‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 431 sur 712 · MOY · texte numérisé non relu

MOY

qui chauge la situation , la figure , la grandeur de quelque partie intérieure ou extérieure du corps, f Se dit Des marches , des évolutions , des différentes manœu\Tes d'une wmée, d'une troupe. | Se dit Des variations qui arrivent dans certains établissements publics , dans certains corps , par les changements de situation des personnes qui en font partie. | Se dit Des changements qui arrivent dans un corps militaire ou civil , et qui y donnent lieu à des promotions, 1 Se dit Des variations de prix qui ont lieu dans le commerce. | Le degré de vitesse ou de lenteur que le caractère de l'air doit donner à la mesure. | Air de mouvement, Air dont la mesure est très-marquée. | La marche ou le

Progrès des sons du grave à l'aigu et de aigu au grave, entre des parties qui concerteni ensemble. | T. de peint. , L'expression des mouvements du corps et des affections de l'âme; en parlant De paysages, Variété, diversité agréable. | Le mouvement, les mouvements du terrain, La succession et la diversité des plans d'un terrain. | Ce qui anime le style, ce qui rend le discours propre à émouvoir les auditeurs. | Se dit Des différentes impulsions, passions et affections de l'âme. \ Agitation, fei;mentation dans les esprits, petite émeute qui annonce une disposition au trouble, à la révolte. | Sorte d'agitation naturelle des corps et des esprits. | L'assemblage des parties qui font aller une horloge , une pendule, une montre. | 3Iouvement en blanc. Le mouvement d'une montre lorsqu'il n'est qu'ébauché. (Mou-ve-man.)

MOUVER. v. a. ( 3Iovere. ) Remuer la terre d'un pot, d'une caisse, à la surface, y donner une espèce de labour.

MOUTOIR. V. a. {Movere.) {Je meus, il meut; nous mouvons, ils meuvent. Je mouvais. Je mus. Je mouvrai. Meus. Que je meuve. Que nous mouvions. Je mouvrais. Que Je musse. Mouvant. Mû. Plusieurs de ces temps ne sont en usage que dans le style dldaclique.) Remuer, faire aller d'un lieu à un autre, faire changer de place. | Exciter, donner quelque impulsion , faire agir. | Mouvoir une querelle. Susciter, iaire une querelle. On dit aussi qqf. Emouvoir.

I Tous procès mus et à mouvoir. Tous procès présents et futurs. | Elliptiq., Faire mouvoir, Mettre une chose en mouvement , faire qu'elle se meuve. (Mou-vouar.)

MOXA. s. m. Espèce de cautérisation qui consiste à appliquer sur quelque partie du corps un cône de coton, d'étoupe, etc., auquel on met le feu. (Moc-sa.)

MOYE. s. f. Couche tendre qui se trouve dans la pierre, et qui la fait déliter; surface tendre d'une pierre dure. (Moua-ie.) MOYEN, ENNE. adj. {Medianus.) Çui tient le milieu entre deux extrémités. | Être de moyen âge, Etre entre doux âges, n'èti'e ni

MUC

jeune ni vieux. | Moyen terme, La partie d'un syllogisme qui sert à unir les deux autres , à en prouver la convenance ou la disconvenance. On dit aussi Moyen , substant. On appelle de même Termes moyens., ou Moyens^ dans une proportion , Les deux termes du milieu. | Fam. , Moyen terme. Parti ojoyen qu'on prend pour terminer une affaire embarrassante, pour concilier des prétentions op[)osées. I Moyenne proportionnelle. Quantité moyenne entre deux autres. | Verbe moyen., Verbe qui, dans qqs. langues, particij)e de l'actif et du passif, soit })our le sens, soit pour les terminaisons. | Ecrire en moyen. Employer une écriture qui n'est ni grosse ni fine. (Moua-iin ; ië-ne.)

MOYEN, s. m. ( Médium. ) Ce qui sert pour parvenir à quelque un. | Le pouvoir, la faculté de faire qq. ch. | Entremise, aide, assistance, secours. I Au plur. , Richesses, facultés pécuniaires. I Les facultés naturelles, morales ou physiques. | T. de droit, se dit Des raisons qu'on apporte pour établir les conclusions que l'on a prises. ( Ad moyen DE, loc. prép. En conséquence de , avec , par.

MOYENNANT, prép. Au moyen de.

(Moua-ië-nan.)

MOYENNEMENT, adv. Médiocrement.

(Vi.) (Moua-ië-ne-man.)

MOYENNER. v, a. Procurer qq. ch. par son entremise. (Vi.) (Moua-ië-né.)

MOYEU, s. m. ( Médium. ) Milieu de la roue d'une voiture; gros morceau de bois tourné, où s'emboîtent les rais, et dans le creux duquel entre l'essieu. (Moua-ieu.)

MOYEU, s. m. Le jaune d'un œuf. On dit Jaune d'œuf.

MOYEU, s. m. Espèce de prune confite.

MOZARABE, s. m. ( Mozarabe , esp. ) Non qu'on donne aux chrétiens d'Espagne venus des Mores et des Sarrasins. j Se dit, adj.. De ce qui appartient à leur culte. | On dit aussi Mozarabique.

MU AELE. adj. des 2 g. ( Mutabilis. ) Inconstant, sujet au changement.

MUANCE. s. f. Le changement d'une note en une autre, pour aller au-delà des six anciennes notes de nuisique, soit en montant , soit en descendant. ( Mu-an-se. )

MUCHE-POT (À). V. MussER.

MUCILAGE, s. m. Substance de nature visqueuse et nourrissante, qui est répandue dans presque tous les végétaux , et qui se trouve en plus grande quantité dans les racines et dans les semences que dans les autres parties. ( Mu-si-la-je. )

MUCELAGINEUX , EUSE. adj. Qui contient du mucilage, | Glandes muc'ilagineuses, Glandes destinées à fdtrer des humeurs visqueuses. ( Mu-si-la-ji-neu ; ze. )

MUCOSITÉ, s. f. {Mucosus.) Fluide visqueux que les membranes muqueuses sécrètent , en plus ou moins grande quantité , dans leur état naturel et dans leur état d'irritation.

MUG

Suc qui n'est ni tout à fait fluide , ni tout à fait visqueux, que contiennent certaines plantes. (Mu-co-zité.)

MUS. s. f. Changement de poil , de plumes, de peau, de cornes, etc., qui arrive aux animaux, ou tous les ans, ou à certaines époques de leur vie. | Temps où ces changements se font. | La dépouille d'un animal qui a mué. | Sorte de grande cage où l'on met un oiseau quand il mue. | Lieu étroit et obscur où l'on tient la volaille pour l'engraisser.

MUER. V. n. {Mutare. ) Changer. Se dit Des animaux quand ils changent de poil, de plumes, de peau, etc. [ Se dit en parlant Des jeunes gens parvenus à l'âge où la voix «'liange et devient plus grave.

PdUR, ÉE. adj. Qui a mué.

MUET, ETTE. adj. {Mutus.) Qui est privé de l'usage de la parole , naturellement ou par accident. | Se dit Des personnes que la peur, la honte, etc., empêchent momentanément de parler. | Qui se tait. | Se dit des choses inanimées qui ont un genre d'expression , de signification. | Jeu muet, La partie du jeu d'un acteur par laquelle il exprime, sans parler, les sentiments dont il doit paraître affecté. \ H muette. Celle qui n'est point aspirée, j Subst., Un muet. Une muette. \ Au plur. , se dit de Gens attachés au service des sultans, et qui, sans être privés de l'usage de la parole , ne s'expriment jamais que par signes. ( Mu-ë. )

MUETTE, s. f. S'est dit d'Une petite maison bâtie soit pour y gai'der les mues de cerfs, soit pour y mettre les oiseaux de fauconnerie, au temps de la mue. Depuis on a donné ce nom à Des pavillons, et même à des édifices considérables, servant de rendez-vous de chasse. ( Mu-ë-te. )

MUFLE, s. m. ( Muffel, ail. ) Extrémité du museau de certains animaux, comme le bœuf, le taureau , et de certaines bêtes féroces , comme le lion , le tigre. | Se dit Des ornements de sculpture qui représentent des mufles d'animaux. | Visage d'un homme qu'on veut injurier. |ilff^/?e de veau. V. l'article suivant.

MUFLIER, s. m. Genre de plantes de la famille des Personnées. Le muJQier des jai'dins s'appelle vulg. Mûfle de veau. ( Muflié. )

MUFTI, s. m. {Mofti, ar. ) Le chef de la religion mahométane.

MUGE. s. m. Poisson de mer à tête obtuse et à deux petites nageoires sur le dos; n. autr. Mulet. ) Muge volant, ou Exocet, Poisson approchant de la forme d'un muge, mais à très-longues nageoires pectorales qui le soutiennent en l'air comme des ailes. (Mu-je.)

MUGIR. V. n. ( Mugire. ) Se dit Du cri du îviureau , des bœufs et des vaches. ! Se dit

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