‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 176 sur 712 · DEF · texte numérisé non relu

DEF

défendre, à ne faire simplement que se défendre. fDé-fan-sif.)

DÉFÉQUER. V. a. {Defccare.) Oter les fèces , k's impuretés d'une liqueur. (Dé-féc-é [c m.l.)

DEFERANT, ANTE. adj. Qui défère, qui cède,

DÉFÉRENCE, s. f. Condescendance. (Défé-ran-se.)

DÉFÉRENT, adj. m. Canal ou conduit déférent. Canal excréteur du sperme, (Défé-ran.)

DÉFÉRER. V. a. {Dcfero.) Donner , décerner. I Déférer le serment à qqn., S'en rapporter à son serment. | Dénoncer. [ Y. n. Céder, condescendre.

DÉFERLER, v. a. Déployer les voiles.

Une lame déferle , Elle se déploie avec impétuosité, et se résout en écume. (Dé-fër-lé.)

DÉFERRER, v. a, Ôter le fer qui a été appliqué sur un objet, Ôter le fer du pied d'un cheval , d'un mulet , etc, | Fam, , Rendre muet, déconcerter, interdire, |Pron., se dit Des fers d'un cheval , lorsqu'ils tombent , et De la ferrure d'un lacet , d'une aiguillette , lorsqu'elle vient à se détacher , à se défaire, j Se dit D'une personne qui se déconcerte, qui demeure interdite. | Pop., Etre déferré d'un œil. Avoir un œil de moins. (Dé-fë-ré.)

DÉFET, s. m. {Defectus.) Se dit Des feuilles superflues et dépareillées d'un ouvrage, qui ne peuvent servir à former des exemplaires complets, (Dé-fë.)

DÉFI. s. m. Appel , provocation au combat, I Toute sorte de provocation.

DÉFIANCE, s, f. {Difftdentia.) Soupçon, crainte d'être trompé, surpris, | Le manque de confiance dans ses forces, dans ses talents, dans ses ressources , etc, (Dé-fi-an-se,)

DÉFIANT, ANTE. adj. {Diffidens.)Son^çonneux , qui craint toujours qu'on ne le trompe.

DÉFICIT, s. m. Mot lat. Ce qui manque. (Dé-fi-sit.)

DÉFIER, v. a. {Diffidere.) Provoquer qqn. au combat. | Toute provocation qu'une personne adresse à une autre. | Mettre qqn. à pis faire; lui déclarer qu'on ne le craint point. ( Déclarer que l'on regarde une certaine chose comme impossible à qqn. | Braver qq. ch. de dangereux, s'y exposer hardiment, j Pron. , Être, se mettre, par défiance, en garde contre qqn. ou qq. ch. | Fron. , Se douter , prévoir,

DÉFIGURER, v. a. Gâter la figure , le visage. I (rater la forme, la figure de qq. ch,, la dénaturer, | [g m,]

DÉFILÉ, s. m. Passage étroit où il ne peut passer que peu de personnes de front, | Situation eml)arrassante.

DÉFILEMENT, s. m. Méthode pour préserver un ouvrage de l'enfilade. ( — le-man.)

DÉFILER, v. a, Ôter le fil , le cordon qui était passé dans qq. ch, j Défder son chapelet. Réciter en détail et de suite tout ce qu'on

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sait sur une malicre, | Faire à qqn. tous les reproches qu'on croit avoir à lui faire, | Dé fier un ouvrage. Garantir son prolongement des feux qui en balayaient les défenseurs.

DÉFILER, v. n. Aller l'un après l'autre, en sorte qu'il y ait peu de personnes de front. I Se dit Du mouvement qu'on fait faire à des troupes pour les voir plus en détail, j Subst. m. L'action des troupes qui défilent. On écrit aussi Défilé.

DÉFINIR, v, a, (Dcfinire.) Marquer, déterminer, I Expliquer ce qu'est une chose; dire quels sont les attributs , les qualités qui la distinguent de toute autre. | Définir une personne , La faire connaître par ses qualités bonnes ou mauvaises. | Décider, | Défini, lE. adj. Se dit D'un sens, d'un mot, qui s'applique à un objet particuUer et déterminé,

DÉFINITEUR. s. m. (Definitor.) Dans quelques ordres religieux , Celui qui est préposé pour assister le général ou le provincial dans l'administration des affaires de l'ordre,

DÉFINITIF, IVE, adj. (Définitions.) Qui termine une chose , une affaire , de manière qu'on n'y devra plus revenir. | Qui décide, qui juge le fond d'un procès, | En définitive. loc, adv. Par jugement définitif. En résultat.

DÉFINITION, s. f. (Definitio.) Explication de ce qu'est une chose; énonciation des attributs , des qualités qui la distinguent. I La définition d'un mot, d'un terme, etc. , L'explication de ce qu'il signifie. | Règlement. ( — ni-sion.)

DÉFINITIVEMENT, adv. D'une manière définitive. | Par jugement définitif, ( — veman, )

DÉFLAGRATION, s. f. {Defiagratio.) Opération par laquelle un corps est brûlé avec flamme. ( — gra-sion.)

DÉFLEGMATION. s. f. Action d'enlever à des liquides spiritueux l'eau qu'ils contiennent. (Dé-flëg-ma-sion.)

DÉFLEGMER. v. a, {De,fiegma.) Enlever la partie aqueuse d'une substance. (Déflëg-mé.)

DÉFLEURIR, v. n. {Defioris.) Se dit Des arbres, des arbrisseaux qui viennent à perdre leur fleur. | V. a. Faire tomber la fleur qui était aux arbres. | Ôter le velouté de certains fruits , en les touchant.

DÉFLORATION, s. f. {Defloratum) Action par laquelle on ôte à une fille sa virginité, ( — ra-sion.)

DÉFLORER, v, a, {Deflorare.) Ôter la fleur de la \\T^\n\\.k,\ Déflorer un sujet, Ôter à un sujet ce qu'il a de neuf et de piquant,

DÉFONCEMENT, s, m. Action de défoncer, ( — se-man,)

DÉFONCER, V. a. {De fundum.) Ôter , enlever le fond, j Défoncer un terrain , Le fouiller , en ôter les pierres , et mettre à la place du fumier, ou de la terre nouvelle. |

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Défoncer un cuir de 'vache , Le fouler avec les pieds , après l'avoir mouillé. | Défoncé , É£. adj. Chemin défoncé^ Chemin rompu, dégradé , effondré. (Dé-fon-sé.)

DÉFORIVLITION. s. f. {Deformatîo.) Altération de la forme de qq. partie du corps, ( — ma-sion.)

DÉFORMER, v. a. {Deformare.) Gâter, altérer la forme d'une chose.

DÉFOURNER. v. a. Tirer d'un four.

DÉFRAYER, v. a. ( Se conj. c. Payer. ) Payer la dépense de qqn. (Dé-frë-ié.)

DÉFRICHEMENT, s. m. Action de défriclier ; ce qu'on fait pour mettre en valeur un terrain inculte, | Le terrain même qu'on défriche ou qu'on a défriché ( — che-man.)

DÉFRICHER, v. a. Se dit en parlant D'une terre inculte dont on arrache les mauvaises herbes , les arbres , les épines , pour la cultiver ensuite. | Se dit en parlant Des choses que l'on commence à cultiver , à polir par l'étude, I Fam., Éclaircir, démêler une chose difficile et embrouillée.

DÉFRICHEUR, s. m. Celui qui défriche.

DÉFEJSER. V. a. Défafre la frisure. (Défri-zé.)

DÉFRONCER, v, a. DépHsser, ôter , défaire les plis d'une étoffe ou d'une toile froncée. I Défroncer le sourcil, Se dérider le front, prendre un air serein. (Dé-fron-sé.)

DÉFROQUE, s. f. Le petit mobilier et l'argent qu'un religieux laisse en mourant. | Se dit, fam., Des biens meubles de tout autre particulier, lorsque qqn. en profite, sans que ce soit par succession. | Se dit des vêtements qu'on ne porte plus, (Dé-froc-e.)

DÉFROQUER. v, a, Ôter le froc à qqn.

Se dit D'un religieux qui a quitté ou qui veut quitter Fhabit de moine et l'état monastique, pour prendre un autre état. Fam. (Dé-froc-é [c m.],)

DEFLTNT, UNTE. adj. {Defimctus.) Qui est mort. Le roi défunt, La défunte reine. \ Subst., Les enfants du défunt. (Dé-fun.)

DÉGAGEMENT, s. m. Action de dégager, de se dégager ; ou L'effet, le résultat de cette aciion. |T. d'escrime. Action de dégager le fer. I Partie d'un appartement, servant de passage dérobé. (Dé-ga-je-man.)

DÉGAGER, V. a. Retirer ce qui était engagé , ce qui avait été donné en hypothèque, en nantissement , en gage. | Dégager sa parole, Retirer une parole donnée sous des couditions qui n'ont pas été remplies. Tenir sa parole , satisfaire sa parole, | Dégager un soldat. Obtenir son congé. | Faire qu'une chose ne soit plus embarrassée, obstruée, etc. I Dégager la tête , la poitrine. Rendre la poitrine, la tête plus libre. | Débarrasser qqn. en le retirant d'un lieu où il se trouvait engagé, en le délivrant de ce qxii le tenait embarrassé. I Faire un mouvement par lequel on détache son épée de celle de l'adversaire. | Dégager un appartement, Y pratiquer un ou plusieurs

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dégagements. | Cet habit dégage la taille, se dit D'un habit qui fait bien paraître la taille de la personne qui le porte, | Séparer mie substance gazeuse, volatile, etc., de celles auxquelles elle était unie. | Se dit D'une substance composée qui donne qq, émanation, j Détacher un pied ou une 'jambe de l'autre pied ou de l'autre jambe. | Dégagé, ée. adj. Libre , aisé, (Dé-ga-jé.)

DÉGAINE, s. f, D'wie belle dégaine.

D'une façon, d'une manière ridicule , maussade. (Dég-ë-ne [g m,].)

DÉGAINER, V. a. Abs., Mettre l'épéeàla main pour se battre. | S. m. Fam. // a été brave jusqu'au dégainer. (Dég-ë-né [g m.].)

DÉGANTER, v. a. Ôter les gants.

DÉGARNIR, V, a. ôter ce qui garniî. | Dégarnir une place , En retfrer une partie considérable de la garnison ou des munitions. I Dégarnir un arbre. En ôter les branches inutiles qui viennent mal, | Ôter ce qui forme la garniture d'une chose, les ornements, les accessoires, etc, qu'on y avait fixés, attachés, cousus, I Se vêtfr, se cou\Tfr plus légèrement. I Se dessaisir de son argent comptant,

DÉGÂT, s, m. {Dei>astatus.)'K\xui&, ravage, détriment causé par une force majeure , par un accident , comme tempête , grêle, gens de guerre, etc, | Absol., Faire le dégât. Ravager, dévaster. | Consommation de denrées , de vivres, faite avec désordre et sans économie. (Dé-gâ.)

DÉGAUCHIR, V, a. Dresser le parement d'une pierre , d'une pièce de charpente ou de menuiserie , etc. (Dé-gô-chir.)

DÉGAUCHISSEMENT, s, m. Action de dégauchfr, (Dé-gô-chi-se-man.)

DÉGEL, s. m. Fonte de la glace, de la neige , par l'adoucissement de l'air. (Dé-jël.)

DÉGELER, V, a. et n. Faire qu'une chose qui était gelée cesse de l'être, (Dé-je-lé,)

DÉGÉNÉRATION, s. f. Etat de ce qui dégénère. | L'altération qui sur^■ient dans les solides ou dans les hquides ; Le changement de quelque paitie en une substance morbide. (Dé-jé-né-ra-sion.)

DÉGÉNÉRER, v. n. {Degenerare.) S'abâtardir. Se dit Des hommes, des animaux, des plantes, etc., qui , par l'effet de la reproduction successive, perdent plus ou moins de leur force, de leur bonté, de leur beauté, etc. I N'avoir pas autant de noblesse , de vertu , de mérite que ceux dont on est sorti, ne pas suivre leurs bons exemples. |Se dit D'une personne qui perd de ses qualités , de son mérite, etc. | Suivi de la prép. en, se dit Des choses qui changent de bien en mal , de mal en pis, ou de mal en moins mal. | Se dit D'une maladie, lorsqu'elle s'affaiblit et prend un caractère moins grave, et aussi lorsqu'elle se change en une maladie plus violente. (Dé-jéné-ré.)

DÉGÉNÉRESCENCE, s. f. T. de médec.

Dégénération. (Dé-jé^né-rës-san-se.)

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DÉGINGANDÉ , ÉE. adj. Se dit D'une personne dont la contenance et la démarche sont mal assurées , comme si elle était toute disloquée. Fam. (Dé-jin-gan-dé.)

DÉGLUER. V. a. Ôter la glu, débarrasser de la glu. I Dégluer les jeux , Ôter la chassie qui colle les paupières.

DÉGLUTITION, s. f. {Deglutltïo.) T. de mèdec. Action d'avaler. ( — ti-sion.)

DÉGOBILLER. Vomir le vin et les aliments qu'on a pris avec excès. Bas. (—bille. [11 m.].)

DÉGOBILLIS. s. m. Les matières dégobillées. Bas. (— bi-Ui [11 m.].)

DÉGOISER. V. a. En parlant Des oiseaux, Chanter , gazouiller. (Yi.) | Parler plus qu'il ne faut, et avec volubilité. Fam. | Dire ce qu'on devrait taire , ce qu'on aurait intérêt de cacher. (Vi.) | V. n. Jaser. (Dé-goua-zé.)

DÉGONFLEMENT, s. m. Action de dégonfler, de se dégonfler. ( — fle-man.)

DÉGONFLER, v. a. Faire cesser le gonflement.

DÉGORGEMENT, s. m. Écoulement des eaux et des immondices retenues. | Le débordement et l'épanchement de la bile et des autres humeurs. | Le dégorgement des jambes. L'écoulement des humeurs qui y surabondent, I Action de dépouiller , de nettoyer certaines choses des matières superflues ou étrangères. ^Dé-gor-je-man.)

DEGORGER, v. a. et n. Déboucher, débarrasser un passage obstrué par qq. matière. I Dépouiller, nettoyer une chose des matières superflues ou étrangères. | Pron., se dit D'un tuyau , d'un canal qui verse , qui épanche ses eaux. I Se dit Du poisson qui se purge dans l'eau claire du goût de la marée ou de la bourbe. | Faire dégorger des laines, des soies, etc., Les laver pour les dégorger. (Dé-gor-jé.)

DÉGOTER. V. a. Déplacer, chasser qqn.

de son poste , et se mettre à sa place. Fam.

DÉGOURDIR. V. a. Redonner du mouvement , de la chaleur à ce qui était engourdi. 1 Fam., Ôter, faire pei'dre à qqn. sa gaucherie et sa timidité. | Faire dégourdir de l'eau, Faire chauffer légèrement de l'eau pour lui ôter sa grande froideur. | Dégourdi, ie. adj. Adroit, avisé, difficile à tromper. | Subst., C'est un dégourdi.

DÉGOURDISSEMENT. s. m. Action par laquelle les membres engourdis reprennent du mouvement , de la chaleur , etc. ( — di-se-

DÉGOÛT, s. m. Manque de goût , d'appétit. [La répugnance qu'on a pour certains aliments. | Aversion qu'on prend pour une chose ou pour une personne. | Déplaisir, chagrin, mortification. (Dé-goû.)

DÉGOÛTANT , ANTE. adj. Qui donne du dégoût, j Qui inspire de l'aversion, de la répugnance. I Qui cause. du déplaisir, qui re- Lute , qui décourage.

DÉGOÛTER. V. a. ôter l'appétit. | Inspi-

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