LAP
Remettre quelqu'un de jour en jour, l'amuser par de vaines paroles. | S'emploie activ. et absol. dans le sens de Tenir des discours frivoles et ridicules. Fam. ( Lan-tër-né. )
LANTERNERIE. S. f. Irrésolution , difficulté futile qui retarde qq. affaire. | Fadaise, discours frivole et ridicule. (Lan-tër-ne-rie.)
LANTERNIER. s. m. {Laternarius.) Celui qui fait des lanternes ; Celui qui est chargé d'allumer les lanternes publiques. | Fam., Homme ; irrésolu , indéterminé en toutes choses , avec qui l'on ne peut rien conclure. I Diseur de fadaises. (Lan-tër-nié. )
LANTIPONNAGE. s. m. Action de lantiponner, discours frivole et importun. Pop. ( Lan-ti-po-na-je. )
LANTIPONNER. v. n. et a. Tenir des discours frivoles, inutiles et importuns. (Lanti-po-né. )
LANTURLU ou LANTURELU. Façon de parler tirée d'un refrain de chanson , et qui n'a aucun sens propre. On l'emploie pour marquer un refus accompagné de mépris ,' ou pour indiquer une réponse évasive. Fam.
LANUGINEUX, EUSE. adj. {Lanuginosus.) Se dit De toutes les parties des plantes , feuilles, fruits, etc., qui sont couvertes d'une espèce de duvet semblable à la laine ou au coton. ( La-nu-ji-neu ; ze. )
LAPER. V. n. et a. ( Lamhere. ) Boire en tirant avec la langue. Se dit surtout du chien.
LAPEREAU, s. m. Jeune lapin de trois ou quatre mois ou au-dessous. (La-pe-rô.)
LAPIDAIRE, s. m. {Lapidarius.) Ouvrier qui taille les pierres précieuses. (La-pi-dè-re.)
LAPIDAIRE, adj, des a g. (Lapidarius.) Style lapidaire , Style des inscriptions , qui sont ordinairement gravées sur la pierre , le marbre, etc.
LAPIDATION, s. f. {Lapidatio.) Action d'assommer quelqu'un à coups de pierres, et Supplice de ceux qu'on faisait mourir ainsi ( La-pi-da-sion. )
LAPIDER, v. a. {Lap.dare.) Tuer à coups de pierres. | Attaquer, poursuivre à coups de pierres. | Se dit De plusieurs personnes" qui se déchaînent contre qqn.
LAPIDIFICATION. s. f. {Lapis , facere.) Formation des pierres. (La-pi-di-fi-ca-sion,)
LAPIDIFEER. v. a. {Lapis ^ facere.) Donner à une substance la dureté de la pierre.
LAPIDIFIQUE. adj. des 2 g. {Lapis, facere.) Se dit Des substances propres à fortner les pierres. (La-pi-di-fic-e.)
LAPIN , INE. s. ( Lepinus , b. 1. ) Petit animal quadrupède, de l'ordre des Rongeurs, qui creuse sous terre pour se loger, et dont la conformation a beaucoup de rapport avec celle du lièvre, j // est brcve comme un lapin, se dit D'un homme Jiabillé de neuf ; // est propre comme un lapin, D'un homme qui est d'une propreté remarquable ; et , // court comme un lapin , D'un homme qui court ou qui marche avec ntesse.
LAR
LAPIS, s. m. {Lapis.) Sorte de pierre dure et opaque, d'un bleu plus ou moins foncé, et ordinairement parsemée de pétries veines de pyrite semblables à de l'or. On dit aussi Lapis-lazuli.
LAPS. s. m. ( Lapsus. ) Il n'est d'usage qu'au sing., et dans cette loc, Laps de temps, Espace de temps.
LAPS, APSE. adj. {Lapsus.) Tombé. Se dit De celui qui a quitté la religion catholique après l'avoir embrassée volontairement, et il ne s'emploie qu'avec le réduplicatif Relaps. Il est laps et relaps.
LAQUAIS, s. m. {Landsknecht, ail.) Valet de livrée, destiné principalement à suivre son maître ou sa maîtresse. | Fam. , Mentir comme un laquais. Mentir avec impudence, mentir habituellement. (Lac-ë [cm.].)
LAQUE, s. f. {Lakk, ar.) Sorte de gomme résine , d'un rouge jaunâtre . que certains insectes déposent sur plusieurs espèces d'arbres des Indes orientales. Adj. Gomme laque. I Terre alumineuse , teinte d'un suc colorant, qu'on emploie dans la peinture. | S. masc. Se dit du beau vernis de la Chine , ou noir, ou rouge, ainsi que Des meubles qui en sont revêtus. ( Lac-e. )
LAQUETON. s. m. Diminutif de Laquais.
Fam. et vi. ( Lac-e-ton. )
LAQUEUX, EUSE. adj. Qui est de la nature ou de la couleur de la laque. ( Laceu ; ze [c m.]. )
LARAIRE. s. m. ( Lararium. ) Sorte de chapelle domestique où l'on plaçait les dieux lares. (La-rè-re.)
LARCIN, s. m. Genre de vol , action de celui qui dérobe , qui prend furtivement et sans violence. ( La chose dérobée. | Passage ou pensée qu'un auteur prend d'un autre pour se l'approprier. ( Lar-sin. )
LARD. s. m. {Lardum.) Couche de graisse qui se trouve entie la peau et la chair du porc. // est vilain comme lard jaune , Il est très-avare. | Pop. , Faire du lard. , Conserver ou augmenter son embonpoint en dormant la grasse matinée. Être gras à lard. Être fort gras. I Cette partie grasse qui est entre la peau et la chair de la baleine , du marsouin, et d'autres gios poissons de même espèce. (Lar.)
LARDER, v. a. Mettre des lardons dans ia viande. | Fam. , Larder qqn. de coups d'épée. Le percer de plusieurs coups d'épée; d'épigrammes , de brocards , etc. , Lui lancer coup sur coup plusieurs épigrammes , plusieurs brocards. Larder ses discours de citations, etc.. Faire , en parlant , en écrivant, un usage trop fréquent de citations , etc.
LARDOIRE. s. f. Sorte de brochette pointue par un des bouts , pour piquer la viande et y laisser les lardons contenus dans l'autre bout, qui est creux et fendu en plusieurs branches. (Lar-doua-re.)
JjARDON. s. m. Petit morceau de lard
LAR
coupé en long qu'on introduit dans la viande avec une lardoire. | Fam., Brocard, sarcasme , raillerie piquante contre qqn.
LARE. s. etadj. niasc. (Lar.) Nom que les anciens Romains donnaient à leurs dieux domestiques , autrement appelés Pénates. | Poét. , Les lares, La maison, la demeure.
LARGE, adj. des a g. ( Largus. ) Se dit D'un corps considéré dans l'extension qu'il a d'un de ses côtés à l'autre , et par opposition à Long ou à Étroit. | Un cheval large du devant, Uu cheval qui a beaucoup de poili'ail.j Une large blessure. Une grande blessure. I Une large base , Une base étendue, | Fam,, Avoir la conscience large, Être peu scrupuleux sur la probité , le devoir. | Fig. , Étendu. | Qui est mit par masses et à grands traits , qui n'a rien de maigre, de mesqnin, de timide. ( Libéral. | Peindre large, Peindre d'une manière large. Ce cheval -va large , trop large , Il s'étend sur un trop grand terrain , il se porte de côté. | Subst. masc. Largeur. | Subst., La haute mer, la partie de la mer qui est éloignée des côtes. | La mer 'Vient du large. Les vagues sont poussées par le vent de la mer, et non par celui de la terre. I Fam., Prendre le larsc, s'as'ner le larse , s enfuir.J Au large, loc.adv. Spacieusement. [Fam., Etre au large. Être dans l'opulence. | Au LowG ET AU LARGE, loc. adv. En tout sens, et avec autant de développement qu'il est possible. I S'étendre au long et au large. Prendre , acquérir beaucoup de terrain , d'espace autour de soi. | En long et en large, loc, adv. En longueur et en largeur alternativement. Se promener, aller en long et en large, de long en large. | Du long et du large. loc. adv. // en a eu , on lui en a donné du long et du large, U a été bien battu , ou bien moqué. Pop. (Lar-je.)
LARGEMENT, adv. Abondamment, autant et plus qu'il ne faut. | D'une manière large. ( Lar-je-man.)
LARGESSE, s. f. (Largitas.) Libéralité, distribution d'argent ou d'autre chose. | Pièces de largesse. Pièces d'or et d'argent que les hérauts jetaient parmi le peuple au sacre des rois et aux autres grandes cérémonies. ( Lar-jë-se. )
LARGEUR, s. f. Étendue d'une chose considérée d'un de ses côtés à l'autre , par opposition à Longueur. (Lar-jeur.)
LARGO, adv. T. it. Ce mot , placé en tête d'un morceau , indique qu'on doit le jouer d'un mouvement très-lent,
LARGUE, adj. m, {Largo, it.) Fent largue , lie vent qui s'écarte au moins d'un quart de vent de la route que l'on tient, | Subst., La haute mer. On dit plus ordin. Le large. (Larg-e.)
LARGUER. V. a. Lâcher une manœuvre , lâcher ou filer le cordage qui retient une voile par le bas. (Larg-é [ g m. ].)
LARIGOT, s. m. Espèce de flûte ou de
LAR
petit flageolet qui n'est plus en usage, et qu'imite un des jeux de l'orgue qu'on appelle Le Jeu du larigot.\Vop., Boire à tire-larigot, Boire excessivement. (La-ri-gô.)
LARIX. s. m, K MÉLÈZE, (La-rics.)
LARME, s. f, {Lacrpnn.) Goutte d'humeur limpide qui sort de l'œil, par l'eflet d'une impression vive , soit physi([ue , SMt morale, | Pleurer à chaudes larmes, être tout en larmes , Pleurer abondamment, | Sécher, essuyer ses larmes. Se consoler. | Fam., Avoir toujours la larme à l'œil. S'attendrir trèsfacilement, ou affecter une grande sensibilité, I Avoir le don des larmes, Pleurer à volonté, I Ornement, figurant à peu près une larme, qu'on fait entrer , comme un symbole de tristesse , dans la décoration des catafalques, etc. j Fam., Goutte, petite quantité de vin. etc. I Suc qui coule de plusieurs arbres ou plantes, soit naturellement, soit quand on les tdLiMe.l Larmes-de-cerf. V. Larmières. j Larme-de-^verre, ou Larme batavique , Goutte de verre fondu en forme de larme , et qui , dès qu'on en rompt la pointe, se réduit en poussière, | Larme-de-Job , Plante graminée à feuilles de maïs , dont les semences ont la forme d'une larme,
LARMIER, s. m. Partie saillante au haut d'un édifice , d'un ouvrage de maçonnerie , dtestinee à éloigner l'eau de pluie, à la faire tomber en gouttes à une distance convenable du pied de l'édifice , etc. | Pièce de bois mise en saillie au bas d'un châssis de croisée , de porte, pour empêcher l'eau de pénétrer dans l'intérieur, (Lar-mié.)
LARMIÈRES. s. f. pi. Fentes qui sont au-dessous des yeux du cerf, et d'oii sort une hqueur jaune qu'on nomme Larmes-decerf. Qqns, disent Laimiers. (Lar-miè-re.)
LARMIERS, s. m. pi. Parties qui , dans le cheval, répondent aux tempes de l'homme. (Lar-mié.)
LARMOIEMENT, s. m. Écoulement de larmes involontaire et continuel. (Lar-mouaman.)
LARMOYANT, ANTE. adj. Qui fond en larmes, j Qui est propre à faire verser des larmes. La comédie larmoyante. \ Subst.
masc. Le comique et le larmoyant. (Larmoua-ian.)
LARMOYER, v. n. (Lacr^-mare.) (Se conj. c. Employer.) Pleurer, jeter des larmes, Fam. (Lar-moua-ié.)
LARRON, ONNESSE. s. {Latro.) Celui, celle qui dérobe , qui prend furtivement qq. ch. L'occasion fait le larron. Souvent l'occasion fait faire des choses répréhensibles , auxquelles on n'aurait pas songé. | Ils s'entendent comme larrons en foire , Ils sont d'inteUigence pour faire qq. ch. de blâmable. ( // ne faut point crier au larron, se dit Quand une marchandise n'a été vendue que ce qu'elle vaut. | Se dit Des deux voleurs qui fm ent mis en croix avec Notre-Seigneur Jk-
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