‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 204 sur 712 · EBE · texte numérisé non relu

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eaux qui, en passant au travers des minéraux, contractent qq. vertu médicinale. — Le lieu où l'on va prendre les eaux. | Se dit De certaines humeurs ou sérosités qui se trouvent > qui se forment dans le corps de l'homme ou de l'animal. | Fondre en eau , Verser des larmes en abondance. ( Sueur. | L'urine. | Liqueur artificielle, obtenue, extraite de qq. substance par expression , distillation ou décoction, ou composée de différents sucs. I Se dit De certains produits, de certaines préparations chimiques. | Eau-forte, Une estampe tirée sur une planche qui a été préparée à l'eau forte, pour être ensuite terminée au burin , ou sur une planche entièrement gravée à l'eau-forte. ( Suc. | Le lustre, le brillant qu'o»nt les perles, les diamants et qqs. autres pierreries. | Donner eau à un drap , à un chapeau. Lui donner du lustre. | Couleur d'eau , Couleur bleuâtre qu'on donne au fer poli. | Fert d'eau , Couleur vert-clair. (Ô.)

ÉBAHIR (S'), v. pron. S'étonner, être surpris. (Sé-ba-ir.)

ÉBAHISSEMENT. s. m. Étonnement, surprise. Fam. (É-ba-i-se-man.)

ÉBARBER, V. a. Ôter les parties excédantes et superflues de certaines choses. | Dans l'art de la gravure en taille-douce. Enlever avec un outil ce qui reste au bord de la taille, afin que le trait paraisse net.

ÉBARBOIR. s. m. Outil qui sert à ébarber. (É-bar-bouar.)

ÉBAT. s. m. Passe-temps, divertissement.

Fam. (É-ba.)

ÉBATTEMENT. s. ni. Ébat. (Vi.) [ L'ébattement d'une voiture, Le jeu qu'elle a dans ses balancements entre les brancards. (É-bate-man.)

ÉBATTRE (S'), v. pron. (Se conj. e.

Battre.) Se réjouir, se divertir. Fam. (Seba-tre.)

ÉBAUBI, lE. adj. Étonné, surpris. Fam.

(É-bô-bi.)

ÉBAUCHE, s. f. Ouvrage de peinture ou de sculpture, qui n'est que commencé,, mais où les j)arties principales sont indiquées. I Se dit Des productions de l'esprit. (Ébô-che.)

ÉBAUCHER. V. a. Commencer un ouvrage, lui donner les premiers traits en indiquant les parties principales. | Dégrossir. [ Se dit, fig., en parlant Des productions de l'esprit. (É-bô-ché.)

ÉBAUCHOIR. s. m. Outil de bois ou d'rvoire, dont les sculpteurs se servent pour ébaucher, pour modeler. (É-bô-chotiar.)

ÉBAÙDIR (S'). V. pron. Se réjouir avec excès, et témoigner sa joie en dansant, en sautant, etc. (Vi.) (Sé-bô-dir.)

ÉBAUDISSEMENT. s. m. Action de s'ébaudir. (Vi.) (É-bô-di-se-man.)

ÉBÈNE. s. f. {Ebenus.) Bois de l'ébénier.

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I Des cheveux d'ébène. Des cheveux très- Qoinu

ÉBÉNER. V. a. Donner à du bois la couleur de rébène.

ÉBÉNIER. s. m. Arbre des Indes, dont le bois est fort dur et ordin. noir. | Faux ébénier. Arbrisseau que l'on cultive dans les jardins d'agrément ; n. autr. Cytise des Alpes. (É-bé-nié,)

ÉBÉNISTE, s. m. Ouvrier qui travaille «n ébène et autres bois précieux, ou qui fait des ouvrages de marqueterie.

ÉBÉNISTERIE. s. f. Le métier, l'art de rêbéniste. Se dit aussi Des ouvTages que fait i'ébénisle.

ÉBLOUIR. V. a. Frapper les yeux par un éclat très-vif qu'ils ne peuvent soutenir. | Svu-prendre l'esprit par qq. ch. de vif, de brLQant, de spécieux. | Tenter, séduire, | Être ébloui de qq. ch., signifie qqfs. En être ridiculement fier, orgueilleux.

ÉBLOUISSANT, ANTE. adj. Il a des significations analogues à celles du verbe Eblouir. (É-blou-i-san.)

ÉBLOUISSEMENT. s. m. État de la vue troublée par trop de lumière , par un éclat trop vif. I Altération de la faculté de voir, occasionnée par une cause interne. (É-bloui-se-man.)

ÉBORGNER. v. a. Rendre borgne, priver d'un œil. j Fam,, Éborgner qqn., Lui faire grand mal à l'œiL (É bor-«é [n m.].)

ÉBOUILLTR. v- n (Ebullire.) (Se conj.

c. Bouillir.) Diminuer à force de bouillii". <É-bou-iIir [II. m ].)

ÉBOULEMENT. s. m. Chute de la chose qui s'éboule , ou État de la chose éboulée. ( — le-man.)

ÉBOULER. V. n, (Bulla.) Tomber eu ruine. Se dit Des amas de terre, de ceitai nés constructions, etc., qui tombent , qui se dérangent, qui se renversent.

ÉBOULIS. s. m. Amas de matières éboulées. (É-bou-li.)

ÉBOURGEONNEMENT. s. m. Retranchement de bourgeons «uperflus des arbres fruitiers, pour les soulager, les conserver, et leur faire porter de plus beaux fruits. (Ébour-jo-ne-man.)

ÉBOURGEONNER. v. a. ôter les bourgeons ou les nouveauxjets superflus. (É-bourjo-né.)

ÉBOURIFFÉ, ÉE. adj. Se dit Des personnes dont le vent ou qq. autre cause a mis en désordre les cheveux ou la perruque, la coiffure. Fam. | S'applique Aux cheveux, à la coiffure même. | Se dit D'une personne agitée, troublée, et qui laisse voir son trouble, son agitation. (É-bou-ri-fé.)

ÉBOUSINER. V. a. Ôter le bousin d'une pierre, c'est-à-dire cette croûte tendre qui tient autant de la terre que de la pierre. (É-bou-zi-né.)

ÉBRANCHEMENT.s.m. Action d'ébran-

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cher un arbre, ou Le résultat de cette action. ( — che-man.)

ÉBRANCHER. v. a. Dépouiller un arbre d'une partie de ses branches , en les coupant ou en les rompant.

ÉBRANLEMENT, s. m. Secousse, action par laquelle une chose est ébranlée. ( — le-man.)

ÉBRANLER, v. a. Donner des secousses à une chose, en sorte qu'elle ne soit plus dans une ferme assiette. | Émouvoir qqn.; l'étonner, faire qu'il soit moins ferme dans la situation d'esprit où il était. | Pron. , Se mettre en mouvement | Se dit De troupes qui commencent à faire qq. mouvement pour prendre la fuite.

ÉBRASEMENT. s. m. Action d'ébraser, ou Le résultat de cette action. (É-braze-man.)

ÉBRASER. V. a. Élargir en dedans la baie d'une porte ou d'une fenêtre, suivant un plan oblique. (É-bra-zé.)

ÉBRÉCHER. V. a. Faire une brèche à un instrument tranchant. | S'ébrécher une dent, se casser une partie d'une dent. | Se dit fam., en parlant De la fortune d'une personne.

ÉBRENER. V. a. Ôter les matières fécales d'un enfant. Bas.

ÉBROUEMENT. s. m. L'éternument de certains animaux domestiques. | Le ronflement d'un cheval à la vue des objets qui le surprennent ou qui l'effrayent. (É-broûman.)

ÉBROUER. V. a. Laver, passer dans l'eau, en parlant Des toiles, des étoffes. | Pron,, se dit Des animaux domestiques lorsqu'ils font une espèce d'éternument , comme pour dégager leurs naseaux de ce qui y cause de la gène ou de l'irritation. | Se dit D'un cheval qui fait un ronflement à la vue des objets qui le surprennent ou qui l'effrayent.

ÉBRUITER. V. a. Divulguer, rendre public.

ÉBUARD. s. m. Coin de bois fort dur, qui sert à fendre des bûches. (É-bu-ar.)

ÉBULLITION. s, f. ( Êbullitio. ) Mouvement d'un liquide qui bout sur le feu. | Un dégagement de bulles d'air qui a Heu quand on mélange certaines substances. | Toute espèce d'éruption passagère qui survient à la peau. (É-bu-li-sion.)

ÉCACHER. V. a. {Escachar, esp.) Écraser, froisser. Fam. ] Fam., Un nez écaché. Un nez camus et apfeti.

ÉCAILLE, s. f. {SquagUa, it.) Se dit Des petites lames minces et plates qui couvrent la peau de certains poissons et de certains reptiles. | ^Se dit Des petites plaques cornées ou osseuses qui garnissent les pattes des oiseaux, la queue de certains mammiiëres, etc. I L'enveloppe dure et calcaire qui couvre et protège le corps des mollusques bivalves. | L'enveloppe dure qui couvre le dos de la tortue, et dont on fait de petits objets pré-

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cieux. I Se dit De productions plates et plus ou moins sèclies, qui composent ou accompagnent certaines parties des végétaux. | Tout ce qui se détaclie des corps en petites parties minces et légères. (É-ca-lle [Il m.].)

ÉCAILLEK. V. a. Ôter, enlever les écailles d'un poisson. | Pron., Se lever, se détacher par écailles, par plaques minces. | Écaillé, ée. part. Carpe écaillée. \ Signifie aussi Qui est couvert d'écailles. (t-callé [11 m.].)

ÉCAILLER, ÈRE. s. Celui, celle qui vend et qui ou\Te des huîtres à l'écaille.

ÉCAILLEUX , EUSE. adj. Qui se lève par écailles, par plaques minces. | Qui est couvert, garni en forme d'écailles. (É-ca-lleu ; ze [11 m.J.)

EGALE, s. f. {Squaglia^ it.) Enveloppe extérieure qui renferme la coque dure de certains fruits, comme les noix, j Se dit Des coquilles d'œufs, et De la peau des pois qui se lève quand ils ciiisent.

ÉGALER. V. a. Ôter l'écale.

ÉGARBOUILLER. v. a. Écacher, écraser.

Pop. (— bou-llé [11 m.].)

ECARLATE. s. f. Gouleur rouge et fort vive. — Adj. des i g. Une robe écarlate. | L'étoffe même teinte de cette couleur.

ÉGARLATINE. s. f. V. Scarlatine.

ÉG.U\QUILLEMENT. s. m. Action d'écarquiller, Fam. (É-carc-i-ile-man [11 m.].) ^ ÉCARQUILLER. v. a. Écarter , ou\Tir. Ècarquiller les jambes , les yeux. l'am. (Écarc-i-lié [c et il m.)

ÉCART, s. m. Action de s'écarter. | i^ciVe un écart, Porter le pied de côté. | L'action de s'écai'ter du sujet que l'on traite. Toute action par laquelle on s'écarte de la raison, de la morale, des bienséances, etc. [Les cartes qui onl été écartées. |À l'écart, loc. adv. En un lieu détourné, en un lieu écarté. | A part. I Mettre à l'écart , Réserver. — Faire abstraction, j 3Jettre qqn. à l écart , Le faire participer à qq. avantage. (É-car.)

ÉCARTÉ, s. m. Jeu de cartes analogue à la triomphe, et qui se joue à deux.

ÉCARTÈLEMENT. s. m. Action d'écarteler. ( — le-man.)

ÉCARTELER. v. a. Mettre en quatre quartiers : sorte de supplice qu'on faisait souffrir à des criminels de lèse-majesté au premier chef, en les tirant à quatre chevaux. I T. de blas. Partager l'écu en quatre.

ÉCARTELURE- s. f. T. de blas. Division de l'écu en quatre quatiers.

ÉGARTEMENT. s. m. Action d'écarter, de séparer, de s'écarter, de se séparer; ou Le résultat de celte action. | Disjonction, séparation de choses qui doivent être jointes. ( — te-nian.)

ÉCARTER, v. a. Séparer, éloigner. | Disperser. I Ce fusil écarte, Il ne porte pas , il ne lance pas son plomb bien serré et bien ensemble. I Détourner. I Fam., Ne vous écar-

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tezpas, Restez ici près. | M«:^tre à part, rejeter des cartes dont on ne veut point se servir, &\n défaire.

ÉGARTILLEMENT. s. m. ÉGARTILLER.

v. a. f^. Écarqoillement, Ècarquiller.

ECGE HOMO. s. m. Expr. lat. Tableau ou statu ■> le Christ couronné d'épines. ( Se dit, fam.. D'un homme pâle et fort maigre. (Ëc-sé-o-mô.)

ECCHYMOSE, s. f. {Ekchumosis, gr.) Extravasation de sang dans le tissu de nos organes, due ordin. à une cause violente. L'extravasation qui a lieu dans le tissu cellulaire sous-cutané, et qui parait à la peau. (Éc-imo-ze [c m.].)

ECCLÉSIASTE. s, m. {Ecclesiastes.) Nom d'un des U\Tes sapientiauxde l'Ancien Testament. (É-cIé-zi-as-te.)

ECCLESIASTIQUE, adj. des 2 g. {Ecclesiasticus.) Qui appartient à l'Église, au clergé, ou Qui concerne l'Église, le clergé, j Subst. m. Un homme attaché à l'Église. (Ë-clé-zias-tic-e.)

ECCLÉSIASTIQUE, s. m. Nom d'un des li\Tes sapientiaux de l'Ancien Testament.

ECCLÉSIASTIQUEMENT. adv. En ecclésiastique. (É-cIé-zi-as-tic-e-man.)

EGGOPROTIQUE. adj. des 2 g. et subst.

m. {Ek, kopros, ^T.) Se dit Des purgatifs doux et légers. (É-co-pro-tic-e.)

ECCRINOLOGIE. s. f. (EkrlnÔ, logos, gr.) Partie de la médecine qui traite des sécrétions. (É-cri-no-lo-jie.)

ÉCERYELÉ, ÉE. adj. et subst. Qui a l'esprit léger, évaporé, qui est sans jugement. (É-sër-ve-lé.)

ÉCHAJFAUD. s. m. Assemblage de pièces de bois, qui forme une espèce de plancher, sur lequel les oumers montent pour travailler aux lieux où ils ne peuvent atteindre autrement. | Se prend pour des ouvrages de charpenterie, élevés drdin. par degrés, en forme d'amphithéâtre, pour voir plus commodément des cérémonies publiques ou d'autres spectacles. | Espèce de plancher qu'on élève pour l'exposition ou l'exécution des criminels. (É-cha-fô.)

ÉCHAFAUDAGE, s. m. Action d'établir des échafauds pour bâtir, pour peindre, etc., ou L'assemblage de ces échafauds. | Se dit De grands préparatifs qu'on fait pour peu de chose. | Grand raisonnement inutile ou vain, grand étalage de sentiments, de maximes sur un sujet de peu d'importance. (Écha fô-da-je.)

ÉCHAFAUDER. v. n. Dresser des échafauds. Se dit De ce qui regarde la construction ou la décoration des bâtiments. | Fam. et pron. , Faire de grands prépaiatifs pour peu de chose. (É-cha-fô-dé.)

ÉCHALAS. s. m. Bâton de quatre ou cinq pieds de long que l'on fiche en terre pour soutenir un cep de vigne, un petit arbre,

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un arbuste. | Fam., Une personne giande, maigre et sèche. (É-cha-Ia.)

ÉCHALASSEMENÏ. s. m. Action d'échalasser une vigne. (É-clia-Ia-se-man.)

ÉCHALASSER. v. a. Garnir une vigne d'échalas. (É-cha-la-sé.)

ÉCHALIER. s. m. Clôture d'un champ faite avec des branches d'arbres, pour en fermer l'entrée aux bestiaux. (É-cha-Iié.)

ÉCHALOTE, s. f. {Âscalonîa.) Espèce d'ail qui a une saveur moins forte que l'ail ordinaire.

ÉCHAMPIR. V. a. V. Réchampir.

ÉCHANCRER. v. a. {Cancer.) Tailler, évider, couper en dedans en forme de croissant, de portion de cercle. | Échancré, ée. adj. Se dit Des objets dont les bords sont entamés comme si on en avait emporté une pièce avec des ciseaux.

ÉCHANCRURE. s. f. Coupure faite en dedans en forme de croissant, de portion de cercle. | Entaille naturelle qui ressemble à une échancrure.

ÉCHANGE, s. m. Troc que l'on fait d'une chose pour une autre. | Remise, communication ou envoi réciproque. (É-chan-je.)

ÉCHANGEABLE, adj. des 2 g. Qui peut être échangé. (É-chan-ja-ble.)

ÉCHANGER, v. a. Faire un échange. | Se remettre, se communiquer qu s'envoyer réciproquement des pouvoirs, un acte, etc. (É-chan-jé.)

ÉCHANSON. s. f. Officier chargé de servir à boire à un roi, à un prince, etc. | Par plaisanterie, Toute personne qui sert à boire.

ÉGHA.NSONNERIE. s. f. Corps des officiers qui servent à boire à un roi , à un prince, etc., et Le lieu où l'on tient les boissons, dans le palais d'un roi, d'un prince. (É - ch an-so-ne-r ie. )

ÉCHANTILLON, s. m. {Caiitillo, b. L) Petit morceau d'étoffe, de toile ou d'autres choses semblables, qui sert de montre pour faire connaître la pièce. | Désigne La force, la dimension des pièces de bois qui servent aux constructions navales. | Se dit Des choses d'esprit , comme lorsqu'on montre un fragment de poëme, qqs. pages de prose, pour donner une idée de l'ouvrage dont ils font partie. I Fam., Donner un échantillon de son savoir-faire. Montrer ce ([ue l'on sait faire, j [11 m.]

ÉCHANTILLONNER, v. a. Confronter un poids , une mesure, avec sa matrice originale. (— ti-llo-né [11 m.].)

ÉCHAPPADE. s. f. Accident qui arrive lorsque, en forçant la résistance du bois, l'outil échappe et va tracer un sillon sur une partie déjà gravée. ( É-cha-pa-de. )

ÉCHAPPATOIRE, s, f. Défaite , subterfuge, moyen adroit et subtil pour se tirer d'embarras. ( É-cha-pa-toua-re. )

ÉCHAPPÉE, s. f. Action imprudente par laquelle on s'écarte de son devoir. Fam. |

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L'espace ménagé pour le tournant des voitures à leur entrée dans une cour ou dam une remise , et Celui qu'on laisse entre un escalier et la voûte ou le plafond, | Écliappée de vue , Vue resserrée entre des collines , des bois, des maisons. (É-cha-pée. )

ÉCHAPPEMENT, s. m. L'espèce de mécanique par laquelle le régulateur reçoit le mouvement de la dernière roue d'une machine, et ensuite modère le mouvement de cette roue même. | T. d'archit., synonyme d'Échappée. ( É-cha-pe-man. )

ÉCHAPPER. V. n. {Scappare , it.) S'évader, s'esquiver, se sauver des mains de qqn., d'une prison, de qq. péril, etc. Avec la prép. De, Cesser d'être où l'on était, sortir de, etc. Avec la prép. J^ Se soustraire, se. dérober à , être préservé de. | N'être pas saisi, aperçu , découvert, ou seulement remarqué; alors il se conj. avec l'auxiliaire Avoir, j Se dit Des choses dont on est frustré , ou que l'on ne saurait conserver, fixer. | Échapper de la main , des mains , se dit Des choses qu'on laisse aller ou tomber involontairement, j S'apphque À ce qu'on dit, à ce qu'on fait par imprudence , par indiscrétion , jwr mégarde , par négligence , etc. ; alors il se conj. avec l'auxiliaire Être. J V. a. Éviter. | Pron. , S'évader, s'enfuir, s'esquiver; alors il ne peut être suivi que de la prép. De. \ Pron., S'emporter inconsidérément à dire ou à faire qq. chose contre la raison ou la bienséance. | Se dit D'une chose qui d'elle-même sort d'un lieu, d'une autre chose où elle était retenue, enfermée. | Se dissiper, s'évanouir. | Échappé . subst. m. Fam., Un échappé des Petites-Maisons, Un fou. I Un échappé de barbe. Un clteval engendré d'un barbe et d'une cavale du pays. (É-cha-pé.)

.ÉCHARDE. s. f. Piquant de chardon ou petit éclat de bois qui est entré dans la chair.

ÉCHARDONNER. v. a. Ôler, couper, arracher les chardons d'un champ, d'un jardin, etc. ( É-char- do-né. )

ÉCHARNER. v. a. Ôter d'une peau de bête , d'un cuir, la chair qui y est restée.

ÉCHARNOIR. s. m. Instrument avec lequel on écharne. ( É-char-nouar. )

ÉCHARNURE. s. f. Reste de chair qui s'ôte d'un cuir que l'on prépare ; ou Façon qu'on donne en écharnant.

ÉCHARPE. s. f. Large bande de taffetas, ou de qq. autre tissu , que l'on portait autrefois de la droite à la gauche en forme de baudrier, et qu'on a portée depuis en forme de ceinturon. | Fam. , Changer d'écharpe , Changer de parti. | Bande de qq. étoffe qu'on porte passée au cou, pour soutenir un bras blessé ou malade. | Sorte de vêtement ou d'ornement que portent les femmes. | En écharpe, loc. adv. Obliquement, de biais, de travers.

ÉCHARPER. v. a. Faire une grande bitssure avec un coutelas , un sabre , etc. | Se dii en parlant D'une troupe qui est fort maltrai-

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tée, presque entièrement détiuite dans un combat.

ÉCHASSE. s. f. ( Scala. ) Se dit De deux longs bâtons, à chacun desquels il y a une espèce deti-ier attaché, ou un fourchon du bois même, dans lequel on met les pieds, soit pour marcher dans les marais, dans les sables, soit pour paraître plus grand. | l'i;,'., Être toujours monté sur des échasses , Avoir Trsprit guindé, parler d'une manière emphatique; ou Affecter de grands airs pour se faire remarquer. ( E-cha-se. )

ÉCHASSIER. s. m. Au plur., se dit D'un ordre d'oiseaux qui ont les jambes longues , ce qui les fait paraître comme montés sur des échasses. (É-cha-sié.)

ÉCHAUBOULÉ, ÉE. adj. Qui a des échauboulures. ( É-chô-bou-!é. )

ÉCHAUBOULURE. s. f. Il se dit De petites élevures rouges qui viennent sur la peau et qui causent un picotement plus ou moins vif. ( É-chô-bou-lu-re. )

ÉCHAUDÉ. s. m. Sorte de pâtisserie trèslégère, faite de pâte échaudée. (E-cbô-dé.*)

ÉCHAUDER. V. a. Laver avec de l'eau très-chaude , bouillante. | Tremper dans l'eau bouillante. | Jeter de l'eau chaude sur qq. cb. I Endommager qq. partie du corps par l'action d'un liquide très-chaud, bouillant. | Fam., Être échaude , ou S'écliauder, Etre attrapé , éprouver qq. dommage. (É-chô-dé.)

ÉCHAUDOIR. s. m. Lieu où l'on échaude.

Se dit Des vaisseaux qui servent à cet usage. ( É-rhô-douar. )

ÉCHAUFFALSON. s. f. Indisposition qui se manifeste par qq. éruption à la peau. (É-chô-fë-zon.)

ÉCHAUFFANT, ANTE. adj.Qui échauffe.

Se dit Des aliments, des remèdes, etc.

( É-chô-fan. )

ÉCHAUFFEME?rr. s. m. Action d'échauffer, ou Le résultat de cette action, j Un excès dç chaleur animale. ( É-chô-fe-man. )

ÉCHAUFFER, v. a. Donner de la chaleur, rendre chaud, j Se dit De ce qui cause un excès de chaleur animale. | Pron. , Se mettre en colère , s'emporter ou se passionner, s'animer beaucoup. | Échauffé, subst. m. Certaine odeur causée par une chaleur excessive ou par un commencement de fermentation. (É-chô-fé. )

ÉCHAUFFOURÉE. s. f. Entreprise mal concertée, téméraire, malheureuse. | Se dit De certaines rencontres imprévues à la guerre. (É-î;hô-fou-rée.)'

ÉCHAUFFURE. s. f. Petite rougeur, petite élevure qui vient sur la peau , dans une échauffaison. (É-chô-fu-re.)

ÉCHAU GUETTE, s. f. Guérite, petite loge placée dans qq. lieu d'une place forte , pour dérouvrir ce qui se passe aux environs. (É-chôg-e-te [g m.].)

ÉCHAULER. V. a. ^. Chauler.

ÉCHÉANCE, s. f. {Cadere.) Le terme où

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échoit le payement d'une chose due. | Le terme d'un délai. ( É-ché-an se. )

ÉCHEC, s. m. Terme qui s'emploie au jeu des échecs, lorsqu'on attaque le roi, en sorte qu'il est obligé de se retirer ou de se couvrir. I Tenir des troupes en échec , Elm pécher dei troupes d'agir. [ Tenir une place en échec , La tenir en crainte d'être assiégée. | Tenir (J^n. en échec. L'empêcher d'agir, de se déterminer. I Perte considérable que fait une armée , un corps de troupes, dans un combat, dans- une retraite. | Atteinte , dommage, désappointement, mauvais succès. (É-chëc. )

ÉCHECS, s. m. pi. {Scacchi, it.) Jeu qui se joue par deux personnes sur un tablier ou damier, avec huit pièces et huit pions de chaque côté. | Se dit Des pièces avec lesquelles ou joue à ce jeu , considérées toutes ensemble. ( É-chè. )

ÉCHELETTE. s. f. Sorte de petite échelle que l'on attache à côté du bât d'une bête de somme pour y placer, y accrocher ce qu'on veut transporter. | Cette espèce de ridelle qu'on met sur le devant d'une charrette, et qui sert à retenir du foin, etc. (É-che-lë-te.)

ÉCHELLE, s. f. (Scala.) Machine composée de deux longues pièces de bois traversées de5j)ace en espace par des bâtons disposés de manière qu'on peut s'en servir pour monter et pour descendre, j Dans les vaisseaux. Tout degré, tout escalier fixe ou volant. | L'échelle sociale , La hiérarchie sociale , l'ensemble des diverses conditions sociales. | Ligue divisée en parties qui représentent des kilomètres , des métras , des heues , etc. , et placée dans une carte dans un dessin, pour servir de comraime mesure à toutes les distances , à toutes les dimensions , etc. , avec les distances et les dimensions réelles. | La succession des sons dans l'ordre diatonique, ou dans l'ordre harmonique. | Une place de commerce sur les côtes , dans les mers du Levant. \Faire échelle , se dit D'un bâtiment qui relâche dans qq. port du Levant. On dit plus ordin. Faire escale. (É-chë-le.)

ÉCHELON, s. m. Petite pièce de bois qui traverse l'échelle, et sert de degré pour monter. I Fam. , Ce qui sert à mener dun rang , d'un grade à un autre plus haut. | Disposer des troupes par échelons , Les disposer sur divers plans , de façon que les unes puissent soutenir et remplacer successivement les autres.

ÉCHELONNER, v. a. Ranger en échelons. ( É-che-lo-né. )

ÉCHENILLAGE. s. m. Action d'échenil- 1er. ( É-che-ni-Ua-je [U m.].j

ÉCHENILLER. v. a. Ôter les chenilles. [ [11m.]

ECHENILLOIR. s. m. Instrument dont on se sei t jiour écht-niller les arbres. ( É-che-uillouar [Il m.].)

ÉCHEOIR. V. n. V. Échoir.

ÉCHEVEAU. s. m. Assemblage de fds à&

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chanvre, de soie, de laine, repliés en plu- Meurs tours , afin qu'ils ne se mêlent point. ( É-che-YÔ. )

ÉCHEVELÉ, ÉE. adj. Qui a les cheveux épars et en désordre.

ÉCHEYIN. s. m. Magistrat, ordin. élu par les bourgeois , qui était chargé de la police et des affaires de la commune, pendant un certain temps.

ÉCHEVINAGE. s. m. Fonction d'échevin.

I L'exercice même de cette fonction.( — na-je.)

ÉCHIMOSE. s. f. V. ECCHYMOSE.

ÉCHINE, s. f. {Ecfiinus.) L'épine du dos , la partie de l'homme ou de l'animal qui prend depuis la nuque jusqu'au croupion. | JPop. , Longue échine , Personne fort maigre. j Membre d'architecture convexe taillé en quart de cercle; n. autr. Ove.

ÉCHINÉE, s. f. Morceau du dos d'un cochon.

ÉCHINER. V. a. Rompre l'échiné. | Tuer, assommer dans une mêlée, dans un combat. 1 Éclàner de coups , Battre outrageusement. | Pron., S'excéder de fatigue, se donner beaucoup de peine. J Fam.

ECHIQUETE, ÉE. adj. T. de blas. Qui est divisé en carrés semblables à ceux d'un échiquier. (É-chic-e-té. )

ÉCHIQUIER, s. m. Tableau sur lequel on joue aux échecs, et qui est divisé en plusieurs carrés ou cases de deux couleurs. | Certain ordre de marche des armées navales. |En Normandie, juridiction où l'on décidait souverainement des différends importants .entre les particuliers. | Juridiction anglaise qui règle toutes les affaires de finances. | Filet carré soutenu par deux demi-cerceaux qui se croisent au milieu, auquel est attachée une perche, et dont on se sert à Paris pour pêcher de petits poissons. (É-chic-ié [c m.].)

ECHO. s. m. {Echo,) Répétition du son lorsqu'il frappe contre un corps qui le renvoie plus ou moins distinctement ; ou Ce qui produit cette répétition, le lieu ci elle se fait. J Personne qui répète ce qu'une autre a dit. [La répétition adoucie ou affaiblie d'une ou de plusieurs notes. | Échos de lumière , Rappels de lumière à des plans différents. |Fém., Nymphe , fille de l'Air, qui , étant devenue éperdument amoureuse de Narcisse, dont elle ne put se faire aimer, fut métamorphosée en rocher, et ne conserva que la voix. (É-cô.)

ÉCHOIR, v. n. (Cadere.) (Au présent de l'indicatif, il n'est guère usité qu'à la personne du sing. , Il échoit, qu'on prononce et qu'on écrit même, quelquefois, // échet. J'échuSé J'écherrai. J'écherrais. QueJ'échusse. Echéant. ) Il se dit ordin. Des choses qui sont dévolues par le sort ou qui arrivent par cas fortuit. | Se dit Du temps préfix auquel on doit faire certaines choses , et Des choses qui doivent se faire à des temps pré-

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