ÈRE
ÉQUITATION. s. f. (Equitatio.) Art d« monter à cheval. | L'action de monter à cheval pour faire de l'exercice. (É-cui-tasion [c m.].)
ÉQUITÉ, s. f. {Mquitas. ) Justice naturelle , droiture. | La justice exercée , non pas selon la rigueur de la , loi mais avec une modération et un adoucissement raisonnable.
(Éc-i-té [c m.].)
ÉQUIVALENT, ENTE. adj. Qui est de même valeur, qui équivaut. | Subst. m. Offrir des équivalents. (Éc-i-va-lan [c m.].)
ÉQUIVALOIR. V. n. {Mquivalere.) (Se conj. c. Valoir.) Être de même prix, de même valeur. | En parlant De choses autres que celles qui ont un prix intrinsèque , Être à peu près le même que. ( Éc-i-va-louar [c m.].)
ÉQUIVOQUE, adj. des a g. {Mquivocum.) Qui a un double sens , qui peut recevoir plusieurs interprétations, et qui convient à différentes choses. | Se dit De toutes les choses sur lesqueUes on peut porter des jugements opposés. ( Un homme équivoque, À qui l'on ne peut se fier. I Signe équivoque. Signe qui peut convenir a 'plusieurs maladies. I Subst. fém. Se dit dans le premier sens. Il faut éviter les équivoques. (Éc-i-voc-e [c m.].)
ÉQUIVOQUER. V. n. {JEquivocaré.) User d'équivoque. | Pron. et fam.. Dire involontairement un mot pour un autre. (Éo-i-voc-e [cm.].)
Erable, s. m. Genre d'arbres qui croissent naturellement dans les régions tempérées, et dont plusieurs espèces fournissent une hqueur qui peut être convertie en sucre au moyen de l'évaporation.
ÉRADICATION. s. f. {Eradicatio.) Action de déraciner, d'arracher qq. ch. par la racine. ( — ca-siou.)
ÉRAFLER. V. a. Écorcher légèrement, effleurer la peau.
ÉRAFLURE. s. f. Écorchure légère. Fam.
ÉRAILLEMENT. s. m. Renversement de.i paupières en dehors. On l'appelle en médecine Ectropion^ (É-ra-Ue-man [11 m.].)
ÉRAILLER. V. a. Se dit en parlant Des toiles et des étoffes de soie dont le tissu est relâché, effilé, ou com[ne écorché par une légère déchirure. | Avoir l'œil ér aillé , les yeux éraillés , Avoir naturellement des filets rouges dans l'œil, ou Avoir les paupières plus ou moins renversées en dehors. (É-ra- Ué ru m.].)
ERAJfLLURE. s, f. Marque qui reste à une étoffe de soie ou à une toile , quand elle est éraillée. (É-ra-llu-re [11 m.].)
ÉRATER. V. a. ôter la rate.
ÈRE. s. f. (^ra.) Point fixe d'où l'on commence à compter les années. | La suite même des années que l'on compte depuis un point fixe. | Une épo<iue très -remarquable
ÉRI
où tm nouvel ordre de choses s'établit, commence.
ÉRÈBE. s. m. {Erehiis.) La partie la plus ténébreuse de l'enfer des païens; Cet enfer même.
ÉRECTEUR. adj. et s. m. (Erector.) Se dit Des muscles qui servent à redresser certaines parties.
ÉRECTION, s. f. {Erectio.) Action d'ériger. L'action d'élever une statue , un monument en l'honneur de qq. personnage illustre ou en mémoire de qq. événement important. j L' érection d' une statue y d'une colonne, d'un monument. \ Institution, établissement.
L'érection d'un tribunal. | L'érection d'une terre eu duché. (É-rëc-sion.)
ÉREINTER. v. a. ( Rein. ) Fouler ou rompre les reins, (É-rin-té.)
ÉRÉMITIQUE. adj. des 2 g. {Eremiticus.) Vie erémitique, Yie que mènent les solitaires dans le désert. ( — tic-e.)
ÉRÉSIPÉLATEUX, EUSE. adj. Qui tient de l'érésipèle. (É-ré-zi-pé-la-teu; ze.)
ÉRÉSIPÈLE. s. m. {Erysipelas.) Affection aiguë inflammatoire, caractérisée par une rougeur bien circonscrite , ainsi que par la dureté et par le gonflement de la peau , qui est en même temps le siège d'une douleur plus ou moins forte et d'une chaleur souvent acre. (É-ré-zi-pè-le.)
ÉRÉTHISME. s. m. {Erethismos, gr. ) Tension violente des fibres. (É-ré-tis-me.)
ERGO-GLU. Expr. fam. dont on se sert pour se moquer des grands raisonnements qui ne concluent rien. (Ër-go-glu.)
ERGOT, s. m. {Eirgo , gr.) Espèce de petit ongle pointu, qui vient à la patte de (jqs. animaux, vers la partie postérieure. | Se lever sur ses ergots , Parler avec colère, et d'un ton fier et élevé. | Maladie qui attaque le seigle, et qui rend dangereux le pain qu'on fait de grain ainsi gâté. (Ër-gô.
ERGOTÉ, ÉE. adj. Qui a des ergots. | Chien ergoté. Chien qui a un ongle de sur croit au dedans et au-dessus du pied. | Seigle ergoté. Seigle attaqué de la maladie qu'on appelle Ergot. (Ër-go-té.)
ERGOTER, v. n. {Ergo.) Pointiller, contester mal à propos et avec importunité, chicaner dans la discussion. | Trouver à redire. Kam. (Ër-go-té.)
ERGOTEUR, EUSE. s. Pointilleux, pointilleuse, qui conteste mal à propos. Kam (Ër-go-teur ; eu-ze.)
ÉRJDAN. s. m. (Eridanus.) Ancien nom du Pô , qui a été donné à une constellation de l'hémisphère austral.
ÉRIGER. V. a. {Erigere.) Consacrer, dresser, élever. | Érigtr un tribunal. Le créer, l'instituer. | Ériger une église en cathédrale, En faire une cathédrale. jPron. et avec En, S'attribuer une autorité, un droit, une qualité qu'on n'a pas , ou qui ne convient pas. (É-ri-jé.)
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ÉRIGNE ou ÉRINE. s. f. Petit instrument terminé en crochet, dont on se seit pour élever ou soutenir les parties qu'on veut disséquer. (É-ri-«e [n ra.]; ou l^-ri-ne.)
ERMIN. s. m. Se dit, dans les échelles du Levant, Du [droit de douane qui se ()a)e pour l'entrée et la sortie des marchandises. (Ër-mïn.)
ERMINETTE ou HERJMINEITE. s. f.
Espèce de hache recourbée qui seit à planer, à doler le bois. (Ër-mi-në-te.)
ERMITAGE ou HERMITAGE. s. m. Habitation d'un ermite. | Un couvent d'ermites. I Un lieu écarté et solitaire, comme ceux que les ermites choisissent pour leur retraite. I Une maison écartée et champêtre. (Ër-mi-ta-je.)
ERMITE ou HERMITE. s. m. {Eremita.) Solitaire qui vit retiré dans un lieu désert, pour s'y livrer à des exercices de piélé. (Ërmi-te.)
ÉROSION, s. f. (Erosio.) Action d'une substance qui en corrode une autre , c}ui la ronge. (É-ro-zion.)
EROTIQUE, adj. des 2 g. (Eroticus.) Qui appartient , qui a rapport à l'amour, qui en procède. (E-ro-tic-e.)
ÉROTOMANIE. s. f. {Erôtomania , gr.) Délire erotique.
ERPÉTOLOGIE, s. f. {Herpetos , logos , gr.) Partie de l'histoire naturelle qui traite des reptiles. (Ë.-pé-to-lo-jie.)
ERRANT, ANTE. adj. (Errans.) Qui erre de côté et d'autre. | Imagination errante et vagabonde , Imagination sans frein, qui se porte rapidement sur un grand nombre d'objets. I Errakt. subst. m. Celui qui erre dans la foi. (Êr-ran.)
ERRATA, s. m. T. lat. Liste des fautes survenues dans l'impression d'un ouvrage. Lorsqu'il ne s'agit que d'une faute à relever, qqns. disent Erratum (prononcez Erratome). (Ër-ra-ta.)
ERRATIQUE, adj. des 1 g. {Erraticus,) Irrégulier, déréglé. (Ér-ra-tic-e.)
ERRATUM, s. m. F. Errata.
ERRE. s. f. (Errare.) Train , allure. Jller grand' erre , aller belle erre , Aller bou train, aUer vite. (Vi.) | Fam., Faire trop grande dépense. | La marche, le sillage, le plus ou moins de vitesse d'un bâtiment. | Au plur., Les traces ou voies du cerf. | Fam., Suivre les erres de qqn.. Tenir la même conduite que lui , suivre les mêmes voies , être dans les mêmes sentiments. | Reprendre les premières, Us dernières erres. Recommencer à travailler sur une affaire, et la reprendre où elle avait été laissée. V. Errements. (Ër-re.)
ERREMENTS, s. m. pi. Erres, voie». Se dit en parlant D'affaires. (Ër-re-man.)
ERRER. V. n. {Errare.) Vaguer de côté et d'autre, aller çà et là à l'aventure. | Se tromper, avoir une fausse opinion. (Ër-ré.)