‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 400 sur 712 · MAG · texte numérisé non relu

MAG

comme ayant droit d'enseigner. | Prébende magistrale, s'est dit, dans qqs. églises cathédrales. D'une prébende qui, dans d'autres, s'appelait /receptoria/iî. | Dans l'ordre de Malte , Commanderies magistrales , Celles qui étaient annexées à la dignité de gi-and maître, j Ligne magistrale , La ligne principale d'un plan, j Compositions magistrales , se dit Des médicaments composés sur-le-champ d'après l'ordonnance du médecin. (Ma-jis-tral.)

MAGISTRALEMENT, adv. D'un ton, d'un air magistral. (Ma-jis-tra-le-man.)

MAGISTRAT, s. m. (Magistratus.) Officier civil revêtu d'une autorité administrative ou judiciaire. Un membre d'une cour de justice, | Magistrat de sûreté. Magistrat chargé de la poursuite des délits. | Absol. et coUect., dans qqs. villes désigne Le corps des officiers municipaux. (Ma-jis-tra.)

MAGISTRATURE, s. f. {Magistratus.) La dignité, la charge de magistrat. | Le corps entier des magistrat, | Le temps durant lequel un magistrat exerce ses fonctions. (Ma-jis-tra-tu-re.)

MAGNANIME, adj. des u. g. et subst.

{Magnanimus.) Qui a l'âme grande, qui a des sentiments élevés, généreux. (Ma-«ani-me [n m,],)

MAGNANIMEMENT. adv.D'une manière magnanime. (Ma-«a-ni-me-man [n m.].)

MAGNANIMITÉ, s. f, {Magnanimitas.) Vertu de celui qui est magnanime, grandeur d'âme. (Ma-zza-ni-mi-té [n m.].)

MAGNAT, i. m. {Magnus.) Autrefois en Pologne, et encore aujourd'hui en Hongrie, Un grand du royaume. (Mag-na.)

MAGNÉSIE, s. f. {Magnesia.) Terre absorbante, blanche, insipide, insoluble dans l'eau, mais soluble dans les acides, et qu'on extrait, par la potasse ou la soude, d'un sulfate appelé Sulfate de magnésie. (Ma- «é-zie [n m.].)

MAGNÉTIQUE, adj. des 2 g. {Magneticus. ) Qui appartient à l'aimant, qui dépend des propriétés de l'aimant, ou qui en est doué. (Ma-«é-tic-e [n m.].)

MAGNÉTISER, v. a. Employer sur une personne les procédés indiqués par le»

adeptes de la doctrine appelée Magnétisme (Ma-«é-ti-zé [n m.].)

MAGNÉTISEUR, s. m. Celui qui pratique les procédés du magnétisme. (Ma-né-tizeur [n m,].)

MAGNÉTISME, s, m. T, de physiq. Nom générique, qui se dit Des propriétés de l'aimant, I Magnétisme animal, ou Magnétisme, Doctrine dont les j>artisans croient qu'on peut produire sur le corps humain, par des attouchements ou par certains mouvements, des impressions propres à guérir les maladies. (Ma-«é-tis-me [n m.],)

MAGNIFICAT, s. m. Cantique de la Vierge, qu'on chante à vêpres et au salut,

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et qui commence par le mot Magnificat.

(Mag-ni-fi-cat.)

MAGNIFICENCE, s. f. {Ma^nificentia.) Qualité de celui qui est nia},'nifique. | En priant Des choses, Éclat, richesse extraordinaire. I Au plur., désigne Des objets magnifiques ou des dépenses éclatantes. (Ma- «i-fi-san-se [n m.].)

MAGNIFIER, v. a. {Ma^nificare.) Exalter, élever la grandeur, se dit en parlant De Dieu. (Ma-rti-fi-é [n m.].)

MAGNIFIQUE, adj. des i g. {Mognlficus.) Splendide, somptueux dans ses dons, qui se plaît à faire de grandes et éclatantes dépenses, principalement pour le public. | Se dit Des choses dans lesquelles la magnificence éclate. I Fam. , Un temps magnifique , Un très -beau temps. | Des titres magnifiques. Des titres pompeux, éclatants. Un style magnifique , Un style pompeux , brillant, élevé. Des promesses magnifiques , Des promesses qui font espérer de grandes choses. I Subst., Ce que le libéral fait par générosité, le magnifique ne le fait souvent fue par ostentation. (Ma-«i-fic-e [n m.].)

MAGNIFIQUEMENT, adv. Avec magnificence. (Ma-m-fic-e-man [n m.].)

MAGNOLIER. s. m. Arbre d'Amérique , remarquable par la beauté de ses fleurs. (Mag-no-lié.)

MAGOT, s. m. Gros singe sans queue, iu genre des Macaques. | Fam. , Homme iort laid. — Homme gauche et grossier dans ses manières. | Figure grotesque de porcelaine , de pierre , etc. | Fam. , Un amas d'argent caché. (Ma-gô.)

MAHALEB. s. m. K Bois de Sainte-

LlTCIE.

MAHOMÉTAN, ANE. s. et adj. Celui, celle qui professe la religion de Mahomet. (]Ma-o-mé-tan.)

MAHOMÉTISME. s. m. La reUgion de Mahomet. (Ma-o-mé-tis-me.)

MAI. s. m. {Maius.) Le 5' mois de l'année. I Champ de mai. Assemblée que les principaux de la nation française tenaient au mois de mai. | Arbre qu'on a coupé et qu'on plante , le premier jour de mai , devant la porte de qqn. , en signe d'honneur.

MAIDAN. s. m. Nom qu'on donne , dans l'Orient, aux places ou se tiennent les marchés.

MAÏEUR. s. m. {Major.) Titre qui, dans q(js. villes, répondait à celui de Maire. (Ma-ieur.)

MAIGRE, adj. des 2 g. (Macer.) Qui n'a point de graisse , ou qui a en très-peu , qui est sec et décharné. | Jours maigres, Jours auxquels l'Église défend de manger de la viande. | Repas maigre , Repas oîi l'on ne sert point de viande. Soupe maigre. Soupe où il n'entre pas de jus de viande. | Maigre chère. Mauvaise chère. | Se dit D'un terroir aride qui rapporte peu. | Fam., Un

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maigre sujet, Une cause bien légère, | Un sujet maigre, Un sujet stérile, qui fournit peu à l'écrivain. I Se dit par oppos. à Riche, orné, moelleux, large, nourri. | Adv., Étamper maigre. Percer les trous ou étampure» du fer d'un cheval près du bord extérieur. I Subst. masc. La partie de la chair oîi il n'y a aucune graisse. ( Se dit Des aliments où il n'entre ni viande, ni graisse, ni jus de viande. I i''fl/re maigre, manger maigre , S'aliirtenir de manger de la chair. (Mègre.)

MAIGRE, s. m. Grand poisson de mer.

MAIGRELET, ETTE. adj. Diminutif de Maigre. Se dit Des enfants et des jeunes personnes. (Më-gre-lë , ë-te.)

MAIGREMENT, adv. dérivé de Maigre Petitement , chétivement. ( Mè-gre-man.)

MAIGRET, ETTE. adj. Diminutif de Maigre. (Më-grë ; ë te.)

MAIGREUR, s. f. L'état du corps des' personnes et des animaux maigres. | S'emploie, fig., dans les arts du dessin et en littérature. (Më-greur.)

MAIGRIR. V. n. (Macrescere.) Devenir maigre. (Më-grir.)

MAIL. s. m. (Malins.) Espèce de petite masse cylindrique de bois, garnie d'un cercle de fer à chaque bout , qui a un long manche un peu pliant, et dont on se sert pour jouer en poussant, en chassant avec force une boule de buis. ( Le jeu où l'on fait usage de mail. | Le lieu , l'allée où l'on joue au mail. Dans qqs. villes , Nom de la promenade publique où l'on jouait autrefois au mail, f Boule de mail , La boule avec laquelle on joue au mail. (Mail [Il m.].)

MAILLE, s. f. Chaque nœud que forme le fil, la soie, la laine, etc., dans des tissus serrés et sans intervalles , et aussi dans des tissus lâches. | L'ouverture que les nœuds laissent entre eux. | Se dit De petits annelets de fer dont on formait des armures en les entrelaçant les uns dans les autres. | L'ouverture pratiquée dans les lisses du métier à tisser, et qui sert à recevoir les fils de la chaîne. | Se dit Des marques , des taches qui paraissent sur les plumes du perdreau lorsqu'il devient fort, f Certaine tache ronde qui vient sur la prunelle de l'œil, et qui gêne la vue. | Espèce de monnaie de billon qui était au-dessous du denier, et dont le nom sert encore, fam., à exprimer Une chose de très-petite valeur. | Ils ont toujours maille à partir ensemble. Ils ont toujours qq. différend sur peu de chose. (Ma-lle[llm.].)

MAILLER, v. n. Se dit Des perdreaux à qui les mailles viennent. | Fer maillé. Treillis de fer qui se met à une fenêtre. ( Ma-llc [Il m.].)

MAILLET, s. m. {Malleus.) Espèce d« marteau à deux têtes, qui est ordin. de boi». (Ma-llë[lî m.].) /^

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MATLÎX)CHE. s. f. Gros maillet de bois. (Ma-Uo-che[llm.].)

MAILLOT, s. m. Morceau de toile ou d'étoffe dans lequel on laçait uu petit enfant pour le coucher. | Se dit Des langes et des bandes dont on enveloppe un enfant au berceau. (Ma-Uo [11m.].)

MAILLURE. s. f. Se dit Des taches ou mouchetures qui forment des espèces de mailles sur les plumes d'un oiseau de proie. (Ma-llu-re[llm.].)

MAIN, s. f. {Manus.) Partie du corps humain qui est à l'extrémité du bras, qui s'étend depuis le poignet jusqu'au bout des doigts , et que sa conformation rend propre à toute sorte d'actions et d'ouvrages. | Let^er la main sur qqn. , Se préparer , être prêt à le fi-apper. | Toucher dans la main de qqn. , Mettre sa main dans la sienne, en signe d'amitié. I Battre des mains. Applaudir; rapprocher et frapper l'une par l'autre les deux mains. I Fam., Main morte / Main qu'on laisse aller au gré d'une personne qui l'agite , comme si elle était sans nerfs et sans vie. | IS'y pas aller de main morte , Frapper rudement , avec violence. | E^mployer des expressions fortes , rudes , violentes. | Main de justice. Espèce de sceptre que le roi portait le jour de son sacre, et au haut duquel était la figure d'une main, emblème de la puissance. | À la main. Avec la main. | Acheter de la viande à la main. L'acheter sans la faire peser. | Fam,, Une chose faite à la main. Une chose arrangée exprès, d'avance , de concert. | À la main , Dans la main. | Cela est bien à la main, se dit D'une chose faite de manière qu'on peut s'en servir aisément , commodément. | À la main , Sous la main , proche , à portée. | Avoir un livre à la main , Le tenir. | Fam. , Avoir la parole à la main, Parler avec facilité. | Cheval à deux mains , à toutes mains, Cheval qui sert à la selle et à la voiture. | Â pleines mains , Abondamment , libéralement. | À main droite , à main gauche , Du côté droit , du côté gauche de la personne qui parle , à qui l'on parle , de qui l'on parle. | Aux mains, se dit De l'action de combattre. | De main , se dit De plusieurs substantifs, pour spécifier la nature ou l'emploi des personnes ou des choses qu'ils désignent. | Combat de main, de main à main. Combat qui a lieu de près, entre deux ou plusieurs personnes. | Coup de main. Entreprise hardie, dont l'exécution est prompte, j Homme de main , Homme d'exécution, hardi. | De main en main.

De la main d'une personne à celle d'une autre, et de celle-ci à d'autres successivement, jusqu'à la dernière. ] Fig. , De longue main. Depuis longtemps. | Dk la main. Avec la main. | Fam. , Gagner qqn. de la main , Le prévenir, le devancer dans qq. affaire. | De LA MAIN, fig. , De la part. | De la main à la main. Manuellement, sans formalité, sans écrit. } De la première main. De la main de

MAI

celui qui a le premier recueilli , fabrique ou mis en vente la chose dont il s'agit. | De toutes mains, Des mains de tout le monde. | Dans la main , dans les mains , se dit en parlant D'une chose dont on confie la garde, le soin ou l'exécution à qqn. | En main. Dans la main. | Avoir qqn. ou qq. ch. en main. L'avoir à sa disposition. | Prendre en main les intérêts , Soutenir les intérêts. | Être en main. Etre à portée de faire qq. ch. commodément. | En main propre, Dans la main même de la personne intéressée. | Par LES MAINS , Dans les mains. | Sous la main , Proche, à ^OT\.ke.\Sous*main, Secrètement, en cachette. | En musique. Avoir de la main. Avoir une exécution facile. | Avoir la main bonne. Etre adroit dans les ou^Tages de la main. — Réussir ordin. dans les choses qu'on entreprend, j Avoir la main légère , se dit D'un cavalier qui se sert bien des aides de la main , d'un chirurgien qui opère avec habileté, d'un joueur d'instrument qui exécute avec aisance et prestesse, d'un homme qui met de la hberte et de la rapidité dans son écriture. V. Léger. | En musique, Avoir un passage, un morceau dans la main. Le savoir. j Changer de main. Passer d'un propriétaire à un autre. | Donner la main à qqn.. L'aider en qq. affaire , le favoriser. | Donner les mains à qq. ch., Y consentir, y condescendre. | Être haut à la main. Être impérieux, violent. I Fam., Faire sa main. Dérober, faire des profits illicites. 1 Forcer la main à qqn. , Le contraindre à faire qq. ch. | Lier les mains à ay/2.. Le réduire à l'inaction dans une aflaire. | Fam., Manger dans la main. Avoir des manières ti*op familières. | Mettre la main sur qqn. , Le frapper. | Mettre la main sur qq. ch.. S'en saisir, ou, simplement, La trouver. | Mettre la main à qq. ch.. L'entreprendre, s'en mêler. | Se tenir par la main. Être d'intelligence. | Tendre la main. Demander l'aumône, des places, des grâces. | Cheval de main. Cheval mené par un valet monté sur un autre cheval. | Tenir la main haute à qqn. , Le traiter avec sévérité , sans lui rien passer. | Lever la main, Lever la main vers le ciel, pour jurer et affirmer par serment. | Saisir entre les mains de qqn. , S'opposer à la délivrance des deniers qui sont entre ses mains. | Vider ses mains , Se dessaisir d'une somme qu'on a entre les mains , et la payer à qui il est ordonné par la justice. | Plaider la main garnie, les mains garnies. Plaider pour une chose dont on jouit pendant le procès. I Sans main mettre. Sans travailler et sanS' faire de frais. | A certains jeux de cartes, Avoir la main. Être le premier à jouer. I Avoir la main ^ faire la main, Donner les cartes. | Pop. , Il a la main chaude , se dit De celui qui gagne plusieurs mains de suite , à certains jeux où le gagnant fait toujours. I Faire une main , Faire une levée. I Fig. , Écriture , cai^actère d'écriture

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d'une personne. | Proposer, donner sa main à qqn., Lui pioposer de l'épouser, l'épouser. I Fig., Action , puissance. | Avoir une main de fer, Avoir une autorité dure et despotique. | Avoir les mains longues, Avoir de grands moyens de servir ou de nuire. | Se dit Des extrémités des animaux quand il y a un pouce distinct des quatre autres doigts. | Se dit Des pieds de qqs. oiseaux, comme les perroquets et les oiseaux de fauconnerie. | Se dit , en boL , Des filaments en forme de vrille par lesquels les planter sannenteuses et grimpantes s'attachent aux coi-ps voisins. | Pelle de tôle, à manche de bois très-court, dont on se sert pour prendre et pour porter de la braise , de la cendre , etc. | Espèce d'anneau de fer à ressort qui est au bout de la corde d'un puits , et dans lequel on passe l'anse du seau. I Se dit De certains anneaux de fer qui tiennent à la caisse d'un carrosse, et auxquels les soupentes sont attachées. | Sorte d'anneau qui est au devant d'un tiroir, et qui sert à le tirer. | Morceau de galon plat attaché au dedans d'un carrosse, et qu'on tient à la main pour se soutenir. | Assemblage de vingt-cinq feuilles de papier. | Main courante, registre n. autr. BrouiUard. (Min.)

MAIN -D'OEUVRE, s. f. Façon, travail de l'ouvrier. (Min-deu-vre.)

MAIN -FORTE, s. f. Assistance qu'on donne à qqn. pour exécuter qq. ch. Secours qu'on prête à la justice , afin que la force demeure à ses agents, et que ses ordres soient exécutés. (Min-for-te.)

MAINLEVÉE, s. f. Acte judiciaire ou volontaire qui lève l'empêchement résultant d'une saisie , d'une opposition , d'une inscription. (Min-le-vée.)

MAINMISE, s. f. T. de jurispr. féod.

Saisie. | Fam. , User de mainmise. Frapper. (Vi.) (Min-mi-ze.)

MAINMORTABLE. adj. des 2 g. Qui est sujet au droit de mainmorte. | Se disait Des corps et communautés dont les biens , étant inaliénables, ne donnent pas ouverture aux droits de mutation. (Min-mor-ta-ble.)

MAINMORTE, s. f. État des vassaux qui, en vertu d'anciens droits [féodaux, étaient attachés à la glèbe , et privés de la faculté de disposer de leurs biens. | Gens de mainmorte^ Les corps et les communautés qui , nonobs tant les diverses manières dont les individus s'y succèdent, sont considérés comme perpétuels et formant toujours la même corpo ration. (Min-mor-te.)

MAINT, AINTE. adj. coll. Plusieurs.

Maint homme. Mainte femme. Par maints et maints travaux. Fam. (Min; in-te.)

MAINTENANT, adv. de temps. {Manu tenente.) À présent, à cette heure, aujourd'hui , au temps où nous sommes. 1 Maintenant que. loc. conj. (Min-te-nan.)

MAINTENIR, v. a. {Manus tenere.) Tenir ferme et fixe. | Affirmer, soutenir. | De-

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nicurer dans le même état. ( Min-te-uir.)

MAINTENUE, s. f. Confirmation, par jugement, dans la possession d'un bien ou d'un droit litigieux. (Min-te-nue.)

MAINTIEN, s. m. Conservation. | Contenance , air du visage , habitude du corps. | N'avoir point de maintien, Avoir l'air gauche et embarrassé. (Min-tiin.)

MAIRAIN. s. m. V. Merrain.

MAIRE, s. m. {Major.) Le premier officier municipal d'une ville , d'une commune, j Maire du palais. Le principal officier qui avait l'administration des affaires de l'État sous les rois de la première race. (Mè-re. )

MAIRIE, s. f. Office de maire. | Le temps durant lequel on exerce cette fonction. | Le bâtiment où se tient l'administration municipale. I Mairie du palais. Dignité de maire du palais. (Mè-rie.)

MAIS. conj. adversative. {Magis.) Marque Opposition, exception, différence. 1 S'emploie pour Rendre raison de qq. ch. dont on veut s'excuser. | Marque L'augmentation ou la diminution. | S'emploie au commencement d'une phrase qui a qq. rapport à ce qui a précédé. | Sert de transition pour revenir à un sujet qu'on avait laissé , ou pour quitter celui dont on parle. | Adv. fam.; alors il se joint au verbe pouvoir par une négation ou par une interrogation. Je n'en puis mais. \ Subst... Objection , difficulté. (Mè.)

MAÏS. s. m. r. Blé de Turquie. (Ma-is.)

MAISON, s. f. {Mansio.) Bâtiment servant de logis, d'habitation, de demeure. ( Fam., Garder la maison. Rester chez soi. | Pardessus les maisons, se dit Des choses exorbitantes , excessives , exagérées. | Maison garnie. Maison où on loue des chambres, des appartements meublés. | Maison de commerce , Maison où l'on fait le trafic des marchandises. I La maison de Dieu, L'église. ( Petites-Maisons, Hôpital de Paris, où l'on renfermait des aliénés. | Petite maison , se disait D'une maison ordin., située dans un quartier peu fréquenté, et destinée à des

Elaisirs secrets. | Les douze maisons du soûl. Les douze signes du zodiaque. | Le mé« nage , tout ce qui a rapport aux affaires domestiques. I Avoir une bonne maison , Donner souvent à manger. | Faire une bonne maison , Amasser beaucoup de bien. | Ceux qui demeurent et vivent ensemble dans une maison, qui y composent une même famille.

ILes gens attachés au service d'une maison Faire sa maison. Rassembler tout ce qui orme un état de maison, en domestiques, en chevaux, en équipages, etc. Se dit Des princes, etc. I Fam., Faire maison nette, Renvoyer à la fois tous ses domestiques ; et , Faire maison neuve , En prendre d'autres. | Maison du roi , Les officiers de la chambre et autres attachés au service personnel du roi. I Maison militaire du roi, ou La maison. Les troupes destinées à la garde de la per-

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sonne du roi. | Race, famille. Se dit Des familles nobles et illustres, | La maison royale. Les princes du sang. ( Un homme de lonne maison, De noble et ancienne race. | Compagnie, communauté d'ecclésiastiques, de religieux. (Më-zon.)

MAISONNÉE, s. f. collect. Tous les gens d'une famille qui demeurent dans une même maison. Pop. (Më-zo-née.)

MAISONNETTE, s. f. Maison basse et petite. (Mè-zo-në-te.)

MAÎTRE, s. m. {3Iagister) Celui qui a des sujets, des domestiques, des esclaves. | Fam., Avoir bon maître. Etre au service ou dans la dépendance d'un homme puissant par qui l'on peut être protégé. | Celui qui commande, qui domine, soit de droit, soit de fait. I Se rendre maître d'une province. S'en emparer par la force. | Ce cJianteur est maître de sa 'voix , Il la dirige avec facilité. | Être lé maître de faire qq. ch.. Avoir la liberté, le pouvoir de faire qq. ch. | Propriétaire. | Celui qui enseigne qq. art ou qq. science. | Maître es arts, Celui qui avait reçu, dans une université, les degrés qui donnaient pouvoir d'enseigner les humanités et la philosophie. | Maître d'étude , Celui qui , dans un collège , surveille les élèves pendant les heures de travail et de récréation. | Celui qui , après avoir été apprenti, était reçu avec les formes ordinaires dans qq. corps de métier. | Se dit Des artisans qui emploient ou dirigent plusieurs ouvriers. | Maître ^valet; maître garçon, maître clerc. Celui qui est le premier entre i<è,% compagnons , dans une maison, dans une boutique , dans une étude. [ Maître d'équipage, ou Maître, Le premier sous-officier de manœuvre, qui a autorité sur toutes les personnes de l'équipage. | Maître des hautes œuvres , L'exécuteur de la haute justice , le bourreau. | Maître des œuvres basses, Cureur de retraits , vidangeur. | Se joint fam. à certains termes d'injure. Maître fou. Maître sot. I Fam., Un maître homme, un maître sire. Un homme entendu , habile, qui sait se faire obéir, se faire servir. | Savant , expert en qq. art. | Se dit Des grands peintres. | Les petits maîtres , Certain nombre de graveurs qui sont ainsi désignés dans les catalogues d'estampes. | Titre qu'on donne aux avocats , aux avoués et aux notaires. 1 Fam., Petitmaître , Jeune homme qui se fait remarquer par une élégance recherchée dans sa parure, par des manières libres et uu ton avantageux avec les femmes. | Titre des personnes revêtues de certaines charges. | Maître de cha- {^elle , Celui qui est chargé de diriger e chant dans une égUse, et de former les enfants de chœur. Se dit qqf. pour Maître de musique , en parlant Des orchestres d'Italie. | Titre qu'on donne aux chefs des ordres miUtaires , des ordres de chevalerie. | Grand maître de l'université de France, Titre douné , à diverses époques , au chef de I

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