PUE
PRÉVARICATION, s. f. (.Prœmncatio.) Action de trahir la cause, l'intérêt des personnes qu'on est obligé de soutenir ; action de manquer par mauvaise foi au devoir de sa charge. (— ca-sion.)
PRÉVARIQUER. v. n. {Prœmricari.) Se rendre coupable de prévarication. ( — ric-é [cin.y
PREVENANCE, s. f. Manière obligeante de prévenir. ( — nan-se. )
PRÉVENANT, ANTE. adj. Obligeant, qui va au-devant de tout ce qui peut faire plaisir, j Agréable , qui dispose en sa faveur. ( Qui prévient. .
PRÉVENIR. V. a. {Prœvenire.) Devancer, . venir le premier. | Être le premier à faire ce qu'un auti'e voulait faire. | Se saisir le premier d'une affaire. | Le pape prévient l ordinaire, Quand il confère avant l'ordinaire , sa collation prévaut, j En parlant Du temps , signifie Anticiper. I Aller au-devant de qq. ch. de fâcheux pour ie détourner, empêcher par ses précautions qu'il n'arrive. | Prévenir les objections, les difficultés , Aller au-devant et y répondre , les résoudre par avance. | Préoccuper l'esprit de qqn. [instruire, avertir qqn. d'une chose par avance. | Substl, Un prévenu , Celui contre lequel se fait une procédure d'instruction pour qu'il soit mis en accusation , s'il y a lieu.
PRÉVENTIF, IVE. adj. Qui prévient.
(Pré-van-tif.)
PRÉ^ŒNTION. s. f. (Prœventio.) Préoccupation d'esprit , opinion favorable ou contraire avant examen, j L'état d'un homme prévenu de délit, de crime. | L'action par laquelle on devance l'exercice du droit d'un autre ; Le droit qu'un juge a de connaître d'une affaire, parce qu'il en a été saisi le premier. (Pré-van-sion,)
PRÉVISION, s. f. {Prœvisio, h. 1.) Vue des choses futures. | Au plur.. Conjectures. ''Pré-vi-zion.)
PRÉVOIR. V. a. {Prœvidere.) (Se conj. c. Voir ,- excepté au futur de l'indicatif et au conditionnel , où il fait Je prévoirai, je prévoirais.) Juger par avance qu'une chose doit arriver. | Tout a été prévu , On a pris toutes les précautions, on a fait tous les préparatifs nécessaires. (Pré-vouar.)
PRÉVÔT, s. m. {Prcppositm.) Nom qu'on donnait à certaines personnes qui exerçaient une juridiction, qui étaient préposées pour avoir soin de qq. ch. | Prévôt de salle , Celui qui est sous un maître en fait d'armes , et qui donne leçon aux écoliers. | Le bénéficier qui était le chef du chapitre. (Pré-vô.)
PRÉVÔTAL , ALE. adj. Qui concerne la juridiction du prévôt,
PRÉVÔTALEMENT. adv. Est usité en parlant Des crimes qui étaient de la compétence du prévôt, et qui étaient jugés par lui sans a|>pel. ('— le^xçan.)
PRÉVÔTÉ, s. f. Qualité , fonction , juri-
PRI
diction de prévôt; Territoire où s'exerçait cette sorte de juridiction,
PRÉVOYANCE, s. f. Faculté de prévoir.
Rien n'échappe à la prévoyance. Cet homme est doué d'une grande prévoyance. | L'action de prévoir, et de prendre des précautions pour l'avenir. // a détourné le mal par sa prévoyance. ( Pré-voua-ian-se. )
PRÉVOTANT, ANTE. adj. Qui juge bien de ce qui doit arriver, et qui prend des mesures pour l'avenir. // est bien prévoyant. Il n'est pas assez prévoyant. La sagesse est prévoyante. Avoir l'esprit prévoyant, ( Pré-voua-ian. )
PRIE-DIEU. s. m. Sorte de pupitre au bas duquel est un marche-pied, où l'on s'agenouille pour prier Dieu.
PRIER. V. a. {Precari.) (On écrit au présent de l'indic. et à l'impératif. Prions, priez ; à l'imparfait de l'indic. et au présent du subj. , Nous priions, 'vous priiez.) Demander par grâce , et avec une sorte de soumission. I Prier pour qqn. , Intercéder pour qqn. | Absol. , Je 'vous prie , s'emploie souvent comme formule de civilité, j Inviter , convier. | Pratiquer cet acte de religion par leqpel on s'adresse à Dieu pour lui demander des grâces. [ Fam., Je prie Dieu que... se dit par forme dé souhait. | Dîner prié , Dîner auquel on est invité avec qq. cérémonie. | Prié, subst. m. Celui qu'on a convié.
PRIÈRE, s. f. Demande faite à titre de grâce et avec une sorte de soumission. 1 L'acte de religipn par liequel on s'adresse a Dieu. , ;
PRIEUR, s. mi {Prior.) Celui qui a la supériorité et la direction, dans certains monastères de religieux. | Prieur-curé , Religieux qui possédait une cure , dans l'ordre des chanoines réguliers. | Était Un titre de dignité dans qq's. sociétés.
PRIEURE, s. f. Religieuse qui a la supériorisé , dans un monastère de filles , ou en chef, ou sous une abbesse.
PRIEURÉ, s. m. Communauté religieuse d'hommes , sous la conduite d'un prieur ; ou de filles, sous la conduite d'une prieure. | L'église et la maison d'une communauté re-' Figieuse qui était sous la conduite d'un prieur ou d'une prieure, j La maison du prieur.
PRIMAGE. s. m. Bonification de tant pour cent que l'on accorde qqf. au capitaine, sur le fret du navire qu'il commande. (Prima-je.)
PRIMAIRE, adj. des 2 g. (Primarius.) Qui est au premier degré en commençant. (Pri-mè-re.)
PRIMAT, s. m. {Primus.) Prélat dont la juridiction est au-dessus de ceUe des ai-chevêques. — Adj., Le prince primat. |En parlant De la Grèce moderne , se dit Des principaux d'une ville^, d'un lieu. (Pri-ma.)
PRIMATIAL , ALE. adj. Qui appartient au primat. (Pri-ma-si-al.)
PRI
PRIMATIE. s. f. La dignité de primat. | L'étendue du ressort de la juridiction ecclésiastique du primat. Le uiége de cette juridiction. (Pri-ma-sie.)
PRIMAUTÉ, s. f. {Primatiu.) Prééminence , premier rang. — Au jeu de cartes et à celui de dés , L'avantage qu'on a d'être le premier à jouer. (Pri-mô-le.)
PRIME, s. f. {Prima.) La première des heures canoniales.
PRIME, s. f. (Prima.) Jeu où l'on ne donne que qnatre cartes. | ^ooir prime. Avoir ses quatre cartes de couleur différente. I La somme qu'un propriétaire qui veut faire assurer sa propriété paye à l'assureur pour le prix de l'assurance. | Somme accordée par forme de bénéfice pour encourager qq. opération de finance ou de commerce. | La première position, celle que prend d'abord l'escrimeur après qu'il a tire ou est censé avoir tiré l'épée du fourreau. | Se dit Des pierres demi-transparentes et légèrement colorées , qui sont de la nature du caillou ou du cristal, et qui ressemblent plus ou moins aux différentes pierres précieuses. | La laine de première qualité, la laine la plus fine.
PRIME ABORD (DE), loc. adv. et fam.
Du premier abord , au premier abord. (Depri-ma-bor.)
PRIMER. V. n. Tenir la première place. ( Devancer , surpasser , se distinguer , avoir de l'avantage sur les autres. | Aimer à primer , Aimer à paraître plus que les autres, à dominer sur eux. | V. act. Primer qqn. , Le surpasser.
PRIME SAUT (DE), loc. adv. et fam. Subitement , tout d'un coup. (De-pri-me-sô.)
PRIME-SAUTIER , ÈRE. adj. Qui se détermine, qui agit, qui parle ou qui écrit de prenùer mouvement , sans délibération, sans réflexion préalable, (-sô-tié.)
PRIMEVÈRE, s. f. (Primas , ver.) Plante qui fleurit vers la fin du mois de février, et qui est une des premières qu'on voit avant le printemps.
PRIMEVÈRE, s. m. Printemps. (Vi.)
PRIMEUR, s. f. Première saison des fruits et des légumes. | Se dit aussi en parlant Du vin. j Au plur.. Les fruits et les légumes précoces.
PRIMICÉRIAT. s. m. Dignité, office de primicier. (Pri-mi-sé-ri-a.)
PRIMICIER. s. m. (Primicerius.) Celui qui a la première dignité dans certaines églises, dans certains chapitres. On dit aussi Princier. (Pri-mi-sié; ou Prin-sié.)
PRIMIDI. s. m. (Primas, dies.) Le premier jour de la décade , dans le calendrier républii^ain.
PRIMIPILAIRE ou PRIMIPILE. s. m.
Nom distinctif du premier centurion , chez les Romains. ( — pi-lè-re.)
PRIMITIF, IVE. adj. (Primitivus.) Qui est le premier, le plus ancien. | Curé primi-
PRI
tif , Celui qui est originairement curé , et qui a un vicaire perpétuel qu'on appelle Curé, f Se dit Du mot radical dont se forment les mots qu'on appelle dérivé» ou composés. | Subst. , Ce primitif a beaucoup de dérivés.
PRIMITIVEMENT, adv. Originairement.
( — ve-man.)
PRIMO, adv. Mot lat. Premièrement.
PRIMOGÉNITURE. s. f. Aînesse. (Pri mo-jé-ni-tu-re.)
PRIMORDIAL, ALE. adj. (Primordialis.) Primitif, qui est le premier, qui est le plus ancien , le premier en ordre. ] Feuilles primordiales. Petites feuilles qui sont déjà visibles dans la graine, et qui font partie de la plumule.
PRIMORDLà.LEMENT. adv. Primitivement , originairement. ( — le-man.)
PRINCE, s. m. (Princeps.) Celui qui possède une souveraineté en titre, ou qui est d'une maison souveraine. | Fivre en prince , Vivre splendidement. | Alisol. avec l'article défini , Le souverain qui commande dans le lieu dont on parle. | Le gouvernement, dans les États républicains. | Se dit De ceux qui , sans être souverains, ni de maison souve raine, possèdent des terres qui ont le titre de Principautés , ou bien à qui un souverain a conféré ce litre. | Le premier en ordi'e de mérite, de talent. (Prin-se.)
PRINCEPS. Mot lat. Adject. Désigne La première édition d'un auteur ancien. (Prinsëps.)
PRINCERIE. s. f. Dignité de princier ou de primicier. (Prin-se-rie.)
PRINCESSE, s. f. Fille ou femme de prince. I Une femme, souveraine de qq. État. | Fam., Elle fait la princesse, se dit D'une femme ûère et exigeante. | T. fam. et qqf. de mépris, employé avec des femmes d'une classe inférieure et d'une conduite équivoque, j Adj. , Amandes princesses. Les amandes dont le bois est tendre et facile à briser. (Prinsë-se.)
PRINCIER, 1ÈRE. adj. Appartenant à un prince. | Prutcier, subst., Primicier. (Prinsié.)
PRINCIPAL, ALE. adj. (Principalis.) Qui est le premier , le plus considérable , le plus remarquable en son genre. | Le sort principal d'une rente y Le fonds, la somme qui a été placée en rente. (Vi.) | Principal, subst., Ce qu'il y a de plus important , de plus considérable. I La })remière demande, le fonds d'une affaire, d'une contestation. | La somme capitale , le sort principal d'une dette. (Prinsi-pal.)
PRINCIPAL, s. m. Celui qui a la direction d'un coUége.
PRINCIPALEMENT, adv. Particulièrement , sur toutes choses. ( Prin-ci-pa-leman. )
PRINCIP ALITÉ, s. f. Emploi d'un principal de collège. (Vi.) (Prin-si-pa-li-té.)
PRl
PRINCIPAUTÉ, s. f. {Principatus.) Diguité de prince. | La terre , la seigneurie qui donne la qualité de prince. | Au plur., Nom que l'on donne à un des neuf chœurs des anges. (Prin-si-pô-té.)
PRINCIPE, s. m. (Principium.) Commencement , origine , source , première cause. | Dès le principe , Dès le commencemeut. | Ce qui constitue, ce qui compose les choses matérielles. | Se dit Des corps simples ou indécomposés. I Se dit De toutes les causes naturelles, et particulièrement de celles par lesquelles les corps agissent et se meuvent. | Se dit Des premiers préceptes , des premières règles d'un art, d'une science. | Se dit Des premières et des plus évidentes vérités qui peuvent être connues par la raison. | Maxime, motif, règle de conduite, etc. | Absol. , au plur., De bons principes de morale, de religion. (Prin-si-pe.)
PRINCIPION. s. m. T. de dérision. Un petit prince, le prince d'un petit État. (Prinsi-pi-on.)
PRINTANIER, 1ÈRE. adj. Qui est du printemps. | Étoffes printanières , Étoffes légères qu'on porte au printemps. ( — nié.)
PRINTEMPS, s. m. {Primum tempus.) La première des quatre saisons de l'année, qui commence lorsque le soleil entre dans le signe du Bélier. | Quinze printemps , Quinze ans. | La jeunesse, depuis environ 14 ans, jusqu'à a4 ou i5 ans. (Prin-tan.)
PRIORI (À). Expr. lat. Démontrer une 'vérité à priori , D'après un principe antérieur, évident, d'où elle dérive. [ Se dit Des systèmes, des raisonnements créés par l'imagination.
PRIORITÉ, s. f. Antériorité , primauté en ordre de temps.
PRISE, s. f. Action de prendre, de s'emparer, j La chose qui a été prise. | Moyen , facilité de prendre , de saisir. | Cette chose est en prise. Elle est exposée à être prise. | Une chose de bonne prise , Une chose qui peut être ou qui a été prise justement. | Lâcher prise , Laisser aller ce qu'on tenait avec force. — Cesser une poursuite , une dispute , un combat, etc. ; ou Rendre malgré soi ce qu'on a pris. I Prise d'eau. L'action de détourner d'une rivière, d'un étang, etc. , une certaine quantité d'eau, pour qq. usage. La concession qui est faite pour détourner ainsi de l'eau.L' eau même.qui est détournée. | Prise de corps. L'action par laquelle on saisit un homme au corps, en vertu d'un acte du juge. | L'arrêt ou la sentence qui ordonne la prise de corps. | Prise à partie. Le recours qu'exercent les parties contre leurs juges, dans les cas prévus pai* la loi. I Querelle. | Au plur,, L'action de combattre. I J?« -venir aux prises. Se prendre des mains , se saisir mutuellement , se jeter l'un sur l'autre. | En parlant De médicaments, La dose qu'on prend en une fois.
Une prise de tabac. Une pincée de talaac. (Pri-ze.)
PRISÉE, s. f. Le prix que met le commissaire-priseur ou l'huissier aux choses qui doivent être vendues en public, au plus of frantet dernier enchérisseur. (Pri-zee.)
PRISER, v. a. Mettre le prix à une chose, en faire l'estimation. ( Estimer, j Prendre du tabac. ( Pri-zé. )
PRISEUR. s. m. Huissier - priseur , ou maintenant, Commissaire-prlseur , Huissier, commissaire qui met le prix à ce qui se vend en public au plus offrant et dernier enché risseur. (Pri-zeur.)
PRISMATIQUE, adj. des 2 g. Corps , figure prismatique. Corps qui a la figure d'un prisme. Couleurs prismatiques , Couleurs qu'on aperçoit en regardant à travers un prisme de verre triangulaire, violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. ( — ti-ce.)
PRISME, s. m. {Prisma, gr.) Polyèdre composé de deux bases égales et parallèles unies par des parallélogrammes. | L'instrument d'optique qui sert à décomposer la lumière, et qui est un prisme triangulaire de verre blanc ou de cristal. | Voir dans un prisme, Voir les choses suivant ses préjugés et ses passions.
PRISON, s. f. ( Prehensus. ) Lieu où l'on enferme les accusés , les criminels , les débiteurs , etc. I Fara., Cette maison est une prison. Elle est sombre, triste. | Emprisonnement. (Pri-zon.)
PRISONNIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui est arrêté pour être mis en prison, ou qui y est détenu. (Pri-zo-nié.)
PRIVATIF, IVE. adj. {Privatims.) T. de gram. Qui marque privation. | Privatif , subst. , Un traité des privatifs.
PRIVATION, s. f, (Privatio.) Perte, absence, manque d'un bien, d'un avantage qu'on avait, ou qu'on devait, qu'on pouvait avoir. | Absence d'une forme qu'un sujet peut avoir. | L'action de se priver volontailement, de s'abstenir de qq. ch. dont on pourrait jouir. | Fivre de privations. Manquer de beaucoup de cnoses nécessaires.
(Pri-va-sion.)
PRIVATIVEMENT. adv. Exclusivement, à l'exclusion. ( — ve-man.)
PRIVAUTÉ. s. f. Familiarité extrême.
(Pri-vô-té.) ^
PRIVÉ, ÉE. adj. Qui est simple particulier, qui n'a aucune charge publique. ( Se dit Des choses, et est opposé à Public. ( Qui est apprivoisé. | Familier.
PRIVÉ, s. m. Lieux d'aisances, l'endroit de la maison destiné pour y aller faire ses nécessités.
PRIVÉMENT. adv. Familièrement, d'une manière privée, libre et familière. (Privé-man.)
PRIVER. V. a. (Privare.) Ôter à qqn. ce qu'il a, ce qu'il possède , l'empêcher de jouir
PRO
de qq. avantage, le dépouilla* de qq. ch. qui lui appartient. | Pron., S'abstenir. | Apprivoiser , rendre privé.
PRIVILÈGE, s. m. {Privilegium.) Faculté accordée à un particulier ou à une communauté, de faire qq. ch., ou de jouir de qq. avantage qui n'est pas de droit commun. | L'acte qui contient la concession d'un privilège. I Se dit De toutes sortes de droits, d'avantages attachés aux charges, aux conditions, aux états, etc. | Titre à la préférence , droit que la qualité de la créance donne à un créancier d'être préféré aux autres créanciers, même hypothécaires. | Se dit Des dons naturels, soit du corps, soit de l'esprit. | Certaines libertés, certaines prérogatives que l'on s'attribue dans la société, ou que les autres vous accordent. (Pri-vi-lé-je.)
PRIVILÉGIÉ, ÉE. adj. Qui a un privilège, qui jouit d'un privilège. | Lieu privilégié. Lieu qui n'était pas soumis à la police générale. ( Jour privilégié, Celui où l'on ne peut arrêter pour dette. | Qui a reçu de la nature qq. don particulier. | Fam. , Qui s'attribue ou à qui l'on accorde certaines libertés, certaines prérogatives dans la société. | Privilégié, subst. m. Celui qui jouit d'un privilège. ( — lé-jiè.)
PRIX. s. m. {Pretium.) Estimation d'une chose, ce qu'elle se vend, ce qu'on l'achète, ce qu'on en paye. | Juste prix, Prix convenable. I Prix fait. Le prix commun ou le prix convenu d'une chose. | Prix fixe. Prix fixé d'avance par le marchand, et dont il n'y a rien à rabattre. | Tout ce qu'il en coûte pour obtenir qq. avantage. | Le mérite d'une personne, l'excellence d'une chose, j Récompense, j Châtiment, expiation. | Ce qui est propose pour être donné à celui qui réussira le mieux dans qq. exercice, dans qq. ouvrage. | Remporter le prix, Surpasser les autres en qq. ch. | Prix pour prix. loc. adv. qui marque une certaine proportion entre deux choses, entre deux personnes, d'ailleurs fort différentes l'une de l'autre. | Ad PRIX DE. loc. prép. En comparaison. (Pri.)
PROBABILISME. s. m. La doctrine de la probabilité ou des opinions probables.
PROBABILITÉ, s. f. (Prol?a6ilitas.)YTaîsemblance, apparence de vérité.
PROBABLE, adj. des 2 g. {Probabilis.) Qui a une apparence de vérité , qui parait fondé en raison. | Qu'il est raisonnable de supposer, de conjecturer.
PROBABLEMENT, adv. Vraisemblablement. ( — ble-man.)
PROBANTE, adj. f. (Proia/w.)Qui prouve.
PROBATION. s. f. {Probatio.) Épreuve.
Le temps du noviciat, parce qu'on y éprouve les novices avant que de les recevoir à faire profession. | Le temps d'épreuve qui précède le noviciat. (Pro-ba-sion.)
PROBATIQUE. adj. f. {Probaton, gr.) Piscine probatique, La pisciotî où on lavait
PRO
lei victimes qui devaient être offertes dam le temple de Jérusalem. (Pro-ba-tic-e.) PROBATOIRE, adj. des 2 g. (Prubator.)
constater dans (Pro-ba-
j4cte probatoire , Acte propre à la capacité d'un aspirant à un grade les facultés de l'univeritè. (Vi.] toua-re.)
PROBE, adj. des 2 g, (Probus.) Qui a de la probité.
PROBITÉ, s. f. (Probitas.) Droiture de cœur qui porte à l'observation stricte et constante des devoirs de la justice, de la morale.
PROBLÉMATIQUE, adj. des 2 g. Dont on peut soutenir l'aflirmative ou la négative. I Douteux, dont on peut douter. | Conduite problématicjue, Conduite équivoque (-tic-e.)
PROBLÉMATIQUEVIENT. adv. D'une manière problématique. ( — tic-e-man.)
PROBLÈME, s. m. {Problema.) Question à résoudre suivant les règles de la science. | Proposition, question dont le pour et le contre peuvent également se soutenir. | Tout ce qui est difficile à concevoir.
PROBOSCIDE. s. f. (Proboscis.) La trompe d'un éléphant, d'un insecte, etc. (Pro-bo-si;-de.)
PROCÉDÉ, s. m. Conduite, manière d'agir d'une personne envers une autre. | Se dit, absol., au plur. , Des bons procédés. | La méthode qu'il faut suivre pour faire quelque opération. (Pro-sè-dé.)
PR.OCÉDER. v. n. {Procedere.) Provenir, tirer son origine. | Agir judiciairement, faire des actes, des poursuites, des instructions dans un procès. I Agir en qq. affaire, en qq. ch. que ce soit. ) Agir, se comjiorter d'une certaine manière envers les autres. | Cela procède bien, se dit D'un ouvTage, qu'on Ut, et dont on approuve le dessein, l'ordre, la marche. (Pro-sè-dè.)
PROCÉDURE, s. f. Forme, manière de procéder en justice. | L'instruction judiciaire d'un procès. | Se dit Des actes qui ont été faits dans une instance ci\-ile ou criminelle, ^o-sé-du-re.)
PROCES, s. m. {Processus.) Instance devant un juge, sur un différend entre deux ou plusieurs parties. | Paire le procès à qqn.. Le poursui\Te comme criminel. | Fam., L'accuser, le condamner sur qq. ch, qu'il aura dit ou fait. \ Faire le procès à une chose, La condamner, soutenir qu'elle est mauvaise. | Se dit De toutes les pièces produites par l'une et l'autre partie, pour servir à l'instruction et au jugement d'un procès. | Procès-verbal, Narré par écrit, dans lequel un officier de justice, ou un autre ayant droit ou qualité, rend témoignage de ce qu'il a fait, vu ou entendu, etc. (Pro-sè.)
PROCESSIF, IVE. adj. Qui aime à intenter, à prolonger des procès. (Pro-së-sif.)
PROCESSION, s. f. (Processio.) Cérémonie religieuse , conduite par des ecolésiav-
PRO
tiques, des religieux, etc., qui marchent en ordre, récitant des prières, ou chantant les louanges de Dieu. | Fam., une longue suite de personnes qui marchent comme à la file l'une de l'autre. | Se dit Des marches religieuses des anciens païens. | La procession du Saint-Esprit, La production éternelle du Saint-Esprit , qui procède du Père et du Fils. (Pro-së-sion.)
PROCESSIONNAL, s. m. ( Qqns. disent Processionnel. ) Li\Te d église ou sont écrites et notées les prières qu'on chante aux processions. (Pro-së-sio-nal.)
PROCESSIONNELLEMENT. adv. En procession. (Pro-së-sio-në-le-man.) PROCÈS- YERB AL. s. m. K Procès.
PROCHAIN, AINE. adj. Qui est proche.
I Se dit Des époques et des choses qui sont près d'arriver. 1 Prochain, subst. masc. Se dit De chaque homme en particulier, et De tous les hommes ensemble. (Pro-chin ; ë-ne.) PROCHAIN^EMENT. adv.de temps. Bientôt, dans un temps fort peu éloigné. (Prochë-ne-man.)
PROCHE, adj. des 2 g. (Proximus.) Voisin , qui est près de qqn., de qq. ch. j En parlant Du temps. Qui est près d'arriver. | Se dit en parlant De parenté, j Subst. masc. pi. Parent, j Prép. et adv. , Près, auprès, j Dh proche en proche, loc. adv. Se dit De plusieurs lieux qui sont peu séparés, et auxquels on va de l'un à l'autre. | Peu à peu et par degrés.
PROCHRONISME. s. m. {Pro, chronos, gi\) Erreur de chronologie, qui consiste à placer un fait dans un temps antérieur à celui où il est réellement arrivé. (Pro-croois-me.)
PROCLAMATION, s. f. {Proclamatio. ) Publication solennelle, action par laquelle on proclame. | L'écrit qui contient ce que l'on veut publier, faire connaître au public. ( — ma-sion.)
PROCLAMER, v. a. (Proclamare.) Publier à haute voix et avec solennité. | Publier, divulguer.
PROCONSUL, s. m. (Procomul.) Celui qui, chez les Romains, gouvernait certaines grandes provinces , avec l'autorité de consul.
PROCONSULAIRE. adj. des 2 g. {Proconsularis.) Propre ou appartenant au proconsul. J Province proconsulaire. Province gouvernée par un proconsul. ( — su-lè-re.)
PROCONSULAT, s. m. ( Proconsulatus. ) Dignité de proconsul; Durée des fonctions d'un proconsul, (-^su-la.)
PROCRÉATION, s. f. (Procreatio.) Génération. (Pro-cré-a-sion.)
PROCRÉER, v. a, (Procreare,) Engendrer.
PROCURATEUR, s. m. { Procurator.) Titre d'une des principales dignités de la ré-
PRO
publique de Yenise et de celle de Gênes. |
PROCURATION, s. f. (Procuratio.) Pouvoir donné par qqn. à un autre d'agir en son nom , comme il pourrait faire lui-même. 1 L'acte qui fait foi de cette délégation. (Pro-cu-ra-sion [c m.].)
PROCURER. V. a. (Procurare.) Faire en sorte peir son crédit , par ses bons offices , etc., qu'une personne obtienne qq. grâce, qq. avantage. | Faire en sorte qu'une personne ait ce dont elle a besoin, ou ce qui lui est agréable. I En parlant Des choses , Être la cause de. | [c m.]
PROCUREUR, PROCURATRICE, s. Celui, celle qui a pouvoir d'agir pour autrui. i Officier établi pour agir en justice au nom e ceux qui plaident, j Fam., Procureuse , La femme d'un procureur. ( Pro-cu-ra-tri-se [c m.].)
PROCUREUSE. s. f. V. Procureur.
PRODIGALITÉ, s. f. {Prodigalitas.) Caractère, habitude de celui ou de celle qui est prodigue. | L'action d'une personne prodigué.
PRODIGE, s. m. {Prodigium.) Effet surprenant qui arrive contre le cours ordinaire des choses. | Se dit Des personnes et des choses qui excellent dans leur gem-e. ( Prodi-je.)
PRODIGIEUSEMENT, adv. D'une manière excessive , étonnante. (Pro-di-ji-eu-zeman.)
PRODIGIEUX, EUSE. adj. {Prodigiosus.) Qui tient du prodige, extraordinaire, (Prodi-ji-eu; ze.)
PRODIGUE, adj. des a g. (Prodigns.) Qui dissipe son bien en excessives et folles dépenses. | Enfant prodigue , Jeune homme de famille qui , après des absences et de l'inconduite, retourne dans la maison paternelle. I Se dit , en bonne part , De celui qui fait de grands sacrifices pour l'utiUté d'autrui. I Subst. , C'est un prodigue. (Pro dig-e.)
PRODIGUER. V. a. Donner avec profu sion. (Pro-dig-é [g m.].)
PRODITOIREMENT. adv. {Proditor.) En trahison. (Vi.) (Pro-di-toua-re-man.)
PRODROME, s. m. {Prodromus.) Sorte de préface ; titre de certains ouvrages qui servent comme d'introduction à qq, étude. ( L'état d'indisposition, de malaise qui est l'avant-coureur d'une maladie.
PRODUCTEUR, TRICE, adj. Qui est cause de production, ( — tri-se,)
PRODUCTIF, rVE. adj. Qui produit, qui rapporte.
PRODUCTION, s. f. (Productio.) Action de produire, de donner naissance. ( Ouvrage, ce qui est produit. | Absol., Ce que produisent le sol et l'industrie d'un pays. ( L'action de produire des titres et des écritures, dans un procès. | Se dit des titres
PRO
et des écritures qu'on produit, j Prolongement , allongement. (Pro-duc-sion.)
PRODUIRE. V. a. {Producere.) Engendrer, donner naissance. | En parlant De la terre , d'un arbre, Porter. | En parlant D'une charge, d'une somme d'argent, etc., Rapporter, donner du profit. | Faire , composer, créer, j Causer, être cause , procurer. | Exposer à la vue, soumettre à la connaissance, à l'examen. | Absol., Donner par écrit les moyens qu'on a pour soutenir sa cause, avec les pièces justificatives. | Introduire, faire connaître. | Produit, subst. ma>c. Ce que rapporte une charge, une terre, une maison, etc., en argent, en denrées, en droits, etc. j Produit net , Ce que rapporte un bien, tous frais faits et toutes charges déduites. | Se dit Des productions de l'agriculture et de l'industrie, j En chimie , Ce qui résulte d'une opération arlificielie ou naturelle. I Le nombre qui résulte de deux nombres multipliés l'un pai- l'autre. | Acte de produit. Acte qu'on fait signifier pour déclarer qu'on a mis sa production au greffe.
PROÉMINENCE, s. f. {Prominentia.) État de ce qui est proéminent. ( — minan-se.)
PROÉMIiN~ENT, ENTE. adj. (Prominens.) Qui est plus en relief que ce qui l'environne. ( — mi-nan; an-te.)
PROFANATEUR, s. m. (Profanator,) Celui qui profane les choses saintes.
PROFANATION, s. f. {Profanatio.) Action de profaner les choses saintes ; irrévérence commise contre les choses de la religion, j Le simple abus qu'on fait des choses rares et précieuses. ( — na-sion.)
PROFANE, adj. des 2 g. {Pro/aniis.) Qui est contre le respect qu'on doit aux choses sacrées. | Se dit Des choses qui n'appartiennent pas à la religion. | Subst., Celui qui manque de respect pour les choses de la religion. | Chez les ane*«ns, Celui qui n'était pas initié à des mystères. 1 Se dit Des Ignorants et des gens grossiers, j Fam., Personne qu'on ne veut point admettre dans une société. | Subst. masc. Se dit, ahsoL, Des choses profanes.
PROFANER. V. a. (Profanare.) ' Abuser des choses de la religion, les traiter avec irrévérence, avec mépris , les employer à des usages profanes. | Cette église a été profanée, Il s'y est commis un meurtre, un assassinat, une action criminelle. | Rendre une chose sacrée à un usage profane. | Faire un mauvais usage de ce qui est rare et précieux, le dégrader, le traiter avec trop peu de respect.
PROFECTIF , IVE. adj. {Profectio.) Se dit Des biens qui viennent à qqn. des successions de ses père , mère , ou autres ascendants. (Pro-fëc-tif.)
PRO
PROFÉRER. V. a. {Proferre.) Prononcer, articuler, dire.
PROFÈS, ESSE. adj. et suLst. {Professas.) Se dit De celui ou de celle qui a fait les vœux par lesquels on s'engage dans un ordre reUgieux, après que le temps du noviciat est expiré. (Pro-fè ; è-se.)
PROFESSEUR, s. m. {Professer.) Celui qui enseigne qq. science, qq. art dans une école. I Se dit D'un auteur, en parlant de sa doctrine, | Celui qui exerce un art et en fait profession. (Pro-fë-seur.)
PROFESSION, s. f. {Professio.) Déclaration publique d'un sentiment habituel, j [ Fam., Paire profession d'une chose , "Y mettre de la prétention , s'en piquer particiiiièrement. \ Profession de foi , Déclaration publique de sa "foi et des sentiments qu'on tient pour orthodoxes. Se dit aussi Des sentiments politiques ou autres. | Faire profession d'une religion. Être d'une religion, la pratiquer ouvertement. { Se dit De tous les différents emplois de la vie civile. | L'acte par lequel un religieux ou une religieuse fait les vœux de religion, après que le temps de son noviciat est expiré. (Pro-fë-sion.)
PROFESSO (EX), loc. lat. Avec soin , en homme instruit , en homme qui a étudié son sujet. (Ëcs-pro-fës-so.)
PROFESSORAL, ATE. adj. Qui appartient, qui a rapport à la quaUté, à la condition de professeur. (Pro-fës-so-ral.)
PROFESSORAT, s. m. L'emploi, l'état, la condition d'un homme qui professe qq. science. (Pro-fë-so-ra.)
PROFIL, s. m. {Profila, it.) Le trait et la délinéation du visage d'une personne, vu par un de ses côtés, soit en réalité, soit en peinture. | L'aspect, la représentation de qq. objet vu d'un de ses côtés seulement. | j La délinéation de toutes sortes d'ouvTages de maçormerie et d'architecture , représentés dans leur élévation comme coupés par un plan perpendiculaire. | Le contour d'un membre d'architecture.
PROFILER. V. a. Représenter en profil.
j Donner aux. contours d'un omrage d'architecture le caractère qui leur convient
PROFIT, s. m. {Profectus.) Gain, bénéfice , émolument , avantage , utilité, j Mettre une chose à profit , L'employer utilement, | Faites-en 'voir e profit, se dit D'une chose qu'on abandonne à qqn. ; D'un avis qu'on donne. j Faire du profit , se dit Des choses qui ne se consomment pas trop promptement, et qui sont d'un usage économique. | Au pluriel et absol. , Les petites gratifications que les domestiques reçoivent, les petits avantages qu'ils se procurent. | Le progrè- qu'on fait dans les études. | L'instruction qu'on acquiert par ses lectures, par ses études, etc., le fruit qu'on en tire. (Pro-fi.)
PROFITABLE, adj. des a g. Utile, avantageux
PRO
PROFITER. V. n. Tirer un émolument, faire un gain, | Tirer de l'avantage , de l'utilité de qq. ch. | En parlant Des choses , Rapporter du profit , procurer du gain. | Être utile , servir. | Faire du progrès en qq. ch. | Se dit Des personnes et des animaux qui prennent de l'accroissement, qui se fortifient. I Se dit Des arbres, des plantes qui viennent bien.
PROFOND , ONDE. adj. (Profundus. ) Qui a une cavité considéi-able , dont le fond est éloigné de la superficie , de l'ouverture , du bord, etc. Se dit Des choses qui vont de haut en bas. | Racines profondes. Racines qui plongent très-avant dans la terre. | Profonde révérence. Faite en se courbant extrêmement bas. I Qui est difficile à pénétrer, à connaître. | Qui pénètre fort avant dans la connaissance des choses. | Grand , extrême dans son genre. | Profond , subst. , Du profond des enfers. ( Pro-fon. )
PROFONDÉMENT, adv. Bien avant , d'une manière profonde. ( — dé-man. )
PROFONDEUR, s. f. L'étendue d'une chose considérée depuis la superficie ou l'entrée jusqu'au fond. | La dimension d'un corps considéré de haut en bas. | Épaisseur ou Hauteur. | Étendue en longueur. | Se dit Des choses difficiles à pénétrer , à compr^dre. I Grande étendue , grande pénétration.
PROFUSÉMENT. adv. Avec profusion.
( Pro-fu-zé-man. )
PROFUSION, s. f. {Profusio.) Excès de libéralité ou de dépense. ( Pro-fu-zion. )
PROGÉNITURE, s. f. ( Progenitus. ) Ce qu'un homme , ce qu'un animal a engendré. ( Vi. ) ( Pro-jé-ni-tu-re, )
PROGNOSTIC. s. m. V. Pronostic.
PROGNOSTIQUE. adj. des 2 g. {Prognostica, ) Qui fournit le pronostic. ( Proguo-stic-e. )
PROGRAMME, s. m. ( Programma. ) Placard, écrit qu'on affiche ou qu'on disti'ibue pour annoncer qq. exercice, pour proposer qq. prix , etc. ( Pro-gra-me. )
PROGRÈS, s. m. ( Progressas. ) Avancement , mouvement en avant. | Suite d'avantages remportés à la guerre. | Toute sorte d'avancement, d'augmentation en bien ou en mal. ( Pro-grè. )
PROGRESSIF, IVE. adj. Mouvement processif, Marche, mouvement en avant. ) Qui avance, qui fait des progrès. ( Pro-grë-sif. )
PROGRESSION, s. f. (Progressio.) Mouvement de progression , Marche, mouvement en avant. | Mai'che , suite non interrompue. | Suite de nombres ou de quantités qui dérivent successivement les unes des autres, suivant une même loi. ( Pro-grë-sion. )
PROGRESSIVEMENT, adv. D'une manière progressive. ( Pro-grë-si-ve-man. )
PROHIBER, v. a. {Prohiberc.) Défendre, faire défense. | De^e prohibé. Le de- j
PRO
gré de parenté où la loi défend de se marier. ( Pro-i-bé. )
PROHIBITIF, lYE. adj. Qui défena, qui interdit , qui restreint. ( Pro-i-bi-tif. "•
PROHIBITION, s. f. (^Prohibitio.)lQkx~ bition, défense. ( Pro-i-bi-sion, )
PROIE, s. f. ( Prœda. ) Ce que les animaux carnassiers ravissent pour le manger. | Oiseau de proie, Oiseau qui donne la chasse au gibier, et qui s'en nourrit. | Butin fait à la guerre. Toute chose dont on s'empare avec violence, avec une sorte de rapacité, etc. | Se dit Des personnes qui ont beaucoup à souffrir des vices , des passions des autres , ou de leurs propres passions. | Se dit en parlant Des choses qui détruisent ou ravagent ( Prouae. )
PROJECTILE, s. m. Tout corps lancé par une force quelconque, j Se dit Des bom bes, des boulets, des obus, etc„ | Adj. des 2 g. Mouvement , force projectile, Mouvement , force de projection, ( Pro-jëc-ti-le. )
PROJECTION, s. f. {Projectio.) Action de jeter, de lancer un corps pesant. [Opération qui consiste à jeter par cuillerée dans un creuset, mis entre des charbons ardents, qq. matière en poudre qu'on veut calciner, j Représentation de la sphère ou de tel autre corps, faite sur un plan, d'après certaines règles géométriques. ( Pro-jëc-sion. )
PROJECTURE. s. f. (Projectura.) Saii- Ue ou avance horizontale des divers membres d'architecture. ( Pro-jëc-tu-re. )
PB.OJET. s. m. (Proj'ectus.) Dessein, entreprise ; arrangement des moyens qu'on croit utiles pour exécuter ce qu'on médite. | La première pensée, la première rédaction de qq. acte, de qq. écrit. (Pro-jë. )
PROJETER. V. a. Former le dessein de.
j Tracer sur un plan, sur une surface la sphère ou tel autre corps , suivant certaines règles géométriques. | Jeter, diriger en avant I Pron. , Paraître en avant.
PROLÉGOMÈNES, s. m. pi. ( Prolegomena. ) Loague et ample préface qu'on met à la tête d'un livre , pour donner les notions les plus nécessaires à l'intelUgence des matières qui y sont traitées. (Pro-lé-go-mè-ne.)
PROLEPSE. s. f. ( Prolepsis. ) Figure de rhétorique par laquelle on va au-devant des objections de l'adversaire. ( Pro-lëp-se. )
PROLEPTIQUE. adj. des 2 g. Se dit D'une fièvTe dont chaque accès anticipe sur le précédent. ( Pro-lëp-tic-e. )
PROLÉTAIRE, s. m. ( Proletarius. ) T.
d'antiq. romaine. Se dit De ceux qui formaient la sixième et dernière classe du peuple , et qui , étant fort pauvres et exempts d'impôts, n'étaient utiles à la république que par les enfants qu'ils engendraient. | Se dit, dans les États modernes, De ceux qui n'ont ni fortune, ni profession suffisamment lucrative. ( ProJé-tè-re. )
PROLIFÈRE, adj. des 2 g. {Proies, fero.")
PRO
Se dit De certaines fleurs du centre desquelles naissent d'autres fleurs.
PROLIFIQUE, adj. des 2 g. {Proies , facere.) Qui a la vertu d'engendrer. ( — fic-e.)
PROLIXE, adj, des 2 g. {ProUxus.) Trop étendu , trop long, diffus. ( Pro-lic-se. )
PROLIXEMENT. adv. D'une manière prolixe. ( Pro-lic-se-man. )
PROLIXITÉ, s. f. {ProUxkas.) Diffusion, longueur inutile et fatigante dans le discours. ( Pro-lic-si-té. )
PROLOGUE, s. m. [Prologus. ) Préface, avant-propos. | Ouvrage qui sert de prélude à une pièce dramatique. (Pro-log-e.)
PROLONGATION, s. f. Le temps qu'on ajoute à la durée fixe de qq. ch. ( — ga-sion.)
PROLONGE, s. f. Cordage qui sert pour la manœuvi-e des bouches à feu. \ Yoituie d'artillerie que l'on nomme plus exactement Chariot à munitions. (Pro-lon-je.)
PROLONGEMENT, s. m. Extension, continuation de qq. portion d'étendue. (Prolon-je-man. )
PROLONGER, v. a. {Prolongare.) Faire durer plus longtemps , rendre de plus longue durée. ) Étendre, continuer. | Prolonger un l'aisseau. Se porter parallèlement à ce vaisseau et fort près, se mettre par son travers de long en long et vergue à vergue avec lui, (Pro-lon-jé. )
PROMENADE, s. f. Action de se promener. I Le lieu où l'on se promène.
PROMENER. V. a. (Prominare.) Mener, conduire , faire aller qqn. d'un endroit à un autre , de côté et d'autre , soit pour l'amuser, soit pour qu'il fasse de Vexercice.\ Promener un cheval. Le faire marcher doucement, soit en le tenant par la bride, soit en le montant. I Fam., Promener qqn., L'abuser, le lasser par des délais, par des promesses vaines. | Pron. , Marcher, aller, soit à pied, soit à cheval, etc., pour faire de l'exercice, ou pour se divertir. | Se dit , fig. , Des choses. | T. injurieux. Allez "VOUS promener, se dit À une personne dont on est mécontent, dont on veut se débarrasser.
PROMENEUR , EUSE. s. Celui , celle qui promène qqn. | Celui , celle qui se promène. ] Celui, celle qui aime à se promener. ( — eu-ze.)
PROMENOIR, s. m. Lieu particulièrement destiné à la promenade. ( Pro-menouar. )
PROMESSE, s. f. {Promissum.) Assurance qu'on donne de bouche ou par écrit , de faire ou de dire qq. ch. | Absol. , Un billet sous seing privé, par lequel on promet de payer qq. somme d'argent. ( Pro-më-se. )
PROMETTEUR, EUSE. s. Celui, celle qui promet légèrement, ou sans intention de tenir sa promesse. (Pro-më-teur ; eu-ze.)
PROMETTRE, v. a. (Promittere.) (Se conj. c. Mettre.) Donner parole de qq. ch. , «'engager verbalement ou par écrit à faire,
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à dire , à donner, etc. | Annoncer, preaire. | V. n. Faire espérer, donner des espérances. ] Assurer qu'une chose sera. Fam. | Aussi avec le pronom personnel régime indirect. Espérer. | Prendre une ferme résolution. | Terre promise , Pays riche et fertile. ( Promë-tre. )
PROMINENCE. s. f. ( Prominentia. ) État de ce qui est prominent. (Vi.) (Pro-minan-se. )
PROMINENT, ENTE. adj. {Prominens.) Qui s'élève au-dessus de ce qui l'environne. Vi.) (Pro-mi-nan; an-te. )
PROMINER. V. n. ( Prominere. ) S'élever au-dessus de qq. ch. ("Vi.)
PROMISCUITÉ, s. f. ( Promiscuus.) Mélange confus et désordonné, [c m.]
PROMISSION, s. f. (Promissio.) La terre de promission , n. autr. La terre promise , La terre de Chanaan , que Dieu avait promise au peuple hébreu. | lierre de promission. Pays fort abondant, très- fertile. (Pro-mi-sion.)
PROMONTOIRE, s. m. ( Promontorium. ) Cap , pointe de terre élevée et avancée dans la mer. ( — toua-re.)
PROMOTEUR, s. m. ( Promotor, b. 1. ) Celui qui prend le soin principal d'une affaire. I Celui qui donne la première impulsion pour qq. ch. | Le titre du procureu;d'office, faisant fonction de partie publique dans une juridiction ecclésiastique, dans un concile, etc.
PROMOTION, s. f. {Promotio.) Action par laquelle on élève à la fois plusieurs personnes à un même grade, à une même dignité. I Se dit , dans le sens passif, de La nomination, de l'élévation d'une ou de plusieurs persomies à une dignité , à un emploi supérieur. ( Pro-mo-sion. )
PROMOUVOIR, v. a. {Promovere.) ^On ne l'emploie guère qu'à l'infinitif et aux temps composés. ) Avancer, élever à qq. dignité. ( — vouar.)
PROMPT, OMPTE. adj. {Promptus.) Soudain, qui ne tarde pas. | Qui se passe vite, en un moment. | Vin prompt à boire, Vin qui se boit dans la primeur, qui demande à être bu promptement. | Vif, actif, diligent, qui ne perd point de temps à ce qu'il tait, j Colère, qui s'emporte aisément. \JvoLr la main prompte, Être vif, emporté, au point de frapper pour le moindre sujet. (Pron ; on-te.)
PROMPTEMENT. adT. Avec diligence, en peu de temps. ( Pron-te-man. )
PROMPTITUDE, s. f. {Promptituclo.) Diligence. \La promptitude de l'esprit, La facihté de l'esprit à concevoir, à entendre. ( La promptitude à croire une chose , La facilité avec laquelle on la croit. | Trop grande vivacité d'humeur, disposition à se mettre en ca 1ère. ] Mouvement de colère subit et passager. (Pron-ti-tu-de. )
PROMULGATION, s. f. { Promulgatio.)
PRO
Publication des lois , faite avec les formes requises. ( Pro-mul-ga-sion. )
PROMULGUER, v. a. (Promul^are.) Publier une loi avec les formes requises, pour la rendre exécutoire. (Pro-mulg-é [g m.].)
PRONAOS. s. m. { Pronaos. ) Partie antérieure des temples anciens.
PRONATEUR. adj. m. ( Pronus. ) Se dit De deux muscles de l'avant-bras, qui servent au mouvement de pronation.
PRONATION, s. f. ( Pronus. ) Mouvement de pj-onation ^ Celui par lequel on tourne la main, de manière que la paume regarde la terre. ( Pro-na-sion. )
PRÔNE, s. m. {Prœconium.) Instruction chrétienne que le curé ou le vicaire fait tous les dimanches dans la chaire, à la messe paroissiale. I Famil. , Remontrance importune qu'une personne fait à une autre.
PRÔNER. V. a. Faire le prône. | Vanter louer avec exagération, j Y. a. et n. Faire de longues et ennuyeuses remontrances.
PRÔNEUR. s. m. Celui qui fait un prône, I Fam. , Celui , celle qui loue avec excès ; au fém. : Preneuse. \ Fam., Un grand parleur qui aime à faire des remontrances.
PRONOM, s. m. ( Pronomen. ) Celle des parties d'oraison qui tient ou qui est censée tenir la place du nom substantif. ( Pro-non. )
PRONOMINAL, ALE. adj. {Pronomi nalis. ) Qui appartient au pronom. | Verbe pronominal. Verbe qui se conjugue avec le pronom personnel de la même personne que le sujet.
PRONOMINALEMENT, adv. Comme verbe pronominal. ( Pro-no-mi-na-le-man. )
PRONONCER. V. a. et n. {Pronuntiare. ) Proférer, articuler les lettres, les syllabes, les mots, en exprimer les sons, j Réciter, débiter, j Déclarer avec autorité, en vertu de son autorité. | Se dit Lorsque celui qui pré side une juridiction, une assemblée, déclare ce qui a été décidé à la pluralité des voix. | Déclarer son sentiment sur qq. ch. , décider, ordonner. | Pron. , Faire voir , manifester son intention, son caractère en qq. affaire, en qq. occasion. | Bien marquer, rendre très-sensible qq. partie d'une figure. | Qui n'a rien d'indécis. | Prononcé, subst. Le prononcé de l'arrêt , etc. , La décision du tribunal telle qu'elle a été prononcée à l'audience. ( Pro-non-sé. )
PRONONCIATION, s. f. {Pronuntiatio.) Articulation, expression des lettres, des syllabes , des mots. | La manière de prononcer , par rapport à l'accentuation, à la prosodie. I La manière de réciter, de débiter. | L'action de prononcer un jugement. ( Pro-nonsi-a-sion. )
PRONOSTIC, s. m. ( Prognosticon. ) Jugement, conjecture sur ce qui doit arriver. Les médecins disent plus ordin. Prognostic. j Se dit Des prétendus jugements que les astrologues tiraient de l'inspection des signes
PRO
célestes, j Se dit Des signes par lesquels on conjecture ce qui doit arriver.
PRONOSTIQUER, v. a. {Prognosticare.) Faire un pronostic. ( Pro-no-stic-é [cm.].)
PRONOSTIQUEUR, s. m. Celui qui pronostique. Fam. ( Pro-no-stic-eur [cm.].)
PROPAGANDE, s. f. { Propagandus.) I Toute association qui a pour but de propager certaines opinions politiques, et d'opérer des révolutions.
PROPAGATEUR, s. m. ( Propagator. ) Celui qui propage.
PROPAGATION, s. f. ( Propagatio. ) Multiplication par voie de génération, de reproduction. [Extension, progrès, accroissement, augmentation. |La manière dont la lumière et le son se répandent, dont certains mouvements naissent les uns des autres. ( Pro-pa-ga-sion. )
PROPAGER. V. a. {Propagare.) Multiplier par voie de génération, de reproduction. | Répandre , étendre, augmenter, faire croître. ( Pro-pa-jé. )
PROPENSION, s. f. ( Propensio. ) Pente, tendance naturelle d'un corps vers un autre corps, vers un point. | Penchant , inclination. ( Pro-pan-sion. )
PROPHÈTE, s. m. {Propheta.) Celui qui prédit l'avenir. En parlant des Hébreux, Ceux qui , par inspiration divine , prédisaient l'avenir, ou révélaient qq. vérité cachée aux hommes. [En parlant Des gentils, se dit De certains devins adonnés au culte des faux dieux. I Titre que les musulmans donnent à Mahomet, j Fam. , Un faux prophète , Un homme qui se trompe dans les prédictions qu'il fait. I Fam. , Celui qui, par conjecture ou par hasard , annonce ce qui doit arriver. (Pro-fè-te.)
PROPHÉTESSE. s. m. [Prophetissa.) Celle qui prédit l'avenir par inspiration divine. (Pro-fé-të-se.)
PROPHÉTIE, s. f. (Prophetia.) Prédiction des choses futures par inspiration divine. | Pro/?AgVie d'isaîe, etc., Le recueil des prophéties faites par Isaïe, etc. j Toute pré diction faite par de prétendus savants, par des gens qui abusent de la crédulité des ignorants. | L'annonce d'un événement futur, faite par conjecture ou par hasard. ( Profé-sie. )
PROPHÉTIQUE, adj. des 2 g. {Propheticus. ) Qui est de prophète , qui tient du prophète. (Pro-fé-tic-e. )
PROPHÉTIQUEMENT, adv. En prophète.
( Pro-fé-tic-e-man, )
PROPHÉTISER. V. a. {Propketizare.) Prédire l'avenir par inspiration divine. | Fam., Prévoir et dii^e d'avance ce qui doit arriver. (Pro-fé-ti-zé. )
PROPHYLACTIQUE, adj. des 2 g. {Prophulactikqs, gr. ) Se dit Du régime et des reijdèdes qui entretiennent la sanlé,et la P^é-
pao
servent de tout ce qui peut lui être nuisible. (Pro-fi-lac-tic-e. )
PROPICE, adj. des -i. g. {Propititis.) Favorable. Se dit De la Divinité, et de toute puissance ou autorité de laquelle dépend notie bonheur ou notre malheur. | Se dit De l'occasion, de la température, etc. (Propi-se. )
PROPITIATION. s. f. (Propitiatio.) Sacrifice , victime de propidaùon , Sacrifice , victime offerte à Dieu pour le rendre propice, et pour apaiser sa colère. ( Pro-pi-sia-sion. )
PROPITIATOIRE, adj. des 2 g. Qui a la vertu de rendre propice. | Subst. m. Table d'or tiès-pur, qui était posée au-dessus de l'arche , et couverte eu partie des ailes des deux ciiérubins placés aux deux côtés de l'arche. (Pro-pi-si-a-toua-re. )
PROPOLIS, s. f. Matière résineuse, d'un brun rougeâtre , dont les mouches à miel se servent pour boucher les fentes et les trous de leurs ruches.
PROPORTION, s. f. ( Proportio. ) Convenance et rapport des parties entre elles et avec leur tout. | Au plur. , Dimensions. | La convenance que toutes sortes de choses ont les unes avec les autres, j L'égalité de deux ou de plusieurs rapports, par différence ou par quotient. | À proportion, en proportion, PAR proportion, loc. prép. Par rapport, eu égard à. | Proportion gardée, TOUTE proportion GARDEE, loc. adv. En tenant compte de la différence relative des deux personnes , des deux choses dont il s'agit. ( Pro-por-sion. )
PROPORTIONNALITÉ, s. f. Condition des quantités qui sont proportionnelles entre elles. (Pro-por-sio-na-li-té.)
PROPORTIONNEL, ELLE. adj. Qui a rapport à une proportion , qui est en proportion avec des quantités de même genre. | Subst. f. Les deux proportionnelles. \ Moyenne proportionnelle , Quantité moyenne entre deux autres. (Pro-por-sio-nël ; ë-le. )
PROPORTIONNELLEMENT, adv. Avec proportion. ( Pro-por-sio-në-le-man. )
PROPORTIONNÉMENT. adv. En proportion ; à proportion. (Pro-por-sio-né-man.)
PROPORTIONNER, v. a. Garder la proportion et la convenance nécessaires , établir un juste rapport entre une chose et une autre. I Un corps, etc., bien proportionné^ Dont toutes les parties ont entre elles le rapport qu'elles doivent avoir. ( Pro-porsio-né. )
PROPOS, s. m. {Proposition.) Discours qu'on tient dans la conversation. | Propos interrompu. Discours, conversation sans suite, sans liaison. |Absol., Vain discours, discours médisant, j Insinuation faite sur qq. matière. I Résolution formée. | À propos. loc. adv. Convenablement au sujet, au lieu, au temps, aux personnes, etc. | Mal à propos ^ Sans rai-
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son , sans sujet. 1 Adj. , Convenable. ( Subst. » s'écrit avec un tiret. | Manière de parler dont on se sert dans le discours familier, lorsqu'on vient à parler de qq. chose dont on se souvient subitement. I Façon de parler dont on se sert lorsque, à l'occasion de qq. ch. dont il a été parlé , on vient à dire qq. autre chose qui y a rapport. [Hors de propos, loc. adv. Mal à propos , sans raison , sans sujet. | A PROPOS DE RIEN. loc. adv. Hors de propos, sans motif raisonnable. | À quel propos? A propos de quoi? Pour quel sujet.' Pour quelle cause .►* | À tout propos, loc. adv. En toute occasion , à chaque instant, j De propos délibéré, loc. adv. Avec dessein , de dessein formé. ( Pro-pô. )
PROPOS AELE. adj. des 2 g. Qui peut être proposé. (Pro-po-za-ble. )
PROPOSANT, s. m. Jeune théologien de la religion protestante , qui étudie pour être pasteur. (Pro-po-zan.)
PROPOSANT, adj. m. Cardinal proposant, Cardinal établi à la cour de Rome pour recevoir la profession de foi de ceux qui sont nommés à des évêchés dans des pays d'obédience , et pour les proposer aux autres cardinaux.
PROPOSER. V. a. Mettre quelque chose en avant de vive voix ou par écrit , pour qu'on l'examine, pour qu'on en délibère. | Proposer un sujet, Mettre un sujet au concours , donner une matière à traiter. | Offrir. I Proposer qqn, pour modèle , pour exemple , Donner qqn. pour exemple , pour modèle. | Se proposer de faire quelque chose, Avoir dessein, former le dessein de faire qq. ch. (Pro-po-zé. )
PROPOSITION, s. f. Discours qui affirme ou qui nie qq. ch. ] Proposition malsonnante^ Proposition qui paraît contraire à la bonne doctrine. | Une chose proposée, afin qu'on l'examine , qu'on eu délibère. | Chose proposée pour arriver à la conclusion d'une affaire , à un arrangement , etc. | Théorème ou problème; discours par lequel ou énonce une vérité à démontrer, ou une question à résoudre. | Pains de proposition , Les pains que l'on mettait toutes les semaines sur la table , dans le sanctuaire. ( Pro-po-zi-sion. )
PROPRE, adj. des 2. g. ( Proprius. ) Qui appartient à qqn. , exclusivement à tout autre. I IVom propre , Nom qui ne convient qu'à une seule personne ou à une seule chose. | Le sens , la signification propre d'un mot , ou , subst., Le propre , Le sens naturel et primitif d'un mot. | Le mouvement propre dUtn asU-e, Le mouvement réel d'un astre. | Même, exactement semblable. | Convenable à qqn. ou à qq. ch. | Qui a l'aptitude, les qualités, les talents nécessaires pour réussir en qq. ch, iQui peut servir, qui est d'usage à certaines choses. ] S'emploie en parlant De ce qui peut produire un effet fâcheux, nuisible. I Suivi de la prép. De : Convenable. Seu*
PRO
convenable , réservé à. | Net ; et en ce sens il est opposé à Sale, | Bienséant , bien arrangé> | Subst. m. La qualité particulière qui désigne un sujet , et qui le distingue de tous les autres. | Ce qui convient particulièrement à chaque profession , à chaque caractère , à chaque âge, etc. | S'est dit Des biens immeubles qui appartiennent à une personne par succession. ] S'est dit Des biens du mari ou de la femme qui n'entrent pas en communauté. I .,4t>oir en propre, posséder qq. ch, en propriété.
PROPREMENT, adv. Précisément , exactement. I Au propre , dans le sens propre , par opposition à Figurément. | Parler proprement, Parler avec correction, avec pureté , en bons termes. | Se dit De certains termes pris dans leur signification expresse et particulière. | Avec propreté. | D'une manière bienséante , convenable. | Avec adresse, avec régularité et netteté, avec grâce. | À