COK
CORÉE, s. m. r. Chorée.
CORELIGIONNAIKE. s. des 2 g. {Cum, religio.) Celui qui professe la même religion que certains autres. (Co-re-li-jio-nè-re.)
CORIACE, adj. des 2 g. Qui est dur comme du cuir. | Avare , dur, difficile. (Cori-a-se.)
CORIACE, ÉE. adj. {Conaceus.) Se dit Des substances dont la consistance approche de celle du cuir. (Co-ri-a-sé.)
CORIAMBE. s. m. F. Choriambe.
CORIAINDRE. s. f. {Conandrum,)V\a:aie ombellifère dont les semences ont une odeur de punaise lorsqu'elles sont fraîches, et un goût très-agréable lorsqu'on les a fait sécher. • CORINTHIEN, ENNE. adj. (Corinthms.) Désigne Celui des cinq ordres d'architecture qui , par sa pro})ortion et sa décoration , présente l'idée de la plus grande richesse. | Se dit Des différentes parties de i'achitecture qui appartiennent à cet ordre. (Co-rintiin; ië-ne.)
CORIS. s. m. F. Cauris.
CORME, s. f. Fruit acide et fait à peu près en forme de petite poire, qui croît sur le cormier ou sorbier domestique. On l'appelle aussi Sorbe.
CORMIER, s. m. Nom vulgaire du sorbier domestique, que l'on appelle aussi simplement Sorbier. (Cor-mié.)
CORMORAN, s. m. {Con>us, marinas.) Espèce d'oiseau aquatique, qui a le cou fort long, les jambes fort hautes, et quivitordin. de poisson.
CORNAC, s. m. Celui qui est chargé de soigner et de conduire un éléphant.
CORNAGE. s. m. Bruit que font entendre en respirant certains chevaux, lorsqu'ils courent ou trottent avec vitesse. (Cor-ua-je.)
CORNALINE, s. f. Pierre précieuse rouge et un peu transparente.
CORNARD. adj. et s. m. T. d'injure, qui se dit De celui dont la femn^e s'est abandonnée à un autre. Il est bas. (Cor-nar.)
CORNE, s. f. {Cornu.) Partie dure qui sort de la tête de qqs. animaux, et qui leur sert de défense, j Fam., Montrer les cornes , Se mettre en état de se défendre. | Corne de cerf. Le bois du cerf, lorsqu'il est employé dans les arts. ( Corne-de-cerf, Nom de diverses plantes, et particulièrement D'une plante crucifère dont les feuilles sont divisées à peu près comme le bois du cerf. | Instrument à vent ou cornet rustique dont se servent les vachers, et qui est ordin. fait d'une corne. | La moitié d'une corne coupée dans sa longueur, et taillée de manière qu'on peut s'en servir pour relever le quartier d'un soulier étroit. I Se dit De certaines pointes que les limaçons , qqs. serpents et qqs. insectes portent sur la tête. | Se dit Des pointes, des angles saillants que présentent certains objets. I Se dit De cti^aines parties du corps humain qui ressemellent à des cornes. [ La
COR 247
partie dure qui est au pied du cheval, du mulet, de l'âne, etc. Sans plur.
CORNÉ, ÉE. adj. Qui est de la nature de la corne, ou qui a l'apparence de la corne. | Tissu corné. Celui qui forjne les ongles.
CORNÉE, s. f. La première des tuniques de l'œil, qu'on nomme vulg. Le blanc de Cœil.
CORNÉENNE. s. f. Substance pierreuse qui fait la base des diverses roches mélangées. (Cor-né-ë-ne.)
CORNEILLE, s. f. (6'omiu;.) Oiseau noir comme un corbeau , mais de moindre grosseur. (Cor-në-lle [11 m.J.)
CORNEMUSE, s. f. Sorte d'instrument ie musique à vent, composé de deux tuyaux, et d'une peau de mouton, qu'on enfle par le moyen du premier tuyau, appelé Porte-^ent, ( — mu-ze.)
CORNER, v. a. Sonner d'un cornet ou d'une corne. | Importuner en donnant du cor. I Parler dans un cornet, pour se faire entendre à un sourd. | Se dit Des oreilles, lorsqu'on y éprouve un bourdonnement.
CORNET, s. m. Petit cor, ou petite trompe. I Petit instrument en forme d'entonnoir ou de cor, dont un sourd met le petit bout dans son oreille pour entendre plus facilement. | Morceau de papier roulé en forme de cornet, de manière à pouvoir contenir qq. ch. | Espèce d'oublié à laquelle on donne la même forme, | Se dit De certaines lames osseuses très-minces, roulées en forme de cornet, et qui sont dans les fosses nasales. I Espèce de petit vase de corne, d'ivoire ou de cuir, dans lequel on agite les dés, à certains jeux, avant de les jeter sur le tapis. | La partie de l'écritoire dans laquelle on met de l'encre. Mollusque du genre des Sèches, n. autr. Calmar, (Cor-në.)
CORNETTE, s. f. Sorte de coiffure dont les femmes se servent dans leur déshabillé. I Longue et large bande de taffetas que X^i conseillers au parlement portaient autrefois au cou. I Sorle de long pavillon à deux pointes ou cornes, qui est la marque distinctive du capitaine de frégate, du lieutenant de vaisseau ou de frégate, commandant une division de trois bâtiments au moins. | Se disait De l'étendard d'une compagnie de cavalerie ou de chevau-légers de la troupe même. | Subst. m. Officier de certain corps de la maison du roi, mais qu' ne portait point l'étendard. | L'ofûcier^'une compagnie de cavalerie ou de dragons qui était chargé de porter l'étendard. | Subst. f. L'emploi de cornette dans la maison du roi. (Cor-në-te.)
CORN EUR. s. m. Celui qui corne. Fam.
I Adj., Cheval corneur , Cheval qui fait entendre en respirant une espèce de sifflement
CORNICHE, s. f. {Corona.) Partie essentielle de l'architecture, composée de moulures en saillie l'une au-dessus de l'autre:
COR
elle sert de couronnement à toute sorte d'ouvrages. | Tout ornement saillant qui règne au-dessous d'un plafond , au-dessus des portes, des armoires, etc.
CORNICHON, s. m. {Corniculum.) Petite corne. | Se dit Des petits concombres propres à confire dans le vinaigre.
CORNIER. adj. Qui est à la corne ou à l'angle de qq. ch. (Cor-nié.)
CORNIÈRE, .s. f. Canal de tuiles ou de plomb, qui est à la jointure de deux pentes de toit et qui en reçoit les eaux. — Adj., Ujie jointure cornière,
CORNIÈRES, s. f. pi. Équerres de fer qui sont attachées aux angles du marbre d'une presse d'impriinerie, et qui servent à maintenir la forme. (Cor-niè-re.)
CORNILLAS. s. m. Le petit d'une corneille. I [11 m.]
CORNOUILLE. s. f. Le fruit du cornouiller. (Cor-nou-lle [11 m.],)
CORNOUILLER, s. m. {Cornus.) Arbre dont le bois est très-dur, et qui porte un fruit rouge de la forme et de la grosseur d'une olive. (Cor-nou-llé [il m.].)
CORNU, UE. adj. {CornuUis.) Qui a des cornes. ) Se dit De certaines choses qui ont plusieurs angles , plusieurs pointes. | Fam., Raisons cornues. Mauvaises raisons. Visions cornues, Idées folles, extravagantes.
CORNUE, s. f. Vaisseau distillatoire , de verre, de terre ou de métal, renflé, arrondi et se terminant à sa partie supérieure par un tuyau recourbé que l'on nomme Col,
COROLLAIRE, s. m. {Corrollarium.) Ce qu'on ajoute par surabondance, afin de fortifier encore les raisons dont on s'est servi pour prouver une proposition. | Conséquence qui découle de qq. proposition déjà démontrée, et dont la déduction n'exige pas de démonstration spéciale, n'ayant besoin que d'être énoncée pour être établie évidemment. (Co-ro-lè-re.)
COROLLE, s. f. (6oro//a.)La partie d'une fleur - complète qui enveloppe immédiatement les organes de la fécondation, et qui est ordin. colorée. (Co-ro-le.)
CORONAIRE, adj. {Coronarius.) Se dit De deux artères qui prennent leur origine de l'aorte, et qui portent le sang dans le cœur. (Co-ro-nè-re.)
CORONAL, ALE. adj. {Coronalis.) L'os coronaly ou, subst. , Le coronal. L'os qui forme la partie antérieure du crâne ou le front, d'où il est aussi nommé Frontal.
CORONER. s. m. Nom qu'on donne , en Angleterre, à un officier de justice chargé de faire, au nom de la couronne et avec l'assistance d'un jury, des informations sur les causes de toute espèce de mort violente. (Co-ro-nèr.) 4
CORONILLE. s. f. Genre de plantes léguoiiaeuses, contenant un assez grand nom-
COR
bre d'espèces, dont plusieurs iont cultivée» dans les jardins d'agrément. | [11 m.]
CORONOÏDE. adj. f. {Koronê, eidos, gr.) Se dit De deux apophyses qui ont qq. ressemblance avec le bec d'une corneille, (-no-ï-de.)
CORPORAL.S. m. ((^o/y^orc/u.) Linge bô nit que le prêtre étend sur l'autel pour mettre le caUce dessus, et ensuite l'hostie.
CORPORATION, s. f. {Corporatio,) Association autorisée par la puissance pubUque et formée de plusieurs personnes qui vivent sous une pohce commune relativement à leur profession. ( — ra-sion.)
CORPOREL, ELLE. adj. {Corporalis.) Qui a un corps. | Qui appartient au corps, qui concerne le corps. (Cor-po-rël ; ë-le.)
CORPORELLEMENT. adv. D'une manière corporelle, qui a rapport au corps. (Cor-po-rë-le-man.)
CORPORIFIER. V. a. {Corpus, facere.) Donner, supposer un corps à ce qui n'en a point, j Mettre, fixer en corps les parties éparses d'une substance.
CORPS, s. m. {Corpus.) Portion de madère qui forme un tout individuel et distinct. I La partie matérielle d'un être animé. I Se dit souvent par opposition à Esprit, âme, etc. | Se dit par rapport à la taille et à la conformation. | Se dit par rapport à la santé, aux diverses impressions ou altérations que le corps peut éprouver. | Se dit par rapport aux mouvements, aux exercices. I Corps mort, ou Corps, Cadavre, corps privé de vie. Se dit Du corps humain. | Corps mort. Tout objet établi sur le rivage, ou sur le fond d'une rade, pour l'amarrage des navires. | ,Fam., C est un pauvre corps, se dit D'un homme qui n'a ni esprit ni vigueur. I Pop., Cest un drôle de corps, se dit D'un homme plaisant, facétieux. | A son corps déjendani. En repoussant une attaque. — Fam., Malgrésoi, à regret, avec répugnance, j Le sacrement de l'eucharistie. | La personne du roi. I Se dit Des personnes considérées par opposition Aux biens, aux marchandises, etc. (Se ditDes personnes considérées comme sujettes à être emprisonnées par ordre de justice. Subst., Le par-corps, La contrainte par corps. ( La partie du corps humain qui est entre le cou et les hanches, et qui est comme le tronc. | La capacité de cette partie du corps. | La partie de certains habillements qui couvre depuis le cou jusqu'à la ceinture. | La principale partie de certaines choses. | Corps héréditaire, La masse des biens qui composent une succession. | Le corps d'une devise, La figure qui y est rei)résentée. | La solidité et l'épaisseur de certaines choses qui sont ordin. un peu minces. | La consistance des choses liquides , qu'on fait cuiie ou épaissir. | La force et la vigueur de certains vins , de certaines liqueuis. | La société , l'union de plusieurs per-
COR
sonnes qui vivent sous mêmes lois , mêmes coutumes, mêmes règles. | Se dit De certaines compagnies ou communaulés particulières, dans l'Élat ou dans l'Église.] Une aj-mée entière ou un certain nombre de gens de guerre. | La réunion, l'ensemble de ceux qui appartiennent à certaines aruies spéciales. ( Un régiment, nue troupe qcq., par rapport à ceux qui en font partie.] Corps de garde. Certain nombre de soldats placés en un lieu pour faire la garde. | Le lieu où se tiennent les soldats qui montent la garde. I Le recueil, l'assemblage de plusieurs pièces, de plusieurs ouvrages de divers auteurs, en un ou plusieurs tomes. | Corps de doctrine. Réunion de principes qui forment un système. | Corps de preuves. Réunion de plusieurs sortes de preuves, qui toutes ensemble forment une preuve complète. | Se dit De certaines parties du corps dont la forme et la substance sont très-diverses. (Cor.)
CORPULENCE, s. f. {Corpulentia.) La taille de riiomme considérée par rapport à sa grandeur et à sa grosseur. ( — lan-se.)
CORPULENT, ENTE. adj. {Corpulentus.) Qui a beaucoup de corpulence. (Cor-pu-lan ; an-te.)
CORPUSCULAIRE, adj. Qui est relatif aux corpuscules, aux atomes. ( — cu-lè-re [c. m.].)
CORPUSCULE, s. m. {Corpusculum.)TTèspetit corps. ( — cu-le. [c m.].)
CORRECT, ECTE. adj. {Correctus.) Où il n'y a point de fautes. | Auteur correct. Auteur exdiCi.\ Dessin correct , Dessin où toutes les règles sont observées, et qui exprime bien la forme des objets. (Co-rect ; ëc-te.)
CORRECTEMENT, adv. Sans faute , conformément aux règles. (Co-rëc-te-man.)
CORRECTEUR, s. m. {Corrector.) Celui qui corrige, qui reprend. | Correcteur d'imprimerie. Celui qui corrige les épreuves d'une imprimerie. | S'est dit De certains ofiiciers de la chambre des comptes. | Le supérieur d'un couvent de minimes. (Co-rëcteui.)
CORRECTIF, s. m. Ce qui a la vertu de tempérer , de corriger., | Se dit De certain adoucissement qu'on emploie dans le discours, pour faire passer qq. proposition ou qq. expression trop forte ou trop hardie. (Co-rëctif.)
CORRECTION, s. f. {Correctio.) Action de corriger, d'ôter les défauts de qc]. ch. ; ou Le résultat de cette action. | Se dit Des changements qu'on fait dans les ouvrages de la main ou de l'esprit, pour les perfectionner. Se dit Des additions et changements écrits à la marge ou entre les lignes d'une épreuve ou d'un manuscrit. | La qualité de ce qui est correct. [ Le bureau où travaillaient les correclejurs des comptes. ] Réprimande et admouition, soit d'un égal envers sou égal, soit
COR
d'un supérieur envers son inférieur. | Châtiment , peine. | Maison de correction , Lieu où l'on enferme ceux qui doivent subir un emprisonnement, mie détention. | Le ])ouvoir et l'autorité de reprendre, de châtier. | Figure de rhétorique, par laquelle l'orateur se reprend |)0ur dire qq. ch. de plus fort , ou même toute autre chose que ce qu'il vient de dire. | L'opération par laquelle on affaiblit l'énergie d'un médicament en le mêlant avec d'autres substances. (Co-rëc-sion.)
CORRECTIONNEL, ELLE. adj. Se dit De peines qu'on applique aux actes qualifiés de délits par la loi, ainsi que De ces délits mêmes, et Des tribunaux qui en connaissent. (Co-rëc-sio-nël; ë-le.)
CORRÉGIDOR. s. m. En Es])agne, Le premier officier de justice d'une ville, d'une province. (Co-ré-ji-dor.)
CORRÉLATIF, IVE. adj. {Corrclativus.) Qui marque une relation réciproque entre deux choses. | Se dit Des mots qui vont ordin. ensemble , et qui servent à iudicjuer une certaine relation entre deux membres de phrase. | Subst. , Des corrélatifs. (Co-ré-latif.)
CORRÉLATION, s. f. Relation réciproque entre deux choses. (Co-ré-la-sion.)
CORRESPONDANCE, s. f. Conformité, rapport.] La relation que des négociants ont les uns avec les autres pour leur commerce. [ Se dit Des différentes relations , des différentes liaisons que des jiersonnes ont ensemble. ] Un commerce réglé de lettres. ) Se dit Des lettres mêmes. ] Se dit Des relations, des comnmnications entre divei's lieux. (Corës-pon-da;i-se.)
CORRESPONDANT', ANTE. adj. Se dit Des choses qui correspondent, qui ont entre elles des rapports. (Co-rës-pon-dan.)
CORRESPONDANT, s. m. Négociant ou banquier qui est en correspondance réglée avec un autre négociant ou banquier , sur des objets de commerce. | Se dit De toute personne avec qui on est en commerce réglé de lettres , pour affaires, pour nouvelles, etc. ] Celui qui s'est chargé de pourvoir aux besoins d'un jeune homme envoyé dans qq.
ville pour y faire des études, etc.
CORRESl^ONDRE. v. n. {Cum , respondere.) Se dit Des choses qui se rapportent , qui symétrisent ensemble. ] Se dit Des choses qui communiquent entre elles. J Avoir des relations , des communications. J Avoir un commerce de lettres avec qqn. ] Répondre par ses sentiments, par ses actions, etc., aux sentiments, aux intentions d'un autre. (Yi.) (("]o-rës-pon-dre.)
CORRIDOll. s. m. {Corredor, esp.) Espèce de galerie étroite qui sert de passage ])our aller à plusieurs appartements, à plusieurs chambres. (Co-ri-dor.)
CORRIGER. V. a. {Corrigcre.) Oter un défaut , des défauts, j Fig. , Répax-er. | Re-
So
COR
prendre , chàlier, punir. | Tempérer, j Corrigé, subst. La composition en thème, en version , ou en vers , donnée en exemple par le professeur , sur un devoir que les écoliers ont fait eux-mêmes. (Co-ri-jé.)
CORRIGIBLE, adj. des 2 g. Qui peut être corrigé. (Co-ri-ji-ble.)
CORROBORANT, ANTE. adj. (Corroborans.) Qui fortifie, qui donne du ton. Subst., Le vin est un corroborant. (Co-FO-bo-ran.)
CORROBORATIF, lYE. adj. V. Corroborant.
CORROBORATÎON. s. f. Action de corroborer , ou L'état de ce qui est corroboré. (Co-ro-bo-ra-sion.)
CORROBORER, v. a.ÇCorroèorare.) Fortifier, donner du ton aux organes. | Fig. , Corroborer des preuves. (Co-ro-bo-ré.)
CORRODANT, ANTE. adj. Qui est capable de ronger, de consumer les parties solides. (Co-ro-dan.)
CORRODER. V. a. {Corrodere.) Ronger, manger. Se dit Des humeurs malignes et des substances qui brûlent qq. partie du corps vivant, ou de qq, autre corps solide. (Co-ro-dé.)
CORROI. s. m. (Corium.) La façon que le corroyeur donne au cuir. ] Un massif de terre glaise dont on garnit le fond et les côtés des bassins , des fontaines , etc., pour empêcher l'infiltration des eaux. (Co-roua.)
CORROMPRE. V. a. {Corrumpere.) (Se conj. c. Rompre.) Gâter, altérer, changer en mal. | ^Engager qq. , par des dons ou autrement, à faire qq. ch. contre son devoir, sa conscience, etc. | Altérer la forme, la figure, l'état de certaines choses. (Yi.) | Se dit en parlant D'un texte , d'un passage qu'on altère. I Troubler, diminuer qq. sentiment agréable. (Co-ron-pre.)
CORROSIF, IVE. adj. Qui corrode , qui ronge et altère les corps avec lesquels il est en contact. | Subst. m. Employer les corrosifs. ( Co-ro-zif. )
CORROSION, s. f. L'action ou l'effet de ce qui est corrosif. ( Co-ro-zion. )
CORROYER. V. a. ( Corium. ) Parer, repasser, manier, ratisser, adoucir des cuirs et leur donner le dernier apprêt. | Battre et pétrir de la terre glaise pour en faire un massif qui tienne l'eau. | Corroyer du fer. Le battre à chaud prêt à fondre. Réunii', souder plusieurs morceaux de fer. | Corroyer du bois. En ôter la superficie grossière. (Co-roua-ié. )
CORROYEUR. s. m. Artisan dont le métier est de corroyer les cuirs. (Co-roua-ieur.)'
CORRUPTEUR, TRICE. s. ( Corruptor.) Celui , celle qui corrompt les mœurs , l'esprit, le langage, le goût, etc. | Celui qui détourne quelqu'un de son devoir par des dons , etc. | Adj. , Un langage corrupteur. (Co-rup-teur; tri-se. )
CORRUPTIBILITÉ. s. f. Qualité par la-
COR
quelle un corps physique est sujet à la corruption. (Co-rup-.)
CORRUPTIBLE, adj. des 2 g. (Corruptibilis. ) Sujet à la corruption. | Qui peut se laisser corrompre pour faire quelque chose contre son devoir. (Co-rup-ti-ble. )
CORRUPTION, s. f. {Corruptio.) Altération dans les qualités principales, dans la substance d'une chose ; et La putréfaction , la pourriture qui en résulte. [Toute dépravation dans les mœurs. | Se dit Des moyens que l'on emploie pour détourner qqn. de son devoir, f Se dit encore Des changements vicieux qui se trouvent dans un texte. | Se dit Du langage, du goût. (Co-rup-sion.)
CORS. s. m. pi. (Cornu.) Se dit Des cornes qui sortent des perches du cerf. (Cor. )
CORSAGE, s. m. ( Corpus.) La taille du corps humain depuis les épaules jusqu'aux hauches. | Se dit Du cerf et du cheval. | La partie de certains vêtements de femme qui embrasse la taille, le corsage. (Cor-sa-je. )
CORSAIRE, s. m. Bâtiment armé en course par des particuliers, avec l'autorisation du gouvernement. Celui qui commande ce bâtiment. — Adj., Capitaine cor^ saire. | Pirate. | Fam., Homme que son extrême cupidité rend dur, impitoyable, inique. ( Cor-sè-re. )
CORSELET, s- m. Corps de cuirasse léger que portaient les piqueurs. | La partie du corps des insectes qui est située entre la tête et le ventre, et qui supporte toujours la première paire de pattes. ( Cor-se-lë. )
CORSET, s. m. ( Corpus, ) Partie du vêtement des femmes qui enveloppe et serre exactement la taille, et qui se met d'ordinaire sur la chemise. | Le corps d'une cotte de villageoise, j Se dit De certains bandages qui embrassent la plus grande partie du tronc. ( Cor-së. )
CORTEGE, s. m. ( Corteggio , it.) Suite de personnes qui en accompagnent une autre avec cérémonie , pour lui faire honneur. I Toute réunion de personnes qui en suivent une autre pour quelque cause que ce soit. (Cor-té-je.)
CORTÈS. s. f. pi. Assemblée des États, en Espagne et en Portugal.
CORTICAL, ALE. adj. {Cortex.) Qui appartient, qui a rapport à l'écorce. | Substance corticale, La substance qui forme la partie extérieure du cerveau. La partie extérieure des reins.
CORUSCATION. s. f. (^ Coruscatio.) T.
did. Éclat de lumière. ( Co-rus-ca-sion. )
CORVÉABLE, adj. des 2 g. et subst. Qui est sujet à des corvées.
CORVÉE, s. f. (Corpus.) Travail et service gratuit qui était dû par le paysan ou le tenancier à son seigneur, soit en journées de corps, soit en journées de chevaux, de bœufs et de harnais. | Se dit De certains travaux que font tour à tour les soldats d'une compagnie
cos
JToute action, lout travail, soit du corps, «oit de l'esprit, qu'on fait à regret, avec peine et sans profit.
CORVETTE, s. f. ( Corb'ita. ) Petit bâtiment de guerre, petite frégate. (Cor-vë-te.)
CORYBANTE. s. m. {Corybantes.) Nom donné aux prêtaes de Cybele, qui dansaient au son des flûtes et des tambours. ( Co-riban-te. )
CORTMBE. s. m. ( Coijmbus.) Assemblage de fleurs ou de fruits dont les pédoncules naissent de difTérents points de la tige, et s'élèvent tous à peu près à la même hauteur. ( Co-rin-be. )
CORYMBIFÈRE. adj. des 2 g. {Corjmbii6 , fero. ) Qui porte un corymbe, des corynibes. I Subst. , Famille de plantes, à fleurs composées, qui sont la plupart amères et aromatiques. ( Co-rin-bi-fè-re. )
CORYPHÉE, s. m. {Coryphœus.) Chez les anciens, Celui qui était à la tête des chœurs, dans les pièces de théâtre. | Celui qui a le même emploi dans nos opéras. | Celui qui se distingue le plus dans une secte, dans un parti , dans une profession. ( Co-ri-fée. )
CORYZA, s. m. ( Coryza. ) T. de médec. Rhume de cerveau. ( Co-ri-za. )
COSAQUES, s. m. pi. Peuple de l'Ukraine, qui fournit aux armées russes une sorte de cavalerie légère à laquelle on donne le même nom. I Fém. , La cosaque. Sorte de danse imitée de la manière de danser des Cosaques. ( Co-zac-e. )
COSÉCANTE. s. f. La sécante du complément d'un angle.
COSEIGNEUR. s. m. Celui qui possède une terre , un fief avec un autre. (Co-sè-«eur [n m.].)
COSINUS, s. m. Le sinus du complément d'un angle.
COSMÉTIQUE, adj. des 2 g. et s. m.
( Kosmetikos , gr. ) Se dit Des substances qui servent à entretenir, à embellir la peau. ( Cos-mé-tic-e. )
COSMÉTIQUE, s. f. {Kosmetikos, gi-.) La partie de l'hygiène qui enseigne à faire usage des cosmétiques.
COSMOGONIE, s. f. (Kosmos, goneia, gr.) Science ou système de la formation de l'univers.
COSMOGONIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient, qui a rapport à la cosmogonie, (-nic-e. )
COSMOGRAPHE, s. m. (Cosmographus.) Celui qui sait la cosmographie. ( Cos-mogra-fe. )
COSMOGRAPHIE, s. f. {Cosmographia.) Description du monde physique. ( Cos-mogra-Ge.)
COSMOGRAPHIQUE, adj. des 2 g. {Casmograpkicus.) Qui appartient , qui a rapport à la cosmographie. ( — gra-fic-e.)
COSMOLOGIE, s. f. {Cosmos, logos, gr.)