MAJ
l*uuiversité de France. | Premier ou principal, en parlant Des choses inanimées qui sont de même nature. (Mê-tre.)
MAÎTRESSE, s. f. {Magistra.) Ce mot a presque toutes les acceptions de celui de Maître. \ Fam., Une maîtresse femme y Une femme habile, intelligente, ferme, qui impose. | PeWe-wa/V/*ewe , Femme qui est d'une élégance recherchée dans son ton, dans ses manières, dans sa parure, dans son ameublement , etc. j Fille , veuve recherchée ou promise en mariage, ou aimée de qqn. j Mé-trë-se. )
MAITRISE, s. f. Qualité de maître. Se disait en parlant Des métiers. | Maîtrise , ou Grande maîtrise, se dit De certaines charges ou dignités. La grande maîtrise de Malte , etc. | L'emploi de maître de chapelle dans une église cathédrale. (Me-tri-ze.)
MAITRISER. V. a. Gouverner en maître, avec une autorité absolue. Maîtriser ses passions, etc., ou se maîtriser, Dompter ses passions, etc., s'en rendre le maître. | Fig., Maîtriser la fortune , Faire tourner les événements à son avantage par l'habileté de sa conduite. (Mê-tri-zé. )
MAJESTÉ, s. f. {Maj estas.) Grandeur suprême, caractère auguste qui imprime le respect. | Se dit Des personnes et des choses qui ont un air de grandeur propre à inspirer de l'admiration, du respect. | Titre particulier qu'on donne aux empereurs, aux rois, et à leurs épouses. | Sa Majesté Impériale, L'empereur d'Autriche. Sa Majesté Très- Chrétienne, Le roi de France, Sa Majesté Catholique, Le roi d'Espagne. Sa Majesté Très-Fidèle, Le roi de Portugal. Sa Majesté Britannique , Sa Majesté Suédoise, Sa Majesté Danoise , Le roi d'Angleterre, le roi de Suède, le roi de Danemark. (Ma-jës-té.)
MAJESTUEUSEMENT, adv. Avec majesté, avec grandeur. (Ma-jës-tu-eu-ze-man.)
MAJESTUEUX , EUSE. adj. Qui a de la majesté , de l'éclat , de la grandeur. (Ma-jëstu-eu ; ze.)
MAJEUR , EURE. adj. {Major.) Qui est plus grand, plus important, plus considérable. I Ordres majeurs , La prêtrise, le diaconat, le sous-diaconat , par opposition Aux quatre ordres mineurs. Excommunication majeure y Excommunication qui retranche entièrement de l'Église. | Tierce majeure y Tierce composée de deux tons. On appelle Ton ou mode majeur , Celui où la tierce et la sixte au-dessus de la tonique sont majeures. I Tierce majeure. L'as , le roi et la dame de la même couleur. | Grand, important, considérable , absolument et sans comparaison. I Force majeure , Force à laquelle on ne peut résister, événement qu'on ne peut empêcher et dont on n'est pas responsable. | Qui a atteint l'âge prescrit par les lois pour user et jouir de ses droits, et pour pouvoir contracter valablement. JMajeors. subst. inasc. plur.
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(Vi. ) Les ancêtres ou les prédécesseurs. MAJEURE, s. f. {Major.) La proposition d'un syllogisme, qui contient le grand terme ou l'attribut de la conclusion. ] L'acte que «outenaient les étudiants en théologie la 2* année de leur licence.
MAJOR, s, m. (Major.) Officier supérieur qui dirige l'administration et la comptabilité d'un régiment, et qui est chargé en outre de tout ce qui concerne le recrutement et l'état civil du corps. | Major général. Officier général charge de remplir ces mêmes fonctions pour toute une année, ainsi que d'expédier tous les ordres du généralissime, et de rendre compte des opérations. | Officier supérieur qui , dans une place de guerre, est spécialement chargé des détails du ser\'ice , sous l'autorité du commandant, l^/^af-mflyor, Les officiers et sous-officiers sans troupes. Se dit aussi Des officiers supérieurs d'un corps de troupes, \État-major, Le lieu où sont les bureaux de l'état-major. | Ronde major, Celle que fait le major. | Au jeu de piquet. Tierce major, quinte major. V. Majeur.
MAJORAT, s. m. Immeuble inaliénable attaché à la possession d'un titre de noblesse, et qui passe avec ce titre à l'héritier naturel ou adoptif du titulaire. (Ma-jo-ra.)
MAJORDOME, s. m. {Maggiordomo, it.) Maître d'hôtel. Se dit Des officiers qui servent en cette qualité à la cour de Rome, dans les autres cours d'Italie , et en Espagne.
MAJORITÉ, s. f. La pluralité des votants, àe.% suffrages. | Majorité absolue , Celle qui se compose de la moitié des voix, plus une; Majorité relative , Celle qui se forme simplement de la supériorité du nombre des voix obtenues par un des concurrents, j Absol, , Le parti qui, dans une assemblée, réunit ordin. le plus grand nombre de suffrages. ( L'état de celui qui est majeur. | La place de major.
MAJUSCULE, adj. des 2 g. et subst. fém. (Majusculus.) Lettre majuscule, caractère majuscule, Grande lettre, lettre capitale. | [c m.]
MAKI. s. m. Animal de l'ordre des Quadrumanes, qui ressemble au singe par le corps , les jambes et les pieds , et qui a le museau allongé comme le renard. (Mac-i
MAL. s. m. (Malum.) Ce qui est contraire au Jjieij, ce qui est mauvais, nuisible, désavantageux,préjudiciable,etc.|Cequieslconlraire àla vertu, à la probité, à l'honneur. Il ne faut point faire un mal pour qu'il en arrive un bien. \ Induire qqn. à mal. Le porter à malfaire. Penser à mal, Avoir qq. intention maligne ou mauvaise. I Douleur physique, maladie. | Avoir du mal à faire une chose, La faire avec répugnance, avec chagrin. | Dommage, perte , calamité. [Inconvénient. | Discoiu-s désavantageux tenu sur qqn., ou Interprétation défarorabb et fausse donnée à qq. ch. | Adv. ,
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De mauvaise manière, autrement qu'il ne faut, qu'il ne convient, qu'on ne désireraiLJ Prendre mal une chose , S'en offenser, j Prendre mal un passage , N'en pas saisir le véritable sens. ) Se trouver mal. Tomber en faiblesse, en défaillance. Éprouver du malaise. I Se trouver mal d'une chose , En éprouver du donmiage, de l'inconvénient, j Être mal avec qqn.. Être brouillé avec lui. |j?^r« mal, Être sérieusement malade. Étrefortmal, Être en grand danger de mourir, ^fre au plus mal. Etre dans un état désespéré. | Adj., Bon gré , mal gré; Bon an , mal an. Il a servi de même à former les mots Malheur, Malefaim , etc.
MALACHITE, s. f. ( Malachites. ) Pierr opaque , mamelonnée et d'un beau vert , qui est susceptible de poli. ( Ma-lac-i-te [ c m. J.)
MALACIE. s. f. ( Malacia. ) Dépravation du goût , désir plus ou moins grand de certains aliments inusités, ou même dégoûtants. ( Ma-la-sie. )
MALACTIQUE. adj. des 2 g. et subst.
masc. ( Malassare. ) Se dit Des médicaments émollients. ( Ma-lac-tic-e. )
MALADE, adj. des 2 g. (Malato, it.) Qui éprouve, qui souffre qq. altération dans sa santé.\ Avoir l'air malade, Paraître malade. I Se dit Des animaux. | Se dit Des parties du corps. I Se dit De plusieurs choses inanimées. I Se dit Des corps politiques , des établissements publics ou autres , du cœur, de l'esprit, de l'imagination. | Visiter, guérir, garder les malades.
MALADIE, s. f. Altération dans la sauté. I Absol., se dit D'une épidémie. | Maladie au pays , Mélancolie profonde et dangereuse, causée par le regret d'être éloigné de son pays. I Se dit Des animaux. | Se dit Des plantes et de plusieurs autres objets inanimés. | Se dit fig., au sens moral. | Affection excessive pour qq. ch.
MALADIF, lYE. adj. Valétudinaire; qui est sujet à être malade.
MALADRERIE. s. f. {Malum, lazarus.) Hôpital anciennement affecté aux personnes malades de la lèpre, et qu'on appelait aussi Léproserie.
MALADRESSE, s f. Défaut d'adresse.
( Ma-la-drë-se. )
MALADROIT, OITE. adj. et subst. Qui manque d'adresse. { Ma-la-droua ; oua-le. )
MALADROITEMENT, adv. D'une manière maladroite. ( Ma-la-droua-te-man. )
MALAGUETTE. s. f. Espèce de poivre n. autr. Graine de paradis. ( Ma-lag-ë- te [gm].)
MALAI. s. m. Nom d'une langue trèsrépandue dans les îles de l'Inde orientale. Plusieurs écrivent Malais , et qqns. disent La langue malaise, { Ma-lë. ) .
MALAISE, s. m. État incommode du corps , dans lequel les fonctions , sans être assez dérangées pour qu'il y ait maladie, ne s'exécutent pas avec une pleine liberté. 1
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Fig., Être dans le malaise. Être à l'étroit, êtTiC mal dans ses affaires. ( Ma-lë-ze. )
MALAISÉ, ÉE, adj. Difficile. | Incommode, dont on ne peut se servir avec facilité. | Qui est à l'étroit dans sa fortune. ( Ma-lè-zé. )
MALAISÉMENT, adv. Difficilement, avec peine, ( Ma-lë-zé-man. )
MALANDRE. s. f. ( Malandria. ) Espèce de crevasse , de fente qu'on aperçoit aux plis du genou d'un cheval, et d'où découle une humeur séreuse et fétide. | Se dit Des nœuds pourris dans les bois de construction.
MALANDREUX , EUSE. adj; {Malandriosus. ) Bois malandreux , Bois de construction où il y a des nœuds pourris. (Malan-dreu ; ze. )
MAL-APPRIS. adj. et s. masc. r. le participe ^Apprendre. ( Ma-la-pri. )
MALART. s. m. Le mâle des canes sauvages. ( Ma-lar. ) ■
MALAYISÉ, ÉE. adj. et subst Imprudent , indiscret , qui parle ou agit mal à propos et sans y prendre garde. ( Ma-la-vi-zé. )
MALAXER. V. a. ( Malassare. ) Pétrir des drogues pour les rendre plus molles, plus ductiles. ( Ma-lac-sé. )
MALBÂTI, lE. adj. et subst. Mal fait, mal toiffné. Fam.
MALCONTENT, ENTE. adj. Qui n'est pas aussi satisfait qu'il espérait ou qu'il avait droit de l'être, ( Mal-con-tan ; an-te. )
MALDISANT, ANTE. adj. et subst. Qui aime à dire du mal des autres. (Mal-di-zan.)
MÂLE. s. m. et adj. des 2 g. (Masculus.) Mot qui désigne le sexe de l'homme dans notre espèce , et le sexe masculin dans toutes les espèces d'euiimaux ; il est corrélatif d« FèTnetle.\ Fleurs mâles. Celles qui n'ont que des étamiues sans pistil. | Encens mâle. V. Oliban. jFort, ayant l'apparence de I^ force qui convient au sexe masculin. | Qui est trèsexpressif, énergique , ou grave , imposant.
MALEBÊTE. s. f. {Mala bestia.) Une personne dangereuse , et dont on doit se défier. Fam,
MALÉDICTION, s. f. ( Maledictio. ) Imprécation, vœu pour qu'il arrive du mal à qqn. | Fam., La malédiction est sur cette maison. Le malheur paraît attaché à cette maison. ( Ma-lé-dic-sion. )
MALEFAIM. s. f. ( Mala famés. ) Faim cruelle. (Vi.) ( Ma-le-fin. )
MALEFICE, s. m. ( Maleficium. ) Action par laquelle on est censé causer du mal , soit aux hommes , soit aux animaux et aux fruits de la terre , en employant des moyens cachés et surnaturels. ( Ma-lé-fi-se. )
MALÉFICIÉ , ÉE. adj. Maltraité par l'effet de qq. maléfice. Se dit D'une personne maltraitée par la nature ou par qq. maladie, Fam. ( Ma-lé-fi-si-é. )
MALÉFIQUE, adj. des 2 g. ( Maleficus. ) Se dit D-îs planètes et des étoiles auxquelles
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l'ignorance et la superstition attribuent d« malignes influences. ( Ma-lé-fic-e. )
MALEMORT. s. f. ( Mala mors. ) Mort funeste. (Vi.) ( Ma-le-mor.)
MALENCONTRE. s, f. Mauvaise rencontre , accident, Fam. ( Ma-lan-con-tre. )
MALENCONTREUSEMENT, adv. Par malencontre. Fam. ( Ma-lan-con-treu-zeman. )
MALENCONTREUX, EUSE. adj. Qui est sujet à éprouver des revers, des accidents. I Se dit Des choses qui annoncent ou qui causent du malheur. Fam. ( Ma-lan-contreu ; ze. )
MAL-EN-POINT, adv. En mauvais état de santé, de fortune, dans une situation critique ou périlleuse. Fam. (Ma-lan-pouin.)
MALENTENDU, s. m. Paroles ou actions prises dans un autre sens que celui où elles ont été dites ou faites. ( Ma-lan-tan-du. )
MALEPESTE. ( Malapestis,) Espèce d'interjection qui exprime la surprise. Fam.
( Ma-le-pës-te. )
MAL-ÊTRE. s. m. État de langueur, indisposition vague et sourde.
MALÉVOLE. adj. des 2 g. ( Malevolus. ) Malveillant. Il est familier et peu usité.
MALFAÇON, s. f. Ce qu'il y a de mal fait dans un ouvrage. | Supercherie, mauvaise façon d'agir dans le commerce de la vie, dans la conduite. Fam. ( Mal-fa-son. )
MALFAIRE. v. n. ( Malefacere. ) Faire de méchantes actions. À n'est usité qu'à l'infinitif. ( Mal-fè-re. )
MALF AISANCE, s. f. Disposition à faire du mal à autrui. ( Mal-fë-zan-se. )
MALFAISANT, ANTE. adj. {Malefaciens. ) Qui se plaît à nuire , à faire du mal aux autres. | Se dit Des choses nuisibles à la santé. ( Mal-fë-zan. )
MALFAITEUR, s. m. ( Malefactor. ) Qui commet des crimes , qui fait de méchantes actions. ( Mal-fë-teur. )
MALFAMÉ , ÉE. adj. Qui a mauvaise réputation. On écrit aussi Malfamé en deux mots.
MALGRACIEUSEMENT. adv. De mauvaise grâce, d'une manière malgracieuse.
Fam. et vi. ( Mal-gra-si-eu-ze-man. )
MALGRACIEUX, EUSE. adj. Rude, incivil, (Vi,) ( Mal-gra-si-eu ; se. )
MALGRE, prép. Contre le gré de. | Se dit par rapport Aux choses. Nonobstant. | Malgré tout. Quoi qu'on fasse, quoi qu'il arrive. | Adv., Bon gré , malgré. De gré ou de forée. | Malgré que. loc. conj. Quoique. On ne l'emploie qu'avec le verbe Avoir: Malgré que feu aie , En dépit de moi.
MALHABILE, adj. des 2 g. Qui n'est point intelligent , qui manque de capacité , d'adresse. ( Ma-la-bi-le. )
MALHABILEMENT. adv. D'une manière malhabile. ( Ma-la-bi-le-man. )
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MALHABILETÉ, s. f. Manque d'habileté, de capacité , d'adresse. ( Ma-la-bi-le-té. )
MALHEUR, s. m, (Mala Jiora.) Mauvaise fortune, mauvaise destinée. | Jouer de malheur. Jouer malheureusement ; Éprouver une contrariété qui résulte du hasard. | Être en malheur. Avoir une mauvaise veine , au jeu ou en toute autre chose. | Porter malheur, se dit D'une personne dont la présence cause ou est censée causer du mallieur à une autre. Se dit aussi Des choses. | Désastre , infortune, accident fâcheux. | S'emploie avec la prép. A ou Sur, par imprécation. Malheur aux impies! Malheur sur eux et sur leurs enfants ! I Par malheur, loc. adv. Par l'effet d'un accident, d'un hasard malheureux. (Ma-leur. )
MALHEUREUSEMENT, adv. D'une manière malheureuse, | Par malheur. (Ma-leureu-ze-m:in.)
MALHEUREUX , EUSE. adj. Qui n'est pas heureux. | Se dit Des choses, Misérable, affligeant, digne de pitié. | Funeste, désastreux, calamiteux, fâcheux, préjudiciable.
j Qui porte malheur, qui annonce ou qui cause du malheur. | Qui manque des qualités qu'il devrait avoir, qui est mauvais , méprisable dans son genre. | Mémoire malheureuse. Mémoire qui retient difficilement, qui manque au besoin. | Facilité malheureuse, Facilité dont on abuse, et qui ne produit que de mauvais ouvrages. | Exprime la grande infériorité de la personne ou de la chose qu'il qualifie, à l'égard d'une autre personne ou d'une autre chose. | Malheureux, subst. Un homme misérable. | Un méchant homme, un homme vil et méprisable. Cesi un malheureux qui fera une mauvaise fin. I Malheureuse, subst. fém., Femme méprisfibie. ( Ma-leii-reû-ze. )
MALHONNÊTE, adj. des i g. Qui manque , qui est contraire à l'honneur, à la probité. I Incivil. (Ma-lo-né-te.)
MALHONNÊTEMENT, adv. D'une manière contraire à la probité , à l'honneur. | Avec incivilité. (Ma-lo-nê-te-man.)
MALHONNÊTETÉ, s. f. Incivilité, manque de bienséance. | Se dit Des paroles et des actions inciviles. (Ma-lo-né-te-té.)
MALICE, s. m. ( Malitia. ) Inclination à nuire , à mal faire , à causer de la peine, | S'applique Aux choses. | La malice du péché ^ La malignité du péché. | Fam., Ne pas entendre malice à qq. ch., Faire ou dire qq. ch. sans mauvaise intention. | Action faite avec malice. | Disposition à la gaieté et à la plaisanterie. | Action faite, parole dite dans la seule intention de badiner, de se divertir. | Entendre malice à qq. ch., T donner un sens détourné, un sens malin. (Ma-li-se.)
MALICIEUSEMENT, adv. Avec mahce.
^a-li-sieu-se-man.)
MALICIEUX, EUSE. adj. (Malitiosus.) Qui a de la malice, où il y a de la malice.
MAL
I Gai, plaisant, | Cheval malicieux ^ Cheval qui rue de côté, qui use d'adresse contre celui qui le monte ou qui l'approche, ( Mali-sieu; ze.)
MALIGNEMENT, adv. Avec malignité.
(Ma-Ii-«e-man [n ni.].)
MALIGNITÉ, s. f. (Mnlignitas.) Inclination à faire, à penser, à dire du mal. | Se dit Des choses, j Qualité nuisible, dangereuse. (Ma-U-ni-te [n m.].)
MALIN, IGNE. adj. {Malignus ; igna.) Qui prend plaisir à nuire , à faire ou à dire du mal. I Qui se plaît à faire ou à dire des choses malicieuses , seulement pour s'amuser, se divertir. | Se dit Des choses dans les doux sens. | Maligne joie , Joie que l'on a du mal d'autrui, et qu'on voudrait cacher. I b'am., Malin vouloir. Intention maligne, intention de nuire. 1 L'esprit malin, ou, absol., Le malin. Le diable. | Adj. et subst., Fin, rusé. | Au sens physique. Qui a quelque qualité mauvaise, nuisible. | Fièvre maligne, FièvTe intermittente ou rémittente, accompagnée d'accidents graves, qui surviennent inopinément. (Ma-lin; i-zze [n m.].) MALINE. s. f. (Malignus.) Se dit Des grandes marées qui ont lieu à la nouvelle et à la pleine lune, et dont les plus considébles arrivent aux équinoxes.
MATINES, s. f. Dentelle très-fine qui s'est fabriquée originairement dans la ville de Mali nés, en Flandre. (Ma-li-ne.)
MALINGRE, adj. des 2 g. {3Iale, œger.) Qui a peine à recouvrer ses forces et sa santé après une maladie , ou qui est d'une complexion faible et sujette à se déranger. Fam.
MALINTENTIONNÉ, ÉE. adj. et subst.
Qui a de mauvaises intentions. (Ma-Hn-tansio-nc;
MALITORNE. adj. des 1 g. et subst. {Maie, tornatus.) Grossier, maladroit et gauche. V. Maritorne.
M AT/- JUGÉ, s, m. Jugement défectueux, mais sans prévarication. (Mal-ju-jé.) ". MALLE, s. f. ( Vellus. ) Coffre de bois de la forme d'un carré long, couvert de peau, fermant à clef, et servant à renfermer les bardes, les effets qu'on porte en voyage. | Faire sa malle. Mettre , ranger dans sa malle ce qu'on veut emporter pour son voyage. Défaire sa malle. En tirer les effets qu'elle contient. ( Malle-poste, ou Malle, Voiture par laquelle l'administration des postes envoie les lettres aux bureaux de destination, et dans laquelle on reçoit des voyageurs. | Courrier de la malle. Préposé de l'administration des postes chargé d'accompagner les lettres, et de les remettre aux différents bureaux de la route qu'il parcourt. I Sorte de panier dans lequel les petits merciers portent leurs marchandises. | Trousser en malle^, Erdever par sm'prise et promptement. (Vi,) (Ma-Ie.)
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MALLÉABILITÉ, s. f. Qualité de ce qui est malléable.
MALLÉABLE, adj. des s. g. ( Malleus. ) Qui est dur et ductile, qu'on peut battre, forger et étendre à coups de marteau.
MALLÉOLE, s. f. {Malleolus.) Partie saillante du bas des os de la jambe , n. autr. La cheville du pied.
MALLETTE. Petite maUe. ÇMa-lë-te.)
MALLIER. s. m. Le cheval qu'on met dans le brancard d'une chaise de poste. (Malié.)
MALMENER, v. a. Réprimander, maltraiter de paroles ou d'actions. | Faire essuyer à qqn. un grand échec, une grande perte.
MALOTRU, UE. s. T. d'injure et de mépris, par lequel on désigne Une personne maussade, malfaite, malbâtie, grossière.
MALPEIGNÉ, s. m. Homme malpropre et mal vêtu. (Mal-pë-z/é [n m.],)
MALPLAISANT, ANTE. adj. Désagréable, fâcheux. (Vi.) (Mal-plë-zan.)
MALPROPRE, adj. des 2 g. Qui manque de propreté, qui est sale.
MALPROPREMENT, adv. Salement , avec malpropreté. | Travailler malproprement, Travailler mal et grossièrement. (Malpro-pre-man.)
MALPROPRETÉ, s. f. Défaut de pro- {ireté, saleté.
MALSAIN, AINE. adj. Qui est habituellement malade , qui n'est pas sain. | Qui est contraire à la santé. (Mal-sin ; ë-ne.)
MALSÉANT, ANTE. adj. Messéant, contraire à la bienséance.
MALSONNANT, ANTE. adj. Hasardé, téméraire, qui semble contraire à la véritable doctrine. | Cela est malsonnant ^ se dit D'un discours , d'une expression qui semble contraire à la morale , à la bienséance. (Malso-nan.)
MALT. s. m. T. angl. Drêche, orge préparée pour faire de la bière.
MALTÔTE. s. f. {Maie, tollere.) Exaction , perception d'un droit qui n'est pas dû, qui n'est pas légal. Toute espèce de perception d'impôts. I Fani., Le corps des maltôtiers. (Vi.)
MALTOTIER. s. m. Celui qui exige des droits qui ne sont pas dus, ou qui ne sont pas imposés légalement ; Tout homme chargé de la perception des impôts. (Vi.) (Maltô-tié.)
MALTRAITER, v. a. Traiter durement en actions ou en paroles. | Faire préjudice à qqn., ne pas le traiter favorablement , soit à tort, soit avec raison. (Mal-trë-té.)
MALVACÉE. adj, f. et subst. {Malvaceus.) Se dit Des plantes qui appartiennent à la famille des mauves. (Mal-va-sée.)
MALVEILLANCE, s. f. {Malevolentia.) Mauvaise volonté pour les hommes en gé-
MAN
néral, ou pour qqn. en particulier. (Malvë-Uau-se [Il m.].)
MALVEILLANT, ANTE. adj. {Malevolens,) Qui a de la malveillance , où il y a de la maveillance. | Subst. masc. Celui qui veut du mal à qqn., qui est malintentionné pour qq. ch. (Mal-vë-Uan [11 m.].)
MALVERSATION, s. f. {Mala, versatio.) Faute grave commise par cupidité, dans l'exercice d'une charge , d'un emploi , dans l'exécution d'un mandat. (Mal-vër-sa-sion.)
MAL VERSER, v. n. {Maie, w.rsare.) Commettre une ou plusieurs malversations. (Mal-vër-sé.)
MALVOISIE, s. f. {Malvasia, n. pr.) Vin grec, qui est fort doux. | Vin muscat, cuit, de qq. pays que ce soit. (Mal-voua-zie.)
MALVOULU, UE. adj. À qui l'on veut du mal, pour qui l'on est mal disposé. On écrit aussi Mal voulu.
MAMAN, s. f. (Mamma.) T. dont les enfants , et ceux qui leur parlent , se sei'vent au lieu du mot de Mère. | Grand' maman ^ bonne maman, Grand'mère. | Fam., Un* grosse maman. Une femme qui a de l'em bonpoint.
MAMELLE, s. f. (Mamilla.) La partie charnue et glanduleuse du sein des femmes, où se forme le lait. | Le premier âge , l'âge de l'allaitement, j La partie charnue qui, dans les hommes , est placée au même endroit que la mamelle des femmes. | Se dit Des organes qui, dans les animaux femelles, servent à l'allaitement. (Ma-më-le.)
MAMELON, s. m. Le bout de la mamelle.
Toute éminence arrondie.
MAMELONNÉ , ÉE. adj. Qui est couvert de mamelons ou de petites tumeurs arrondies, qui a des proéminences approchant de la forme d'un mamelon. (Ma-melo-né.)
MAMELU, UE. adj. et subst. Qui a de grosses mamelles. Pop.
MAMELUK, s. m. (Mameluk, ar. ) Honmie faisant partie, en Egypte, d'une milice à cheval , composée de soldats achetés dans leur enfance. (Mam-louc.)
MAMIIiLAIRE. adj. des 2 g. (Jfamillare.) Qui a la forme d'un mamelon. (Ma-millè-re.)
MAMMAIRE, adj. des 2 g. {Mammalis.) Qui a rapport aux mamelles. (Ma-mè-re.)
MAMMIFÈRE, adj. des 2 g. et subst.
masc. Se dit Des animaux qui ont des mamelles.
MAMMOUTH, s. m. Animal du genre de l'éléphant , dont l'espèce a disparu , et dont on retrouve les ossements en terre , surtout près des grandes rivières de Sibérie. | Autre genre d'animal fossile, à dents mammelonnces, n. autr. Mastodonte. (Ma-mout.)
MANANT, s. m. {Manens.) T. d'ancienne pratiq. Habitant d'un bourg ou d'un village. I S'est dit absol., dans le langage ordi-
MAN
naire, D'un paysan. | Homme grossier, mal élevé. (Ma-nan.)
MANCENILLIER. s. m. Arbre du genre des Tithymales, qui croît aux Antilles, et dont le fruit et le suc sont des poisons trèssubtils. (Man-se-ni-Iié.)
MANCHE, s. m. (Manicuia.) La partie d'un instrument, d'un outil , par laquelle on le lient pour en faire usage. | Le manche de la charrue, La partie de la charrue que tient le laboureur. | Le manche d'un gigot, d'une épaule de mouton, La partie par où on les prend pour les découper. | Le manche d'un 'violon, etc., La partie où l'on pose les doigts de la main gauche , pour former les tons différents. | Manche de couteau, Espèce de coquillage bivalve.
MANCHE, s. f. {Manica.) Partie du vêlement dans laquelle on met le bras. | Manches pendantes, Bandes d'étoffe que l'on attache à de certaines robes de cérémonie. | Avoir une personne dans sa manche , En disposer à son gré. | Il a la manche large, se dit D'un casuiste , d'un directeur relâché.
I Para., Il ne se fera pas tirer par la manche,
II fera volontiers telle chose. | Cest une autre paire de manches. C'est une autre affaire. | Gentilshommes de la manche, Gentils-
,hommes dont la fonction était d'accompagner continuellement les fils de France depuis qu'ils étaient sortis des mains des femmes jusqu'à la fin de leur éducation. I Gardes de la manche. Ceux des gardes du corps qui , en certaines occasions , étaient aux deux côtés du roi, vêtus de hoquetons et armés de pertuisanes. | Tuyau de cuir, drap, toile, ou autre étoffe rendue, autant qu'il est possible , imperméable , servant à conduire des liquides ou des gaz d'un lieu dans un autre. | Manches à atent, Manches qui font l'office de ventilateurs , et qui conduisent l'air extérieur dans les entre-ponts. [ Canal, espace étroit de mer renfermé entre deux terres. | Le canal compris entre les côtes de France et celles d'Angleterre, n. autr. Pas de Calais.
MANCHETTE, s. f. Ornement fait de mousseline, de batiste, de dentelle, qui s'attacke au poignet de la chemise, j Fout m'avez fait là de belles manchettes^ Yous avez fait une équipée, une étourderie qui me met dans l'embarras. (Man-chë-te.)
MANCHON, s. m. ( Manica. ) Espèce de sac , ouvert par les deux bouts , ordin. recouvert d'une fourrure , et ouaté intérieurement , dans lequel on met les deux mains pour les garantir du froid.
MANCHOT, OTE. adj. et subst. (Mancus. ) Estropié ou privé de la main ou du bras. I Cet homme n'est pas manchot. Il a de la finesse, de la dextérité. (Man-chô.)
MANCHOT, s. m. ( Mancus. ) Nom de certains oiseaux des mers australes, qui ont
MAN
des ailes très-petites, et qui volent difficilement.
MANDANT, s. m. {Mandare.) Celui qui, par un mandat, donne pouvoir à un autre d'agir en son nom. (Man-dan.)
MANDARIN, s. m. Titre que l'on donne à tous les gens en place de la Chine , mai» qui est étranger à la langue chinoise.
MANDAT, s. m. {Mandatus.) Acte par le(|uel ou commet le soin d'une affaire à qqn. qui s'en charge gratuitement. | Écrit portant l'ordre de payer une certaine somme à la personne qui y est dénommée. | ]iInHdat d'amener. Ordre de faire comparaître qqn. devant ua tribunal , un magistrat. Mandat d'arrêt , Ordre d'an'êter, d'emprisonner, I Se dit Des instructions spéciales que, dans qqs. gouvernements , les électeurs donnaient aux députés qu'ils envoyaient à l'assemblée représentative. | Rescrit du pape , par lequel il mandait à un collateur ordinaire de pourvoir celui qu'il lui nommait du premier bénéfice qui vaquerait à sa collation. (Man-da.)
MANDATAIRE, s. m. {Mandatarius, b. 1.) Celui qui est chargé d'un mandat, d'une procuration , d'une mission pour agir au nom d'un autre. | Celui en faveur de qui le pape avait expédié un mandat. (Man-datè-re.)
MANDEMENT, s. m. Ordre par écrit et rendu public, de la part d'une personne qui a autorité et juridiction; ordonnance d'un supérieur, d'un juge, etc. | Écrit qu'un évêque fait publier dans l'étendue de son diocèse, et par lequel il donne aux fidèles des instructions ou des ordres relatifs à la religion. | (Vi.) La lettre , le billet qu'on donne à qqn. , portant ordre à un receveur ou fermier de payer qq. somme. (Man-deman. )
MANDER. V. a. {Mandare.) Envoyer dire, faire savoir , par lettre , ou par message. |
Mander
qqn. ,
Lui donner a\ns ou ordre de
venir. | Il a mandé ses équipages , etc. , Il a donné ordre qu'on les lui envoyât.
MANDIBULE, s. f. ( Mandibula. ) Mâchoire. La mâchoire inférieure. | Chacune des deux parties qui forment le bec des oiseaux. | Se dit Des parties saillantes de la bouche des insectes, situées au-dessus des mâchoires.
MANDILLE. s. f. Sorte de casaque que les laquais portaient autrefois. (Man-di-lle [11m.].)
MANDOLINE, s. f. ( Bandolin , esp. ) Instrument de musique à cordes et à manche dont on joue avec une plume.
INL'^NDORE. s. f. {Bandurria, esp.) instrument de musique à cordes et à manche dont on joue avec les doigts.
MANDRAGORE, s. f. ( Mandrcgora. ) Plante de la famille des Solanées, d'une odeur et d'une saveur désagréables.
r.'lANDRIN. s. m. Poinçon dont les serru-
MAN
riers se servent pour percer le fer à chaud. | Pièce sur laquelle les tourneurs et les tabletiers assujettissent les ouvrages qui ne peuvent être tournés entre les pointes.
IMANDUCATION. s. f. (Manducado.) Action de manger. Se dit , particulier. , en parlant De l'eucharistie. (Man-du-ca-sion. )
MANÉAGE. s. m. {Manu, agere.) Travail gratuit que les matelots sont obligés de faire pour charger sur un navire, ou pour en décharger , les planches , le poisson , etc. ( Ma-né-a-je. )
MANÈGE, s. m. {Manu, agere.) Exercice qu'on fait faire à un cheval pour le dresser. I Lieu où l'on exerce les chevaux pour les dresser, et où l'on donne des leçons d'équitation. I Se dit De certaines manières d'agir adroites et artificieuses. (Ma-né-je.)
MÂNES, s. m. pi. {Mânes.) Nom que les anciens donnaient à l'ombre, à l'âme des morts. (Mâ-ne.)
MANGANÈSE, s. m. {Magnes.) Métal cassant, très-oxydable, qui ne se trouve, pour ainsi dire, qu'à l'état d'oxyde dans la nature. (Man-ga-nè-ze.)
MANGEABLE, adj. des 2 g. Qui peut se manger sans dégoût. (Man-ja-ble.)
MANGEAILLE. s. f. Ce qu'on donne à manger à qqs. animaux domestiques , à des oiseaux. | Fam., Ce que mangent les hommes. (Man-ja-lle [U m.].)
MANGEANT, ANTE. adj. Qui mange.
(Man-jan.)
MANGEOIRE, s. f. L'auge où mangent les chevaux , les bêtes de somme. Tourner le dos à la mangeoire , Faire tout le contraire de ce qu'il faudrait pour arriver au but qu'on se propose. (Man-joua-re.)
MANGER. V. a. {Mandere.) Mâcher et avaler qq. aliment. ] Prendre ses repas. | On mange bien chez cette personne, on y prend de bons repas. | Donnera manger.
Tenir une maison où les gens viennent prendre leurs repas en payant. | Consumer , dissiper en débauches ou en folles dépenses. I Ses valets le mangent , etc., Le ruinent. | Se dit De plusieurs choses inanimées qui en consument, en absorbent, en rongent, en minent, en détruisent d'autres. | Cette 'voyelle finale se mange, se dit D'une voyelle finale qui s'éUde, qui ne se prononce pas. | Fam., Manger ses mots ^ la moitié de ses mots, se dit D'une personne qui ne prononce pas bien toutes les lettres ou toutes les syllabes des mots. I Manger dans la main. Avoir des manières trop familières. | Manger de la vache enragée, Éprouver beaucoup de privations et de fatigues. I lisse sont mangé le blanc des feux, II5 se sont fortement querellés. | Manger qqn., qq. ch. des yeux. Regarder a^^dement qqn., qq. ch. | Manger qqn, de caresses. Lui faire de grandes caresses, j Etre joli à manger, être à manger, se dit D'un enfant, d'une jolie personne. | Manger les crucifix ,
Tse dit Des hypocrites, des dévots outrés qu'on voit sans cesse agenouillés dans les églises. (Man-jé.)
MANGER, s. ni. Ce qu'on mange, ce dont on se nourrit.
MANGERIE. s. f. Action de manger, de manger beaucoup, j Se dit Des frais de chicane , des exactions. (Man-je-rie.)
MANGE-TOUT. s. m. Celui qui consume son bien en folles dépenses.Fam.(Man-je-tou.)
MANGEUR, EUSE. s. {Manducator.) Celui , celle qui est dans l'habitude de manger beaucoup. | Fam., Un mangeur. Un prodigue, un dissipateur. | Pop., Un mangeur de chrétiens , Un homme de chicane , qui tourmente le peuple. | Pop., Un mangeur de charrettes ferrées. Un fanfaron. | Fam., Un mangeur de viandes apprêtées , Un fainéant qui aimerait à bien vivre. | Fam., Un mangeur de crucifix , d'images , de saints , Un bigot , un faux dévot. (Man-jeur ; ze.)
MANGEURE. s. f. Endroit mangé d'une étoffe, d'un pain, etc. Pop. (Man-jû-re.)
MANGOUSTE, s. f. K Ichnextoon.
MANGUE, s. f. Le fruit du manguier.
(Mang-e.)
MANGUIER, s. m. Grand arbre à cime étalée , que l'on cidtive aux Indes et au Brésil, et dont les fruits, verdâtres, j aimes, rouges ou noirs , sont savoureux et d'une odeur agréable. (Mang-ié [g m.].)
MANIABLE, adj. des 2 g. {Manus.) Qui est aisé à manier, qui se prête à l'action de la main. | Qui est aisé à mettre en œuvre, j Traitable.
MANIAQUE, adj. des a g. et subst. {Mania.) Possédé de quelque manie. (Ma-ni-ac*e.)
MANICHÉEN, ENNE. s. {Manichœus.) Celui , celle qui adopte la doctrine de Manès, qui admet deux premiers principes , un bon et un mauvais. (Ma-ni-ché-in ; ë-ne.)
MANICHÉISME, s. m. Doctrine des manichéens.
MANICHORDION. s. m. {Monochordum.) Sorte de clavecin, instnunent de musique à clavier. (Ma-ni-cor-di-on.)
MANICLE. s. f. F. Manique.
MANIE, s. f. {Mania.) Fohe (pii n'est pas complète comme la démence , et qui se manifeste par des accès intermittents. | Folie dans laquelle l'imagination est constamment frappée d'une idée particulière. | Habitude bizarre, contraire à la raison, j Goût porté jusqu'à l'excès.
MANIEMENT, s. m. Action de manier.
I Le maniement des armes , L'exercice de pied ferme qu'on fait faire aux soldats pour leur apprendre à bien manier l'arme. | Administration, gestion. (Ma-nî-man.)
MANIER. V. a. {Manuari.) Prendre , tâter, toucher avec la main. ) Se servir de
!q. outil, de qq. instrument, de qq. arme. Employer la matière propre à qq. ou%Tage. Se dit des productions de l'esprit. Manier
MAN
un esprit , un caractère , une personne , L îs tourner , les gouverner à son gré. { Manier un cheval. Le faire aller, le mener. | Ce cheval manie bien sous C homme, manie bien à droite et à gauche , Il exécute avec docilité tous les mouvements que veut le cavalier. I Avoir en sa disposition, administrer, gérer. I Manier une affaire, La diriger, la conduire. | Atr mawier. loc. adv. En maniant.
MANIÈRE, s. f. {Manuarius.) Façon, sorte. I Absol., Façon d'agir habituelle. 1 Manière de parler. Expression, locution. | Manière de parler. Chose dite sans conséquence, ou avec une exagération sensible. | Avec dureté, sans ménagement. | Par matière d'acquit. Négligemment, et parce qu'on ne peut guère s'en dispenser. | Par manière de dire , d'entretien , Sans avoir eu aucun dessein formé d'en parler; sans y mettre d'importance. | Espèce, apparence. Fam. I La façon de composer et de peindre qui est propre à un artiste , à une école. | Se dit en parlant des ouvrages de littérature. I Affectation , recherche , exagération, j Au plur., La façon d'être ou d'agir dans le commerce de la vie. | Avoir les belles manières , Affecter les manières d'un état au-dessus du sien. I Dk manière que. loc. conj. De sorte que. De manière à. loc. prép. De façon à.
MANIÉRÉ , ÉE. adj. Qui est remarquable par qq. affectation dans son maintien , dans ses manières. | Qui a de la manière , où il y a de la manière.
MANIEUR, s. m. Celui qui manie beaucoup.
MANIFESTATION, s. f. ( Manifestatio.) Action par laquelle on manifeste qq. ch. (Ma-ni-fes-ta-sion.)
MANIFESTE, adj. des 2 g. {Manifestus.) Notoire , évident , connu de tout le monde. (Ma-ni-fës-te.)
MANIFESTE, s. m. (Manifesùim.) Écrit public par lequel un prince, un État, un parti , une personne de grande considération, rend raison de sa conduite dans qq. affaire importante.
MANIFESTEMENT, adv. Clairement, évidemment. (Ma-ni-fës-te-man.)
MANIFESTER, v. a. {Manifestare.) Faire connaître, découvrir, mettre au grand jour. (Ma-ni-fés-té.)
MANIGANCE, s. f. Manœuvre secrète , procéJr', di'*ificieux, petite intrigue. (Ma-nigan-se.;
MANIGANCER., v. a. {Manu agere.) Tramer secrètement qq. petite intrigue. (Mani-gan-sé.)
MANILLE, s. f. ( Malilla. ) T. du jeu d'hombre , du quadrille et du tri. C'est , en noir. Le deux, et, en rouge. Le sept de la couleur dans laquelle on joue. ( Ma-ni-lle ni m.].)
MANIOC, s. m. Arbrisseau d'Amérique
MAN
(iji
dont la racine sert à faire une sorte de pain qu'on nomme Cassave.
MANIPULAIRE. s. m. ( Manipularis. ) Chef d'une des compagnies dont la cohorte romaine était composée. | Adj. des 2 g. Qui appartient au manipule. (Ma-ni-pn-lè-re.)
MANIPULATEUR, s. m. Celui qui manipule.
M.\NIPULATION. s. f. Action de manipuler. (Ma-ni-pu-la-sion.)
IMANIPULE. s. m. ( Manipulus. ) Ornement que le prêtre catholique porte au bras gauche lorsqu'il célèbre la messe, et que le diacre et le sous-diacre portent aussi quand ils servent à l'autel. | Chacune des compagnies dont était composée la cohorte, dans l'ancienne milice romaine. | L'ustensile qui sert à retirer un vase du feu sans se brûler. I Une poignée d'herbes , de fleurs , de graines, ou d'autres choses semblables.
IMANIPULER. y. a. {Manipulus.) Opérer avec la main sur les substances qu'on extrait , qu'on décompose , qu'on mêle , etc.
MANIQUE. s. f. {Manica.) Esjpèce de gant ou demi-gant que certains ouvriers se mettent à la main pour qu'elle puisse résister au travail. Le peuple dit D'un savetier , Cest un homme de la manique. (Ma-nic-e.)
MANITEAU. s. m. Petit plateau d'osier sur lequel on range certains comestibles pour les vendre. (Ma-ni-vô.)
MANIVELLE, s. f. {Manu 'vehere.) Pièce de fer ou de bois qui se replie deux fois à angle droit , et qui , placée à l'extrémité d'un arbre ou essieu , sert à le faire tourner. (Mani-vë-le.)
MANNE, s. f. {Manna.) Espèce de suc concret, qui découle naturellement , ou par incision , de certains végétaux. | La nourriture que Dieu fit tomber du ciel pour nourrir les enfants d'Israël dans le désert. | C'est une bonne manne, une vraie manne, se dit D'un aliment qui est très-abondant, et est très-utile pour la nourriture du peuple. | La manne céleste, La parole de Dieu. (Mâ-ne.)
MANNE, s. f. Panier d'osier plus long que large , qui a une anse à chaque extrémité, et oîi l'on met du linge, de la vaisselle, et d'autres objets. (Ma-ne.)
MANNEQUIN, s. m. Panier long et étroit, dans lequel on apporte des fruits ou de la marée au marché. | Panier d'osier à clairevoie, dans lequel on élève des arbres destinés à regarnir un jardin. | Figure imitant le corps humain , dont tous les membres ont des jointures brisées qui imitent le jeu des articulations , et sur laquelle les peintres et les sculpteurs ajustent des draperies , après lui avoir donné l'attitude de la figure qu'ils veulent représenter. ) Cette fgure sentie mannequin. Elle manque de naturel. | Fam., Homme nul, sans caractère. | Se dit Des figurer imitant le corps humain, sur lesquelles les chirurgiens s exercent à l'application des bandages et à la
MAN
manœmre des accouchements. (Ma-nec-m [c m.l.)
MÀNNEQUINÉ, ÉE. adj. Qui sent le mannequin, qui est disposé avec affectation. T. de peint. (Ma-nec-i-né [c m.].)
MANOEUVRE, s. f. ( Manus , opus.) Action ou opération de la main. L'action de gouverner , de conduire un vaisseau , de régler ses mouvements , de lui faire faire toutes les évolutions nécessaires , soit pour la route, soit pour le combat. | Au plur. , Tous les cordages destinés à manier les voiles et à faire les autres services du vaisseau. — Manœuvres courantes 3 Les cordages mobiles qui servent à tout moment pour manœmTer le vaisseau ; et Manœuvres dormantes , Les cordages fixes dont on ne fait usage que rarement. | Se dit Des mouvements qu'on fait exécuter à des troupes. I Se dit Des moyens qu'on emploie pour arriver à ses fins. (Ma-neu-vre.)
MANOEUVRE, s. m. Celui qui travaille de ses mains. Se dit surtout De ceux qui serrent sous les maçon» , etc. | Homme qui exécute grossièrement et pai- routine un ouvrage d'art. I Homme subtil , rusé , disposé à tromper. I Travail, ouvrage de manœuvre, se dit Des ouvTages d'art ou de littérature qui n'exigent que du temps et de la patience.
MANOEUVRER, v. n. ( Manu operari. ) T. de mar. Faire la manœuvre. V. a. Manœuvrer les 'Voiles. \ Ce 'vaisseau manœuvre bien. Il exécute bien ses mouvements. | Se dit en parlant Des mouvements que des troupes exécutent. | Se dit en parlant De l'art qu'un général déploie pour réussir dans ses projets, soit qu'il veuille attaquer l'ennemi, soit qu'il veuille l'éviter. | Prendre des mesures pour faire réussir une affaire. (Maneu-vré.)
MANOEUVRIER, s. m. Celui qui entend bien la manœuvre des vaisseaux, f Se dit en parlant De la manœuvre des troupes de terre. (Ma-neu-vrié.)
MANOIR, s. m. (Manere.) Demeure , maison. T. de prat. ou poét, (Ma-nouar.)
MANOUVRIER. s. m. Ouvrier qui travaille de &e& mains , et à la journée. (Ma-nouvrié.)
MANQUE, s. m. {Mangel, ail.) Défaut, absence, privation. ( Trouver qq. ch. de manaue , Le trouver de moins où il devrait être. I Prép., Faute. | Au billard, Un manque-àtoucher, se dit Lorsque le joueur n'atteint pas la bille sur laquelle il joue. Ne prend pas la marque du pluriel. (Manc-e.)
MANQUEMENT, s. m. Faute d'omission.
I Défaut, manque. Manque est plus usité. (Manc-e-man.)
MANQUER, v. n. {Mangeln, ail.) Faillir, tomber en faute, j Se dit Des armes à feu, lorsqu'on veut tirer et que le coup ne part
Îas.j Tomber, périr. |Se dérober, s'affaisser. Le pied lui a manqué, Le pied lui a glissé. Faillir, faire banqueroute. [Défaillir.! Faire
MAN
faute. I En parlant D'une personne ou d'une chose , signifie aussi qu'Hle est de moins là où elle devrait se trouver. | Maicqueb , suivi de la prép. de. Avoir faute de. | Manquer de parole, de foi. Ne pas tenir sa parole, n'avoir pas de bonne foi. | Avec de et un verbe à l'infinitif, Omettre, oublier de faire qq. ch. | Courir qq. risque, être sur le point d'éprouver qq. accident. | Suivi de la prép. à , sign. Ne pas faire ce qu'on doit à l'égard de qqn. ou de qq. ch. | Manquer à qqn. , Manquer aux égards , au respect qu'on lui doit. I Se manquer à soi-même , Compro mettre son honneur. | Ne pas réussir daus ce qu'on a entrepris , ne pas rencontrer ce qu'on cherchait, laisser échapper ce qu'on poursuivait, etc. I Manquer une pièce de gibier , La tirer et ne pas la tuer. | S'il me manque, je ne le manquerai pas , Il peut compter sur les effets de mon ressentiment. | Fam., L'avoir manqué belle. Avoir échappé à un grand danger. I Manqué, ée. part. Un ouvrage manqué. Défectueux. Un projet manqué. Avorté, j Fam., Un poète, un peintre, un avocat manqué, Qui manque de talent. (Manc-é [c m.].)
MANSARDE, s. f. (Mansard, n. pr.) Fenêtre pratiquée dans la partie presque verticale d'un comble brise. On dit aussi Fenêtre en mansarde. \ Chambre pratiquée sous un comble brisé. | Étage en mansarde, Étage dont les chambres sont des mansardes. I Comble, toit en mansarde. Comble, toit brisé.
MANSE. s. f. r. Mense.
MANSUÉTUDE, s. f. {Mansuetudo. ) T)ébonnaireté, douceur d'âme, bénignité, patience.
MANTE, s. f. (Mantellum.) Espèce de vêtement de femme , ample et sans manches , qui se porte par-dessus les autres vêtements dans les temps froids. | Vêtement semblable que les dames de la cour portent dans les deuils. I Certain habit que portent qqs. religieuses.
MANTEAU, s. m. {Mantellum.) Vêtement ample et sans manches qui se met par- dessus l'habit, et qui prend ordin. depuis les épaules jusqu'au-dessous des genoux. | Sous le manteau , Clandestinement. | Fam. , Garder les manteaux. Faire le guet, ou demeurer à ne rien faire. | Manteau long. Espèce de manteau étroit, ordin. fait de soie noire, que les ecclésiastiques portent avec la soutane. | Manteau court, espèce de petit manteau de soie noire , qui ne passe pas le genou , et que les ecclésiastiques mettent avec l'habit court lorsqu'ils vont dans le monde. | Manteau de cour. Espèce de robe sans corsage, ouverte par devant et à queue traînante, qui s'attache au bas de la taille, et que portent les dames de la cour les jours de présentation et de cercle, j Fig., Apparence, prétexte dont on se couvre. T. de blas. La fourrure herminée sur laquelle