MAR T
prix inférieur à un autre. | À bon marcfié, A peu de frais, sans beaucoup de peine. | Fam., Faire bon marché d'une chose, La prodiguer, ne pas l'épargner. | Fam. , Avoir bon marché de qqn., Avoir facilement sur lui l'avantage, | A grand marché faire , À mettre les choses au plus bas. | Fam. , Par-dessus le marché , En outre, de plus.
MARCHEPIED, s. m. Degrés plus ou moins nombreux qui conduisent à une es trade. | Escabeau, petit meuble à deux ou trois degrés, dont on se sert pour atteindre à qq. ch. | Marchepied d'une 'voiture , Espèce de degrés, ordin. de fer, qui sont le plus souvent brisés, de manière à se replier l'un sur l'autre, et qui servent à monter dans une voiture, j Moyen de parvenir à un poste plus élevé. | Petit chemin sur le bord d'une rivière pour le halagc des bateaux. (Mar-che-pié.)
MARCHER. V. n. Aller, s'avancer d'un lieu à un autre par le mouvement des pieds. Il se dit Des hommes et des animaux. | Marcher sur qq. ch. , Mettre le pied dessus en marchant, ou Poser le pied dessus. | Marcher sur les pas , sur les traces de qqn.. Imiter ses actions, suivre ses exemples. | Fig. , Marcher sur des épines , Être dans une conjoncture difficile. | Fam. , On marche sur les mauvais plaisants , Ils sont en très-grand nombre. | S'avancer de qq. manière que ce soit, à pied, à cheval, ou autrement. | Se dit Des troupes, des armées. | Ce régiment, ce corps marche. Il fait la campagne. | Tenir un certain rang dans les cérémonies. | Se dit Des choses inanimées qui se meuvent ou que Ton met en mouvement. | En parlant Des personnes , il exprime en général une idée de Progrès. | Marcher droit. Être irrépro chable dans sa conduite, franc dans ses procédés. | Ce discours, ce poème marche bien, L'ordre en est bon, l'intérêt se soutient. I Ces vers marchent bien , Le mouvement en est facile. | V. a. Marcher l'étoffe d'un chapeau, La fouler, la comprimer, soit à froid , soit à chaud.
MARCHER, s. m. La manière dont on marche. | L'endroit où l'on mai"che , relativement au plus ou au moins de facilité qu'on a d'y marcher.
MARCHEUR, EUSE. s. Celui, celle qui peut mai'cher beaucoup sans se fatiguer. ( Mar-cheur ; eu-ze. )
MARCOTTE, s. f. ( Mergus. ) Branche que l'on couche en terre à une certaine profondeur, sans la détacher de la plante, et qu'on détache lorsqu'elle a des racines. ( Mar-co-te. )
MARCOTTER, v. a. Coucher des branches ou des rejetons en terre , pour leur faire prendre racine. (Mar-co-té.)
MARDELLE. s. f. V. Margelle.
MARDI, s. m. ( Martis dies. ) Le 3* jour
MAR
de la semaiiiiî. [ idardi gras. Le dernier jour du carnaval.
MARE. s. f. ( Mara , b. 1. ) Petit amas d'eau dormante qui se forme naturellement par l'abaissement du sol. ou qu'on se procure artificiellement, dans les villages et dans les fermes, pour des usages communs ou domestiques. ( Mâ-re. )
MARÉCAGE, s. m. Grande étendue de terrain humide et bourbeux , comme le sont les marais. ( Ma-ré-ca-je. )
MARÉCAGEUX, EUSE. adj. Qui est de la nature du marécage. | Air marécageux , Air qui s'élève ordin. des marécages , ou Toute autre émanation de la même espèce. | Goiit marécageux , Le goût du gibier ou des poissons qui sentent le marécage. ( Ma-réca-jeû; ze. )
MARÉCHAL, s, m. Artisan dont le métier est de ferrer les chevaux, et de les traiter quand ils sont malades. | Désigne Des grades , des titres , plus ou moins élevés, | Maréchal des logis. Sous-officier des troupes à cheval , chargé des détails du service , de la discipline intérieure d'une compagnie, et notamment de tout ce qui concerne le logement. I Titi-e des officiers chargés de faire préparer les logements pour la cour en voyage. \Maréckal de camp. Officier général dont le grade est immédiatement au-dessus de celui de colonel. | Maréchal de bataille , Officier général dont la fonction était de mettre une armée en bataille , et d'en disposer la marche et les campements , sous ordres du général. | Maréchal de France, Celui qui occupe le grade militaire le plus élevé, et dont la fonction est de commander en chef les armées. \.Prévôl des maréchaux , Officier qui commandait, sous l'autorité des maréchaux , une compagnie d'archers à cheval , pour la sûreté publique , dans les provinces, j Se dit De certains grands officiers en divers royaumes.
MARÉCHALERIE. s. f. L'ait du maréchal ferrant.
MARÉCHAUSSÉE, s. f. On nommait ainsi La juridiction des maréchaux de France. y. Connétable. | Corps de gens à cheval qui était étabU pour la sûreté publique , et qu'on a remplace par la gendarmerie. ( Maré-chô-sée.)
MARÉE, s. f. {Mare:) Le flux elle reflux; »e mouvement périodique des eaux de la mer, par lequel ces eaux s'élèvent et s'abaissent , généralement deux fois le jour, en se portant des pôles à l'équateur, et de l'équateur aux pôles. I Prendre la marée. Prendre le temps où la marée est favorable , pour entrer dans un port , ou pour en sortir. | Fam, , Avoir i vent et marée , Avoir toutes choses favorables pour i-éussir dans ses desseins, j Le poissou de mer qui n'est pas salé. | Prov. et pop., Aniver comme marée en carême f Arriver à propos. \
MAR
MARELLE, s. f. (On disait autrefois Marelle. ) Jeu d'enfants et d'écohers, qui consiste en une sorte d'échelle tracée sur le pavé, dans laquelle on saute à cloche -pied, en poussant avec le bout du pied une espèce de palet. (Ma-rë-le. )
MARGAY. s. m. Espèce de chat sauvage, qui est fort commun dans les diverses contrées de l'Amérique méridionale ; n. autr. Chat-tigre. ( Marg-ë [g n.].)
MARGE, s. m. ( Margo. ) Le blanc qui est autour d'une page imprimée ou écrite ; Le blanc qui est à droite du recto , à gauche du verso, et au bas des pages. | Fam., Avoir de la marge , Avoir plus de temps ou plus de moyens qu'il n'en faut pour exécuter qq. ch. (Mar-je. )
MARGELLE, s. f. {Margo.) La pierre percée ou l'assise de pierres qui forme le rebord d'un puits. ( Mar-jë-le. )
MARGER. V. a. Compasser les marges d'une feuille à imprimer, pour les mettre en rapport avec la forme. ( Mar-jé. )
MARGINAL, ALE. adj. Qui est à la marge. ( Mar-ji-nal. )
MARGINER. v. a. ( Marginare. ) Écrire sur la marge d'un manuscrit , d'un livre imprimé. ( Mar-ji-né. )
MARGOULLLIS. s. m. Gâchis plein d'ordure. ( Mettre qqn. dans le margouillis , Le mettre dans l'embarras , dans une mauvaise affaire. ( Mar-gou-Ui [11 m.].)
MARGRAVE, s. m. ( Mark , graf , a\\. ) Titre de qqs. princes souverains , en Allemagne.
MARGRAVLiT. s. m. État, dignité, sei gneurie d'un margrave. ( Mar-gra-vi-a. )
MARGUERITE, s. f. (i»/ar^ûnVa.) Petite fleur blanche, ou rouge, ou blanche et rouge, qui vient au commencement du printemps.
j La plante qui porte cette fleur. | Reine marguerite , Plante du genre des Asters , qui nous a été apportée de la Chine. | Perle : h ne faut pas jeter les marguerites devant les pourceaux. Il ne faut pas publier devant les profanes les mystères des choses sacrées. Il ne faut pas dire des choses élevées devant ceux qui ne sont pas en état de les comprendre, ( Marg-e-ri-te. )
MARGUILLERIE. s. f. Charge de marguillier. ( Marg-i-lle-rie [g et 11 m.],)
MARGUILLIER. s. m. Celui qui a le soin de tout ce qui regarde la fabrique et l'œuvre d'une paroisse , ou les affaires d'une confrérie. ( Marg-i-llé [g et 11 m.].)
MARI. s. m. {Maritus.) Époux , celui qui est uni à une femme par le lien conjugal, j Mari commode , Mari qui , par intérêt ou par qq. autre cause , laisse \i\Te sa femme peu régulièrement.
MARIABLE. adj. des a g. Qui est en état d'être marié ou mariée. Fam.
MARIAGK s. m. {Maritus, agere.) Union d'ua homme et d'une femme par le lien
MAR
conjugal. I Mariage sous la cheminée, Union seciète contractée entre un homme ut une femme, sans que les formalités légales aient été remplies. | In extremis. Union conjugale contractée dans un temps où l'une des parties est en danger de mort. | On donne le nom de mariage de la main gauche^ au Mariage qu'un prince ou seigneur contracte avec 'ine femme d'un étal inférieur, en lui donnant , dans la cérémonie nuptiale , la main gauche au lieu de la main droite. Les enfants qui naissent de ce mariage n'héritent pas de la dignité et du pouvoir de leur père. j La célébration des noces. | Le bien que les parents donnent à leurs enfants en les mariant , et qu'on appelle Dot pour les filles. ( Ma-ri-a-je. )
MARIER. V. a. Unir un homme et une femme par le lien conjugal, selon le» lois de l'État , ou leur administrer le sacrement du mariage. | Se dit De l'officier de l'état civil on du prêtre qui remplit l'une ou l'autre de ces fonctions. | Se dit De ceux qui font ou qui procurent un mariage, soit par autorité paternelle, soii par office d'amitié. | Pron., Prendre une femme, Prendre un mari. | Allier deux choses ensemble , les joindre l'une avec l'autre. ( Marier des couleurs , Les assortir. | Marié , ée. subst. Un nouveau marié. Une nouvelle mariée. — Absol.; La personne , homme ou femme , qui se marie ou qui s'est mariée le jour même.
MARIEUR, EUSE. Celui , celle qui aime i s'entremettre pour procurer des mariages. C'est un grand marieur, une grande marieuse. ( Ma-rieur ; eu-ze. )
MARIN, INE. adj. {Marinus.) Qui est de mer. | Qui est spécialement destiné à la marine. | Marin, subst. masc. Homme de mer, celui dont la profession est de servir à bord des bâtiments de mer, pour les gréer ei les manœuvrer. | Fam., Marin d'eau douce, se dit, par mépris. D'un homme qui a navigué seulement sur les rivières, ou qui a peu navigué sur mer.
MARINADE, s. f. "Viande marinée, enveloppée de pâte et frite à la poêle. Des poulets en marinade. Voilk une bonne marinade.
MARINE, s. f. Ce qui concerne la navigation sur mer; la science de la navigation. Cet officier entend très-bien la marine. I Le service de mer. | La puissance navale d'une nation , le matériel et le personnel du service de mer. | Marine marchande , Les bâtiments et les équipages employés par le commerce ; par opposition à Marine militaire, La marine de l'État, j Le goût, l'odeui delà mer. | Tableau représentant un port de mer ou qq. vue de la mer.
MAlUNER. v. a. Faire cuire du poisson, et l'assaisonner de telle sorte qu'il puisse se conserver très-longtemps. | Assaisonner certaines viandes d'une manière qui les rend mangeables plus promptement. | Laisser
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tremper de la viande dans du vinaigre assaisonne d'ognons , d'ail , de thym , etc. , afin de l'attendrir et de lui donner du goût. | Marchandises marinées. Marchandises gâtées par l'eau ou par l'air de la mer.
MARINGOUIN. s. m. Nom donné par les voyageurs à des insectes qui paraissent appartenir au genre des Cousins.
MARINIER, s. m. ( Marinus. ) Batelier, celui dont la profession est de conduire les bâtiments sur les rivières et les canaux navigables. I Officiers mariniers , Tous les bas officiers qui servent à la manœuvre d'un vaisseau. (Vi. ) On dit maintenant Sousofficiers de marine. ( Ma-ri-nié. )
MARIONNETTE, s. f. On appelle ainsi de Petites figures de bois ou de carton qui représentent des hommes ou des femmes , et que l'on fait mouvoir ordin. par des fils, qqf. par des ressorts , qqf. avec la main. | Fam. , Personne frivole, qui cède facilement aux impulsions étrangères. ( Ma-ri-o-në-te. )
MARITAL , ALE. adj. (^Marilalis. ) Qui appartient au mari.
MARITALEMENT, adv. En mari, comme doit faire un mari. I Comme on vit en mariage, comme on doit vivre en mariage.
( Ma-ri-ta-le-man. )
MARITIME, adj. des 2 g. ( Maritimus. ) Qui est proche de la mer. | Qui est adonné à la navigation sur mer. | Qui est relatif à la mer, à la navigation sur mer. | Les forces maritimes. Les forces navales ou de mer.
MARITORNE. s. f. Fille hommasse, laide, malpropre ; ainsi nommée par allusion à la Maritorne de Don Quichotte.
MARIVAUDAGE, s. m. Manière d'écrire, cpii a été reprochée à Marivaux , et qui consiste dans des raffinements d'idées et d'expressions. ( Ma-ri-vô-da-je. )
MARJOLAINE, s. f. Plante aromatique, de la famille des Labiées. (' Mar-jo-lë-ne. )
MARJOLET. s. m. Petit homme qui fait le galant, qui fait l'entendu. (Vi.) (Mar-jo-lë.)
MARLI. s. m. Espèce de gaze de fil à claire-voie , qui sert à des ouvrages de mode et à des ajustements.
MARMAILLE, s. f. collectif. Nombre de petits enfants. Fam. (Mar-ma-Ue [11 m.].)
MARJVIELADE. s. f. Confiture de fruits presque réduits en bouillie. | Fam. , Cela est en marmelade , se dit D'une chose trop cuite et presque en bouillie ; et , fig. , De ce qui est fracassé , broyé.
MARMENTEAU. adj. Se dit Des boisde haute futaie mis en réserve , qu'on ne coupe point , et qui servent à la décoration d'une terre. Il s'emploie qqf. subst. Les marmen teaux. ( Mar-man-tô, )
MARMITE, s. f. Vase de teiTC ou de métal, à trois pieds, où l'on fait ordin. cuire les viandes dont le bouillon sert à faire le potage. ( Ce que la marmite contient, j La marmite bout , est bonne dans cette maison ,
MAR
On y fait botme chère, j Fam., Cela fait bouillir la marmite , se dit De ce qui contribue particulièrement à faire subsister une maison. | Fam. , Écumeur de marmites. Parasite. j Marmite de Papin, Vase de métal très-épais, dont le couvercle ferme hermétiquement , et dans lequel on peut porter Teau à la plus haute température.
MARMITEUX , EUSE. adj. et subst. Piteux, qui est mal sous le rapport de la fortune ou de la santé , et qui s'en plaint habituellement. Fam. ( Mar-mi-teu ; ze.)
MARMITON, s. m. Celui qui est chargé du plus bas emploi dans une cuisine.
MARMONNER, v. a. Murmurer sourdement. ( Mar-mo-né. )
MARMOT, s. m. Espèce de singe qui a une barbe et une longue queue. | Petite figure grotesque, de pierre, de bois, etc. | Fam, , Petit garçon ; subst. fém. , Marmotte, Petite fille. | Fam. , Croquer le marmot. Attendre longtemps. (Mar-mô.)
MARMOTTE, s. f. Quadrupède de l'ordre des Rongeurs , qui vit dans les montagnes , et qui est en léthargie pendant l'hiver. ( Mar-mo-te. )
MARMOTTER, v. a. Parler confusément et entre ses dents. Fam. (Mar-mo-tc.)
MARMOUSET, s. m. Petite figure grotesque. I Par dérision , Marmouset , msage de marmouset. Petit garçon , petit homme m^ fait. I Espèce de chenet de fonte , en forme de prisme triangulaire , dont une extrémité est ornée d'une figure. (Marmou-zë. )
MARNAGE. s. m. Action d'employer la marne comme engrais. (Mar-na-je. )
MARNE, s. f. ( Marca. ) Espèce de terre calcaire, mêlée d'argile, dont on se sert pour amender certains terrains.
MARNER. V. a. Répandre de la marne sur un champ.
MARNEUX, EUSE. adj. Qui est de la nature de la marne. ( Mar-neu ; ze. )
MARNIÈRE. s. f. Espèce de carrière d'où l'on tire de la marne.
MARONITE, adj. et subst. des 2 g. Se dit Des catholiques du rit syrien , dont la principale demeure est au mont Liban.
MAROQUIN, s. m. {Maroc , n. pr.) Cuir de bouc ou de chèvTC , apprêté avec de la noix de galle ou du sumac. | Papier maroquin , Papier de couleur, apprêté de maîiière à ressembler au maroquin. (Ma-roc-in [e m.].)
MAROQUTNER. v. a. Apprêter des peaux de veau ou de mouton, comme on apprête dti peaux de bouc ou de chèvTe , pour en faire du maroquin. On dit aussi Maroquiner du papier. ( Ma-roc-i-né [c m.].)
MAROQUINERIE, s. f. Art de faire le maroquin. ( Ma-roc-i-ne-rie [cm.].)
MAROQUmiER. s. m. Ouvrier qui façonne des peaux en mai'oquin. (Ma-rocTi-nié [c m.].)
MAR
MARoTIQUË. adj. des 2 g. Qui est imité du vieux langage de Clément Marot. ( Maro-tic-e. )
MAROTTE, s. f. Espèce de sceptre qui est surmonté d'une tête coiffée d'un capuchon bigarré de différentes couleurs , et garnie de grelots, j 11 devrait porter la marotte , C'est un extravagant, j Se dit , fam. , de L'objet de quelque affection folle et déréglée. ( Ma-ro-te. )
MAROUFLE, s. m. T. de mépris, se dit D'un malhonnête homme , d'un homme grossier.
MAROUFLE, s. f. Espèce de colle trèsforte et très-tenace , dont on se sert pour maroufler, et qui est faite avec le résidu de couleurs broyées à l'huile, que les pinceaux laissent dans le vase où on les nettoie.
MAROUFLER, v. a. Coller la toile d'un tableau sur une autre toile, pour la renforcer, ou sur un panneau de bois , sur une muraille , etc. , p(>ur l'y fixer.
MARQUANT, ANTE. adj. verbal. Qui marque, qui se fait remarquer. | Cartes marquantes, se dit, à l'impériale et à qqs. autrejs jeux, Des cartes qui valent des points à celui qui les a. ( Mar-can. )
MARQUE, s. f. {Merk, ail.) Empreinte, signe mis sur un objet pour le reconnaître , pour le distinguer d'un autre. ] Chiffre , caractère, figure qcq. appliquée par empreinte ou autrement sur différentes sortes de marchandises, soit pour désigner le lieu où elles ont été fabriquées , le fabricant qui les a faites , ou le marchand qui les vend, soit pour attester qu'elles ont été visitées par les préposés chargés de leur faire acquitter les droits. | Droit de marque , Droit qu'on perçoit sur certaines marchandises qui doivent être marquées. I La flétrissure imprimée , avec un fer chaud , sur l'épaule d'une personne condeunnée à cette peine. | L'instrument avec lequel on fait une empreinte sur de la vaisselle , sur du drap, etc. | Espèce de chiffre secret dont les m^'chands se servent pour indiquer sur leurs marchandises le prix qu'elles leur ont coulé. I Croix , signe par lequel un homme qui ne sait point écrire supplée au défaut de signature. | La trace que laisse sur le corps une contusion, une blessure, etc. | Fam. , Faire porter ses marques à qqn., Le maltraiter. [ La trace, l'impression qu'un corps laisse sur un autre à l'endroit où il l'a touché , où il a passé. I Tache ou autre signe qu'une personne ou un animal apporte en naissant. ( Signe de dignité. | Distinction. | Ce qu'on emploie pour se souvenir ou pour faire souvenir de qq. ch. | Se dit De.«» jetons qui servent à marqutr les points et les parties qu'on gagne. | Indice. | Présage. | Témoignage, preuve. | Fam. et absol. , Marque que fal fait cela. Une preuve que j'ai fait cela. Marque de cela, Une preuve de cela, j Lettre dt marque, Couiuiission dont tout pati-on d'un na-