AIN
^AIGUISEMENT, s. m. Action d'aiguiser.
(É-gui-ze-man [g m.]. )
AIGUISER, v. a. (^Acutus.) Rendre aigu , plus tranchant. (É-gui-zé [g m.].)
AIL. s. m. ( Allium. ^ Oignon d'une odeur et d'un goût très-forts , composé de petites gousses réunies sous une enveloppe commune. Au plur., on dit aulx, et en bot. ails. (AU [Il m.].)
AILE. s. f. {Ala.) Partie du corps des oiseaux, de quelques mammifères et des insectes, qui leur sert à voler, j Prov. et fig., // cm a da/is l'aile, se dit D'un homme à qui il est survenu quelque altération grave dans la santé ou quelque disgrâce ; — Qui est devenu amoureux. | Rogner les ailes. Retrancher du crédit. | Vaile du Seigneur, La protection de Dieu. | Partie charnue qui prend depuis le haut de l'estomac jus • que sous les cuisses, se dit Des oiseaux préparés pour être mangés. | Par anal.. Les ailes d'un moulin à vent. | Les ailes d'un édifice. Les deux parties de chaque côté. I Les ailes d'une armée. Les deux extrémités. I Les ailes d'un pignon. Les dents d'un pignon. | Les ailes d'un touret. Les deux planchettes en croix qui servent à retenir le lil sur le touret. | Ailes de mouche. Les ancres employées aux angles des coffres de cheminées de brique. (È-le. )
AILE. s. f. {Aie, an gl. ) Espèce de bière qui se fait sans houblon. ( È-le. )
AILÉ , ÉE. adj. Qui a des ailes. (È-lé.)
AILERON, s. m. L'extréndté de l'aile.
I Nageoires. | Petits ais qui garnissent les roues des moulins à eau. (E-le-ron. )
AILLADE. s. f. Sauce faite avec de l'ail. (A-lla-de[llm.].)
AILLEURS, adv. ( Aliorsum. ) En un autre lieu. [D'ailleurs, D'une autre cause, par un autre motif. | De plus. (All-eur [Um.].)
AIMABLE, adj. des 2 g. {Amabihs.) Qui est digne d'être aimé, j Qui plaît. (É-ma-ble.)
AIMANT, s. m. {Adamas, gr.) Minéral qui a la propriété d'attirer le fér, et dont chaque masse, étant suspendue à un fil sans torsion, possède la propriété de se tourner toujours , suivant une même direction , dans le lieu où on l'observe. ( Ë-man. )
AIMANT, ANTE. adj. {Amans.) Porté à aimer. (Ë-man.)
AIMANTER, v. a. Communiquer la propriété de l'aimant à un autre corps. (È man-té. )
AIIVIANTIN, INE. adj. Qui appartient à l'aimant. (Yi.) (Ë-man-tin.)
AIMER, v. a. {A mare. ) Avoir un sentiment d'affection , d'attachement. ] Absol., se dit De la passion de l'amour. | Se dit de ce qui plaît. I Prendre plaisir à. | Avec (juCy Trouver bon. (Ë-mé.)
AINE. s. f. ( Inguen, ) La partie du corps
i AÏS
lumiain qui est entre le haut de la cuisse et le bas-ventre. ( Ë-ne. )
AINÉ, ÉE. adj. et suhst. {Jntè natits. )Le premier né des enfants.' | La branche aînée (/'une maison, Celle qui a un aîné pour tige. I Toute personne plus âgée qu'une autre. (Ê-né.)
AÎNESSE, s. f. Priorité d'âge entre frères et sœurs. Droit d'aînesse. ( Ë-nè-se. )
AINS. conj. Mais. ( Vi. ) (Ins.)
AINSI, adv. En cette manière. | Conj., Par conséquent. | Ainsc que. loc. conj. De même que, | De la façon que. (In-si.)
AIR. s, m, ( y^cr. ) Fluide élastique , pesant , dont la masse totale forme l'atmosphère qui enveloppe la terre de toutes pai-ts. ( Température , qualité de l'air, yiir sain. I Prendre l'air. Être dans un lieu où l'on respire un air plus pur. | Changer d'air, Changer de séjour. ] Prov. et fig., Battre l'air, Se donner inutilement de la peine. | Tout fluide élastique et invisible. | Le vent. | Fig. et fam., L'air du bureau , Ce qui paraît des sentiments de ceux qui doivent décider une affaire, | Manière, façon, | La simple apparence. I Un homme du grand air, Qui vit à la manière des grands, | Se donner des airs , Prendre un ton au-dessus de sa condition. Vouloir s'attribuer sans raison une autorité de maître, etc. Fam. | Avoir Pair, Sembler, paraître. Elle a l'air contente, Cettemaladie a l'air d'être sérieuse. \ Ressemblance. Jla beaucoup de votre air. j Un air de tête. L'attitude d'une tète. \ T. de manège, Allures d'un cheval. | T. de mus. ( Aria , it, ), Suite de notes qui composent un chant. | N'être pas dans l'air, Détonner, | Se dit du chant et des paroles tout ensemble. Un air à boire. I Eiï l'air, loc. adv. Sans aucun but, et inutilement. Fam, | En mouvement, | Sans vérité , sans fondement. ( Èr. )
AIRAIN, s. m. (^j.) Métal composé de cuivre jaune, mêlé avec du zinc, de l'étain et ime petite quantité d'antimoine. | Le siècle d'airain. Le temps qu'on suppose avoir existé entre le siècle d'argent et le siècle de fer. | Fig. , Un temps malheureux et dur, (Ë-rin,)
AIRE. s. f, ( Area. ) Place unie et pré • parée pour y battre les grains. | Toute surface plane, | L'espace superficiel embrassé par une figure plane rentrante sur elle-même. | Nid des oiseaux de proie. | T. de mar. , Aire de vent. Toute direction selon laquelle souffle le vent. ( È-re. )
AIRÉE. s. f. La quantité de gerbes qu'on met en une fois sur l'aire. ( È-rée. )
AIRELLE, s, f. Sous-arbrisseau à fleurs rougeâtres, qui porte une petite baie bleue et légèrement acide, ( È-rë-le. )
AIRER, V, n. Faire son nid , en parlant De certains oiseaux de proie. ( È-ré. )
Aïs. s. m. {Assis.) Planche de bois, (Ê.)
AISANCE, s, f. Facilité. \ Liberté d'esprit et de corps. | État de fortune suffisant pour
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se procurer les commodités de la vie. | Au plur. , Lieu prati(jué dans une maison pour y satisfaire les besoins naturels. (Ë-zan-se.) ArSE. s. f. {Aisios, gr. ) Contentement, émotion douce et agréable. | Commodité , état commode et agréable, j Fam. , Se mettre à son aise , En user avec trop de liberté , de familiarité. | Au plur. , Les commodités de la vie. On n'a pas toutes ses aises en ce monde. \À l'aise, loc, adv. Commodément, facilement. ( Ë-ze, )
AISE, adj, des 2 g. Qui a de la joie , qui est content.
AISÉ , ÉE. adj. Facile. | Commode , oii
l'on est à l'aise. [Qui est à son aise, (jÈ-zé. )
AISEMENT, s. m. Commodité. À son
point et aisément, À son aise, à son loisir.
[Vi.] (È-ze-man. )
AISÉMENT, adv. Facilement. | Com.modénient. ( É-zé-man. )
AISSELLE, s. f. {Axilla.) Le dessous du bras à l'endroit où il se joint à l'épaule. I L'angle que forme avec la tige un rameau ou une feuille. ( Ë-së-îe. ) AISSIEU, s. m, V. EssiHU, AITIOLOGIE. s, f, V. Étiolooik, AJONC s. m. {Juncus.) Arbuste fort épineux , à fleurs légumineuses et jaunes , et à feuilles petites. ( A-jon. )
AJOURNEMENT, s. m. Assignation qu'on fait donner , par officier public , à une personne , pour qu'elle se présente devant la justice à un jour désigné. | Renvoi d'une affaire à un autre jour fixe ou indéterminé. ( A-jour-ne-man. )
AJOURNER, v. a. (Ad, diurnare.) Assigner qqn. à certain jour en justice. | Renvoyer à un certain jour indéterminé.
AJOUTAGE. s. m. T. d'arts. Chose ajoutée à une autre. (A-jou-ta-je. )
AJOUTER, v. a. Mettre de plus ; Joindre une chose à une autre, f Ajouter foi , Croire. AJOUTOIR, s. m. F, Ajutace, AJUSTAGE, s. m. Action d'ajuster , de donner à une pièce le poids légal. (A-jus-ta-je.) AJUSTEMENT, s. m. Action par laquelle on ajuste. | Accommodement. [Parure. ( A-jus-te-man. )
AJUSTER. V. a. ( Justus. ) Rendre un poids ou une mesure juste , conforme à l'étalon, I Accommoder, | Prov. et fig. , Ajustez vos flûtes , Soyez d'accord avec vous-même. I Concilier. | Faire ce qu'il faut pour frapper juste , pour atteindre au but. | Absol., Viser juste. I Ajuster un cheval. Lui enseigner ses exercices, | Embellir par des ajustements.
AJUSTEUR, s. m. Celui qui ajuste les flans et les met au poids que doivent avoir les espèces.
AJUSTOIR, s. m. Petite balance où l'on pèse et ajuste les monnaies avant de les marquer. On dit Trébuchet. (A-jus-touar.)
AJUTAGE ou AJUTOIR ou AJOUTOIR.
s. m. {Ad,juxta.) Tuyau de métal que l'oa