DUR
Dable ; selon la raison , selon les formes. ( Dû-man. )
DUNE. s. f. On appelle ainsi Des monticules ou collines de sable qui s'étendent le long des bords de la mer.
DUNETTE, s. f. Demi-gaillaid qui forme la partie la plus élevée de l'arrière d'un vaisseau, et sous lequel se trouvent les logements des officiers et la chambre du conseil. ( Du-në-te. )
DUO. s. m. ( Duo. ) Morceau de musique fait pour être chanté par deux voix ou exécuté par deux instruments.
DUODENUM, s. m. T. lat. La première portion des intestins grêles , ainsi nommée parce que sa longueur est ordin. de douze travers de doigt. ( Du-o-dé-no-me. )
DUODI. s. m. {Duo, dies.) Lé 2^ jour de la décade, dans le calendrier républicain.
DUPE. s. f. Une personne qui a été trompée, jouée, ou qui est facile à tromper. I Adj., // n'est pas si dupe que vous le pensez.\Étre la dupe' d'une affaire. N'y pas trouver son compte. | Sorte de jeu de cartes , appelé qqfs. Jeu du Florentini.
DUPER. V. a. Tromper , en faire accroire.
DUPERIE, s. f. Tromperie, fourberie, ce qui fait que l'on est dupe.
DUPEUR. s. m. Trompeur.
DUPLICATA, s. m. {Duplicata. ) Double d'une dépêche, d'un brevet, d'une quittance, d'un acte quelconque.
DUPLICATION, s. f. ( Duplicatio. ) Action de doubler. ( — ca-sion. )
DUPLICITÉ, s. f. (Duplicitas.) Se dit en parlant Des choses qui sont doubles , et qui devraient être uniques. | Mauvaise foi. ( Du-pli-si-té. )
DUPLIQUE, s. f. Réponse à uiie réplique. ( Yi. ) ( Du-plic-e. )
DUPLIQUER. V. n. (Duplicare.) Fournir des dupliques. (Vi.) (Du-plic-é [c m.]. )
DUPONDIUS. s. m. ( Dupondius. ) T.
d'antiq. romaine. Poids de deux livres , ou Monnaie valant deux as.
DUQUEL. Mot formé de la prép. De et du pronom relatif Lequel. Voyez Lequel.
( Duc-ël [cm.].)
DUR, URE. adj. (Durus.) Ferme, solide, difficile à pénétrer, à entamer. | Subst., Coucher sur la dure, Coucher sur la terre, sur le plancher, ou sur des planches. | Fanu, Tête dure. Esprit peu ouvert. | Rude, insensible, inhumain, très -sévère. | Qui est fâcheux, affligeant, difficile à supporter. | Pénible austère. | Le temps est dur. Il fait extrêmement froid. Se dit aussi Des temps où le peuple a de la peine à vivre. | Vin dur. Vin qui a beaucoup d'âpreté. | Rude et désagréable à l'oreille , sans harmonie, j Qui est marqué trop fortement; Ce qui est très-roide ou heurté. — Subst. m. Le dur est ie contraire du moelleux. ■[ Difficile. | Due.
DUV
adv. // entend dur. Il a l'oreille dure, il est un peu sourd.
DURABLE, adj. des 2 g. {Durabilis.) Qui est de nature ou fait de manière à durer long-temps.
DURACINE. s. f. Espèce de pêche de bon goût, et dont la chah- est plus ferme que celle des autres pèches. (Du-ra-si-ne.)
DURANT. Prép. servant à marquer la durée du temps. (Du-ran.)
D[J?»CIR. V. a. Rendre dur. | Pron., Devenir dur, plus dur. | V. n. Faire durcir des œufs. ;Dur-sir.)
DURCISSEMENT, s. m. Action de se durcir, ou État de ce qui est durci. (Dur-sise-man.)
DURÉE, s. f. L'espace de temps pendant lequel une chose dure. | Le temps, la succession non interrompue des moments.
DUREMENT, adv. D'une manière dure, avec dureté. (Du-re-man.)
DURE-MÈRE. s. f. Membrane forte et épaisse qui tapisse la cavité intérieure du crâne et enveloppe le cerveau.
DURER. V. n. {Durare.) Continuer d'être. I Absol., Durer long-temps. ) Fam., Ne pouvoir durer en place , Être si inquiet , qu'on ne peut demeurer dans le n^ême lieu, dans la même situation.
DURET, ETTE. adj. Diminutif de Dur.
(Du-rë; ë-te.)
DURETÉ, s. f. {Duritas.) Qualité de ce qui est dur, ferme, solide, difficile à entamer, à pénétrer. | Tumeur dure qui se forme en qq. partie du corps. | Dureté d'oreille. Difficulté d'entendre , commencement de surdité. | Le défaut de ce qui est rude et désagréable à l'oreille, j Ce qui est marqué trop fortement, ou ce qui a une grande roideur. j T. de peint. La crudité des tons. | Rudesse, insensibilité, inhumanité, extrême sévérité. | Subst. fém. Discours dur et offensant, etc.
DURILLON, s. m*. Sorte de petit calus , dureté qui se forme principalement aux pieds et aux mains , par l'épaississement de la peau. I [H n..]
DURIUSCULE. adj. des 2 g. {Duriusculus.) Un peu dur. | [cm.]
DUUMVIR. s. m. Titre que les anciem Romains donnaient à différents magistrats, tels que les juges établis pour connaître des crimes de trahison , les intendants de la navigation, etc. (Du-om-vir.)
DrÙMVIRAT. s. m. (Duumviratus.) Dignité , charge de duumvir. | L'exercice des fonctions de diiumvir. (Du-om-vi-ra.)
DUVET, s. m. coll. Sorte de plume courte, molle et frisée, qui garnit qqs. parties du corps de cerlains oiseaux. 1 Les premières plumes des jeunes oiseaux. | Poét. , Le premier poil qui vient au menton et aux joues des jeunes gens. | Espèce de colon qui vient sur certains fruits. (Du-vë.)
DUVETEUX, ELISE, adj. Qui a beaucoup de duvet. (Du veteu; /e.)
DYNAMIQUE, s. f. {Dunamis , gr.) Partie des mathématiques mixtes qui s'applique à calculer les mouvements des corps matériels soumis à racfiou de forces mécaniques. I Adj. des 2 J,. Qu'* a rapport à la dynamique. (Di-aa-inic-e.)
DY11AM0MÈTRE. s. m. {Dunamis, metron, gr. ) Inytrumenl qui sert à comparer, à mesurer les forces. (Di-na — .)
DYNASTK s. m. {Dunastés, gr.) Petit souverain, qui ne régnait qu'a titre précaire ou sous le bon plaisir des grandes puissances, telles que les Romains, les Parthes, etc. (Dinas-te.)
DYNASTIE, s. L{Dunasteia, gr. ) Descendance, succession des souverains d'une même famille qui ont régné dans un pays. (Di-nas-tie.)
DYSCOLE. adj. des 2 g. {Dyscolus.) Se dit D'une personne avec qui il est difficile de vivre, ou D'une personne qui s'écaite des opinions reçues, Dis-co-le.)
DYSPEPSIE, s. f. ( Dyspcpia. ) Difficulté de digérer. (Dis-pëp ,sii^,)
DYSPNÉE, s. f. {Dyspnœa.) Difficulté de respirer. (Dis-pné.)
DYSSENTERJE. s. f. {Dusscnterla ,^V .) T. de médec. Dévoiement avec douleur d'entrailles , dans lequel la matière des évacuations est en grande partie formée de muscosités sanguinolentes. (Di-san-te-rie.')
DYSSENTÉRIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient à la dyssenterie. (Di-san-té-ric-e.)
DYSDRIE. s. -. {Dfsurla.) Difficulté d'uriner. (Di-zu-rie.'^
E. s. m. La 5* lettre de notre alphabet, et la seconde des voyelles, j On distingue trois sortes d'E : l'E ouvert, ÏV. fermé , l'E muet. Ainsi , dans sévère , le premier e est fermé , le second est ouvert , et le iroisième est muet. I VE ouvert est long ou bref ; pai" exemple, il est long dans fétc , et bref dans trompette.
I VE muet final s'élide ordin. dans la prononciation quand il est suivi d'un<; voyelle ou d'une h muette.
EA.U. s. f. {Aqua.) Substance liquide , transparente, sans saveur et sans odeur, qui se durcit par le froid, et se vaporise par la chaleur. | T. de marine. Faire de F eau. Se pourvoir d'eau bonne à boife. Faire eau, se dit D'un navire où l'eau entre par qq. ou- Ycrture faite à la carène. | Eau douce , se dit De l'eau des rivières, des lacs, des étangs et des fontaines, par opposition à L'eau de mer. [ Ce ragoût, etc., ne sent que l'eau,
II ne sent rien, il est insipide. | La pluie. | Mer, rivière, lac, étang. | Fig., Revenir sur l'eau , Rétablir sa fortune, rentrer en faveur. | Fam., Tomber dans l'eau , Manquer, n'avoir pas lieu. | Se dit de Certaines