MOT
l'usage n'est pas établi. | Mot forgé, Mot créé par plaisanterie, et formé d'une manière bizarre. ( Mot artificiel , Mot dont on se sert pour aider la mémoire par l'arrangement des lettres. | Fam., Gros mots , Jurements, menaces, paroles offensantes. | Grands mots. Expressions exagérées. | Fam., Ce sont des mots, Ces paroles sont vides de sens. Ces paroles ne seront suivies d'aucun effet. I Ce qu'on dit ou ce qu'on écrit brièvement à qqn. [ Entendre à demi-mot, comprendre facilement ce qu'un autre veut dire , sans qu'il se soit entièrement expliqué. \ Mot fin, Expression d'une simplicité apparente, et qui fait penser plus qu'elle ne semble dire. | Fam., Dire le fin mot, Manifester entièrement son projet, ses vues. ( Trancher le mot. Donner une réponse décisive. Parler net, dire sa pensée sans ménagement. I Sentence, apophthegme, dit notable. Se dit aussi De pensées moins importantes. I Le prix que l'on demande ou que l'on offre de qq. ch. | Prendre qqn. au mot , Se hâter d'accepter une offre. | Billet portant assurance ou déclaration de qq, ch. ] Parmi les gens de guerre, se dit Du mot ou plutôt des deux mots qu'un chef 'donne à ceux qui sont sous ses ordres, pour qu'ils puissent se reconnaître entre eux. j Avoir le mot. Être averti de ce qu'il convient de dire ou de faire dans une certaine circonstance. I Dans une devise. Les paroles de la devise. ( Se dit D'un mot ou d'une phrase courte que qqs. maisons illustres placent dans leurs armoiries. | En un mot.Ioc. adv. Bref, enfin, en peu de mots. | Mot 1 mot, mot poor MOT. loc. adv. Sans aucun changement ni dans les mots , ni dans leur ordi-e. — Dicter mot à mot , Dicter un mot après l'autre, ne dicter qu'un mot à la fois. | Mot à mot, subst., Traduction littérale. ( À ces mots. loc. adv. usitée dans la narration. Après avoir ainsi parlé. (Mo.)
MOTET, s. m. {Motus.) Psaume ou autres paroles latines mises en musique pour être chantées à l'église, et qui ne font point partie de l'office divin. ( Mo-të. )
MOTEUR, s. m. {Motor.) Celui qui donne le mouvement. | Mobile, ce qui imprime le mouvement. | Se dit Des muscles qui font mouvoir un membre.
MOTEUR , TRICE. adj. {Motor.) Qui fait mouvoir, qui donne le mouvement. (Moteur; tri-se.)
MOTIF, s. m. {Motio. ) Ce qui meut ef porte à faire qq. ch., à adopter un avis. | Motif de crédibilité. Ce qui peut raisonnablement porter à croire une chose , indépeTidamment des preuves démonstratives. | La phrase de chant, l'idée primitive qui domine dans tout le morceau.
MOTION, s. f. {Motio.) Mouvement, action de mouvoir. ( Proposition faite dans une assemblée délibérante, par un de ses mem-
MOU
hres. I Mol ion d'ordre. Motion qui a pour objet y)arliculier l'ordre de la discussion. ( Mo-sion, )
MOTITER. V. a. Alléguer, rapporter les motifs d'un avis, d'un arrêt, d'une déclaration qcq. (Servir de motif aL.\Motiver les entrées et les sorties dans une pièce de théâtre, l'aire que les entrées et les sorties des personnages paraissent naturelles et raisonnables.
MOTTE, s. f. Petit morceau de terre détaché avec la charrue , avec la bêche, ou autrement. I Butte , éminence isolée, faite de main d'homme ou par la nature. | La portion de terre qui tient aux racines des plantes quand on les lève ou qu'on les ai-rache. | Motte à brûler, Petite masse plate et ronde qui est faite ordin. avec le tan qu'on ne peut plus employer à préparer les cuirs, et qui sert à faire du feu. (Mo-te. )
MOTTER ( SE. ) v. pron. Se dit Des perdrix lorsqu'elles se cachent derrière des mottes de terre. ( Se-mo-té. )
MOTUS. {Mutas.) Expression familière par laquelle on avertit qqn.<de ne rien dire. MOU, MOLLE, adj. {Mollis.) Qui cède facilement au toucher, qui reçoit facilement l'impression des autres corps. | On dit qqf. Mol, au masc. , en poésie et dans le style soutenu, quand le. mot qui suit commence par >une voyelle. | Corps mous , Ceux qui ne tendent pas à reprendre la ligure que le choc ou la compression leur a fait perdre. ( Le temps, le vent est mou, Le temps est relâché, le vent est chaud et humide, j Qui a peu de vigueur. | Indolent, inactif, qui manque de résolution , d'application. | Affaibli , énervé par les plaisirs. | Se dit Des choses qui annoncent ou qui causent la mollesse de l'âme. | Style mou , Style qui manque de vigueur. | Touche molle , manière molle , Faiblesse d'expression dans le mécanisme de l'art. ( Mo-le. )
MOU, s. m. Nom vulgaire du poumon de certains animaux.
MOUCHARD, s. m. {Musca.) Espion de police. (Mou char.)
MOUCHE, s. f. ( Musca. ) Insecte à deux ailes , dont une espèce est fort commune. | Se dit de qqs. insectes coléoptères , c'est-àdire, dont les ailes extérieures ne sont pas transpai'entes. | Gober les mouches , Perdre le temps à attendre, à ne rien faire. | Prendre la mouche, Se piquer, se fâcher mal à propos. I Fam., Pieds de mouches , Mauvaise écriture dont le caractère est menu , mal formé, et n'est point lié. | Petit morceau de taffetas noir préparé, que les femmes se mettaient siu* le ^isage, ou pour cacher qqs. élevures , ou pour faire paraître leur teint plus blanc, j Au plur. , se dit Des premières et des plus légères douleurs de l'enfantement. I Fam. , Celui ou celle que la poUce met à la suite de qqn. pour épier ses démarches et
MOU
en rendre compte. | Fam., C'est une fine mouche. C'est une personne très-fine et très-rusée. | Espèce de jeu de cartes ([ui se joue à plusieurs personnes, dejjuis trois jusqu'à six. I Constellation de l'hémisphère austral, qui n'est point visible dans nos climats. MOUCHER, v. a. (Muscus.) Presser les narines pour en faire sortir la surabondance des humeurs qui tombent dans le nez. — Moucher du sang , Rendre du sang par le nez en se mouchant. I Pop., Cest un homme oui ne se mouche pas du pied. C'est un homme habile, intelligent, ferme. | Ôter le bout du lumignon, lorsqu'il empêche la chandelle, la bougie, la lampe , le ilambeau de bien éclairer.
MOUCHER. V. a. {Musca.) Espionner.
Fam.
MOUCHEROLLE. s. m. Oiseau à bec très-aplati, qui se nourrit de mouches. (Mouche-ro-le.)
MOUCHERON, s. m. Toute espèce de petite mouche.
MOUCHERON, s. m. Le bout de la mèche d'une chandelle, d'une bougie qui brûle.
MOUCHETER. v. a. ( Musca. ) Marquer une étoffe de petites taches rondes placées symétriquement. | Moucheter de l'hermine, Y coudre de distance en distance de petits morceaux de fourrure noire. | Moucheté, ée. adj. Tacheté, en parlant De certains animaux. — Blé moucheté. Blé malade qui a une poussière noire dans les poils placés à l'une des extrémités du grain. | Sabre moucheté. Sabre dont on a garni la pointe de manière à pouvoir l'employer sans danger pour s'exercer à l'escrime.
MOUCHETTES. s. f. pi. Instrument à deux branches avec lequel on mouche les chandelles, les bougies. (INIou-chè-te.)
MOUCHETURE, s. f. Se dit Des taches naturelles qui se trouvent sur la peau de certains quadrupèdes , sur le plumage de plusieurs espèces d'oiseaux, sur les ailes de divers papillons , etc. | Ornement qu'on donna à une étoffe en la mouchetant. | Moucheture d'hermine , Les petits morceaux de fourrure noire qu'on met çà et là sur de l'hermine. | T. de chirur. Scarification superficielle.
MOUCHEUR. s. m. Celui qui, dans un théâtre, était chargé de moucher les chandelles.
MOUCHOIR, s. m. Morceau carré de toile de fil ou de coton, et quelquefois de tissu de soie, dont on se sert pour se moucher. I Mouchoir à tabac, Mouchoir d'une couleur ordin. rembrunie, où le tabac paraît moins. | Mouclwir de cou , Morceau de toile de fil ou de coton , ou d'étoffe de soie , de la forme d'un mouchoir, dont les femmes se couvrent le cou et la gorge. | Jeter le mouchoir. Choisir à son gré, entre plusieurs femmes, celle que l'on préfère. (Mou-chouar.) MOUCHURE. s. f. Mouchure de clian-
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delLe, Bout du lumignon d'une chandelle lorsqu'on l'a mouchée.
MOUGON. s. f. (Mola.) F. Mousson.
MOUDRE. V. a. {Je mouds; nous moulons. Je moulais. Je moulus. Je moudrai. Que Je moule. Que Je moulusse. Moulant. Moulu.) {Mola.) Broyer, mettre en poudre par le moyen du moulin. | Moudre un homme de coups. Le battre violemment, j Moui-u, ue. part. Or^ moulu. Or réduit en très-petites parties, j Être moulu. Sentir des douleurs par tout le corps , pour avoir enduré qq. fatigue.
MOUE. s. f. Grimace que l'on fait , en rapprochant et en allongeant les lèvres, en signe de dérision ou de mécontentement. | Fam., Faire la moue, Bouder, témoigner de la mauvaise humeur par son silence et par son air.
MOUÉE. s. f. Mélange de sang de cerf, de lait et de pain coupé , qu'on donne aux chiens à la curée.
MOUETTE, s. f. Oiseau de mer de l'ordre des Palmipèdes, et à longues aUes. (Mouë-te. )
MOUFETTE, s. f. r. Mofette.
MOUFLAB.D, ARDE. s. {Muffel, ail.) Celui, celle qui a le visage gros et rebondi. Pop. (Mou-flar.)
MOUFLE, s. f. ( Muffel, ail. ) Machine, formée d'un cissemblage de plusieurs poulies, qui sert à élever et à descendre des poids considérables, j Mitaine, gros gant de cuir ou de laine , où il n'y a pas de séparation pour les doigts , excepté pour le pouce.
MOUFLE. Yaisseau de terre , dont on se sert pour exposer des corps à l'action du feu , sans que la flamme touche immédiatement.
MOUFLE, ÉE. adj. Poulie mouflée. Poulie qui agit concurrenmient avec une ou plusieurs autres.
MOUFLON, s. m. Quadrupède ruminant, espèce de béliep sauvage , que qqns. croient être la souche des nombreuses variétés du mouton' domestique.
MOUILLAGE, s. m. Lieu de la mer propre à y jeter l'ancre. ( Mou-Ua-je [11 m.].)
MOUILLE-BOUCHE, s. f. Espèce de poire fondante qui mûrit dans les mois de juillet et d'août. (Mou-lie-bou-che [11 m.].)
MOUILLER. V. a. Tremper, humecter, rendre moite et humide. | Mouiller les L , les deux L, Les prononcer, non tout à fait selon leur valeur ordinaire , comme dans les mots Ville, Achille, etc., mais avec une sorte de mollesse, comme dans Fille , grille, bataille, etc. La double LL est presque toujours précédée d'un I, mis là pour faire mouiller la double Ij\, : Bouteille , mouille, cueille , etc. | Mouiller l'ancre , ou Mouiller, Jeter l'ancre en qq. endroit de la mer, pour arrêter le bâtiment. | Mouili-k, ée. part. Fam., Poule mouillée , Personne qui manque de résolution et décourage. (Mou-llé [11 m.].)
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MOUILLETTE, s, f. Petit morceau de pain long et mince, qu'on trempe dans les œufs à la coque. (Mou-llë-te [11 m.].)
MOULLLOIR. s. m. Petit vase dont les fileuses se servent pour y mouiller le bout de leurs doigts. (Mou-41ouar [11 m.].)
MOUILLURE, s. f. Action de mouilla-; État de ce qui est mouillé. (Mou-llu-re [11 m.].)
MOULAGE, s. m. Action de mouler des ouvrages de sculpture. | L'action de mesurer du bois. (Mou-la-je.)
MOULE, s. f. ( Mutilus. ) Mollusque bivalve, dont la coquille est de forme oblongue.
MOULE, s. m. (Modulus.) Tout objet qui a un vide, un creux taillé ou façonné de telle sorte, que la matière en fusion, liquéfiée, molle ou détrempée, qu'on y introduit, reçoit une forme déterminée, j Cela ne se Jette pas en moule. Cet ouvrage ne se peut faire qu'avec beaucoup de soin et de temps. I Moule de bouton. Petit morceau de bois ou d'os , plat , rond , et percé au centre , qu'on recouvre d'étoffe pour en faire un bouton d'habit. | Ancienne mesure de bois à brûler, qui n^est plus en usage , mais dont on a conservé le nom pour désigner Du bois choisi et de la meilleure qualité.
MOULER, v. a. ( Modulari. ) Jeter en moule, faire au moule. Quand il s'agit De métaux , on dit mieux , Fondre ou Couler. | Mouler une chose sur une autre, La former sur une autre, faire qu'elle en reçoive l'empreinte en creux. | Fam. , 5e mouler sur quelqu'un, Se former sur lui, le prendre pour modèle. ( Mouler du bois , Mesurer une certaine quantité de bois , en la rangeant entre deux traverses qui doivent la contenir. On dit plus ordin. Corder du bois, j MouLÉi; , ÉE. -çdxX.. Lettre moulée. Lettre imprimée. Écriture à la main , dont les caractères sont de la même forme que ceux des livres imprimés. I Moulé , subst. , se dit Des caractères imprimés. Pop.
MOU"LEUR. s. m. Ouvrier qui moule des ouvrages de sculpture. \ Mouleur de bois. Officier de poUce dont la charge était de visiter le bois qui se vendait , et de ie mouler.
MOULIN, s. m. (Molina. ) Machine à moudre du grain , etc. | Se dit de Plusieurs autres machines du même genre, qui servent à divers usages. | Moulin à café. Petit moulin à moudre du café. | Moulin à paroles, Personne fort babillarde.
MOULINAGE. s. m. Action de tordre ou de filer la soie avec une espèce de mouun garni de bobines et de fuseaux. ( -na-je. )
MOULINER. V. a. Faire subir à la soie les opérations du moulinage. | Se dit Des vers qui rongent le bois et le mettent, par places, en menue poussière.
MOULINET, s. m. Espèce de tournitruel dont on se sert pour enlever ou pour tu-er
MOU
des ferdeaiLX. | Certaine machine dont on se servait pour travailler à la monnaie. | Faire le moulinet avec une épée , avec un bdton à deux bouts, etc., Les manier en rond autour de soi avec tant de vitesse , qu'on puisse parer les coups qui seraient portés en même temps par plusieurs personnes. ( Mou-li-në.) MOULINEUR ou MOULINIER. s. m.
OuvTÏer employé au mouiinage de la soie. ( Mou-li-nié. ) MOULT, adv. {Multum.) Beaucoup. (Vi.) MOULURE, s. f. Nom générique des diverses parties d'un profil d'architecture , c'est-à-dire, des parties plus ou moins saillantes, carrées ou rondes, droites ou courbes, qui servent d'ornement dans un ouvrage d'architecture. | Se dit Des ouvrages de menuiserie et autres semblables.
MOURANT, ANTE. adj. et subst. {Moriens. ) Qui se meurt. | Des yeux mourants , Des yeux languissants et pleins de passion. I Voix mourante , Voix langoureuse et traînante.
MOURIR. V. n. (Mori.) (Je meurs, il meurt; nous mourons , ils meurent. Je mourais. Je mourus. Je mourrai. Meurs. Que je meure. Je mourrais. Que je mourusse. Mourant. Mort. ) Cesser de vivre. Se dit Des hommes et des animaux. | Fam. , Mourir de sa belle mort , Mourir de mort naturelle. ( Mourir tout en vie , Mourir d'une maladie vive et prompte. | Mourir martyr, Mourir en souffrant de grandes douleurs. | Être mort au monde, se dit D'une personne qui a quitté le monde pour vivre dans la retraite et dans les exercices de piété. | Mourir de faim. N'avoir pas les moyens d'exister. On dit , subst. , dans le même sens, et par dénigrement. Un meurt-defaim, Un homme qui n'a pas de quoi vivre. | Vous me faites mourir^ "Vous m'afïligez beaucoup ; Vous m'impatientez extrêmement, j Se dit Des arbres et des plantes. ( Se dit Des États , des institutions , des établissements, j Se dit Des choses morales, des passions, des productions de l'esprit, des ouvrages de l'art. | Se dit De certaines choses dont l'activité, le mouvement finit peu à peu. [ Se dit De choses qui finissent par une dégradation insensible, comme les sons, les couleurs , etc. ] Pron. , Être sur le point de mourir ; mais , en ce sens , il ne se dit guère qu'au présent 'et à l'imparfait de l'indicatif. Il se meurt. Il se mourait. [ Mort, orte. Adj. , Un homme mort. Une femme morte.
I Avoir le teint mort, les yeux morts, les lèvres mortes , Avoir le teint décoloré, les lèvres pâles, les yeux éteints. | Balle morte , Balle qui a perdu la plus grande partie de l'impulsion qu'elle avait reçue*] Eau morte , Eau qui ne coule point , telle que celle des étangs. Morte eau. Les mcU'ées les plus faibles, et L'époque de ces marées. 1 Argent mort , Argent qu'on ne fait pas
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7oi
valoir. I Papier mort , se dit par opposition à Papier timbré. | Pays mort. Pays où il n'y a ni commerce , ni industrie, j Nature morte , se dit Des animaux morts , des objets inanimés, dont l'imitation exclusive forme un genre particulier. | Subst., Tête de mort. Tête dont il ne reste que la partie osseuse. | Le mort saisit le njif. Une personne en mourant transmet son bien à son héritier, sans qu'il soit besoin d'un acte de mise en possession.
MOURON, s. m. Petite plante à fleurs bleues ou rouges , de la famille des Primevères ; n. autr. AnagalUs. \ Mouron des oiseaux. Petite plante à fleurs blanches, du genre Morgehne , qui sert principalement à la nourriture des petits oiseaux.
MOURRE. s. f. Jeu que deux personnes jouent ensemble en se montrant rapidement les doigts , les uns élevés et les autres fermés , afin de donner à deviner le nombre des premiers. (Mou-re.)
MOUSQUET, s. m. {Moschetto, it.) Arme à feu qui était en usage avant le fusil, et qu'on faisait partir au moyen d'une mèche allumée. | Porter le mousquet , Être soldai dans l'infanterie. (Mousc-ë [cm.].)
MOUSQUETADE. s. î. {Moschettata , if.) Coup de mousquet. | Se disait de Plusieurs coups de mousquet tirés à la fois ou continûment par un corps de gens armés. (Mousce-ta-de.)
MOUSQUETAIRE, s. m. {Moschettiere , it. ) Un soldat à pied armé du mousquet. On dit aujourd'hui Fusilier. I S'est dit de Certains cavaliers qui formaient, dans la maison du roi , deux compagnies distinguées l'une de l'autre par la couleur de leui's chevaux. ( Mousc-e-tè-re. )
MOUSQUETERIE. s. f. coll. ( Moschetteria, it.) Décharge de plusieurs mousquets, de plusieurs fusils tirés en même temps. (Mousc-e-te-rie.)
MOUSQUETON, s. m. {Moschettone, it.) Espèce de fusil dont le canon est plus court que celui du fusil ordinaire , et dont le calibre est égal à celui du mousquet. C'était autrefois le nom qu'on donnait au fusil court des cavaliers. (Mousc-e-ton.)
MOUSSE, adj. des 2 g. Se dit Des instruments de fer dont la pointe ou le tranchant est usé. (Vi.) (Mou-se.)
MOUSSE, s. m. Jeune apprenti matelot.
MOUSSE s. f. ( Muscus. ) Se dit de Certaines plantes cryptogames menues , herbacées, dont le fruit, eu forme d'urne, est porté par un filet, et qui naissent sur les pierres , sur les troncs d'arbres , à la surface des marais , etc. , où elles forment d'ordinaire une sorte de gazon ou de duvet serre. I L'espèce de moisissure qui vient sur la tête des vieilles carpes. | Mousse de Corse, Fucus menu et rougeâtre qu'on emploie en médecine comme vermifuge, i Certaine
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écume qui se forme sur l'eau et sur qqs. liqueurs quand on les bat ou qu'on les verse de haut. | Espèce de crème fouettée dans laquelle on mêle du chocolat, etc.
MOUSSELINE, s. f. ( Mussolina , it. ) Toile de coton très-claire et ordinairement très-fine. (Mou-se-li-ne.)
MOUSSER. V. n. {Muscus.) Se dit Des liquides sur lesquels il se fait de la mousse. I Fam., Faire mousser un succès, 'un petit avantage, Le présenter, le raconter de manière à le faire croire plus considérable, plus glorieux qu'il n'est en effet. | Chocolat moussé, qu'on a fait mousser. (Mou-sé.)
MOUSSERON, s. m. Nom vulgaire de plusieurs agarics d'une odeur et d'une saveur agréables, qui naissent ordin. sous la mousse. (Mou-s*-ron.)
MOUSSEUX, EUSE. adj. {Muscosus.) Qui mousse, qui fait beaucoup de mousse, j Rose mousseuse, se dit abusivement, pour Rose moussue. D'une rose dont le calice et la tige sont garnis d'une espèce de mousse. (Mou-seu; ze.)
MOUSSOIR. s. m. Ustensile pour faire mousser le chocolat. (Mou-souar.)
MOUSSON, s. f. {Mouson, ar.) Se dit de Certains vents réglés et périodiques de [la mer des Indes , qui soufflent six mois du même côté , et les autres six mois du côté opposé. I La saison de ces vents. (Mou-son.')
MOUSSU, UE. adj. {Muscosus.)qm est couvert de mousse. (Mou-su.)
MOUSTACHE, s. f. {Mustax, gr.) Partie de barbe qu'on laisse au-dessus de la lè\Te d'en haut. | Fam. , Fieille moustache. Soldat qui a vieilli dans le service, qui a longtemps fait la guerre. | Se dit Des longs poils que les chats, les lions, et d'autres animaux , ont autour de la gueule.
MOUSTIQUAIRE, s. f. Rideau de gaze ou de mousseline très-claire, dont on entoure les lits dans les pays où l'on a besoin de se préserver de la piqûre des moustiques, des maringouins , etc. Qqns. le nomment Moustillier. (Mous-tic-è-re [cm.].)
MOUSTIQUE, s. m. Petit insecte d'Afrique et d'Amérique, dont la piqûre est trèsdouloureuse , et laisse sur la peau une tache semblable à celles du pourpre. (Mous-tic-e.)
MOÛT. s. m. {Mustum.) Yin qui vient d'être fait, et qui n'a point encore fermenté. (Mou.)
MOUTARDE, s. f. {Mustum, ardeo.) Composition faite de graine de sénevé broyée avec du moût, du vip.aigre, ou qq. autre liquide. | Se dit de La graine de sénevé, et quelquefois de Cette plante même. I S'amuser à la moutarde , S'arrêter à des bagatelles , à des choses inutiles. | La moutarde lui monte au nez, Il commence à s'impatienter de ce qu'on lui dit ou de ce qu'on lui fait.
MOUTARDIER, s. m. Petit vase servant
MOU
à mettre la moutarde. | Celui qui fait et vend de la moutarde. (Mou-tar-dié.)
MOUTIER. s. m. {Monasterium.) Monastère. (Vi.) (Mou-tié.)
MOUTON, s, m. Bélier châtré que l'on engraisse. | La \'iande de mouton. | Se dit Des béliers , des brebis et des agneaux , quand ils sont en troupes. | Fam. , C'est un mouton. Il est d'une humeur fort douce, fort traitable. | Revenons à nos moutons. Reprenons le discours que nous avons quitté ; Revenons à notre sujet. | La peau de mouton préparée. | Fam. , Homme aposté pour gagner la confiance d'un prisonnier, décou- \Tir son secret et le révéler. | Masse de fer , ou grosse pièce de bois armée de fer, qu'on élève, et qu'on laisse retomber sur des pieux pour les enfoncer en terre. | La grosse pièce de bois dans laquelle sont engagées les anses d'une cloche, pour la tenir suspendue. | Au plur. , Ces vagues blauchissantes qui s'élèvent sur Ja mer et sur les grandes rivières lorsqu'elles commencent à être agitées.
MOUTONNER, v. a. Rendre frisé et annelé comme la laine d'un mouton. | Et se dit, fam. , De la mer, d'un lac , d'une rivière dont les eaux commencent à s'agiter et à blanchir. (Mou-to-né.)
MOUTONNIER, 1ÈRE. adj. Se dit Des personnes qui, à la manière des moutons, font ce qu'elles voient faire , suivent aveuglément l'exemple des autres. (Mou-to-nié.)
MOUTURE, s. f. Action de moudre du blé. I Le salaire du meunier. [ Le mélange du froment , du seigle et de l'orge , par tiers.
MOUVANCE, s. f. ( Movens. ) La supériorité d'un fief à l'égard d'un domaine qui en relevait, et la dépendance de ce domaine à l'égard du fief ; il exprimait plus ordin. La relation de dépendance. (Mou-van-se.)
MOUTANT, ANTE. adj. {Movens.) Qui a la puissance de mouvoir. Force mouvante. Force qui produit un mouvement actuel. [ Se dit D'un sol où l'on enfonce aisément , des sables et des terres dont le fond n'est pas stable , solide. | Tableau mouvant , Tableau où il y a des figures qui se meuvent par une mécanique cachée. — Point de vue animé par un passage fréquent d'hommes , de chevaux , de voitures. | Se disait Des fiefs, des terres qui relevaient d'un autre fief.
MOUTEMENT. s. m. Transport d'un corps, ou de quelqu'une de ses parties , d'un lieu , d'une place dans une autre. | Se donner bien du mouvement , Agir avec beaucoup d'empressement et d'ardeur. | Mouvement de terres. Transport de terres végétales d'un lieu dans un autre. | Changement par lequel un corps est successivement présent en différentes parties de l'espace. | La révolution, la marche, réelle ou apparente, des corps célestes. | Toute fonction animale