‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 359 sur 712 · LAM · texte numérisé non relu

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les rendre plus riches et plus brillantes. [ Se dit Des pai'ties minces et plates , des espèces de feuillets qui garnissent ou composent certaines productions naturelles. | Les lames d'un trictrac, 'Les languettes pointues qui sont tracées au fond du trictrac. Plus ordin. Flèches. iLeferdel'épée. | Fam. C'est une bonne lame, se dit D'un homme qui manie bien l'épée; et, C'est une f ne lame, D'une femme fine et rusée. | La lame use le fourreau , se dit Des personnes en qui une grande activité d'âme ou d'esprit nuit à la santé, j Se dit Du fer de plusieurs autres armes , et de beaucoup d'instruments propres à percer, tailler, couper , etc. | Vague de la mer.

LAMÉ, ÉE. adj. Se dit Des étoffes enrichies de lames d'or ou d'argent.

LAMELLE, ÉE. et plus souvent LAMEL- LEUX, EUSE. adj. (Lamella.) Nat. Qui est garni de lames ou feuillets, ou Qui se laisse diviser en lames, en feuilles. (Lamël-lé; ou La-mël~leu; ze. )

LAMENTABLE, adj. des 2 g. ( Lamentabilis.) Déplorable, qui mérite d'être pleuré. I Douloureux, qui porte à la pitié. (Laman-ta-ble. )

LAMENTABLEMENT, adv. D'un ton lamentable, d'un ton propre à exciter la pitié. ( La-man-ta-ble-man. )

LAMENTATION, s. f. {Lamentatio.) Plainte accompagnée de gémissements et de cris. Expression de douleur et de regret. I Les Lamentations de Jérémie, Sorte de poëme que ce prophète a fait sur la ruine de Jérusalem. ( La-man-ta-sion. )

LAMENTER, v. a. et n. ( Lamentare. ) Déplorer, regretter avec plaintes et gémissements. ( La-man-té. )

LAMENTIN. s. m. ( Qqns. écrivent Lamantin. ) Animal vivipare marin qui n'a que les extrémités de devant, et dont les mamelles sont sous la poitrine. ( La-mantin.)

LAMIE. s. f. ( Lamia. ) Espèce de requin , de squale d'une grandeur extraordinaire, j Se dit De certains êtres fabuleux qui passaient, chez les anciens, pour dévorer les enfants, et qu'on représentait ordin. avec une tête de femme et un corps de serpent.

LAMINAGE, s. m. Action de laminer, ( La-mi-na-je. )

LAMINER. V. a. ( Lamina. ) Réduire un métal en lame, en lui donnant une épaisseur uniforme par une compression toujours

LAMINOIR, s. m. Machine composée de deux cylindres d'acier, entre lesquels on fait passer des lames de métal pour en réduire plus ou moins l'épaisseur, suivant qu'on rapproche plus ou moins les cylindres. ( La-mi-nouai". )

LAMPADAIRE, s. m. ( Lampadarius. ) Officier qui portait des flambeaux devant l'empereur, l'impératrice, et devant qqs.

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autres personnes considérables. | Espèce de Itivtic ou de candélabre propre à soutenir des lampes. ( Lam-pa-dè-re. )

LAMPADISTE. s. m. On appelait ainsi , chez les Grecs, Ceux qui disputaient le prix à la course des flambeaux. ( Lam-pa-dis-te. )

LAJMPADOPHORE. s. m. ( Lampadép/ioros. ) On nommait ainsi, chez les Grecs, Ceux qui portaient les lumières dans les cérémonies rehgieuscs. | Il se dit aussi dans le même sens que Lampadiste. ( Lan-pa-dofo-re. )

LAMPAS. s. m. Etoffe de soie qu'on tirait originairement de la Chine, et qui est en général à grands dessins d'une couleur différente de celle du fond. ( Lan-pas. )

LAjNIPAvS. s, m. Engorgement ou allongement de la membrane qui tapisse le palais du cheval près des dents incisives; autr. Fève. I Pop. , Humecter le lampas , Se mouiller le palais, boire du vin.

LAJVIPE. s. f. (Lampas.) Vase, ustensile où l'on met une mèche et de l'huile pour éclairer. | Fam. // n'y a plus d'huile dans la lampe, se dit D'une personne qui se meurt d'épuisement, dont les forces naturelles s'éteignent. | Cul-de-lampe, Certain ornement de lambris ou de voûte qui est fait comme le dessous d'une lampe d'église. — Cabinet saillant en dehors d'une maison, et dont la partie inférieure a cette forme, j Cul-de-lampe, Ornement qui se termine ordin. en pointe , et qui servait principalement à remplir le blanc de la page où Unissait un Uatc, un chapitre, etc. ( Lan-pe. )

LAMPÉE, s. f. Grand verre de vin. Pop. (Lan-pée. )

L.\MPER. V. a. ( Lambere. ) . Boire avidement de grands verres de vin. Abs, Il aime lamper. ( Lan-pé. )

LAIVIPERON. s. m. Petit tuyau ou languette qui tient la mèche dans une lampe. ( Lan-pe-ron. )

LAMPION, s. m. ( Lampas. ) Petit vaisseau de terre, de fer-blanc ou de verre, dans lequel on met du suif ou de l'huile avec une mèche, pour faire des illuminations. I Le vase de verre qu'on suspend au milieu des lampes d'église, entre le panache et le culot. ( Lan-pion. )

LAiNIPISTE, s. m. Ouvrier qui fait et vend des lampes. ( Lan-pis-te. )

LAMPROIE, s. f. ( Lampreda, it. ) Poisson de mer , de forme cylindrique et allongée, qui a, de chaque côté, sept trous pour la respiration, et qui, au printemps, remonte les fleuves et les ri^•iè^es. ( Lanprouae. )

LAJMPROTON ou LAJMPRJLLON. s.

m. Espèce de petite lamproie. (Lan-prouaion; ou Lan-pri-llon [11 m.J.)

LANCE, s. f. {Lancea.') Arme d'hast, 011 à long bois , qui est terminée par un fer pointu, et qui est fort crosse vers la poi-

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gnce. ( Lance brisée , Lance dont on se servait dans les joutes, et qui était à demi sciée près du bout, en sorte qu'elle pouvait facilement se briser. | Lance à outrance, ou Lance à fer émoulu, Lance dont le fer était pointu, et avec laquelle on conibattait à outrance. Lance courtoise, ou Lance mousse, ou Lance frétée, ou Lance marnée. Lance dont le fer n'était pas pointu, et qui était garnie au bout d'une sorte d'anneau qu'on appelait Frette ou Morne. \ La main de la lance, La main droite du cavalier.— Le pied de la lance , Le pied droit du cheval. I Fig. , Coup de lance. Marque naturelle que quelques chevaux ont entre le poitrail et l'épaule. | Fam., Haisser la lance. Fléchir , mollir , se relâcher. | Rompre une lance, des lances pour qqn., Le défendre contre ceux qui l'attaquent; — avec (jqn., contreqqn., Disputer avec lui. | Se disait D'un gendarme armé d'une lance. | Lance fournie. Homme d'arme ayant tout son accompagnement , qui consistait en un certain nombre de soldats, de valets et de chevaux. | Longue pique dont certains corps de cavalerie sont armés. | Lance de drapeau, d'étendard, Bâton surmonté d'un fer de lance, et auquel est attaché le drapeau, l'étendard. I Long bâton garni d'un tampon, pour jouter sur l'eau. | Lance à feu, Fusée emmanchée qui sert à mettre le feu à une pièce d'artillerie ou d'artifice. | Météore igné dont la forme est à peu près celle d'une lance. | Se dit De deux instruments de chirurgie , dont l'un sert à faire l'opération de la fistule lacrymale, et l'autre à percer la tête du fœtus mort et arrêté au passage. ( Lan-se. )

LANCÉOLÉ, ÉE. adj. {Lanceola.) Qui a la forme d'un fer de lance. ( Lan-sé-o-lé. )

LANCER, v. a. ( Lanceare.) Darder, jeter en avant avec force, avec roideur, pour atteindre au loin. | Lancer la bête , le cerf, etc., Les faire sortir de l'endroit où ils sont , pour leur donner les chiens. | Lancer un 'vaisseau à la mer , dans un fleuve, etc. , Le faire descendre du chantier à la mer, dans un fleuve, en le laissant glisser sur un plan incliné.— Y. n. Ce-vaisseau lance bâbord, lance tribord, se dit D'un vaisseau qui, se détournant accidentellement de sa route, se jette à gauche ou à droite. | Lancer un cheval, Le faire partir très-vite au galop. | Pron., Se jeter avec impétuosité, avec effort | Fara. , Se lancer dans le monde , dans la littérature, dans les affaires, Y entrer, s'y produire, s'y jeter avec peu de réflexion ( Lan-sé.)

LANCETTE, s. f. Instrument de chirurgie , servant à ouvrir la veine , à percer un abcès , etc. ( Lan-së-te. )

LANCIER, s. m. ( Lancearius. ) Cavalier dont l'arme principale est une lance. ( Lansié. )

LANCINANT, ANTE. adj. ( Lancinare, )

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Doukur lancinante^ Douleur qui se fait sentir par élancements. ( Lan-si-nan. )

LAND AMMAN, s. m. {Landammann, ail.) Titre du premier magistrat dans qqs. républiques de la Suisse. ( Lan-da-ma-ne. )

LANDAU ou LANDAW. s. m. Sorte de voiture à quatre roues, dont le dessus est formé de deux soufflets qui se replient à volonté. ( Lan-dô, )

LANDE, s. f. ( Land. ail. ) Grande étendue de terre inculte et stérile.

LANDGRAVE, s. m. ( Landgraff, ail. ) Titre, dignifé de qqs. princes d'Allemagne. Ce nom signif»*- Comte du pays.

LANDGRAVIAT. s. m. État, pays soumis î un landgrave. ( Land-gra-vi-a. )

LANDIF.ri . s. m. {Ende , eisen, ail.) Gros chenet < e fer servtiut à la cuisine. ( Lan-dié. ) LANDEWEHR. s. f. ( Landwehr, ail. ) Nom donné, en Prusse, et dans d'autres États de l' Allemagne, à une partie de la population qui est armée pour servir d'auxiliaire aux troupes de ligne. ( Land-vër. )

LANERET. s. m. ( Laniarius. ) Oiseau de proie , le mâle du lanier, ( La-ne-rë. )

LANGAGE, s. m. ( Lingua. ) Emploi que l'homme fait des sons et des articuiaiioas de la voix pour exprimer ses pensées et ses sentiments. \ Se dit Des cris, du chant, etc. , dout les animaux se servent pour se faire entendre, j Tout ce qui sert à exprimer des idées et des sensations. | L'idiome d'une nation. | Discours, style, manière de s'exprimer. | La manière dont on parle de qq. eh. , eu égard au sens plutôt qu'aux mets ou à la diction. ( Lan-ga-je. )

LANGE, s. m. {Laneus.) Morceau d'étoffe ou de toile dont on enveloppe les enfants au berceau. (Lan-je.)

LANGOUREUSEMENT, adv. D'une manière langoureuse. (Lan-gou-reu-se-man.)

LANGOUREUX, EUSE. adj. {Lariguor.) Qui est en langueur. | Faire le langoureuxauprès d'une fevir^e, Lui faire la cour d'une manière douce, ci^oe et fade. (Lan-gou-reû ; ze.) LANGOUSTE, s. f. {Locusta.) Sorte d'écrevisse de mer à coiselet épineux.

LANGUE, s. f. {Lingua.) Cette partie charnue et mobile qui est dans la bouche, t^t qui est le principal organe du goût et de la parole. | Donner de la langue, Appeler, exciter le chien, le cheval, par un bruit qui se fait en appuyant fortement la langue contre le palais et en la retirant vivement. j Avoir la langue grasse, Avoir la langue épaisse, prononcer mal certaines consonnes, principalement les r. On dit plus ordin,, dans le même sens. Parler gras, grasseyer. \ YdiOi. , Avoir la langue bien pendue. Avoir une grande facilité de parler. | Fam., Avoir la langue bien affilée, Parler beaucoup et avec faciUté, avoir beaucoup de babil, j Fâm., La langue lui va toujours. Cette personne babille continuellement. |

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Fam., Il a bien de la langue, il a la langue bien longue , il ne saurait tenir sa langue. Il parle beaucoup, il dit tout ce qu'il sait, il ne saurait garder un secret, | Fam., Jl a la langue dorée, c'est une langue dorée, se dit De qqn. qui tient des discours faciles, élégants, propres à séduire. | Fam., N'avoir point de langue, se dit D'une personne qui parle très -peu, ou qui, devant parler, garde le silence. | Fam., La langue Ikî a fourché, se dit en parlant D'une personne qui, pai- méprise, a prononcé un mot pour un autre à peu près semblable. | Fam., Avoir un mot sur la langue, sur le bout de la langue , Croire qu'on est près de trouver, de dire un mot qu'on cherche dans sa mémoire. | Fig. , Cest une mauvaise langue, une méchante langue, une langue de vipère, «te, se dit D'une personne qui aime à médire, à déchirer la réputation d'autrui. I Fam., Coup de langue. Médisance ou mauvais rapport que l'on fait. | Fam. , Donner du plat de la langue , Faire de belles promesses qu'on n'a pas dessein d'exécuter. |Fam.', Se mordre la langue. S'arrêter au moment de dire ce qu'on ne doit pas ou ce qu'on ne veut pas exprimer. | Jeter sa langue aux chiens , Renoncer à deviner qq. ch. I Qui langue a à Rome va , Qui sait parler, s'exphquer, peut aller partout. | Prendre langue, S'informer de ee qui se passe, de l'état d'une affaire, du caractère, des dispositions de ceux avec qui l'on doit traiter. I L'idiome d'une nation. | Langue primitive. Celle qu'on suppose que les hommes ont parlée la première. | Langue primitive ou originelle , Celle qu'on suppose ne s'être formée d'aucune antre. \ Langue mère ou matrice. Celle qui, n'étant formée d'aucune autre langue connue, a servi à en former d'autres. Et, par opposition. Langue dérivée. Celle qui est formée d'une autre. ] Langue morte. Celle qu'un peuple a parlée, mais qui n'existe plus que dans les livres. Et, par opposition. Langue vivante. Celle qu'un peuple parle actuellement. [ Langue nationale. Celle que parle généralement une nation, aussi par opposition à Langue étrangère. I La langue sainte, La langue hébraïque. j Langue sacrée, Toute langue dans laquelle sont écrits des livres qu'on suppose inspirés par la Divinité. | Maître de langue. Celui qui enseigne une langue vivante. ] Enfants de langue , jeunes de langue , Jeunes gens que qqs. gouvernements entretiennent pour apprendre les langues orientales, et devenir capables de servir de drogmans. | Langage, manière de parier, abstraction faite de l'idiome dont on se sert. | S'est dit Des différentes nations ou divisions de l'ordre de Malte. | Se dit De certaines choses qui ont la forme d'une langue. | Langue de terre. Certain espace de terre beaucoup plus long que large, qui ne tient que par un bout aux autre!*

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terres, et c|ui est environné dVau de tous les autres côtés. II se dit aussi Des pièces de terre longues et étroites qui sont enclavées dans d'autres terres | Longue-de-cerf, uu Scolopendre, plante de la t'auiille des Capillaires, I Langue-de-chïen . V. Cynoglossk. I Languede-serpent, ou OpItioglossCy Plante ainsi nommée parce qu'elle a une double feuille, dont la plus petite a quelque rapport avec la langue d'un serpent. Il se dit aussi Des dents de poisson pétrifiées; et, en ce sens , il est synonyme de Glossopètre. (Laiig.)

LANGUETTE, s. f. Ce qui est taillé , découpé , etc. , en forme de petite langue. | Petite pièce mobile de métal qui , en s'élevant ou s'abaissant , ouvre ou ferme les trous faits à un instrument à vent. ] Cette petite pièce de fer d'une balance qui sert à marquer l'équilibre quand elle est d'aplomb. On l'appelle aussi Aiguille. \ Séparation de qqs. pouces d'épaisseur faite de pierres , de briques, ou de plâtre, dans l'intérieur des souches de cheminée, dans un puits mitoyen, etc. I Espèce de tenon continu formé par le rabot sur l'épaisseur d'une planche , et fait pour entrer dans une rainure. [ Petit morceau d'argent ou d'or que les orfèvTes laissent en saillie à chaque pièce qu'ils fondent, et qui sert à faire Tessai avant de marquer la pièce du poinçon légal. (Lang-ë-te[g m.].)

LAlXGUEUR.'s. f. {Languor}, Abattement, état d'une personne faible et malade. | Sorte d'abattement moral et physique causé par ies fatigUL's de l'esprit, par les peines de l'âme, et principalement par celles qui viennent de l'amour, j Langueur d'estomac, État d'un estomac qui a perdu le ton, le ressort dont il a besoin pour bien faire ses fonctions. I II y a de la langueur dans cet ouvrage , Souvent cet ouvrage manque de chaleur , de force, d'intérêt, de mouvement. | Au plur.. État d'affaiblissement, d'abattement. (Langeur[gm.].)

LANGUETER. v. a. Yisiter la langue d'un porc pour voir s'il est sain ou ladre. (Langë-ié[g m.].)

LANGUEYEUR. s. m. Celui qui est commis pour langue) er les porcs. (Lang-ë-ieur

[g m- 10 LANGXJIER. s. m. La langue et la gorge

d'un porc quand elles sont fumées. (Lang-ié

LANGUIR. V. n. (Languere.) Etre dans

un état d'abattement et de faiblesse causé

par qq. maladie qui ôte peu à peu les forces. I Souffrir de la continuité , de la durée d'un

supplice, d'un châtiment , d'un besoin, d'wn mal physique autre que la maladie. | Se dit Des peines de l'esprit et de l'âme. | Se dit Des véj^étaux qui ue sont pas en boa état , qui poussent faiblement , qui donnent neu de fruits. | La nature languit pendant f hiver, La nature est alors comme enjiourdie. I Se

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dit Des ouvrages d'esprit qui manquent de force, de olialeur, de vivacité. | La cjpn-versation languissait , Personne ne soutenait la conversation. | Les affaires languissent. On n'en fait guère. | L'affaire languit, Elle t/aîne en longueur, on ne l'expédie point. (Lang-ir

LANGUISSAMMENT. adv. D'une manière languissante , avec langueur. (Lang-isa-man [g m.]. )

LANGUISSANT, ANTE. adj. Qui languit. I Se dit Des choses, tant au sens physique qu'au sens moral. | Regards languissants , Regards qui marquent beaucoup d'abattement ou beaucoup d'amour. (Lang-isan [g m.J.)

LANICE. adj. f. (Lanicium.) Bourre lanice , Bourre qui provient de la laine. (Lani-se. )

LANIER. s. m. ( Laniarius. ) La femelle du laneret, qui est une grande espèce de faucon. ( La-nié. )

LANIÈRE, s. f. (Laneus). Sorte de courroie longue et étroite.

LANIFÈRE, adj. des 2 g. {Lanifer.) Qjii porte de la laine. Il se dit Des animaux et des plantes qui produisent une matière laineuse ou cotonneuse.

LANISTE. s. m. (Lanista.) Celui qui achetait, formait ou vendait des gladiateurs.

LANSQUENET, s. m. {Landskneckt, ail.) On appelait ainsi Un fantassin allemand. I Sorte de jeu de hasard que l'on joue avec des cartes. ( Lansc-e-në. )

LANTERNE, s. f. (La/z^emc-) Ustensile de verre , de corne , de toile , ou d'autre matière transparente, dans lequel on enferme une lumière. | Lanterne sourde. Sorte de lanterne faite de manière que celui qui la porte voit sans être vu, et qu'il en cache entièrement la lumière à volonté. | Lanterne magique. Instrument d'optique qui, au moyen de lentilles et de verres peints , fait voir différents objets sur une toile ou sur une muraille blanche. | Espèce de petite armoire dont le dessus et les côtéî sont vitrés, pour empêcher l'action . de l'air sur les trébuchets, ou balances trèsfines, qui y sont placés. | Sorte de tourelle ouverte par les côtés , posée sur le comble d'un édifice , et ordinairement au-dessus d'un dôme, d'une coupole. | Espèce de cage circulaire ou carrée, garnie de fenêtres et de vitraux , et placée au-dessus d'un édifice pour en éclairer l'intérieur par en liant. | Se dit d'Espèces de loges ou de cabinets qui sont placés dans qqs. scilïes d'assemblées publiques, et d'où , sans être vu , on peut voir et écouter. I Petite roue formée de plusieurs fuseaux, dans laquelle engrènent les dents d'une autre roue. I Au plur., Fadaises., contes absurdes , ridicules. (Lan-tër-ne.)

LANTERNER, v. n. Être irrésolu en affaires , perdre le temps à des riens. | V. a.

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