‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 215 sur 712 · EMO · texte numérisé non relu

EMO

EMMANNEQUINER. v. a. Mettre des arbustes ou des plantes, avec la terre qui tient à leurs racines , dans des paniers, dans des mannequins. (An-ma-nec-i-né [c m.].)

EMMANTELÉ , ÉE. adj. Enveloppé, couvert d'un manteau. Corneille emmantelée. Espèce de corneille qui a une partie du corps noire, et le reste grisâtre. (An-mante-lé.)

EMMÉNAGEMENT, s. m. Action de ranger des meubles dans une maison, dans un appartement où l'on va loger. | Au plur. , se dit Des compartiments et logements qu'on pratique dans l'intérieur d'un vaisseau, d'un na\ire. (An-mé-na-je-man.)

EMMÉNAGER, v. n. Mettre ses meubles en place , quand on les a transportée d'une maison dans une autre. | Pron. , Se pourvoir de meubles de ménage. | Emm^- NAGÉ , ÉE. part. T. de mar. Ce bâtiment est bien emménagé , Il est bien distribué inté* rieurement. (An-mé-na-jé.)

EMMEN~ER. v. a. Mener qqn. avec soi du lieu où il est en qq. autre. |Se dit en parlant Des animaux et des choses. (An-me-né.)

EMMENOTTER. v. a. Mettre des fers ou des menottes aux mains d'un prisonnier, d'un esclave. (An-me-no-té.)

EMMIELLER, v. a. Enduire de miel. | Met're du miel dans une liqueur. | Emmiellé, ÉE. part. I Fam., Paroles emmiellées, Paroles flatteuses et d'une douceur affectée. (An-mië-Ié.)

EMMIELLURE. s. f. Sorte de cataplasme dont les marécbaux se senent pour guérir les enflures et les foulures des chevaux. (Anmië-lu-re.)

EMMITOUFLER, v. a. Envelopper qqn.

de fourrures, de vêtements, surtout au cou et à la tète, pour le tenir chaudement. Fam. (An-mi-tou-flé.)

EMMORTAISER. v. a. Faire entrer dans •une mortaise le bout d'une pièce de bois ou de métal. (An-mor-tè-zé.)

EMMOTTÉ , ÉE. adj. Se dit Des arbres dont la racine est entourée d'une motte de terre. (An-mo-lé.)

EMMUSELER. v. a. Mettre une muselière à un animal. On dit aussi, et plus ordin., Mu seler. (An-mu-ze-lé.)

ÉMOL s. m. {Emotus.) Éinotion, âouci, inquiétude. (É-moua.)

ÉMOLLIENT, ENTE. adj. {EmoUlens.) Se dit Des remèdes , employés à l'extérieur ou à l'intérieur , qui ont pour effet de ramollir, de relâcher les paities enflammées. | Subst. m. Faire usage des émolllents. (É-mol- It-an ; an-te.). , .

ÉMOLUMENT, s. m. {Emolumentiim.) Profit, ayanfage.jAu plur., Appointements, traitement, salaire. | S'est dit Des profits et avantages casuels qui proviennent d'une charge, d'ùVi emploi. (É-mo-lu-man.) ,

ÉMOLUM ENTER, v. n. Gagner, faire

EMP

qq. profit. (Ti.) Se dit en mauvaise part. | ( E-ino-In-nian-té.) !

ÉMONCTOIRE. s. m. {Emunctorium.) Se j dit Des orifif-es du corps par lesquels se re- j jettent lus humeurs surabondantes ou nui- j sibies. (É-iiioiic-toua-re.)

ÉMONDER. V. a. {Emundare.) Couper, retrancher d'un arbre les branches nuisibles ou inutiles.

É:M0>'DES. s. f. pi. Branches superflues qu'on reti-anche des arbres. (É-mon-de. )

ÉMOTIOX. s. f. (EmotiLs.) Altération, trouble, mouvement excité dans les humeurs, dans l'économie. [ L'agitation causée dans l'âme par qq. passion. | Se ilil Des mouvements populaires qui annoncent une disposition au soulèvement , à la révolte. (É-mosion.;

ÉMOTTER. V. a. Briser les mottes d'un cliamp, avec un maillet, une herse, un rouleau , etc. (É-mo-lé.)

ÉMOUCHER. V, a. Chasser les mouches.

ÉMOUCHET. s. m. Oiseau de proie semblable à réper\-ier, mais plus petit. (É-mouchë.)

ÉMOUCHETTE. s. f. Sorte de caparaçon fait de treiUis ou de réseau , et garni tout autour de petites cordes pendantes qui s'agitent au moindre mouvement du cheval, et servent ainsi à le garantir des mouches. (É-mou-chë-te.)

ÉMOUCHOITL 3. m. Queue de cheval attachée à un manche , et dont on se sert pour chasser les mouches. (É-mou-ehouar.)

ÉMOUDRE. V. a. (Se conj. c. .Voudra.) Aiguiser sur une meule.

É.MOULEUR. s. m. Celui qui fait le métier d'émoudre , d'aiguiser les couteaux, les ciseaux et autres instruments tranchants.

ÉMDUSSER. V. a. Rendre mousse, c'està-dire, moins tranchant, moins aigu; ôter la pointe ou le tranchant à un instrument qui perce, qui coupe, j Amortir, affaiLlir , diminuer. (É-mou-sé.)

Î310USSER. v. a. Oter la mousse. Se dit en parlant Des arbres.

ÉMOUSTILLER. v. a. Exciter à la gaieté, mettre en bonne humeur. Fam. (É-mous-ti- Ué ni m.].)

EMOUTOlA. V. a. {Emovere.) (Se conj.

c. Mouvoir.) ^lettre en mouvement, agiter, troubler. I Exciter , soulever, en parlant Des flots de la mer , d'une tempête , etc. | Émouvoir une sédition, Exciter, faire naître une {«édition, etc. | Exciter qq. mouvement, qq.

Passion dans le ctpur, causer du trouble, de altération dans l'âme. ] Agiter , disposer à la sédition. (É-mou-vouar.)

EMPAILLAGE, s. m. Action ou art d'empailler les animaux, pour les conserver. (Anpa-lla-je [11 m.].)

EMPAILLFJl. V. a. Garnir de paille. |En- Telopperde paille. | Mettre de la paille autour d'une plante , d'un jeune ai bre.j Remplir de

paille. [ EmpaHler des animaux, Préparer des animaux morts de ii;anière à leur conserver jJus ou moins l'apparence de la vie, (An-pa-Ué [11 m.].)

EMPAILLEUR , EUSE. s. Celui, celle qui empaille. (An-pa-lleur ; e:i-ze [11 m.].)

EMPALEJNIENT. s. m. Action d'empaler, ou État de celui qui est empalé. (An-pa-leinan.)

EMPALER, v. a. {Palus.) Se dit D'un supplice barbare, usité chez les Turcs , qui consiste à ficher un pal aigu dans le fondement d'un condamne. (An-pa-lé.)

EMPAN, s. m. Sorte de mesure de longueur , qui se forme de l'intervalle existant entre l'extrémité du pouce et celle du petit doigt , quand ces deux extrémités sont aussi éloignées l'une de l'autre qu'elles peuvent l'être. (An-pan.)

EMPAN^ACIIER. v. a. Garnir , orner d'un panache. (An-pa-na-ché.)

EMPAXXER. T. a. Mettre un bâtiment en panne. (An-pa-né.)

EMPAQUETEPt. v. a. Mettre en paquet.

|En parlant Des personnes. Envelopper soigneusement, j Se dit, pron., De personnes entassées, pressées dans une voiture, etc. Fam. (An-pac-e-lé.)

EMPARER (S'). V. pron. {Pars.) Se saisir d'une chose, s'en rendre maître, l'occuper, l'envahir. | Se dit surtout Des passions qui nous maîtrisent. (San-pa-ré.j

EMPATEMENT, s. m. Epaisseur de maçonnerie qui sert de pied à un mur. | Se dit Des pièces de bois qui servent de base à une grue. (An-pa-te-man.)

E:V1"pÀTE:MENT. s. m. État de ce qui est empâté ou pâteux. | L'action d'empâter un tableau , ou Le résultat de cette action. [ L'action d'empâter la volaille, j Gonflement œdémateux du tissu cellulaire, c'est-à-dire, non inflammatoire, et qui conserve l'impression des doigts. (An-pâ-te-man.)

EMPÂTER- V. a. Remplir de pâte, ou de qq. autre matière pâteuse. [ Prendre pâteux. \ Empâter un tableau, En coucher les couleurs avec abondance et sans la con-lstance nécessaire pour qu'elles puissent être inaaiées d'une façon moelleuse. | Engraisser de la volaille avec une certaine pâte. (An-pâ-té.'^^

EMPAL'MER. v. a. {Palma.) Recevoir une balle, un éteuf à plein dans le miUeu de la paume de la main, de la raquette ou du battoir, et le pousser fortement. \ Fam. , Se rendre maître de l'esprit d'une personne jiour lui faire faire tout ce qu'on veut, j Fam., Empaumer une affaire , La bien saisir , la bien entendre. (An-pô-mé.)

EIVIPAUMURE. s. f. La partie d'un gant qui couvre la paume de la main. | Le haut de la tète du cerf ou du che\Teud, où il y a trois ou quatre andouillers. (An-pô-mu-re.) j EMPÈCHE.ME>T. s. m. Obstacle , opposition. (An-pé-che-man.)

EMP

EMPÊCHER. V. a. {Impedlre.) Apporter ; de l'opposition", faire ou mettre obstacle. | Pron. et suin de la prép. De, Se défendre le, s'abstenir de. j Empêché , ée. part. Embarrassé, gêné. Fam. | Subst., Faire l'empêché, Affecter l'embarras, la préoccupation jue donnent \e& grandes affaires. | Être empêché de sa personne , IXe savoir comment se tenir; ou Être dans un grand embarras d'esprit. (An-pé-cbé.)

EMPEIGNE, s. f. Ce qui forme le dessus d'un soulier. (An-pë-^^e [n m.].)

EMPENTN*ER. v. a. {Penna.) Se dit en parlant Des flèches, et signifie Les garnir de plumes. (Yi.) (An-pën-né.)

EMPEIŒUR. s. m. {Imperator.) Le chef, le souverain d'un empire. | Absol. , L'empereur d'Allemagne. (An-pe-reur.)

EMPESAGE, s. m. Action d'empeser. | La façon dont une chose est empesée. (An-peza-je.)

EMPESER. V. a. (Impicare,) Acconunoder, apprêter le linge avec de l'empois, pour lui donner une sorte de roideur. j Empeser une voile, La mouiller parce qu'elle est trop claire et que le vent passe au travers. (Vi.) I Empesé, ée, part. Se dit fam. Des personnes qui ont une altitude roide , un air composé , des manières affectées, j Stjb empesé, Stjle où il y a une grande affectation d'arrangement , d'exactitude et de purisme. (An-pe-zé.)

EIMPESEUR , EUSE. s. Celui , celle qui empèse. (An-pe-zeur: eu-ze.)

EMPESTER. V. a. (Pestis.) Infecter de la peste, d'un mal contagieux. | Empuantir, infecter de mauvaise odeur. (An-pës-té.)

EMPÊTRER. V. a. {Petra.) Embarrasser, engager. (An-pë-tré.)

EMPHASE, s. f. (Emphasis.) Pompe affectée dans le discours ou dans la prononciation. ( An-fa- ze.)

EMPHATIQUE, adj. des 2 g. Qui a de l'emphase. (An-fa-tic-e.)

EMPHATIQUEMENT, adv. D'une manière emphatique. (An-fa-tic-e-mau.)

EMPHYSÈME, s. m. {Emphusêma , gr.) Tuméfaction causée par l'introduction de l'air ou par le développement d'un gaz dan le tissu cellulaire. (An-fî-zè-me.)

EMPHTTËOSE. s. f. {Emphyteiisls.) Bail à longues années , qui peut durer jusqu'à 99 ans. y^An-fi-té-o-ze.)

EMPHYTÉOTE. s. des 2 g. {Emphyteuta.) Celui ou celle qui jouit d'un fonds par bail emphytéotique. (An-G-té-o-te.)

EMPHYTÉOTIQUE, adj. des 2 g. [Empkjteuticus.) Qui appartient à l'emphyléose. (An-fi-lé-o-tic-e.)

EMPIÉTEMENT. s. m. Action d'empiéter, ou Le résultat de cette action. (An-pié-te- , man.)

EMPIÉTER. V. a. {In , pes.) Usurper dans ou sur la propriété d'autrui. | Se dit D'une

EMP

chose qui s'étend , qui déborde sur une autre. I S'arroger, exercer sur qqn. ou sur qq. eh. des droits qu'on n'a pas. |Se dit De i'âa tour qui arrête le gibier avec la serre. (An pi-é-té.)

EIVIPIFFRER. T. a. Faire manger excessivement. { Rendre excessivement gras et replet. I Pron. , Manger avec excès, j Devenir excessivement gras el replet. Fam. (An-pi-fré.)

EMPILE:\1ENT. s. m. Action d'empiler.

(An-pi-le-man.)

EMPILER. V. a. Mettre en pile. (An-pi-lé.)

EMPIRE, s. m. (Imperium.) Commandement , puissance , autorité . ascendant, j Traiter qcjn. avec empire , A\ec orgueil , avec rudesse, j Domination , puissance politique, j Le siège d'un empire , La résidence du souverain qui est à la tête d'un empire, j Le règne d'un empereur. | L'étendue des pays qui sont sous la domination d'un empereur. { Se dit Des pays placée sous la domination d'un souverain puissant qui a un autre titi^e que celui d'empereur, j Abs., L'empire d'Allemagne. I Les peuples d'un empire. (An-pi-re.)

OIPIRÉE. s. m. r. Empyrée.

EMPIRER. V. a. (Pe/or.) Rendre pire, mettre en pire état. [ V. n. Devenir pire, tomber en pire état. (An-pi-ré.)

EMPIRIQUE, adj. des 2 g. [Empîrîcus,) Qui ne s'attache qu'à l'expérience, sans suivre la méthode ordinaire de l'art, j Subst. m. Un charlatan, un homme qui traite les maladies par de prétendus secrets , sans avoii' aucune connaissance de la médecine. (An-piric-e.)

EMPIRISME, s. m. Médecine qui est fondée uniquement sur l'expérience , et qui rejette toute théorie. | La pratique de5 charlatans. (An-pi-ris-me.)

EMPLACEMENT, s. m. Lieu , place considérée comme propre à y consti-uire un bâtiment , à y faire un jardin , etc. (A.n-plase-man.)

EMPLÂTRE, s. m. (Emplastrum.) Se dit De médicaments solides et glutineux , qui se ramollissent par la chaleur . et qu'on emploie à l'e-xtérieur du corps, après les avoir éte:idu> sur de la toile ou sur de la peau. [ Fam. . Mettre un emplâtre à une affaire, Cou\Tir. réparer ce qu'il y a de mauvais , de défectueux dans une affaire. {Fam., Personne qui est ordin. infirme. | Personne qui n'a aucune vigueur d'esprit , qui ne fait qu'apporter de l'embarras dans les affaires dont elle se mêle. (An-plà-tre.)

EMPLETTE, s. f. Achat de qq. marchandise, d'un meuble, d'un vêtement, etc. | La chose achetée. (An-plë-te.)

EISIPLIR. v. a. {Implere.) Rendre plein. { Pron., Devenir plein. ( An-plir. )

EMPLOI, s. m. L'usage qu'on fait de qq. ch.jLa collocation de certains deniers ou es.- ])\iau\.\ L'emploi d'un mot, La manière dont on l'emploie, dont on peut l'employer. {

EMP

L'occupation , la fonction d'une personne qu'on emploie. | Se dit Des rôles dont un acteur est spécialement chargé. | Chef d'emploi, Acteur qui joue en chef les rôles de son emploi. ( An-ploua.)

EMPLOYER. V. a. {f emploie, il emploie ; nous employons , ils emploient. J'employais ; nous employions , vous employiez , ils employaient. J'emploierai. J'emploierais. Que j'emploie; que nous employions, que vous employiez. Que j'employasse. Employant.) Mettre en usage; faire usage, se servir de. [Donner de l'occupation, de l'emploi à qqn. I Pron. , S'occuper, s'appliquer, agir. | Employé, subst. m. Homme employé dans une administration, dans un bureau, etc. (Anploua-ié. )

EMPLUMER. V. a. Garnir de plumes.

Emplumer un clavecin. (An-plu-mé.)

EMPOCHER. V. a. Mettre en poche avec une sorte d'empressement, d'avidité. Fam. ( An-po-ché. )

EMPOIGNER. V. a. {Pugnus.) Prendre et serrer avec le poing. ( An-poua-«é [n m.],)

EMPOIS, s. m. ( Impicare. ) Espèce de colle faite avec de l'amidon, et dont on se sert pour rendre le linge plus ferme. ( Anpoua. )

EMPOISONTS^EMENT. s. m. Action d'empoisonner. ( An-poua-zo-ne-man.)

EMPOISONNER, v. a. Donner, faire prendre du poison.] Infecter de poison. | Se dit Des choses qui font mourir par une qualité vénéneuse. | Se dit Des vapeurs qui sont extrêmement infectes. | Troubler, altérer, remplir d'amertume. | Se dit De ce qui corrompt l'esprit et les mœurs. | Pvapporter une chose en y donnant un tour malin, défavorable, dangereux, contre l'intention de celui qui l'a dite. (An-poua-zo-né.)

EMPOISONNEUR , EUSE. s. Celui , celle qui empoisonne. | Fam. , Un mauvais cuisinier, un mauvais traiteur. | Un homme qui débile une doctrine pernicieuse. ( An-pouazo-neur; eu-ze. )

EMPOISSER. V. a. K Poisser.

EMPOISSONNEMENT, s. m. Action d'empoissonner. ( Em-poua-so-ne-man. )

EMPOISSONNER, v. a. Peupler, garnir de poisson, ( An-poua-so-né. )

EMPORTÉ, EE. adj. et subst. Qui se laisse entraîner par sa passion , qui se fâche aisément , qui est prompt à dire des injures. ( An-por-té. )

EMPORTEMENT, s. m. Mouvement déréglé, \'iolent, causé par qq. passion. Absol., Un emportement de colère. ( An-por-teman. )

EiM PORTE-PIÈCE, s. m. Instrument propre à découper, et qui enlève la pièce. | Fam., Un satirique qui se permet l'injure et les personnalités. (An-por-te-piè-se.)

EMPORTER, v. a. ( Portare. ) Enlever, ôter d'un lieu. 1 Piendre une chose en un

EMP 369

lieu , et la porter, l'avoir avec soi. | Se dit fig. , Entraîner, arracher, enlever, emmener avec effort , avec rapidité , avec^ violence. | Fam., Emporter la pièce, Railler, médire d'une manière cruelle. | Se dit D'une maladie qui cause la mort. | En parlant De couleurs , etc.. Détruire, faire disparaître. | Ce remède emporte la fièvre , Il la guérit. | Tirer l'âme de sa situation ordinaire, jeter da^ qq. excès blâmable. | Prou., Se fâcher violemment, S'abandonner à la colère. | Se dit D'un cheval qui se livre à sa fougue, et qui ne peut être retenu par celui qui le monte ou qui le conduit. ( Gagner, obtenir, mais avec l'idée d'une sorte de violence. | Emporter une place , S'en rendre maître en peu de temps. | Avoir la supériorité , le dessus , prévaloir; se joint avec le pronom Le. — Peser davantage. [Entraîner par une suite nécessaire ; Comprendre, impliquer. | Le fond emporte la Jorme, Le fond prévaut sur la forme. (An-por-té.)

EMPOTER, v. a. Mettre en pot. (Anpo-té.)

EMPOURPRER, v. a. Colorer de pourpre ou de rouge. Poét. ( An-pour-pré. )

EMPREINDRE, v. a. (Imprimere.) Imprimer une figure , un dessin , des traits , sur une surface. ( An-prin-dre. )

EMPREINTE, s. f. Figure empreinte, impression, marque. | Se dit Des figures de plantes, d'insectes, de poissons, etc , qu'on trouve empreintes sur certaines pierres. (Anprin-te. )

EMPPŒSSÉ, ÉE. adj. Qui agit avec ardeur, qui se donne beaucoup de mouvement pour le succès de ce qu'il a entrepris. | Se dit D'une personne qui cherche par beaucoup de prévenances à se faire bien venir d'une autre. | Se dit De celui qui met une sorte de hâte, de précipitation à faire qq. ch.|Se dit, en des sens analogues. De l'air, des manières, des actions, des sentiments, etc. | S'emploie subst. et fam. en parlant Des personnes, dans les deux premiers sens. (Anprè-sé. )

EMPRESSEMENT, s. m. Action d'une personne qui s'empresse; mouvement que se donne celui qui recherche une chose avec ardeur. ( An-prè-se-man. )

EMPRESSER (S'). V. pron. Agir avec ar^ deur, se donner beaucoup de mouvement, s'agiter, se mettre en avant pour faire réussi? qq. affaire. | Se hâter. ( San-prè-sé. )

EMPRISONNEMENT, s. m. Action par laquelle quelqu'un est mis en prison, ou État de celui qui est emprisonné. (An-priso-ne-man.

EMPRISONNER, v. a. Mettre en prison.

I Retenir comme dans une prison. ( An-prizo-né.)

EMPRUNT, s. m. Action d'emprunter, ou La chose qu'on emprunte. (An-prun. )

EMPRUNTER, v. a. Demander et -erevoir en prêt. | Recevoir, tirer de , devoir â. |

Page 1