AGU
AGRÉER, v. a. Gréer. (VI.)
AGRÉEUR. s. m. Celui qui prépare, qui fournit les agrès d'un bâtiment.
AGRÉGAT, s. m. {Aggregatus.) T. did.
Assemblage. (A-gi'é-ga.)
AGRÉGATION, s. f. {Aggregaîlo.) Association, admission dans un corps. } Dans l'Université, se dit absoL Du grade, du titre d'agrégé. Concours public pour l'agrégation. \ Assemblage d'un certain nombre de parties homogènes ou hétérogènes. (A-gré-ga-sion.)
AGRÉGER. V. a. {Aggregare.) Associer à un corps, à une compagnie. | ]Agrégé. s. m. Docteur en droit dont la principale fonction était d'assister aux thèses et aux examens de droit. | Se dit De certains gradués de l'Université qui aspirent au professorat. (A-gré-jé.)
Agrégé, adj. Se dit Des parties d'une plante qui naissent plusieurs ensemble d'un même point, et qui sont rassemblées en paquet.
Agrégé, subst. V. Agrégat.
AGRÉMENT, s. m. Approbation, consentement. I Qualité par laquelle on plaît. (Avantage, sujet de satisfaction, j Au plur., Certains ornements qu'on met aux vêlements et aux meubles. | Sons accessoires ajoutés au chaut. (A-gré-man.)
AGRÈS, s. m. plur. Tous les objets qui tiennent à la mâture d'un bâtiment. (A-grè.)
AGRESSEUR. %. [m. {Agressor,) Celui qui attaque le premier. (A-grë-seur.)
AGRESSION, s. f. {Agressio.) Action de celui qui est le premier à attaquer. ( Agrë-sion. )
AGRESTE, adj. des 1 g. {Agrestis.) Rustique, sauvage. I V\^. Humeur agreste.{A.^'és>-\A.)
AGRICOLE, adj. des 2 g. ( Agricola. ) Qui s'adonne à l'agriculture. | Qui appartient à l'agriculture.
AGRICULTEUR, s . m. ( AgrîcuUor. ) Celui qui cultive la terre.
AGRICULTURE, s. f. {Agricultura.) L'art de cultiver la terre.
AGRIE. s. f. {Agria, gr. ) Dartre rongeante. / , ,
AGRIFFER (S'). v.pron. S'attacher avec les griffes. (Sa-gri-fé'.)
AGRIPAUME. s. f.{^Agripalma.) Plante labiée à fleurs pourpres ou blanchas , pourvues de bractées épineuses , et à feuilles laçiniées. ( A-gri-pô-me.)
AGRIPPER. V. a. Saish- avidement. (Agri-pé. )
AGRONOME, s. m. (Agros, nomos, gr. ) Celui qui est versé dans la tliéorie de l'agriculture.
AGRONOMIE, s. f. Théoriç deFagricuIture.
AGRONOMIQUE, adj. des 1 g. Qui a rapport à l'agronomie. ( A-gi"0-no-mic-e. )
AGUERRIR. V. a. Accoutumer à la guen-e. I Fig., Accoutumer à qq. ch. qui paraît pénible. ( Ag-é-rir [g m.]. )
AIG
AOUETS, s. m. plur. Être aux aguets^ se tenir aux aguets, Épier, observer le t€inps. ( Ag-ë [g m.]. )
AH. interj. qui sert à marquer la joie , la douleur, l'admiration, l'amour, etc. (A.)
AHAN. s. m. Peine de corps, grand effort. Suer d'akarty Faire qq. eh. de trèspénible. ( A-an. )
AHANER. V. n. Avoir l)ien de la peine en faisant quelque chose. ( A-a-né. )
AHEURTEMENT. s. m. Obstination.
Attachement opiniâtre. ( A-eur-te-man. )
AHEURTER ( S'), v. pron. S'opiniàtrer, s'obstiner. (A-eur-té.)
AHI. interj. qui exprime la douleur.
AHURIR, v. a. Jeter dans le trouble , interdire, étonner. Fam.| Ahuri, ie. subst. Stupéfait. (A-u-rir. )
Al. s. m. Quadrupède pourvu d'une queue, qui se meut avec une extrême lenteur.
AIDE. s. f. Secours , assistance. | Celui dont on reçoit du secours, et la chose dont on en tire. | Chapelle bâtie pour être la succursale d'une église paroissiale. | Au plur. se disait Des impôts levés sur les denrées et marchandises. | Moyens que le cavalier emploie pour bien manier un cheval. I En archit.. Petites pièces ménagées près des grandes pièces qui ont besoin de dégagement. ( È-de. )
AIDE. s. des a g. Personnes qui sont auprès de quelqu'un pour travailler conjointement avec lui et sous lui.
AIDER, v. a. ( Adjuvare. ) Donner plus ou moins de secours. | Prêter une assistance momentanée. Aidez-lui à soulever ce fardeau, j Aider à la lettre , Suppléer à ce qui manque dans une phrase. | Fig. Entrer dans l'intention de celui qui écrit, altérer la vérité. I Se servir d'une chose. On s'aide de ce quon a. ( È-dé. )
AÏE. interj. Exclamation de douleur.
AÏEUL, s. m. {Aviolus.) Grand-père, j Aïeuis, Le grand-père paternel et le grandpère maternel. ( Aïeux, Ceux qui ont vécu dans les siècles passés , Les personnes dont on descend. | Le mot A' Aïeul n'a point de composé au-delà de ceux de Disaïeul et de Trisaïeul. (Aïeul.)
AÏEULE, s. f. Grand' mère.
AIGLE, s. m. ( Aquila. ) Très-grand et très-fort oiseau de proie. | Fig., Homme d'un talent supérieur. [Aigle, en t. d'armoiries et de devises, est fém. | Absol., L'aigle impériale, Les armes de l'empire d'Autriche. | Grand aigle, désigne Le papier du plus grand format. | Constellation de l'hémisphère septentrional. ( È-gle. )
AlGLETTEs. f. /^. Alérion. (È-glë-te.)
AIGLON, s. m. Le petit de l'aigle.
(È-glon.) ^ ^
AIGLON, s. m. T. de bl. V. Alérion,
AIGRE, adj. des a g. (^cer.) Acide, piquant
AIG
au goût , à l'odorat , etc. | Couleurs aigres , Celles qui ne sont pas liées par des passage» qui les a<Tordent. ( Se dit des métaux qui ne sont pas ductiles et malléables. | Figur. , Rude , fâcheux. Avoir l'esprit aigre. Dire des paroles aigres. | Subst. m. Un goût, une odeur d'aigre. | Aigre de cèdre, de limon, de bigarade. Sorte de liqueur qui se fait avec du jus de cédrat, etc., du sucre et de l'eau. ( E-gre, )
AIGRE-DOUX, OUCE. adj. Qui a un goût mêlé d'aigre et de doux. (È-gre-dou ; se.)
AIGREFIN, s. m. T. de mépris. Rouime qui vit d'industrie. Fam. (È-gre-lin.)
AIGRELET, ETTE. adj. Un peu aigre.
(È-gre-lë.)
.AIGREMENT, adv. D'une manière aigre.
( È-gre-man. )
AIGREMOINE. s. f. Plante de la famille des Rosacées , à fleurs jauRes disposées en épis, et à feuilles ailées. ( È-gre-moua ne. )
AIGREMORE. s. m. Espèce de charbon pulvérisé. (È-gre-mo-re.)
AIGRET, ETl'E. adj. Un peu aigre.
(Èg-rë; ë-te.)
AIGRETI'Ë. s. f. Faisceau de plumes effilées et droites qui orne la tête de quelques oiseaux., les chevaux, les dais et les lits de parade. | Sorte de pompon de ci in , qui sert d'ornement à une coiffure militaire. I Bouquet de diamants, de perles, etc., disposés en forme d'aigrette. | En ]jhysi({.. Aigrettes lumineuses. Faisceaux de rayons lumineux , divergents entre eux. j Espèce de pinceau de poils qui surmonte les graines de certaines plantes. | Espèce de héron blanc qui porte une aigrette. ( Ègrë-te. )
AIGRETTE, ÉE. adj. T. de bot. Po;irvu d'une aigrette. (Èg-rë-té. )
AIGREUPt. s. f. Qualité de ce qui est aigre. | Au plur., Rapports que causent quelquefois les aliments mal digérés. | P'ig., Disposition d'esprit et d'humeur qui porte à offenser les autres par des paroles piquantes. | En grav., Tailles où l'eau forte a trop mordu. (Ë-greur.)
AIGRIR, v. a. Rendre aigre, j Irriter. (Ëgrir.)
AIGU, UE. adj. (Acutus.) Qui se termine en pointe ou en tranchant. | Accent aigu. Petit accent qui va de droite à gauche ('). I Angle aigu, Angle qui est moins ouvert que l'angle droit. | Se dit fig. Des sons clairs et perçants. (Ë-gu.)
AIGUADE. s. f. {Aqua.) Provision d'eau douce que l'on va prendre sur le rivage de la mer pour les bâtiments. | Endroit où l'on peut faire aiguade. (È-ga-de.)
AIGU AIL. s. m. Rosée qui demeure sur les feuilles des herbes et des arbres. ( Ègall[llm.].)
AIGUAYER. V. a. (Se corij. c. Pat«».)
ao AIG
Baigner, laver. Alguayer un cheval, du linge, CÈ-gë-ié.)
AIGUE-MARINE. s. f. Emeraude d'une couleur bleuâtre presque semblable à celle de l'eau de mer. ( Èg-e-ma-ri-ne. )
AIGUIÈRE, s. f. Sorte de vase fort ouvert, qui a une anse et un bec, et dans lequel on met de l'eau pour le service ordinaire. (Èg-iè-re [g m.]. )
AIGUÎËRÉE. s. f. Ce que contient une aiguière pleine. (Èg-i-é-rce [g m.]. )
AIGUILLADE. s. f. {Acus. ) Gaule dont on se sert pour piquer les bœufs. (E-guilla-de [ g et 11 m.] ).
AIGUILLAT, s. m. Espèce de chien de mer, qui a une épine cornée au devant des nageoires dorsales. (É-gui-lla [g et 11 m.]. )
AIGUILLE, s. f. {Acus.) Petite verge de métal, pointue par un bout, et percée par l'autre pour y passer du fd. | Prov. et fig., Disputer sur la pointe d'une aiguille , Élever une contestation sur un très-léger sujet. I De fil en aiguille. De propos en propos. I Espèce de clochers en pyramide, qu'on appelle autrement Flèches. \ Obélisque antique. Il se dit également Des ornements de pierre, en forme de petits obélisques , qui surmontent diverses parties des édifices gotliiques. | Se dit De plusieurs espèces de poissons de mer, longs et menus, et qui ont la tête pointue. (É-gui-Ue [g et 11 m.]. )
AIGUILLÉE, s. f. Certaine étendue de fil, etc., de la longueur qu'il faut pour travailler à l'aiguille. (É-gui-llée [g et 11 m.]. )
AIGUILLER, v. a. Abaisser la cataracte de l'œil. (Yi.) ( Ég-ui-llé [ g et 11 m.]. )
AIGUILLETAGE. s. m. Action d'aiguilleter, ou Le résultat de cette action. (Égui-lle-ta-je [g et 11 m.]. )
AIGUILLETER. v. a. Attacher ses chausses à son pourpoint avec des aiguillettes. I Aiguilleter des lacets , Les feiTcr. | Joindre au moyen d'un petit cordage. ( Ég-ui- Ue-té [g et H m.]. )
AIGUILLETTE, s. f. Cordon, etc., ferré par les deux bouts. | Fig., Morceaux delà peau ou de la chair arrachés ou coupés en longs. I Petit cordage d'une certaine longueur, servant à aiguilleter. (Ég-ui-llë-te [g et 11 m.]. )
AIGUILLETIER. s. m. Artisan dont le métier est de ferrer les aiguillettes et les lacets. (É-gui-lle-tié [g et 11 m.] ).
AIGUILLIER. s. m. Petit étui où l'on met des aiguilles. (Yi.) (É-gui-llé. [g et 11 m.]. )
AIGUILLON, s. m. (Acus.) Pointe de fer au bout d'un grand bâton, et dont on se sert pour piquer les bœufs. | Petit dard des mouches à miel, porté à l'extrémité de l'abdomen. I Fig., Tout ce qui incite. | Bot., Piquant qui adhère seulement à l'écorce. (É-gui-llon [g et U m.] )
AIGUILLONNER, v. a. Piquer un bœuf «vec l'aiguillon pour le faire aller. | Fig., Inciter. (É-gui-Uo-né [g et U m.].)