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ou le pape lui-même, déclare en plein consistoire que tel sujet a été nommé à un évêché, et qu'il a toutes les qualités requises. (Pré-co-ni-zé.)
PRÉCORDIAL, ALE. adj. {Prœcordia.) Qui a rapport au diaphragme.
PRÉCURSEUR, s. m. (PrcBcursor.) Celui qui vient avant qqn. pour en annoncer la venue. | Homme qui en annonce un autre dont il est suivi, j Homme célèbre qui a paru avant un autre, par lequel il a été surpassé. | Se dit De certaines choses qui pour l'ordinaire en précèdent d'autres. Adj. Signes précurseurs. | [cm.]
PRÉDÉCÉDER, v. n. Mourir avant un autre. | Prédécédé, É£. subst. Le prédécédé n'a point laissé de fortune, (Pre-désé-dé.)
PRÉDÉCÈS, s. m. Mort de qqn. avant celle d'un autre. (Pré-dé-sè.)
PRÉDÉCESSEUR, s. m. Celui qui a précédé qqn. dans un emploi, dans une charge, ' dans une dignité, etc. j Se dit De tous ceux qui ont vécu avant nous dans le même pays, et ne s'emploie qu'au pluriel. (Pré-dé-sè-seur.)
PRÉDESTINATION, s. f. {Prœdestinatio.) Décret de Dieu , par lequel , suivant l'opinion de certcdns docteurs , il a réglé d'avance que tels hommes seront sauvés. ) Arrangement immuable d'événements, que l'on suppose arriver nécessairement. (Prédës-ti-na-sion.)
PRÉDESTINER, v. a. (Prœdestinare.) Destiner de toute éternité au salut, j Se dit Du choix que Dieu , de toute éternité, a fait de quelques personnes pour de grandes choses. I Se dit De certaines choses extraordinaires, et qu'il semble qu'on ne pouvait éviter. I Prédestiné, ée. adj. Que Dieu a destiné à la gloire élernelle, j Subst. , Être du nombre des prédestinés. (Pré-dës-ti-né.)
PRÉDÉTERMINANT , ANTE. adj. Qui prédétermine, (-tër-mi-nan.)
PRÉDÉTERMINATION, s. f. Action par laquelle Dieu meut et détermine la volonté humaine. ( — tër-mi-na-sion.)
PRÉDÉTERMINER, v. a. Se dit De l'action , du décret par lequel Dieu meut et détermine la volonté humaine. ( — tër-mi-né.)
PRÉDICABLE. adj. des 2 g. {Prœdicaèilis.) Se dit D'une qualité , d'une épithète générale que l'on peut donner à différents sujets. (Vi.)
PRÉDICAMENT. s. m. {Prœdicameatum.) Catégorie, ordre, rang, classe où les philosophes de l'école ont coutume de ranger tous les êtres , selon leur genre et leur espèce. (Vi.) 1 Fam. , Être en bon ou en mauvais prédicament, Avoir une bonne ou une mauvaise réputation. ( — ca-man.)
PRÉDICANT. s. m. {Prœdicans.) Ministre de la religion protestante , dont la fonction est de prêcher. S'emploie par dénigi-ement.
PRÉDICATEUR, s. m. {Prœdicator.) Ce-
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lui qui prêche, qui annonce en chaire la parole de Dieu , les vérités de l'Église. | Celui qui publie de vive voix ou par écrit certaines doctrines bonnes ou mauvaises.
PRÉDICATION, s. f. {Prœdicatio.) Action de prêcher. ) Sermon, discours pour annoncer la parole de Dieu , et pour exciter à la pratique de la vertu. ( — ca-sion.)
PRÉDICTION, s. f. (Prœdictio.) Action de prédire, j La chose qui est prédite. (Prédic-sion.)
PRÉDILECTION, s. f. (Prœ, dilectio.) Préférence d'amitié, d'affection. ( — lëc-sion.)
PRÉDIRE. V. a. {Prœdicere.) {Je prédis, il prédit ; nous prédisons , vous prédisez. Aux autres temps il se conj. c. Dire.) Prophétiser , annoncer par inspiration divine ce qui doit arriver. | Annoncer par des règles certaines une chose qui doit arriver. | Annoncer par une prétendue divination qu'une chose doit arriver. | Dire ce qu'on prévoit devoir arriver.
PRÉDISPOSANTE, adj. f. Cause prédisposante , Tout ce qui dispose par degrés à telle ou telle maladie. ( — po-zan-te.)
PRÉDISPOSER, v. a. [Prœdispositus.) Se dit De ce qui dispose par degrés à qq. maladie. ( — po-zé.)
PREDISPOSITION, s. f. Disposition de l'économie, qui précède et prépare le développement d'une maladie, ( — po-zi-sion.)
PRÉDOMINANCE, s. f. Action de ce qui prédomine. ( — nan-se.)
PRÉDOMINANT, ANTE. adj. Qui prédomine.
PRÉDOMINER, v. n. Prévaloir, exceller, s'élever au-dessus. Se dit Des choses.
PRÉÉMINENCE, s. f. {Prœeminentia , b.
l.) Avantage, prérogative, supériorité qu'on a sur les autres , en ce qui regarde la dignité et le rang. | Se dit Des choses. ( — nan-se.)
PRÉÉMINENT, ENTE. adj. {Prœeminens.) Qui est au-dessus des autres choses du même genre. ( — nan; an-te.)
PRÉÉTABLIR, v. a. Établir d'abord.
PRÉEXISTANT, ANTE. adj. Qui existe avant un autre, (Pré-ëg-zis-tan; an-te.)
PRÉEXISTENCE, s. f. Existence antérieure. (Pré-ëg-zis-tan-se.)
PRÉEXISTER. V. n. Exister avant. (Préëg-zis-té.)
PRÉFACE s. f. {Prœfatio.) Avant-propos, discours préliminaire que l'on met ordin. à la tête d'un livTe, pour donner qqs. indications nécessaires au lecteur , ou pour le prévenir favorablement. | Fam. , Préambule , petit discours que l'on fait avant que d'entrer en matière. | Cette partie de la messe qui précède immédiatement le canon. (Préfa-se.)
PRÉFECTURE, s. f. {Prœfectura.) Nom de plusieurs charges principales dans l'empire romain. | En France L'emploi de l'administrateur appelé Préfet. | La durée des fonc-
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lions d'un préfet. | Étendue de territoire qu'administre un préfet. | La maison, l'hôtel où demeure le piéiet et où sont j)lacés ses bureaux. | Sous-préfecture , Les fonctions de sous-préfet ; L'arrondissement administré par un sous-préfet, et La demeiu*e, les bureaux du sous-préfet. (Pré-fëc-tu-re.)
PRÉFÉRABLE, adj. des 2 g. Qui mérite d'être préféré.
PREFÉRABLEMENT. ady. Par préférence. ( — ble-man.)
PRÉFÉRENCE, s. f. Acte par lequel on
préfère une personne, une chose à une autre.
. ] Au plur., Certaines marques d'affection ou
d'honneur plus particulières, qu'on accorde
à qqn. (Pre-fé-ran-se.)
PRÉFÉRER. V. a. {Prœfero,) Se déler- , miner en faveur d'une personne, d'une chose plutôt qu'en faveur d'une autre.
PRÉFET, s. m. {Prœfectus.) Celui qui occupait une préfecture dans l'empire romain. | Se disait, dans plusieurs collèges, Du maître qui avait une inspection particulière sur les études ou sur la conduite des écoliers. I Le magistrat chargé de l'administration générale d'un département. | Sous-préfet, Fonctionnaire subordonné au préfet , et qui administre un arrondissement formé de plusieurs communes. (Pré-fë.)
PRÉFINIR. V. a. {Prœfinlre.) Fixer un terme , un délai dans lequel une chose doit être faite.
PRÉFIX , IXE. adj. {Prcefixus.) Qui est déterminé. | Douaire préfix , Douaire qui consiste en une certaine somme déterminée par les conventions matrimoniales. (Pré-fics; ic-se.)
PRÉFIXION. s. f. Détermination. Se dit D'un temps , d'un délai qu'on accorde. (Yi.) (Pré-fic-sion.)
PRÉJUDICE, s. m. {Prœjudicium.) Tort, dommage. | Sans préjudice de^ Sans faire tort à, sans renoncer à. ( — di-se.)
PRÉJUDICIABLE, adj. des 2 g. Nuisible, qui porte ou qui cause du préjudice, qui fait tort. ( — di-si-a-ble.)
PRÉJUDICIAUX. adj. m. pi. : Frais préjudiciaux , Les frais de procédure qu'on est obUgé de rembourser avant que d'être reçu à se pourvoir contre un jugement. ( — disi-ô.)
PRÉJUDICIEL, ELLE. adj. {Prcejudiciabdis , b. 1.) Question préjudicielle , Question qui doit être jugée avant la contestation principale. Moyens préjudiciels y Les moyens par lesquels on soutient cette question. ( — disi-ël; ë-le.)
PRÉJUDICIER. V. n. Nuire, porter préjudice, faire tort, ou faire du tort. ( — disi-é.)
PRÉJUGÉ, s. m. Ce qui a été jugé auparavant dans un cas semblable ou analogue. 1 Se dit Des circonstances, des apparences tavorables ou contraires, qui préparent et
annoncent d'avance le bon ou le mauvais succès d'une affaire. | Une opinion adoptée sans examen. (Pré-ju-jé.)
PRÉJUGER, v. a. {Prœjudicarc) Rendre un jugement interlocutoire qui lire à conséquence pour la décision d'une question qui se juge après. ( Préjuger luie question, La décider avant de l'avoir approfondie. | Prévoir par conjecture. (Pré-ju-jé.)
PRÉLASSER (SE), v. pron. Affecter un air de gravité , de dignité , de morgue. (Préla-sé.)
PRÉLAT, s. m. {Prœlatus, b. 1.) Clelui qui a une dignité considérable dans l'Église, avec juridiction spirituelle. | Se dit De ceux des ecclésiastiques de la cour du pape (jui ont droit de porter le violet. (Pré-la.)
PRÉLATION. s. f. {Prœlatio.) Droit clabi, pour les enfants, d'avoir par préférence les charges que leurs pères avaient possédc(;s. (Pré-la-sion.)
PRÉLATURE. s. f. Dignité de prélat, j Un certain nombre de prélats qui ont droit de porter l'habit violet, et qui par leurs charges approchent de plus près la personne du pape, ou qui ont qq. autorité dans les affaires.
PRÈLE, s. f. Plante dont les tiges striées et rudes au toucher servent à plusieurs espèces d'oumers pour polir leurs ouvrages.
PRELEGS. s. m. {Prœlegare.) Legs pjirticuiier qu'un testateur fait à un de ses légataires , et qui doit être pris sur la masse avant le partage. (Pré-lè. )
PRÉLEGtTER. v. a. Faire un ou plusieurs prélegs. ( Pré-lég-é [g m.]. )
PRÉLÈVEMENT, s. m. Action de prélever. ( Pré-lè-ve-man. )
PRJÉLEYER. V. a. Lever préalablement une certaine portion sur le total.
PRÉLIMINAIRE, adj. des 2 g. (Prœ, limen. ) Qui précède la matière principale, et qui sert à réclaircir. j Articles préliminaires, Articles généraux qui doivent être réglés avant qu'on entre dans la discussion des intérêts particuliers des puissances contractantes. I Subst. , Les préliminaires de. la paix sont signés. ( Pré-li-mi-nè-re. )
PRÉLIMINAIREMENT. adv. Préalablement , avant d'entrer en matière. ( Pré-limi-nè-re-man.)
PPlELIRE. v. a. Lire la première épreuve à l'imprimerie , avant de l'envoyer à l'auteur.
PRÉLUDE, s. m. {Prœludium.) Ce qu'on chante pour se mettre dans le ton , et pour essayer en même temps la portée de sa voix. Ce qu'on joue sur un instrument, tant pour se mettre dans le ton que pour juger si l'instrument est d'accord. ( Se dit De certaines compositions musicales que l'artiste improvise. | Ce qui précède qq. ch. , et qui lui sert comme d'entrée et de préparation.
PRÉLUDER. V. n. {Prœludere.) Essayer sa voix par une suite de tons différents;
Jouer sur un instrument pour se mettre dans le ton, et pour juger si l'instrument est d'accord, j Improviser sur le piano, sur l'orgue, etc., en se livrant à des inspirations musicales. | Suivi de la prép. à. Se préparer à faire une chose en faisant une autre chose moins difficile.
PRÉMATURÉ, ÉE. adj. {Prœmaturus.) Se dit propr. Des fruits qui mûrissent avant le temps ordinaire. | Se dit Des qualités de l'esprit et des passions qui sont plus développées que l'âge de celui dont on parle ne le comporte. | Une mort prématurée. Une mort qui vient avant le temps ordinaire , plus tôt qu'on n'aurait dû l'attendre, j Se dit Des choses qu'il n'est pas encore temps d'entreprendre , d'exécuter,
PRÉMATURÉMENT, adv. Avant le temps convenable. ( Pré-ma-tu-ré-man. )
PRÉMATURITÉ. s. f. {Prœmaturitas.) Maturité avant le temps ordinaire.
PRÉMÉDITATION, s. f. ( Prœmeditatio.) Délibération, consultation que l'on fait en soi-même sur une chose , avant que de l'exécuter. | Dessein réfléchi qui a précédé l'exécution dun crime. ( — ta-sion.)
PRÉMÉDITER, v. a. ( Prœmedit<iri. ) Méditer qq. temps sur une chose , avant que de l'exécuter.
PRÉMICES, s. f. pi. (Primitia.) Les premiers fruits , les premiers produits de la terre ou du bétail. | Se dit Des premières productions de l'esprit , et des premiers mouvements du cœur. | Se dit Des commencements d'un règne , d'un système de gouvernement , etc. ( Pré-mi-se. )
PREMIER, 1ÈRE. adj. (Primas.) Qui précède tous les autres par rapport au temps, au lieu, à l'ordre, à la dignité, etc. | La cause première , Dieu. \La matière première, La matière en général, faisant abstraction de la forme et des autres accidents qui peuvent la modifier. I Devant, en avant. | Le plus excellent , le plus considérable. | Se dit Des choses indispensables , nécessaires avant tout. iQui avait été auparavant, qu'on avait déjà eu. I Se dit Du commencement , de l'ébauche de certaines choses. ) Titre d'honneur attaché à certaines charges , à certaines places, j Nombre premier, Nombre qui ne peut être divisé juste par aucun nombre que par l'unité ou par lui-même. | Premier, subst. m. Se dit absol. , dans un jeu de paume, de La partie de la galerie qui est la plus proche de la corde de chaque côté. ( Pre-mié. )
PREMIER-NÉ. K Né, part, de Naître.
PREMIER-PRIS. Voy. Pris , part, de Prendre.
PREMIÈREMENT, adv. En premier lieu.
( Pre-miè-re-man. )
PRÉMISSES, s. f. pi. ( Prœmissus. ) Les deux premières propositions d'un syllogisme, c'est-à-dire la majeure et la mineure.
(Pii-mi-se.)
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PRÉMONTRÉS, s. m. pi. Nom duu ordre religieux de chanoines réguliers , dont la principale abbaye était à Prémontré, près de Laon. ( Pré-mon-tré. )
PRÉMOTION, s. f. ( Prœmotio. ) Action de Dieu agissant avec la créature , et la déterminant à agir. ( Pré-mo-sion. )
PRÉMUNIR. V. a. ( Prœmunire. ) Munir par précaution, précautionner.
PRENABLE, adj. des i g. Qui peut être pris, qui n'est pas si fort qu'il ne puisse être pris.
PRENANT, ANTE. adj. Qui prend. Partie prenante. Celui qui a droit de recevoir d'un comptable une certaine somme. Celui qui a droit à qq. fourniture. \ Queue prenante , Queue de certains animaux qui peut s'enrouler avec force autour des objets, et dont ces animaux se ser\'ent pour s'attacher , pour se suspendre.
PRENDRE. V. a. {Prehendere.) Je prends, il prend; nous prenons , ils prennent. Je prenais. Je pris. Je prendrai. Je prendrais. Prends. Prenez. Que Je prenne. Que Je prisse. Pris. ) Saisir , mettre en sa main. | Prendre les armes. S'armer. | Saisir une chose, l'enlever, la tirer à soi autrement qu'avec la main, comme avec les dents, ou avec qq. instrument, j Se dit Des animaux qui saisissent les choses avec leur gueule , leur bec ,leurs griffes, etc. | En parlant Des vêtements, Mettre sur soi. | Emporter avec soi certaines choses par besoin ou par précaution. | Emporter en cachette ou de force , ôler à qqn. ce qu'il a. | Se dit aussi Des animaux. ( S'emparer, se saisir par force d'une chose ou d'une personne. I Arrêter qqn. pour le conduire en prison, j Se dit en parlant De ceux que l'on fait prisonniers à la guerre, j Se dit en parlant Des places dont on se rend maître par la force des armes ou autrement. 1 Se dit en parlant De pêche , et de qqs. espèces de chasses. | Se dit Des animaux qui en poursuivent d'autres et les saisissent. | Attaquer. I Surprendre. | Se dit Des maladies qui se gagnent, dont on est atteint par communication. | Contracter, adopter. |Se dit Du prix qu'on exige pour qq. ch. que ce soit. | Acheter. | Recevoir, accepter. I Fam. , Prenez que, prenons que , Supposez , supposons que. j Recevoir. I Emprunter, tirer de. |Se dit Des personnes que l'on engage , ou avec lesquelles on s'engage , sous certaines conditions. { Prendre une femme , Choisir une femme et Vé]^ouseT.\ Prendre femme. Se marier. ) Se dit en parlant Des personnes que l'on va joindre en qq. endroit, pour se rendre ailleurs avec elles. |Ôter, tirer, retrancher une partie d'un tout. | V. n. Prendre sur sa nourriture, etc.. Retrancher de sa nourriture , etc. , pour subvenir à autre chose. | Se charger d'une chose, entrer en possession, en jouissance d'une chose à certaines conditions, j Choisir, préférer, adopter de
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préférence, se décider pour. | V. n. Prendre; à droite , à gauche , Entier dans le chemin qui est à main droite ou à main gauclie. I Prendre le passiir qqn.. Passer devant lui pour le précéder; et, Prendre sa droite. Se mettre à sa droite. | Se dit De la façon dont on coupe des étoffes, dont on les emploie. | Prendre bien , prendre mal une affaire. Lui donner un bon, un mauvais tour, la conduire bien , la conduire mal. | Entendre, comprendre, concevoir, expliquer, interpréter, considérer d'une certaine manière. I Adopter, soutenir avec chaleur. | Se dit Des sentiments, des passions, des affections et des répugnances que l'on éprouve. ) Prendre (jcjn. par ses propres paroles. Le convaincre de qq. ch. par ce qu'il a dit lui-même. | Prendre qqn. au mot , Se hâter d'accepter une offre. | Prendre du tcmps^ Retarder l'exécution de qq. ch. | Se dit aussi Des choses dont l'exécution exige du temps. I Prendre de la peine. Faire des efforts, travailler avec soin. | Prendre ses avantages. Profiter, tirer avantage des occasions qui se présentent. | Prendre le dessus , Se dit D'une personne dont la santé, les affaires, etc., commencent à se rétablir. | Prendre la fuite. S'enfuir. | Prendre les avis, les voix. Les recueillir, | Prendre sur soi, Se retenir, se faire violence. | Prendre une personne pour une autre. Croire qu'une personne en est une autre. | Fam., Prendre qqn. pour un autre. En juger autrement qu'il ne faut. | Prendre qqn. pour dupe, Le tromper, le duper. I Prendre pour bon , Croire. | Se construit avec un subst. non précédé de l'article. Prendre racine. Prendre feu, etc. | Prendre racine. | Prendre, ne pas prendre , prendre mal, se dit D'un ouvrage d'esprit, d'une proposition, d'un compHment, etc., qui a réussi, ou qui n'a pas réussi. |V. n. S'attacher, faire son impression, son effet. | Se dit De ce qui fait une impression trop forte à la gorge, au nez. I Se dit De ce qui se gèle, se glace, se coagule, s'épaissit. | V. n. Se dit De ce qui contribue à un bon ou à un mauvais résultat. I Pron. , S'attacher, s'accrocher. | Se prendre a qqn.. Le provoquer, l'attaquer. | S'en prendre à qqn.. Lui attribuer qq. faute, vouloir l'en rendre responsable. | S'y prendre bien, s'y prendre mal. Mettre plus ou moins d'adresse à ce qu'on fait. | Se prendre à, Commencer, se mettre. | Se prendre de vin. S'enivrer. | Pron. , se dit Des liqueurs qui viennent à se figer. | Se dit Des mots, des expressions ; Etre employé. | A tout prendre, loc. adv. En considération, en compensant le bien et le mal. | Au fait et au prendre, loc. adv. Au moment de l'exécution, quand il est question d'agir, de parler, etc. (Pran-dre ; je pran.)
PRENEUR, EUSE. s. Celui, celle qui prend, qui a coutume de prendre. | Se dit en parlant De qqs. chasses. | Celui qui prend
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une maison à loyer, une terre à ferme, etc. ( Ad']., JJdtiment preneur, Celui qui fait une prise. ( — eu-ze.)
PRÉNOM, s. m. (Prœnomen.) Le nom qui, chez les anciens Romains, précédait le nom de famille, et qui distinguait chaque particulier. | Se dit des noms de baptême. (Pré-non.)
PR^ÉNOTION. s. f. (Prœnotio.) Connaissance première et superficielle qu'on a d'une chose avant de l'avoir bien examinée, bien étudiée. (Pré-no-sion.)
PRÉOCCUPATION, s. f. Disposition d'un esprit tellement occupé d'un seul objet, qu'il ne peut faire attention à aucun autre. | Pi'cvention d'esprit. (Pré-o-cu-pa-sion [c m.].)
PRÉOCCUPER. V. a. (Prœoccupare.) Occuper fortement l'esprit, l'absorber tout entier, I Prévenir l'esprit de qqn., en lui donnant qq. impression défavorable qu'il est difficile de lui ôter. (Pré-o-cu-pé [c m.].)
PRÉOPINANT, s. m. Celui qui opine avant un autre,
PRÉOPINER. V. n. Opiner avant qqn.
PRÉPARANT, adj, Vaisseaux préparants, Vaisseaux qui servent à la préparation de la semence.
PRÉPARATIF. s. m. Apprêt.
PRÉPARATION, s. f. (Prœparatio.) Action par laquelle on prépare, on se prépare. I L'action, la manière de préparer certaines choses pour les employer ou les garder. ( La composition des médicaments, j Se dit Des médicaments préparés. (Pré-pa-ra-sion.)
PRÉPARATOIRE, adj. des 2 g. {Pra:paratorius.) Qui prépare. | La question préparatoire, La question que l'on donnait à un accusé avant de le juger. | Subst. masc. C'est un préparatoire indispensable. ( — ratoua-re.)
PRÉPARER. V. a. (Prœparare.) Apprêter, disposer , mettre une chose dans l'état convenable à l'usage auquel on la destine. | Préparer un discours. Méditer, disposer dans sa mémoire un discours. | Faire précéder une chose de qqs. précautions pour en assurer l'effet. | Mettre dans une disposition propre à atteindre un but qu'on se propose.
PRÉPONDÉRANCE, s. f. Supériorité d'autorité, de crédit, de considération^ etc. ( — ran-se.)
PRÉPONDÉRxVNT, ANTE. adj. (Prœponderare.) Qui a plus de poids qu'un autre. I P^oix prépondérante , "Voix qui l'emporte en cas de partage.
PRÉPOSER, v. a. (Prœpositum.) Commettre, établir qqn. avec autorité, avec pouvoir de faire qq, ch. , d'en prendre soin, | Préposé , subst, , Commis, (Pré-po-sé,)
PRÉPOSITIF, IVE. adj, des 2 g. {Prœpositivus.) Qui a rapport à la préposition. (Pré-po-zi-tif.)
PRÉPOSITION, s. f. (Prœpositio.) Paitie
d'oraison invarialile qui se place enfre deux termes, qu'elle lie ensemble en exprimant un rapport de l'un avec l'autre. Dans ces phrases, Pour un tel, contre un tel, devant les juges , etc. Les mots Pour, contre , devant, sont des prépositions. ( Pré-po-zi-sion. )
PRÉROGATIYE. s. f. {Prœrogatim.) Privilège, avantage attaché à certaines fonctions, à certaines dignités, etc. | Les droits et les honneurs assurés au roi par la constitution de l'État. I Faculté, avantage dont certains êtres animés jouissent exclusivement.
PRÈS. {Pressum.) Préposition qui marque proximité de lieu ou de temps. Proche. I Etre près de ses pièces, N'avoir guère d'argent. | Quoique la prép. Près doive régulièrement être suivie de la prép. De, cependant il est d'usage de supprimer celle-ci dans plusieurs phrases. Être logé près le Palais-Rojal. \ Presque, j De près. loc. adv. qui a un sens analogue à celui de Près. I Se 'voir de près. Se battre en duel. | Serrer qqn. de près , Le poursuivre vivement. | Cette chose le touche de près, Elle est pour lui d'un grand intérêt. | Ils ve touchent de près, Ils sont proches parents. | Près à près. loc. adv. Se dit Des choses qui sont près l'une de l'autre. | À cela près, À telle chose près. Excepté cela. | À peu de chose près, Presque, peu s'en faut. | À cela près , Sans s'arrêter à cela. | À peu près, loc adv. Presque, emiron. | Subst. , Se contenter de Va peu près. (Pré.)
PRÉSAGE, s. m. {Prœsagium.) Augure, signe par lequel on juge de l'avenir. | La conjecture, l'augure bon ou mauvais qu'on tire de ce signe. (Pré-za-je.)
PRÉSAGER. V. a. Indiquer, annoncer une chose à venir. | Conjecturer ce qui doit arriver dans l'avenir. ( Pré-za-jé. )
PRESBYTE, s. des 2 g. {Presbus, gr.J Celui ou celle qui voit mieux de loin que de près , à cause de l'aplatissement du cristallin. jAdj. , La 'vue presbyte, ( Prës-bi-te. )
PRESBTTÉRAL, ALE. adj. Qui appartient à l'ordre de prêtrise. | Maison presbrtèrale, La maison du curé, dans une paroisse. (Prës-bi-té-ral. )
PRESBTTÉRANISME. s. m. Voyez Presbytérianisme.
PRESBYTÈRE, s. m. {Presbyterium.) Maison presbytérale, maison destinée au curé, dans une paroisse. | L'assemblée, le conseil des prêtres dont l'évêque doit s'assister dans le gouvernement de son église. (Yi.) (Prës-bi-tè-re.)
PRESBYTÉRIANISME, s. m. Doctrine, secte des presbytériens. | On dit aussi Presbytéranisme. T Prës-bi-té-.)
PRESBYTERIEN, lENNE. adj. et s. On appelle ainsi , en Angleterre , Les protestants qui ne reconnaissent point l'autorité épisco- ^ pale. (Prës-bi-té-riin; ië-ne.)
PRESCIENCE, s. f. (Prœscientia, b. 1.) |
PRÉ
Connaissance de ce qui doit arriver. Se dit en parlant de Dieu. ( Pré-si-an-se. )
PRESCRIPTIBLE, adj. des 2 g. Qui peut être prescrit. ( Prës-crip-ti-ble. )
PRESCRIPTION, s. f. (Prœscriptio.) Usinière d'acquérir la propriété d'ifne chose, par la possession non interrompue pendant un temps que la loi détermine , ou de se libérer d'une dette , quand le créancier a laissé passer un certain temps sans en demander le payement. [Ordonnance, précepte. | Prescriptions médicales. Les ordonnances des médecins. (Prës-crip-sion.)
PRESCRIRE, v. a. (Prœscribere.) Ordonner, marquer précisément ce qu'on veut qui soit fait. I V. a. et n. Acquérir par prescription. I Pron., Se perdre par prescription. (Prës-cri-re. )
PRÉSÉANCE, s. f. Droit de prendre place au-dessus de qqn. , ou de le précéder. ( Pré-sé-an-se. )
PRÉSENCE, s. f. ( Prcesentia. ) Existence d'une personne dans un lieu marqué. | Présence d'esprit. Vivacité et promptitude de jugement, qui fait faire ou dire sur-le-champ ce qu'il y a de mieux à faire ou à dire. | Existence d'une personne au lieu de son domicile. La résidence habituelle d'une personne dans le ressort d'une cour royale, j Se dit aussi en parlant De Dieu , quoiqu'il ne soit contenu dans aucun espace. [ Se tenir en la présence de Dieu, Considérer Dieu comme présent à ce que l'on va faire. | Se dit D'une substance qui existe, qui se trouve dans une autre, j En présence. loc. adv. En face, en vue l'un de l'autre. ( Pré-zan-se. )
PRÉSENT, ENTE, adj, ( Prœsens. ) Qui est, qui se rencontre dans le heu dont on parle. Subst, plur. Noter les présents et les absents. | Fam. , Cet homme n'est jamais présent. Il est toujours distrait, inattentif. ] Le présent acte , L'acte qu'on dresse , qu'on rédige actuellement, j La présente lettre, ou, subst., La présente , 1,3. lettre qu'on écrit. On dit aussi , Le présent porteur. L'homme qui porte la lettre ou le billet qu'on écrit. | Se dit Des choses auxquelles on songe, dont on se somient , que l'or* croit voir encore. | Jlvoir l'esprit présent, Avoir l'esprit vif et prompt, et dire ou faire sur-le-champ ce qu'il y a de mieux à dire ou à faire. | Qui existe actuellement , qui est dans le temps où nous sommes.] Remède présent. Celui qui opère sur-le-champ. | Présent, subst. m. Le temps présent. | Le premier temps de chaque mode d'un verbe, celui qui marque le temps présent. { Adj., Participe présent. \ À présent. loc. adv. et conj. Maintenant, dans le temps présent. | Pour le présent, loc, adv. et fam. A présent , maintenant. | De présent, loc. adv. Formule de notaire. Maintenant, à présent. (Pré-zan; an-te.)
PRÉSENT, s. m. Don, tout ce qu'on donne gratuitement et par pure libéralité. | Présent
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du ciel, Une chose ou une personne trèsprécieuse, qui contribue beaucoup au bouîieur de celui qui la possède.
PRÉSENTABLE, adj. des 2 g. Qu'on peut présenter, qui peut se présenter. (Pré-zanta-ble. )
PRÉSENTATEUR, TRICE. s. Celui, celle qui avait le droit de présenter à un bénéfice, ( Pré-zan-ta-teiir; tri-se. )
PRÉSENTATION, s. f. Action de présenter. I La présentation de In Vierge , Fête que l'Église catholique célèbre en l'iionneur de la "Vierge , et en mémoire de ce qu'elle fut présentée au temple. | L'acte par lequel un procureur déclarait se présenter pour telle partie. |Le droit de présenter à une place, à un bénéfice. ( Pré-zan-ta-sion. )
PRÉSENTEMENT, adv. À présent, maintenant. ( Pré-zan-te-man. )
PRÉSENTER, v. a. Offrir qq. ch. à qqn. [Présenter la main à quelqu'un. Lui tendre la main pour l'aider à marcher. | Présenter un placet, etc., à qqn., Supplier qqn. par un placet , etc. | Présenter les armes , Porter le fusil en avant d'une certaine manière , en signe de déférence et d'honneur. | Présenter une personne à une autre. L'introduire en sa présence , et la lui faire connaître par son nom. I Présenter qqn. dans une maison , L'y introduire, lui en procurer l'accès. | Mettre sous les yeux. | Exposer. | Être susceptible de fournir, de procurer. | Tourner xe-rs, diriger vers. I Mettre en avant pour menacer. | Approcher une pièce de bois , de fer, etc. , de l'endroit où elle doit être placée , pour voir si elle est juste. | Paraître devant qqn. Cet homme se présente bien, Il n'est point embarrassé de sa personne, il a de l'aisance. \Se présenter chez qqn.^ iller chez qqn. pour lui faire une visite. | Se présenter sur une place, La demander, se proposer pour la remplir. I Pron. , en parlant Des choses, Apparaître. I Pron., se dit Des occasions, des i;ffaires, etc., qui surviennent. (Pré-zan-té.)
PRÉSERVATEUR, TRICE. adj. Qui préserve. ( Pré-zër-va-teur ; tri-se. )
PRÉSERVATIF, IVE. adj. Qui a la vertu, la faculté de préserver. | Subst. masc. Remède qui a la vertu de préserver. (Pré-zërva-tif:)
PRESERVER, v. a. {Prce, servare.) Garantir qqn. d'un mal qui pourrait lui arriver. (Pré-/.ër-vé.)
PRÉSIDENCE, s. f. Fonction de président, droit de présider. 1 La place de président. I Le temps pendant lequel une personne exerce la présidence. ( Pré-zi-dan-se. )
PRÉSIDENT, s. m. Celui qui préside une compagnie , une assemblée. | Celui qui préside à un acte, à une thèse, à un concours, etc. ( Pré-zi-dan. )
PRÉSIDENTE, s. f. Celle qui préside une assemblée, une réunion. | La femme d'un président. ( Pré-zi-dan-te. )
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PRÉSIDER. V. a. et n. {Prœsidere.) Occuper la première place dans une assemblée, avoir droit d'y maintenir l'ordre, d'y donner la parole , de recueiUir les voix , et de j)rononeer les décisions qu'elle rend. | Avoir le soin, la dire(-tion, veiller à. ( Pré-zi-dé. )
PRÉSIDES, s. f. pi. Les lieux où le gouvernement espagnol envoie ceux qui sont condamnés aux galères , aux travaux forcés. ( Pré-zi-de. )
PRÉSIDIAL. s. m. Tribunal qui jugeait en dernier ressort dans certains cas et pour certaines sommes. | Adj., Qui concerne un présidial , qui est de la compétence d'un présidial, qui émane d'un présidial. Au fém, , Présidiale. ( Pré-zi-di-al. )
PRÉSIDIALEMENT. adv. Juger présidia^ lement, se disait Lorsqu'un présidial jugeait en dernier ressort et sans appel. (Pré-zi-dia-le-man. )
PRESLE. s. f. Plante. Voy. Prèle.
PRÉSOMPTIF, RŒ. adj. Héritier présomptif. Le plus proche parent , celui qui est appelé à hériter ab intestat. \ Se dit Du prince destiné à régner par l'ordre de sa naissance. (Pré-sonp-tif.)
PRÉSOMPTION, s. f. (Prœsumptio.) Conjecture, jugement fondé sur des apparences, sur des indices. | Ce qui est supposé vrai, par provision, tant que le contraire n'est pas prouvé. I Opinion trop avantageuse de soimême, ( Pré-sonp-sion. )
PRÉSOMPTUEUSEMENT. adv. Avec présomption, d'une manière présomptueuse.
( Pré-zonp-tu-eu-ze-man. )
PRÉSOMPTUEUX, EUSE. adj. Qui a une trop grande opinion de lui-même. | Se dit Des choses qui annoncent de la présomption. I Subst., C'est un présomptueux. (Prézonp-tu-eu; ze.)
PRESQUE, adv. À peu près, peu s'en faut. ( Prësc-e. )
PRESQU'ÎLE, s. f. Partie de terre jointe à une autre par un isthme étroit , et environnée d 'eau de tous les autres côtés. | Une partie de terre qui s'avance dans la mer, et qui est jointe au reste du continent par une large étendue de terres. (Prësc-î-le [c m.].)
PRESSAMMENT. adv. Instamment, d'une manière pressante. ( Prë-sa-mau. )
PRESSANT, ANTE. adj. Qui nresse vivement, qui insiste sans relâche. | Urgent, qui ne permet pas de différer. ( Prë-san. )
PRESSE, s. f. Foule , multitude de personnes qui se pressent. | En Angleterre , L'enrôlement forcé des matelots dans la marine militaire. | Machine qui sert à presser, à tenir qq. ch. extrêmement serré. | Fam. , // s'est tiré de presse. Il s'est tiré d'un grand embarras. | Machine au moyen de laquelle on imprime, soit les feuilles d'un hvre, soit des estampes , etc. | Liberté de la presse , Liberté de mettre au jour, par la voie de l'impression, ses idées, ses opinions sur toutes
sortes de matières , sans être obligé de les soumettre à une censure. ( Prè-se. )
PRESSE, s. f. Sorte de pêche dont la chair adhère au noyau , et qui diffère du pavie en ce qu'elle ne se colore pas.
PRESSENTIMENT, s. m. Certain mouvement intérieur, dont la cause n'est pas distincte, et qui fait craindre ou espérer quelque événement ftitur. (Prë-san-ti-man.)
PRESSENTIR, v. a. Prévoir confusément qq. ch. par un mouvement intérieur, dont on ne connaît pas soi-même la raison. | Découvrir , sonder. (Prë-san-tir.)
PRESSER. V. a. {^Pressure.) Serrer avec plus ou moins de force. | Approcher une chose ou une personne contre une autre. | Poursuivre sans relâche, continuer d'attaquer avec ardeur. ( Insister auprès de qqn. pour le porter à qq. ch. | Presser qq. de questions. L'interroger vivement et fréquemment. | Hâter , précipiter , obUger à se diligenter , ne donner point de relâche. | Le besoin , la faim le presse , Il éprouve un grand besoin , une grande faim. | Se dit Des choses qui sont urgentes, qui ne souffrent aucun délai. | La douleur presse , Elle est extrêmement aiguë et violente. (Pressé, ée. part. Empressé, désireux. | Etre pressé d'argent. En manquer , en avoir besoin, j Qui a hâte. | Cette lettre est pressée. Il est nécessaire qu'elle soit rendue promptement. (Prè-sé.)
PRESSIER. s. m. Ou\Tier d'imprimerie qui travaille à la presse. (Prë-sié.)
PRESSION, s. f. ( Pressio. ) Action de presser. (Prë-sion.)
PRESSIS. s. m. Jus que l'on fait sortir de la viande en la pressant. Le suc que l'on exprime de qqs. herbes. (Prë-si.)
PRESSOIR, s. m. Grande machine servant à presser du raisin, des pommes, etc., pour faire du vin , du cidre, etc. Le lieu où le pressoir est établi. (Prë-souar.)
PRESSURAGE, s. m. Action de pressurer au pressoir. | Le vin qu'on fait sortir du marc à force de pressurer. (Prë-su-ra-je.)
PRESSURER. V. a. Presser des raisins ou d'autres fruits, et en tirer la liqueur par le moyen du pressoir. | Presser , serrer fortement des fruits avec la main pour en faire sortir le jus. \ Epuiser par des impôts , par des taxes, j Fam., Tirer de qqn. par force ou par adresse tout ce qu'on en peut tirer en argent, en présents, etc. (Prësa-ré.)
PRESSUREUR. s. m. Ouvrier qui travaille à faire mouvoir un pressoir. (Prë-su-reur.)
PRESTANCE, s. f. ( Prœstantia. ) Maintien imposant. (Présrtan-se.)
PRESTANT. s. m. {Prœstans.) Un des principaux jeux de l'orgue , sur lequel s'accordent tous les autres jeux. (Prës-tan.)
PRESTATION, s. f. {Prœstatio. ) Prestation de serment. L'action de prêter serment. Redevance en nature, en argent. (Prës-ta- »ion.)
PRE
PRESTE, adj. des i g. ( Prœstarê. ) Prompt, adroit, agile. | Se dit qqfs. Des choses qui dépendent de l'esprit. | Adv. Vite, promptement. Fam. /Prës-te.)
PRESTEMENT, adv. D'une manière preste, prompte. (Prës-te-man.)
PRESTESSE, s. f. Vitesse, agilité, subtilité. (Prës-të-se.)
PRESTIGE, s. m. {Prœstîgia.) Illusion attribuée à la magie , à qq. sortilège ; fascination. I Se dit Des illusions qu'on sait être produites par des moyens naturels. | Se dit Des illusions opérées sur l'âme , sur l'esprit, par les productions de la littérature et des arts. (Prës-ti-je.)
PRESTIGIEUX, EUSE. adj. {Prœstigiosus.) Qui opère des prestiges. (Prës-ti-ji-eû ; ze. ) ^
PRESTIMONIE. s. f. Fonds ou levenu affecté à l'entretien d'un ecclésiastique, sans qu'il y ait érection en titre de bénéfice. (Prësti-mo-nie.)
PRESTO, adv. T. de mus. empr. de l'it. Désigne un mouvement vif et prompt. Au superlatif. Prestissimo^ Très -vite, trèspromptement. (Prës-tô.) .,
PRESTOLET. s. m. T. de mépris. Un ecclésiastique sans considération. (Prës-to-lë.)
PRÉSUMABLE. adj. des 2 g. Qu'on peut conjecturer, présumer. (Pré-zu-ma-ble.)
PRÉSUMER. V. a. {Prœsumere.) Conjecturer, juger par induction. | Avoir bonne opinion. | Présumé, ée. part. Censé, réputé. rPré-zu-mé.)
PRESUPPOSER. V. a. Supposer préalablement. (Pré-su-po-zé.)
PRÉSUPPOSITION. s. f. Supposition préalable. (Pré-su-po-zi-sion.)
PRÉSURE, s. f. {Pressura.) Certain acide animal ou végétal, qui sert à faire prendre, à faire cailler le lait. (Pré-zu-re.)
PRÊT, ETE. adj. {Paratus.) Qui est en état de faire, de dire, de recevoir, d'entendre (\([\. ch. ; qui est disposé, préparé à qq. ch. (Pré.)
PRÊT. s. m. Action par laquelle on prête de l'argent. | La somme prêtée. | Se dit qqfs. D'autres choses que de l'argent. | Somme donnée d'avance aux sous-officiers et aux soldats pour leurs menus besoins.
PRETANTAINE, s. f. Courir la prétantaine, Aller, venir, courir çà et là, sans sujet, sans dessein. Fam. | Cette femme court le prétantaine. Elle fait des promenades, des sorties, des voyages qu'interdit la bienséance. ( — të-ne.)
PRÉTENDANT, ANTE. s. Celui, celle qui prétend , qui aspire à une chose. | IPrince qui prétend avoir des droits à un trône occupé par un autre. | Se dit de Ceux qui aspirent à la main d'une femme. (Pré-tandan.)
PRÉTENDRE, v. a. {Prœtendere.) Demander, réclamer comme un droit. I V. n. As-
PRÉ
pirer à une chose. | Soutenir affijoiativenient, être persuadé, j Avoir intention, avoir dessein. I Vouloir, entendre. | Prétewdu, ce. adj. Se dit Des choses dont on ne veut pas couvenir, des qualités fausses ou douteuses, I Subst- Celui , celle qui doit se marier. (Pré-tan-dre.)
PRÊTE-NOM. s. m. Celui qui prête son nom dans qq. acte où le véritable contractant ne veut point paraître. ( — non.)
PRETENTAINE, s. f. V. Pretaittaiwe.
PRÉTENTIEUX, EUSE. adj. Où il y a de la prétention, de l'affectation. (Pré-tansieu; ze.)
PRÉTENTION, s. f. (Prœtensum.) Droit que l'on a, ou que l'on croit avoir, de prétendre, d'aspirer à une chose; espérance, dessein, vue. | Fam., Avoir des prétentions^ Prétendre à l'esprit, aux talents, à la naissance , à la considération. | Cette femme a encore des prétentions, Elle se croit encore jeune, jolie. (Pré-lan-sion.)
PRÊTER. V. a. ( Prœstare. ) Donner une chose sous condition que celui qui ta reçoit la rendra. | Ahsol. , Prêter de l'argent. | Prêter la main à qqn. , L'aider à porter qq. ch. de pesant ; l'aider à réussir dans une entreprise. I Prêter serment , Faire serment devant qqn. | Prêter à qqn. des discours, etc. , Les lui attribuer. | Pron., S'adonner, se laisser aller momentanément à qq. ch. | Consentir par complaisance à qq.ch. | Y.n. Se dit Du cuir, des étoffes , etc. , qui s'étendent aisément quand on les tire. | Subst., Ami au prêter : ennemi au rendre. Quand on veut retirer son argent des mains de celui à qui on l'a prêté, il arrive souvent qu'on s'en fait un ennemi. | Prêté, subst.. C'est un prêté rendu , C'est uns juste représaille.
PRÉTÉRIT, s. m. (Prœteritum) (On prononce un peu le T final.) L'inflexion du verbe par laquelle on marque un temps passé.
PRÉTÉRITION ou PRÉTERMISSION.
s. f. {Prœteritus.) Figure de rhétorique par laquelle on déclare ne vouloir point parler d'une chose dont cependant on parle. | L'omission que faisait un testateur, dans son testament, d'un de ses fils ou d'un autre héritier nécessaire. ( Pré-té-ri-sion , ou Pré-tërmi-sion. )
PRÉTERMISSION. s. f. {Prœtermissio.) V. Prêter tTioN.
PRETEUR, s. m. Magistrat qui rendait la justice dans Rome , ou qui gouvernait une province.
PRÊTEUR, ETJSE. adj. et subst. Qui prête à un autre de l'argent ou qq. autre ch. d'utile. ( — eu-ze. )
PRÉTEXTE, s. m. {Prœtextus.) Cause simulée , supposée ; raison apparente dont on se sert pour cacher le véritable motif d'un dessein, d'une action. (Pré-tëcs-te. )
PRÉTEXTE, s. f. {Prœtexta.) T. d'antiq.
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romaine. Robe blanche bordée d'une large bande de pourpre , et qui était une marque de dignité. | Robe longue et blanche , bordée par le bas d'une petite bande de pourpre , et que les enfants de familles distinguées portaient jusqu'à l'âge de puberté. — Adj. Robe prétexte.
PRÉTEXTER, v. a. Prendre pour prétexte. I Couvrir d'un prétexte, cacher sous une apparence spécieuse. (Yi.) (Pré-lëc-slé.) PRETINTAILLE. s. f. Ornement en découpure qui se mettait sur les robes des femmes. | Se disait, fam., Des légers accessoires qui accompagnent une chose, qui en dépendent ( — ta-lle [11 m.].)
PRETINTAILLER. v. a. Mettre des pretintailles. ( — ta-llé [11 m.].)
PRÉTOIRE, s. m. (Prœtorium.) Chez les Romains , Le heu où le préteur et quelques autres magistrats rendaient la justice. (Prétoua-re. )
PRÉTORIEN, lENNE. adj. {Prœtorianus.) Qui est propre ou qui appartient au préteur. I Adj. et s. Se dit Des soldats, des troupes qui formaient la garde des empereurs romains. ( Pré-to-ri-in ; ë-ne. )
PRÊTRAILLE. s. f. T. employé pour dénigrer Les ecclésiastiques. (Pré-tra-lle [11 m.].) PRÊTPlE. s. m. {Presbyter.) Celui qui exerce un ministère sacré , et qui préside aux cérémonies d'un culte religieux. | En parlant Du culte réformé , on dit ordin. Ministre ou Pasteur. \ Celui qui a l'ordre du sacerdoce, en vertu duquel il a le pouvoir de dire la messe , et de donner l'absolution des péchés. | Prêtre habitué , Prêtre attaché au service d'une paroisse. | Se dit De ministres qui étaient consacrés au service du tabernacle et du temple, dans l'ancienne loi. PRÊTRESSE, s. f. Est usité en parlant Des cultes païens; Une femme attachée au service d'une divinité. ( Prê-trë-se. )
PRÊTRISE, s. f. Sacerdoce ; ordre sacré
par lequel un homme est prêtre. (Prê-tri-ze.)
PRÉTURE. s. f. {Prœtwa.) Magistrature,
charge , office de préteur. | Le temps pendant
lequel un homme exerçait la préture.
PREUTE. s. f. (Probare.) Ce qui établit la vérité d'une proposition, d'un fait. | En venir à la preuve, "Vérifier. ( Se dit Des pièces que l'on met à la fin d'un ou\Tage, pour prouver la vérité des faits qui y sont avances, j Marque , témoignage. | La vérification d'une opération de calcul , qui se fait par l'opération opposée.
PREUX, adj. m. et s. (Probus.) Brave, vaillant. C est un preux chevalier. (Preu.)
PRÉVALOIR. V. n. (Se conj. c. Valoir, excepté au subjonctif, où il fait Que Je prévale, qu'il prévale, etc.) Avoir l'avantage, remporter l'avantage. | Pron. , Tirer avantage. ( Pré-va-louar. )
PRÉVARICATEUR, s. m. et adj. Celui qui prévarique.