‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 160 sur 712 · COQ · texte numérisé non relu

COQ

COQUELUCHE, s. f. (Cucullus.) Capuchon. (Vi.) I Maladie qui attaque principalement les enfants , et qui est caractérisée par une toux i-onvulsive. (Coc-e lu-che.)

COQUELUCHON. s. m. Espèce de capuchon. (Coc-e-Iu-chon.)

COQUEMAR. s. m. (Cucuma.) Espèce de pot de terre vernissé, ou de cuivre, ou d'élain, ou d'argent, elc, servant ordin. à faire bouillir ou chauffer de l'eau, etc. (Coc-e-mar.)

COQUERET. s. m. Genre de plantes, dont l'espèce la plus remarquable est l'Alkekenge, qui porte une baie légèrement aigrelette, renfermée dans une vésicule rougeâtre. (Coc-e-rë.)

COQUERICO. s. m. Le champ du coq.

Pop. ( Coc-e-ri-cô. )

COQUET, ETTE.adj. Qui a de la coquette rie, qui use de coquetterie. | S'emploie conmie subsi., surtout en parlant Des femmes. (Coce ; ë-te f c m, ].)

COQUETER. V. n. Être coquet ou coquette, user de coquetterie. Fam. (Coc-e-té.)

COQUETIER, s. m. Marcha udd œufs et de volailles en gros. | Petit ustensile de table, dans lequel on met ud œuf, pour le manger à la coque. (Coc-e-tié.)

COQUETTERIE, s. f. Désir de plaire , d'attirer, d'engager, | Se dit aussi Des manières , des paroles, employées à dessein de plaire. I Se dit Des moyens qu'une personne emploie pour faire valoir ses avantages | Certaine manière de parler ou d'écrire. (Coc-= ë-te-rie [c m.].)

COQUILLAGE, s. m. Petir animal qui habile dans une coquille. [Coquille. (Coc-illa-je [ e et 11 m.j.)

COQUILLART. s. m. Dans les carrières, lit de pierres ae taille parsemé de coquilles. (Coc-i-llar [c eî 11 m. ].)

COQUILLE, s. f. (Conc/ia.) Enveloppe dure et calcaire des mollusques testacés , tels que les limaçons, les moules, etc. j Se dit De certains objets auxquels ou donne la forme d'une coquille, ou d'une conque marine.

Le bassin de cette fontaine est une 'vaste coquille de 'marbre , de pierre, de bronze. Coquille d'escalier. Le dessous de l'assemblage des marches d'un escalier, ou l'inirados de la voûte rampante formée par cet assemblage. I Se dit Des coques d'œufs, de noix, d'amandes, etc. | T. d'impr. Lettre qui a été employée pour une autre dans la composition, et qu'il faut corriger. | Sorte de papier collé, dout la marque est une coquille. Adj., Papier coquille. (Coc-i-Ue [c et II m.]. )

COQUILLES, s. m. Collection de coquilles; Le lieu où on les rassemble . (Coc-illé [c et 11 m.].)

COQUILLIER, 1ÈRE. adj. Se dit Des pierres qui contiennent des coquilles fossiles.

COQUIN, INE. s. T. d'injure. Fripon, maraud, bclitre. | Infâme et lâche. | Adj. et

COR

fam.. Métier coquin, emploi où l'on se plaît, parce qu'il n'y a presque rien à faire. Fie coquine, Yie douce, molle et fainéante, à lacjuelle on s'accoutume. | Un homme qui a ou qu'on suj)pose avoir qq. bonne fortune. I Enfant vif et espiègle. (Coc-iu ; i-ne [ c m. ].)

COQUINERIE. s, f. Action de coqum, de fripon. I Le caiaricre du coquin, du fripon. Fam. (Coc-i-ne-rie [ c m. ].)

COR, s. m. (Curnu.) Sorte de durrillon qui loigts Extirper un cor.

COR. s. m. (Cornu.) Instrument à veut, courbé eu spiraie, et dont l'embouchure est conique.

CORAIL, s. m. ( Corallium. ) Production marine, pierreuse et calcaire , qui a la forme d'un arbuote plus ou nmins rameux , et qui sert d'habitation à certains polypes. | Fait au plur. Coraux, et se dit D'une collection de pièces de corail. (Co-rall [11 m ].)

CORAILLELR. s. m. Celui qui va à la pêche du corail. — kà].^ Pécheur corailleur. (Co-ra-lLeur [11 m.].)

CORALIN, INE. adj. (Corrallis) Qui est rouge comme corail. (Yi.) (Co-ra-lin; i-ue. )

CORALLINE. s. f. Espèce de polypier, substance mai'ine , pierreuse comme le corail, branchue et composée de petites pièces attachées les unes aux autres.

CORAN, s. m. Le livre qui contient la loi de Mahomet. Lire le Coran. Des passages du Coran. On dit aussi Alcoran.

CORBEAU, s. m. (Corvus.) Gros oiseau d'un j)lumagenoir, qui est carnassier, et qui vit ordinairement de charognes. | Se dit Des gens qui , dans un temps de contagion, enlèvent les pestiférés, soit pour les porter à l'hôpital, soit pour les enterrer. (Vi.) | Grosse pierre ou pièce de bois mise en saillie, pour accrocher les vaisseaux de l'ennemi (Yi.) : on dit. Grappin d'abordage. \ Nom d'une constellation de l'hémisphère méridional. (Cor-bô.)

CORBEILLE, s. f. (Corbis.) Espèce de panier fait ordin. d'osier. |Se dit, absol.. Des parures et des bijoux que l'époux futur en voie dans nne corbeille à la personne qu'il doit épouser. | Se dit De certains ornements en forme de corbeille. ( Cor-bë-Ue [ 11 m.].)

CORBILLARD, s. m. Autrefois grand bateau établi pour aller de paris à Corbeil. | Se dit De certains grands carrosses (iont on se sert chez les princes pour voiturer le$ gens de leur suite. | Espèce de char dans lequel on transporte les morts au lieu de leur sépulture. (Cor-bi-llar [11 m. ].)

CORBILLAT. s. m. Le petit du corbeau.

|(Cor-bi-lla [H m.].)

CORBILLON. s. m. Espèce de petite cor- 1 beille . j Espèce de jeu ou les joueurs sout

COR

obligés de répondre en rimant en On. | [llm.j CORBIN. s. m. Corbeau. (Vi.) Bec-decorbin , Bec-à-corbin , se dit De ce qui est courbé et terminé en pointe. | Espèce de hallebarde armée d'un crochet , que portait une compagnie particulière des gardes du roi, composée de cent gentilshommes.

CORCELET. s. m. F. Corselet.

CORDAGE, s. m. Dénomination générique de toutes les cordes qui servent au gréement et à la manœuvre des navires. | Se dit Des cordes, qu'on emploie à des trains d'artillerie ou à des machines. | La njanière de mesurer le bois qu'on appelle Bois de corde, ( Cor-da-je. )

CORDE, s. f. ( C^/jor^/a.) Tortis fait ordin. de chanvre et qqf. de colon, de laine, de soie, etc. | Mettre une chose en corde. Lui donner la forme d'une corde. ( Gros câble tendu en l'air, et attaché par les deux bouts, sur lequel certains bateleurs dansent. ( Le supplice de la potence. | Fam., Filer sa corde. Faire des actions qui peuvent mener au gibet. I La corde au cou, Avec une corde autour du cou. I Le tortis de chanvre, de crin , ou d'autres matières, dont on garnit les arcs et les arbalètes pour les bander. | Se dit Des cordelettes, des fils de boyau ou de métal, etc., que l'on tend sur certains instruments de musique , et que l'on fait résonner. | Note , son. I Accord. | La tension d'un muscle, causée par ulcère, inflammation, 'etc. | Portion de ligne droite traversant un cercle et terminée à sa circonférence , comme la corde d'un arc véritable se termine aux extrémités de sa courbure. | Se dit Des fils dont le drap est tissti. I Fam., Cela montre la corde, C'est une finesse grossière et facile à découvrir. | Certaine quantité de bois à brûler, qu'on mesurait autrefois avec une corde, et qui équivaut à deiix voies de bois. Bois de corde , Bois neuf.

CORDEAU, s. m. Petite corde. La petite corde dont se servent les maçons, les jardiniers, les ingénieurs, pour tracer des lignes droites, pour aligner. (Cor-dô.)

CORDELER. v. a Tordre en forme de corde.

CORDELETTE, s. f. Petite corde. (Corde-le- te.)

CORDELIER. s. m. Est dit, en France, De ceux des religieux de Saint-François n. autr. Les frères mineurs. ^Cor-de-lié.)

CORDELIÈIŒ. s. f. Corde à plusieurs nœuds. | Petite tresse à plusieurs nœuds, que les femmes portaient au cou. | T.

d'archit. , Baguette sculptée en forme de corde.

CORDELLE. s. f. Corde de moyenne grosseur dont on se sert pour le h2dage des bâtiments, des bateaux. (Cordë-le.)

CORDER. V. a. Mettre en corde. | Affermir l'enveloppe d'un ballot, les ais d'une caisse, etc., en les entourant d'une corde

COR

fortement serrée. | Corder du bois. Le mesurer à la corde ou à la membrure.

CORDERIE. s. f. Lieu, atelier où l'on fait de la corde, des cordages. | L'art de faire des cordes.

CORDIAL, ALE. adj. {Cor.) Propre à conforter le cœur. | Subst. m. Un bon cordial. De bons cordiaux. | Qui est plein d'une véritable affection. | Qui vient du fond du cœur, ou Qui exprime une affection véritable. Pas de masc. .plur.

CORDL^LEMENT. adv. De tout son cœur, affectueusement, d'une manière cordiale. I Hair qqn. cordialement. Le haïr de grand cœur, et avec une sorte de plaisir. ( — le-man.)

CORDIALITÉ, s. f. Affection tendre et sincère.

CORDIER. s. m. Artisan dont le métier est de faire de la corde, des cordes. (Cor-dié.)

CORDIFORJME. adj. des a g. {Cor, forma.) Qui a la forme d'un cœur.

CORDON, s. m. Une des petites cordes dont une plus grosse corde est composée. | Petite corde ou petite tresse ronde ou plate, faite de fil, de soie, de coton, etc. | Ce qui sert à lier, à attacher, à tirer ou à prendre certaines choses. | Absol., La petite corde au moyen de laquelle un portier ouvre à ceux qui veulent entrer ou sortir. | Le lacet de soie dont on se sert , en Turquie, pour étrangler les personnages éminents dont le sultan veut se défaire. | Un large ruban, en parlant des ordres de chevalerie. I La petite cordelette bénite que portent les membres de certaines confréries. | T. d'anat. Se dit De certaines parties qui ont de la ressemblance avec une petite corde. ( Grosse moulure qui règne tout autour d'une muraiUe ou d'un bâtiment, ou le long d'une corniche dans un appartement , etc. | Le petit bord façonné qui est autour d'une pièce de monnaie. I Une rangée, une file de plusieurs choses placées les unes à côté des autres. | Suite de postes garnis de troupes, qui sont à portée de communiquer entre eux.

CORDONNER. v. a. Tortiller en forme de cordon. | Cordonner des cheveux, Entourer d'un ruban des cheveux qui sont tortillés. (Cor-do-né.) ^

CORDONNERIE, s. f. Le métier de cordonnier, j Le lieu où l'on vend des souliers, des bottes. (Yi.) | Le lieu où se confectionnent, où sont déposées les chaussures, dans les collèges, etc. (Cor-do-ne-rie.)

CORDONNET, s. m. Petit cordon, tresse, petit ruban, pour attacher ou pour enfiler qq. ch. { La marque qui est empreinte sur la tranche des pièces d'or et d'argent. (Coi'do-në.)

CORDONNIER, s. m. Artisan dont le métier est de faire des souliers, bottes, pantoufles, et autres pareilles chaussures. (Cordo-nié.)

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