DEF
tion d'un temple, d'une église, d'une chapelle. I La fête annuelle qui a lieu en mémoire de la consécration d'une église. | Hommage qu'on fait d'un livre à qqn., par une épître ou par une inscription à la tète de l'ouvrage. ( — ca-se.)
DÉDICATOIRE. adj. { Dedicator.) Qui contient la dédicace d'un livre. Épure dédi' cataire. ( — ca-toua-re.)
DÉDIER, v. a. ( Dedicare. ) Consacrer au culte divin , mettre sous la protection d'une divinité, sous l'invocation d'un saint. | Dédier un livre à qqn. , Lui faire hommage d'un ou\Tage, par une épître ou par une inscription à la tète du li\Te.
DÉDIRE. V. a. {De, dicere.) (Il fait, à la seconde personne du pluriel du présent de l'indicatif , Fous dédisez. Aux autres temps , il se conj. c. Dire.) Désavouer qqn. de ce qu'il a dit ou fait pour nous. | Pron., Se rétracter, dire le contraire de ce qu'on a dit, désavouer ce qu'on a dit. | Ne pas tenir sa parole , revenir contre un engagement verbal.
DÉDIT, s. m. Révocation d'une^ parole donnée. | Ai'oir son dit et son dédit , Etre sujet à se dédire, à se rétracter, à changer aisément d'avis. |Fam,, La peine stipulée dans un marché, dans une convention, contre celui qui n'en remplira pas les conditions. | L'acte même où se trouve stipulée la peine encourue par celui ou celle qui se dédira. (Dé-di.)
DÉDOMMAGEMENT, s. m. Réparation d'un dommage. | Compensation. (Dé-do-maje-man.)
DÉDOMMAGER, v. a. Indemniser, rendre l'équivalent du dommage souffert. (Dédo-ma-jé.)
DÉDORER, v. a. Enlever, effacer la dorure en tout ou en partie, j Pron, , Perdre de sa dorure peu à peu,
DÉDOUBLER, v. a. Ôter la doublure. ] Dédoubler une pierre , La sépater, la partager en deux dans toute sa longueur.
DÉDUCTION, s. f. (Deductio.) Soustraction , retranchement. | L'action de raconter, d'exposer en détail. ] L'action d'inférer une chose d'une autre, ou Le raisonnement par lequel on infère. (Dé-duc-sion.)
DÉDUIRE, v. a. (Deducere.) Rabattre, soustraire une somme d'une autre. | NaiTcr, raconter, exposer en détail, j Inférer, tirer comme conséquence,
DÉDUIT, s. m. Divertissement, occupation agréable. (Yi.) (Dé-dui.)
DÉESSE, s. f. ( Deitas, h. l) Divinité fabuleuse du sexe féminin. | Belle femme qui a l'air et le port majestueux. (Dé-ë-se.)
DÉFACHER (SE). V. pron. S'apaiser après s'être mis en colère. Fam.
DÉFAILLANCE, s. f. Faiblesse, évanouissement, pâmoison. I Défaillance de nature. État d'une personne affaiblie par l'âge , par
DËF
l'excès du travail , par la maladie , etc. (Défa-Uan-se [11 m.].)
DÉFAILLANT, ANTE. adj. Qui s'affaiblit. (Dé-fa-Uan [U m.].)
DEFAILLANT, ANTE. s. Celui, celle qui manque à comparaître , à se trouver à l'assignation donnée en justice.
DÉFAILLIR. V. n. (Il n'est plus guère usité qu'au pluriel du présent de l'indicatif, Nous défaillons ; à l'imparfait , Je défaillais; au prétérit. Je défaillis, f ai défailli; et à l'infinitif , Défaillir,) Manquer. (Vi.) | Dépérii-, s'affaiblir. | Tomber en faiblesse, s'évanouir. (Dé-fa-llii" [11 m.].)
DÉFAIRE. V. a. (Se conj. c. Faire.) Détruire ce qui est fait, changer l'état d'une chose de manière qu'elle ne soit plus ce qu'elle était. | Faire mourir. Fam. | Mettre en déroute , tailler en pièces ; remporter un grand avantage, | Abatti-e, atténuer, amaigrir, i^ Pron. , Ce'''vin se défait. Il s'affaiblit. | Eclipser, effacer par plus d'éclat , par plus de beauté, par plus de mérite. (Vi.) | Délivi'er, dégager, débarrasser. | Pron. , Se désaccoutumer de qq. ch., y renoncer. | Se défaire d'un domestique. Le congédier. | Se défaire de son ennemi, Le faire mourir. | Se défaire d'une chose, L'aliéner, en transporter le droit et la possession ^ un autre. (Dé-fè-re.)
DÉFAITE, s. f. Déroute d'une armée , ou de quelques troupes. | Débit , facilité plus ou moins gi-ande de se défaire de qq. ch. | Excuse artificieuse, mauvaise raison, prétexte. (De-fè-te.)
DÉFALCATION, s. f. Déduction, retranchement. ( — ca-sion.)
DÉFALQUER, v. a. ( Defalcare. ) Rabattre , retrancher d'une somme. (Dé-falc-é [c m.»
DEFAUSSER (SE), v. pron. Se dit Du joueur qui, n'ayant pas de la couleur dans laquelle on joue , jette celle de ses cartes qu'il regardç comme la moins utile. (Dé-fôsé.)
DÉFAUT, s. m. Imperfection. ] Une imperfection morale. | Ce qui n'est pas conforme aux règles de l'art, ce qui choque le goût, le bon sens, dans un ouvrage, dans une production qcq. ] Se dit Des parties faibles ou défectueuses dans une étoffe, dans du bois , etc. | Absence, manque , privation. | L'absence de certaines qualités , de certains avantages, etc. | Le défaut des côtes. L'endroit cîi se terminent les côtes. | Manqtîement à l'assignation donnée. | Fam. , Éti-e en défaut , Faillir, se tromper. | Au défaut, ou À DÉFAUT DE. loc. prép. Au licu de, à la place de telle personne ou de telle chose qui manque , qui vient à manquer. (Dé-fô.)
DEFAVEUR, s. f. Cessation de faveur, disgrâce. | L'état de ce qui tombe en discrédit.
DÉFAVORABLE, adj. des 2 g. Qui n'est pas favorable.
DÉF
DÉFAVORABLEMENT, adv. D'une manière défavorable, fâcheuse. ( — ble-man.)
DÉFÉCATION, s. f. {Defœcatum.)Tik^nration d'une liqueur, qui se fait par la chute spontanée des parties qui la rendaient trouble. ( — ca-sion.)
DÉFECTIF. adj. {Defectivus.) Se dit D'un verbe qui n'a pas tous ses temps et tous ses modes. On dit aussi Défectueux. ( — fëc-tif.)
DÉFECTION, s. f. {Defectio.) Action d'abandonner un parti auquel on est lié. (Défëc-sion.)
DÉFECTUEUSEMENT, adv. D'une manière défectueuse. (Dé-fëc-tu-eu-ze-man.)
DÉFECTUEUX, EUSE. adj. {Defectus.) Qui manque des qualités, des conditions requises. I S'emploie en grammaire comme synonyme de Défectif. (Dé-fec-tu-eu ; ze.)
DÉFECTUOSITÉ, s. f. Vice, imperfection, défaut. (Dé-fëc-tu-o-zi-té.)
DÉFENDABLE, adj. des 2 g. Qui peut être défendu contre l'ennemi ou contre un adversaire. (Dé-fan-da-ble.)
DÉFENDELTR, ERESSE. s. Celui, celle à qui on fait une demande en justice. (Dé-fandeur; e-rë-se.)
DÉFENDRE, v. a. {Defendere,) Protéger, soutenir une personne ou une chose attaquée. I Empêcher que l'ennemi ne puisse, sans risquer beaucoup , enti-er dans un lieu ou en approcher. | Garantir. | Pron. , Repousser une attaque , une agression qcq. , y résister, j Pron., Se préserver. I Pron., S'excuser de faire qq. ch. à quoi on voudrait nous obliger. ) Se disculper, nier qq. ch. qu'on nous reproche. | Prohiber, interdire qq. ch. | V. q. Fournir des défenses aux demandes de la partie adverse. (Dé-fan-dre.)
DÉPENS, s. m. Bois en défens. Bois dont la coupe est défendue au propriétaire , ou dans lequel il n'est pas permis de faire enti'er des bestiaux. (Dé-fan.)
DÉFENSE, s. f. {Defensa.) Action de défendre , de se défendre ; ou Ce qu'on dit , ce qu'on écrit pour défendre ou se défendre. | L'action ou la manière de défendre ifne place, un poste , etc. , de s'y défendre. | Ce bois est en défense , Il est en tel état qu'on n'a plus besoin d'empêcher les bestiaux d'y aller. | Au plur. , Ce qui "Sert à garantir, à couvrir les ou\Tages et les soldats qui défendent une place. — Ce qu'on répond , par écrit et par ministère d'avoué, à la demande de sa partie. — Chacune des deux longues dents , canines ou incisives, qui sortent de la bouche de certains quadrupèdes, et dont ils se servent pour se défendre. | Prohibition, interdiction. I Défenses, Jugement qui défend de procéder, de passer outre à l'exécution de qq. ch. (Défan-se.)
DÉFENSEUR, s. m. Celui qui défend, qui soutient , qui protège. (Dé-fan-seur.)
DÉFENSIF, IVE. adj. (Defensio.) Fait pour la défense. | Subst., La disposition à se