DAT
beaucoup de vitesse : on l'appelle aussi Fau doise. I Pistil. (Dar.)
DARDER. V. a. Lancer une arme , ou autre chose, comme on lancerait un dard, j Frapper , blesser avec un dard.
DARIOLE. s. f. Petite pièce de pâtisserie contenant de la crème.
DARIQUE. s. f. {Daricus.) Monnaie d'or ou d'argent des anciens Perses , frappée d'abord au nom de Darius le Mède, et ensuite au nom de presque tous ses successeurs. (Daric-e.)
DARNE, s. f. Tranche d'un poisson, tel que le saumon , l'alose , etc.
DARSE, s. f. {Darsbia, it.) Partie intérieure d'un port, laquelle se ferme avec une chaîne, et où l'on a coutume de retirer les petits bâtiments.
DARTRE, s. f. {Dartos, gr.) Maladie de la peau.
DARTREUX , EUSE. adj. Qui est de la nature des dartres. | Se dit , subst. , Des personnes affectées de dartres. (Dar-treu; ze.)
DATAIRE. s. m. (Datarius.) Officier de la cour de Rome , qui préside à la daterie. (Da-tè-re.)
DATE. s. f. ^^ Datas. ) Indication du temps et du lieu où une lettre a été écrite , où un acte a été passé , etc. [ L'époque où un événement a eu lieu , et L'indication de cette époque. | Le jour de l'enregistrement d'une supplique, pour obtenir un bénéfice en cour de Rome.
DATER. V. a. Mettre la date. [Suivi de la prép. de, signifie, neutr.. Avoir eu lieu, ou avoir commencé d'exister à telle ou telle époque. — Commencer à compter d'une certaine époque.
DATERIE. s. f. Espèce de chancellerie étahlie en cour de Rome, et où s'expédient divers actes de cette cour. | L'office de dataire.
DATIF, s. m. (Datims.) Se dit, dans les langues dont les noms et les adjectifs se déclinent, Du cas qui sert principalement à marquer attribution.
DATIF, IVE. adj. {Datîvus.) Tutelle dative , La tutelle donnée par justice, à la différence de Celle qui est déférée par la loi ou par testament. On dit, dans un sens analogue, Tuteur datif.
DATION, s. f. (Datio.) Dation en payement , Action de donner une chose en payement d'une autre qui était due. (Da-sion.)
DATISME. s. m. (Datismos , gr.) Répétition ennuyeuse de synonymes pour exprimer la même chose.
DATTE, s. f. {Dactjlus.) Fruit du dattier. (Dante.)
DATTIER, s. m. Espèce de palmier qui porte des fruits un peu plus gros que l'olive, pulpeux et sucrés , que l'on emploie en médecine comme adoucissants. On dit, adj., Pal' mier dattier. (Da-tié.)
DE
DATURA. s, m. Genre de phmtes de la famille des Solanées , tontes plus ou moins narcotiques et vénéneuses. — L'espèce qui est cultivée dans qqs. jardins à cause de ses grandes fleurs blanches et odorantes.
DAUBE, s. f. Sorte d'assaisonnement qu'on fait à certaines viandes. | La viande qui e5t assaisonnée de cette sorte. (Dô-be.)
DAUBER, v. a. {Duhba, sa\on.) Battre à coups de poing. Pop. | Fam., Railler, injurier qqn, , parler mal de lui. (Dô-bé.)
DAUBEUR. s. m. Celui qui raille , qui médit. Fam. (Dô-beur.)
DAUPHIN, s. m. {Delph'mus.) Genre de mammifères de la famille des Cétacés, qui ont la forme extérieure d'un poisson. | Constellation de riiémisphère septentrional. | Le titre que portaient les princes du Viennois ou Dauphiné, et qui avait passé aux fils aînés des rois de France , depuis la réunion de cette province au royaume. On appelait Daiipliine, La femme du Dauphin. (Lô-fin.)
DAURADE, s. f. V. Dorade.
D'AUTANT, loc. adv. V. Autant.
DAVANTAGE, adv. Plus. Il s'emploie toujours ahsolument. |Plus longtemps. ( — ta-je.)
DAVIER, s. m. Instrument de fer ou d'acier, en forme de tenaille courbée, dont les dentistes se servent pour arracher les dents. (Da-vié.)
DE. prép. {De.) Marque Un rapport de départ , de séparation , d'extraction , de dérivation , d'origine , etc. | Marque La relation d'une distance ou d'une durée qcq. avec le lieu , avec l'époque où elle commence. | Marque l'espèce de relation qui est entre les personnes ou les choses. | A qqfs. pour complément le mot qui désigne La personne ou la chose d'où part l'action qu'éprouve une autre personne, une autre chose; et alors il équivaut à la prép. par. \ A souvent pour complément le nom qui indique La matière, l'instrument, le moyen, l'objet indirect de l'action, la cause, etc. | Avec l'expression qu'on lui donne pour régime, indique La manière dont une action se fait, s'exécute, et qqfs. exprime un état. I Sur, touchant, concernant, relativement à. I Régit le mot ou les mots qui servent à déterminer , à préciser la signification d'un adjectif. | Sert à déterminer d'une manière analogue les substantifs qui désignent une personne considérée par rapport à une certaine qualité. | Souvent la prép. De a pour complément un verbe à l'infinitif, lorsqu'elle sert à déterminer les mots qui expriment une action, une quahté. | Se place de même entre certains verbes actifs et l'iniinitif qui indique l'objet diiect de l'action. | Après les noms , s'emploie pour marquer Appartenance, dépendance, j Marque ; i* Rapport d'une chose à celui qui l'a faite , etc. | 2" Rapport d'une personne ou d'une chose au lieu d'origine ; d'une chose au heu où elle a été fuite , où elle s'est passée , etc. | 3° Rapport
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au temps. | 4" Rapport à la cause. ) 5° Rapport à l'instrument. | 6° Rapport d'une personne à une autre, établi par les liens du sang, par qq. alliance, par les sentiments, le devoir, les conventions , etc. | 7° Rapport d'une chose à ce qu'elle concerne , à son objet , à sa fin , à son but. | 8° Rapport particulier au sujet traité, à la chose expliquée, enseignée , etc. ] 9» Rapport à la destination habituelle ou momentanée. | lo» Rapport à la profession. | 11° Rapport à la condition. 12° Rapport d'une personne ou d'une chose à ce qui la modifie et la distingue, à sa qualité, à sa nature, etc. | i3° Rapport du contenant au contenu. 1 14° Rapport de la partie au tout, à l'ensemble. | i5° Rapport d'une chose à ce dont elle est formée, composée. ] 16° Rapport pai'ticulier d'une chose à la matière dont elle est faite. | 17° Rapport d'une portion ou fraction à la totalité, souvent avec l'idée accessoire de retranchement ou d'extraction. I La prép. De n'est souvent qu'un mot partitif désignant Une quantité vague, un nombre indéterminé. Boire du %'in. | Subst, m. Mettre le de devant son nom. Fam. j Sert à unir le nom commun d'une chose avec le mot ou l'expression qui la distingue de toutes les autres choses semblables. Le fleuve du Rhône. \ Exprime l'excellence d'une chose sur toutes les autres choses de même nature. Le saintdessaiiits. \ Marque Conformité. Je suis de 'votre avis. \ De , sert à former un grand nombre de composés , et modifie plus ou moins la signification du mot simple : Découler (couler de haut en bas), etc.
DÉ. s. m. Petit morceau d'os ou d'ivoire , de figure cubique , ou à six faces , dont chacune est marquée d'un différent nombre de points, depuis un jusqu'à six, et qui sert à jouer ; n. autr. Dé à jouer. \ Avoir le dé. Être le premier à jouer. | Fam., Â uous le dé, C'est à vous à parler, à répondre, à agir. I La partie cubique d'un piédestal. | Se dit de Petits cubes de pierre qu'on place sous des poteaux , des colonnes , des vases , etc. , pour les isoler de terre.
DÉ. s. m. Petit instrument de matière so- Ude, dont celui ou celle qui coud se garnit le bout du doigt , ou le milieu du doigt , afin de pousser l'aiguille plus facilement et sans risquer de se blesser; n. autr.Z)éf à coudre.
DÉBÂCLAGE, s. m. Action de débàcler un port , des bâtiments , etc. ( — cla-je.)
DÉBÂCLE, s. f. Rupture de la glace qui couvrait une rivière, et qui se partage alors en glaçons dont la descente est plus ou moins rapide. | Fam., Tout changement brusque et inattendu qui amène du désordie , de la confusion. I Débâclage.
DÉBÂCLEMENT. s. m. Le moment de la débâcle des glaces ; ou L'action de débâcler un port , des uavii'es , des bateaux. ( — cle-man.)
DÉBÂCLER, v. a. ( Debaculare ( Débar-
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rasser un port des navires, des bateaux vides, afin d'en rendre l'accès libre à ceux qui arrivent chargés. | Ouvrir ce qui était bâclé. | Y. n. Se dit D'une rivière, quand les glaces viennent à se rompre et à suivre le cours de l'eau.
DÉBÂCLEUR. s. m. Officier qui préside au débâclage d'un port.
DÉBAGOULER. v. n. {Gula.) Vomir. | V. a. Dire avec précipitation et diffusion tout ce qui vient à la bouche. Bas.
DÉBAGOULEUR. s. m. Celui qui dit sans retenue toutes les injures qui lui viennent à la bouche. Bas.
DÉBALLAGE, s. m. Action de déballer.
(Dé-ba-la-je.)
DÉBALLER, v, a. Défaire une balle , un ballot, ôter l'emballage. (Dé-ba-ler.)
^ DÉBANDADE (À LA), loc. adv. Confusément et sans ordre.
DÉBANDEMENT. s. m. Action de se débander. ( — de-man.) '
DÉBANDER, v. a. Ôter une bande. [ Détendre. | Pron. , se dit Des armes dont le ressort se détend de lui-même. | Se dit Des gens de guerre qui se séparent, confusément et sans ordre, de la troupe dont ils font partie. — Se dit D'un corps de gens de guerre qui se disperse sans ordre , pour s'enfuir , ou pour se retirer.
DÉBANQUER. v. a. T. de jeu. Gagner tout l'argent qu'un banquier a devant lui. (Dé-banc -é [c m.].)
DÉBAPTISER, v. a. Priver qqn. des avantages du baptême. |Fam., Changer le nom de qqn. (Dé-ba-ti-zé.)
DÉBARBOUILLER, v. a. Nettoyer , ôter ce qui salit, ce qui rend sale. ( — bou-Ué
DEBARCADERE, s. m. {Desembarcadero, €sp.) Espèce de cale , de jetée qui , du rivage, s'avance un peu dans la mer, et qu'on nomme également Embarcadère , parce qu'elle est destinée à servir à l'embarquement comme au débarquement.
DÉBARDAGE. s. m. Action de débarder.
( — da-je.)
DÉBARDER, v. a. Tirer du bois de dessus les bateaux , ou de la rivière , et le porter sur le bord. ] Transporter des bois hors du taillis où ils ont été coupés , afin que les voitures n'y entrent pas.
DÉBARDEUR, s. m. Homme de journée qpii débarde.
DEBARQUEMENT, s. m. Action par laquelle on débarque des marchandises , des passagers , des troupes , etc. | L'action d'une personne qui débarque. (Dé-barc-e-man.)
DÉBARQUER, v. a. Tirer, ou faire sortir d'un na\ire , d'un bateau , les marchandises, les passagers , les troupes , etc. , qu'il contient. I V, n. Quitter le navire , le bateau , et descendre à terre. | Subst. m. Au débarquer, Dans le temps même du débarque-
DEB
ment. | Débarqué, ée. subst.Fam. Un nouveau débarqué. Un homme nouvellement arrivé de la province. (Dé-barc-é [c m.].)
DÉBARRAS, s, m. Cessation d'embarras, délivrance de ce qui embarrassait. Fam. (Déba-ra.)
DÉBARRASSER, v. a. (rara.) Ôter l'embarras , ou Ôter d'embarras. (Dé-ba-ra-sé.)
DÉBARRER, v. a. Ôter la barre. (Déba-ré.)
DÉBAT, s. m. Différend, contestation, altercation. I i)e^a^ i/e compte, Constestation formée contre qq. article de compte, | Au plur. , Discussion. Se dit Des assemblées politiques. I La partie de l'instruction qui comprend la lecture de l'acte d'accusation, l'interrogatoire du prévenu, l'audition des témoins à charge et à décharge , les plaidoiries, et le résumé du président. (Dé-ba.)
DÉBÂTER. V. a. Ôter le bât.
DÉBATTRE, v. a. (Se conj. c. Battre.) Contester , discuter. | Pron. , S'agiter, se tourmenter , faire beaucoup d'efforts pour résister, pour se dégager, etc. (Dé-ba-tre.)
DEBAUCHE, s. f. Dérèglement, excès dans le boire et dans le manger. L'habitude, le goût de ce genre d'excès. | L'action de se U\Ter un peu plus que de coutume aux plaisirs de la table. Fam. | Incontinence outrée. I Débauche d'esprit ou d' imaginatioîi , Usage déréglé de l'esprit ou de l'imagination. (Débô-che.)
DÉBAUCHER, v. a. (DebaccharL) Jeter dans la débauche , dans le vice. | Corrompre la fidélité de qqn. | Faire quitter un travail , une occupation sérieuse pour un divertissement honnête. | Débauché, subst. m. Un homme abandonné à la débauche. (Dé-bôché.)
DÉBAUCHEUR, EUSE. s. Celui, celle qui débauche, qui excite à la débauche. (Dé-bôcheur ; eu-ze.)
DÉBET, s. m. T. lat. Ce qu'un comptable doit après l'arrêté de son compte. (Dé-bë.)
DÉBIFFER. V. a. AffaibUr, déranger, gâter. Fam., Être tout débiffé, \ Débiffé, ée. part. Visage débiffé. Le visage d'une personne qui paraît affaiblie par qq. excès. Estomac débiffé, Estomac qui ne fait pas bien ses fonctions. (Dé-bi-fé.)
DÉBILE, adj. des 2 g. (Debilis.) Faible, affaibli, qui manque de forces.
DÉBILEMENT. adv. D'une manière débile, (-le-man.)
DÉBILITATION. s. f. {DebiUtatio.) Affaiblissement, (-ta-sion.)
DÉBILITÉ, s. f. {Débilitas.) Faiblesse.
DÉBILITER. V. a. {Debilitare.) Rendre débile, affaiblir.
DÉBIT, s. m. Vente continue, répétée. | Le droit de vendre certaines marchandises dont le gouvernement s'est réservé le monopole. I La manière de s'énoncer , réciter : I T. de musique. Récitation précipitée qui
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ressemble à la parole. ( L'exploitation du bois, selon ses diverses destinations , comme lorsqu'on le met en poutres, en menain, en cerceaux, etc. | Le compte que l'on tient sur le grand li\Te des articles payés ou fournis à qqn. ou pour qqn. (Dé-bi.)
DÉBITANT, ANTE. s. Celui, celle qui débite qq. mai-chandise.
DÉBITER. V. a. Vendre. On y joint ordin. l'idée d'habitude, de répétition. | Réciter. I Raconter, aller dire une chose de côté et d'autre, ou la répéter souvent. | Se dit De la manière d'exploiter les bois, pour les employer dans les constructions , etc. Il se dit de même Du marbre, etc. | Précipiter l'exécution d'un passage de manière à y substituer l'accent de la parole à l'accent musical. ( Inscriie qqn. sur le grand livre comme débiteur de tel ou tel article.
DÉBITEUR, EUSE. s. Celui , celle qui débite. ( — eu-ze.)
DÉBITEUR, TRICE. s. Celui, celle qui doit. ( — tri-se.)
DÉBLAI, s. ni. Action d'enlever des terres pour mettre un terrain de niveau, pour creuser des fondations, un fossé, etc. ; ou Le résultat de cette action. | Se dit Des terres mêmes , des décombres qu'on enlève. | S'emploie, fam., pour exprimer que L'on est débarrassé de qqn. ou de qq. ch. qui incommodait, qui était à charge. En/in voilà ces ennuyeux partis, c'est un beau déblai. (Dé-hlè.)
DÉBLATÉRER, v. n. Parler longtemps et avec violence contre qqn. Fam.
DÉBLAYER, v. a. (Se conj. c. Payer.) Ôter, enlever. | Débarrasser, dégager un lieu des choses qui l'encombrent, qui s'y trouvent entassées confusément. (Dé-blé-ié.)
DÉBLOCAGE- s. m. T. d'impr. Action de débloquer. ( — ca-je.)
DÉBLOQUER, v. a. (Block, ail.) Obliger l'ennemi à lever un blocus. | Ôter d'une composition les lettres bloquées et renversées, pour les remplacer par celles qui conviennent. (Dé-bloc-é [c m.].)
DÉBOIRE, s. m. Mauvais goût qui reste deqq. liqueur après qu'on l'a bue. [ La tristesse, le dégoût qui suit qqfs. les plaisirs. | Se dit Des dégoûts, des sujets de regret, de mécontentement, et des mortifications qu'on éprouve. (Dé-boua-re.)
DÉBOÎTEMENT, s. m. Déplacement d'un os sorti de son articulation. En médec. on dit Luxation. (Dé-boua-te-man.)
DÉBOiTER. V. a. (Buxetta.) Disloquer.
Se dit Des os qu'un accident, un effort fait sortir de leur place. On dit, en médec, Luxer I Se dit Des ouvrages de menuiserie et de serrurerie qui viennent à se déjoindi-e. (Déboua-té.)
DÉBONDER, v. a. et n. Ôter la bonde. | Se dit, fam.. D'un purgatif qui fait cesser une grande constipation. | Pron., Se vider par un écoulement rapide, abondant. | Éva-
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cuer abondamment par bas, après avoir été longtemps resserré.
DÉBONDONNER. v. a. Ôter le bondon d'un muid, d'un tonneau, ( — do-né.)
DÉBONNAIRE, adj. des 2 g. Doux, facile et bon jusqu'à la faiblesse. (Dé-bo-nè-re.)
DÉBONNAIREMENT. adv. Avec bonté, avec douceur. (Dé-bo-nè-re-man.)
pÉBONNAIRETÉ. s. f. Bonté, douceur.
(Dé-bo-nè-re-té.)
DÉBORD. s. m. Débordement. (Yi.) Se disait Des humeurs. (Dé-bor.)
DÉBORDEMENT, s. m. Action par laquelle un fleuve, une rivière, etc., sort de son lit et franchit ses bords. | Un écoulement d'humeur très-abondant. | L'irruption d'une grande multitude dans un pays qu'elle veut envahir. ( Se dit De certaines choses, telles que les injures, les louanges, les écrits, etc., lorsqu'elles sont dites, données, débitées avec profusion. | Dissolution, débauche. ( — de-man.)
DÉBORDER, v. n. Dépasser le bord. Se dit Des fleuves, des rivières, etc. | Se dit D'un écoulement abondant des humeurs. | Y. n. et a. Se dit D'une chose dont le bord ou l'extrémité dépasse le bord ou l'extrémité d'une autre chose. | Se dit Lorsqu'une ligne de troupes ou de vaisseaux a plus de fi'ont et plus d'étendue que la ligne qui lui est opposée. I Y. n. Se détacher d'un vaisseau qu'on avait abordé. | Y. a. Ôter la bordure. DÉBORDÉ, ÉE. adj. Débauché, dissolu.
DÉBOTTER, v. a. Tirer les bottes à qqn. I Subst. m. Le débotter du roi. \ Le moment où on aiTive. Qqns. écrivent Débotté. (Débo-té.)
DÉBOUCHÉ, s. m. L'extréniîté d'un défilé, d'une vallée, du col d'une montagne. | Toute voie qui facilite la vente, le transport, l'expédition au dehors, des produits agricoles ou industriels d'un pays. | Débouchement, en parlant D'effets de commerce et de marchandises. | Moyen, expédient.
DÉBOUCHEVIENT. s. m. Action de déboucher. I Le passage d'un endroit resserré à un lieu plus ouvert. | Expédient , moyen de se défaire d'effets de commerce, de marchandises, etc., dont il n'est pas facile de trouver l'emploi, le débit. On dit plus ordin. Débouché. ( — che-man.)
DÉBOUCHER, v. a. Ôter ce qui bouche.
I Ôter ce qui empêche d'entrer, de passer, j V. n. Sortir d'un endroit resserré pour passer dans un heu plus ouvert. | Se dit D'un fleuve, d'une rivière, d'un canal, en parlant De l'endroit où ils ont leur embouchure.
DÉBOUCLER, v. a. Dégager des ai'dillons qui l'arrêtent une courroie, une bande, un ruban passé dans une boucle. | Déranger, défaire les boucles d'une chevelure, d'une perruque.
DÉBOUILLI. s. m. Opération pour éprouver la qualité du teint d'une étoffe, ou pour
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lui rendre sa première blancheur. (Dé-bcu- Ui [11 m.].)
DÉBOUILLIR. V. a. Faire bouillir dans de l'eau , avec certains ingrédients , des échantillons d'éloffes teintes, pour éprouver si la teinture en est bonne, ou des étoffes pour leur rendre leur première blancheur. fDé-bou-llir [11 m.].)
DÉBOUQUEMENT. s. m. Canal , détroit, passage entre des îles. | L'action de débouquer. (Dé-bouc-e-man.)
DÉBOUQUER. v. n. (Bucca.) Sortir d'un débouquement, d'un détroit, etc. , pour entrer dans une mer libre. (Dé-bouc-é [c m.].
DÉBOURRER, v. a. Ôter la bourbe. [ Débourser une voiture^ La tirer de la bourbe, [ Faire débourber un poisson, Le mettre dans de l'eau claire, pour qu'il perde le goût de bourbe.
DÉBOURRER, v. a. Ôter la bourre. | Fam., Débourrer un jeune homme, Lui faire perdre le mauvais ton, les manières gauches, l'air embarrassé qu'il avait. (Dé-bou-ré.)
DÉBOURS, s. m. Argent que l'on a avancé pour le compte de qqn, (Vi.) On dit Déboursés. (Dé-bour.)
DÉBOURSEMENT, s. m. Action de débourser. ( — se-man.)
DÉBOURSER, v. a. Tirer de l'argent de sa bourse, de sa caisse, pour faire qq. payement. I DÉBOURSÉ, subst. m. L'argent qu'on a déboursé.
DEBOUT, adv. Se dit D'une chose qu'on dresse, ou qui est dressée, qui est maintenue verticalement sur un de ses bouts. | Se dit Des édifices et autres objets semblables qui n'ont point été renversés ou détruits. I En parlant des personnes, des quadrupèdes. Droit sur ses pieds. | Être debout, Être hors du lit, être levé. | Vent debout, Vent directement contraire à la route qu'on voudrait tenir. (De-bou.)
DÉBOUTER. V. a. Déclarer par jugement, par arrêt, qu'une personne est déchue de la demande qu'elle a faite en justice.
DÉBOUTONNER, v. a. Ôter, faire sortir les boutons d'une boutonnière ou d'une ganse, jPron. et fam., Parler librement, ouvrir son cœur. I Fleuret déboutonné, Fleuret dont on a ôté le bouton. (Dé-bou-to-né.)
DÉBRAILLER (SE). V. pron. Se découvrir la gorge, l'estomac avec qq. indécence. (Dé-bra-llé [11 m.].)
DÉBREDOUILLER, v. a. Faire ôter la * bredouille, ou empêcher que l'adversaire ne puisse gagner partie double ou quadruple. (~dou-llé [11 m.].)
DÉBRIDER, v. a. Ôter la bride à un cheval, à une bête de somme. ] Fam., Sans débrider, Tout de suite, et sans interruption. | Fam., se dit De certaines choses qu'on fait avec précipitation.
DÉBRIS, s. m. (Brisare.) Se dit Des restes d'une chose brisée, fracassée, ou détruite en
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grande partie. | Ce qui reste d'une chose après sa ruine. |Le dégât que de grands trains, de grands équipages font dans les hôtelleries. (Yi.) (Dé-bri.)
DÉBROUILLEMENT. s. m. Action de démêler, de débrouiller une chose embrouillée. (Dé-biou-lle-man [11 m.].)
DÉBROUILLER, v. a. Démêler, mettre en ordre des choses qui sont en confusion. (Dé-brou-llé [II m.].)
DÉBRUTIR. V. a. Ôter ce qu'il y a de rude et de brut.
DÉBRUTISSEMENT. s. m. Action de débrutir, ou Le résultat de cette action. ( — tise-man.)
DÉBUCHER. V. n. (Boscus.) Se dit Des bêtes fauves qui sortent de l'endroit du bois où elles s'étaient retirées. ] Y. a.. Faire sortir une bête de son fort. [ Subst. m. // se trouva au débucher.
DÉBUSQUEMENT. s. m. Action de débusquer. (Dé-busc-e-man.)
DÉBUSQUER, v. a. {Boscus.) Chasser qqn. d'un poste avantageux. | Fam. , Faire perdre à qqn. une situation, une condition avantageuse, l'en déposséder, le supplanter. (Dé-busc-é [c m.].)
DÉBUT, s. m. Le premier coup à certains jeux, comme au billard, à la houle, au mail, etc. I Commencement. | La manière dont on commence un genre de vie, une entreprise, les premiers actes qu'on fait dans un emploi, dans une profession. | Se dit De ceux qui paraissent pour la première fois sur le théâtre, et Des acteurs qui essayent leurs talents sur un théâtre où ils n'avaient point encore paru. (Dé-bu.)
DÉBUTANT, ANTE. s. Celui, celle qui débute.
DÉBUTER. V. n. Jouer le premier coup.
I Commencer. | Faire les premières démarches dans un genre de vie, dans une entreprise ; faire les premiers actes dans une profession, les premiers pas dans une carrière. I S'essayer sur le théâtre, sur un théâtre. ] Y. a. Ôter du but, d'auprès du but.
DEÇÀ. prép. De ce côté-ci. | Deçà et delà, D'un coté et de l'autre. — De côté et d'autre. (De-sa.)
DÉCACHETER, v. a. Ouvrir ce qui est cacheté.
DÉCADE, s. f. {Deka, gr.) Espace de dix jours. I Se dit Des parties d'un ouvrage qui sont composées chacune de dix livres.
DÉCADENCE, s. f, {De, cadcre.) Commencement de dégradation , de ruine, de destruction ; état de ce qui tend à sa ruine. I Se dit De tout ce qui déchoit, de tout ce qui va en déclinant. (Dé-ca-dan-se.)
DÉCADI, s. m. {Deka, gr. ; Dies.) Le dixième et dernier jour de la décade, dans le calendrier républicain.
DÉCAGONE, s. m. {Deka, golna, gr.) Figure qui a dix angles et dix côtés. Ad].
DEC
IJn bassin décagone. \ Un ouvrage compose de dix bastions.
DÉCAGRAMME. s. m. {Deha , gramma, gr.) Nouvelle mesure de poids, qui vaut dix grammes. (Dé-ca-gra-me.)
DÉCAISSER. V. a. Tirer d'une caisse.
(Déc-è-sé [c m.].)
DÉCALITRE, s. m. (Deka, litra, gr.) Nouvelle mesure de capacité qui vaut dix litres.
DÉCALOGUE. s. m. {Decalogus.) Les dix commandements de Dieu, les dix commandements de la loi donnée à Moïse.
(— log-e.)
DECALQUER, v. a. Reporter le calque d'un dessin ou d'un tableau sur du papier, sur une toile, sur une muraille, sur une planche de cuivre, etc. (Dé-calc-é [c m.].)
DÉCAMÉRON. s. m. {Deka, êmera, gr.) Ouvrage contenant le récit des événements de dix jours, ou une suite de récits faits en dix jours. Le recueil des Nouvelles de Boccace.
DÉCAMÈTRE, s. m. {Deka, metron, gr.) Nouvelle mesure de longueur, qui vaut dix mètres.
DÉCAMPEMENT, s. m. Action de décamper. (Dé-can-pe-man.)
DÉCAMPER. V. n. Lever le camp.|Fam., Se retirer précipitamment de qq. lieu, s'enfuir. (Dé-can-pe.)
DÉCANAT. s. m. {Decanatus.) Dignité de doyen. | L'exercice des fonctions de doyen. (Dé-ca-na.)
DÉCANDRIE. s. f. {Deka, anêr, gr.) Classe du système de Linné, qui renferme les plantes dont la fleur a dix étamines.
DÉCANTATION, s. f. Action de décanter.
( — ta-sion.)
DÉCANTER, v. a. {Canthus.) Transvaser doucement une liqueur au fond de laquelle il s'est fait un dépôt.
DÉCAPER. V. a. Enlever, détacher la rouille, l'oxyde qui s'est formé à la surface d'un métal.
DÉCAPER. V. n. Sortir d'une grande baie, d'un golfe, passer un cap en dedans duquel on naviguait.
DÉCAPITATION, s. f. Action de décapiter. ( — ta-sion.)
DÉCAPITER. V. a. {De, caput.)'Décol\er, trancher la tète à qqn.
pÉCARRELER. v. a. Ôter les carreaux qui pavent une chambre ou toute autre pièce d'un logement. (Dé-ca-re-lé.)
pÉCASTYLE. s. m. {Decastyliis.) Édifice à dix colonnes de front. (Dé-ca-sti-le.)
DÉCASYLLABE, adj. des 2 g. {Deka, sullahê, gr.) Se dit Des vers français de dix syllabes. (Dé-ca-sil-la-be.) ' DÉCATIR. V. a. Ôter le cati, l'apprêt que le fabricant a donné à une étoffe de laine.
DEC a85
DÉCATISSAGE. s. m. Action de décatir, ou L'effet de cette action. ( — ti-sa-je.)
DÉCATISSEUR. s. m. Artisan qui fait le décatissage des étoffes de laine. ( — ti-seur.)
DEC AVER. V. a. Gagner toute la cave de l'un des joueurs.
DÉCÉDER. V. n. {^Decedere.) Mourir de mort naturelle. Se dit Des personnes. (Désé-dé.)
DÉCÈLEMENT. s. m. Action de déceler.
(Dé-sè-le-man.)
DÉCELER, v. a. {Je décèle, Je décèlerai.) Découvrir ce qui est caché. (Dé-se-lé.)
DÉCEMBRE, s. m. {December.) Xe àernier mois de l'année , ainsi nommé parce qu'il était le dixième de l'année romaine.fDé san-bre.)
DÉCEMMENT, adv. D'une manière décente. I Convenablement, (Dé-sa-man.)
DÉCEMVIR. s. m. {Decemuîr.) Un des dix magistrats qui furent créés par la république romaine pour rédiger un code de lois. ( Désë-me-vir.)
DÉCEMVIRAL, ALE. adj. {Decemnralis).
Qui appartient aux décemvirs. (Dé-së-me-viral.)
DÉCEMVIRAT. s. m. {Decemvîratus.) La dignité de décemvir , la magistrature décemvirale. | L'espace de temps pendant lequel Rome fut soumise à l'autorité décemvirale. (Dé-së-me-vi-ra.)
DÉCENCE, s. f. {Decentia.) Honnêteté extérieure ; bienséance qu'on doit observer quant aux lieux, aux temps et aux personnes. I La bienséance en ce qui concerne la pudeur. (Dé-san-se.)
DÉCENNAL, ALE. adj. {Decennalîs.) Qui dure dix ans, ou qui revient tous les dix ans, (Dé-sën-nal.)
DÉCENT, ENTE. adj. {Deceiis.) Qui est selon les règles de la bienséance et de l'honnêteté extérieure. | Qui est conforme à la pudeur. (Dé-san; an-te.)
DÉCEPTION, s. f. {Deceptio.) Tromperie, séduction. (Dé-sëp-sion.)
DÉCERNER, v. a. {Decernere.) Accorder, donner. Se dit en parlant De récompenses , d'honneurs accordés par l'autorité publique. |Se dit en parlant Des prix que donnent certaines compagnies, | Se dit qqfs. en parlant De peines que les lois prononcent, | Ordonner, par un acte juridique, des mesures de précaution que les lois autorisent. (Désër-né,)
DÉCÈS, s, m. {Decessus.) Mort naturelle d'une personne, (Dé-sè,)
DÉCEVABLE, adj. des 2 g. Facile à tromper; sujet à être trompé. (Dé-se-va-ble.)
DÉCEVANT, ANTE. adj. Qui abuse, qui trompe. (Dé-se-van.)
DÉCEVOIR. V. a. {Decwere. ) Séduire , abuser , tromper par qq, en. de spécieux et d'engageant. (Dé-se-vouar.)
DÉCHAÎNEMENT, s. m. Emportement
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qui se manifeste par des discours violents ou des paroles injurieuses. (Dé-chê-ne-mau.)
DÉCHAÎNER, v. a. Ôter la chaîne, les chaînes ; détacher de la chaîne. | Exciter, animer, soulever. | Pron., S'emporter avec violence contre qqn. (Dé-chê-né.)
DÉCHANTER, v. n. {Decantare.) Changer de ton , rabattre de ses prétentions , de ses espérances , de sa vanité.
DÉCHAPERONNÉ, ÉE. adj. Se dit D'un mur dont le chaperon est ruiné. ( — ro-né.)
DÉCHAPERONNER, v. a. Ôter à un oiseau dressé pour le vol le chaperon dont on lui avait couvert les yeux. ( — ro-né.)
DÉCHARGE, s. f. Action par laquelle on ôte d'une voiture, d'un chariot, etc., les objets dont ils sont chargés. | Se dit Des bateaux , des charrettes , des bêtes de somme sur lesquels des marchandises , etc. , sont chargées. I Construction faite pour soulager qq. partie d'un édifice du poids qui est au-dessus. | Acte j)ar lequel on déclare une personne quitte ou libérée d'une dette, d'un dépôt , etc. | Justification , avantage qui résulte pour l'accusé , des circonstances ou des dispositions favorables. I Soulagement. | La décharge de la conscience, L'acquit de la conscience. | L'action de tirer à la fois plusieurs armes à feu. | Fam., Une décharge de coups de bâton , Une bastonnade, j L'écoulement des eaux d'un bassin, d'un canal, etc. [L'ouverture qui donne issue aux eaux d'un étang, d'une fontaine, etc. | Réservoir ou bassin qui reçoit le trop-plein d'uue rivière, d'un lac, d'une fontaine, etc. | Lieu de la maison , où l'on serre ce qui n'est pas d'un usage ordinaire, ou ce qui causerait de l'embarras. (Dé-char-je.)
DÉCHARGEMENT, s. m. Action de décharger. (Dé-char-je-man.)
DÉCHARGER, v. a. Ôter ce qui formait la charge , le fardeau. Se dit en parlant Des marchandises , des denrées, etc., qu'on retire du bateau, etc. | Ôter un poids, un fardeau qui surcharge. |Én impr.. Décharger des balles , une forme , Ôter l'encre qui se trouve dessus. I Soulager d'une charge excessive. | Dispenser, débarrasser qqn. d'une chose. | Tenir quitte, déclarer quitte d'une obhgation, d'une dette, d'un dépôt, elc.\ Décharger un registre , Y mettre la quittance de ce qu'on a reçu. | En parlant D'une arme à feu, Tirer, faire partir le coup. | Ôler la charge d'un fusil , ou de toute autre arme à feu , avec un tire-bourre. | Décharger un coup. Assener un coup. I Cette couleur se décharge , Elle se déteint, et devient moins chargée. | Pron., se dit Des eaux ; S'écouler , se dégorger, se jeter. [ V. n. Maculer. (Dé-char-jé.)
DÉCHARGEUR, s. m. Celui qui décharge les marchandises. I Se disait d'Un officier préposé au soin de taire décharger les poudi-es et le^ autres munitions. (Dé-char-jeur.)
DÉCHARNER. v. a. {De, Caro). Dépouiller les os de la chair qui les couvre. | Amai-
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grir, ôter l'embonpoint. | En parlant Du langage, Dépouiller d'agréments, d'ornements.
DECHASSER. v. n. T. de danse. Faire un chassé vers la gauche , après en avoir fait un vers la droite. (Dé-cha-se.)
DÉCHAUMER. v. a. Se dit en parlant D'une terre qu'on retourne avec la bêche ou la charrue, pour enterrer ce qui reste de chaume après la moisson. | Se dit ien parlant D'une terre dont on commence le defiichement. (Dé-chô-mé.)
DÉCHAUSSEMENT, s. m. Façon qu'on donne aux arbres et aux vignes , lorsqu'on les laboure au pied, ou qu'on ôte quelque peu de la terre qui est sur les racines pour les recou\Tir avec du terreau ou du fumier. | L'action de déchausser une dent avant de l'arracher; ou L'état des dents, lorsque les gencives en sont décollées et retirées , par l'effet de l'âge ou de quelque maladie. (Déchô-se-man.) -
DÉCHAUSSER, v. a. Ôter , tirer à qqn.
sa chaussure. |i)ecAa«we/'M« 7n«r, etc., Enlever la terre qui est autour de ses fondations. | Déchausser les dents , Les découvrir et les détacher de la gencive. (Dé-chô-sé.)
DÉCHAUSSOIR. s. m. Instrument de chirurgie qui sert à détacher les gencives d'autour des dents qu'on veut arracher. (Dé-chô^ souar.)
DÉCHAUX. Déchaussé. DÉCHÉANCE, s. m. Perte d'un droit.
(Dé-ché-an-se.)
DÉCHET, s. m. Diminution, perte qu'une chose éprouve dans sa substance, dans sa valeur, ou dans qqnes. de ses qualités. (Dé-chë.)
DÉCHEYELER. v. a. Mettre en désordre la chevelure de qqn. »
DÉCHIFFRABLE, adj. des 2 g. Qui peut être déchiffré. (Dé-chi-fra-ble.)
DÉCHIFFREMENT, s. m. Action de déchiffrer , ou Le résultat de cette action. (Dé-chi-fre-man.)
DÉCHIFFRER, v. a. Expliquer ce qa' est écrit en chiffre, j Lire ce qui est mal écrit ou difficile à lire. (Dé-chi-fré.)
DÉCHIFFREUR. s. m. Celui qui a la clef d'un chiffre, qui est chargé du déchifft'ement. | Celui qui a le talent de déchiffrer des lettres sans en avoir le chiffre. | Fam. , Celui qui sait lire ce qui est mal écrit ou difficile à lire. (Dé-chi-freur.)
DÉCHIQUETER, v. a. Tailler menu , découper en faisant diverses taillades. |En bôtan. , Feuille déchiquetée , Feuille dont le bord a des découpures inégales et profondes. (Dé-chic-e-té.)
DÉCHIQUETURE. s. f. Se dit Des taillades qu'on fait à une étoffe. (Yi.) (Dé-chice-tu-re.)
DÉCHIRAGE. s. m. Action de défaire un train de bois flotté, ou de désassembler les planches qui composent un bateau, j Bois de
DEC
déc/iirage , Le bois qui provient du déchirage d'un bateau. (Dé-chi-ra-je.)
DÉCHIRANT, ANTE. adj. Qui décliire.
Il n'est d'usage qu'au figuré.
DÉCHIREMENT, s. m. Action de déchirer, ou Le résultat de cette action. | Dec/nrements d'entrailles, Violentes douleurs à'en- \xdMes.\ Déchirement de cœur, Douleur vive et amère. |Au plur. , Les guerres que causent les factions, dans une ville, dans un pays. ( — re-man.)
DÉCHIRER. V. a. Diviser en morceaux , mettre en pièces sans se servir d'instrument tranchant. Se dit en parlant Des étoffes , des chairs, etc.|Fig., Déchirer qqn. à belles dents, Médire outrageusement de qqn. | Déchirer l'oreille, les oreilles , se dit Des sons discordants, des sons aigres qui affectent désagréablement le sens de l'ouie. | Déchirer un bateau, Désassembler les planches qui le composent, lorsqu'il ne doit plus servir. J Se dit De ce qui émeut ou agite douloureusement le cœur, l'âme. | Se dit Des factions, des dissensions qui troublent un État, un grand corps, etc. [Offenser, outrager par des médisances , par des calomnies,
DÉCHIRURE, s. f. Rupture faite en déchirant.
DÉCHOIR. V. n. {Je déchois, tu déchois, il déchoit ; nous déchoyons , %'ous déchoyez , ils déchoient. Je déchus. Je décherrai. Je décherrais. Que je déchoie, que tu déchoies. Que je déchusse. ) Tomber dans un état moins brillant , moins avantageux que celui où l'on était. I^^ré- déchu d'un droit, d'un privilège, etc., En êlre dépossédé, l'avoir perdu. I En parlant Des choses , Diminuer , s'affaiblir. (Dé-chouar.)
DÉCHOUER. V. a. Relever, remettre à flot un bâtiment qui était échoué. On dit mieux Déséchouer.
DÉCIDÉMENT, adv. D'une manière décidée. Fam. Se dit D'une résolution bien arrêtée , ou d'une chose que l'on regarde comme devenue certaine. (Dé-si-dé-man.)
DÉCIDER. V. a. ( Decidere. ) Porter son jugement sur une chose douteuse ou contestée, la résoudre. I Terminer une contestation , ou l'affaire qui est en contestation , y mettre fin. | Déterminer qqn. à faire qq. ch. I Se décider pour qq. ch. , pour qqn. , Se prononcer , se déclarer pour qq. ch. , pour qqn. | Prendre telle résolution; arrêter, déterminer ce qu'on doit faire. | V. n. Ordonner, disposer, ] Porter son jugement sur qq. ch. [DÉCIDÉ, ÉE, adj. Résolu, ferme, qui a des principes dont il ne s'écarte point. | Qui n'a rien de vague, d'incertain, qui ne marque point d'hésitation. (Dé-si-dc.)
DÉCIUTRE. s. m. {Decem, lat. ; litra, gr.) Nouvelle mesure de capacité , qui vaut la dixième partie du litre. (Dé-si-li-lre.) DÉCILLER. V. a. Foj. Dessiller.
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DÉCIMABLE. adj. des 1 g. Sujet à la dime. (Dé-si-ma-ble.)
DÉCLVIAL, ALE. adj. Fractions décimales. Fractions dont les parties sont des dixièmes, des centièmes, des niillièiues, etc., d'unité. On dit de même , Parties décimales. I Système décimal , Mode de sous-division décimal appliqué aux poids et aux mesures. | Décimale, subst. f. Une fraction décimale. (Dé-si-mal.)
DÉCIMATEUR. s. m. Celui qui avait droit de lever la dîmè dans une paroisse. (Dé-si-ma-teur.)
DÉCIMATION. s. f. (Decimatio.) Action de décimer. (Dé-si-ma-sion.)
DÉCIIVIE. s. f. (Décima.) Se disait De la dixième partie des revenus ecclésiastiques, levée pour qq. affaire importante à la religion ou à l'Etat. I Au plur. , Ce que les bénéficiers payaient tous les ans au roi sur le revenu de leurs bénéfices. (Dé-si-me.)
DÉCIME, s. m. ( Decimus. ) Valeur monétaire qui est la dixième partie du franc.
DÉCIMER. V. a. (Decimare.) Mettre à mort , ou frapper de qq, autre peine une personne sur dix , selon que le sort en décide. I Faire péril' un certain nombre de personnes, sur un nombre beaucoup plus grand. (Dé-si-mé.)
DÉCIMÈTRE, s. m. ( Decem , metrum. ) La dixième partie du mètre. (Dé-si-mè-tre.)
DÉCINTREMENT. s. m. Action de décintrer. (Dé-sin-tre-man.)
DÉCINTRER. v. a. Ôter les cintres qu'on avait placés pour construire une voûte, (Désin-lré.)
DÉCISIF, IVE. adj. Qui décide, qui fait cesser toute indécision. | Qui décide hardiment avec une sorte d'autorité et en prenant un ton avantageux. (Dé-si-zif.)
DÉCISION, s. f, [Decisio.) Jugement, résolution. Se dit Des personnes qui décident, et Des matières qui sont décidées. (Dé- -i-zion.)
DÉCISIVEMENT. adv. D'une manière décisive. Peu usité, (Dé-si-zi-ve-man.)
DÉCISOIRE. adj, des 2 g. Décisif. Serment décisoire , Celui qu'une partie défère à l'autre pour en faire dépendre le jugement de la cause. (Dé-si-zoua-re.)
DÉCLAMATEUR. s. m. ( Declamator. ) Celui qui déclame. Se dit Des anciens rhéteurs qui faisaient des exercices d'éloquence dans les écoles. | Celui qui déclame des vers, un discours, etc, | S. et adj., Orateur, écrivain emphatique , outré dans ses expressions,
DÉCLAMATION, s. f. ( Declamatio. ) Action, manière, art de déclamer, | En parlant Des anciens rhéteurs, pièce d'éloquence que l'on compose pour s'exercer. | L'emploi d'expressions et de phrases pompeuses dans un sujel, dans un ouvrage qui ne le comporte pas, d'un discours, d'un écrit où l'on
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remarque ce genre d'affectation. ] Discours vague et injurieux. ( — ma-sion.)
DÉCLAMATOIRE, adj. des 2 g. (Z>edamatorius. ) Qui appartient à la déclamation. I Qui ne renferme que des déclamations. ( — ma-toua-re.)
DÉCLAMER, v. a. (Declamare.) Prononcer , réciter à haute voix et avec le ton et les gestes convenables. | V. n. Invectiver , parler avec chaleur contre qqn. , contre qq. ch.
DÉCLARATIF, lYE. adj. Se dit D'un acte par lequel on déclare qq. ch.
DÉCLARATION, s. f. {Declaratio.) Action de déclarer ; discours , *'acte , écrit par lequel on déclare. | Loi par laquelle le prince expliquait, réformait ou révoquait un édit. \ Mémoire , état détaillé. ( — ra-sion.)
DÉCLARATOIRE. adj. àes 2 g. {Declarator,) Se dit D'un acte par lequel on déclare juridiquement qq. ch. Peu usité. ( — ratoua-re.)
DÉCLARER, v. a. {Declarare.) Manifester, faire connaître. | Déclarer la guerre, Déclarer qu'on va prendre les armes et faire des actes d'hostilité. | Manifester, prononcer, décréter par acte public, par autorité publique. | Pron., S'expliquer. | Se manifester, se faire connaître. | Se prononcer, prendre parti pour ou contre qqn., pour ou contre qq. ch. I Prendre parti dans une guerre commencée. | Déclaré, ée. adj. Ennemi déclaré.
DÉCLIN, s. m. {Declinis.) État d'une chose qui penche vers sa fin , qui arrive au terme de son cours , qui perd de sa force , de son éclat. | Le ressort par lequel le chien d'un pistolet , d'un fusil , s'abat sur le bassinet.
. DÉCLINABLE, adj. des 2 g. T. de gram. Qui peut être décliné.
DECLINAISON, s. f. {Dedinatio.) L'arc de la sphère céleste qui mesure la distance angulaire dont un astre est éloigné de l'équateur, soit au nord, soit au sud. j La déclinaison de l'aiguille aimantée , L'angle qui mesure son écart du vrai nord, soit vers l'est , soit vers l'ouest. | La manière de faire passer les noms et les adjectifs par tous les cas, dans les langues qui ont des cas. (Dé-clin€-zon.)
DÉCLINANT, adj. Qui décline. Cadran déclinant, Cadran qui ne regarde pas directement quelqu'un des points cardinaux.
DÉCLIN ATOIRE. adj. des 2 g. et s. m.
Se dit Des exceptions, des moyens qu'on allègue pom- décliner une juridiction. ( — natouare.)
DÉCLINER, v. n. {DecUnare.) Déchoir, pencher vers sa fin; s'affaiblir, diminuer. | Se dit Des astres qui s'éloignent de l'équateur. j Se dit De l'aiguille aimantée qui s'écarte du nord vrai. | Se dit D'un plan vertical qui ne regarde pas directement celui des
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points cardinaux vers lequel il est tourné. 1 V. a. Faire passer un nom , un adjectif, par tous ses cas , dans les langues qui ont des cas. ' I Fam., Décliner son nom, Dire qui l'on est afin de se faire connaître. | Décliner une juridiction, Ne vouloir pas reconnaître la compétence d'un juge, d'un tribunal.
DÉCLITE. adj. des 2 g. (Declim.) Qui va en pente.
DÉCLIVITÉ, s. f. ( DecVmtas.) Situation d'une chose qui va en pente.
DÉCLORE. V. a. Oter la clôture.' ] Dé- CLOS , OSE. part. Qui n'est plus clos , ou dont la clôture est tombée en partie.
DÉCLOUER. V, a. Détacher qq. ch. en arrachant les clous qui l'attachent.
DÉCOCHEMENT. s. m. Action de décocher une flèche. ( — che-man.)
DÉCOCHER. V. a. {Cocca, it.) Tirer une flèche, un trait avec l'arbalète ou avec qq. autre machine semblable | Fam., Décocher un trait de satire, une épigramme , etc.. Lancer un trait malin , une épigramme. On dit, plus fam.. Décocker un compliment.
DECOCTION, s. f. {Decoctîo.) Composition médicinale qu'on obtient en faisant bouillir des drogues ou des plantes. ( — cocsion.)
DECOIFFER, v. a. Ôterce qui coiffe, ou défaire la coiffure. | Déranger la coiffure , les cheveux, les mettre en désordre. | Fam., Décoiffer une bouteille , Ôter.ce qui entoure le bouchon. La boire, la vider. (Dé-coua-fé.)
DÉCOLLATION, s. f. Action par laquelle on coupe le cou. Le martjTe de saint Jean- Baptiste. (Dé-col-la-sion.)
DÉCOLLEMENT, s. m. Action de décoller, de se décoller ; ou État de ce qui est décollé, j Se dit D'un organe qui se détache d'un autre auquel il était adhérent. (Dé-cole-man.)
DÉCOLLER. V. a. {Dccollare.) Couper le cou à qqn. (Dé-co-lé.)
DÉCOLLER. V. a. Séparer, détacher une chose qui était collée. | Décoller une bille , L'éloigner, la détacher, en jouant, de la bande contre laquelle elle était.
DÉCOLLETER, v. a. Décou\Tir le cou, la gorge , les épaules. | Y. n. Se dit D'un vête ment dont le collet se rabat et n'embrasse pas le cou. (Dé-co-le-té.)
DÉCOLORATION, s. f. {Decoloratio.) Perte de la couleur naturelle. ( — ra-sion^
DÉCOLORER, v. a. ( Decolorare. ) Oter la couleur, effacer la couleur. J Se dit en parlant Des ou^Tages d'esprit.
DÉCOMBRER. v. a. Ôter les décombres, les immondices, les débris, les plâtras qui embarrassent un terrain, et qui bouchent qq. passage. (Dé-con-bré.)
DÉCOMBRES, s. m. pî. Amas de matériaux inutiles qui restent sur le terrain après la démolition d'un bâtiment. (Dé-con bre.)
DÉCOMPOSER, v. a. Analyser un corps,
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,e réduire à ses principes; séparer les éléments dont il est comJ)Osé. ] Produire dans qq. substance une altération ordin. suivie de corruption, de putréfaction, de dissolution , etc. I Se dit en parlant De l'altération des traits du visage par l'effet de la maladie, de la mort, de qq. passion violente , etc. (Dé-con-po-zé.)
DÉCOMPOSITION, s. f. Résolution d'un corps en ses principes, séparation de ses éléments. | Altération ordinair. suivie de corruption , de putréfaction , de dissolution, etc. (Dé-con-po-zi-sion.)
DÉCOMPTE, s. m. Ce qu'il y a à rabattre, à déduire sur une somme qu'on paye. | Faire le décompte, Rabattre sur une certaine somme , ou Faire la supputation de ce qu'il y a à rabattre. Payer le décompte , Payer ce qui est dû en retenant ce qu'on a avancé. (Dé-con-te.)
DÉCOMPTER. V. a. Déduire, rabattre d'une somme. | Fam., Rabattre de l'opinion qu'on avait d'une chose , d'une personne. (Dé-con-té.)
DÉCONCERTER, v. a. Troubler un concert de voix ou d'instruments. | Rompre les mesures de qqn., l'arrêter dans l'exécution de ses projets, etc. | Troubler, interdire f^cpi., lui faire perdre contenance. ( — sër-té.) DÉCONFIRE. V. a. Défaire entièrement dans une bataille. (Yi.) | Par plaisanterie, Tiéconfire qqn., Le réduire à ne savoir plus que dire , ni quelle contenance tenir.
DÉCONl-lTURE. s. f. Entière défaite.
(Vi.) I Fam., La ruine entière d'un négociant , d'un banquier, etc. | Insolvabilité , état d'un débiteur dont les biens ne sont pas suffisants pour payer ses dettes.
DÉCONFORT, s. m. Découragement , désolation d'une personne qui se voit sans secours. (Vi.) (Dé-con-for.)
DÉCONFORTER, v. a. (Fortis.) Décourager, abattre, affliger. (Vi.)
DÉCONSEILLER, v. a. Dissuader, conseiller de ne pas faire qq. ch., en détourner par ses raisons, par ses avis. (Dé-con-së-llé [11 m.].)
DÉCONSIDÉRÉ, EE. adj. Qui n'est plus iugé digne de considération, d'estime.
DÉCONTENANCER, v. a. Faire perdre contenance à qqn. | Pron., Perdi-e contenance par timidité , par embarras. | Décontenancé , ÉE. part. Qui a perdu contenance, ou Qui de soi-même n'en a point. ( — nansé.)
DECONVENUE, s. f. Malheur, mauvais succès. Fam.
DÉCOR, s. m. (Decus.) Ce qui décore.
On ne le dit que Des peintures de bâtiment qui font partie de la décoration intérieure des appartements.
DÉCOR A1"EUR. s. m. Celui dont la profession est d'orner l'intérieur des appartements , ou qui fait des décorations pour les
DEC
-Adj.j Ptintre
théâtres , pour des fêtes, etc.
décorateur.
DÉCORATION, s. f. Embellissement , or^ ncment. | Eu parlant De théâtre , La représentation des lieux où l'action est supposée se passer. | Au plur.. Les châssis et les toiles peintes qui forment l'ensemble d'une décoration. | Marque d'honneur, de dignité. ( — ra-sion.)
DÉCORDER. V. a. Détortiller une corde, séparer les petites cordes dont elle est composée.
DÉCORER. V. a. (Decorare.) Orner, parer. I Honorer d'une décoration, revêtir d'un titre , d'une dignité.
DÉCORTICATION. s. f. ( Decortlcatlo. ) Action ^d'écorcer ou de peler des branches, des racines , des graines , etc. ( — ca-sion.)
DÉCORUM, s. m. T. lat. Garder, observer le décorum, Garder les bienséances.
Blesser le décorum , Choquer les bienséances. (Dé-co-ro-me.)
DÉCOUCHER, v. n. Coucher hors de chez soi, hors du logis où l'on a accoutumé de coucher. | V. a. Être cause que qqn. quitte le lit où il couche. Fam.
DÉCOUDRE, v. a. (Seconj. c. Coudre.) Défaire une couture, ce qui est cousu. | Faire une blessure en long , comme le sanglier lorsqu'il déchire le ventre d'un chien. (Vi.) I Se dit, pron.. Des choses dont la couture vient à se défaire. | V. n. S'euijiloie avec la particule en , et en parlant Des personnes qui se déterminent et se disposent soit à qq. combat, à qq. contestation, soit à des jeux, à des exercices qui sont une manière de combat. Fam. | Décousu, ue.
adj. Propos sans suite, style qui n'a point de liaison , etc. | Subst. m. Le décousu du style.
DÉCOULEMENT. s. m. Flux, mouvement de ce qui découle peu à peu et de suite. (Vi.) (— le-man.)
DÉCOULER. V. n. Couler. Se dit Des choses liquides qui tombent peu à peu el de suite. I Se dit De certaines choses spirituelles et morales.
DÉCOUPER. V. a. Couper par morceaux.
1 Se dit en parlant Des étoffes que l'on coupe avec art à petites taillades , soit qu'on enlève la pièce , soit qu'on ne l'enlève pas. I Couper du carton, du papier, etc., de manière que ce qui en reste ait la figure de qq. objet, une forme déterminée. | Détacher, en coupant tout autour, les figures ou autres objets qui sont représentés sur une toile , sur du papier, etc. | Découpé, subst. Un parterre formé de divers compartiments destiné à recevoir des fleurs.
pÉCOUPEUR, EUSE. s. Celui, celle qui travaille en découpure. (— eu-ze.)
DÉCOUPLE ou DÉCOUPLER, s. m Action de détacher les chiens pour qu'ils courent après la bête.
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DÉCOUPLER. V. a. Détacher des chiens couplés. I Fam., Découpler des gens après ^qn., Lâcher des gens après qqn. pour le maltraiter, le poursuite. | Découplé, ée. part. Fam., Être Bien découplé , Etre vigoureux et de belle taille.
DÉCOUPURE, s. f. Action de découper une étoffe, de la toile, du papier, etc.; ou Le résultat de cette action.
DÉCOURAGEANT, ANTE. adj. Qui décourage, qui rebute. ( — ra-jan.)
DÉCOURAGEMENT, s. m. Perte de courage, abattement de cœur. ( — ^je-man.)
DÉCOURAGER, v. a. Abattre le courage, ôter le courage, j Faire perdre le courage, ôter l'envie de faire qq. ch. ( — ra-jé.)
DÉCOURS, s. m. {Decursus.) Décroissement de la lune, j Se dit Du déclin des maladies. (Dé-cour.)
DÉCOUSURE. s. f. Endroit décousu de i{q. linge ou de qq. étoffe. (Dé-cou-zu-re.)
DÉCOUVERTE, s. f. Action de découvrir ; ou La chose même qu'on a découverte , qu'on a trouvée. ( — vër-te.)
DÉCOUVRIR. V. a. (Se conj. c. Cowrlr.) Ôter ce qui couvrait une chose ou une personne. I Laisser voir, ou laisser trop voir. I Ôter, écarter ce qui mettait à couvert , ce qui défendait ou protégeait. | Révéler, déclarer, faire connaître ce qu'on tenait ou ce qui était tenu caché, secret. | Voir, apercevoir d'un lieu élevé. | Commencer d'apercevoir. I Trouver ce qui n'était pas connu , ce qui était resté ignoré, caché. | Parvenir à connaître ce qui était tenu caché. | Pron., Ôter son chapeau, son bonnet, etc. | Donner prise à son adversaire , ne pas se mettre bien en garde. | S'exposer aux coups, au danger, au lieu de se tenir derrière le retranchement. I DÉCOUVERT, ERTE. part. Allée découverte , Allée dont les arbres ne se joignent point par en haut. | Ptys découvert j Pays où il y a peu d'arbres. | À dé^ COUVERT, loc. adv. Sans être couvert. | Sans que rien mette à couvert , garantisse du feu de l'ennemi. | Être à découvert. N'avoir aucun gage, aucune garantie pour sa créance, j Manifestement , clairement , sans ambiguïté. I À VISAGE DÉcom'ERT. loc. adv. Sans masque , sans voile.
DÉCRASSER, v. a. Ôter la crasse. | Décrasser du linge, En ôter, avec une première eau , c8 qu'il y a de plus sale. | Fam. , Enseigner à qqn. ce qu'il doit savoir pour n'être pas d'une ignorance crasse ; ou Polir, former une personne qui a été mal élevée , ou qui n'a point encore vu le monde. | Fam, , se dit en parlant D'une personne de basse condition qu'on revêt d'une dignité, d'une charge, d'un titre.
DÉCRÉDITEMENT. s. m. Action de décrédJter. (^ — te-man.)
DÉCREDITER. v. a. Ôter le crédit , faire perdre le crédit. | Faire perdre à qqn. la con-
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sidération , l'autorité , l'estime , la confiance dont il jouissait. | Se dit eu parlant Des choses.
DÉCRÉPIT, ITE. adj. {Decrepitus.) Qui est dans la décrépitude. (Dé-cré-pi,).
DÉCRÉPIT ATION. s. f. Pétillement ou bruit que font qqs. sels dans le feu. (— tasion.)
DÉCRÉPITER. v. n. Pétiller, faire du bruit.
DÉCRÉPITUDE, s. f. État de vieillesse extrême ; état d'un vieillai-d cassé.
DÉCRET, s. m, {Decretum.) Ordre, ordonnance , décision , jugement qui émane de qq, autorité, | Se dit De la volonté de Dieu , des arrêts du sort, de la Providence , etc. | Ordonnance du magistrat, qui portait ordin. prise de corps ou saisie de biens, | Recueil d'anciens canons des conciles , de constitutions des papes , et de sentences des Pères. (Dé-crè,)
DÉCRÊTALE. s, f. ( Decrete/w.) Épître, lettre écrite par les anciens papes pour répondre à des consultations qui leur étaient adressées sur des points de discipline, ou pour faire qq. règlement. ,
DÉCRÉTErv. V. a. Ordonner, régler pM" un décret. | Lancer un décret contre qqn.
DÉCRI. s. m. Action de décrier; Proclamation par laquelle l'autorité décrie quelque chose. I Perte de réputation, d'estime, de considération.
DÉCRIER, V. a. Défendre la vente, le cours , l'usage de qq, ch, | S'applique À la suppression ou à la réduction d'une monnaie, I Décréditer, ôter la réputation, l'estime, la considération,
DÉCRIRE. V. a. {Describere) (Se conj. c. Écrire. ) Représenter, dépeindre par le discours, I Donner une idée générale de qq. ch. [ Tracer, mai-quer, former; et se dit surtout en parlant De lignes courbes.
DÉCROCHER, v. a. Détacher une chose qui était accrochée.
DÉCROIRE. V. a. Ne croire pas. Je ne crois ni ne décrois. Fam. (Dé-croua-re.)
DÉCROISSEMENT. s. m. Diminution.
(Dé-croua-se-man.)
DÉCROÎTRE, V. n.{Decrescere.) (Se conj.
c. Croître.) Diminuer. (Dé-croua-tre.)
DÉCROTTER, v. a. Ôter la crotte. (Décro-té.)
DÉCROTTEUR. s. m. Celui qui gagne sa vie à décrotter, à cirer les souUers et les bottes, (Dé-cro-teur.)
DÉCROTTOIR, s. m. Lame de fer, boîte garnie de brosses qu'on met à la porte d'une maison ou d'un appartement , pour que les personnes qui viennent du dehors puissent décrotter leur chaussure avant d'entrer, (Décro-touar.)
DÉCROTTOIRE. s. f. Sorte de brosse dont on se sert pour décrotter. (Dé-crotoua-re.)
DÉD
DÉCRUE, s. f. Quantité dont une chose a décru. Se dit Des eaux.
DÉCRUER. V. a. Préparer, par une lessive , du fil ou de la soie à recevoir la teinture.
DÉCRÙMENT. s. m. Action de décruer.
(Dé-crû-man.)
DÉCRUSEMENT. s. m. Action de décruser. (Dé-cru-ze-man.)
DÉCRUSER. V. a. Mettre des cocons dans l'eau bouillante, pour en dévider la soie avec facilité. (Dé-cru-zé.)
DÉCHIRE. V. a. ( Decoquere. ) Corriger l'excès de la cuisson. Se dit en parlant Des sirops et des confitures. | Pron. , se dit Des confitures qui se liquéfient trop, faute d'avoir été assez cuites. | [c m.]
DÉCUPLE, adj. des 2 g. et s. m. {Decuplum. ) Qui vaut dix fois autant, | [c m.]
DÉCUPLER. V, a. Rendre dix fois plus grand , augmenter de dix fois autant. | [c m.]
DÉCURIE, s. f. {Decurîa.) T. d'antiq.
romaine. Troupe de soldats composée de dix hommes et formant le dixième de la centurie ; ou Division du peuple qui formait aussi le dixième d'une centurie, mais qui comprenait ordin. plus de dix citoyens. | [c m.]
DÉCURION. s. m. {Decurio.) T. d'antiq.
romaine. Le chef d'une décurie civile ou militaire. | Chacun des dix juges ou conseillers municipaux d'une colonie romaine. | [cm."l
DÉDAIGNER, v. a. {Dedignari.) Marquer du dédain à qqn. | Rejeter, refuser avec mépris , regarder comme au-dessous de soi , comme indigne de ses désirs. (Dé-dë-«é [n m.].)
DEDAIGNEUSEMENT, adv. Avec dédain , d'une manière dédaigneuse.
DÉDAIGNEUX, EUSE. adj. et subst. Qui marque du dédain. (Dé-dë-zzeu ; ze [n m.].)
DÉDAIN, s. m. Mépris vrai ou affecté , exprimé par l'air, le ton , le maintien. (Dédin.)^
, DÉDALE, s. m. {Dœdalus.) Labyrinthe, lieu où l'ou s'égare , où l'on se perd , à cause de la complication des détours. | Se dit Des embarras dont il est très-difficile de sortir, des choses très-compliquées.
DÉDAMER, v. n. Se dit Lorsqu'un joueur déplace une des dames qui occupent le rang le plus proche de lui.
DEDANS, adv. de lieu. Dans l'intérieur. | Pop. , Donner dedans , Se laisser tromper comme un sot et , Mettre qqn. dedans , Le tromper. | De dedans^ en dedans, par dedans^ De l'intérieur, à l'intérieur, par l'intérieur. | En dedans , s'emploie avec de, comme loc. prép. En dedans et en dehors de la tille. \ Par dedans, s'emploie comme loc. prép., mais sans la prép. de. il passa par dedans la 'Ville. I Dedans, subst. m, La partie intérieure de quelque chose. (De-dan.)
DÉDICACE, s. f. ( Dedicare. ) Consécra-