‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 209 sur 712 · EGO · texte numérisé non relu

EGO

donner plus de jour. | Egayer son deuil Commencer à porter un deuil moins grand, moins exact, f S'égayer sur le compte de qqn. , Se permettre des plaisanteries sur son compte. I ôter les branches qui étouffent un arbre. | Égayer du linge. V. Aiguayer.

(Ég-ë-ié[gm.].) ^ ^

EGIDE, s. f. {Mgis. ) Le bouclier ou la cuirasse de Pallas. | Ce qui met à couveit. Aa protection m'a servi d'égide centre mes ennemis. (E-ji-de.)

ÉGILOPS. s. m. F. Awchilops.

ÉGLANTIER, s. m. Sorte de rosier sauvage, qui vient dans les buissons et dans les haies. ( É-glan-tié. )

ÉGLANTINE. s. f. La fleur de l'églantier.

ÉGLISE, s. f. (J^c-c/ej/o.) L'assemblée des chrétiens en général. Toute assemblée ou communion de personnes unies par une même foi chrétienne. | L'Église catholique , apostolique et romaine. | Se dit Des parties de l'Église universelle primitive , et de celles de l'Église catholique. | Un temple consacré à Dieu , uu lieu destiné à la célébration du service divin. | L'état ecclésiastique. Le clergé en général. | (Vi.) Se faire d'Église , Entrer dans l'état ecclésiastique. (É-gli-ze.)

ÉGLOGUE. s. f. (Ecloga.)Sorie de poésie pastorale , où l'on fait ordin. parler des bergers. (É-glo-ge.)

ÉGOISER. v. n . (Ego.) Parler trop de soi. Peu usité. (É-go-i-ze. )

ÉGOISME. s. m. Vice de l'homme qui rapporte tout à soi. | L'opinion de certains philosophes qui prétendaient qu'on ne peut être sûr que de sa propre existence. ( É-gois-me. )

ÉGOÏSTE, s. des 2 g. et adj. (Ego.) Celui ou celle qui a le vice de l'égoïsme. C'est un homme Jort égoïste. Cette femme est trèségoïste. (É-go-is-te.)

ÉGORGER. V. a. Couper la gorge. jTuer, massacrer. | Fam., Ruiner la fortune, les affaires de qqn., lui porter un préjudice considérable. ( É-goi--jé. )

ÉGOSILLER (S'), v. pron. Se faire mal à la gorge à force de crier. |Se dit D'un oiseau qui chante beaucoup et fort haut. (Sé-go-zillé (Il m.].)

ÉGOUT. s. m. (Gutta.) La chuteet l'écoulement des eaux qui viennent de qq. endroit. Cet homme a recueilli l'égoutde plus, sources. I La chute et l'écoulement des eaux de pluie. // n'est pas permis de laisser tomber l'égout de ses eaux chez son voisin. On fait des canaux de plomb pour recevoir l'égout des eaux. I Cloaque, conduit par où s'écoulent les eaux et les immondices d'une ville, (É-gou.)

ÉGOUTTER. V. n. Se dit De certaines choses dont on fait peu à peu écouler l'eau. I V. a. Égoutter une glf^:e. En faire écouer le vif-argent superflu, quand on l'étame. [Égoutter la chandelle , La mettre sur l'établi , afin qu'elle y sèche. (É-gou-té.)

ÉHO

ÉGOUÏTOIR. s. m. Planche, treillis, etc., sur lequel on met égoutter qq. cb. ( É-gou-touar. )

EGOUTTURE. s. f. Reste de liqueur si petit, qu'il ne tombe que goutte à goutte, quand on le verse. ( É-gou;tu-re. )

ÉGRAINER. V. a. V. Égrener.

ÉGRAPPER. V. a Détacber les grains de raisin de la grappe. (É-gra-pé.)

ÉGRATIGNER. v. a. Déchirerlégèrem. la peau avec les ongles, avec une épingle ou qq. cb. de semblable. | Se dit d'une certaine façon que l'on donne à qqs. étoffes de soie avec la pointe d'un fer. | Se dii D'une cert. manière de peindre à fresque. (É-gra-ti-/jé [n m.].)

ÉGRATIGNURE. s. f. Légère blessure qui se fait en égiatignant. | Toute blessure légère et peu dangereuse. | La marque qui demeure quand on a été égratigné. (É-grati-«u-re [n m.].)

ÉGRAVILLONNER. v. a. Oter la plus grande partie de la terre d'entre les racines d'un arbre qui a été levé en motte, et qu'on veut replanter. (É-gra-vi-Uo-né [Il m.].)

ÉGRENER, v.a. Faire sortir le grain de * /épi, la graine des plantes, détacber les grains de raisin de la grappe.

ÉGRILLARD , ARDE. adj. et subst. Vif; éveillé, gaillard. Fam. (É-gri-llar [Il m.].)

ÉGRISER. V. a. Ôter les parties brutes d'un diamant. (É-gri-sé.)

ÉGRUGEOIR. s. m. Sorte de petit vaisseau ordin. de buis, dans lequel on égruge, on brise du sel, du sucre, etc., avec un pilon. (É-gru-jouar. )

ÉGRUGER. V. a. Casser, briser, mettre en poudre dans l'égrugeoir. (E-gru-jé.)

EGUEULEMEIST. s. m. Altération à la boucbe des pièces d'arlillerie. (Ég-eu-leman [ g. m,].)

EGUEULER. v. a. {Gula:) Casser le haut du goulot d'un vaisseau de terre ou de verre, i Bass. et pron,- -^'égueuler de crier, Se faire mal à la gorge à force de crier. | Se dit D'une pièce de canon dont la boucbe vient à changer de forme, parce qu'elle a éprouvé qq. accident, ou parce quelle a trop servi. | Égueulé, ée, bas et subst., se dit D'une personne qui est fort grossière dans ses propos. (Ég-eii-lé [ g m. ].)

EGYPTIEN, ENNE. s.{^gyptuis.)Sovie de vagabonds qu'on appelle aussi Bohémiens. V. BoaÈME. (É-jip-siin; ë-ne.)

EH. Inierj. d'admiration, de surprise. | Eh! qui aurait pu croire; Eh! qui aurait pu penser cela? Eli bien, s'emploie de même et aussi pour donner plus de force à ce qu'on dit. (É.)

ÉHANCHÉ, ÉE. adj. Voy. Démanché.

ÉHERBER. v. a. Voy. Sarcler.

ÉHONTÉ, ÉE. adj. Qui est sans honte, sans pudeur. Ou dit aussi Déliante. (É-on-té.) ÉHOUPER. V. a. (Upupa.) Couper la cime d'un arbre. (É-ou-pé.)

ELB

ÉLABORATION, s. f. (Elaboratio.) Action d'élaborer, de s'élaborer. ( — ra-sion.)

ÉLABORER, v. a. {Elaborare.) Préparer un produit par un long travail. L'estomac élabore les aliments. Le foie élabore la bile. Il élabore péniblement ses idées.

ÉLAGAGE. s. m. Action d'élaguer. | Les branches qu'on a retranchées en élaguant. (É-la-ga-je.)

ELAGUER. V. a. Ebrancber, dépouiller un arbre de ses branches jusqu'à une certaine hauteur ; éclaircir un arbre en coupant une partie de ses branches. | Retrancher dans qq. ouvrage d'esprit ce qui l'allonge inutilement , et nuit à sa force à son éclat. Cet exorde a besoin d'être élagué. Il faudrait élaguer cette scène. Élaguer un discours. Un poème. (É-lag-é [g m.].)

ÉLAGUEUR. s. m. Celui qui élague.

(É-lag-eur[g m.].)

ELAN. s. m. {Ellens, ail.) Espèce de cerf qui se trouve dans les pays septentrionaux.

ÉLAN. s. m. Mouvement subit avec effort. I Se dit Des mouvements subits auxquels l'âme s'abandonne quand elle est pénétrée d'une vive affection, remplie d'un grand enthousiasme, ou saisie d'une extrême douleur.

ÉLANCEMENT, s. m. Impression que fait en qq. partie du corps une douleur subite, aiguë et de peu de durée, provenant de qq. cause interne. 1 Mouvement affectueux et subit de l'âme. (E-lan-se-man. )

ÉLANCER. V. a. Pousser, lancer en avant avec impétuosité. | Fig., Mon dme s'élançait vers Dieu. \ V. n. Faire éprouver des élancements douloureux. | Élancé, ée. adjcct. Se dit D'un cheval dont le corps est efflanqué. ! En parlant Des personnes, Taille élancée , Dégagée et bien prise. | Arbre élancé , Arbre dont le tronc n'est point chargé ô^ branches, et s'élève très-haut. (É-lan-sé.)

ÉLARGIR. V. a. Rendre plus large. | Mettre hors de prison. | Pron., Devenir plus large. | Se dit De qqn. qui prend pluir de terrain, d'espace , qui étend, qui agran dit sa terre, etc. ( É-lar-gir. )

ÉLARGISSEMENT, s. m. Augmentation de largeur. | Délivrance de prison. ( É-îar ji-se-man. )

ÉLARGISSURE. s. f. Ce qu'on ajoute à un vêtement, à un meuble, etc., pour le rendre plus large. ( É-lar ji-su-re. )

ÉLASTICITÉ, s. f. Propriété de certains corps en vertu de laquelle ils résistent plus ou moins à la pression et se rétablissent dans l'état où ils étaient, aussitôt que. la force comprimante cesse d'agir. ( É-las-ti-si-té.)

ÉLASTIQUE, adj. des a g. {Elastés, gr. ) Qui a de l'élasticité ; du ressort , qui fait ressort. | Qui produit l'élasticité, le ressort. (É-las-tic-e.)

ELBEUF. s. m. Se dit Du drap qui se

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