‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 218 sur 712 · ENF · texte numérisé non relu

ENF

plâtre , de ciment , ou de qq. autre matière semblable, que l'on applique sur les murailles. I Se dit de Quelques autres matières molles ou liquides dont on couvre la surface de certains objets. (An-dui.)

ENDURANT, ANTE. adj. Qlû souffre aisément, avec patience les injures, la contrariété, les mauvais procédés. (An-du-ran.)

ENDURCIR. V. a. (Durus.) Rendre dur.

I Rendre fort, robuste. | Accoutumer à ce qui est dur, fâcheux, pémble. | Rendre impitoyable, insensible. \Dieu endurcit le cœur des pécheurs. Il les abandonne à leur égarement. I Pron. , Devenir dur. | S'accoutumer à ce qui est dur, fâcheux, etc., j Pron., Devenir impitoyable , insensible. | Endurci , IE. subst. Se dit De ceux qui ont perdu tout sentiment de piété. (An-dur- sir.)

ENDURCISSEMENT, s. m. État de ce qui devient dur. L'état d'une âme qui a perdu tout sentiment de piété, de vertu. (Andur-si-se-man.)

ENDURER. V. a. (Duras.) Souffrir, j Supporter avec patièftce , avec fermeté , avec constance, | Permettre, (An-du-ré,)

ÉNERGIE, s. f. Force, vertu, puissance agissante, j La vigueur d'âme, | S'applique Au discours, à la parole. | La fermeté qu'on fait pai-aître dans les actes de la vie publique ou privée. (É-nër-jie.)

^ ÉNERGIQUE, adj. des 2 genres. Qui a de l'énergie. (É-nër-jic-e.)

ÉNERGIOUEIMENT. aav. D'une manière énergique. (E-nër-jic-e-man,)

ÉNERGÛMÈNE. s. des 2 g. (Energoumenos, gr.) Possédé du diable." j Homme qui se livre à des mouvements excessifs d'enthousiasme, décolère, qui parle et s'agite avec violence. (É-nër-gu-mè-ne [g m.].)

ÉNERVER. V. a. {Enervare.) Affaiblir par la débauche, ou par qq, autre cause, j Amol- Ur, efféminer. (É-nër-vé.)

ENFAItEAU. s. m. Tuile creuse qui se met sur le faîte d'une maison. (An-fé-tô.)

ENFaItEMENT. s. m.Table de plomb qui se met sur le faite des maisons couvertes d'ardoises. (An-fé-te-man.)

ENFAÎTER. v, a. Couvrir le faîte d'une maison avec de la tuile ou du plomb , etc. (An-fê-té.)

ENFANCE, s. f. (Infantia.) L'âge de l'homme depuis la naissance jusqu'à douze ans ou environ. | Ceux ou celles qui sont encore dans l'âge de l'enfance. | Puérilité, action qui convient à un enfant ; dans ce sens, il a un pluriel. | Être en enfance, se dit D'une vieille personne qui est tombée en imbécillité , qui n'a plus l'usage de la raison. (An-fan-se.)

ENFANT, s. m. (Infans.) Garçon ou fille en bas âge , qui n'a pas encore l'usage de la raison. | Fém, sing. Une très-jeune fille, j Faire l'enfant. Badiner comme un enfant, s'amusera des choses puénles.jFam.,

ENP

Cest un bon enfant. C'est un homme de bonne humeur, de bon caractère. | Enfant trouvé , Enfant qu'on trouve exposé, et dont le père et la mère ne se font pas connaître, j Se dit D'un ûls ou d'une GUe, quel que soit leur âge , par relation au père et a la mère , ou à l'un des deux setilcment. | Au plur. comprend qqf. Les petis-fils et arrière-petits-fi!s. | Se dit Ue tous ceux qui sont sortis d'une même souche , qui ont la même origine. | Les enfants de France, Les princes enfants légitimes des rois de France, et ceux qui descendent des aînés. | Fam. , Enfant de Paris, etc.. Natif de Paris, etc. | Les enfants de lumière , Ceux qui sont éclairés des lumières de l'Évangile. | T. d'amitié, de familiccité, qu'on emploie qqfs. en parlant à qqn. de plus jeune que soi ou à un inférieur, soit pour le flatter, pour le consoler, etc., soit pour lui ordonner qq. ch. , pour l'y engager, etc. I Poét., Une chose qui est conduite par une autre, qui en naît, qui en résuite, (An-fan.)

ENFANTEMENT. s. m. Action d'enfanter.

(An-fan-te-man.)

ENFANTER, v. a. Mettre au monde un enfant. Se dit en pai'lant Des productions, des conceptions de l'esprit, j Se dit De ce qui produit, de ce qui détermine un effet, un résultat bon ou mauvais. ( An-fan-té. )

ENFANTLLLAGE. s. m. Discours, manières qui ne conviennent qu'à un enfant. Se dit en parlant des personnes qui ont passé l'enfance. Fam. (An-fan-ti-!la-je [11 m.].)

ENFANTLN, mE. adj. Qui a le caractère de l'enfance. (An-fan-tin ; i-ne.)

ENFARINER. v. a. Poudrer de farine. | Yam.,Étre enfariné d'une opinion, d'une doctrine, Être un peu prévenu eu faveur d'une opinion, d'une doctrine. (An-fa-ri-né.)

ENFER, s. m. (Inferi.) Lieu destiné au supplice des damnés. ] Au plur.. Le lieu où étaient les âmes que Notre-Seigneur délivra après sa mort. | Fam., Lieu où l'on se déplaît, où l'on est extrêmement gêné, où il y a beaucoup de confusion. | Porter son enfer avec soi, Porter son supplice avec soi. ] Les démons, les puissances de l'enfer. | Au plur., Les lieux souterrains où les païens croyaient que les âmes allaient après la mort. | Fam. , iinfeu d'enfer, Un feu très-grand, très-violeut. j Fam., Jouer un jeu cf enfer, Jouer très-gros jeu. (An-fèr.)

ENFERMER, v. a. {In, firmare.) Mettre dans un lieu d'où il soit impossible ou trèsdifficile de sortir, j Mettre quelqu'un dans un hôpital de fous, dans un lieu de correction, etc. I Serrer, mettre .une chose dans un lieu, dans un meuble, que l'on ferme, pour la mieux conserver , pour la soustraire aux regai'ds , etc. | Environner de toutes parts, j Contenir , comprendre. | Pron. , Se retirer dans un lieu qu'on ferme ensuite , pour que personne ne puisse s'y introduire.

KNF 375

I Se retirer en un lieu où l'on ne veut être troublé par personne. | S'enfermer dans un cloître. Se faire religieux ou religieuse. | Ew KhajiÉ , subst. , Sentir tenfermé , se dit D'une chose qui sent mauvais, parce qu'il y a longtemps qu'elle n'a été à l'air, ou que l'air n'y a pénétré. On dit aussi et mieux Renfermé. (An-fër-mé.)

ENFERRER, v. a. Percer «vec une épée, une pique, une hallebarde, un épieu, etc. | Pron. et fam. , Se nuire inconsidérément à soi-même par ses paroles, ses raisonnements, sa conduite. ( An-fè-rc. )

ENfTLADE. s. f. Une longue suite de chambres dont les portes sont sur une même ligne. I Fam., Une longue enfilade de phrases. Une longue et ennuyeuse suite de phrases, j Au trictrac , Un jeu mis en tel état , qu'on risque de perdre un grand nombre de trous de suite, j T. de mar. L'action de tirer des coups de canon sur un bâtiment dans le sens de sa longueur. ( An-fi-la-de, )

^ENFILER. V. a- {Filum.) Passer un fil , etc. , par le trou d'ime aigmlle , d'une perle , etc. | Fam. , Enfiler un chemin , etc. , Pi endre un chemin , et s'y engager. | Fam. , Enfiler le degré. S'échapper vite par un escalier. I Enfiler la venelle , S'enfuir. | Fam. , Enfiler un discours. S'engager, s'embarquer dans un long discours. \ Enfiler une tranchée, La battre dans le sens de sa longueur. | Fam. , En parlant Du jeu. Engager qqn. dam une partie désavantageuse, l'entrainer dans une grosse perte. | Pron, , Se laisser aller à faire une pêne considérable. | Se dit , au trictrac , et pron. , Quand on a mis son jeu dans un tel désordre, qu'on ne peut éviter de perdre le tour ou plusieurs tro.us. ( An-fi-lé. )

ENFIN, adv. ( In, finis. ) Après tout, pour conclusion, bref, en un mot. lÀ la fin ( An-fin. )

ENFLAMMER, v. a. ( Flamma. ) Allumer, mettre en feu. — Échauffer, donner de la chaleur, de l'ardeur, i Se dit Des effets de l'amour. | Pron. , Se passionner pour qq. ch. , ou même S'emporter de colère. (An-fla-mé.^

ENFLER. V. a. ( Inflare. ) Remplir dé vent ou de qq. autre chose qui fait prendre une plus grande extension, qui fait excéder le volume , la giosseur ordinaire. | Enfler les voiles , se dit Du vent qui fiappe dans les voiles et les déploie, i Se dit De ce qui augmente les eaux d'une rivière, d'un ruisseau , etc. I Enorgueillir , donner de la vanité. | Enfler le cœur, le courage , Augmenter le com-age. | Enfler son style. Ecrire d'un style ampoulé. \ Enfler la dépense. Porter les objets qu'on a achetés à un prix plus* élevé que le prii d'achat, afin de gagner sur la dépense. On dit, dans le même sens, Enfltr un mémoire , etc. | V. n. La rivière, enfle tous Us jours. I EwFLÉ , ée. part. Être enfle , se dit absol. D'un hydropique. (An-flé.)

EN'FLURJ?. s. f. Gonflement, grosseur,

Page 1