensées brillantes et sans justesse. (Consët-ti.)

CONCEVABLE, adj. des 2 g. Qui se peut concevoir, comprendre. (Con-se-va-ble.)

CONCEVOIR, v.a. (Concipere.) (Se conj.

c. Recevoir.) Se dit D'une femme, Devenir enceinte. | Se dit Des femelles des animaux , en parlant De l'espèce en général. | Se dit, fig., De l'opération par laquelle l' esprit crée, invente, imagine. ] Se dit en parlant Des passions , des sentiments, des mouvements de l'âme. | Comprendre , entendre bien qq. ch., en avoir une juste idée. | Exprimer en certains termes. (Con-se-vouar.)

CON

CONCHOÏDE. s. f. (Kogchos, eidos , gr.) Espèce particulière de ligne courbe. (Con-co-i-de.)

CONCHYLIOLOGIE, s. f. {Kogchulion , logos , gr.) Partie de l'histoire naturelle qui traite des coquillages de mer, d'eau douée et de terre. (Conc-i-li-o-lo-jie [c m.].) ^ CONCHTLIOLOGtSTE. s. m. Celui qui s'occupe de conchyliologie, qui est savant en conchyliologie. (Conc-i-li-o-lo-jis-te [cm.].)

CONCHTTEi s. f. (Conchjta.) Pierre qui ressemble à une coquille. (Conc-i-te [cm. ],)

CONCIERGE, s. des 2 g. (Consergius, h. 1.) Celui ou celle qui a la garde d'un hôtel, d'une maison, d'un château, d'un palais , ou d'une prison. (Con-siër-je.)

CONCIERGERIE, s. f. La charge et commission de garder un château , un palais, une maison , un hôtel. | La demeure et le logement d'un concierge. | Se dit, en qqs. endroits. De certaines prisons qui étaient autrefois celles où les parlements tenaient leurs prisonniers. (Con-siër-je-rie.)

CONCILE, s. m. (ConciUum.) Assemblée légitimement convoquée de plusieurs évêques de l'Église catholique , pour délibérer ^t décider sur des questions de doctrine et de discipline. — Les décrets et les canons fait* dans un concile. (Con-si-le.)

CONCILIABLE. aJj. des 2 g. Il se dit Des choses qui peuvent se concilier. Con-sili-a-ble.)

CONCILIABULE, s. m. {Conciliabulum.) Assemblée de prélats hérétiques, schismatiques, ou illégitimement convoqués. | Réunion secrète de gens qui ont ou à qui l'on suppose de mauvais desseins. (Con-si-li-abu-le.)

CONCILIANT, ANTE, adj. Qui est disposé , qui est propre à concilier les esprits , les gens d'intérêts opposés. ( Con-si-li-an. )

CONCILIATEUR, TRICE. s. {Conciliator; atrix.) Celui , celle qui concilie, ou qui s'efforce de concilier, de mettre d'accord des personnes divisées d'intérêt ou d'opinion. | Conciliateur des antinomies , Jurisconsulte qui a travaillé pour accorder ensemble les lois qui paraissent contraires les unes aux autres. | Adj., Esprit conciliateur. (Con-sili-a-teur ; tri-se.)

CONCILIATION, s. f. (Conciliatio.) Action de concilier, rapprochement de personnes qui étaient divisées. | Se dit De ceux qui comparaissent devant un juge de paix , pour essayer de se concilier , avant de commencer un procès. | Se dit De l'action de faire concorder des textes ou des lois qui paraissent en opposition. (Con-si-li-a-sion.)

CONCILIER. V. a. (Conciliare.) Accorder ensemble des personnes divisées d'opinion , d'intérêt , ou des choses qui sont ou semblent être contraires. | Attirer, acqué-

CON

rir, et ne se dit qu'en parlant De la disposition favorable des esprits. (Con-si-li-é.)

CONCIS, ISE. adj. (Concisus.) Qui est eourî, resserré, qui lait entendre beaucoup de choses en peu de mots. Il se dit Du style. ( Con-si ; ze. )

CONCISION, s. f. {Concisio. ) Qualilé de ce qui est concis. ( Con-si-zion. )

CONCITOYEN, ENNE. s. {Cum, cmtas.) Citoyen de la même ville, du même État qu'un autre. (Con-si-toua-iin; ië ne.)

CONCLAVE, s. m. ( Conclave. ) Le lieu où s'assemblent les cardinaux pour l'élection d'un pape | L'assemblée des cardinaux qui s'occupent de l'élection d'un pape. | Le conclave de tel pape. Le conclave où tel pape a été élu.

CONCLAVISTE. s. m. Ecclésiastique qui s'enferme dans le conclave avec un cardinal.

CONCLUANT, ANTE. adj. Qui prouve hiexï ce qu'on veut prouver.

CONCLURE. V. a. {Concludere. ) {Je conclus, il conclut; nous concluons, ils concluent. Je concluais. Je conclus. J'ai conclu. Je conclurai. Je conclurais. Quil conclue. Que je conclusse, qu'il conclût. ) Achever, arrêter défmitivement. | Terminer, en parlant D'un discours, d'un récit, etc. | Conclure un mariage, Convenir d'un mariage, en arrêter les conditions. | Tirer une conséquence , et inférer une chosç d'une autre. | Cela ne conclut rien. Cela ne prouve rien. I Cet argument conclut, conclut bien , Il est en bonne forme, la conclusion suit nécessairement des propositions précédentes. ( T. de procéd., Proposer les fms de sa demande, après avoir détruit le fait et les raisons, j Juger, donner son avis.

CONCLUSIF, IVE. adj. Qui marque induction, conclusion. ( Con-clu-zif. )

CONCLUSION, s. f. (Conclusio.) La fin d'une affaire, d'une délibération, etc. | Ce qui termine un discours, un récit, etc. | Conséquence que l'on tire de qq. raisonnement, et surtout d'un argument en forme. | Au plur., Ce que les parties demandent par des requêtes, soit écrites, soit verbales, ou par d'autres actes. | Se dit Des avis et réquisitions du ministère public. | Adv. et fam., Enfin, bref, etc. (Con-clu-zion.)

CONCOCTION. s. f. (Concoctio.) La digestion des aliments. On dit plus ordinairement Coction, (Con-coc-sion.)

CONCOMBRE, s. m. ( Cuc«/nw.) Plante potagère qui produit des fruits allongés, presque cylindriques, dont la chair est ferme et succulente. | Le fruit de cette plante. (Con-con-bre. )

CONCOMITANCE, s. f. Coexistence, concours de deux ou de plusieurs choses. | Adv., Xe corps de JisDs-CaRrsT est sous t espèce du vin par concomitance. ( Con-co-mi-tan-se.)

CONCOMITANT, ANTE. adj. {Concomitari. ) Se dit D'une chose qui en accom-

CON

pagne une autre, considérée comme principale. I La grâce concomitante. Celle que Dieu nous donne pendant le cours de nos actions pour les rendre méritoires.

CONCORDANCE, s. f. ( Concordantia. ) Convenance, accord. | Se dit en parlant Des auteurs canoniques. | Se dit Des livres qui sont faits pour montrer la concordance des Écritures, des lois, des coutumes. [ La concordance de la Bible, Index alphabétique qui contient tous les mots de la Bible, et niarque les endroits où ils sont. | L'accord des mots les uns avec les autres, suivant les règles dé la langue. ( Con-cor-dan-se.)

CONCORDANT, s. m. Espèce de voix qui est entre la taille et la basse-taille, et qui peut chanter l'une et l'autre. (Con-cordan.)

CONCORDAT, s. m. Transaction , accord, convention. L'accord fait entre le pape et un souverain, concernant les affaires religieuses de l'Etat que ce souverain gouverne. I Concordat germanique, Le concordat qui fut fait entre la cour de Rome et l'Empire, sous le règne de l'empereur Frédéric III, I L'acte d'accommodement, d'atermoiement passé entre un failli et ses créanciers. ( Con-cor-da.)

CONCORDE, s. f. ( Concordia.) Union de cœurs et de volontés, bonne intelligence entre des personnes.

CONCORDER, v. n. (Concordare.) Vivre en bonne intelligence. { Se dit, fig., Des choses qui ont entre elles du rapport, de la convenance.

CONCOURIR, v. n. (Concurrere.) (Se conj. c. Courir.) Coopérer, produire un effet conjointement avec qq. cause, qq. agent. P'ous avez concouru avec moi au succès de cette affaire. Il concourut à le perdre. Se rencontrer. | Enti'er ou être en concurrence pour obtenir un prix, un emploi, un titre, etc., promis au plus capable, au plus digne. Concourir pour le prix d" éloquence , de peinture. Etre admis à concourir.

CONCOURS, s, m. ( Concursus. ) Action de concourir, de coopérer. | Réunion, rencontre. I Affluence de monde en qq. endroit. Se dit en parlant De plusieurs personnes qui disputent de talent, de mérite, etc., pour un prix, une place, etc. (Con-cour.)

CONCRET, ETE. adj. (Concretus.) Terme concret. Terme qui désigne une quantité considérée dans un sujet . | Subst. , L'abstrait et le concret. | Nombre concret, se dit, par opposition à Nombre abstrait. D'un nombre qu'on exprime en indiquant l'espèce de ses unités. I Se dit Des substances épaissies et solidifiées. (Con-crë.)

CONCRÉTION, s. f. (Concretio.) Action de s'épaissir. | La réunion de plusieurs parties en un corps solide. I L'adhésion des parties qui naturellement doivent être séi>arées. ( Con-cré-sion. )

CON

CONCUPISCENCE, s. f. {Concuptscenùa.) Inclination aux plaisirs sensuels. (Concu-pis-san-ce [ c m. ].)

CONCUPISCIBLE. adj. des 3 g. {ConçuoîscibiUs.) Appétit concupiscihle, Facultc par laquelle l'âme se porte vers ce qu'élit considère comme un bien, et on l'oppose à V Appétit irascible. (Con-cu-pis-si-ble [cm.J.)

CONCURREMMENT, adv. Par concurrence. 1 Conjointement, ensemble. | Ces créanciers 'viennent en ordre concurremment , Ils sont en même rang. ( Con-cur-ra-man. )

CONCURRENCE. s. f. {Concurrens.)Vrêtention de plusieurs personnes à la même chose. Commerce, Rivalité qui s'établit entre les fabricants , les marchands , etc. | Se dit aussi Des choses, j Égalité de droit , de privilège, d'hypothèque entre plusieurs personnes, sur une même chose. | Jusqu'à concurrence de. Jusqu'à ce qu'une certaine somme soit remplie. ( Con-cu-ran-se. )

CONCURRENT, ENTE. s. (Concurrens).

Compétiteur, qui poursuit une même chose, et en même temps qu'un autre. Ils aspirent au même emploi , ils sont concurrents. Il y a une foule de concurrents pour cette place. (Con-cu-ran ; an-te.)

CONCUSSION, s. f. ( Concussio. ) Se dit Des exactions et malversations qui ont lieu dans l'administration ou la manutention des deniers publics. ( Con-cu-sion. )

CONCUSSIONNAIRE, s. m. Celui qui fait des concussions. Adj., Un ministre concussionnaire. ( Con-cu-sio-nè-re. )

CONDAMNABLE, adj. des îg. {Condemnabilis.") Qui mérite d'être condamné. Action, opinion y maxime condamnable. Il est condamnable dans sa conduite. (Con-da-nable.)

CONDAMNATION, s. f. (Condemnatio.) Jugement par lequel on condamne , ou par lequel on est condamné. | Fig., Passer condamnation, Avouer qu'où a tort. | Au plur., Les choses mêmes auxquelles on es-t condamné, comme une somme d'argent, des dommages et intérêts. Payer le montant des condamnations. Acquitter le montant des condamnations. (Cou-da-na-sion.)

CONDAMNER. V. a. {Condemnare.)Çiononcerun jugement contreqqn. | Condamna un 7na/a(^e , Déclarer qu'il ne guérira point, que sa maladie est mortelle. | Condamna une porte , une jenétre , etc.. Fermer une porte, une fenêlre, etc., de telle sorte qu'elle ne puisse plus s'ouvrir, en empêcher, en interdire l'usage. | Blâmer, désapprouver, rejeter. | Se condamner ^ Reconnaître, avouer qu'on a tort. | Cokdamwk. subsl. Celui contre lequel une peine afflictive ou infamante a été prononcée. Le condamné s'est pourvu en cassation. Un condamné à mort. (Con-da-né.)

CONDENSATEUR, s. m. Instrument disposé de manière que l'électricité s'y accu- '

CON -

mule et s'y condense beaucoup plus qu'elle ne le ferait , dans le même espace et sous la même pression de l'air extérieur , si eHe était libre. | Condensateur de forces , Tout appareil qui accumule les efforts successifs d'un moteur , pour les dépenser ensuite selon le besoin. (Con-dan-sa-teur.)

CONDENSATION, s. f. Se dit par opposition à Raréfaction ; L'action par laquelle un corps qui occupe actuellement un certain espace est réduit à un espace moindre.

(Con-dan-sa-sion.)

CONDENSER, v. a. ( Condensare.) Resserrer dans un moindre espace. (Condan-sé.)

CONDESCENDANCE, s. f. Complaisance qui fait qu'on se rend aux sentiments, aux volontés de qqn. (Con-dës-san-dan-se.)

CONDESCENDANT, ANTE. adj. Qui condescend aux volontés de qqn, (Con-dëssan-dan.)

CONDESCENDRE, v. n, {Cum, descendere.) Se rendre, céder complaisamment aux sentiments , à la volonté de qqn. | Condescendre aux faiblesses , aux besoins de qqn.. Accorder qq. ch. à ses faiblesses , à ses besoins. (Con-dës-san-dre.)

CONDIMENT, s. m. (Condimentum.) Assaisonnement. T. de méd. (Con-di-man.)

CONDISCIPLE, s. m. {Condiscipulus.) Compagnon d'étude, celui avec qui on étudie dans la même école, dans la même classe. (Con-di-si-ple.)

CONDITION s. f. (Conditio.) La nature, l'état et la qualité d'une chose ou d'une persoime. | Se dit Des qualités d'un objet par rapport à sa destination. | L'état d'une personne considérée par rapport à sa naissance ; et , en ce sens , on l'emploie ordinairement avec la prép. de. | Absol. , Personne de condition. De naissance. | La profession, l'état dont on est. ( Domesticité. [ Le parti avantageux ou désavantageux que l'on fait à qqn, dans une affaire. | Se dit Des clauses, charges , obligations , moyennant lesquelles on fait qq. ch. | Vendre, donner une chose sous condition, La garantir, s'engager à la reprendre , si elle n'est pas de la qualité qu'il faut. I Baptiser sous condition , se dit De la manière d'administrer le baptême à un enfant lorsqu'on doute s'il a été baptisé , s'il est vivant , ou lorsque sa conformation est tellement monstrueuse, qu'on ne sait pas s'il est homme. — Fam., se dit, au prétérit. D'un homme extrêmement laid , ou dépourvu d'esprit. | Condition sine quâ non, Formule latine qui se dit D'une condition sans laquelle rien ne se fera ou ne s«ra considéré comme ayant été fait. | À cohditioic que. loc. conj. Pourvu que. (Con-di-sion.)

CONDITIONNEL, ELLE. adj. Soumis à certaines conditions , subordonné à qq. événement incertain. J Qui marque ou exprime une condition. | Subst. masc. Mode des verbe»

qui exprin>e ordinairement l'affirinalion avec l'idée accessoire d'une condition. (Con-disio-nël ; ë-le.)

CONDITIONNELLEMENT. adv. À certaines conditions , à la charge de. (Con-disio-në-le-man.)

CONDITIONNER, v. a. Donner à une chose les qualités requises. | Fig. et fam., // est bien conditionné , se dit D'un homme tout à fait ivre. (Con-di-sio-né.)

CONDOLÉANCE, s. f. {Condolcre.) Compliment de condoléance , lettre de condoléance, Compliment qui se fait, lettre qui s'écrit pour témoigner la part qu'on prend à la douleur de qqn. (Con-do-lé-an-se.)

CONDOR, s. m. Oiseau du Pérou, le plus grand que l'on connaisse ; il a jusqu'à ?ingt-cinq pieds d'envergure.

CONDOULOIR (SE), v. pron. (Condolere.) Participer à la douleur de qqn., témoigner qu'on prend part à son déplaisir. Il ne s'emploie qu'à l'inlinitif , et il est vieux. (Con-dou-louar.)

CONDUCTEUR, TRICE. s. (Conductor.) Celui , celle qui conduit. | Se dit Des divers corps de la nature , en tant qu'ils sont plus ou moins propres à transmettre le calorique ou le fluide électrique. | Se dit adj., dans l'un et dans l'autre sens. | Subst. masc. La pièce de cuivTe, ordin. cylindrique et isolée , qui, dans la machine électrique , attire et retient le fluide. ( — tri-se.)

CONDUCTION, s. f. (Conductio.) Action de prendre à loyer. (Con-duc-sion.)

CONDUIRE. V. a. {Conducere.) Mener, guider, faire aller. Se dit Des personnes. Conduire les pas de qqn., Le conduire, | Se dit Des animaux. | Se dit Des choses inanimées. I Conduire l'eau , La faire aller d'un endroit à un autre par des rigoles , par des canaux. | Conduire une li^ne , La faire passer par différents points. [ Conduire la main de qqn., a qqn.. Lui tenir la main pour lui faire mieux tracer des caractères , un dessin, etc. I S'emploie fig., au sens physique et au sens moral. | Conduire qq. cli., un ouvrage à sa perfection , Le rendre accompli, y mettie la dernière main, j Avoir inspection sur un ouvrage , en avoir la direction. I Se dit Des ouvrages d'esprit et des choses morales. | Commander et servir de chef, régir, gouverner. — Se dit, dans ce sens , De la raison et des passions personnifiées. ( Prov. et fig,, Conduire la barque, Conduire qq, entreprise, qq. affaire, j Pron., Se comporter, avoir telle ou telle conduite. ! Accompagner qqn. par honneur, par civilité, par occasion , ou pour sûreté. | Une pièce de théâtre , une intrigue bien conduite. Dont les incidents sont bien amenés.

CONDUIT, s. m. ( Conductum.) Tuyau, canal par lequel coule et passe qq, ch, de tiquide , de fluide. (Con-dui,)

CONDUITE, s. f. Action de conduire, de

CON 111

mener, de guider. | Être chargé de la conduite d'un ambassadeur. Être chargé de l'aller recevoir sur la frontière, ou de l'y reconduire. I Direction d'un ouvrage, d'une affaire. I La conduite d'un poème épique , d'un poème dramatique , La manière dont les événements, les incidents y sont disposés et amenés. | Se dit Du commandement sur les peuples; du gouvernement, soit politique, soit militaire, soit ecclésiastique | L'inspection qu'on a sur les mœurs, sur les action., de qqn. | La manière d'agir, la façon dora chacun se gouverne. | Avoir de la conduite, Avoir une conduite sage et prudente. | Suite de tuyaux ou d'aqueducs qui portent d'un lieu à un autre les eaux d'une fontaine , etc.

CONDYLE. s. m. {Condjlus.) Toutes les éminence.^ des articulations. (Con-di-le.)

CONDTLOME. s. m. {Condyloma.) Ex- -Toissance de chair.

CONE. s. m. {Conus.) La surface que décrit une ligne-droite assujettie à passer toujours par un même point fixe, et obligée en outre de toucher toujours dans son mouvement une certaine courbe donnée, que l'on appelle directrice. | Cône tronqué. Celui dont la partie supérieure a été coupée par un plan, j Cône droit. Cône circulaire dontl'axe est [îerpeudiculaire à la base. Cône oblique, CeUii dont l'axe est oblique sur la base, j Cône de lumière , Faisceau de rayons lumineux qui partent d'un point quelconque en divergeant, et tombent sur une surface, j Cône d'ombre, L'ombre en forme de cône que projette une planète du côté oîi elle n'est pas éclairée par le soleil. jMoule de fer fondu, déforme conique, dans lequel on verse les métaux en fusion , pour séparer la partie métallique des scories. | Fruit des pins , des sapins , etc., lequel consiste en un assemblage ovoïde d'écaillés hgneuses; se nomme aussi Strobile. j Genre de coquilles univales qui renferme un trèsgrand nombre d'espèces , remarquables par leur élégance et par l'éclat de leurs couleurs.

CON FABULATION, s. f. {Confabulatio.) Entretien îd^m'ûier. Jls étaient en confabulaiion. (Vi.) (Con-fa-bu-la-sion.)

GONFABULER. v. n. {Confabulare.

S'entretenir familièrement. Ils confabulaicn ensemble. (Vi.)

CONFECTION, s. f. {Confectio.) L'actiun par laquelle on fait, on exécute qq. ch., etc. I Achèvement. | Médicament composé d'uu certain nombre de poudres tirées ordinairement du règne végétal, et de sirop ou de miel. ( Con-fëc-sibn. )

CONFECTIONNER, v. a. Faire. (Confëc-sio-né.) , ,. ^ .

CONFÉDÉRATIF, ITE. adj. Qui concerne une confédération; où il y a confédération. Un traité confédératif. Une forme de gouvernement confédérative.

CONFÉDÉRATION, s. f. (Confaederatîo.)

222 CON

Ligue, alliance entre des États indépendants, I Se dil Des ligues que font entre eux, dans qqs. États, les sujets mécontents. (Con-fé-dé-ra-sion.)

CONFÉDÉKER (SE), v. pron. (Cum, fœderare.) Se liguer ensemble, s'unir par confédération. | Confédéré, ée. subst.

Secourir, assister ses confédérés.

CONFÉRENCE, s. f,La comparaison que l'on fait de deux choses, pour voir en quoi elles s'accordent et en quoi elles diffèrent, j L'entretien que deux ou plusieurs personnes ont ensemble sur qq. affaire ou matière sérieuse. | Se dit Des diplomates réunis pour conférer ensemble. | Discoursprononcé en chaire, dans lequel on examine qq. point de doctrine, j Réunion déjeunes avocats et d'étudiants, dans laquelle ou discute des questions de droit, pour s'exercer à la plaidoirie (Con-fé-ran-se.)

CONFÉRER. V, a. (Con ferre.) Comparer deux choses pour juger en quoi elles s'accordent et en quoi elles diffèrent. | Donner, accorder. | Conférer un bénéfice, Pourvoir à un bénéfice vacant. | V. n. Parler ensemble, raisonner de qq. affaire, de qq. point de doctrine.

CONFERVE. s. ï.{Conferva.) Nom générique de certaines plantes aquatiques et marines, qui sont capillaires, articulées ou cloisonnées (Con-fër-ve.)

CONFESSE, s. La confession qu'on fait au prêtre. Il n'a point de genre, et ne s'emploie que précédé de à ou de. (Con-fè-se.)

CONFESSER, v. a. {Confessus.) Kyoaev, demeurer d'accord. [ Tx^.elidim.f Confesser la dette, Confesser qu'on a tort, convenir d'un fait qu'on voulait cacher. | Conférer Jésus-Christ, confesser la foi de Jésus- Christ, Avouer que l'on est chrétien, faire profeûsion publique de la foi de Jésus- Christ, jusqu'à s'exposer aux persécutions. I Déclarer ses pe'chés, soit au prêtre dans le sacrement de pénitence, soit à Dieu seul dans qq. prière particulière. | Prov. etfig., Se confesser au renard. Découvrir son secret à un homme qui est intéressé à en tirer avantage contre nous, j V. n. Ouïr un pénitent en confession (Con-fë-sé.)

CONFESSEUR, s. m. {^Confessor.) Dans l'usage de la primitive Église, il signifiait Celai qui avait confessé constamment la foi de Jésus-Christ, jusqu'à souffrir des tourments, mais sans mourir. Depuis, l'Église a honoré de ce nom tous les saints qui n'ont point été martyrs. | Le prêtre qui a pouvoir d'ouïr en confession, et d'absoudre. (Coufë-seur.)

CONFESSION, s. f- {Confessîo.) Aveu, déclaration que l'on fait de qq. ch. { La confession d'un crimineiy Ce qu'il confesse devant le juge. ) Diviser la confession, Prendre une partie de ce qu'un homme confesse, et rejeter l'autre. | Confession de foi, ou

CON

Confession, Déclaration, exposition de la foi que l'on confesse. | Confessions, au plur., A été donné à des mémoires où certains auteurs font l'aveu des erreurs de leur vie. | Déclaration que le pénitent fait de ses péchés, soit publiquement, soit à un prêtre, soit à Dieu seul. | Fig., Confier qq. ch. àqqn.' sous le sceau de la confession. A condition que le secret en sera inviolable. | Billet de confession, Attestation par laquelle un prêtre certifie qu'il a entendu qqn. en confession. (Con-fë-sion.)

CONFESSIONNAL, s. m. Siège ou espèce de niche de boiserie où le prêtre se met pour entendre en confession le pénitent qui est à genoux à l'un des deux côtés, sur une espèce de prie-Dieu. (Con-fë-sio-nal.) „ CONFIANCE, s. f. {Confidentia.) Espérance ferme en qqn., enqq. ch. j Assurance qu'on prend sur la probité, sur la discrétion de qqn. j Homme de confiance. Celui qu'on emploie ordinairement dans les affaires les plus délicates et les plus secrètes. I Liberté honnête qu'on prend en certaines occasions. | Sécurité, hardiesse, j Présomption. (Con-fi-an-se.)

CONFIANT, ANTE. adj. {Confîdens, ) Disposé à la confiance. (Pré-somp-tueux.)

CONFIDEMMENT. adv.En confidence^ (Con-fi-da-man.) ,

CONFIDENCE, s. i. {Confidentia.) Cotnmunication d'un secret. [ Faire une fausse confidence à qqn., Lui dire en secret qq. ch. de faux, dans le dessein de le tromper. ( Confiance qui porte qqn. à faire part de tous ses secrets à un autre | £n confidence^ Secrètement, sous le sceau du secret. | Convention secrète et illicite par laquelle une personne donne ou fait donner un bénéfice à une autre, à la charge que le titulaire lui en donnera ou lui en laisserala disposition ou le revenu (Con-fi-dan-se.)

CONFIDENT, ENTE. s. (Confidens.) Celui, celle à qui l'on confie ses plus secrètes pensées. | Se dit, fig. et poét., D'objets inanimés. | Se dit, au théâtre. De certains personiages subalternes auxquels le jpoële donne plus ou moins de .part à l'actiou et au dialogue , et qui communément sont chargés des récits. (Con-û-dan; au-te.)

CONFIDENTIAIRE. s. m. Celui qui tient un bénéfice par confidence. (Con-fidan-si-è-re.)

CONFIDENTIEL, ELLE. adj. Qui se dit, qui se fait en confidence ; par opposition à Officiel. (Con-fi-dan-si-ël : ë-le.)

CONFIDENTIELLEMENT, adv. D'une manière confidentielle, en confidence. (Confi-dan-si-ë-le-man.)

CONFIER. V. a.{Confidere.) Commettre qq. ch. à la fidélité, au soin, à l'habileté de qqn. | Dire en confidence. | Se dil fig. , Dans l'un et dans l'autre sens, en parlant Des choses physiques ou morales, considé-

CON

rées comme dépositaires, agents, ou confidents. I S'assurer, prendre conûance.

. CONFIGUKATION. s. L {Configuratio.) La tonne extérieure d'un corps, l'ensemble des surfaces qui le bornent et lui donnent une figure particulière. (Gonfi-gu-ra-sion.)

CONFIGURER, v. a. {Configurare,) Figurer l'ensemble.

CONFINER. V. n. Toucher aux confins d'un pays, d'une terre, etc. | Y. a. Réléguer dans un certain lieu.

CONFINS, s. m. pi. {Confine.) Les limites, les extrémités d'un pays. (Con-fin.)

CONFIRE. V. a. ( Conficere.) (Je confis, il conjit; nous confisons, ils confisent. Je confisais. Je confis. J^ai confit. Je confrai. Confis. Que Je confise. Confisant.) Faire cuire des fruits, des fleufs et des légumes, dans certain suc, dans certaine liqueur, qui pénètre leur substance, et qui s'y incorpore. I Fruits confits sur l arbre. Fruits extrêmement mûrs et cuits par le soleil. | F'ig. et fam., Être tout confit endévotion. Être dans les grandes pratiques de la dévotion.

CONFIRMATIF, IVE. adj. ( Con/irmativus. ) Qui confirme.

CONFIRMATION, s. f. (Confirmatio.) Ce qui rend une chose ferme et stable. | Certitude qu'on acquiert d'une chose qui avait déjà été donnée pour vraie. | Partie du discours oratoire qui suit la narration, et par laquelle on prouve ce qu'on vient d'avancer. I Dans la religion catholique, se dit Du sacrement par lequel les chi étiens sont confirmés dans la grâce reçi^ie au baptême. ( Con-fir-ma-sion.)

CONFIRMER, v. a. ( Confirmare. ) Rendre plus ferme, plus stable. II ne s'emploie qu'au figuré. ( Faire persister qqn. dans une opinion, dans une résolution, l'aftermir dans cette opinion, dans cette résolution, j Approuver, sanctionner, ratifier. | Prouver plus fortement qq. ch. ] Assurer la vérité d'une chose. ] Dans la Religion catholique. Conférer le sacrement qui fortifie dans la grâce reçue au baptême, j Être confirmé en grâce, recevoir de Dieu une surabondance de grâce qui met en état de persévérer dans la justice, | Fig. et pop., Confirmer qqn., Lui donner un soufflet.

CONFISCABLE. adj. des 2 g. Qui est sujet à confiscation.

CONFISCANT. adj. T. de jurispr. féodale. Sur qui il pouvait échoir confiscation.

CONFISCATION, s. f. ( Confiscatio. ) Action de confisquer, adjudication au fisc, j Les biens confisqués. (Con-fis-ca-sion.)

CONFISEUR, EUSE. s. Celui, celle qui fait et vend des confitures, des conserves, des dragées, et toutes sortes de sucreries. ( Con-fi-zeur ; eu-ze.)

CONFISQUER, v. a. ( Confiscare.) Adjuger au fisc pour cause de crime ou de contravention aux lois, aux ordonnances. | Se

CON

dit en parlant Des choses saisies à un particulier pour être adjugées à un autre. | Fam ., C'est un homme confisqué, se dit D'un homme dont la santé est désespérée, ou dont la fortune est détruite. ( Con-fisc-é.)

CONFITEOR. s. m. ( Confitere.) Prière que font les catiioliques avant que de se confesser, à la messe, et en d'autres occasions. Dire son confiteor. (Con-fi-téor. )

CONFITURE, s. f. Fruits confits, racines confites au sucre ou au miel.

CONFITURIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui vend des confitures. ( Con-fi-tu-rié.)

CONFLAGRATION, s.f. {Conflagratio.) Embrasement général, j Fig,, Grande révolution qui remue tous les esprits. (Con-flagra-sion. )

CONFLIT, s. m. ( Conflictus. ) Choc, combat. (Vi.) I Conflit de juridiction, Contestdition entre deux, ou plusieurs tribunaux dont chacun veut s'attribuer la connaissance d'une affaire; et, Conflit d^attribution, Coulesiàtion semblable entre un tribunal et une autorité administrative. I Conflit négatif, Celm qui a lieu lorsque deux tribunaux se déclarent respectivement incompétents pour connaître d'une même affaire. ( Con-fli. )

CONFLU ENT. s. m. ( Confluens, ) L'endroit où se joignent deux rivières. (Conflu-an. )

CONFLUENT, ENTÉ. adj. {Confluens.) Il se dit D'une éruption de boutons , de taches, de pustules, etc., qui se touchent et se confondent. ( — an-te.)

CONFLUER. V. n. ( Confluere. ) Il se dit De la réunion de deux grands cours d'eau.

CONFONDRE. V. a. ( Confundere. ) Réunir,méler, brouiller plusieurs choses ensemble. I Prendre une personne ou une chose pour une autre, j Mettre en désordre, déconcerter, humilier. | Fos louanges me confondent, se dit Lorsqu'on reçoit quelque louange excessive, et qu'on veut s'en défendre. I Convaincre en causant de la honte , léduire à ne savoir que répondre. | Causer un grand étonnement, une sorte d'effroi, de stupeur. I Pron., S'embrouiller, se troubler, se, déconcerter. ] Fam., Se confondre en excuses, en respects y etc., Multiplier les cérémonies, etc.

CONFORMATION, s. f. {Conformatio.) Manière dont une chose est conformée.

(Con-for-ma-sion. )

CONFORME, adj. des 2 g., (Conformis.) Qui a la même forme, qui est semblable. | Pour copie conforme. Formule par laquelle celui qui délivre une copie assure qu'elle est confoime à l'original. \ Qui convient, qui s'accorde.

CONFORMÉMENT, adv. D'une manière conforme. ( Con-for-mé-man.)

CONFORMER, v. a. {Conformare.) Rendre conforme. | CoiiFORMi, ék. adj. Se dit

COIS

De la manière dont les parties d'une chose sont disposées entre elles.

CONFORMISTE, s. des 2 g. Celui ou celle •qui fait profession de la religion dominante en Angleterre. On y appelle par opposition Non-conformistes Tous ceux qui sont d'une autre communion.

CONFORMITÉ, s. f. ( Conformîias.) Rapport entre les choses qui sont conformes. | La conformité à la volonté de Dieu, La soumission de sa propre volonté â celle de Dieu. \ En conformité de. loc. prép. Conformément à. // agit en conformité des ordres qu'il a reçus. En conformité de telle' loi , nous avons pris l'arrêt suivant.

CONFORT, s. m. Secours, assistance. (Yi.) ( Con-for. )

CONFORTANT, ANTE; ou CONFOR- TATIF, IVE, adj.. Synonymes de Fortifiant, qui est plus usité. | Subst., Un confortant, des confortants. Un conjortatif.

CONFORT ATIOx\. s. f. Corroboration , action de fortifier, état de ce qui est forlifié. ,(Con-for-ta-sion. )

CONFORTER, v. a. (Confortare.) Fortifier, corroborrer. | Encourager, consoler Conforter les affligés. Conforter les mourants.

CONFRATERNITÉ, s. f. {Cum,fraternitas.) La relation, le rapport qu'il y a entre Jes personnes d'une même compagnie , d'un même corps. (Con-fra-tër-ni-té.)

CONFRÈRE, s. m. ( Cum, frater.) Chacun de ceux qui composent une confrérie , une compagnie de personnes associées pour tjqs. exercices de piété. | Se dit De ceux qui sont d'une même compagnie, d'un même corps, ou qui exercent une même profession.

CONFRÉRIE, s. f. Compagnie de personnes associées pour qqs. exercices de piété. La confrérie du Saint Sacrement. Marguillier bâtonnier de confrérie.

CONFRONTATION, s. f. Actiondecon.

fronter des personnes les unes aux autres. Il se dit Des témoins que l'on confronte à un accusé, ou Des accusés que l'on confronte ensemble. | Fig., Examen qu'on fait ou de deux écritures en les comparant ensemble , ou de différents passages en les conférant l'un avec l'autre. ( Con-fron-ta-sion. )

CONFRONTER, v. a. (Cum,/rons.) Mettre des personnes en présence les unes des autres , pour voir si elles conviendront de qq. fait dont il s'agit. | Conférer une chose avec «ne autre , examiner deux choses en même temps, pour les comparer ensemble. | Confiner. T. de prat.

CONFUS, USE. adj. ( Confusus,) Confondu l'un avec l'autre, brouillé, mêlé ensemble sans ordre. | Se dit Des sons , des i>ruits qui se confondent et que l'on n'entend pas dislinclement. | Fig., Bruit confus. Bruit incertain sur une chose, sur un fait <lont on ne sait aucune particularité bien distincte, j Confondu : Tels et tels droits sont

CON

confus et réunis en sa personne, se dit D'une personne qui réunit des droits actifs et passifs concernant un même objet. | Obscur, embrouillé. | Honteux , embarrassé. ( Confu ; ze. )

CONFUSÉMENT, adv. D'une manière confuse. (Con-fu-zé-man.)

CONFUSION, s. f. (Con/w^/o.) Désordre, mélange confus , embrouillement. | Se dit Des désordres d'un État , des troubles politiques. // règne un esprit de désordre et de ccu' fusion. Dans les temps de confusion, j Défaut d'ordre, de méthode, de clarté dans les choses qui tiennent aux opérations de l'esprit , de l'entendement, | Action de confondre une chose avec une autre; Résultat de cette action. | Confusion de droits, ou Confusion , La réunion qui se fait en une même personne des droits actifs et passifs concernant un même objet. Abondance de choses, grande multitude de personnes.

I Honte , humiliation , embarras. | Ew cow- FcsroN. loc. adv. Confusément , sans ordre d'unemanière confuse. I En abondance. (Confu-zion. )

CONFUTATION. s. f. (Confutare.) V.

Page 1