PAP
■rranger des papiers. Fam. I Faire des écritures inutiles. ( Pa-pe-ra-sé. }
PAPERASSIER, s. m. Homme qui aime à ramasser, a conserver des papiers inutiles. Fam. ( Pa-pe-ra-sié. )
PAPESSE, s. f. Femme pape. Papesse Jeanne, Personnage féminin, imaginaire, que qqns. ont prétendu avoir occupé le trône pontifical. ( Pa-pë-se. )
PAPETERIE, s. f. Manufacture de papier.
1 L'art de fabriquer le papier, et Le commerce de papiers.
PAPETIER, s. m. Celui qui fait le papier, et Celui qui le vend. ( Pa-pe-tié. )
PAPIER, s. m. ( Papyrus. ) Composition faite ordin. de vieux linge détrempé dans l'eau , réduit en pâte , ensuite étendu par feuilles, que l'on fait sécher, et qu'on met en presse, pour servir à écrire, à imprimer, etc. I Papier libre ou mort , Le papier non timbré. | Papier peint , ou Papier-tenture, se dit Des papiers de différentes espèces et de toutes sortes de couleurs et de dessins. | Toute sorte de titres , documents , mémoires et autres écritures. | Être sur les papiers de qqn. , Lui devoir de l'argent. Se dit aussi D une personne contre laquelle il a été donné qq. mémoire. | Papier i>olant , Feuille détachée sur laquelle on a écrit qq. chose. I Au pluriel, Passeport, Uvret, et différents actes qui certifient la qualité, la profession, l'état civil d'une personne. I Journal, Uvre de compte. (Yi.) | Se dit Des lettres de change , des billets payables au porteur, et autres effets de cette nature, qui représentent l'argent comptant. | Le papier d un négociant , Les lettres de change et billets souscrits par lui. | Se dit Des effets publics , des valeurs en papier données par le gouvernement. | Papiers publics , papiersnouvelles. Les journaux, les gazettes. | Papier-monnaie , Papier créé par le gouvernement pour avoir valeur et cours d'argent monnayé. ( Pa-pié. )
PAPILIONACÉ,ÉE, ou PAPILLONACÉ, ÉE. adj. Se dit Des fleurs dont les corolles, formées de cinq pétales inégaux, ont qq. ressemblance avec un papillon qui vole. | Subst. fem. Se dit Des plantes à fleurs papilionacées. (Pa-pi-li-o-na-sé ; ou Pa-pi-llona-sé [U m.].)
PAPILLAIRJE. adj. des a g. Qui a des papilles, des mamelons , ou qui est en forme de mamelon. (Pa-pil-lè-re.)
PAPILLE, s. f. {Papilla.) Se dit De certaines petites éminences semblables à des mamelons, qui sont répandues sur la surface du corps. (Pa-pi-lle.)
PAPILLON. 8. m. (Papilîo.) Insecte volant, à quatre ailes, couvertes d'écaillés fines comme de la poussière. | Esprit léger qui voltige d'objets en objets. | [Il m.]
PAPILLONNER, v. n. Voltiger d'objets
PAQ
en objets, «ans s'arrêter à aucun. (Pa-î)i-lloné [11 m.].)
PAPILLOTAGE. s. m. Mouvement in certain et involontaire des yeux, qui les empêche de se fixer sur les objets. | L'effet d'un tableau qui éblouit et fatigue les yeux par des lumières également brillantes et des couleurs également vives. Se dit D'un écrit dont le style eit semé d'un trop grand nombre d'expressions brillantes. | La feuille imprimée, lorsque le caractère a marqué double, ou a laissé certains petites taches noires aux exti'émités des pages et des lignes. (Pa-pillo-ta-je pi m.].)
PAPILLOTE, s. f. {Papyrus.) Morceau de papier dont on enveloppe les cheveux que l'on met en boucles, pour les faire tenir frisés. I Être en papillotes, Avoir le^ cheveux sous des papillotes. | Côtelette de ^eau en papillote. Côtelette de veau panée, que l'on enveloppe d'une feuille de papier pour la faire cuire. | Dragée de sucre ou de chocolat enveloppée dans un morceau de papier. (Pa-pi-llo-te [U m.].)
PAPILLOTER. V. n. Se dit Des yeux, lorsqu'un mouvement incertain et involonîiare les empêche de se fixer sur les objets. I Se dit D'un tableau qui fatigue les yeux par des lumières également brillantes et des couleurs également vives. | Se dit Du style, lorsque les expressions brillantes y ont été répandues avec trop de profusion. ( Se dit De la feuille imprimée, lorsque le caractère a marqué double, ou a laissé de petites taches noires aux extrémités des pages et des lignes. I [11 m.]
PAPISME, s. m. Terme dont qqs. communions chrétiennes se servent pour désigner l'Église catholique romaine.
PAPISTE, s. et adj. des 2 g. Terme dont qqs. communions chrétiennes se servent pour désigner les catholiques romains.
PAPTRACÉ, ÉE. adj. {Papyraceus.) Qui est mince et sec comme du papier, (Pa-pi-ra-sé.)
PAPYRUS- s. m. {Papyrus.) Plante qui croît en Egypte le long du Nil, et dont la tige est triangulaire. (Pa-pi-rus.)
PÀQUE. s. f. {Pascha.) Fête solennelle que les Juifs célèbrent tous les ans , le 4* jour de la lune après l'équinoxe du printemps, en mémoire de leur sortie d'Egypte. | S. m. Pâqujb et plus ordin., Pâques, Fête que les chrétiens solennisent tous les ans en mémoire de la résurrection de Notre-Seigneur, et qu'on célèbre toujours le premier dimanche qui suit immédiatement la pleine lune de l'équinoxe du printemps. | Subst. fém. Paire ses vaques , Faire ses dévotions, communier un aes jours de la quinzaine dé Pâques. (Pàc-e.)
PAQUEBOT, s. m. {Paket, boat, angl.) Petit bâtiment de mer, qui va et vient d'un
PAR
pays à un autre , pour transporter des lettres et des passagers. (Pac-e-bô.)
PÂQUERETTE, s. f. Espèce de marguerite blanche, qui vient vers le temps de Pâques. (Pac-e-rë-te.)
PAQUET, s. m. {Pack , ail.) Assemblage de plusieurs choses attachées ou enveloppées ensemble, j Pop., Faire son paquet. S'en aUer de la maison où l'on demeurait ( Fam., Plier son paquety S'en aller furtivement. | Toutes les lettres et les dépêches que porte un courrier. | Fam., Personne qui a pris beaucoup d'embonpoint, et qui se remue difficilement ; Personne qui n'apporte aucun agrément dans la société, qui y cause plutôt de la gêne. | Donner un paquet à qqn.. Lui faire une tromperie, une malice. Pop. | Certaine quantité de lignes de composition , à peu près de l'étendue d'une page ordinaire, mais sans folio ni titre courant, et liée avec une ficelle. (Pac-ë [c m.].)
PAQUETIER. s. m. Compositeur qui travaille en paquet, qui fait des paquets. (Pac-e-tié.)
PAR. {Per.) Prép. de lieu, qui sert à marquer le mouvement et le passage. | En, dans. I Fig., De par le monde, Dans le monde. | T. de marine. À. | Sert à désigner l'endroit, la partie d'une chose ou d'une personne qu'on saisit, qu'on tient. | Sert à désigner la cause, l'agent, le motif, le moyen, l'instrument, la manière. | De par, Par l'ordre, par le commandement de. | Par quoi. Raison pour laquelle, en conséquence de quoi. (Vi.) ( S'emploie ausi pour affirmer, jurer , conjurer. | Prép. de temps. Durant. I Se joint à plusieurs prép. et adv. de lieu, sans modifier beaucoup leur signification. | Par ici. loc adv. Par cet endroit-ci, vers cet endroit-ci. | Par là. loc. adv. Par ce lieu-là, par ce point-là. | Par ce parti, par ce moyen, par ces paroles. | Par-ci , par-i,1. loc. adv. En divers endroits, de côté et d'autre. | À diverses reprises, à diverses fois, et sans aucune suite. I Par après, loc. adv. Depuis. (Yi.) I Par trop. loc. adv. Beaucoup trop. | Par conséquent, loc. adv. En conséquence, donc. I Parck que. conj. D'autant que, à cause que.
PARA. s. m. Monnaie turque qui vaut un peu plus de huit centimes de France.
PARABOLAIN. s. m. {Paroboli.) Nom qu'on donnait aux plus hardis des gladiateurs, et qu'on donna dans la suite à des clercs qui affrontaient les plus grands dangers pour secourir les malades, et surtout les pestiférés. (Pa-ra-bo-lin.)
PARABOLE, s. f. {Parabola.) Allégorie qui renferme qq. vérité importante. | Ligne courbe qui résulte de la section d'un cône quand il est coupé par un plan parallèle à un de ses côtés.
PARABOLIQUE, adj. des 2 g. {Paraholiçus^ Qui est courbé en parabole. ( — lic-e.j
PAR
PARABOLIQUEMENT.adv. En parabole, par paraboles. | En décrivant une parabole. (Pa-ra-bo-lic-e-man.)
PARACHÈYEMENT. s. m. Fin, perfection d'un ouvrage. (Vi.) ( — ve-man.)
PARACHEVER. V. a. \Per, caput.) Achever, terminer. (Vi.)
PARACHRONISME. s. m. {Para, chronos, gr.) Espèce d'anachronisme qui consiste à placer un fait dans un temps postérieur à celui où il est réellement arrivé. (Para-cro-nis-me.)
PARACHUTE, s. m. Machine destinée à ralentir la chute des corps, en offrant, par son déploiement, une résistance à l'air.
PARACLET. s. m. Consolateur; titre affecté au Saint-Esprit. (Pa-ra-clë.)
PARADE, s. f. {Parare.) Montre, étalage de qq. ch. | Tout ce qui est moins pour l'usage ordinaire que pour l'ornement. I Faire parade d'une chose, En faire ostentation, en tirer vanité. | Se dit Des scènes burlesques que les bateleurs donnent au peuple à la porte de leur théâtre, pour engager à y entrer. I Imitation ridicule, vain semblant, étalage plein de fausseté. | Le lieu où ceux qui vendent des chevaux viennent habituellement les montrer aux acheteurs. I L'espèce de revue que l'on fait passer aux troupes qui vont monter la garde. | L'action par laquelle on pare un coup. | L'arrêt d'un cheval qu'on manie.
PARADER. V. n. Faire parader un che • cal. Faire manoeuvrer un cneval sur la parade ou la montre. | T. de marine. Croiser, aller et venir en paraissant se disposer à l'attaque.
PARADIGME, s. m. {Paradigma.) T. de Gram. Exemple, modèle.
PARADIS, s. m. {Paradisus.) Jardin délicieux. Le paradis terrestre , Le jardin où Dieu mit Adam lorsqu'il l'eut créé. | Fam., Lieu, séjour délicieux, charmant. | Le séjour des bienheureux. Le lieu de délices où les âmes des justes voient Dieu et jouissent d'un bonheur éternel. | Être en paradis. Etre dans une extrême joie ; ou Se trouver délivré de qq. grande douleur, de qq. grande peine d'esprit. | L'état le plus heureux dont on puisse jouir ; Le lieu où l'on en jouit. | Espèce d'amphithéâtre placé au plus haut rang des loges. ( Oueau de paradis , OiseAU des Indes, dont les flancs ont des faisceaux de longues plumes effilées. Se dit aussi Des plumes de cet oiseau, que des femmes portent dans leur coiffure. | Po777»2/<?r de paradis, ou Paradis, Espèce de pommier nain. ( Pomme de paradis, Espèce de pomme rouge qui se mange en été. (Pa-ra-di.)
PARADOXAL, ALE. adj. Qui tient du paradoxe. | Qui aime le paradoxe. (Pa-radoc-sal.)
PARADOXE, s. m. {Parodoxum.) Pro-
PAR
position contraire à l'opinion conuuune. | S'est dit adj. (Pa-ra-doc-se.)
PARADOXISME. s. m. Figure de rhétorique qui consiste à réunir sur un même sujet des attributs qui semblent inconciliables, (Pa-ra-doc-sis-me.)
PARAFE ou PARAPHE, s, m. Marque faite d'un ou de plusieurs traits de plume, qu'on met ordin. après sa signature , et qui, en certains cas , se met pour la signature même.
PARAFER ou PARAPHER, v. a. Mettre un parafe àqq. acte,
PARAGE, s. m, {Paragium.) Extraction, qualité. (Yi.) De haut parage. De grande naissance, de haut rang, (Pa-ra-je.)
PARAGE. s. m. {Paragium.) Endroit, espace de mer, partie de côtes, accessible à la na\igation. f Fam. , Lieu , endroit sur terre, où des personnes se rencontrent
PARAGOGE. s. f. {Paragogê, gr.) Addition d'une lettre ou d'une syllabe à la fin d'un mot. (Pa-ra-go-je,)
PARAGOGIQUE. adj. des i g. Se dit De la lettre ou de la syllabe ajoutée à la fin d'un mot. (Pa-ra-go-jic-e,)
PARAGRAPHE, s. m. {Para, graphe, gr.) Petite section d'un discours, d'un chapitre, etc. I Signe figuré de cette manière §, que l'on met qqf, en tête ou au commencement d'un paragraphe. (Pa-ra-gra-fe.)
PARAGUANTE. s. f, T. esp. Présent fait en reconnaissance de qq. service. (Yi.) (Para-gouan-te.)
PARAÎTRE, V, n. {Parère.) Être exposé à la vue, se faire ou se laisser voir, se manifester. I Impers,, // r paraît , On le voit bien, il y en a des marques, | Se dit D'un li^Te qui est ou qui doit être publié, mis en vente, | Éclater, se distinguer, briller, se faire remarquer. | Sembler, avoir l'apparence, (Pa-rê-tre,)
PARALIPOMÈNES, s, m. pi. {Paraleîpoména.) Titre d'une partie de la Bible, qui forme un supplément aux livres des Rois. ( — mè-ne.)
PARALIPSE. s. f. {Paraleïpsîs, gr.) Figure de rhétorique qui consiste à fixer l'attention sur un objet en feignant de le négliger,
PARALLACTIQUE, adj. des 2 g. Angle parallactique, L'angle de la parallaxe; et. Machine parallactique, Machine composée d'un axe dirigé vers le pôle du monde, et d'une lunette qui peut s'incliner sur cet axe, et suivre le mouvement diurne des astres, sur le parallèle qu'ils décrivent. (Paral-lactic-€.)
PARALLAXE, s. f. {Parallaa:is , gr.) L'angle formé au centre d'un astre par deux lignes droites menées de ce point , l'une au centre de la terre, l'autre au point de la surfaoe terrestre où se fait une observation. (Pa-ral-lac-se.^
PAR , 7 ^-
PARALLÈLE, adj. des a g. {Paralleluj.)
Se dit D'une ligne ou d'une surface également
distante d'une autre ligne ou d'une autre
surface dans toute son étendue, j Subst. fém.
Ligne parallèle à une autre. ( Subst. m. Se dit
Des cercles parallèles à l'équateur, tirés par
tous les degrés du méridien terrestre. | Tran-
I chée bordée d'un parapet avec banquette ,
I et tracée parallèlement au côté de la place
' de guerre qu'on assiège. (Pa-ra-lè-le.)
j PARALLÈLE, s. m. {Parallelus.) Com-
1 paraison au moyen de laquelle on examine,
j on explique les rapports et les différences
j que deux choses ou deux personnes ont en-
! tre elles.
I PARALLÈLEMEÎST. adv. D'une manière i parallèle, (Pa-ra-lè-le-man.) ! PARALLÉLIPIPÈDE, s. m, ( Parallélos épi pédion. ) Corps solide terminé par s\y ' paraJlélogrammes dont les opposés sont parallèles entre eux, (Pa-ra-lé-li-pi-pè-de.) j ^ PARALLÉLISME, s, m. {Parallelismus.) ! État de deux lignes, de deux plans parallèles. (Pa-ra-lé-lis-me.)
PARALLÉLOGRAiVmE. s. m, {Paralle- \ logrammus.) Figure plane dont les côtés opj posés sont parallèles. (Pa-ra-lé-lo-gra-me.) ! PARALOGISME, s. m. {Paralogismus.) Faux raisonnement , raisonnement qui porte I à faux. (Pa-ra-lo-jis -me.) j PARALYSER, v. a. Frapper de paralysie. I I Rendre nul , frapper d'inertie , neutraliser. i (Pa-ra-li-zé.)
1 PARALYSIE, s. f. {Paralysis.) Maladie qui consiste dans une privation ou dans une : diminution considérable du sentiment et i du mouvement volontaire , ou de l'un des ' deux. (Pa-ra-li-zie,)
I PARALYTIQUE, adj. des 2 g. et subst. {Paralyticus.) Atteint de paralysie, (Pa-ra- Ù-tic-e,)
PARA3IÈTRE. s. m. {Para , meti-on, gr.) Ligne constante et invariable qui entre dans l'équation ou dans la construction d'une courbe,
PARA:NG0N. s. m. {Para^eîn, gr,) Modèle, patron. (Yi.) | (Comparaison. | Adj. des 2 g, et subst. Un diamant parangon , Un diamant qui n'a aucun défaut, j Caractère qui est entre le gros romain et la palestine,
PARANG0N:N"AGE, s. m. T. d'imprim.
Action de parangonner. (Pa-ran-go-na-je.)
PARANGON]N"ER. v. a. Comparer, mettre en égalité d'estime. ( Yi. ) | Faire qu'un caractère qui n'est pas du même corps que celui dont on se sert s'aligne bien avec lui. (Pa-ran-go-né.j
PARANT, ANTE. adj. Qui orne, qui pare.
PAPiA?nrMPHE. s, m, {Paranymphus.) Nom que les Grecs donnaient à une espèce d'officier qui présidait aux mariages , pour en régler les divertissements, et qui était spécialement chargé de la gardo du lit nup-
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tial. I Se disait, chez les anciens Romaim, De chacun des trois jeunes garçons qui conduisaient la mariée à la maison de son époux. | S'est dit Du discours solennel qui se prononçait, dans la faculté de théologie et dans celle de médecine, à la fin de chaque licence. (Pa-ra-nin-fe.)
PARAPET, s. m. {Parapetio , it.) Massif de terre ou de maçonnerie qui borde un ouvrage de fortification, et qui donne aux soldats le moyen de faire feu sur l'ennemi , en ne laissant à découvert que la partie supérieure de leur corps. | Muraille à hauteur d'appui , élevée sur le bord d'une terrasse , sur les côtés d'un pont , le long d'un quai ,^ etc., pour servir de garde-fou. (Pa-ra-pë.)
PARAPHERNAL. adj. m. {Parapkerna.) Biens parapher naux, Les biens de la femme qui n ont pas été constitués en dot , et dont elle conserve l'administration et la jouissance. I Subst., Le paraphernal. Les parapkernaux. fPa-ra-fër-nal.)
PARAPHRASE, s. f. (ParaphrasL,) Explication plus étendue que le texte , ou que la simple traduction du texte. Jl y a plusieurs paraphrases sur les psaumes. Sa iraduation n'est qu'une lourde paraphrase. \ Sa dit, fam., Des interprétations malignes que l'on donne à des choses indifférentes. | Se dit , fam., Des discours, des écrits verbeux et diffus. Cet ouvrage n'est que la longue et ennuyeuse paraphrase d une vérité qui pouvait être exposée en quelques pages.
PARAPHRASER, v. a. Faire une para-
Shrase , des paraphrases. | Étendre , amplifier ans le récit. (Pa-ra-fra-zé.)
PARAPHRASEUR, EUSE. Celui, ceUe qui fait des paraphrases, qui étend, qui amplifie les choses en les rapportant. Fam. (Pa-ra-fra-zeur ; ze.)
PARAPHRASTE. s. m. (Paraphrastes.) Auteur de paraphrases. (Pa-ra-fras-te.)
PARAPLUIE, s. m. Sorte de petit pavillon portatif, qu'on étend au-dessus de la tête pour se garantir de la pluie.
PARASANGE. s. f. {Parasanga.) Mesure itinéraire chez les anciens Perses. (Pa-razan-je. )
PARASÉLÈPŒ. s. f. (Paraselena.) Image de la lune réfléchie dans un nuage.
PARASITE, s. m. {Parasims.) Écornifleur, celui qui fait métier d'aller manger à la table d' autrui. | Adj., Insectes parasites y Certains insectes qui vivent sur d'autres animaux aux dépens de leur substance, j Ornements parasites. Superflus , ou qui reviennent trop souvent dans un même ouvrage. (Pa-ra-zi-te.)
PARASOL, s. m. Sorte de petit pavillon portatif , qu'on étend au-dessus de la tête pour être à couvert du soleil. | Plante en parasol. Plante ombellifère.
PARATITLAIRE. s. m. Auteur de païatitles. (Pa-ra-ti-tlè-re.)
PARATITLES. s. m. pL {Paratitla.) Ex-
PAR
plication abrégéede quelques titres ou livres de jurisprudence civile ou canonique. (Pa* ra-^i-tle.)
PARATONNERRE, s. m. Verge de fer terminée en poinle , que l'on dresse sur la partie la plus élevée d'un édifice , et que l'on fait communiquer, par une chaîne, avec la terre humide ou avec l'eau : cet appareil est destiné à garantir du tonnerre , en soutirant le fluide électrique des nuages. (Pa-ra-to-nè-re.)
PARAYENT. s. m. Sorte de meuble fait de châssis de bois , couverts de papier peint ou d'étoffe , qui s'étendent et se plient l'un sur l'autre , et dont on se sert dans les chambres en hiver , pour se garantir du vent qui vient des portes. (Pa-ra-van.)
PARC. s. m. Grande étendue de terre entourée de murs , ou de fossés , ou de pieux , ou de haies , pour conserver les bois dont elle est plantée, et pour réserver au propriétaire le plaisir de la chasse , ou la liberté de la promenade. | Pâtis entouré de fossés , où l'on met les bœufs pour les engraisser. | Clôture faite de claies, où l'on enferme les moutons eu été, quand ils couchent dans les champs. | Enceinte de toiles dans laquelle on enferme les bêtes noires. | Se dit de Diverses clôtures que l'on fait pour prendre ou pour conserver du poisson ; et d'Un lieu préparé pour y mettre des huîtres, qu'on y laisse gross'lr et verdir, j Endroit où l'on place l'artillerie , les mumtions , ou les vivres, | La réunion des voitures qui traînent à la suite d'une armée le matériel de l'ai'tillerie , du génie, de l'administration,
PARCAGE, s. m. Le séjour des moutons parqués sur des terres labourables. (Parca-je.)
PARCELLAIRE, adj. m. et subst. Cadastre parcellaire , Cadastre fait par pièces de terre. (Par-sël-lè-re.)
PARCELLE, s. f. (Particula.) Petite partie de quelque chose. (Par-së-le.)
PARCE QUE. r. Par. (Par-sec-e.)
PARCHEMIN, s. m. (Pergamenum.) Peau de brebis ou de mouton préparée pour écrire dessus , ou pour d'autres usages, | Parchemin 'vierge, La peau préparée des petits che- \Teaux ou agneaux mort-nés. | Fam., rallonger le parchemin, Allonger inutilement, et multiplier des écritures sans nécessité. | Se dit , fam. , Des titres de noblesse.
PARCHEMINERIE. s. f. Lieu où l'on prépare le parchemin, ( L'art de préparer le parchemin, et le négoce qui s'en fait.
PARCHEMINIER. s. m. Celui qui prépare le parchemin , et qui le vend, (-nié.)
PARCIMONIE, s.f. (ParcJmo«/a,) Épargne minutieuse, qui porte sur les petites choses. (Par-si-mo-nie.)
PARaMONIEUX, EUSE. adj. Qui a de la parcimonie. (Par-si-mo-ni-eu ; ze.)
PARCOURIR. V. a. {Percurrere.) (Se conj.
PAR
c. Courir.) Aller d'un bout à l'autre; Courir çà et là.
PARCOURS, s. m. Droit de mener paître, en un certain temps de l'année , ses troupeaux sur le teirain d'aiitrui ou sur un terrain commun. (Par-cour.)
PARDON, s. m. Rémission d'une faute, d'une offease. | Lettres de pardon , Lettres que le prince accordait en petite chancellerie, pour remettre la peine de certains délits moins graves que ceux pour lesquels les lettres de grâce étaient nécessaires. | Au plur. , se dit Des indulgences que l'Eglise catholique accorde aux fidèles. | Le nom d'une certaine prière dont on avertit par trois coups de cloche sonnés à trois reprises, et qui se dit le matin , à midi et le soir. (Vi.) On dit plus ordin. Angélus.
PARDONNABLE, adj. des a g. Qui mérite d'être pardonné, d'être excusé, (Pardo-na-ble. )
PARDONNER, v. a. Accorder le pardon d'une faute commise , ne garder aucun ressentiinent d'une injure reçue. | Faire grâce. | Excuser, supporter, tolérer, j Voir sans chagrin, sans dépit, sans jalousie. | Régit qqfs. les choses avec la prép. à, comme si elles étaient personnifiées. | Excepter, épargner. ( Par-do-né. )
PARÉAGE ou PARTAGE, s. m. Égalité de droit et de possession que deux seigneurs avaient par indivis dans une même terre, (-a-je,)
PAREATIS. s. m. Mot lat. Se disait De certaines lettres qu'on obtenait en chancellerie , afin de pouvoir mettre un arrêt , un jugement à exécution ailleurs que dans le ressort du tribunal par lequel il avait été rendu.
PARÉGORIQUE, adj. des 2 g. et subst.
{Paregoricus.) Se dit Des remèdes qui calment, adoucissent , apaisent les douleurs. Subst,, on dit ordin. Anodin, ine. (Pa-ré-go-ric-e.)
PAREIL, EILLE. adj. {Par'dis.) Égal, semblable. | Sans pareil. Excellent, supérieur dans son genre. | Cest un homme sans pareil, C^est un homme d'un très-grand mérite. Se dit D'un homme extraordinaire et singuUer dans ses manières , dans sa conduite. | Tel , de cette nature, de cette espèce, | Subst. Elle ~n'a pas sa pareille pour la malignité'. Il a peu de pareils. | Au plur. , précédé des adj. Mes, tes, ses, nos, etc, , signifie, Les gens de l'état , de la naissance , du caractère de la personne dont il s'agit. | Subst, , La pareille , Le même traitement qu'on a reçu ou qu'on a fait. I À LA PAREiLi-E. loc, adv. et fam. De la même manière, de la même façon. (Vi.) | Je vous rendrai la pareille. ( Pa-rëll ; ë-Ue pi m.].)
PAREILLEMENT, adv. De la même manière, I Aussi. (Pa-rë-Ue-man [11 m.]. )
PARÉLIE. s. m. K Parhélis.
PARELLE. s, f. Plante. V. PxTiKncK,
PAR
PAREMENT, s. m. (Paramentum.) Orne»
ment, ce qui orne, ce qui pare. Se dit Des étolïes dont on pare le devant d'un autel. | Se dit De certaines étofTes riches ou voyantes que les hommes portaient autiefois sur les manches de leurs habits, et les femmes sur le devant de leurs robes , et que les militaires portent encore sur les manches de leurs uniformes. [L'espèce de retroussis qui est au bout des manches d'un habit , et qui est fait de la même étoffe. | Les parements d'un fagot , Les plus gros bâtons d'un fagot, ceux que le bûcheron met en dessus pour parer sa marchandise, | T. de maçonnerie. La surface apparente d'un ouvrage. | Le parement d'une pierre. Le côté d'une pierre qui doit paraître en dehors du mur, | Les gros quartiers de pierre ou de grès qui bordent un chemin pavé. ( Pa-rë-man. )
PARENCHYME, s. m. {Paregchuma, gr.) Nom que l'on donne à la substance propre de chaque viscère, | Le tissu tendre et spAigieux des feuilles, des tiges et des fruits. ( Pa-ran-chi-me. )
PARÉNÈSE. s. f, {Parainesis , gr.) Discours moral, exhortation à la vertu. Peu usité. ( Pa-ré-ne-ze. )
PARÉNÉTIQUE. adj. des 2 g, (Parainetikos , gr.) Qui a rapport à la parénèse, à la morale. ( Pa-ré-né-tic-e. )
PARENT, ENTIE. {Parens.) Celui, celle qui est de même famille , qui est de même sang , qui touche par consanguinité à qqn. | Se dit De ceux de qui ou descend, j Se dit Du père et de la mère. | Nos premiers parents, Adam et Eve. | Se dit De ceux qui sont simplement alliés, I Fam, , Les grands parents , Les plus considérables d'entre les proches parents, ( Pa-ran ; an-te. )
PARENT AGE. s. m. Parenté. (Vî.) (Paran-ta-je. )
PARENTÉ, s. f. Consanguinité, j Tous lesparents et alliés d'une même personne. ( Paran-té. )
PARENTTÈLE, s. f. coU. Les pai-ents. (Yi.) ( Pa-ran-tè-le. )
PARENTHÈSE, s. f. {Parentkesis.) Phrase formant un sens distinct et sépai'é de celui de la période où elle est insérée. | Se dit Des marques dont on se sert dans récriture et dans l'imprimerie pour enfermer les mots d'une parenthèse, et qui sont ainsi figurées ( ). I Par parewthèsk. loc adv. dont on se sert lorsque dans la conversation on interrompt le discours pour dire qq. ch. qui n'y a pas un rapport direct. ( Pa-ran-tè-ze. )
PAPŒR. V. a. {Parare.) Orner, embellir. | Pron. , Faire parade. ( Préparer, apprêter certaines choses de manière à leur donner meilleure apparence , à les rendre plus belles, etc. \ Parer le pied d'un cheval, Oier de la corne du pied d'un cheval, pour le ferrer. | Parer du cidre , du poiré , Le faire fermenter, pour lui ôter le goût douceâtre
PAR
qu'il a naturellement. | Parer un agneau ^ Lever la graisse qui est sur la pansée, et l'étendre sur le quartier de derrière. | V. n. T. de manège. S'arrêter. | Empêcher, éviter un coup, soit en le détournant, soit en y opposant quelque chose qui l'arrête. | Joint avec les prép. de et contre. Mettre à couvert, défendre contre qq. attaque , qq. incommodité. I V. n. S'emploie avec la prép. à. Il n'a fait que parer aux coups. | Parer un cap. Le doubler, le laisser à côté en passant au delà. I T. de procéd. Ce titre est paré ^ Il est en forme exécutoire.
PARÈRE, s. m. Avis , sentiment de négociants sur des questions de commerce.
PARESSE, s. {.{Paresis, gr.) Fainéantise, ' nonchalance , négligence des choses qui sont de devoir, d'obligation. jEam. , Certaine, faiblesse de tempérament , qui porte à se dispenser de faire tout ce qui demande un peu d'action. | Amour du repos, du loisir, tranquillité du corps et de l'esprit. ( Pa-rë-se. )
•Caresser, v. n. Faire le paresseux, se laisser aller à la paresse. ( Pa-rë-sé. )
PARESSEUX, EUSE. adj. et subst. Qui aime à éviter l'action, le travail, la peine, j Estomac paresseux , qui fait lentement ses fonctions. | Nom d'un quadrupède commun entre les tropiques, qui n'a point de dents incisives , et qui marche et se meut avec une extrême lenteur. ( Pa-rë-seû ; ze. )
PARFAIRE, v, a. {Perficere.) Achever, compléter qq. ch. en sorte qu'il n'y manque rien. | Parfaire le procès de qqn. , Conduire ce procès jusqu'au jugement définitif. | Parfaire un payement, Ajouter à un payement ce qui y manquait. | Parfait, aite. part. Fait et parfait , Entièrement terminé. (Parfè-re. )
PARFAIT, AITE. adj. ( Perfectus. ) Qui réunit toutes les qualités , sans nul mélange de défauts. | Qui a beaucoup de qualités , qui parait accompli dans son genre. | Complet, total. I Subst., Le prétérit qui maAjue une chose parfaite, une.chose arrivée dans un temps qui n'est ni précis ni déterminé. | Nombre parfait. Celui qui est égal à la somme de ses parties aliquotes, (Par-fê; è-te.)
PARFAITEMENT, adv. D'une manière parfaite. | D'une manière complète , totale. (Par-fè-te-man.)
PARFILAGE. s. m. Action de parfiler. | Ce qui résulte du parfilage. (Par-fi-la-je.)
PARFILER. v. a. Défaire fil à fil le tissu d'un morceau d'étoffe ou de galon, soit d'or, soit d'argent , et séparer de la soie l'or ou l'argent qui la recouvre.
PARFOIS, adv. de temps et de nombre.
Quelquefois. ( Par-foua. )
PARFONDRE. v. a. {Perfundere.) Incorporer les couleurs à la plaque de verre ou d'émail , et les faire fondre également.
PARFOURNIR. v. a. Fournir en entier, achever de fournir. Peu usité.
PAR
PARFUM, s. m. {Per, fumus.) Odeur aromatique , agréable , plus ou moins foTte , plus ou moins subtile et suave. | Le parfum de la louange. Le plaisir qu'on a de s'entendre louer. I Se dit Des choses mêmes dont il s'exhale une odeur agréable. | Se dit Des compositions minérales ou végétales d'une odeur forte, dont on se servait dans les lazarets pour purifier les personnes et les effets regardés comme suspects. ( Par-fun. )
PARFUMER. V. a. Répandre une bonne odeur dans qq. lieu , sur qq. ch. ou sur qqn. I Parfumer une maison, T faire des fumigations. I Pron. , Remplir ses habits , son linge de bonnes odeurs ; embaumer sa peau avec des eaux ou des ponunades odorantes.
PARFUMEUR, EUSE. s. Celui, celle qui fait et qui vend des parfums. ( — eu-ze.)
PARHÉLIEouPARÉLÏE. s. m. {ParêUos, gr.) Image du soleil réfléchi dans une nuée. (Pa-ré-lie.)
PARI. s. m. {Par.) Gageure, promesse réciproque , par Jp^quelle deux ou plusieurs personnes qui soutiennent des choses contraires s'engagent de payer une certaine somme à celui qui se trouvera avoir raison. I Tenir le pari. L'accepter. | La somme pariée. I La somme, indépendante de l'enjeu ordinaire, que des personnes parient entre elles , et dont le sort est décidé par celui de la partie. | Au jeu du piquet à écrire , Le résultat des deux coups qui forment l'ide.
PARIA, s. m. Homme de la dernière caste des Indiens qui suivent la loi de Brama.
PARIADE. s. f. État des perdrix lorsqu'elles cessent d'aller par compagnies pour s'appaj-ier. | La saison où les perdrix s'apparient. I Se dit Des perdrix appariées.
PARIER, v. a. Faii'e un pari , une gageure.
PARIÉTAIRE, s. f. Plante ainsi nommée parce qu'elle croît ordin. sur les murailles. ( Pa-ri-é-tè-re. )
PARIÉTAL, adj. m. (Parietalis.) Se dit De deux os qui forment les côtés et la voûte du crâne. Subst., Les pariétaux.
PARIEUR, s. m. Celui qui parie.
PARISIENNE, s. f. Petit caractère d'imprimerie , qui est immédiatement au-dessous de la nonpareille , et dont le corps a cinq points ; n. autr. Sédano'ue. (Pa-ri-zië-ne. )
PARISIS. adj. des i g. On le disait De la monnaie qui se frappait à Paris , et qui était plus forte d'un quart que celle qui se frappait à Tours. ( Pa-ri-zis. )
PARISYLLABIQUE, adj. des i g. {Par, syllabicus. ) Se dit Des déclinaisons qui ont à tous les cas le même nombre de syllabes. ( Pa'ri-sil-la-bic-e. )
PARITÉ, s. f. {Paritas.) Égalité, similitude entre des objets de même qualité, de même nature. | Comparaison que l'on emploie pour prouver une chose par une autre semblable.
PAR
PARJURE, s. m. Faux serment; Violalion de serment.
PARJURE, adj. des 2 g. et subst. {Perjurium.) Qui fait un faux serment , qui viole son serment, qui se parjure.
PARJURER (SE), v. pron. (Perjurare.) Violer son serment, j Faire un faux serment en justice.
PARLAGE. s. m. Verbiage, abondance de paroles inutiles ou dépourvues de sens. Fam. (Par-la-je. )
PARLANT, ANTE. adj. Qui parle. | Qui parle volontiers. | Expressif. | Trompette pariante. Porte-voix. | Fort ressemblant. | T. de blas. .4 rmes parlantes , Armes dont la pièce principale exprime le nom de la famille à qui elles appartiennent.
PARLEMENT, s. m. Du temps de nos premiers rois , Une assemblée des grands du royaume , qui était convoquée pour traiter des affaires importantes. | A signifié depuis , Une cour souveraine de justice connaissant directement àts affaires qui lui étaient attribuées , et , par appel , des jugements des juridictions inférieures de son ressort. I Le ressort , l'étendue de la juridiction d'un parlement. | La durée du parlement, depuis le jour de son ouverture jusqu'aux vacances. | Lorsqu'il s'agit de l'Angleterre , se dit, coUectiv,, Des deux chambres ou assemblées qui exercent, avec le roi, le pouvoir législatif, et qui sont formées, l'une des pairs ecclésiastiques et séculiers, l'autre des députés des provinces . des villes et des bourgs, | Les trois parties du pouvoir législatif. ( Parle-man. )
PARLEÎMENTAIRE. adj. des 2 g. Qui appartient au parlement. | Adj. et subst. Se dit De ceux qui , pendant les divisions de l'Angleterre, et en France pendant les troubles de la Fronde, tenaient le parti du parlement. I Subst. ,Vaisseau qu'on envoie porter des paroles à une flotte , ou dans un port de la nation avec laquelle on est en guerre. | Personne que des assiégeants ou des assiégés envoient les uns aux autres pour porter qq, proposition, ou pour y répondre. (Parle-man-tè-re. )
PARLEMENTER, v. n. Faire et écouter des propositions pour rendre une place. | Entrer en voie d'accommodement. (Par-leman-té.)
PARLER. V. n. {Perorare.) Proférer, prononcer , articuler des mots. | Se dit De certains oiseaux qui imitent le langage de l'homme, comme les perroquets, les sansonnets, etc. I Discourir, s'énoncer par le discom-s, soit dans un entretien familier, soit en pubhc. | Parler bien. Parler avec élégance et pureté. | Par/er avec passion. Dire des choses que la jpassion suggère, j Parler bien, parler mal et une personne, En dire du bien, en dire du v[id\.\ Parler pour qqn. , Intercéder pour lui auprès d'un autre, j Cet
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avocat, cet avoué parle pour un tel. Il plaide pour un tel. | Parler en Cair, Parler sans aucun dessein, sans attacher la moindre importance à ce qu'on dit. Fam. | Parler sans fondement, saas être bien instruit. I Parler haut, Parler sans ménagement. | // faut que qqn. ait parlé, Il faut que qqn. ait divulgue ce secret. [Expliquer ses sentiments, sa pensée, déclarer son intention, sa volonté. I Manifester ses sentiments, ses pensées par un autre moyen que celui de la parole. | Se dit Des choses morales ou inanimées qui ont ou qui semblent avoir une sorte de langage. | Cela parle tout seul, parle de soi. Cela se comprend sans qu'il soit besoin d'explication. | Tout parle pour lui. Le bon droit , l'équité et la raison sont de son côté. I Expliquer sa pensée par écrit. 1 V. n. Parler une langue. Parler latin. | Parler français. S'exprimer clairement, intelligiblement.— Fam., Expliquer nettement son intention sur une affaire. | Fam., Parler français à qqn.. Lui parler avec autorité, et d'un ton menaçant. ( Parler affaires, S'entretenir d'affaires. | Parler gascon , parler normand. Parler français avec un accent gascon, avec un accent normand. | Généralement PARLANT, loc. adv. À prendre la chose en général. | Sans parler de. loc. prép. Indépendamment de.
PARLER, s. m. Langage, manière de parler. | Se dit Du jargon, de l'accent particulier à certaines contrées de la France.
PARLERIE. s. f. Babil. Fam.
PARLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui a l'habitude de parler beaucoup , de parler trop. ( — eu-ze.)
PARLOIR, s. m. Lieu destiné pour parler, pour recevoir les étrangers. | Se dit Du lieu où les religieux et religieuses, les écoliers, les malades, etc., viennent parler aux personnes du dehors. (Par-louar.)
PARIVIESAN. s. m. Nom d'un fromage qui tire son nom du duché de Parme.
(Par-me-zan.)
PARMI, prép. {Per, médium.) Entre, dan.« le nombre de, etc. Il ne se met qu'avec un pluriel indéfini, qui signifie plus de deux ou trois, ou avec un singulier collectif.
PARNASSE, s. m. {Pamassus.) Montagne de la Phocide, et qui était consacrée à Apollon et aux Muses , Monter sur le Parnasse , Composer des vers , s'adonner à la poésie. Le Parnasse français, La poésie française; Les poètes français. (Par-na-se.)
PARODIE, s. f. {Parodia.) Sorte d'ouvTage en vers, fait sur une pièce de poésie sérieuse, que l'on rend comique au moyen de qqs. changements, et que l'on détourne à un autre sujet dont on veut plaisanter ou se moquer. I Pièce de théâtre d'un genre gai ou burlesque, faite pour ti'avestir, pour tourner en ridicule une autre pièce de théâtre d'un
77^ PAR
genre noble ou pathétique. | Vers faits sur un
air de musique donné.
PARODIER. V. a. Faire une parodie. |
Parodier qqn.^ Imiter, contrefaire ses gestes,
ses manières , son langage.
PARODISTE. s. m. Auteur d'une parodie,
de parodies..
PAROI, s. f. (Paries.) Muraille. | Cloison
de maçonnerie qui sépare une chambre ou
quelque autre pièce d'un appartement d'avec
une autre. | Se dit Des parties qui forment
la clôture, les limites des diverses cavités du corps , et principalement de Leurs faces internes. | Se dit Des côtés intérieurs d'un rase, d'un tube, etc. (Pa-roua.)
PAROISSE, s. f. {Parochia.) Certain territoire ou arrondissement dans lequel un curé exerce ses fonctions, et dirige , pour le spirituel , les habitants qui sont de sa communion. I L'Église de la paroisse. | Tous les habitants d'une paroisse. (Pa-roua-se.)
PAROISSL^, ALE. adj. [Parochialis.) Appartenant à la paroisse. (Po-roua-si-al.)
PAROISSIEN, lENNE. s. Habitant d'une paroisse. | Livre de prières dont on se sert principalement pour suivre l'office qui se dit à l'église. (Pa-roua-siin ; iëne.)
PAROLE, s. f. (Perorare.) Mot prononcé.
|La faculté naturelle de parler. | Le ton de la voix , selon qu'elle est forte ou faible , douce ou rude , etc. j Avoir la parole haute. Parler avec autorité , avec arrogance. 1 Sentence , beau sentiment , mot notable. | Mot ou discours considéré sous le rapport des qualités que lui donne l'idée ou le sentiment qu'il exprime. | Ironiq. , De belles paroles , De grandes promesses qu'on n'a pas dessein de tenir. | Porter la parole , Parler au nom d'une autorité , d'un corps , au nom de plusieurs personnes. | Dans les assemblées politiques, Avoir le droit , la permission de parler, conformément au règlement. ( T. de guerre. Passe parole, absol. , Faites passer l'avis, l'ordre, le commandement. | Se dit Des termes, des expressions considérés relativement à l'art de parler ou d'écrire. | Éloquence, diction. I Assurance , promesse verbale par laquelle on s'engage à faire certaines choses. \ Être homme de parole. Tenir tout ce qu'on promet. | Jouer sur sa parole , Jouer à crédit et sur sa bonne foi. | Proposition que l'on fait de la part d'un autre. | Au plur.. Discours piquants , aigres , offensants. — Promesses vaines et vagues , par opposition à Effets. { L'Écriture sainte et les sermons qui se font pour l'expliquer. | La parole écrite , L'Écriture sainte; à la différence de La parole non écrite, La tradition. | Les mots d'un air, d'une chanson, d'un motet, etc. | Sur parole, loc. adv. jL» après le témoignage d'autrui. | Être prisonnier sur parole^ Sur sa parole.
PAROLI. s. m. T. de jeux. Le double de ce qu'on a joué la première fois. ] La corne
PAR
qu*on fait à la carte sur laquelle on joue le double.
PARONOMASE. s. f. {Paronomasia.) Figure de diction qui consiste à employer, dans une même phrase, des mots dont le son est à peu près semblable, mais dont le sens est différent. ( — ma-ze.)
PARONOMASIE. s. f. ( Pcronomasia.) Ressemblance entre des mots de différentes langues , qui peut marquer une origine commune, (-ma-zie.)
PARONYME, s. m. (JParonyma.) Mot qui a du rapport avec im autre par son étymologie , ou seulement pair sa forme. (Pa-roni-me.)
PAROTIDE, s. f. (Parotis.) Se dit Des deux grosses glandes salivaires qui sont situées chacune derrière une oreille, près de l'angle de la mâchoire inférieure, j Gonflement douloureux , et souvent inflammatoire, qui survient à ces glandes.
PAROXYSME, s. m. {Paroxysmus.) Accès, redoublement, temps le plus fâcheux de la maladie. (Pa-roc-sis-me.)
PARPAING, s. m. {Per, pannus.) Pierre, moellon qui tient toute l'épaisseur d'un mur, et qui a deux faces ou parements, l'un en dehors , l'autre en dedans. ] Se dit Des pierres placées sous un pan de bois pour l'isoler du sol et de rhumidité. (Par-pin)
PARQUE, s. f. {Parcœ.) Chacune des trois déesses, nommées Clotho, Lachcsis et Atropos, qui, selon les anciens païens, filaient, dévidaient et coupaient le fil de la vie des hommes. (Parc-e.)
PARQUER. V. a. Mettre dans un parc, dans une enceinte. | Se dit Des munitions de guerre et de bouche, à l'armée. (Par-cé [c m.].)
PARQUET, s. m. L'espace qui est enfermé par les sièges des juges, et par le barreau où sont les avocats, j Le lieu où les officiers du ministère public tiennent leur séance , pour recevoir les communications qui les concertent, j Tenir le parquet. Tenir séance au parquet, j Se dit Des officiers mêmes du ministère public lorsqu'ik tiennent le parquet. j Le parquet des huissiers , Le lieu où les huissiers se tiennent pendant la séance des juges, j La partie d'une salle de spectacle qui est entre l'orchestre des musiciens et le parterre. On dit plus ordin. Orchestre. | Assemblage à compartiments , fait de pièces de bois minces clouées sur des lambourdes, et qui forme le plancher d'en bas d'une salle, d'une chambre, etc. | Parquet en feuilles. Celui qui se compose de plusieurs assemblages pareils d'environ trois pieds carrés, qu'on appelle Feuilles de parquets. \ L'assemblage de bois sur lequel les glaces sont appliquées et fixées , au moyen d'une bordure d'encadrement. ^''Par-cë [c m.].)
PARQUETA(iE. s. m. Ouvrage de parquet, (Parc-e-ta-j e.)
PAR
PARQUETER, v. a. Mettre du parquet dans un lieu. (Parc-e-té.)
PARQIJETERIE. s. f. Art de faire du parquet, (Parc-e-te-rie.)
PARQUETEUR. s. m. Ouvrier qui fait du parquet. (Parc-e-teur.) ^
PARRAIN, s. m. (Paternus.) Celui qui tient un enfant sur les fonts de baptême. | Celui qui est choisi pour assister à la cérémonie de la bénédiction d'une cloclie, et pour lui donner un nom. | Celui que chaque combattant choisissait pour l'accompagner, pour empêcher la surprise, et pour lui servir de témoin. | Dans les ordres militaires, Le chevalier qui présente le novice à sa réception. I Celui qu'un soldat qui doit être passé par les armes choisit pour lui bander les yeux. (Pa-rin.)
PARRICIDE, s. m. {Parricida.) Celui qui tue son père ou sa mère, son aïeul ou son aïeule , ou qq. autre de ses ascendants. Celui qui attente à la vie du roi , ou qui porte les armes contre sa patrie. | Le crime que commet le parricide. | Adj. des 2 g. Main parricide. (Pa-ri-si-de.)
PARSEMER. V. a. Semer, jeter çà et là, répandre. Se dit Des choses qu'on répand pour orner, pour embellir.
PARSI. s. m. Voyez Gukbre.
PART. s. m. {Partus.) L'enfant dont une femme vient d'accoucher. Il n'a point de pluriel. ^;Part.)
PART. s. f. {Pars.) Portion de qq. ch. qui se divise entre plusieurs personnes. | Se dit Des choses qui, sans être divisées, peuvent se communiquer à plusieurs personnes. ( Avoir part à qq. ch., T contribuer, y concourir. I Prendre part à qq. ch., T participer. I T prendre intérêt. | Faire part de qq. ch. a qqn., Lui communiquer qq. ch., le lui faire savoir. | Faire la part des accidents, Prévoir et mettre comme en ligne de compte tout ce que les accidents pourront apporter d'obstacles et causer de préjudice. | Faire la part de la critique. Mêler qqs. critiques aux éloges qu'on donne. | Lieu, endroit, côté. | Prendre en bonne part , Trouver bon, interpréter en bien. | Se dit De la personne d'où vient qq. ch. | Pour ma part , Quant à moi, 1 De part et d'autre, de toute part, de TOUTES PARTS, loc. adv. De côté et d'autre, de tout côté. En l'autre part, de l'autre part. De l'autre côté de la feuille. | De part en PART. loc. adv. D'un côté à l'autre, d'une superficie à l'autre. | A part, loc. adv. Séparément. I Raillerie à part , Sans raillerie , en mettant la raillerie de côté. | Cest un homme, un esprit à part , C'est un homme que son genre d'esprit, que ses qualités distinguent de tous les autres. | au commencement de la phrase , Excepté. ( Se dit De qqs. mots que les personnages qui sont en scène prononcent assez haut pour être entendus des spectateurs , mais que d'autres personnages ,
PAR
qui sont en scène avec eux , sont censés ne point entendre. "V. Aparté. | À part moi, À PART SOI. loc. adv. et fam. En moi-même, en soi-même, tacitement. (Par.)
PARTAGE, s. m. Division de qff. ch. en plusieurs portions. ] Portion de la chose partagée, assignée à chaque partageant. [L'acte, l'instrument qui contient la division d'une succession. | Se dit Des biens et des maux, des qualités bonnes ou mauvaises que l'on tient de la nature ou de la fortune. | Se dit Des opinions, des votes, des suffrages d'une assemblée, lorsqu'il y en a autant d'un côté que de l'autre. (Par-ta-je.)
PARTAGEABLE, adj. des 1 g. Qui peut être aisément partagé. (Par-ta-ja-ble.)
PARTAGEANT, s. m. Celui qui reçoit une part de qq. ch. , qui est intéressé dans un partage. ( Par-ta-jan. )
PARTAGER, v. a. {Partem agere.) Diviser une chose en plusieurs parties séparées, pour en faire la distribution. | V. n. Avoir, Former dans un tout des parties distinctes , mais non séparées les unes des autres. | Donner , prendre , avoir une part égale ou à peu près égale. } S'intéresser à. I Partager l'opinion , l'avis , le sentiment de qqn. , Être de son opinion, de son avis, de son sentiment, j Donner en partage à qqn. ; et , en ce sens , il régit directement la personne. | Se dit en parlant Des dons de la nature ou de la fortune. I Séparer en partis opposés. | Un amour partagé , Un amour réciproque. (Par-ta-jé.)
PARTANCE, s. f. Départ d'une flotte, d'un vaisseau ou d'un autre bâtiment. (Vi.) | Coup de partance, Le signal du départ.
( Par- tan -se.)
PARTANT, adv. Par conséquent.
PARTENAIRE, s. des 2 g. {Partem tenere.) L'associé avec lequel on joue. Qqns, écrivent Partner. \ Personne qui figure avec une autre dans un bal. ( Par-te-nè-re. )
PARTERRE, s. m. Jardin , ou partie d'un jardin, qu'on orne de compartiments de gazon ou de buis , de plates-bandes garnies de fleurs, etc. j Parterre d'eau. Canaux découverts qui ornent un jardin , et qui forment des compartiments. | La partie d'une salle de spectacle qui, plus basse que le théâtre, forme un espace ordin. garni de banquettes, au milieu de l'enceinte des loges , entre l'orchestre et l'amphithéâtre. | Les spectateurs qui sont placés au parterre. | Le pubhc , par rapport à ceux qui sont dans des emplois élevés , qui dirigent les affaires de l'Etat. ( Par-tè-re. )
PARTHÉNON. s. m. {Parthenôn , gr.) Le temple de Minerve à Athènes. (Par-té-non.)
PARTI, s. m. {Pars.) Union de plusieurs personnes contre d'autres qui ont un intérêt, une opinion contraire. ] Homme de parti. Celui qui se montre crédule ou passionné en tout ce qui intéresse son parti, | Esprit de parti , Disposition morale d'un homme telle-
PAR
ment attaché à son parti , qu'il est aveugle ou même injuste en tout ce qui regîœde ce parti et le parti contraire. | Prendre le parti de qqn.. Se déclarer pour lui, le défendre, le protéger. | Se ranger du parti de qqn. , Favoriser, préférer. | Résolution , déterfiïination I Absol. , Prendre son parti. Prendre une dernière et ferme résolution. — Se résigner à ce qui doit arriver. | Expédient. | Condition, traitement qu'on fait à qqn. [Avantage, utilité, profit. | Tirer parti de la 'vie. En faire un bon et agréable usage. | Faire un mauvais parti à qqn. , Lui faire essuyer qq. mauvais traitement , ou même Attenter à sa vie. I Profession , genre de vie , emploi. | Prendre parti , S'enrôler. I Troupe de gens de guerre , que l'on détacne pour battre la campagne, faire des prisonniers, etc. | Personne à marier, considérée par rapport à son bien ou à sa naissance.
PARTIAIRE. adj. m. (Partiarius.) Colon partiaire. Cultivateur qui rend au propriétaire une portion convenue des récoltes et des autres produits de sa ferme. (Par-si-è-re.) PARTIAL, ALE. adj. Qui s'affectionne de préférence, et par esprit de prévention, à une personne , à une opinion , à un parti. Le pluriel. Partiaux^ est inusité. | S. did. Partiel. (Par-si-al.)
PARTIALEMENT, adv. Avec partialité.
( Par-si-a-le-man. )
PARTIALITÉ, s. f. Attachement de préférence et passionné à un parti , à une personne, à une opinion. Le pluriel est peu usité. ( Par-si -a-li-té.)
PARTIBUS (IN). (On sous-entend Infide- Hum.) Loc. lat. Se dit De celui qui a un titre d'évêché dans un pays occupé par les infidèles.
PARTICIPANT, ANTE. adj. Qui participe à qq. ch. | Protonotaires , camériers participants, — en charge à la cour de Rome. (Par-ti-si-pan. ;
PARTIQPATION. s. f. {Participatio.) L'action de participer à quelque chose. | La connaissance qu'on nous a donnée d'une affaire , et la part que nous y avons prise. | Lettres de participation. Lettres qu'un ordre religieux donne à une personne séculière, et en vertu desquelles elle participe aux prières et aux bonnes œuvres de l'ordre. ( Par-ti-si-pa-sion. )
PARTICIPE, s. m. {Particeps.) Partie du discours qui est une des modifications du verbe. Ce mot tient à la fois de la nature du verbe et de celle du nom. | On distingue les participes en Participes présents ou actifs, et en Participes passés on passifs. — Les premiers, qui se terminent toujours en ant, et qui marquent une coïncidence d'époque, expriment en général une action, et sont employés avec ou sans régime direct , selon que le verbe auquel ils appartiennent est actif ou neutre. — Les seconds , qui prennent <
PAR
différentes terminaisons , comme Aimé , suivi, lu , souffert, etc., expriment , l'état
Î)assif ; dans ce cas, ils se joignent à l'auxiiaire Être , sans jamais avojr de régime direct. I Celui qui avait part dans un traité, dans une affaire de finance. | Celui qui prend part à un crime. (Vi.) (Par-ti-si-pe.)
PARTICIPER. V. n. {Particeps.) Avoir part. En ce sens , il s'emploie avec la prép. à. I Prendre part, s'intéresser. | Tenir de la nature de quelque chose. En ce sens, il s'emploie avec la prép. de. (Par-ti-si-pé.)
PARTICULARISER, v. a. Faire connaître le détail, les particularités d'une affaire, d'un événement. | Rendre particulier, par opposition à Généraliser. | Particulariser une affaire , Poursuivre la vindicte d'un crime commun à plusieurs , contre un seul de ceux qui y ont eu part. (Par-ti-cu-la-ri-zé [c m.].)
PARTICULARITÉ, s. f. Circonstance particulière. I (c m.)
PARTICULE, s. f. (Particula.) Petite partie. I Se dit de Certaines petites parties du discours , qui sont invariables et ord. d'une seule syllabe, telles que la plupart des prépositions. I Se dit de Petits mots qui ne peuvent point être employés seuls , et qui s'unissent à un radical , pour le modifier, et former un seul mot avec lui , comme très (très-bon), ex (ex-député). | [c m.J
PARTICULIER, 1ERE. adj. {Particularisa h. ].) Qui appartient, proprement et singulièrement, à certaines choses ou à certaines personnes ; qui n'est point commun à d'autres personnes , à d'autres choses de même espèce. | S'emploie par opposition à GénéraL I S'emploie par opposition à Public. | Particularisé, détaillé, circonstancié. | Qui est séparé , distinct d'une autre chose de même nature. | Singulier, extraordinaire , peu commun. | Un homme particulier. Un homme qui n'aime pas à voir le monde, qui se communique à peu de gens. | Un esprit particulier, des opinions particulières , Une sorte d'esprit qui ne s'accommode pas avec le reste du monde ; des opinions différentes de l'opinion commune. | Particulier, subst.. Ce qui est particulier. — Une personne privée , par opposition, soit à Une société, soit à Une personne pubUque eu d'un rang Irès-élevé. j Pop. , Un particulier, Un homme , un inconnu , un quidam. | Daws i-k particulier. loc. adv. Dans la société particulière. | Ew PARTICULIER, loc adv. À part , séparément des autres. |J?« mon particulier. Pour ce qui est de moi. | Être en son particulier. Être retiré dans sa chambre , dans son cabinet. | Vivre en son particulier. Faire ordinaire chez soi. ( Par-ti-cu-lié [c m.].)
PARTICULIÈREMENT, adv. Singulièrement. Spécialement. | En détail. (Par-ti-cu liè-re-man [c m.].)
PARTIE, s, f. ( Pars.) Portion d'un tout. Il se dit au sens physique et au sens moral.
PAR
1 Se dit de Certaines parties du corps , considérées comme saines ou comme malades. ( Se dit de Certains organes. | Parties d'oraison. Les mots dont le discours est composé, comme l'article, le nom , le pronom, etc. | Se dit Des bonnes qualités naturelles ou acquises. (Vi.) I Chacune des mélodies séparées, dont la réunion forme l'harmonie ou le concert. | Chanter en partie , faire sa partie. Exécuter une partie dans un concert. | Fam. , Tenir bien sa partie. Se bien acquitter de ce qu'il convient de faire dans la société où l'on est. ( Le papier, le cahier sur lequel est écrite la partie séparée de chaque musicien. | Quantité plus ou moins considérable de marchandises qu'on vend ou qu'on achète. | (Vi.) Somme d'argent qui est due. | Article de compte. ( Au plur. , Les articles d'un mémoire , de ce qui a été fourni par un marchand , un ouvrier , etc. ( Vi. ) I Parties d'apothicaires , Comptes sur lesquels il y a beaucoup à diminuer , à rabattre. | La totalité de ce qu'il faut faire pour qu'un des joueurs ait gagné ou perdu, suivant les règles de chaque sorte de jeu. | Fam. , Il fait bien ses parties. C'est un homme qui sait prendre ses avantages. I Quitter la partie. Convenir que celui contre qui l'on joue a gagné. | Se désister de qq. ch. , y renoncer. | Projet formé entre plusieurs personnes. | Projet de divertissement. I Le divertissement même. Partie agréable^ charmante, ennuyeuse, troublée par des fâcheux. \ Partie fine. Partie de plaisir oîi l'on met qq. mystère. | Celui qui plaide contre qqn. , soit en demandant, soit en défendant. I Se dit, relativement aux avocats et aux avoués , De ceux dont ils défendent le droit ou les prétentions. | Partie publique. Le procureur-général ou ses substituts. | Prendre qqn. à partie. Attaquer en justice un homme qui n'était pas d'abord notre adversaire. — Fig. , Lui imputer le mal qui est arrivé, s'en prendre à lui. | Au plur., se dit Des personnes qui contractent ensemble. I Eir PARTIE, loc. adv. Non en totalité , non entièrement.
PARTIEL, ELLE. adj. Qui fait partie d'un tout, j Qui n'existe ou qui n'a lieu qu'en partie. (Par-si-ël ; ë-le.)
PARTIELLEMENT, adv. Par parties.
(Par-si-ë-le-man. )
PARTIR. V. a. (Partire.) Diviser en plusieurs parts. (Vi.) Avoir maille à partir avec qqn.. Avoir avec lui qq. démêle. ( parti, lE. part. T. de blas. , Divisé perpendiculairement en parties égales.
PARTIR. V. n. (Partire.) {Je pars, il part; nous partons. Je partais. Je partis. Je suis ou J'ai parti. Pars. Partez , etc.) Se mettre en chemin, commencer un voyage. | Se mettre à courir ; et, en parlant Des animaux, des oiseaux , Prendre sa course , son vol. | Fam., Il part de la main, se dit , Il fait avec promptitude ce qu'on lui ordonne, ce qu'on
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lui demande. | Partir d'un éclat de rire. Rire tout à coup avec éclat. | Partir d'un principe, Poser ou admettre un principe et raisonner en conséquence, j En parlant Des choses. Sortir avec impétuosité. | Se dit Des armes à feu dont le coup part, d'un ressort qui se détend brusquement, etc. | En parlant Des choses physiques. Tirer son origine, avoir sou commencement. | En parlant Des choses morales. Émaner. |Subst. T. de manège. Le partir du cheval. | À PARTIR DE. loc. prép. À dater de; En commençant à. I A partir de là. En supposant telle chose.
PARTISAN, s. m. Celui qui est attaché à la fortune d'une personne ou d'un parti, qui en épouse les intérêts, qui en prend la défense. | Se dit Des choses. | Celui qui avait fait un traité avec le roi pour des affaires de finances, etc. | Officier de troupes légères ou irrégulières, détachées pour faire une guerre de surprises ou d'avant-postes. | Se dit Des troupes qui font cette espèce de guerre. (Par-ti-zan.)
PARTITIF, IVE. adj. T. de gramm. Qui désigne une partie d'un tout. — Moitié, dizaine, etc.
PARTITION, s. f. (Partitio.) L'ensemble, la réunion de toutes les parties d'une composition musicale, rangées les unes au-dessous des autres, selon la nature de leur diapason, et de manière à se correspondre exactement. I Les Partitions oratoires , Ouvrage de Ciceron, qui traite des parties de la rhétorique. (Par-ti-sion.)
PARTNER, s. K Partenaire. PARTOUT, adv. En tous lieux. | Au domino. Six partout ^ as partout, etc., se dit Pour annoncer que le nombre indiqué se trouve aux deux extrémités du jeu. On dit, subst., Faire un partout. | En qq. lieu que ce puisse être. (Par-ton.)
PARURE, s. f. Ornement, ajustement, ce qui sert à parer. | Ressemblance, convenance entre deux ou plusieurs choses. Chevaux de même parure , Chevaux de même taille, de même poil. | Ce qui a été retranché avec un outÛ.
PARVENIR, v. n. (Pervenire.) Arriver à un terme qu'on s'est proposé, y arriver avec difficulté. | Se dit Des choses ; Arriver. I Absol., S'élever en dignité, faire fortune. I Parvenu , subst, Homme qui , né dans un état très-obscur, a fait une grande fortune, est arrivé aux emplois, aux honneurs.
PARVIS, s. m. (Pervius.) Place devant la grande porte d'une église, et principalement d'une église cathédrale. | En parlant de l'ancien temple de Jérusalem, L'espace qui était autour du tabernacle. | Au plur., poét.. Vestibule, enceinte. | Les célestes parvis. Le ciel. (Par-vi.)
PAS. s. m. {Passus.) L<! mouvement que
PAS
filit wne personne ou un animal eu mettant Mil pied devant l'autre pour marcher. | Retourner sur ses peu y Retourner au lieu d'où l'on vient. ( Suivre les pas de qqn.. L'imiter, le prendre pour modèle, j Faire des pas, de grands pas. Faire des progrès. | Faire unjauxpas, Glisser ou chanceler en marchant , faute d'avoir bien assuré son pied. ) Fam., Faire qq. faute dans sa conduite , dans une affaire. | T. de danse. Se dit Des différentes manières de conduire ses pas en marchant, en sautant ou en pirouettant, j Un pas de deux, un pas de trois , Une entrée de ballet dansée par deux ou par trob personnes. | Se dit Des différentes 'manières de marcher qui ont été réglées pour les troupes. | L'une des allures naturelles du cheval, j Se dit Des allées et venues , des démarches que l'on fait pour quelque affaire, et des peines qu'on prend pour y réussir. | Regretter ses pas. Regretter les peines que l'on s'est données. | Plaindre ses pas , Ne pas aimer à prendre de la peine pour autrui. ] Le vestige , la marque qu'imprime , que laisse le pied d'une personne ou d'un animal , en marchant. | Pas d'âne , ou Tussilage , Plante médicinale qui croît dans les lieux humides, et dont la fleur est jaune. I Sorte de mors de cheval. | Instrument avec lequel les maréchaux tiennent la bouche d'un cheval ouverte , pour la considérer intérieurement. I L'espace qui se trouve d'un pied à l'autre, quand on mdXQh.e.\ Pas géométrique. Mesure précise de terrain , qui est longue de cinq pieds , ou un mètre soixante-deux centimètres. I // n'y a qu'un pas , Il n'y a que Irès-peu de chemin à faire, j Préséance, droit de marcher le premier. | Passage étroit et difficile dans une vallée , dans une montagne, j Le pas de Calais, Le détroit entre Calais et Douvres. | Un mauvais pas. Un endroit par où il est difficile ou dangereux de passer. — Afîaire difficile, embarrassante, j Pop., // a passé le pasy \\ est mort. Se dit ordin. De ceux qui ont été exécutés par l'ordre de la justice. I Seuil. I Se dit Des marches qui sont au devant d'une entrée. | Pas d'une 'vis, pas de vis , L'espace compris entre deux filets d'une vis. I Pas Ipas. loc. adv. Un pas après l'autre . et doucement. | De ce pas , tout dk ce PAS. loc. adv. À l'heure même, à l'heure même où je vous parle. (Pa.)
PAS. Adv. de négation, qui est toujours précédé ou censé précédée de l'une des négatives Ne ou Non. Point , Nullement. | Joint avec le mot Un, une, signifie, Nul, nulle, aucun, aucune. V. Ne.
PASCAL, ALE. adj.. {Paschalis.) Qui appartient à la pâque dus Juifs, ou à la fête de Pâques des chrétien<i. Leplur. masc, Pascaux, n'est point usit e.
, PASIGRAPHEE. s,, f. {Pasi, graphe, gr.) Ecriture universelle. (Pa-zi-gra-fie.)
PASQUIN. s. m, (^Pasquino, it.) New-
PAS
modeine d'une vieille statue mutilée, qui est à Rome, et à laquelle on a coutume d'attacher de petits écrits satiriques. Un méchant diseur de bons mots, un satirique dans le genre bas et bouffon. (Pasc-in [c m.].)
PASQUINADE. s. f. (Pasquinata, it.) Se dit Des placards satiriques qu'on attache à la statue de Pasquin à Rome; et Des railleries bouffonnes et triviales. (Pasc-ina-de [c m.].)
PASSABLE, adj. des 2 g. Qui peut être admis , comme n'étant pas mauvais dans soq espèce. (Pa-sa-ble.)
PASSABLEMENT, adv. D'une manière supportable, de telle sorte qu'on peut s'en contenter. (Pa-sa-ble-man.)
PASSACAILLE. s. f. {Passacalle, esp.) Espèce de chaconne d'un mouvement plus lent que la chaconne ordinaire. | L'espèce de danse qu'on exécutait sur l'air d'une passacaille. (Pa-sa-ca-lle [11 m.].)
PASSADE, s. f. Passage d'un homme dans un lieu où il fait peu de séjour, Cs gîte serait bon pour une passade. | Aumône demandée par des gens qui ne fout que îpasser, et qui n'ont pas coutume de mendier (Vieux). | La course d'un cheval qu'où fait passer, et repasser plusieurs fois sur une même longueur de terrain. (Pa-sa-de. )
PASSAGE, s. m. Action de passer. Il se dit De la personne qui passe , et Du lieu quà est traversé , par lequel on passe. | Se dit Des oiseaux et des poissons qui changent de lieu dans certaines saisons. | Le moment de passer. I Transition. | Qiangement d'une situation , d'une disposition d'âme en une autre, | Le lieu par où l'on passe, j II se dit, à Paris et dans qqs. autres grandes villes, de Certaines issues ordin. couvertes, où ne passent que les piétons, et qui servent comme de dégagement aux rues voisines. ] Droit général ou particulier de passer sur la propriété d'autrui, par prescription ou par convention, j Voyage au delà des mers, soit en allant, soit en le- '
venant. La somme qu'on paye pour faire transporter par mer sa personne , ses effets , sa pacotille. | Le droit qu'on paye pour traverser une rivière dans un bac ou dans un bateau, pour pasœr sous un pont, sur un pont , etc. I Certain endroit d'un auteur, d'un ouvrage , que l'on cite, que l'on allègue, que l'on indique, j Ornement qu'on ajoute à un trait de chant. | Le moment où un astie est interposé entre l'œil d'un observateur et M d'autres corps fixes ou mobiles auxquels il -^ rapporte sa position. [Action mesurée et cadencée du cheval dans sou allure, qui dès lors est ou doit être soutenue. (Pa-sa-je.)
PASSAGER, v. a. Passager un cheval, Le conduire et le tenir dans l'action du passage. I Se dit, neutr., Du cheval qui est dans cette actioii. (Pa-sa-jé.)
PASSAGER, ÈRE. adj. Qui ne s'arrête
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point dans un lieu , qui ne fait que passer. ] Qui est de peu de durée.
PASSAGER, ÈRE. s. Celui, celle qui s'embarque sur un bâtiment pour ne faire que passer en qq. lieu. | Celui, celle qui ne fait que passer dans un. lieu , qui n'y a point de demeure fixe.
PASSAGÈREMENT, adv. En passant, pour peu de temps. (Pa-sa-jè-re-man.)
PASSANT, ANTE. adj. Chemin passant , rue passante. Chemin, rue par lesquels il passe beaucoup de monde. Chemin passant, Chemin pubhc où tout le monde a droit de passer. (Pa-san.)
PASSANT, s. m. Celui qui passe par une rue , par un chemin , etc.
PASSATION, s. f. Action de passer un contrat, (Pa-sa-sion.)
PASSAVANT, s. m. Passage établi de chaque côté d'un grand vaisseau de guerre, pour servir de communication entre les deux gaillards. (Pa-sa-van.)
PASSAVANT, s. m. Acte , billet qui autorise à transporter d'un lieu à un autre une quantité de demées ou marchandises de moindre valeur que celles qui sont assujetties à l'acquit à caution.
PASSE, s. f. La petite somme qu'il faut ajouter à des pièces de monnaie pour achever un compte. | La petite somme qui ramène à leur valeur primitive les pièces de monnaie que le gouvernement a réduites à leur valeur intrinsèque. | La passe du sac. Ce qu'on paye pour le prix du sac où est renfermée la somme qu'on reçoit. | T. de comm. La mise que chacun doit faire de qqs. jetons ou Gobes, à chaque nouveau coup. | L'action par laquelle on avance sur rad\ersaire, en faisant passer le pied gauche devant le pied droit. | T. de danse , Mouvement du corps particulier à qqs. figures. | La petite arcade de fer , par laquelle il faut que la bille ou la boule passe, selon les règles du jeu. | Fig. et fam. , Être en passe d'avoir qq. emploi , etc., Être dans une position favorable pour l'obtenir. I Sorte de canal de mer entre deux bancs , par où les bâtiments peuvent passer sans échouer. | La partie d'un chapeau de femme qui est attachée à la forme , et qui abrite le visage. (Pa-se.)
PASSE-CARREAU, s. m. Morceau de bois long sur lequel les tailleurs passent les coutures au fer. ( — Ca-rô.)
PASSE-CHEVAL, s. m. Espèce de petit bac destiné à passer un cheval d'un^ bord de I la rivière à l'autre.
j PASSE-DEBOUT. s. m. Permission don-
I née à un négociant ou à un voiturier de
I faire entrer, sans payer l'octroi, des mar-
chandises dans une ville, qu'elles ne feront que traverser pour être conduites à leur destination ( — De-bou.)
PASSE-DIX. s. m. Jeu qui se joue avec
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trois dés, et dans lequel un des joueurs parie
amener plus de dix. ( — Dis.)
PASSE-DROIT, s. m. Grâce qu'on accorde à quelqu'un contre le droit et contre l'usage ordinaire, sans tirer à conséquence. I Injustice qu'on fait à qqn. , en lui prélérant, pour un grade, pour un emploi, pour une récompense, une personne qui a moins de titres que lui par l'ancienneté ou par les services. ( — Droua. )
PASSÉE, s. f. Le moment du soir où les bécasses se lèvent du bois pour aller dans la campagne. (Pa-sée.)
PASSE-FLEUR, s. f. Sorte de plante et de fleur, qu'ordin. on appelle .<4«c>no«e. (Pa-sefleur.)
PaSSÉGER. V. n. T. de man. V. Passageb.
PASSEMENT, s. m. Tissu plat et un peu large, de fil d'or, de soie, etc., qu'on met pour ornement sur des habits, sur des meubles. (Pa-se-man.)
PASSEMENTER. v. a. Chamarrer de passements. (Pa-se-man-té.)
PASSEMENTERIE, s. f. Art et commerce du passementier. (Pa-se-man-te-rie.)
PASSEMENTIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait, qui vend des passements d'or, d'argent, de soie, etc. (Pa-se-man-tié.)
PASSE-MÉTEIL. s. m. Blé où il y a deux tiers de froment sur un tiers de seigle. (Pase-mé-tëll [11 m.].)
PASSE-PAROLE, s. m. Commandement donné à la tête d'une troupe, et qu'on fait passer de bouche en bouche jusqu'à la queue.
PASSE-PARTOUT. s. m. Clef faite de façon qu'elle puisse ouvrir plusieurs serrures différentes dans un même appartement, dans une*mème maison. | Se dit Des clefs qui, étant pareilles, servent à plusieurs personnes pour ouvTÏr une même porte. | Planche gravée dans laquelle on a réservé une ouverture pour y placer une autre planche gravée exprès , à laquelle la première sert de bordure et d'ornement. | Cadre avec glace , dont le fond s'ouvre à volonté , pour recevoir les différents dessins qu'on voudra successivement y placer. | Encadrement de papier, orné de filets et de teintes variées, dans lequel on place un dessin. | Ornement de bois ou de fonte, dont lemiheu est percé, et peut recevoir telle lettre qu'on veut y placer, (-par-tou.)
PASSE-PASSE, s. m. Tours de passe-passe, Tours d'adresse, de subtilité, que font les joueurs de gobelets , les charlatans, (-pa-se.)
PASSE-PIED. s. m. Espèce de danse sur un air à trois temps, dont le mouvement est fort vite. | L'air sur lequel on danse le passepied. (Pa-se-pié.)
PASSE-PIERRE, s. m. Plante qui croît
naturellement sur les bords de la mer, et qui
J sort des fentes de» rocher». On la nomme
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aussi Bacile, Perce-pierre, et Fenouil marin. ( Pa-se-piè-re. )
PASSE-POIL. s. m. Liséré de soie , de drap , etc. , qui borde certaines parties d'un habit, d'un gilet , etc., ou qui règne le long d'une couture. ( Pa-se-poual.)
PASSE-PORT. s. m. Ordre par écrit donné par les autorités compétentes , pour la liberté et la sûreté du passage des personnes, des effets, des marchandises, etc.] Se dit Des choses qui en font passer, qui en font supporter d'autres. (Pa-se-por. )
PASSER V. n. {Passas.) Aller d'un lieu, d'un endroit à un autre , traverser l'espace qui est entre-deux ; ou , simplement , Traverser un lieu , une chose. | Passer debout, se dit Des marchandises qui, pour être transportées à leur destination au delà d'une ville, la traversent sans pouvoir y être vendues , ni même déchargées. | Passer à un conseil de guerre. Être jugé par un conseil de guerre. | Passer par les emplois , par les dignités. S'élever des moindres dignités aux plus gi'andes, et y' parvenir par degrés. | Fam., Cela lui a passé par la tête , par F esprit , Il lui est arrivé d'y penser, il s'en est occupé ; et , Cela lui a passé de la tête^ de F esprit , Il a cessé d'y peuser, il l'a oublié. J Passer sur les défauts d'une personne, d'un ouvrage , Les voir avec indulgence , ne pas les faire remarquer. | T. de procédure. Passer outre. Commencer ou continuer d'exécuter, nonobstant une opposition. | Par plaisanterie. Passer par les mains d'un médecin , Être traité par lui. J Laisser passer une proposition , une parole , une action , Ne pas la reprendre , ne pas la blâmer. | Laisser passer une faute, une erreur. Ne pas la remarquer. \ll faut passer là-dessus. Il faut pardonner, oublier cette faute. | En passer par. Se résigner, se soumettre à. | La loi a passé , La loi est portée, est rendue. | Fam., Passe, Soit , je l'accorde, j'y consens. | Se dit Des transitions qui se font d'un point ou d'une matière à l'autre. | Se dit Des choses qui changent de main , qui sont transmises de l'un à l'autre. | En parlant Des choses , S'introduire, se glisser. | S'écouler, ne pas demeurer dans un état permanent. | Finir, cesser. I Suffire pendant qq. temps , durer qq. temps. I Être admis , être reçu. | Être supportable, j T. de jeu. Faire passer la boule ou la bille par la passe. | Au jeu d'hombre, etc.. Ne point faire jouer, Ne.point ouvrir le jeu, ou ne point tenir la vade que fait un autre joueur. I La carte, la main passe. Aucun des joueurs ne la coupe. La main passe , signifie aussi qu'un joueur perd sa donne. | Suivi de la prép. pour, Être réputé, (Pa-sé.)
PASSER, v. a. {Passus.) Traverser. | Fam. , Passer son chemin. Continuer son chemin sans s'arrêter. | Absol. et adv. , En passant, se dit De tout ce que l'on fait avec qq. sorte de précipitation, | Passer le pas. Mourir, j Trans-
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J porter d'un lieu à un autre, [ Faire passer. | Passer son habit, sa robe , etc. , Mettre son habit, sa robe, etc. | Passer une pièce de monnaie , La faire recevoir. | Faire couler des substances liquides au travers d'un tamis, d'un linge , etc. | Se dit pareillement De certaines substances qui ne sont pas liquides. | Transmettre. 1 Aller au delà , excéder. | Il ne passera pas L année , etc. , Il ne Ai\Ta pas jusqu'à la fin de l'année, etc. | Devancer. | Surmonter en mérite , valoir mieux. | Être audessus des forces du corps ou des facultés de l'esprit. I Cela me passe, Je n'y entends rien. I Faire mouvoir, faire gUsser une chose sur une autre. | Exposer, soumettre à l'action de. I Passer des coutures au fer , Les rabattre avec un fer, avec le carreau. | Passer un exa^ men. Le subir. | Préparer, accommoder, apprêter certaines choses, comme cuirs, étoffes , etc. j Toucher, mentionner adroitement une chose dans le discours , sans l'approfondir, sans s'y arrêter. | Omettre qq. ch., ou n'en point parler. | Se dit Des actes que l'on fait par - devant notaires, | Approuver, allouer.] Passer qqn. maître, Le recevoir à la maîtrise. | Pardonner. I En parlant Du temps, Consumer, employer. I Passer le temps. Se divertir. | Passer mal son temps, le temps, Souffrir, ou être maltraité. | Pron., S'écouler. Se dit Du temps, I Se dit Des choses qui perdent leur beauté , leur éclat, leur force, etc. [Arriver, avoir Ueu, |Se contenter, I Savoir se priver, s'abs tenir, | Passé, kk. adj., Qui a été autrefois et qui n'est plus. | Passé, subst. mase. Le temps passé. | Ce que l'on a fait ou dit autrefois. | Prép. , Après. Passé cette épotjue, il ne sera plus temps. \ Le prétérit, l'inflexion du verbe, par laquelle on marque un temps passé. (Pa-sé.)
PASSERAGE. s. f. Plante crucifère , qui est antiscorbutique, et que l'on croyait autrefois propre à guérir la rage. (Pa-se-ra-je.) PASSEREAU, s. m. {Passer. ) Moineau ; sorte de petit oiseau de plumage gris, qui fait son nid dans les trous des murailles. On dit plus communément Moineau.] A\x plur. , se dit de L'ordre d'oiseaux auquel le passereau commun appartient. ( Pa-se-rô. )
PASSERELLE, s. f. Sorte de pont étroit, qui ne sert qu'aux piétons. ( Pa-se-rë-le. )
PASSE-ROSE. s. f. Nom vulgaire de l'Alcée rose , nom. autr. Rose trémière. ( Pase-ro-ze. )
PASSE-TEMPS, s. m. Divertissement, occupation légère et agréable. ( — tan. )
PASSEUR, s. m. Celui qui cdmduit un bac, un bateau pour passer l'eau. (Pa-seur.) PASSE-VELOURS, s. m. Nom vulgaire de l'Amarante. ( Pa-se-ve-lour. )
PASSE- VOLANT, s. m. Homme qui, sans être enrôlé, se présentait dans une revue pour faire paraître une compagnie plus nombreuse , et pour toucher la paye au pro-
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fit du capitaine. | Fam., Homme qui s'introduit dans une partie de plaisir sans payer sa part de la dépense comme les autres, ou qui entre au spectacle sans payer, quoiqu'il n'en ait ni le droit ni la permission. I Fam. , Celui qui n'est dans une société que passagèrement et sans y être invité. PASSIBILITÉ. s. f. Qualité des corps
Sassibles, des corps qui peuvent éprouver es sensations , le plaisir , la douleur. ( Pasi-bi-li-té. )
PASSIBLE, adj. des a g. ( Passibilis. ) Capable d'éprouver des sensations , de souffrir la douleur, de sentir le plaisir- 1 Qui doit subir, qui a mérité de subir une peine. (Pasi-ble. )
PASSIF, IVE. adj. (Passivus.) Qui souffre, qui reçoit l'action, l'impression. | O^ewsance passive, Obéissance d'un homme qui exécute sans examen, sans objection. | Subst. , Passif, La totalité des dettes passives d'une personne. | Se dit Des verbes et des participes qui présentent le sujet comme recevant l'effet d'une action produite par un autre svL]eX.\ Signification passive f Celle des verbes ou des adjectifs verbaux qui servent à marquer l'action, l'impression reçue par le sujet. I Subst. , Conjuguer le passif d' un "verbe, ( Pa-sif. )
PASSION, s. f. (Passio.) Souffiance.^ Se dit Des souffrances de Jésus-Chrxst, pour la rédemption du genre humain. | La semaine de la passion , Celle qui précède la semaine sainte, et dans laquelle l'Église commence à faire l'office de la passion de Notre-Seigneur. Le dimanche de la Passion, Le dimanche qui ouvre cette semaine. | Le sermon qu'on prêche le vendredi saint sur le même mystère, j La partie de l'Évangile où est racontée la passion de Notre-Seigneur. | Se disait De certaines maladies très-douloureuses. (Pa-sion.)
PASSION, s. f. (Passio.) Mouvement de l'âme , sentiment , agitation qu'elle éprouve , comme l'amour, la haine, la crainte, l'espérance , le désir, etc. | La passion de l'amour, i Fam., Aimer à la passion, Aimer extrêmement. | L'affection très-vive qu'on a pour qq. cli. que ce soit. | L'objet de cette affection. | Prévention forte pour ou contre qqn., pour ou contre qq. ch. | L'expression , la représentation vive des passions. I L'impression reçue par un sujet , et il est opposé à Action. [ De passion, loc. adv. passionnément.
PASSIONNÉMENT, adv. Avec beaucoup de passion. Se dit De l'amour et du désir. (Pa-sio-né-înan.)
PASSIONNER. V. a. Donner un caractère animé , et qui marque de la passion. | Pron. Se préoccuper par l'effet de qq. passion, prendre un extrême intérêt à qq. ch. — Devenir amoureux. | Passionné , ée. adj.
Rempli de passion , d'affection pour une
personne ou pour une chose. ] Rempli d'une forte prévention ; d'une chaleur immodérée pour ou contre qqn. ou qq. ch. (Pa-sio-né.)
PASSIVEMENT, adv. D'une manière passive. (Pa-si-ve-man.)
PASSOIRE, s. f. Vaisseau de terre ou de métal percé d'un grand nombre de petits trous, et dans lequel on écrase des pois, des fruits , etc., pour en tirer la purée , le jus. (Pa-soua-re.)
PASTEL, s. m. {Pastello, it.) Sorte de crayon fait de couleurs pulvérisées , mêlées ,. soit avec du blanc de plomb, soit avec du talc, et incorporées avec une eau de gomme. I Ce qui est peint au pastel. (Pas-tël.)
PASTEL s. m. Plante dont on tire une fécule qui remplace l'indigo pour qqs. usages; n. autr. Guède.
PASTENADE. s. f. V. Panais.
PASTÈQUE, s. f. Plante qu'on appelle aussi Melon d'eau, et dont le fruit, de même nom, ne mûrit que dans nos provinces méridionales. (Pas-tèc-e.)
PASTEUR, s. m. (Pastor.) Celui qui possède ou qui garde des troupeaux. | Les peuples pasteurs. | Celui qui exerce une autorité paternelle sur un peuple, sur une réunion d'homimes. | Titre des ministres protestants.
PASTICHE, s. m. {Pasticcio, it.) Mot ital. Tableau où un peintre a imité la manière d'un autre, son goût, son coloris, sts formes favorites. | L'imitation mélangée de la manière et du style de différents maîtres. I Ouvrage où l'on a imité les idées et le style de qq. écrivain célèbre. | Opéra dont la partition est composée de morceaux de différents maîtres.
PASTILLE, s. f. {Pastillas.) Se dit De petits pains de diverses formes, et composés de différentes substances odorantes, dont on se sert ordin. pour parfumer l'air d'une chambre en les brûlant, | Se dit De petits pains ronds faits avec du sucre, des Aromates , des jus de fruits , etc., et que l'on mange comme agréables au goût ou utiles à la santé. (Pas-ti-lle [Il m.].)
PASTORAL, ALE. adj. { Pastoralis. ) Champêtre, qui appartient aux pasteurs ou bergers, et en général aux personnes des champs. | Se dit De ce qui retrace la vie, les mœurs pastorales. | Se dit Des choses qui appartiennent aux pasteurs spirituels. Le pluriel , Pastoraux, n'est point usité.
PASTORALE, s. m. Pièce de théâtre dont les personnages sont des bergers et des bergères.
PASTORALEMENT. adv. En bon pasteur. Il n'est d'usage qu'au figuré. (Pas-tora-le-man.)
PASTOUREAU, ELLE. s. (Pastor.) Petit pasteur, petite bergère. Poét. (Pas-tou-rô , ë-le.)
PAT. s. invariable. {Patta , ital.) Term«
du jeu des échecs, qui se dit Lorsqu'un des deux joueurs, n'ayant pas son roi en échec, ne peut plus jouer sans le mettre en prise.
PATACHE. s. f. {Patascia, ital.) S'est dit D'une sorte de bâtiment léger, employé au service des grands navires pour aller à la découverte, et poiir envoyer des nouvelles en diligence. | Se dit Des bâtiments de la douane et du fisc en général. | Se dit De petits bâtiments ancrés dans des fleuves ou des rivières pour la perception des droits sur les marchandises qui y entrent par eau. j Se dit De certaines barques , de certains bâtiments qui portent des lettres ou des passagers sur qqs. fleuves , sur qqs. rivières. | Se dit De certaines voitures publiques , non suspendues , par lesquelles on voyage à peu de frais.
PATAGÔN. s. f. Monnaie d'argent fabriquée au coin du roi d'Espagne, et valant à peu près trois livres tournois.
PATARAFFE. s, f. Traits informes , lettres confuses et brouillées ou mal formées. (— ra-fe.)
PATARD. s. m. Petite monnaie ancienne.
(Pa-tar.)
PATATE, s. f. Plante du genre des Liserons, qui a de grosses racines tuberculeuses semblables à des pommes de terre. Se dit De ces racines mêmes.
PATATRAS. Exprime le bruit d'un corps qui tombe avec fracas. Fam. (Pa-ta-tra.)
PATAUD, s. m. Jeune chien qui a de grosses pattes, j Fam., Être à nage pataud, se dit D'un chien qu'on a jeté à l'eau , et , par plaisanterie, D'un homme qui est tombé dans l'eau , et qui se débat pour en sortir; et, pop.. D'un homme qui est dans l'abondance. (Pa-tô.)
PATAVFD , AUDE. adj. et subst. Se dit D'une personne grossièrement faite. Fam.
(— ô-de.)
PATAUGER. V. n. Marcher dans une eau bourbeuse, Fam. | S'embarrasser dans son raisonnement, dans son discours, dans ses opérations d'affaires. (Pa-tô-jé.)
PATE. s. f. V. Patte.
PÂTE. s. f. {Pasta, b. 1.) Farine détrempée et pétrie, pour faire du pain, ou qq. autre chose de semblable bon à manger. | Se dit De plusieurs autres choses qui sont mises en une masse, et comme pétries ensemble. I Fam., Constitution, complexion. | Se dit De certaines matières broyées, et mêlées dans les proportions convenables, et qu'on emploie à différents usages dans les arts.^
PÂTÉ. s. m. Sorte de pâtisserie qui renferme de la chair ou du poisson. | Un gros pâté. Un gros enfant potelé. | Fam,, Goutte d'encre tombée sur du papier | Faire le pâté. Arranger les cartes par tricherie, pour se donner beau jeu. j T, d'archit. Sorte d'ouvrage avancé, placé dans un terrain
PlT
inondé ou entouré d'eau. [ Assemblage de maisons, ou d'un seul édifice, isolé, et ayan-t une forme arrondie ou carrée, comme les pâtés. I Certaine quantité de caractères mêles et confondus sans aucun ordre ; ce qui arrive quand une forme se rompt par qq. accident
PÂTÉE, s. f. Sorte de pâte faite avec de la farine et des herbes, dont on nourrit les dindons et qqs, autres oiseaux, j Mélange de pain émietté et de petits morceaux de viande , qu'on donne à manger aux animaux doinestiques.
PATELIN, s. m. (N. pr.) Homme souple et artificieux , qui , par des manières flatteuses et insinuantes, tâche de faire venir les autres à ses fins. Fam. j Adj., se dit Du ton, de l'air, des manières, etc. Fém., Pateline.
PATELINAGE. s. m. Manière insinuante et artificieuse d'un patelin. ( — na-je.)
PATELINER. v. n. Agir en patehn. j Y. a. Ménager adroitement l'esprit d'une personne dans la vue de qq. intérêt, | Pateliner une affaire, La manier avec adresse pour la faire réussir comme on souhaite.
PATELINEUR, EUSE. s. Celui, celle qui tâche de faire venir les autres à ses fins par des manières souples et artificieuses. ( — eu-ze.)
PATELLE, s. f. V. Lépas.
PATÈNE, s. f. {Patena.) Vase sacré, fait en forme de petite assiette , qui sert à couvrir le calice et à recevoir l'hostie, et qu'ont donne à baiser aux personnes qui vont à l'offrande.
PATENÔTRE. s. f. {Pater noster.) L'oraison dominicale, ou le Pater noster. On comprend aussi sous ce nom VAvé, et les autres premières prières qu'on apprend aux enfants. Pop. | Se dit De toute sorte d'autres, prières chrétiennes. Fam., se dit en plaisantant. I Au plur., se dit , pop., Des gi-ains d'un chapelet, et D'un chapelet tout entier. I Ornement composé de petits grains ronds ou ovales qu'on taille sur les baguettes, dans les profils d'architecture.
PATENÔTRIER. s. m. Fabricant, marchand de chapelets, de boutons, etc. (Vi.) (—trié.)
PATENT, ENTE. adj. {Patens.) Évident, manifeste. | Acquit-patent, se disait D'un brevet du roi, portant gratification de qq. somme d'argent , et servant d'acquit à celui qui devait en faire le payement. | Lettrespatentes, Nom De toutes les lettres du roi en parchemin , scellées du grand sceau. Se dit encore De certains actes de l'autorité royale. | Patente, subst., se dit Des lettres, des commissions , des diplômes accordés , ou par le roi, ou par des corps, des universités, etc. I Contribution annuelle et proportionnelle imposée sur ceux qui font uîi commerce, ou qui exercent une industrie su-
jette à ce droit. | La quittance de cette contribution. ( Se dit Des passe-ports et certificats de santé qui se déli\Tent dans les ports de mer aux vaisseaux qui partent. (Pa-tan ; an-te.)
PATENTÉ , ÉE. adj. Qui a une patente, (Pa-tan-té.)
PATER, s. m. {Pater.) Mot qui commence l'oraison dominicale en latin , et dont on se sert pour nommer cette prière. [ Fam., // ne sait pas son pater, Il est fort ignorant. I Se dit Des gros grains d'un chapelet, sur lesquels on dit le Pater. (Pa-tèr.).
PATÈRE. s. f. {Paiera.) Espèce de soucoupe de bronze ou d'argile, munie qqf.
d'un manche , dont les anciens faisaient usage dans les sacrifices. | Ornement à peu près de la forme d'une patère antique.
PATERNE, adj. des 2 g. {Paternus.) Paternel , qui appartient à un père. (Yi.) (Patër-ne.)
PATERNEL, ELLE. adj. {Paternus.) Du père, qui appartient au père. | Qui vient du père, qui est du côté du père. | Qui est tel qui convient à un père, tel qu'il appartient à l'état, à la qualité de père. | Se dit D'un souverain, d'un supérieur, etc. (Pa-tërnël; ë-le.)
PATERNELLEMENT, adv. En père, comme un père doit faire. ( Pa-tër-në-leman.)
PATERNITÉ, s. f. L'état, la qualité de père. (Pa-tër-ni-té.)
PÂTEUX, EUSE. adj. Se dit Du pain qui n'est pas assez cuit. | Se dit Des choses qui font dans la bouche le même effet que ferait de la pâte. | Cette liqueur est pâteuse , Il \ a des matières non fondues, qui empêchent son entière liquidité. | Cette agate a un œil pâteux , A qq. ch. de trouble et de louche. I Chemin pâteux , — dont la terre est grasse , molle et à demi détrempée. (Pà-teu ; ze.)
PATHETIQLTE. adj. des 2 g. et s. m.
{Patheticus.) Qui émeut les passigns. (Pa-tétic-e.)
PATHÉTIQUEMENT, adv. D'une manière pathétique. (Pa-té-tic-e-man.)
PATHOGNOMONIQUE. adj. des 2 g.
{Pathos y gnomonihos , gr.) Se dit Des signes ou symptômes qui sont propres, particuliers à la santé et à chaque maladie, et qui en sont inséparables. (Pa-tog-no-mo-nic-e.)
PATHOLOGIE, s. f. {Pathologia.) Partie de la médecine qui traite de la nature, des causes et des symptômes des maladies. (Pato-lo-jie.)
PATHOLOGIQUE, adj. des a g. Qui appartient à la pathologie. (Pa-to-lo-jic-e.)
PATHOS, s. m. Mot grec, qui signifie Passion, et que nous employons en mauvaise part, pour signifier Une chaleur, une emphase affectée et déplacée dans un discours, dans un ouvTage littéraire. 1 Les rhéteurs
PAT T:c^
donnent ce nom Aux mouTements, aux figures propres à toucher fortement l'âme de$ auditeurs. (Pa-los.)
PATIR ULAJRE. adj. des 2 g. {Patibulum.) Qui appartient au gibet, qui est destiné à servir de gibeL | Mine patibulaire. D'un méchant homme. ( — lè-re.)
PATIEMMENT, adv. Avec patience. (Pasi-a-man.)
PATIENCE, s. f. ( Patientia. ) Yertu qui fait supporter les adversités, les douleurs, les injures, les incommodités, etc., avec modération et sans murmurer. | Prendre son mal en patience , Le supporter avec résignation. I La tranquillité , le calme avec lequel on attend ce qui tarde, à venir ou à se faire. I Constance , persévérance à faire une chose, à poursui\Te un dessein. (Pa-sian-se.)
PATIENCE, s. f. Genre de plante dont l'espèce commune, appelée aussi Par elle, croit dans les terres incultes , et a des feuilles semblables à celles de l'oseille, mais plus longues.
PATIENT, ENTE. adj. {Patiens.) Qui souffre, avec modération et sans murmurer, les adversités, les mauvais traitements, etc. I Qni supporte, qui tolère a\eç bonté, avec douceur, les défauts, les importunités de ses inférieurs. \ Qui attend et qui persévère avec tranquillité. | Did., Qui reçoit l'impression d'un agent physique. [ Subst., L'agent et le patient. Le sujet qui agit, et celui sur lequel il agit. — Iijdi\idu condamné à la peine capitale, et livré à l'exécuteur. — Celui qui est entre les mains des chirurgiens , et qui subit une opération douloureuse.
(Pa-sian; an-te.)
PATIENTER, v. n. Prendre patience, attendre avec patience. (Pa-sian-té.)
PATIN, s. m. {Patein , gr.) Sorte de sou- Her dont la semeUe était fort épaisse, et que les' femmes portaient autrefois pour se grandir. I Certaine chaussure, garnie de fer par-dessous, dont on se sert pour glisser sur la glace. | Pièce de bois qu'on pose de niveau sous la charpente d'un escalier pour la porter et lui senir de base, | Fer à patin , Sorte de fer qu'on met au pied d'un cheval, dans certains cas, pour le forcer à s'appuver sur le pied opposé.
PATINE, s. f. Oxyde vert de bronze; vert-de-gris noirâtre qui se forme sur les statues et les médailles de bronze de l'antiquité. La patine de cette médaille est fort belle. On applique sur les statues de bronze un "vernis qui imite la patine antique.
PATINER, v. a. Manier indiscrètement.
Ces fruits ont perdu toute leur /leur, on les a trop patines.
PATINER. V. n. Glisser sur la glace avec des pal in s.
PAIINEUR. s. m. Celui qui glisse sur la glace avec des patins.
PÂTIR. V. n. ( PcJi, y Souffrir, ayoir du
mal , être dans la misère. | Pdtir de qq. ch. , En être puni, en souffrir du dommage. | Pâtir pour qqn. , Souffrir d'une faute qu'il a faite, d'un tort qu'il a eu. | Se dit Des choses , Souffrir du déchet , de l'altéraUon , diminuer de profit.
PÂTIS, s. m. (Pascere.) Espèce de lande ou de friche dans laquelle on met paître des bestiaux. (Pâ-ti.)
PÂTISSER. V. n. Faire de la pâtisserie. (Pâ-ti-sé.)
PÂTISSERIE, s. f. Pâte préparée et assaisonnée, qu'on fait cuira ordin. dans le four. I L'art de faire la pâtisserie. ( Pâ-ti-se-rie. )
PÂTISSIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait des pâtés et autres pièces de four. (Pâ-ti-sié.)
PÂTISSOIRE. s. f. Table avec dés rebords, sur laquelle on pâtisse. (Pâ-ti-soua-re.)
PATOIS, s. m. Le langage du peuple et des paysans , particulier à chaque province. I Se dit de Certaines façons de parler qui échappent aux gens de province. ( Pa-toua. )
PATON. s. m. Se dit de Certains morceaux de pâte dont on engraisse les chapons, les poulardes , etc.
PATRAQUE, s. f. Machine usée ou mal faite , et de peu de valeur. | Fam. , Personne faible et usée. Adj. , Il devient patraque. ( Pa-trac-e. )
PÂTRE, s. m. {Pasior.) Celui qui garde, qui fait paître des troupeaux de bœufs , de vaches, de chè\Tes, etc.
PATRES (AD). Expr. lat. et fam. Aller adpati-es. Mourir. ( Ad-pa-très. )
PATRIARCAL, ALE. ad.j. {Patriarchalis.) Qui appartient à la dignité de patriarche. | Qui a rapport aux anciens patriarches ; Qui rappelle la simplicité de leurs mœurs,
PATRIARCAT, s. m. ( Patriarchatus. ) Dignité de patriarche. | L'étendue de territoire soumise à la juridiction d'un patriarche. I Le temps pendant lequel un patriarche a occupé son siège. ( Pa-tri-ar-ca. )
PATRIARCHE, s. m. {Patriarcha. ) Nom donné à plusieurs saints personnages de l'Ancien Testament. | Vieillaid qui vit au milieu d'une famille nombreuse. ] Titre de dignité dans l'Église, qui se donnait aux évéques des premiers sièges épiscopaux. | Titre des chefs de l'Église grecque, et de qqs. autres communions regardées comme schismatiques par l'Église romaine. | Le premier instituteur de certains ordres religieux, comme saint Basile , saint Benoît , etc.
PATRICE, s. m. {Patricius.) Titre d'une dignité instituée dans l'empire romain par Constantin. ( Pa-tri-se. )
PATRICIAT. s. m. {Patriciatus.) Dignité de patrice. | L'ordre des nobles dans les gouvernements où ils sont appelés Les patriciens. ( Pa-tri-si-a. )
. PATRICIEN, lENNE. adj. Se dit De ceux qui, parmi les Romains, étaient issus des premiers sénateurs institués par Romu-
lus. j Les famiHes patriciennes , Les familles nobles. | Patricien, subst, Les anciens patriciens. (Pa-tri-siin; ië-ne.)
PATRIE, s. f. {Patria.) Le pays où l'on a pris naissance. | La province , la ville où l'on est né. I La nation dont on fait partie , la société poUtique dont on est membre. | Le climat, la contrée propre à certains animaux, ou même à certains végétaux. ] La France est la patrie des sciences et des arts. Les sciences et les arts y fleurissent , y sont en honneur. \La céleste patrie, Le ciel, considéré comme le séjour des bienheureux.
PATRIMOINE, s. m. {Patrimonium.) Le bien qui vient du père et de la mère , qu'on a hérité de son père et de sa mère. | Se dit Des biens de famille , pour les distinguer des acquêts. | Chose qui est le revenu ordinaire et naturel d'un homme ou d'une classe à!hommQ?,.\ Le patrimoine de Saint-Pierre, et La province du Patrimoine , Une partie du domaine que le pape possède en Italie , et dont Viterbe est la capitale. (Pa-trimoua-ne. )
PATRIMONIAL, ALE. adj. Qui est de patrimoine.
PATRIOTE, s. {Patriotes, gr.) Celui, celle qui aime sa patrie , et qui cherche à lui être utile. | Adj. , Turgot fut un ministre patriote.
PATRIOTIQUE, adj. des 2 g. (Patridtikos , gr.) Qui appartient au patriote. | Don patriotique. Don fait à la patrie. (Pa-tri-otic-e. )
PATRIOTIQUEMENT. adv. En patriote.
( Pa-tri-o-tic-e-man. )
PATRIOTISME, s. m. Amour de la patrie.
PATROCINER. v. n. (Patrocinari.) Parler longuement et jusqu'à l'importunité , pour persuader. Yi. et s'emploie par badinage. (Pa-tro-si-né.)
PATRON, ONNE. s. {Patronus.) Protecteur. Se dit Du saint dont on porte le nom , de celui sous l'invocation de qui une église est dédiée , et de celui qu'un pays , etc. , réclame comme son protecteur. | Homme puis^ sant sous la protection de qui l'on se met pour faire sa fortune, pour avoir de l'appui ; homme dont on obtient le secours dans une affaire, dans une circonstance difficile. | , Fam. , Le maître d'une maison. | Celui qui commande aux matelots d'un canot , d'une chaloupe ou d'un très-petit bâtiment. | Adj. ou subst. , Patro/me, La seconde des galères du roi, que montait ordin. le lieutenant général des galères.] Se disait, chez les Romains, Du maître à l'égard de son affranchi. I Se dit , dans le Levant , Du maître à l'égard de l'esclave. | Le prélat ou le seigneur laïque qui avait droit de nommer à un bénéfice. | Adj., Cardinal patron, s'est dit, à la cour de Rome, Du cardinal qui gouvernait comme premier ministre. | Se dit, par manière d«
qualification amicale, à un iiomme d'un rang inférieur. ( — o-ne.)
PATRON, s. m. Modèle sur lequel tra vaillent certains artisans, comme les brodeurs , les tapissiers , et autres. | Morceau de papier, de carte , ou de parchemin , que les lailleurs , les lingères , etc. , découpent de manière à figurer les différentes parties de \eurs ouvrages , et sur lequel ils taillent l'étoffe dont ces ouvrages doivent être faits. I Fam. , Modèle. | Se dit de Certaines pièces de bois qui ont la forme des différentes parties d'un instrument, tel que violon, basse, etc., et d'après lesquelles on taille le bois dont ces instruments doivent être faits. | Papier ou carton découpé, qu'on applique sur une surface, pour peindre les parties que ces découpures laissent à découvert.
PATRONAGE, s. m. Le droit qu'un prélat ou un seigneur laïque avait de nommer à un bénéfice. | La protection qu'un homme puissant accorde à un homme d'un état inférieur. (Pa-tro-na-je. )
PATRONAL, ALE. adj. Qui appartient au patron , au saint du lieu.
PATRONNER, v. n. T. de cartier. Enduire de couleur, en se servant d'un patron évidé aux endroits où la couleur doit paraître. ( Pa-tro-né. )
PATRONYMIQUE, adj. (Patronymlcus.) Nom patronymique f Nom commun à tous les descendants d'une race, et tiré du nom de celui qui en est le père. — Le nom de famille; par opposition aux noms de terre ou de fief, et aux surnoms. (Pa-tro-ni-mic-e. )
PATROUILLAGE. s. m. Saleté, malpropreté qu'on fait en patrouillant. (Pa-troufla-je [11 m.].)
PATROUILLE, s. f. Marche qu'une partie des troupes de garde dans une ville fait, pendant la nuit, pour la sûreté des habitants ; Toute marche que fait un détachement de soldats , soit pour prévenir les désordres et arrêter les malfaiteurs, soit pour empêcher les surprises de la part de l'ennemi. | Le détachement même qui fait la patrouille. ( Patrou-lle [11 m.].)
PATROUILLER, v. n. Faire la patrouille, aller en patrouille. Fam. (Pa-trou-llé [Il m.].)
PATROUILLER, v. n. Agiter, remuer de l'eau sale et bourbeuse avec les maius , les pieds ou autrement. I V. a. Manier malproprement les choses auxquelles on touche , les gâter, les déranger en les maniant. Pop.
PATROUELLIS. s. m. Patrouîllage.f Bourbier. Pop, ( Pa-ti-ou-Ui [11 m.].)
PATTE, s. f. Le pied des animaux quadrupèdes qui ont des doigts , des ongles ou des griffes; Celui de tous les oiseaux, à l'exception des oiseaux de proie. | Se dit Des pieds de certains animaux aquatiques, comme î'écrevisse, etc., et de certains insectes, comme l'araignée, etc. |Fam., La main de l'honmie. I Fam., Marcher à quatre pattes , Marcher