‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 222 sur 712 · ENS · texte numérisé non relu

ENS

formé par un cotirant d'eau , ou par le vent.

( An-sa-hle-man. )

ENSAHLER. v. a. Faire échouer sur le sable. ( An-sa-blé. )

ENSACHER. V. a. Mettre dans un sac.

(An-sa-ché.)

ENSAISINEMENT. s. m. Action d'ensaisiner, acte par lequel on ensaisinait. (An-sëzi-ne-man, )

ENSAISINER. v. a. (Sacire, h. 1.) Se disait Du seigneur censier, lorsque par un acte U reconnaissait un acquéreur pour son nouveau tenancier. ( An-së-zi-né. )

ENSANGLANTER, v. a. Tacher de sang, souiller de sang. | Ensanglanter la scène, Mettre, dans une pièce de théâtre, un meurtre sous les yeux des spectateurs. ( An-sanglan-té. )

ENSEIGNE, s. f. {Insigne.) Marque, indice servant à faire reconnaître qq. ch. (Vi.) I A bonnes enseignes, À bon titre, à juste titre , ou Avec des garanties , avec des sûretés. |/^ telles enseignes que, Tellement que, la preuve en est que. | Le tableau , l'indication qu'un marchand , un artisan , un aubergiste , etc. , met à sa maison , à sa porte , pour faire connaître quelle est sa profession , et pour qu'on trouve facilement sa demeure. [Drapeau ou signe accoutumé de ralliement. I Dans l'ancienne infanterie frauçaise, La charge de celui qui portait le drapeau. | Subst. m. Celui qui avait cette charge. | Se dit De certains officiers de l'ancienne gendarmerie , des gardes du corps et des mousquetaires. I Enseigne de vaisseau. Titre d'un grade inférieur des officiers de la marine : ce grade est immédiatement au-dessous de celui de lieutenant de vaisseau. ( An-së-zze [n m.].)

ENSEIGNEMENT, s. m. Instruction, précepte. | L'action ou l'art d'enseigner, j Au plur. , se disait Des pièces qui servent à prouver, à établir un droit, une qualité, etc. (An-së-/ze-man [n m.].)

ENSEIGNER, v. a. Instruire. | Montrer qq. science, qq. art, etc., en donner des leçons. I Indiquer, faire connaître qq. ch. que' ce soit ( An-së-«é [n m.].)

ENSELLÉ, ÉE. adj. Se dit D'un cheval qui a le dos un peu enfoncé , comme le siège d'une selle. | Se dit D'un naWre dont le mi- Ueu est bas , et dont les extrémités sont relevées. ( An-së-lé. )

ENSEMBLE, adv. {In , simuL) Vun avec l'autre , les uns avec les autres. | Simultanément , en même temps. | Le tout ensemble ', Le tout pris ensemble , en masse , sans égard aux détails. | Subst. m. Ce qui résulte de l'union de différentes parties. | Record, j Morceau d'ensemble , Morceau à diverses parties chanté par plusieurs voix. (An-sanble.)

ENSEMENCEMENT, s. m. Action d'en-

ENT

semencer, ou Le réeultat de cette action. ( An-se-man -se-maa. )

ENSFJVIENCER. v. a. Jeter de la semence dans une terre , dana un champ destiné à la recevoir. (An-se-man-sé. )

ENSERRER, v. a. {Serere.) Enfermer, enclore. (Vi.) | Mettre dans la serre. (An-sè-ré.) ENSEVELIR. V. a. {Scpelire.) Envelopper un corps mort dans un drap , dans un Finceul.| S^ ensevelir dans la retraite. Se retirer entièrement du monde. | Être enseveli dans le chagrin. Avoir un chagrin profond. | ^^re enseveli dans le somme'd , Dormir profondément. ( An-se-ve-lir. )

ENSEVELISSEMENT, s. m. Action d'ensevelir. ( An-se-ve-li-se-man. )

ENSORCELER, v. a. {Sors.) Causer, par de prétendus sortilèges ou maléfices, qq. maladie , qq. trouble extraordinaire de corps ou d'esprit. | «Inspirer à qqn. une violente passion , un amour qui va jusqu'à la folie, jusqu'à la fureur. ( An-sor-se-lé. )

ENSORCELEUR, EUSE. s. Celui, celle qui ensorcelle, qui enchante. (An-sor-se-leur; eu-ze. )

ENSORCELLEMENT, s. m. Action d'ensorceler, ou L'effet prétendu de cette action. ( An-sor-së-le-man. )

ENSOUFRER. v. a. Enduire de soufre, ou imprégner de la vapeur de soufre. On dit plus ordin. Soufrer. ( An-sou-fré. )

ENSUITE, adv. Après cela , à la suite de cela. I Quand ce mot est suivi de la particule De, il a la qualité de préposition. Ensuite de cela. Ensuite de quoi. ( An-sui-te. )

ENSUIVANT, adj. Suivant. (Vi.) On dit Suivant. { An-sui-van. )

ENSUIVRE (S'). V. pron. SuivTe, être après. Se dit à la 3* pers. du sing. et du plur, I Dériver, procéder, venir de. | Se dit De toute conséquence qui découle nécessairement d'un principe. ( San-sui-vre. )

ENTABLEMENT, s. m. Le dernier rang de pierres qui est au haut d'un bâtiment , et sur lequel pose la charpente ou la couverture. I Cette partie de certains édifices qui surmonte ordin. des colonnes ou des pilastres, et qui comprend l'architrave, la frise et la corniche. ( An-ta-ble-man. )

ENTABLER (S'), v. pron. ( Tabula. ) Se dit D'un cheval dont les hanches devancenl les épaules , quand il manie de deux pistes , tant sur les voltes que sur les changements de main. ( San-ta-blé. )

ENTACHER, v. a. Infecter, gâter. Cet arrêt l'a entaché en son honneur. ( An-taché. )

ENTAILLE, s. f. Coupure avec enlèvement de parties, faite dans une pierre, dans une pièce de bois , etc. , soit pour y en emboîter une autre , soit pour qq. autre objet j Se dit Des coupures faites dans les chairs. ( An-ta-lle [11 m.].)

ENT

ENTAILT-ER. v. a. Faire une entaille à

qq. ch. ( An-ta-llé [11 m.].)

ENTAILLURE. s. f. Entaille. (An-ta-llure [JI m.].)

ENTAME, s. f. Premier morceau qu'on coupe d'un pain. On dit aussi Entamure. ( An-îa-me. )

ENTAMER, v. a. {Entenmô, gr. ) Faire une petite incision, une petite déchirure. | Entamer la réputation de qqn. , etc. , Y porter qq. attemte. | Entamer un corps de troupes , Commencer à l'ouvrir, à le rompre. j Ôter une petite partie d'une chose entière. I Commencer de s'occuper de qq. ch. | Fam., Entamer qqn. , Empiéter, entreprendre sur ses droits, sur sa charge. L'amener à faire qq. ch. contre son devoir ou contre sa résolution, j Se dit en parlant D'ime personne dont on parvient à connaître les vues cachées, les sentiments secrets. — D'une personne sur qui on prend qq. avantage dans une discussion. ( An-ta-mé. )

ENTAMURE. s. f. Petite déchirure, petite incision. | Le premier morceau qu'on coupe d'un pain. | V entamure d'un pâté, d'un jambon , L'ouverture d'un pâté , d'un jambon. La partie entamée. '(An-ta-mu-re.)

ENTASSEMENT, s. m. Amas de phisieurs choses entassées les unes sur les autres. (Anta-se-man. )

ENTASSER, v. a. Mettre en tas , mettre un g^-and nombre de choses les unes sur les autres. | Se dit en parlant De plusieurs personnes extrêmement pressées en qq. endroit. I Accumuler, multiplier. Fam. [Entassé, ée. part. Fam., Être entassé. Avoir la taille épaisse et ramassée. ( An-ta-sé. )

ENTE. s. f. ( Ensitum. ) Greffe ; un scion d'arbre , lorsqu'il est greffé sur un autre arbre, j L'arbre même où l'on a fait une ente. (Aô-te.)

ENTE. s. f. ( Ensitum. ) Le morceau de bois qui sert de manche à un pinceau.

ENTENT)EMENT. s. m. {Intendere.) Faculté par laquelle l'âme conçoit. | Sens , jugement, bon esprit. (Ân-tan de-man.)

ENTENDEUR, s. m. Celui qui entend et qui conçoit bien qq. ch. A bon entendeur salut, Que celui qui entend bien ce que je dis en fasse son profit. ( An-tan-deur. )

ENTENDRE, v. a. {Intendere.) Ouïr, recevoir l'impre&sion des sons par l'organe de l'ouïe. I Fam., Entendre dur, Avoir l'oreille dtu-e , être un peu sourd, j Entendre qqn. , L'ourr, l'entendre discourir, chanter, jouer d'un instrument, etc. | Écouter, prêter volontiers l'oreille , prêter attention à. ( Entendre à qq. ch., Y donner son consentement, l'approu- \ er, y acquiescer. | Comprendre, concevoir. [ Entendre finesse , malice à qq. ch.. Donner im sens fin et maUn à qq. ch. | Ne pas entendre malice à qq. ch. , Faire ou dire qq, ch. sam mauvaise intention, j Entendre la plaisanterie. Prendre bien les choses dites en plaisan-

ENT

tant. I // n'entend pas plaisanterie , Il est susceptible. — Il est sévère et il veut qu'on soit exact. | Entendre raison. Acquiescer à ce qui est juste et raisonnable. ] Présumer, j Donner à entendre, laisser entendre , faire entendre. Insinuer. | Exiger. | Avoir intention, avoir en vue. | Qu'entendez-'vous par là? Que voulez - vous dire par là ? QueUes sont vos prétentions ? ] Faites comme vous r entendrez, Faites comime il vous plaira, comme vous le jugerez à propos. | Avoir la connaissance et la pratique d'une chose. | Entendre la raillerie , Avoir la facilité , le talent de bien railler. | Ne rien entendre à qq, ch., Y être fort inhabile. | Fam., Je m' entends bien. Je sais bien ce que je veux dire. 1 Nous commençons à nous entendre. Nos avis, nos opinions commencent à ne plus différer autant j S'entendre avec qqn. , Se concerter avec lui. — Agir de concert. Avoir avec qqn. une inteUigence secrète, j Sympathiser, vivre en bonne intelligence avec lui. | S'entendre à une chose , La savoir bien faire, s'y prendre bien. | S'entendre en musique , etc. , S'y bien connaître. I Entkwdtj, uk. part. C'est entendu, C'est une chose convenue, arrêtée. | Adj. , Intelligent. I Subst., Faire V entendu, Faiie le capable, l'important, j ^i«« entendu. Bien assorti, fait avec art , avec goût , avec intelligence. | BiEw EifTiKDU QUE. loc. couj. À conditiou pourtant que. | Absol., Sans doute,, assurément. ( An-tan-dre. )

ENTENTE, s. f. Interprétation qu'on donne à un mot, à une phrase équivoque et susceptible de plusieurs sens, j Dans les arts du dessin, Intelligence dans la distribution. (An-tan-te.)

ENTER. V. a. Greffer, faire une ente. ( Canne entée , Canne composée de plusieurs pièces emboîtées les unes dans les autres. { Se dit D'une personne qui joint ensemble diverses qualités. | Se dit Des défauts , des vices joints à de bonnes qualités, à des vertus. (An-té.)

ENTÉRINEMENT, s. m. Action d'entériner, jugement par lequel on entérine; ou L'état d'un acte entériné. (An-té-ri-ne inan.)

ENTÉRINER, v. a. Ratifier juridiquement un acte qui ne pourrait valoir sans cette formalité. (An-té-ri-né.)

ENTERREMENT, s. m. Inhumation; les cérémonies qu'on observe pour porter et mettre un corps en terre. ( Un convoi funèbre. (An-tè-re-man.)

ENTERRER, v. a. Enfouir, mettre dani la terre, j Tenir caché, j Fam. , Enterrer beaucoup d'argent en qq. endroit, Y dépenser beaucoup en remuements de terres, j Inhumer , mettre un corps en terre. ( Fam., Enterrer qqn., Yivre plus longtemps que lui. — Faire oublier qqn. comme s'il était mort. Effacer la réputation de qqn., au

KNT

point de la taire oublier lOHlkiail.\S'enlerrer tout wf , Se retirer entièrement du commerce du monde. [Enterkjé, ke. adj., se dit, fam., D'une maison, d'un jardin dont la situation est trop basse et la vue bornée. (Antè-ré. )

ENTÊTEMENT, s. m. Attachement opiiiiâire d'une persoime à ses opinions, à ses 'goûts, à ses vues, etc. | L'engouement pour une personne. ( An-lè-te-man.)

ENTÊTER, t. a. Envoyer à la tète des vapeurs qui étourdissent, qui incommodent. I Les louanges entêtent, Elles donnent de la vanité, de l'orgueil. | Préoccuper, prévenir eu faveur d'une personne ou d'une opinion. Se prend en mauvaise part. I Pron. et absol., Se préoccuper, se laisser prévenir. | Entêté, l'îK. part. Opiniâtre, trop prévenu, fortement préoccupé. I Subst., Une personne trop attachée à ses opinions, à qui l'on ne peut faire entendre raison. (An-tê-té.) ■ ^ ENTHOUSIASME, s. m. {Enthusiasmus.) Émotion extraordinaire de l'âme, qu'on suppose être l'effet d'une inspiration, j Se dit en parlant Des sibylles , de la pythie , et en général de ceux qui rendaient les oracles du paganisme. | Ce mouvement extraordinaire de l'âme qu'un poëte, un oratem- , un artiste éprouve dans le moment de la composition. I Tout mouvement extraordinaire de l'âme qui excite à des actes de courage, de dévouement , etc. | Démonstration d'une grande joie. | Admiration outrée , goût excessif pour une personne ou pour une chose. y^ An- to u-zi-as-me.)

ENTHOUSIASMER, v. a. Charmer, ravir d'admiration. |Pron., S'engouer de qqn., de qq. ch. (Aà-tou-zi-as-mé.)

ENTHOUSIASTE, s. des 2 g. Yisionnah e, fanatique qui se croit inspiré. | Celui ou celle qui a une admiration excessive poiu* qqn. ou pour qq. ch. ; et , absol. , Quiconque est sujet à s'engouer, à s'enthousiasmer. I C'est un peuple enthousiaste et léger. (An-tou-zi-as-te.)

ENTHYMÈME. s. m. ( Enthymema. ) Forme de raisonnement dans laquelle on réduit le syKogisme à deux propositions , dont ta première est appelée Antécédent, et la seconde Conséquent. (An-ti-mè-me.)

ENTICHER. V. a. Commencer à gâter, à corrompre. | Des fruits entiché*, \ Se dit en parlant De mauvaises opinions, de doctrines dangereuses, etc. (An-ti-ché.)

ENTIER, 1ERE. adj. {Integer.) Complet, qui a toutes ses parties, ou que l'on considère dans toute son étendue. | La question reste entière, La question n'est point changée, est toujours la même. | Cette affaire demande un homme tout entier^ Il est nécessaire d'y employer tous ses soins , toute son attention et tout son temps, j Mourir tout entier. Ne laisser aucun souvenir, aucune renommée après sa mort. | Cheval entier, Che-

ENT

val qui n'est pas bougre. | En bot.. Feuille entière. Feuille qui n'a aucune découpure sur ses bords, | Subst. , En son entier, en leur entier. Marquer qu'il n'y a rien de changé, d'altéré dans les choses dont on parle. | En entier^ En totaUté, entièrement. | Obstiné, entêté, opiniâtre. (An-tié.)

ENTIEREMENT, adv. Totalement, tout à fait, complètement. (An-tiè-re-man.)

ENTITÉ, s. I. (Entitas.) T. did. Ce qui constitue l'être ou l'essence de qq. ch. (Anti-té.)

ENTOILAGE, s. m. Action d'entoiler, ou Le résultat de cette action. | La toile, etc., dont on s'est servi pour entoiler. (Antoua-la-je,j

ENTOILER. V. a. (Tela.) Fixer, coudre un ajustement de dentelle, ou de qq. autre tissu déhcat, sur de la toile, sur de la dentelle moins fine, etc. | Entoiler une estampe, etc., La coller sur de la toile. (An-toua-le.)

ENTOMOLOGIE, s. f. (Entomon, logos, gr.) Partie de l'histoire naturelle des animaux qui traite des insectes. (An-to-molo-jie.)

ENTOMOLOGIQUE. adj. des .2 g. Qui appartient, qui a rapport à l'entomologie. (An-to-mo-lo-jic-e.)

ENTOMOLOGISTE, s. m. Celui qui s'occupe d'entomologie, de l'étude des insectes. (An-to-mo-lo-jis-te.)

ENTONNER, v. a. (Tonne, ail.) Verser une liqueur dans un tonneau, j Pop., Jl entonne bien. Il boit beaucoup. ( Pron., se dit Du vent lorsqii'il entre avec impétuosité dans un lieu étroit. (An-to-né.)

ENTONNER, v. a. {Tonus.) Mettre un air sur le ton. | Chanter le commencement, les premières paroles d'une hymne, d'un air , etc. | Chanter. | Entonner les louanges de qqn.. Célébrer ses louanges.

ENTONNOIR, s. m. Instrument à l'aide duquel on verse une liqueur dans un tonneau, dans un vase. ] Se dit D'instruments faits en entonnoir, qui servent à diriger les vapeurs, à conduire des cautères actuels vers certaines parties malades , etc. j Se dit De certains champignons qui ont la fcme d'un entonnoir. | Cavité ou fossette qu'on trouve entre la base du piher antérieur de la voûte du cerveau et la partie antérieure du point de réunion des nerfs optiques. (Anto-noua-re.)

ENTORSE, s. f. {Torquere.) extension violente des ligaments, et en générai, des parties molles qui entourent une articulation, j Fam., On lui a donné une entorse, se dit en parlant D'un homme en place, en faveur, dont on a diminué par qq. moyen l'autorité ou le crédit. | Fam., Donner une entorse à la vérité. Dissimuler ou altérer la vérité. (Antor-se.)

ENTORTILLEMENT, s. m. Action de ce qui s'entortille autour de qq. ch., ou L'état

ENT

d'une chose entortillée autour d'une autre. | L'embarras et l'obscurité du style. (An-torti-Ue-man [Il m.].)

ENTORTILLER, v. a. Envelopper dans qq. ch. , envelopper tout autour en tortillant, j Se dit, pron., Des choses qui s'attachent à d'autres en faisant plusieurs tours. | Exprimer qq. ch. d'une manière embarrassée, obscure, trop recherchée. (An-tor-tillé pi m.].)

ENTOUR. s. m. Environs, circuit. Se dit au phn-, I Les entours de qqn.. Ceux qui vivent dans sa famiUarité, et qui ont qq. crédit sur lui. | À l'entour. V. Alentour. (An-tour.)

ENTOURAGE, s. m. Ornements qui entourent un bijou. I Se dit, fam.. Des entours de qqn. (An-tou-ra-je.)

ENTOURER, v. a. Environner, ceindre; ou Etre, se tenir autour de. | Entourer qqn. de soins. Lui prodiguer des soins. I Former la société, la compagnie habituelle de qqn. | Se dit D'une personne qui en choisit plusieurs autres pour confidents, pour conseillers, etc. (An-tou-ré.)

ENTOURNURE, s. f. Échancrure d'une manche dans la partie qui touche à l'aisselle. (An-tour-nu-re.)

ENTR' ACCORDER (S'), v. réciproque.

S'accorder l'un avec l'autre, se mettre de bonne intelligence ensemble.(San-tra-cor-dé

ENTR'ACCUSER (S'), v. réciproque.

S'accuser l'un l'autre. (San-tra-cu-zé [c m.].) ENTR 'ACTE, s. m. Intervalle qui, dans la représentation d'une pièce de théâtre, sépare un acte d'un autre. | Petit spectacle qui ne fait point partie de la pièce principale , et qui se donne entre les actes. I On dit plus ordin. Intermède. ( Antvac-te.)

ENTR'AIDER (S'), v. réciproque. S'aider mutuellement. (San-trë-dé.)

ENTRAILLES, s. f. pi. {Enteron , gr.) Intestins, boyaux. | Tous les viscères, toutes les parties enfermées dans le corps de l'homme ou des animaux. | S'armer contre ses propres entrailles. S'armer contre sa famille, contre ses enfants. ( Tendre affection. I Avoir des entrailles , Avoir un cœur trèstendre, et très-sensible pour ses amis, pour ceux qui souffrent. | Se dit Des lieux les plus profonds de la terre. (An-tra-lle (11 m.].)

ENTR'AIMER (S'), v. réciproque. S'aimer l'un l'autre. (San-trë-mé.)

ENTR AÎNANT, ANTE. adj. Qui entraîne.

(An-tré-nan.)

ENTRAÎNEMENT, s. m. Action d'entraîner, ou L'état de ce qui est entraîné. (Antrê-ne-man.)

ENTRAÎNER, v. a. Traîner avec soi, après soi. j Emmener, conduire avec une sorte de violence. I Se dit De tout ce qui nous porte à qq. en. avec force, et comme malgré nous. [ Avoir pour effet, pour résul-

ENT

tat, pour conséquence nécessaire, inévitable. (An-trê-né.)

ENTRAIT, s. m. Pièce principale ou poutre qui porte, dans une ferme de comble, les arbalétriers et le poinçon. (An-trè.)

ENTRANT, ANTE. adj. Insinuant, engageant. Fam. I Entrant, subst. m. Les entrants et les sortants. Les personnes qui entrent dans un lieu et celles qui en sortent. (An-tran.)

ENTR'APPELER (S'), v. réciproque.

S'appeler l'un l'autre. (San-tra-pe-lé.)

ENTRAVER, v. a. Mettre des entraves.

I Arrêter le mouvement, embarrasser la marche de qqn. (An-tra-vé.)

ENTR' AVERTIR (S'), v. réciproque.

S'avertir mutuellement, (San-tra-vër-tir.)

ENTRAVES, s. f. pi. {Trabs.) Ce qui sert à lier les jambes d'un cheval, soit pour l'empêcher de ^s'éloigner trop du lieu où on veut qu'il paisse, soit pour le dresser à l'atnble, etc. I Obstacles, empêchements. — S'emploie qqfs. au sing. (An-tra-ve.)

ENTRE, prép. de lieu. {Inter.) Au milieu ou à peu près au milieu de l'espace qui sépare des personnes ou des choses. | Se dit en parlant De ce qui est dans l'espace enfermé par deux extrémités qu'on désigne. | Fam., Être entre deux vins , Approcher de l'ivresse, être à moitié i\Te. j Dans, en. | Avec la prép. De. On l'a retiré d'entre ses mains. De ses mains, | S'applique Au temps, à la durée, dans des sens analogues aux deux premiers. | Se dit en parlant De ce qui participe de deux choses, qui tient de l'une et de l'autre. | S'emploie en parlant De deux ou de plusieurs personnes, de deux ou de plusieurs choses qui sont ou que l'on suppose dans une certaine relation. ( Ils s'aident erhtre eux , Ils s'aident mutuellement, | Entre nous, Que cela ne soit point redit à d'autres. I Parmi. | Entre autres, s'emploie Lorsqu'on veut désigner d'une façon particulière une personne ou une chose parmi d'autres personnes ou d'autres choses. | Cette prép. est une de celles qui servent à la composition de plusieurs noms et de plusieurs verbes. I Dans les verbes où cette prép. est accompagnée du pronom personnel, elle marque Une action réciproque ; S'entrenuire. \ Elle marque aussi, dansla compo sition de qqs. verbes , Une action dimi nutive ; Entrouvrir, Ouvrir à demi. (Antre.)

ENTRE-BÂILLER. v. a. Entr'ou^Ti^ légèrement. (An-tre-bâ-llé [11 m.].)

ENTRE-BAISER (S'), v. réciproque. Se baiser l'un l'autre. (San-tre-bë-ze.)

ENTRECHAT, s. m. Espèce de saut léger pendant lequel on croise rapidement les deux pieds à plusieurs reprises. (Antre-cha.)

ENTOE-CHOQUER (S'), v. réciproque. Se choquer l'un l'autre. | Se contredire avec ai

ENT

ipreiir, s'opposer l'un à l'autre pour se nuire. (San-tre-cnoc-é [c m.].)

ENTRE-COLONNE ou ENTRE-COLON- NEMENT. s. m. Espace qui est, qui doit être entre deux colonnes. (Ân-tre-co-lo-ne ; ou An-tre-co-Io-ne-man.)

ENTRE-CÔTE. s. m. Morceau de viande coupé entre deux côte» de bœuf. (An-trecô-te.)

ENTRECOUPER, v. a. Couper, interrompre en divers endroits , par divers endroits. | Pron., se dit Des chevaux et autres animaux qui se blessent en se frottant un pied contre l'autre quand ils marchent. On dit plus ordin. Se couper. (An-tre-cou-pé.)

ENTRE-CROISER (S'), v. réciproque.

Se croiser l'un l'autre. (San-tre-croua-zé.)

ENTRE-DÉTRUIRE (S'), v. réciproque.

Se détruire l'un l'autre. (San-tre-dé-trui-re.)

ENTRE-DÉCHIRER (S'), v. réciproque.

Se déchirer l'un l'autre. (San-tre-dé-chi-ré.)

ENTRE-DEUX. s. m. Partie qui est au milieu de deux choses avec lesquelles elle a relation ou contiguïté. | Entre-deux de morue, La partie d'une morue qui est entre la tête et la queue. | Adv. , Puit-il froid ? Entre-deux : Il ne fait ni chaud ni froid. (Antre-deû.)

ENTRE-DÉVORER (S'), v. réciproque. Se dévorer mutuellement. (An-tre-dé-vo-ré.)

ENTRE-DONNER (S'), v. réciproque. Se donner mutuellement qq. eh. (San-tre-do-né.)

ENTRÉE, s. f. {Intrare.) Lieu, endroit par où l'on entre. | L'ouverture de certaines choses. I L'action d'entrer. | L'entrée en scène d'un acteur, d'une actrice. | L'action d'entrer solennellement dans une ville. | La réception solennelle qu'on fait à un roi, à une reine, etc., lor qu'ils entrent en cérémonie dans une ville. | Première , seconde entrée. Divertissement exécuté par un certain nombre de danseurs , dans un ballet, dans un opéra. I Au plur., Le privilège d'entrer sans payer dans un spectacle. | Au sing.. Séance, droit de siéger dans une assemblée, d'y prendre part aux délibérations. 1 L'admission d'une personne en qq. endroit. | Occasion , ouverture. I Le début de qqn. dans le monde, dans une profession , etc. J Fig. , Commencement. j Dès l'entrée de table. Dès le commencement du repas. | Adv. , D'entrée , D'abord. (Vi.) ( Le droit qu'on paye pour les marchandises qui entrent dans une ville , etc. | Se dit de Certains mets qui se servent au commencement du repas , avec le bœuf. (An-trée.)

ENTREFAITES.'s. f. {Inter,facere.) S'emploie adv. : Sur ces entrefaites^ dans ces entrefaites. Pendant ce temps-là, pendant que les choses étaient dans cet état. Au sing. , Dans l' entrefaite. (An-tre-fèrte.)

ENTRE-FRAPPER (S'), v. réciproque.

Se frapper l'un l'autre. (San-tre-fra-pé.) ENTREGENT, s. m. {fnter, gens.) Ma-

ENT

nière adroite de se conduire dans le monde» dans la société. Fam. (An-tre-jan.)

ENTR'ÉGORGER (S'), v. réciproque.

S'égorger l'un l'autre. (San-tré-gor-jé.)

ENTRELACEMENT, s. m. État de plusieurs choses entrelacées les unes dans le» autres. (An-tre-la-se-man.)

ENIHELACER. v. a. Enlacer l'un dans l'autre. (An-tre-la-sé.)

ENTRELACS, s. m. Ornement composé de plusieurs mouhires ou chiffres p'il.tré» l'un dans l'autre. Foilàun entrelacs bienfait. Des entrelacs à jour. (An-tre-lâ.)

ENTRELARDER, v. a. Piquer de lard une viande. | Se dit, en parlant De certaines choses à manger, lorsqu'on y entremêle de certains ingrédients. | Fam., Entrelarder un discours de vers, etc., Y insérer des vers, et se dit en mauvaise part. | Adj., Viande entrelardée , Yiande mêlée de gras et de maigre. (An-tre-lar-dé. )

ENTRE-LIGNE, s. m. L'espace qui est entre deux lignes d'écriture. | Ce qui est écrit dans cet espace. ( An-tre-li-«e [ n m.].)

ENTRE-LUIRE. v. n. Luire à demi. On voyait la lune entre-luire à travers le feuillage des arbres. (An-tre-lui-re. )

ENTRE-MANGER (S'), v. réciproque.

Se manger l'un l'autre. (San-ire-man-jé.)

ENTREMÊLER, v. a. Mêler, insérer plusieurs choses parmi d'autres dont elles diffèrent plus ou moins. | Pron. et fam.. S'entremettre. (An-tre-mé-lé. )

ENTREMETS, s. m. Ce qui se sert sur table après le rôti , et avant le dessert. On servit à l'entremets , pour l'entremets , telle chose, ( An-tre-mè. )

ENTREMETTEUR, EUSE.s. Celui, celle qui s'entremet , qui s'emploie dans une affaire entre deux ou plusieurs personnes.

(An-tre-më-teur; eu-ze. )

ENTREMETTRE (S'), v. pron. S employer pour la réussite d'une chose qui in téresse une autre personne ou plusieurs autres. | S'entremettre d'une affaire. Se mêler d'une affaire, et entrer pour cela eu négociation avec ceux qu'elle regarde principalement. (San-tre-më-tre.)

ENTREMISE, s. f. Action d'une personne qui s'entremet, qui interpose ses offices, son crédit, son autorité, etc. | Se dit lorsqu'on parle De celui par l'intermédiaire duquel une chose se fait. (An-tre-mi-ze.)

ENTRE-NOEUD, s. m. L'espace compris entre deux nœuds ou deux articulations d'une tige. (An-tre-neû.)

ENTRE-NUIRE (S'), v. réciproque. Se nuire l'un à l'autre. (San-tre-nui-re.)

ENTREPAS. s. m. {Passas.) Allure d'un cheval , laquelle approche de l'amble. (Antre-pa.)

ENTRE-PERCER (S'), v. réciproque. Se percer l'un l'autre, (San-tre-për-sé.)

ENTRE-PONT. s. m. Intervalle, étagf 2 5

ENÏ

qui sépare deux ponts dans un vaisseau. (An-tre-pon.)

ENTREPOSER, v. a. {Interponere.) Déposer des marchandises dans un entrepôt. (An-tre-po-zé.)

ENTREPOSEUR, s. m. Celui qui est commis à la garde d'un entrepôt , à la garde de marchandises entreposées. | Celui qui est préposé à la garde et à la vente de certaines marchandises dont le gouvernement a le monopole. (An-tre-po-zeur.)

ENTREPÔT, s. m. {Interpositus.) Lieu où l'on met des marchandises en dépôt, et principalement celles qu'on se propose d'expédier plus loin, j Lieu où les marchandises peuvent rester déposées jusqu'à ce qu'on les exporte, ou qu'on en acquitte les droits. | Magasin où l'on vend qq. marchandise pour ie compte du gouvernement. (An-tre-pô.)

ENTRE-PO USSER (S'), v. réciproque.

Se pousser l'un l'autre. (San-tre-pou-sé.)

ENTREPRENANT, ANTE. adj. Hardi, qui se porte aisément à qq, entreprise, j Téméraire dans se» entreprises, ou Disposé à entreprendre sur le droit d' autrui. (An-trepre-nan.)

ENTREPRENT)RE. v. a. (Se conj. c.

Prendre.) Prendre la résolution de faire qq. ch. , et commencer à la mettre à exécution. j S'engager à faire ou à fournir qq. chose à certaines conditions, j Fam. , Entreprendre qqn. , Se mettre à le poursuivre, à le tourmenter, à le railler, f Embarrasser, rendre perclus, j Avec la prép. Sur, Empiéter. | Attenter à. I EirrB.£PRis, isk. adj. Emharrassé, perclus. (An-tre-pran-dre.)

ENTREPRENEUR, EUSE. s. Celui, celle qui entreprend à forfait qq. ouvrage considérable, comme des fortifications, le pavé d'une ville , etc. ; ou qq. grande fourniture , comme la fourniture des vivres d'une armée, etc. j Un maître ouvrier qui entreprend un édifice, i Celui qui forme par spéculation, seul ou avec d'autres , qq. grand établissement d'utilité publique. | Au fém. , Une femme qui entreprend qq. besogne , et qui emploie plusieurs ouvrières. ( An-tre-preneur; eu-ze.)

ENTREPRISE, s. f. Dessein formé, ce que l'on a entrepris, j L'action de faire ou de fournir qq. ch. à certaines conditions. | Se dit de Certains établissements d'utiUté publique formés par des spéculateurs, i Violence, action injuste par laquelle on entreprend sur le bien, sur les droits d'autrui , etc. (Antre-pri-ze.)

ENTRE-QUERELLER (S'), verb. vècï^r.

Se quereller l'un l'autre. (San-trec-e-rë-lé.)

ENTRER. V. n. {Intrare.) (Se conj. avec l'auxihaire Être.) Passer du dehors au dedans, j Entrer en scène , Arriver, venir sur la scène , pour y jouer son rôle. | Entrer à table. Se mellre à table pour commencer à dîner ou à souper. | Etre admis qq. part, ou être reçu

ENÏ

dans une compagnie, etc., pour en fuire partie. \ Entrer en prison. Être mis en prison. I Entrer dans ie monde, à la cour. Commencer à paraître dans le monde , à la cour. I Entrer en comparaison , Etre mis en comparaison. I Commencer à faire qq. ch. ; Être au commencement de qq. ch. ] Entrer en matière, Commencer à traiter le sujet, la matière dont il s'agit. | Se dit Des choses qu'on met, qu'on place, qui se mettent, s'engagent, etc., dans qq. autre, j Pénétrer dans (\ç{. ch. | Cela entre dans ses vues , se dit De ce qui s'accorde avec les vues de qqn. | Entrer dans les secrets, dans les peines , etc. , de qqn. , Avoir part aux secrets , de qqn. , prendre part à ses peines , etc. | Tenir , être contenu dans qq. ch. | Être employé dans la composition ou à la confection d'une chose. I Se dit, au sens moral. De ce qui se mêle, contribue, ou concourt à qq. ch.

(An-tré.)

ENTRE-RÉPONDRE (S'), v. réciproque.

Se répondre l'un à l'autre. (San-tre — .)

ENTRE-SECOURIR (S'), v. réciproque.

Se secourir mutuellement, (San-tre — .)

ENTRE-SOL. s. m. Toat logement pris sur la hauteur d'un étage; Un logement pratiqué entre le rez-de-chaussée et le premier étage. (An-tre-sol.)

ENTRE-SUIVRE (S*), v. réciproque. Aller de suite l'un après l'autre. (San-tre-suivTe.)

ENTRETAILLE. s. f. Taille légère qu'on glisse entre des tailles plus fortes , pour donner de l'effet à certaines parties. (An-tre-ta- 11e [Il m.].)

ENTRE-TAILLER (S'), v. pron. Se dit D'un cheval qui se heurte les jambes l'une contre l'autre en marchant, et qui s'entrecoupe, (San-tre-ta-Ué [11 m.].)

ENTRETAILLURE. s. f. Blessure que se fait lui-même un cheval qui s'entre-taille. (An-tre-ta-llu-re [11 m.].)

ENTRE-TEMPS, s. m. Intervalle de temps qui s'écoule entre deux actions. (An-tretan.)

ENTRETÈNEMENT. s. m. Subsi.<*tance , ce qu'on donne à qqn. pour vivre , s'habiller, etc.; ou L'action d'entretenir une chose, de la tenir en bon état. (Vi.) : on dit Entretien. (An-tre-tè-ne-man.)

ENTRETENIR, v. a. {Tenere.) Arrêter et tenir ensemble les diverses parties d'un tout. iPron., Se tenir, s'assujettir réciproquement. I Tenir en bon état. | Faire qu'une chose, une personne subsiste, continue d'être dans un certain état. | Pron., Se conserver. [ Fournir les choses nécessaiies à la subsistance. I S'entretenir du jeu, Y gagner de quoi s'entretenir. | S'entretenir de chimères, S'en repaître. | Parler à qqn., tenir qq. discours à qqn. | Pron., Converser, parler avec qqn., parler ensemble. | S'entretenir de Dieu, Parier de Dieu. S'en^etenir avec Dieu , Peo-

mu

ser Dieu, méditer la parole de Dieu, j E.\ TRETENu, T7K. part, et adj., sc dit D'unhomuK; au service de l'État, qui reçoit une paye sans faire un service actif, j T. de blas. Se dit Des clefs et autres choses pareilles, liées ensemble par leurs anneaux. (An-trete-nir.)

ENTRETIEN, s. m. Ce qui est nécessaire pour la subsistance et les autres besoins de la vie. ( Ce qui est nécessaire à l'habillement. I Le soin qu'on prend de maintenir une chose en état, et La dépense que ce soin exige. ( Conversation; les discours que l'on tient, les paroles que l'on dit dans une conversation. I Faire l'entretien du public , se dit D'une personne ou d'une chose dont tout le monde parle. | Entretiens spirituels, Discours de piélié que les ecclésiastiques font dans certaines assemblées (An-tretim.)

ENTRETOILE, s. f. ( Tela. ) Espèce à^ réseau ou de dentelle qu'on met entre deux bandes de toile pour servir d'ornement.

(An-tre-toua-le.)

ENTRETOISE. s. f. Pièce de bois ou ioarre de fer qui se met entre d'autres pour les soutenir, pour les lier ensemble. (Antre-toua-ze, )

ENTîlKYOIB.. V. a. (Se conj. c. Voir.

Voir imparfaitement , ou en passant, j Se dit Des vues de l'espril. \ Prévoir confusément ce qui doit arriver. | Pron., Avoir une entrevue. I Se rendre visite. (Vi.) An-trevouar. )

ENTREVOUS. s. m. Intervalle d'une solive à l'autre dans un plancher. | Se dit Des espaces garnis de plâtre qui sont entre les poteaux d'une cloison. (Au-tre-vou. )

ENTREVUE, s, f. Visite , rencontre concertée entre deux ou plusieurs personnes pour se voii-, pour parler d'affaires. (An-trevue.)

ENTR'OUÏR. V. a. Ouïr imparfaitement.

Tentr'ouissa voix. J' ai entr'' oui quelque chose de ce que vous me dites là. Ewtr'oui, ouVj- , part. ( An-trou-ir. )

ENTR'OUVERTURK s. f. Incommodité d'un cheval entr' ouvert. (An-trou-vër-tu-re.)

ENTR'OUVRIR. v. a. Ouvrir à demi, ouvrir un peu. | Ehtr'ouvkrt, xktk. part. Cheval entr' ouvert. Cheval qui a fait qq. «îffort , et qui s'est écarté les jambes de derrière par un mouvement si violent , qu'il lui ^n reste une grande incommodité. (AÎi-trouvrir.)

ENTUBJE. s. f. {Ensitum.) L'endroit où l'on place une ente, une greffe. | Se dit De petites pièces de bois qui en traversent une grosse pour former des échelons des deux côtés, comme dans les roues des carrières. ( An-tu-re. )

ÉNUMÉRATETJR, s. m. Celui qui fait une éuumération.

f.NV

ENDMlulATlF, iVE. adj. Qui enumere, qui contient une énuméraliou.

ÉNUMÉRATION. s. f. (-Ê«M/nt'ra//<?.) Dénombrement de choses. ( — ra-sion.)

ÉNUMÉRER. v. a. {Enumerare.) Dénombrer.

ENVAHIR. V. a. {Invadvr,.) Usurper, prendre par force, par violence, ou par fraude, injustement. (An-va-ir.)

ENVAHISSEMENT, s. m. Action d'en-»

vahir. (An-va-i-se-man.)

ENVAHISSEUR, s. m. Celui qui envahit.

( An-va-i-seur. )

ENVELOPPE, s. f. ( Vélum.) Ce qui sert à envelopper, | Ecrire sous l'enveloppe de qqn., Mettre sous l'adresse de qqn. des lettres qui sont pour un autre. | Ouvrage qui pn convre , qui en défend un autre. | Se dit De la chose dont une autre est enveloppée. | Apparence , forme extérieure. ( An-ve-lo-pe. )

ENVELOPPER, v. a. Mettre autour de qq. ch., une étoffe, un linge, etc., qui couvre , qui environoe de tous côtés. Environner, entourer, j Envelopper qqn. dans une accusation, etc., Le comprendre avec d'autres dans une accusation. [ Cacher, déguiser. | Enveloppé, ke. part. Discours enveloppé.

Discours où, par circonspection, on donne plus à entendre qu'on ne dit. Raisonnement enveloppé. Raisonnement obscur, embarrassé. ( An-ve-lo-pé. )

ENVENIMER, v. a. ( Venenum. ) Infecter de venin, communiquer une qualité venimeuse. 1 Envenimer la bouche , Y causer des élevures. | Fig. , Envenimer un discours , un fait. Les rapporter d'une manière odieuse. I Envenimer l'esprit de qqn. y L'aigrir, l'irriter. ( An-ve-ni-mé. )

ENVERGER. v. a. ( Virga. ) Garnir de petites branches d'osier. ( An-vër-jé. )

ENVERGUER. v. a. Attacher les voiles aux vergues. (An-vcrg-é [ g m. ]. )

ENVERGURK s. f. La longueur des vergues d'un bâtmient. J L'envergure d'une 'voile. Sa largeur dans le haut. | L'étendue qu'il y a entre les deux extrémités des ailes déployées d'un oiseau. ( An-vër-gu-re [g m.].)

ENVERS, prép. ( Inversas. ) À l'égard de. ( An-vèr. )

ENVERS, s. m. (Inversas.) Dans une étoffe. Le côté qui ne doit pas être exposé à a vue, et, dans un ouvrage de toile, Le coté de la couture. | Étojfe à deux envers. Sans envers. | Al'envers. loc. adv. Metti'e un manteau à l'envers , signifie , Mettre un manteau du mauvais côté de l'étofîe ; Mettre une chemise à f envers, La mettre de manière que le côté des coutures soit en dehors. j Fam., Ses affaires sont à l'envers , Ses aflaires vont mÂl.

ENVI (À L':). loc adv. et prép. {Invidia.) Avec émulation. ( A-lan-vi. )

ENVIE, s. f. {Invidia.) Chagrin qu'on ressent du bonheur, des succès, des avan-

ENV

tages d'autrui. | Paire envie, Donner de l'enide, exciter l'envie. | Porter envie à qqn., Souhaiter un bonheur, un avantage pareil au sien , sans être fâché qu'il en jouisse. | Désir, volonté. | Besoin ^ue l'on a le désir de satisfaire, ou disposition à qq. ch. | Se dit Des marques que les enfants apportent qqfs. en naissant, et qu'on suppose être une suite des impressions reçues par leurs mères pendant qu'elles étaient grosses. | Se dit De certains petits filets qui se détachent de la peau autour des ongles, qqfs. avec douleur. ( An-vie. )

ENYIEILLIR. v. a. Faire paraître vieux.

On dit Vieillir. | EKVtErLLi , ie. adj. Erreurs , habitudes envieillies. On dit plus ordin. Invétéré. \ Se dit D'une personne qui a un vice, un défaut invétéré. On dit plus ordin. Endurci. ( An-^ié-lli [ 11 m.]. )

ENVIER. V. a. ( Invidere. ) Être attristé des avantages d'autrui. | Souhaiter pour soimême un bonheur, un avantage pareil à celui qu'un autre possède, mais sans être fâché qu'il en jouisse, j Désirer. ( An->i-é. )

ENVIEUX, EUSE. adj. et subst. {Invidiosus.) Qui a de l'envie, qui est sujet à l'envie. |Se dit en mauvaise part. ( Anvieu ; ze. )

ENVINÉ, ÉE. adj. Se dit D'un vase qui a pris l'odeur du vin. ( An-vi-né. )

ENVIRON, adv. À peu près ; un peu plus, un peu moins. ( An-vi-ron. )

ENVIRONNER, v. a. Mettre une chose autour d'une autre, entoiu-er, enfermer. | Être ou se mettre autour de qqn. , de qq. ch. ( An-vi-ro-né. )

ENVIRONS, s. m. pi. Lieux d'alentour.

( An-vi-ron. )

ENVISAGER, v. a. Regarder une personne au visage. | Considérer une chose en esprit , examiner. ( An-vi-za-jé. )

ENVOI, s. m. Action par laquelle on envoie. I La chose même qui est envoyée. | Se dit De qqs. vers mis à la suite d'une pièce de poésie, pour l'adresser, pour en faire hommage à qqn. ( An -voua. )

ENVOILER (S'). V. pron. Se dit Du fer. Je l'acier qui se courbe lorsqu'on le trempe. ( San-voua-lé. )

ENVOISINÉ , ÉE. adj. Qui a des voisins. Fam. ( An-voua-zi-né. )

ENVOLER (S'), v. pron. Prendre son vol , s'enfuir en volant. | Se dit Des choses légères que le vent emporte. | Eicvolke (s') ; Le temps s'envole, l'occasion s'envole, .Le temps , l'occasion passe rapidement. ( Sanvo-le. )

ENVOÛTER. V. a. Faire un prétendu maléfice, qui consiste à piquer, déchirer, brûler une image de cire, en prononçant certaines paroles ou en faisant certaines cérémonies dans la persuasion que la personne représentée par cette image souffrira les mômes maux. (An-vou-té.)

ÉPA

ENVOYER. V. a. ( ria. ) {J'erii-oie; nom envoyons , ils envoient. J'envoyais j nous envoyions, vous envoyiez. J'enverrai. J'enverrais. Que j'envoie y que voiu envoyiez.) Donner ordre ou faire en sorte qu'une personne aille^ ou qu'une chose soit portée en un certain lieu. I Absol. , Envoyer chez qqn, , Envoyer savoir de ses nouvelles. [ FiCtu. , Envoyer dans l'autre monde. Faire mourir, j Se dit en parlant De toutes les choses qui nous %ienBffent ou qui sont supposées nou* venir du ciel, de la Divinité, du destin, etc. j Pousser, jeter. [ EirvoYÉ. subst. m. Un ministre envoyé par un prince souverain ou par une république auprès d'un autre prince ou d'une autre république. S. f. Envoyée , La femme d'un envové. (An-voua-ié. )

ÉOLIEN, ENNE. adj. (Molius.) Le dialecte éolien, ou, subst., L'éoUen , Celui des cinq dialectes grecs qui était parlé dans l'ancienne Éolie. | Harpe. éoUenne, Instrument à cordes monté de manière qu'il rend des sons harmonieux lorsqu'on le suspend et que le vent vient à le frapper. ( E-o-li-in ; ë-ne. )

ÉOLIPTLE. s. m. ( Jùolipyla. ) Boule de métal creuse qui, étant en partie remplie d'eau et chauffée, produit un jet continu de vapeur par un bec recourbé adapté à un point de sa surface. ( É-o-li-pi-le. )

ÉOLIQUE. adj. des a g. {..Eolicus. ) Se dit qqfs. Du dialecte et du mode éoliens. ( É-o-lic-e. )

ÉPACTE. s. f. ( Epactce. ) Le nombre qui , pour chaque année , exprime l'âge de la lune au moment où l'année précédente a fini.

ÉPAGNEUL, EULE, s. Chien à long poil , dont la race vient d'Espagne. ( É-paneul [ n m. ]. )

ÉPAIS, AISSE. adj. (S^issus.) Se dit D'un corps soUde considéré par rapport à son épaisseiu". | Se dit par opposition à Mince. | Se dit De certaines choses fluides, gazeuses , etc. , considérées par rapport à leur consistance ou à leur densité. | ^ir épais. Air grossier. | Par analogie, Ignorance épaisse , Ignorance profonde. | Se dit D'une réunion , d'un amas de certaines choses qui sont fort près les unes des autres. | Subst. m. Épaisseur. | Adv. // a neigé épais de trois doigts. *(É-pè ; se.)

ÉPAISSEUR, s. f. L'une des trois dimensions de la matière étendue , qui , avec la longueur et la largeiu" , en complète la définition. I L'épaisseur d'un bols , d'une foret. L'endroit où les arbres sont le plus près le» uns des autres. { La qualité de œ qui est épais, dense. (É-pè-seur.)

ÉPAISSIR. V. a. Rendre épais, plus épai». I Pron., Devenir épais, plus épais. | Sa langue s'épaissit. Sa langue s'embarrasse. | Fam., Son esprit s' épaissit Utus les jours. Son espril

ÊPA

devient tous les jours plus pesant, plus obtus. |Y. n. S'épaissir. (É-pè-sir.)

ÉPAISSISSEMENT. s. m. AcUon d'épaissir, de s'épaissir; ou L'état de ce qui est épaiisi. (É-pè-si-6e-man.)

ÉPA31PREMENT. s. m. Action d'épamprer la \igne. (É-pan-pre-man.)

ÉPAMPRER. V. a. Ôter de la vigne les pampres, les feuilles inutiles qui empêchent le raisin de mûrir. (É-pan-pré.)

ÉPaNCHEMENT. s. m. Effusion. L'écoulement, lextravasation plus ou moins considérable de qq. humeur dans une partie du corps qui n'est pas destinée à la contenir. ( É-pan-che-man. )

EPA>XHER. V. a. {Expandere.) Verser doucement, répandre en inclinant le vase. | Épancher sa bile, Exhaler sa colère, sa mauvaise humeur. | Épancher son cœur, L'ou\Tir avec sincérité, avec tendresse, avec confiance , etc. I Pron. Se dit Du sang, d'une humeur qui s'extravase. | Se dit en parlant Des épanchements du cœur, de l'àme.

ÉPA>'DRE. v. a. {Ejcpandere,) (Se conj.

c. Rendre. ) Jeter çà et là en plusieurs endroits, éparpiller. | S'étendre.

ÉPA^ORTHOSE, s. f. ( Epanorthôsis , gr. ) Figure de rhétorique, par laqueDe on feint de rétracter ce qu'on avait dit , comme trop faible, et Ton ajoute qq. ci. de plus fort. ( — nor-to-ze.)

ÉPANOUIR (S'). V. pron. Se dit Des fleurs qui déploient leurs feuilles et qui sortent du bouton, l'y .&, Epanouir la rate. Fam.. Rejouir, faire rire. | Son visage, son front s'épanouit, Son visage se déride , devient serein.

EPA>'0UISSEME>-T. s. m. Action de s'épanouir, j Epanouis s émeut de cœur , L'effet qu'une vive joie cause à une personne dont le cœur était serré, affligé. (E-pa-noui-se-man.)

ÉPARCET. s. m. V. Esparcette,

ÉPARER (S'}. V. pron. Se dit D'un cheval qui détache des ruades.

ÉPARG>*ANT, AME. adj. Qui use d'épargne, qui est fort ménager. (É-par-/2an [n m.].)

EPAUGN'E. s. f. Economie dans la dépense, j La chose même qu'on a épargnée , économisée. | Se disait absol. De ce qu'on appelle aujourd'hui le Trésor roral. j En parlant Du temps, se dit de toute chose qu'on ménage. (É-par-/îe [n m.].)

ÉPARGNER. V. a. User d'épargne dans la dépense; et, en général, Ménager qq. ch. que ce soit, ne l'employer qu'avec réserve. | Epargner qq. ch. à qqn. , L'en dispenser, ou l'en préserver; ne pas le lui laisser éprouver, ne pas le lui faire subir. | Épargner qqn. Ne pas le traiter aussi mal qu'on serait en droit de le faire, — Faire grâce à qqn. | Ae m'épargnez pas , Employez-moi aussi souvent qu'il vous plaira. | N'épargner personne, Médire de tout le monde. I Ménager qq. ch.

EPA

dans la matière que l'on travaille, et faire en sorte qu'on en tire qq. embellissement qui n'en soit pas détaché, ou qui IdiSe même uae pièce utile. | Employer le blanc du papier ou de l'ivoire pour produire, sans crayon ni peinture, les lumières des chairs.jPron., Ménager ses soins , ses pas, son crédit. | User de ménagement l'un envers l'autre. (É-par-/?é[n m.].} ÉPARPILLEMENT. s. m. Action d'éparpiller, ou L'état de ce qui est éparpillé. (E-par-pi-lle-man [11 m.].)

EPARPILLER. V. a. Disperser çà et là. Se dit en parlant Des choses légères, minces, etc., et qui sont en petite quantité. | Éparpiller ses p-oupes , Les distribuer en petits corps. I Eparpiller son argent , L'employer en dépenses frivoles et multipliées. (E-par pi-llé [11 m.].)

ÉPARS , ARSE. adj. ( Sparsus. ) Épandu çà et là en divers endroits. | Avoir les cheveux eoarj. Avoir les cheveux flottants et en désorare. (É-par."!

ÉPARTIN ou ÉPERTUN'. s. m. Tumeur dure, bosse qui vient aux jarrets d'un cheval, et qui lui fait lever la jambe plus haut qu'il ne ferait sans cela. (É-par-\-in ou É-përvin.)

ÉPATER. V, a. Se dit en parlant D'un verre dont on rompt le pied. | Épaté, ée. adj. Nez épate., Nez gros, large et court. ÉPAL'LARD. s. m. Nom d'un grand mammifère marin qui a la forme d'un dauphin, mais qui est beaucoup plus gros. On le nomme aussi Orque, (É-pô-lar.)

ÉPAULE, s. f. {Spalla.) Partie du corps qui est au-dessous du chignon du cou, et qui se joint au bras dans l'homme, et à la jambe de devant dans les quadrupèdes. | Hausser les épaules, lever les épaules, Témoigner en haussant les épaules qu'une chose déplaît, qu'elle choque, et plus souvent qu'elle n'uispire que du mépris. | Fam., Regarder qon. par-dessus P épaule, Le regarder avec mépris, j Faire qq. ch. par-dessus l'épaule , Ne point le faire du tout. | Fam., Je porte cet homme sur mes épaules , Cet homme me pèse. | Fam., Donner un coup d'épaule , Aider à qq. ch. , venir au secours de qqn. j L'épaule d'un bastion , La partie saillante que forme la réunion des pans nommés fane et face. On dit aussi L'angle d'épaule. (É-pô-le.)

ÉPAULÉE, s. f. Effort qu'on fait de l'épaule pour pousser qq. ch. | Fam., Faire une chose par épaulées, La faire à diverses reprises et négligemment. | Le quartier de devant du mouton , dont on a retranché l'épaule. (É-pô-lée.)

ÉPAULEMENT. s. m. Espèce de rempart fait de fascines, de terre, etc., qui sert principalement pour garantir du feu de l'ennemi une troupe ou une batterie. (É-pô-leman.)

ÉPALTER. V. a, Rompre l'épaule, ou di-

Sqo

ÉPE

mettre, disloquer l'épaule. Se dit en parlant Des quadrupèdes, j Fam., Assister, aider, j Épauler des troupes. Les mettre à couvert du canon par un épaulement. | Épaulé, ék. part. I Pop., C'est une bête épaulée, se dit D'une fille qui s'est déshonorée. | Une bête épaulée. Une personne qui est absolument sans esprit, sans capacité. (É-pô-lé.)

ÉPAULETTE. s. f. ( Spalla. ) Bande de toUe , d'étoffe, cousue, attachée sur la partie du vêtement qui courre le dessus de l'épaule. I Cette bande de galon que les militaires portent sur chaque épaule , et qui est ordin. garnie à son extrémité d'une touffe de filets pendants. | Se dit Des épaulettes d'officier. ( É-pô-lë-te. )

ÉPAVE, adj. des a g. {Expavure. ) Se dit Des choses égarées et dont on ne connaît point le maître, le propriétaire, mais principalement Des chevaux, vaches, et autres bestiaux. | Subst. f. Épaves maritimes. Les objets naufragés que la mer nejette sur ses bords. I Droit d'épave , Droit de s'approprier les choses épaves.

ÉPEAUTRE. s. m. Sorte de blé dont le grain est petit et plus brun que celui du froment ordinaire. ( É-pô-tre. )

ÉPÉE. s. f. ( Spada , it. ) Arme offensive et défensive que l'on porte à son côté. I Fam., Emporter une chose à la pointe de îépée , L'emporter avec de grands efforts. | Cest une bonne épée , C'est un homme qui manie bien Vê^èe,.\Épée flamboyante, Épée dont la lame est tres-brillante, et semble jeter des flammes. I Absol., L'état des gens de guerre, l'état militaire. I Absol. , Le courage, la valeur, ou La force des armes.

ÉPELER. v. a. {Appellare.) Nommer les lettres qui composent un mot , et en former des syllabes en les assemblant l'une avec l'autre.

ÉPELLATION. s, f. Action d'épeler, l'art d'épeler. ( É-pël-la-sion. )

EPENTHÈSE. s. f. {Epenthesis.) Addition, insertion d'une lettre, ou même d'une syllabe , au milieu d'un mot. ( É-pan-tè-ze. )

ÉPENTHÉTIQUE. adj. des a g. Qui est ajouté par épenthèse. ( É-pan-té-tic-e. )

ÉPERDU, UE. adj. ( Perditus. ) Qui est fort agité , qui a l'esprit comme troublé par la crainte ou par qq. autre passion. ( É-përduO

ÉPERDUMENT. adv. Violemment, d'une manière éperdue. ( É-për-du-man. )

ÉPERLAN. s. m. {Eperlanus.) Petit poisson de mer, qur a des couleurs nacrées fort brillantes , et qui répand une odeur de violette. ( É-për-lan. )

ÉPERON, s. m. {Sperone, it. ) Petite branche de fer ou d'autre métal, qui s'adapte aux talons , et à l'extrémité de laquelle joue une espèce d'étoile appelée Molette, dont les pointes servent à piquer le cheval afin qu'il aille plus vite. | Gagner ses éperons ,

Faire ses premières armes avec distinction. I Fam., Cet homme a besoin d'éperon. Il faut le presser, l'exciter. | L'ergot que certains animaux, tels qne les coqs , ont derrière la jambe vers le bas , et que les chiens ont dernière la jambe de devant. | Cette partie de la proue d'un bâtiment qui se termine en pointe et qui a plus ou moins de saillie en avant. ( Sorte de fortification en angle saillant. | Tout ouvrage en pointe qui sert à rompre le cours de l'eau, devant les piles des ponts, ou sur les bords des rivières. | Se dit De certains ouvrages de maçonnerie terminés en pointe , faits en dehors d'un bâtiment ou d'une muraille, pour les soutenir. | Une pointe , un prolongement en cornet, que l'on remarque à la base du calice , de la corolle ou des pétales de certaines fleurs. I Se dit Des branches qui sont coiu-tes, droites, regardant l'horizon , et qui sont placées en forme d'éperon. | Se dit, fam.. De certaines rides qui se forment au coin de l'œil des personnes qui vieillisent.

ÉPERONNÉ , ÉE. adj. Qui a des éperons au talon. | Se dit Des coqs et des chiens. | Se dit D'une corolle, d'un calice, d'un pétale qui se termine en éperon. | Fam. , Avoir les yeux éperonnés, ou Être éperonné , Avoir des rides au coin de l'oeil. (E-pe-ro-né.)

ÉPERONNIER. s. m. Artisan qui fait ou qui vend des éperons , des mors , des étriers , etc. I Bel oiseau de la Chine , dont le mâle porte à chaque pied deux ergots ou éperons. ( É-pe-ro-nié. )

ÉPERVIER. s. m. ( Sperber, ail. ) Oiseau de proie , dont on se sert dans la fauconnerie. I Sorte de filet à prendre du poisson. ( É-për-vié. )

ÉPERVIÈRE. s. f. T. de botan. Genre de plantes à fleurs composées , dont il existe un très-grand nombre d'espèces. ( É-përviè-re. )

ÉPERVTN. s. m. V. Épauvik.

ÉPHÉLIDE. s. f. (Ephelis.) Se dit Des taches de rousseur, et de qqs. autres , qui viennent sur la peau. ( É-fé-U-de. )

ÉPHÉMÈRE, adj. des 2 g. ( Ephemerus. ) Qui ne dure , qui ne vit qu'un jour. ) Se dit De tout ce qui n'a qu'une très-courte durée. I Subst. m. Se dit De certains insectes névroptères qui ne vivent guère qu'un jour. ( É-fé-mè-re. )

ÉPHÉMÉRIDES. s. f. pi. (Ephemerides.) Tables astronomiques par lesquelles on détennine, pour chaque jour, le lieu de chaque planète dans le zodiaque. | Se dit De livres ou de simples notices qui indiquent les événements arrivés, le même jour de l'année, à différentes époques. ( É-fé-mé-ri-de. )

ÉPHOD. s. m. {Ephod.) Espèce de ceinture à l'usage des prêtres hébreux. ( É-fod. )

ÉPHORES. s. m. pi. (Ephori.) Magistrat»

lacédémoniens établis pour contre-balancer l'autorité des rois et du sénat ( É-fo-re.)

ÉPL s. m. (Spica.) Partie du blé, du fro-

ÉPI

ment et de plusieurs autres pîantes graminées , qui est placée au soramet de la ti^e , et formée par la réunioa des graines. La réunion des fleurs qui doivent donner lei graines. I FUurs en enï , se dit De fleurs attachées . rangées le Ion» d'un a.\e commun, a l'eAtremite de la tige, ) Épi d'eau , Nom vulgaire d'une plante qui croit danN le* étangs et les marais, et dont les fleurs sont en épi. Sorte dft bandage dont lei tours représentent en qq. manière un épi d'orge. On le nomme aussi Spu-a. ] Se dit De différentes choses qui ont de la resiemblance avec un épi.

ÉPIALE. adj. {Epialos , gr. ; >"om donn par le.N ancieas à une fièvre continue dans laquelle on sent, avec une chaleur répandue par tout ie corps, des frisions vaguer et irréguhers.

ÉPICE. s. f. {Species.] Toute drogue aromatique, chaude et piquante, dont on se sert pour assaisonner des viandes. Au plur.. se dis.ait Des dragées et dei confi'.ures. Ce qui était dû aux juges pour le jugement d'un procès par écrit. E-pi-sc. ]

ÉPICENE, adj. des 2 g. ( Evicoenus. ) Se dit Des noms qiu désignent indiileremment l'un ou l'autre sexe . le mile ou la femelle. ( É-pi-s-è-ne. )

EPICER. V. a. Ass.ai5onner avec dei épices. ( É-pi-sé. )

ÉPICERIE- s, f. collectif, qui ooT:]p>-Hr,i non -seulement Toutes sortes d'epice>, coc:..la cannelle, le poivre, etc. . mais <- li^.- sucre, le café, et toutes les - ^ ■ rce-

dicinales qui viennent des t -:;aes.

( E-pi-se-rie. )

ÉPICHÉRÈ.ME. s. m. 'Epicherema.) Syllogisme dans lequel chacune des prémisses est accompagnée de sa preuve. ' É-pic-é-reme l'c m \)

ÉPICJEE.. 1ÈRE, s. Celui . celle qui vend des épiceries. ' E-pi-sié, )

ÉPlCR-iVE. s. m. L'ensemble des parties qui environnent le crâne.

t:PICrîUE>'. 5. m. Un sectateur d' Épicure. Un voluptueux , un homme qui ne songe qu'à son plaisir. Au iëm.. Epicurienne . JAdj., La. morale épicurienne, .^-pi-cu-ri-in [c m.].)

ÉPICLTOSME. s. m. Doctrine . morale .

manière de vivre d'Épicure et oes épicuriens, ["c m.j

EPICTCLE. s. m. {Epicrclus.) Petit cercle Lmagioé par les anciens astronomes, et dont le centre est darts un point de la circonférence d'un plus grand cercle. ( É-pi-sicle,)

ÉPICTCLOÎDE. s. f. [Epi, kukios , eidos, gr.) Courbe engendrée par ia révolution d un point de la circonférence d'un cercle qui roule sur la partie concave ou convexe d'un autre cercle. E-pi-si-clo-i-de.)

ÉPIDÉMIE- s. f. ( Epidemus. ) Maladie

WT

qn st'anue, en mêm«- lonpsetdans lemcoie lieu , un rrand nombre de personne?.

ÉPIDESiIQLT. adj. de* 2 g. gui tient de l'epidemie. ' — mjc-e.

EFIDERME. s. m. 'Epid^rmis , gr.) Surpeau, la première peau de i homme ou ce l'animal , et la plus mince, i Se dit De oelîe p*-!!icule mince et transparente qui forcie l'enveloppe extérieure des plantes herbacées et des jeunes rameaux. ( É-pi-der-me. ;

EPIER, V. n. ZVIonter en épi. , E?rÉ. Ér. adj. , Une queue de chien epiee , Dont îes poils s'écartent comme les barbes d'un épt de blé. Un chien epie^ Qiii a, au nûlieu du front , du poil plus grand qu'ailleurs.

ÉPIEJL V. ?i'. Spia-e, it,) Observer secrètement et adroitement les actions, les discours de qqn.. ou ce qj se passe en qq. lieu. Ém-ir C occasion, etc. Se tenu" prêt a la saisir.

ÉPIEJUIER. V. a. Ôter les pierres d'c-j jardin . d'un champ , etc. ' E-p:e-ré. \

ÉPIEU. s. m. 'Palus:. Sorte d'arm'e à fe.p;-/. e: p-v"*.u . c':--:t on se >-erl plu-; ordin. ■.

EPIGaSTRE.' s. m. 'Evlgcjtrion , gr.) lux partie movenne et supérieure de l'abdomen,

EPTGAiTRIQLE. adj. des 2 g. Qui appartient a l'episastre. ( — tric-e.

EPIGLOriÉ. s. f. 'jÇr/5-;o.=tif.^ Cartilage de forme ovale . place a la partie supérieure du larvnx . dernere la base de la langue , et spécialement destine a recouvrir exactement 'a îlotte au moment de la deglutitioru (É-

pl-i(0-te. ;

ÉPIGRAMZVÎATIQUE. adj. des 3 g. {Epi-

gram'' cncus. Qm appartient à répiîramme, qui tient de l'epigramme, ;^ E-pi-çra-niatic-e. ]

ÉPIGR AMMAT1STE,. s. m. Celui qiai fait, qui compose des epi^ammes. (É-pi-^rra-ma- :is-:e. ;

EPIGR-ANLME. s. f. [Epi^cmma.\ Petite pièce de poésie qui se termine ordin, ; -.: •^-: trait piquant ou par un bon mot. '^zi :::;;. uu trait qui exprune une critique vr,c . uJDc raillerie mordante. ^ E-pi-gra-me. )

EPIGRAPHE, s. f. Ep'^r^y^''^ > F-; '^ scription qu'on met sur un bâtiment pour en marquer l'usage, pour indiquer le temps de sa construction, etc. yi:, On dit Inscription.: Une courte sentence, une courte atadon qu'on met en tête d'un livre, d'un cha pitre . etc. , pour en indiquer l'objet en l'esprit. [ É-pi-gra-fe. )

EPELATOniE. adj, des 2 g. Qui sert a épiler. ( É-pi-la-touâ-re. )

ÉPILEPSIE. s, f. 'Epilepsia.) Mal caduc , haut mai ; afîéction nerveuse caractérisée per des attaques , ordin. de courte durée . dans lesquelles le malade tombe sans connaissance:, et éprouve des convubions violentes, accom paînets de coma. [ E-pi-lep-sie. )

ÉPILEPTIQUE. adj. des 2 g. ' Eplleptic:.j. Qui appartient à l'epilepsie. , Sujrt S

ÉPI

l'épilepsie , attaqué d'épilepsie. | Subst. , se dit Des personnes. ( É-pi-lëp-tic-e. )

ÉPILER. v. a. (Depilare.) Arracher le poil , ou le faire toaiber au moyen de qq. topique.

ÉPILLET. s. m. (Spica.) Chacun des petits assemblages de fleurs dont la réunion forme l'épi ou la panicule d'une graminée. ( É-pi-Uë [Il m.].)

ÉPILOGUE, s. m. {Epîlogus.) La dernière partie ou la conclusion d'un poëme, d'un discours , etc. ( É-pi-log-e. )

ÉPILOGUER. y. n. Censurer, trouver à redire. |V. a. Épiloguer les actions d' autrui. Fam. ( É-pi-Iog-é [g m.].)

ÉPILOGUEUR. s. m. Celui qui aime à épiloguer. Fam. ( É-pi-log-eur [g m.].)

ÉPINARD. s. m. qui ne s'emploie guère qu'au pluriel. ( Spinarium. ) Sorte d'herbage que l'on mange ordin. cuit. | Frange , etc. , à graine d'épinards ^ Dont les filets ressemblent à un assemblage de graines d'épinards. ( É-pi-nar. )

ÉPINE, s. f. ( Spina. ) Espèce d'arbre ou d'arbrisseau dont les branches ont des piquants. I Fam. , Être sur des épines , Être dans de grandes inquiétudes et dans de grandes impatiences. | Marcher sur des épines. Se trouver dans une conjoncture difficile. | L'épine du dos , La suite de vertèbres qui règne le long du dos de l'homme et de plusieurs animaux. | Se dit Des piquants qui viennent à l'épine et à qqs. autres arbres , et à qqs. arbustes. | Épine au pied. Sujet de perplexité, d'embarras.] Au plur. , Difficultés, choses qui donnent beaucoup de peine, qui soût désagréables, fâcheuses.

ÉPINES, s. f. pi. {Spina.) Cuivre hérissé de pointes , qui reste après l'opération du ressuage et de la liquation. ( É-pi-ne. )

ÉPINETTE. s. f. {Spinetta, it.) Instrument àe musique à clavier et à cordes de fil d'archal, plus petit qu'un clavecin. (É-pi-në-te.)

ÉPINEUX , EUSE. adj. ( Spinosus. ) Qui a des épines , des piquants. | Se dit Des choses qui sont pleines de difficultés, de contrariétés , etc. , qui donnent beaucoup de peine. | Qui fait des difficultés sur tout. (É-pineu; ze. )

ÉPINE-VINETTE. s. f. Espèce d'arbrisseau qui a des piquants, et qui porte un fruit rouge et acide. ( — vi-në-te. )

ÉPINGARE. s. m. Pièce de canon qui ne passe pas une livre de balles.

EPINGLE, s. f. (Spiculum.) Brin de fil de laiton , ou de cuivre ou de fer, pointu par un bout, ayant une tête à l'autre, et dont on se sert pour attacher qq. ch. | Tirer son épingle du Jeu, Se dégager adroitement d'une mauvaise affaire, d'une partie périlleuse. (Espèce de bijou en forme d'épingle, qui porte souvent, au lieu de tête, qq. petite

Eierrerie , et qui sert principalement aux ouunes pour tenir leur chemise fermée sur

ÉPI

la poitrine. | Au plur. , Les dons ou gratifi* cations qu'on accorde à des femmes dont on a reçu qq. ser>'ice. | Ce qu'on donne à une femme quand on a fait qq. marché, qq. arrangement avec son mari.

ÉPINGLETTE. s. f. Espèce d'aiguille de fer dont on se sert pour percer les gargousses avant de les amorcer, lorsqu'on les a introduites dans les pièces. | Épingle de fil d'archal dont on se sert dans l'infanterie pour déboucher la lumière du fusil. ( É-pinglë-te. )

ÉPINGLIER , 1ERE. s. Faiseur ou faiseuse, marchand ou marchande d'épingles. ( I^:Pin-glié. )

EPINIERE. adj. f. Qui appartient a l'épine du dos.

ÉPINDERS. s. m. pi. Bois ou fourrés d'épines, où les bêtes noires se retirent. ( É-pi-nié. )

EPIPHANIE, s. f. (Epiphania.) Fête de la manifestation de Jésus-Christ aux gentils, et particulièrement de l'adoration des rois , appelée aussi Le jour des Rois. ( É-pifa-nie. )

ÉPIPHONÈME. s. m. {Epiphonema.) Exclamation sentencieuse par laquelle on termine quelque récit intéressant. ( É-pi-fo-nème.)

ÉPEPHORA. s. m. ( Epiphora. ) Écoulement continuel et involontaire des larmes , ordinairement causé par quelque maladie des voies lacrymales. ( É-pi-fo-ra. )

ÉPIPLOON. s. m. ( Epiploon , gr. ) Nom donné à un grand repli du péritoine , qiti flotte au devant de l'intestin grêle, et à qqs. autres de moindre étendue qui unissent des viscères entre eux.

ÉPIQUE, adj. des 2 g. ( Epicus. ) Se dit D'une grande composition en vers, où le poëte raconte qq. action héroïque qu'il enibelUt d'épisodes , de fictions et d'événements merveilleux. | Qui est propre ou s'applique à l'épopée , au poëme épique. On dit aussi Un poëte. I Se dit Des ouvrages où le style, le ton est trop relevé, trop figuré pour la nature du sujet. (É-pic-e. )

ÉPISCOPAL, ALE. adj. { Episcopalis.) Qui appartient à l'évêque.

ÉPISÇOPAT. s. m. {Episcopatus.) Dignité d'évêque. | Le corps des évêques. | Le temps pendant lequel un évêque a occupé son siège ( É-pis-co-pa. )

ÉPISCOPAUX. s. m. pi. Nom qu'on donne en Angleterre à ceux qui liennenl pour l'épiscopat. ( É-pis-co-pô. )

ÉPISODE, s. m. (Epeisodion, gr.) Action incidente liée à l'action principale dans un poëme, dans un roman. | Toute action ou scène secondaire ajoutée à celle qui fait le sujet principal d'un tableau. | Se dit De certains faits , isolés en apparence , mais qui se rattachent plus ou moins à qq. grand événement. ( É-pi-zo-de. )

EPI

ÉPISODIQUE. adj. des a g. Quj appartient à l'épisode , et qui n'est pas essentiel au sujet. ( É-pi-zo-dic-e.)

ÉPISPASTIQUE. adj. des 2 g. ( Eplspastikos, gr.) Se dit Des substances médicamenteuses qui, appliquées sur la peau, y déterminent de la ckaleur, de la rougeur, et une affluence de sérosité qui soulève et détache l'épiderme. | Subst. m. appliquer un épispastique, ( — tic-e. )

ÉPISSER. V. a. Réunir un bout de corde à uu autre , en entrelaçant leurs torons. (Épi-sé.)

ÉPISSOIR. s. m. Instrument en forme de poinçon , avec lequel on ouvre le bout des cordages qu'on veut épisser. (É-pi-souar.)

ÉPISSURE, s. f. Jonction, assemblage de deux bouts de corde par l'entrelacement de leurs torons. (É-pi-su-re.)

ÉPISTOLAJRE. adj. des a g. {Epistolaris.) Qui appartient à l'épître, qui regarde la manière d'écrire des lettres, j Se dit Des auteurs dont les lettres ont été recueillies ; et alors il se prend substantivement. (É-pis-tolè-re.)

ÉPISTOLOGRAPHE. s. m. {Epistolê, graphe^ gr.) Se dit Des écrivains anciens dont on a des recueils de lettres. ( — logra-fe.)

ÉPISTYLE. s. f. (Epistjlium.) Architrave: pierre , ou pièce de bois qui pose sur le chapiteau de la colonne. (É-pi-sti-le.)

ÉPITAPHE. s. f. {Epitaphium.) Inscription qae l'on met sur un tombeau, ou qui est, que l'on suppose faite pour être mise sur un tombeau. (E-pi-ta-fe.)

ÉPITASE. s. f. {Epitasis, gr.) La partie du poëme dramatique qui vient immédiatement après la protase ou l'exposition , et qui contient les incidents qui font le nœud de la pièce. (É-pi-ta-ze.)

ÉPITHALAME. s. m. {Epkhalamium.) Sorte de poëme qui se fait à l'occasion d'un mariage , et à la louange des nouveaux mariés. (É-pi-ta-la-me.)

ÉPITHÈME. s. m. {Epithema.) Topique «ec, ou liquide, ou de consistance molle, différent de l'onguent et de l'emplâtre. (É-pitè-me.)

ÉPITHÈTE. s. f; (Epithetum.) Adj. Mot qui sert à qualifier , et qu'on joint à un nom substantif pour en préciser ou en modifier le sens. (É-pi-tè-te.)

ÉPITOGE. s. f. (Epitogium.) Espèce de chaperon ou de capuce que les présidents à mortier et le greffier en chef du parlement portaient jadis sur la tête , dans les grandes cérémonies , et qu'ils ne portèrent plus enwiite que sur l'épaule. (É-pi-to-je.)

ÉPITOME. s. m. (Epitome.) Abrégé d'un livre, et particulièrement d'une histoire. (É-pi-to-me.)

EPiTRE. s. f. {Epistola.) Lettre missive. Se dit Des lettres des anciens. Fam, Une let-

ÉPO 393

tre ordinaire. | Se dit De certaines pièces de vers adressées à qqn, | Leçon tirée de l'Écrilure sainte , et plus ordin. des Épîtres de saint Paul, ou des Épîtres canoniques, qui se dit un peu avant l'évangile , et que le sous-diacre chante dans les messes hautes. | Le coté de tépître , Le côté droit de l'autel , en entrant dans le chœur.

ÉPITROPE. s. f. {Epitropus.) Figure de rhétorique , qui consiste à accorder qq. ch. qu'on peut nier , afin de faire recevoir plus facilement ce qu'on veut persuader.

ÉPIZOOTIE. s. f. {Epi, zôon, gr.) Toute maladie qui règne sur les bestiaux.

ÊI^IZOOTIQUE. adj. des a g. Qui tient de l'épizootie. ( — tic-e.)

ÉPLORÉ, ÉE. adj. {Plorare.) Qui est tout en pleurs.

ÉPLOTÉ, ÉE. adj. (Explicare.) Déployé.

Aigle éployée , Aigle que l'on représente, dans des armoiries , avec les ailes étendues, ( É-ploua-ié. )

ÉPLUCHAGE ou ÉPLUCHEMENT. s. m.

Action d'éplucher. Le premier de ces deux mots s'applique principalement à L'action d'éplucher des étoffes, des laines, etc. (É-plucha-je; ou É-plu-che-man.)

ÉPLUCHER, v. a. Nettoyer des herbes , des graines , etc. , en ôter les ordures et ce qu'il y a de mauvais, de gâté. | En parlant Des étoffes , etc. , En enlever les pailles , \e% bourres , les ordures. | Fam., Rechercher avec soin, avec un scrupule critique, ce qu'il peut y avoir de faux , de mauvais , de reprochable en qq. ch. | Pron. , Se dit De certains animaux qui se nettoient de leur vermine , des ordures qu'ils ont sur le corps , etc.

ÉPLUCHEUR , EUSE. s. Celui , celle qui épluche. ( — eu-ze.)

ÉPLUCHOIR. s. m. Sorte de petit couteau dont se servent qqs. artisans, tels que les fabricants d'étoffes ou de papiers , les vanniers, etc., pour éplucher, pour netloyei leurs ouvrages. (É-plu-chouar.)

ÉPLUGHURE. s. f. Ordure que l'on ôtc de quelque chose qu'on épluche.

ÉPODE. s. f. (Epodos.) La troisième partie d'un chant divisé en strophe, antistrophe el épode.

ÉPOINTÉ, ÉE. adj. Se dit D'un cheval qui s'est démis les hanches par quelque effort , ou D'un chien qui s'est cassé les os des cuisses. (É-pouin-té.)

ÉPOINTER. V. a. ôter la pointe à qq.

instrument. (É-pouin-té.)

ÉPOIS. s. m. pi. Cors qui sont au sommet de la tête du cerf. (É-poua.)

ÉPONGE, s. f. {Spongia.) Pioduction marine qu'on trouve adhérente aux rochers dans la mer, et dont la substance, légère, élastique et très-poreuse, absorbe les liquides dans lesquels on la plonge. | Passer l'éponge sur qq. ch de peint ou d'écrit , L'effacer. |

ÉPO

Fam. , Presser rêponge , Contraindre à restitution ceux qui ont pris indûment les deniers dautrui , dont ils avaient le maniement. Tirer d'un pays mis à contribution tout ce qu'il est possible d'y prendre. | Ce qui forme le talon de* animaux. (É-pon-je.)

ÉPONGER. V. a. Nettoyer avec une éponge. I Étancher, enlever avec une éponge, avec un linge , etc. (É-pon-jé.)

ÉPONTME. adj. et s. m. {Epi, onuma , gr.^ À Athènes , Celui des neuf archontes qui donnait son nom à l'année. (É-poni-me.)

ÉPOPÉE, s. f. {Epopoiia, gr.) Caractère, genre du poëme épique. | Un poënie épique.

ÉPOQUE, s. f. {Epochê, gr.) Point déterminé dans l'histoire qui ordin. est marqué par qq. événement considérable. | Tonte partie du temps considéré par rapport à ce qui s'y passe , à ce qu'on y fait. | Faire époque , se dit D'un fait , d'un événement remarquable , qui ne peut de longtemps s'oublier. ( É-poc-e. )

ÉPOUDRER. V. a. ôter la poudre, la poussière qui est sur qq. ch. (Ti.) On dit Epousseter.

ÉPOUFFÉ, ÉE. adj. Se dit D'une personne qui s'empresse pour un sujet peu important , de manière à être toute haletante , à ne pouvoir plus respirer qu'avec peine. Fam. (É-pou-fé.)

ÉPOUFFER (S'). V. pron. S'enfouir secrètement, se dérober, disparaître. Pop. (Sépou-fé.)

ÉPOUILLER. V. a. Ôter des poux. Bas.

(É-pou-llé [U m.].)

ÉPOUMONER. V. a. Fatiguer les poumons. Fam.

ÉPOUSAILLES, s. f. pi. Célébration d'un mariage. (É-pou-za-De [11 m.].)

ÉPOUSE, s. f. V. ÉPOUX.

ÉPOUSÉE, s. f. {Sponsa.) Celle qu'un homme vient d'épouser , ou qu'il va épouser. ^É-pou-zée.)

ÉPOUSER. V. a. (Sponsare.) Prendre en mariage. | S'attacher par choix à une chose , à une personne. (É-po»-zé.)

ÉPOUSEUR. s. m. Celui qui , étant disposé à se marier, est reconnu pour tel. Fam. (É-pou-zeur.)

EPOUSSETER. v. a. Yergeter , nettoyer avec des époussettes ou vergettes. | Époiisseter un cheval. Le nettoyer avec l'époussette , après l'avoir étrillé. | Fam., Epousseter qqn. , Le battre. (É-pou-se-té.)

ÉPOUSSETTE. s. f. Espèce de brosse composée d'une quantité de brins de bruyère, de jonc , de crin , dont on se sert pour nettoyer des habits, des étoffes, etc. (Ti.) On dit Vergettes ou ^er^ette. | Morceau d'étoffe avec lequel on nettoie un cheval, après l'avoir étrillé. (É-pou-së-te.)

ÉPOUVANTABLE, adj. des 2 g. Qui cause de l'épouvante. | Qui est étonnant, incroyable,

ÉPR

étrange, excessif, se prend ordin. en mau vaise part.

ÉPOUYANTABLEMENT. adv. D'une manière épouvantable , extrêmement , avec excès. ( — ble-man.)

ÉPOUTANTTAIL. s. m. Haillon que l'on met au bout d'une perche, d'un bâton, dans les chenevières, dans les champs, dans les jardins, pour épouvanter les oiseaux. ( — vantail [11 m.].)

ÉPOUVANTE, s, f. {Pavor.) Grande et soudaine peur, causée par qq. ch. d'imprévu.

ÉPOUVANTER. V. a. Causer de l'épouvante. I Pron. , Prendre l'épouvante.

ÉPOUX, OUSE. s. {Sponsus.) Celui , celle que le mariage unit à une personne de l'autre sexe. Fam. , On dit plutôt Ma femme que Mon épouse. \ Les épouses de Jésus-Christ, Les religieuses ou les filles qui ont fait vœu de virginité, j Absol. , L'Époux et U Épouse , se dit Des deux personnages mystiques qui figurent dans le Cantique des cantiques, j Au pluriel, Le mari et la femme. (É-pou; ze.)

ÉPREINDRE. V. a. {Exprimere.) Serrer, presser qq. ch. pour en tirer le suc , pour en exprimer le jus. (Érprin-dre.)

ÉPREINTE. s. f. Fausse emie d'aller à la selle , qui cause de la douleur dans le rectum. (É-prin-te.)

ÉPRENDRE (S'), v. pron. ( Se conj. c.

Prendre,) Se laisser surprendre par une passion. (Sé-pran-dre.)

ÉPREtrVE. s. f. (Probare.) Action d'éprouver , essai , expérience qu'on fait de qq. ch. Se dit, dans un sens analogue, en parlant Des personnes. | Se dit Des malheurs , des dangers , etc. , où il est nécessaire de montrer de la fermeté, de la constance, j Être à l'épreuve de t argent. Etre incapable de se laisser corrompre par de l'argent. | Etre à répreuve de la médisance , Être audessus de la médisance. | Un ami à toute épreuve , Un ami sur lequel on peut compter dans toutes les occasions, j Une feuille d'impression sur laquelle l'auteur ou une autre personne indique les corrections, les changements que devra faire l'imprimeur. | Se dit Des premières feuilles qu'on tire sur une planche gravée pour juger de l'état du travail , et voir s'il n'y a point de fautes. | Toute estampe tirée après que le travail est entièrement terminé.

ÉPROUVER. V. a. {Probare.) Essayer, faire l'épreuve, l'essai de. | Se dit en parlant Des personnes, ou de leurs qualités, de leurs sentiments, etc. | Ressentir, connaître par expérience. | S^r dit Des changements, des variations, des altérations, etc., qui arrivent aux choses.

ÉPROUVETTE. s. f. Instrument à l'aide duquel on vérifie la qualité, l'état de certaines matières. ( Se dit, en chirurgie, De certaines sondes. ( Ë-prou-vë-te. )

ÉQU

ÉQU

ÉPTACORDE. V, Heptacordk.

EPTAGONE. V. Heptagone.

ÉPUCER, V. a. Ôter, chasser les puces.

Fam. ( É-pu-sc. )

ÉPUISABLE. adj. des 2 g. Qui peut être i^puisé. ( É-pui-za-ble. )

ÉPUISEMENT, s. m. Action d'épuiser, en tout ou en partie, les eaux amassées en qq. endroit; ou Le résultat de cette action. | Perte considérable de qq. humeur du corps , et , en général, Dissipation de forces. | Se dit Des finances, lorsqu'elles ont été épuisées par des dépenses excessives. ( É-pui-ze-man. )

ÉPUISER. V. a. ( Puteus. ) Tarir, mettre à sec. I Se dit en parlant Du sang et de tout ce qui contribue à l'entretien des forces du corps. I Épuiser un sol, une terre. En absorber tous les sucs nourriciers. | Épuiser une mine , En extraire tout ce qu'elle contient. | Consommer, absorber, employer certaines choses de manière à n'en plus laisser du tout. ( É-pui-zé. )

ÉPULIDE ou ÉPULIE. s. f. {Epoulis.) Excroissance de chair qui se forme sur les gencives.

ÉPULONS. s. m. pi. Nom de certain* prêtres de l'ancienne Rome, institués pour présider aux festins qui se faisaient en l'honneur de* dieux , et pour veiller au bon ordre dans les sacrifices. ( É-pu-lon. )

ÉPULOTIQUE. adj. des 2 g. et subst. m. ( Epulones. ) Se dit Des médicaments topiques que l'on croit propres à favoriser la cicatrisation. ( — tic-e. )

ÉPURATION, s. f. Action d'épurer. ( — ra-sion. )

ÉPURE, s. f. ( Parus.) Dessin de qq. édifice, ou de qq. partie d'un édifice, qu'on trace sur une muraille dans les dimensions que doit avoir l'édifice , ou la partie d'édifice , afin d'y prendre les mesures nécessaires. | Se dit Des dessins en petit que l'on fait pour s'exercer à tracer des épures en grand.

ÉPURER. V. a. Rendre pur, rendre plus pur. I Épurer la langue. Rendre la langue plus correcte, la corriger des vices qui la gâtent. I Épurer un auteur. Retrancher des ouvrages d'un auteur ce qu'il y a de trop libre et de contraire à la décence, j Épurer le goût, Le rendre plus sûr et plus délicat. I Epurer le cœur^ etc., de qqn.. Chasser du cœur, etc., de qqn. les pensées, les sentiments contraires à la reUgion, aux bonnes mœurs, à la droiture, | Pron., Devenir plus pur.

ÉPURGE. s. f. Herbe qui purge violemment par haut et par bas. ( É-pur-je. )

ÉQUARRIR. V. a. ( Quadrare.) Tailler à angles droits. | Equarrir une glace, La rendre carrée en se servant du diamant et des pinces. (É-ca-rir.)

ÉQUARRISSAGE. s. m. État de ce qui est équarri. Cette poutre a quinze pouces d'équarrissage^ c'est-à-dire, Quinze pouces

en tous sens. | Bois d' équarrissage , Le bol* qui doit avoir au moins six pouces d'équarrissage. [ L'actiiDU d'écorcher le» bêtes de somme ou de trait, comme les chevaux, les ânes. ( É-ca-ri-sa-je. )

ÉQUARRISSEMENT. «. m. Action d'équarrir, ou L'état d'une chose équarrie. ( É-ca-ri-se-man. )

ÉQUARRJSSEUR. s. m. Celui qui fait métier de tuer et d'écorcher les bêtes de somme ou de trait. ( É-ca-ri-seur. )

EQUATEUR, s. m. ( jEquator. ) Un des plus grands cercles de la sphère, qui est également distant des deux pôles, et qu'on appelle aussi Li^e équinoxiale , ou simplement Ligne. ( E-coua-teur. )

ÉQUATION, s. f. ( j£quatio. ) L'expression de la condition d'égalité établie entre deux quantités algébriques. | La quantité variable, mais déterminable par le calcul, qu'il faut ajouter ou ôter aux mouvements moyens pour obtenir les mouvements vrais. ( É-coua-sion. )

ÉQUERRE. s. f. (Es, quadra.) Instrument qui sert à tracer un angle droit. | Ce qui est à angle droit, ce qui a la forme d'une équerre. ( Éc-è-re [ c m. ]. )

ÉQUESTRE, adj. des 2 g. {Equestris.) Statue équestre , figure équestre. Statue représentant une personne à cheval. L'ordre équestre , L'ordre des chevaliers romains , et la noblesse du second rang en Pologne. ( Écuës-tre [cm.].)

ÉQUIANGLE. adj. des ,2 g. ( ^qui anguli. ) Se dit D'une figure dont tous les an.^les sont égaux entre eux. j Se dit D'une figure qui a ses angles égaux à ceux d'une autre. ( É-cui-an-gle [cm.].)

ÉQUmiSTANT, ANTE. adj. {JEqui, distantia.) Qui dans toutes ses parties est également éloigné des parties d'un autre corps. ( É-cui-dis-tan [cm.].)

EQUILATERAL, ALE. adj. {jEquilateralis. ) Se dit D'un triangle qui a %e& trois côtés égaux entre eux. ( É-cui-la-té-ral [ c

EQUILATERE. adj. des 2 g. (Mquilaterus. ) Se dit D'une figiu-e dont les côtés sont égaux à ceux d'une autre. ( É-cui-la-tè-re. )

ÉQUILIBRE, s. m. {JEquilibris.) État des corps maintenus en repos sous l'inHuence de plusieurs forces qui se contre-balancent exactement. | Fûjrc/VyMiVi^r<!,Rendre le* choses égales. I Se dit fig. en parlant D'Étals , de pouvoirs politiques, etc. | Se dit en parlant Des humeurs, lorsqu'elles sont dans la proportion convenable, et que rien n'en dérange la circulation; De l'âme, quand aucune passion n'y prédomine de manière à la troubler, etc. I L'équilibre d'une composition ^ La répartition , la distribution bien entendue des masses qui la composent. ( Éc-i-li-bre [cm.].)

ÉQUINOXE. s. m. ( JEquinoctium. ) Se dit Des instants de l'année auxquels le soleil,

ÉQD

passant par i'équateur, rend les jours égaux Rux nuits pour toutes les régions de la terre. ( Éc-i-noc-se [cm.].)

ÉQUmOXIAL, ALE. adj, {JEquinoctiaiis.) Qui appartient à l'équinoxe. | Cadran éqidnoxial ^ Cadran dont le plan est parallèle à I'équateur. | Fleurs éqidnoxiaUs , Fleurs qui s'ouvrent et se ferment chaque jour à des heures déterminées. (Éc-i-noc-si-al [cm.].)

ÉQUIPAGE, s. m. {Equus.) Se dit Du train, de la suite, chevaux, mulets, carrosses, valets, bardes, etc. j Une voiture de maître, avec ce qui en dépend. | Se dit De toutes les choses nécessaires pour certaines entreprises ou opérations , pour divers exercices. I La réunion de ceux qui montent un bâtiment pour en faire le service et la manœuvre. I La manière dont une personne est vêtue. ( Ec-i-pa-je [ cm.].)

ÉQUIPÉE, s. f. Action , entreprise indiscrète, irréfléchie, téméraire, dont les suites ne peuvent être que fâcheuses , désagréables. (Éc-i-pée [c m.].)

ÉQUIPEMENT, s. m. Action d'équiper.

I Ce qui sert à équiper. | L'action de pourvoir un vaisseau , une flotte , etc., de tout ce qui est nécessaire à la manœuvre, à la subsistance, à la défense et à l'attaque, etc. (Éc;i-pe-man [c m.].)

ÉQUIPER. V. a. Pourvoir qqn. des choses qui lui sont nécessaires , et surtout de vêtements. I Se dit en parlant D'un vaisseau, etc., qu'on pourvoit de tout ce qui est nécessaire a la manœuvre, à la subsistance, à la défense et à l'attaque, etc. | Fam., // a été bien équipé. Il a été maltraité, raillé comme il faut. I Pron. et fam.. S'accoutrer. | Équipé , ÉK. part. // arriva bien équipé. \ Se dit , en t. de blas.. D'un vaisseau qui a ses voiles et ses cordages. (Éc-i-pé [c m.].)

ÉQUIPOLLENCE. s. f. {Mquipollentia.) Véquipollence des propositions. Propriété des propositions qui reviennent, qui équivalent l'une à l'autre. (Éc-i-pol-lan-se [c m.].)

ÉQUIPOLLENT,ENTE. adj. {Mquipol- Uns.) Égal en valeur à une autre chose. (Vi.) I Subst. m. Je lui ai rendu l'éauipollent. I À i.'iQuiP0i.i.KKT. loc. adv. A proportion, à l'avenant, selon la mesure et le rapport qu'une chose peut avoir avec une autre. (Éc-i-pol-lan ; an-le [c m.].)

ÉQUIPOLLER. v. a. {Mquipollere.) Valoir autant que. (Vi.) | V. n. Une raison qui équipolle à une autre. | Équipollé , ék. part. Balancé, comparé avec. (Éc-i-pol-lé [c m.].)

EQUITABLE, adj. des a g. Qui a de l'équité. I Se dit Des choses qui sont conformes aux règles de l'équité. (Éc-i-ta-ble [c m.].)

ÉQUITABLEMENT. adv. D'une manière équitable , avec équité , avec justice. // faut juger équitablement de toutes choses. (JÈo-i-ta-ble-man [c m,].'»

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