‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 436 sur 712 · MUS · texte numérisé non relu

MUS

MUSE. s. m. Le commencement du rut des cerfs.

MUSEAU, s. m. (Muso, it.) La partie de la tête du chien, et de qqs. autres animaux, qui comprend la gueule et le nez. | Se dit, pop., Des personnes, mais seulement par mépris ou par plaisanterie. (Mu-zô.)

MUSÉE s. m. (Museum.)Lieu desùnéy soh à l'étude des lettres , des sciences et des beaux-arts, soit à rassembler les productions, les monuments qui y sont relatifs. (Mu-zée.)

MUSELER. V. a. Mettre une muselière à un animal. | Empêcher de parler. (Muze-lé.)

MUSELIÈRE, s. f. {Musellera, it.) Ce qu'on met à la gueule, à la bouche de qqs. animaux pour les empêcher de mordre ou de paître, etc. (Mu-ze-liè-re.)

MUSER. V. n. (Massif, ail.) S'amuser et perdre son temps à des riens. | Se dit Du cerf qui est près d'entrer en rut. (Mu-zé.)

MUSEROLLE, s. f. {Museruola.) La partie de la bride d'un cheval qui se place au dessus du nez. (Mu-ze-ro-le.)

MUSETTE, s. f. Instrument de musique champêtre, auquel on donne le vent avec un soufflet qui se hausse et se baisse par le mouvement du bi-as. | Air fait pour la musette, ou dont le caractère convient à cet instrument. (Mu-zë-te.)

MUSÉUM, s. m. {Muséum.) Il a le même sens que le mot Musée ; cependant on l'emploie plus particulièrement pour certains pays. Le muséum de Florence. Le muséum britannique, (Mu-zé-o-me.)

MUSICAL, ALE. adj. Qui appartient, qui a rapport à la musique. (Mu-zi-cal.)

MUSICALEMENT, adv. Relativement, conformément aux règles de la musique.

(Mu-zi-ca-le-man.)

MUSICIEN, ENNE. s. et adj. {Musicus.) Celui, celle qui sait l'art de la musique. | Celui, celle qui fait profession de composer eu d'exécuter de la musique. (Mu-zisiin ; ië-ne,)

MUSICO. s. m. C'est dans les Pays-Bas, et surtout en Hollande, Un lieu où le bas peuple et les matelots vont boire, fumer, entendre de la musique, etc. (Vi.) (Mu-zi-cô.)

MUSIQUE, s. f. {Musica.) L'art de combiner les sons d'une manière agréable à l'oreille ; La théorie de cet art , ou la science des sons considérés sous le rapport de la mélodie, du rhylhmeetde l'harmonie. | Se dit Des productions de cet art. | Notes de musique, \ts signes ou caractères dont on se sert pour indiquer les divers tons de la musique. I L'exécution de la musique, soit avec la voix, soit avec les instruments. [Une compagnie de musiciens de profession qui ont coutume d'exécuter de la musique ensemble. I Se dit De certains sons agréables ou désagréables. (Mu-zic-e.)

MUSQUER. V. a. Parfumer avec du musc.

MYO 709

I MusQCÉ, ÉE. part. Se dit De certaines choses dont l'odeur a qq. rapport avec celle du musc. I Fam., Écrivain, orateur, poète musqué. Qui a trop d'apprêt, de recherche, qui affecte les ornements futiles. | Fam., Paroles musquées, Paroles obligeantes et flatteuses. | Fam., Messe musquée, La dernière messe, où assistent ordin. les gens da grand monde. (Musc-é [c m.].)

MUSSER (SE). V. pron. {Jmicire.) Se cacher. (Vi.) | Fam., U musse pot, et, par corruption, A muche-pot. En cachette. (Semu-se.)

MUSULMAN, ANE. s. {Muslemann, ar.) Yrai fidèle, ^Tai croyant. Titre par lequel les mahométans se distinguent des autres hommes. | Adj,, Qui concerne la religion des mahométans. (Mu-zul-man.)

MUSURGIE. s. f. {Mousourgia, gr.) Art d'employer à propos les cousonnances et les dissonances. fMu-zur-jie.)

MUTABILITE, s. f. {Mutabilitas.) Qualité de ce qui est muable, de ce qui est sujet à changer.

MUTATION, s. f. {Mutatio.) Changement, remplacement d'une personne par une autre. | Révolution. (Mu-ta-sion.)

MUTILATION, s. f. {Mutilatio.) Retranchement d'un membre ou de qq. autre partie extérieure du corps. | Se dit Des statues, des tableaux, des édifices , et même des productions littéraires. (Mu-ti-la-sion.)

MUTILER. V. a. {Mutilare.) Retrancher, couper , se dit suriout Du retranchement d'un membre ou de qq. autre partie extérieure du corps humain, ou de qq. partie d'une statue, j On l'emploie souvent en parlant De lableaux,,d'édifires, etc., Défigurer, briser. | Se dit Des ouvrages d'esprit.

MUTIN, INE. adj. et subst. Obstiné, têtu, querelleur. ( Séditieux. | Un •visage , un air mutin, — vif, éveillé, piquant.

MUTINER (SE), v. pron. Se porter à la sédition, à la révolte, j Se dit D'un enfant qui se dépite.

MUTINERIE, s. f. Tumulte de gens mécontents, sédition. | L'obstination d'un enfant qui se dépite.

MUTISME, s. m. {Mutus.) État de celui qui est muet.

MUTUEL, ELLE. adj. {Mutuus.) Réciproque entre deux ou plusieurs personnes, entre deux ou plusieurs choses. (Mu-tuël; ë-le.)

MUTUELLEMENT.adv.Réciproquement.

(Mu-tu-ë-le-man.)

MUTULE. s.f. {Mutulus.) Ornement propre à la corniche de l'ordre dorique, et qui représente, au-dessous du larmier, l'extrémité des chevTons.

MTOCtRAPHIE. s. f. {Mus, graphe, gr.; Représentation des muscles. S'emploie qqf. pour Myologie. (Mi-o-gra-fie.)

MYOLOGIE. s. f. {Mus, logos, gr.) Partie

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