CATION
MARCHAND , ANDE. s. {Mercans.') Celui , celle qui fait profession d'acheter et de vendre. | Marchand forain , Celui qui parcourt avec ses marchandises les campagnes , les foires. | Être mauvais marchand d'une chose. S'en trouver mal. | Celui qui achète pour son usage, pour sa consommation, | Adj. , Qui est de bon débit , de bonne qualité, qui a les qualités requises pour être vendu. | Prix marchand. Auquel les marchands vendent entre eux. | Le sel est marchand. Il est permis à tout le monde d'en faire le commerce. | Place marchande.
Commode pour vendre -la marchandise. | Quartier marchand. Habité par un grand nombre de marchands. ( Ville marchande , Où il y a un grand mouvement commercial. I Rivière marchande. Navigable. | Navire, bâtiment marchand. Qui n'est destiné qu'à porter des marchandises. (Mar-chan.)
MARCHANDER, v. a. Demander le prix de qq. ch. : plus souvent. Contester sur ce prix. ( Se dit au sens moral. | Ne pas marchander sa vie. Ne pas hésiter à l'exposer, à en faire le sacrifice. | Fam. , Ne pas marchander qqn.. Ne point l'épargner. | V. n. , fam. , Hésiter , balancer.
MARCHANDISE, s. f. Ce qui se vend, se débite dans des boutiques , foires , etc. | Faire 'valoir sa marchandise,YanteT ce qu'on a. — Ce qu'on dit, ce qu'on fait.) Fam., Marchandise
MAR
mêlée , ÀMemblage de bon et de mauvais. | . Trafic. Faire métier et marchandise d'une chose , Être accoutumé à la faire. Faire habituellement qq. ch. dans des vues intéressées. I Tiloitié guerre, moitié marchandise , se dit D'un procédé, d'une conduite équivoque et douteuse. — Moitié de gré, moitié de force. (Mar-chan-di-ze.)
MARCHE, s. f. {Margo.) Frontière militaire d'un État. Usité dans La Marche Trévisane , la Marche d'Ancdne, la Marche de Brandebourg , etc.
MARCHE, s. f. Action, mouvement de celui qui marche. | L'action de marcher, sous le rapport de la distance ou de la durée. I Se dit Des troupes , des armées. | Marche forcée, par opposition à Marche ordinaire, Marche dans laquelle on fait faire à des troupes beaucoup plus de chemin qu'elles n'ont coutume d'en faire dans le même espace de temps. | Fausse marche , Le mouvement que fait une armée qui feint de marcher sur un point , et qui se porte sur un autre. ( Se dit Des processions et des céréinonies solennelles. | La marche d'un ^vaisseau , Le degré de sa vitesse. | La marche des astres, des corps célestes , Leur mouvement réel ou apparent. | Marche harmonique , marche de l'harmonie , La succession des différents accords , et la manière dont la modulation passe d'un ton à un autre. ( Au jeu des échecs , mouvement pai'ticulier auquel chaque pièce est assujettie. — Se dit aussi au jeu de dames et à qqs. autres jeux. | Conduite, manière d'agir, de procéder. J La marche d'un poème, d'un ouvrage , etc. , Le progrès de l'action dans un poème, la progression des idées dans un ouvTage. | Air de musique composé pour régler et animer la marche des troupes. | Air de musique qui a le mouvement d'un air militaire.
MARCHE, s. f. Degré , partie d'un escalier sur laquelle on pose le pied pour monter ou pour descendre. | Se dit Des pièces de bois sur lesquelles les tourneurs , les tisserands , etc. , posent les pieds pour faire mouvoir leurs métiers.
MARCHÉ, s. m. (Mercatus.) Lieu public où l'on vend les choseà nécessaires pour la subsistance et pour les différents besoins de la vie. I Marché franc. Marché où l'on ne paye pas de droit pour vendre. | La réunion de ceux qui vendent et qui achètent dans le marché. I La vente de ce qui se débite dans le marché, j Ce qu'on a acheté, ce qu'on rapporte du marché. | Toute convention verbale ou écrite, renfermant les conditions d'une vente. | Mettre à qqn. le marché à la main. Lui donner le choix de tenir ou de rompre un engagement. | Fam., Cest un marché d'or. C'est un marché très-avantageux. | Le prix de la chose qu'on achète ou qu'on vend; -■> emploi* alors avec Bon, grand, meilleur, pour exprime^ Un prk peu élevé, ©u un