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PROPREMENT PARLER, PROPREMENT PARLANT

loc. adv. Pour parler en termes précis et exacts. (Pro-pre-man.)

PROPRET," ETTE. adj. et s. Qui se met proprement et avec une sorte de recherche. (Pro-prë ; ë-te.)

PROPRETÉ, s. f. ( Proprietas.) Netteté, qualité de ce qui est exempt de saleté et d'ordure. I La manière convenable, bienséante de s'habiller , d'être meublé.

PROPRÉTEUR, s. m. ( Propretor. ) Nom que les Romains donnèrent d'abord à ceux qui pendant un an avaient exercé la charge de préteur , et dans la suite à ceux qui commandaient dans les provinces avec l'autorité de préteur.

PROPRIÉTAIRE, s. des 2 g. {Proprietarlus.) Celui ou celle à qui une chose appartient en propriété. ( — é tè-re.)

PROPRIÉTÉ, s. f. {Proprietas.) Le droit par lequel une chose appartient en propre à qqn. | La chose qui appartient en propre à qqn. | Absol, se dit Des biens-fonds , comme terres , maisons. | Ce qui appartient essentiellement à une chose. | La vertu particulière des plantes , des minéraux , et des autres objets naturels. | Ce qui distingue particulièrement une chose d'avec une autre du même genre. | L'emploi du mot propre , du terme propre.;

PROPYLÉES, s. m. pi. (Propjlœum.) Édifice à plusieurs portes qui était orné de colonnes et de sculptures , et qui formait l'entrée principale de l'enceinte d'une citadelle, d'un temple. (Pro-pi-lée.)

PRORATA, s. m. T. lat. Ju prorata, À proportion.

PROROGATIF, lYE. adj. {Prorogatims.) Qui proroge.

PROROGATION, s. f. {Prorogatio.) Délai , prolongation de temps. | Acte de l'autorité royale qui suspend les séances des cham-

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bres , et en remet la continuation à un certain jour. ( — ga-sion.)

PROROGER, v. a. (Prorogare.) Prolonger le temps qui avait été pris , qui avait été donné pour qq. ch. | Suspendre les séances des chambres par un acte de l'autorité royale , et en remettre la continuation a un certain jour. (Pro-ro-jé.)

PROSAÏQUE, adj. des 2 g. (Prosaicus.) Qui tient de la prose , qui appartient à la prose, qui tient trop de la prose. (Pro-zaic-e.)

PROSAÏSER. v. n. Écrire en prose. Peu usité. (Pro-za-i-zé.)

PROSAÏSME, s. m. Défaut des vers qui manquent de poésie , qui contiennent un trop grand nombre de tours et d'expressions appartenant à la prose. (Pro-za-is-me.)

PROSATEUR, s. m. Auteur qui écrit principalement en prose. (Pro-za-teur.)

PROSCENIUM, s. m. {Proscenium.) La partie des théâtres des anciens où les acteurs venaient jouer la pièce , et que nous appelons aujourd'hui Avant-scène. (Pros-sé-nio-me.)

PROSCRIPTEUR. s. m. {Proscriptor.) Celui qui proscrit. (Pro-scrip-teur.)

PROSCRIPTION, s. f. {Proscriptio.) Condamnation à mort sans forme judiciaire, et qui peut être mise à exécution par qq. particulier que ce soit. | Se dit Des mesures vio lentes prises contre les personnes dans les temps de troubles civils. | Abolition, destruc tion. (Pro-scrip-sion.)

PROSCRIRE, v. a. {Proscribere.) Condamner à mort sans forme judiciaire, et en publiant simplement par une aCRche le nom de ceux qui sont condamnés. | Se dit en parlant De certaines mesures violentes prises contre les personnes dans les temps de troubles civils. I Éloigner, chasser, bannir. | Rejeter, abolir, détruire. | Proscrit, subst. , Être du nombre des proscrits. \ Se dit de Ceux qui n'osent retourner dans leur pays, à cause de qq. fâcheuse affaire. | Banni , écarté de l'usage. (Pro-scri-re.)

PROSE, s. f. {Prosa.) Discours qui n'est point assujetti à une certaine mesure , à un certain nombre de pieds et de syllabes. | Sorte d'hymnes latines, où la rime et le nombre des syllabes remplacent la quantité , et que l'on chante à la messe immédiatement avant l'évangile , dans les grandes solennités. (Pro-ze.)

PROSECTEUR, s. m. {Prosector.) Celui qui prépare ou fait les dissections pour un professeur. (Pro-sëc-teur.)

PROSÉLYTE, s. des 2 g. {Proself ta.) Une personne qui a passé du paganisme à la religion judaïque. | Une personne nouvellement convertie à la foi catholique. | Se dit Des partisans qu'on gagne à une secte, à une opinion. (Pro-zé-Ù-te.)

PRO

PROSÉLYTISME, s. m. Zèle de faire des prosélytes, (Pro-zé-li-tis-me.)

PROSODIE, s. f. (Prosodia.) Prononciation régulière des mots conformément à l'accent et à la quantité. (Pro-zo-die.)

PROSODIQUE, adj. des 2 g. Qui appartient à la prosodie, j Langue prosod'ujue , Langue dont la prosodie est bien marquée. (Pro-zo-dic-e.)

PROSOPOPÉE. s. f. {Prosopopœia.) Figure de rhétorique par laquelle l'orateur introduit dans son discours soit une personne morte, absente ou feinte, soit une chose inanimée , qu'il fait parler ou agir. (Pro-zopo-pée.)

PROSPECTUS, s. m. Mot lat. Espèce de programme qui se publie avant qu'un ouvrage paraisse, et dans lequel on donne une idée de cet ouvrage, etc. f Se dit en parlant D'un établissement. (Pro-spëc-tus.)

PROSPÈRE, adj. des 2 g. (Prosper.) Favorable au succès d'un dessein , d'une entreprise. I Heureux.

PROSPÉRER. V. n. {Prosperare.) Etre heureux , avoir la fortune favorable. 1 En parlant Des choses , Réussir , avoir un heureux succès,

PROSPÉRITÉ, s. f. {Prospcrîtas.) Heureux état , heureuse situation, soit des affaires générales , soit des affaires particulières. I Événements heureux.

PROSTATE, s. f. {Prostates, gr.) Corps glanduleux situé à la jonction de la vessie et de l'urètre, chez l'homme.

PROSTERNATION, s. f. Action, état de celui qui se prosterne, qui est prosterné. (Pro-stër-na-sion.)

PROSTERNEMENT. s. m. Action de se prosterner. (Pro-stër-ne-man.)

PROSTERNER (SE), v, pron. [Prosternare.) S'abaisser en posture de suppliant, se jeter à genoux aux pieds de qqn. , se baisser jusqu'à terre. (Pro-stër-né.)

PROSTHÈSE. s. f. {Prosthesis.) Figure de grammaire, qui consiste dans l'addition d'une lettre au commencement d'un mot, sans changer le sens, j Addition artificielle d'une partie sur le corps humain , à la place de celle qui manque. Dans ce sens , on dit aLis.si,Pro/Aè^<?. (Pro-stè-re.)

PROSTITUER. V. a. {Prostituere.) Livrer à la discrétion d'autrui. | Cet écrivain se prostitue , Il ment à sa conscience. | S'emploie eu parlant Des choses qu'on ravale, que l'on déshonore par l'usage indigne qu'on en fait. ( Pro-sti-tu-é. )

PROSTITUTION.s.f.(Pro^?//«^/o.)Abandonnemeut à l'impudicité. | La prostitution de La justice , Le mauvais usage qu'un juge corrompu fait des lois et de la justice, en les faisant servir à sqs. intérêts. | Prostitution signifie quelquefois aussi dans le langage de l'Écriture, Abandonnemeot à l'i-' dolâtrie. (^Pro-sU-tu-sion. )

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PROSTRATION, s, f. (Prostratic , b.

1.) V. Prosternation. | Affaiblissement extrême, abattement. (Pro-stra-sion.)

PROSTYLE, s. m. (Prostjlus.) Édifice qui n'a de colonnes qu'à sa façade antérieure. — Adj. Temple prostyle. (Pro-sti-lo.)

PROTAGONISIE. s. m. (Protagonistes.) Le principal personnage d'une pièce de théâtre , celui qui y joue le premier rôle.

PROTASE. s. f. (Protasis.) La partie d'un poëme dramatique qui contient l'exposition du sujet de la pièce. (Pro-ta-ze.)

PROTATIQUE. adj. des 2 g. (Prolaticus.) Personnage protatiquc , Personnage qui ne paraît qu'au commencement d'une pièce de théâtre, pour en faire l'exposition, ( — tic-e,)

PROTE. s. m. {Protos, gr.) Celui qui, sous les ordres de l'imprimeur, est chargé de diriger et de conduire tous les travaux, de maintenir l'ordre dans l'établissement , et de payer les ouvriers, | Se dit de Ceux qui lisent et corrigent les épreuves.

PROTECTEUR, TRICE, s. {Protector.) Défenseur; celui, celle qui protège, qui défend les faibles et les affligés, qui les préserve de mal, I Patron, patronne, celui, celle qui prend soin des intérêts d'une personne , qui favorise l'accroissement, le progrès d'une chose. I Adj. Il prend un ton protecteur. \Titre, dignité, fonction. | Le cardinal qui est chargé, à Rome, du soin des affaires consistoriales de certains royaumes, ou des intérêts de certains ordres religieux. (Pro-tëcteur; tri-se.)

PROTECTION, s. f. (Protectio.) Action de protéger, de défendre qqn. , de veillera ce qu'il ne lui arrive point de mal. | Action de prendre soin de la fortune , des intérêts de qqn., de favoriser l'accroissement, le progrès de qq. ch. | Se dit Des personnes qui en protègent , qui en favorisent d'autres. | L'emploi de protecteur à Rome. (Pro-tëc-sion.)

PROTECTORAT, s. m. Dignité de protecteur, (Pro-tëc-to-ra,)

PROTÉE. s. m. {Proteus , n. pr.) Homme qui change continuellement de manières, d'opinions , qui joue toutes sortes de rôles.

PROTÉGER. V. a, {Protegere.) Prendre la défense de qqn. , de qq, ch. , prêter secours et appui, I S'intéresser , contribuer à la fortune d'une personne, veiller au maintien, au progrès d'une chose. | Garantir, mettre à l'abri d'une incommodité, d'un danger. | Protégé , ée. subst. C'est son protégé, sa protégée. (Pro-té-jé.)

PROTESTANT, ANTE. s. m. (Protestons. ) Nom qui a été donné d'abord aux luthériens, et qu'on a étendu depuis aux calvinistes et à ceux qui suivent la reUgion anglicane. I Adj. , Religion protestante. (Pro ■ tës-tan.)

PROTESTANTISME, s. m. La croyance des Églises protestantes dans tous les points

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où elle diffère de la foi de l'Église catholique. (Pro-tës-tan-tis-me.)

PROTESTATION, s. f. {Protestatio, b. 1.) Témoignage public, déclaration publique que l'on fait de ses dispositions , de sa volonté, i Promesse, assurance positive. | Déclaration en forme, par laquelle on proteste contre qq. ch. (Pro-tës-ta-sion.)

PROTESTER, v. a. (Protestari) Promettre fortement, assurer positivement, publiquement. I Déclarer en forme qu'on tient pour nul , pour illégal , etc. , ce qui a été résolu , délibéré, ou fait, et que l'on se pourvoira contre. | Faire un protêt. | Se dit eu pai*lant Des personnes. (Pro-tës-té.)

PROTÊT, s. m. Acte par lequel, faute d'acceptation ou de payement d'une lettre de change à l'époque déterminée, on déclare que celui sur qui elle est tirée et son correspondant seront tenus de tous les préjudices qu'on en recevra. | Acte semblable par lequel on fait constater le non-payement de tout autre effet de commerce. (Pro-tê.)

PROTHÈSE, s. f. F. Prosthèse.

PROTOCANOIVIQUE. adj. des 2 g. {Protos , kanon , gr.) Se dit Des livres sacrés qui étaient reconnus pour tels avant même qu'on eût fait des canons. F. Deutérocanonique. ( — nic-e.)

PROTOCOLE, s. m. {ProtocoUum.) Formulaire pour dresser des actes publics. | Formulaire contenant la manière dont les rois , les grands pri&ces et les chefs d'administration traitent dans leurs lettres ceux à qui ils écrivent. | Le registre où l'on inscrit les délibérations, les actes d'un congrès, d'une diète, etc.; Ces délibérations, ces actes mêmes.

PROTONOTAIRE. s. m. {Protonotarius.) Nom donné à des officiers de la cour de Rome, qui ont Un degré de prééminence sur tous les notaires de la même cour , et qui reçoivent les actes des consistoires publics , et les expédient en forme. ( — no-tè-re.)

PROTOSYNCELLE. s. m. ( Protos, sugkêllos, gr.) yicaire d'un patriarche ou d'un évêque de l'Église grecque. (Pro-to-sin-së-le.)

PROTOTYPE, s. m. {Prototypus.) Original , modèle , premier type , premier exemplaire. (Pro-to-ti-pe.)

PROTOXYDE. s. m. L'oxyde le moins oxydé de tous ceux que peut former une substance quelconque, en se combinant avec l'oxygène. (Pro-toc-si-de.)

PROTUBÉRANCE, s. f. {Protuberare.) Avance , éminence , saillie. ( — ran-se.)

PROTUTEUR, s. m. (ProtutoF, b. 1.) Celui qui est nommé pour gérer les affaires d'un mineur domicilié* en France et ayant des biens dans les colonies; et Celui qui, sans avoir été nommé tuteur, est néanmoins fondé à gérer et administrer les affaires d'un mineur.

PRO

PROU. adv. (Pro.) Assez, beaucoup. (Vi.) Peu ou prou. Ni peu ni prou,

PROUE, s. f. (Prora.) La partie de l'avant d'un na\are.

PROUESSE, s. f. Action de preux , acte de valeur, j Se dit , par plaisanterie , De certains excès , surtout d'un excès de débauche. (Prou-ë-se.)

PROUVER. V. 3L. (Probare.) Établir la vérité de qq. ch. par un raisonnement convaincant, ou par un témoignage incontestable, ou par des pièces justificatives. | Montrer, marquer, donner lieu de connaître.

PROVÊDITEUR. s. m. {Proveditore, it.) Nom que les Vénitiens donnaient à certains officiers publics qui avaient le commandement d'une flotte, ou d'une province, ou d'une place de guerre , ou qui étaient chai*gés de qq. inspection particulière.

PROVENANCE, s. f. Se dit De tout ce qui provient d'un pays, de tout ce qui est transjjorté d'un pays dans un autre ( — nan-se.)

PROVENANT, ANTE. adj. Qui provient.

PROVENDE, s. f. {Prœbenda.) Provision de vivres. Fam, et peu usité, j Mélange de pois, d'avoine, de vesce, etc., qu'on donne aux brebis et aux moutons. (Pro-van-de.)

PROVENIR, v. n. {Provenire.) Procéder, venir, dériver, résulter.

PROVERBE, s. m. {Proverbium.) Espèce de sentence, de maxime exprimée en peu de mots, et devenue commune et vulgaire. | Espèce de petite comédie qui se joue en société, et qui renferme le sens d'un proverbe qu'on donne à deviner. (Pro-vër-be.)

PROVERBIAL, ALE. adj. {Proverbialis.) Qui tient du proverbe. (Pro-vër-bi-al.)

PROVERBIALEMENT, adv. D'une manière proverbiale. (Pro-vër-bi-a-le-man.)

PROVIDENCE, s. f. {Prouidentia.) La suprême sagesse par laquelle Dieu conduit toutes choses. (Pro-vi-dan-se.)

PROVIGNEMENT. s. m. Action de provigner. (Pro-vi-«e-man [n m.].)

PROVIGNER. v. a. (Pro, vinea.) Coucher en terre les jeunes pousses d'un cep de vigne, après y avoir fa?t une entaille, afin qu'elles prennent racine, et qu'il s'en forme d'autres ceps. | Se dit en parlant De plusieurs autres genres de plantes. | V. n. Multiplier. (Pro-vi-né [n m.].)

PRO VIN. s. m. {Pro, wnea.) Rejeton d'un cep de vigne provigné,

PROVINCE, s. f. (Provincia.) Etendue de pays qui fait partie d'un État, et qui comprend plusieurs villes, bourgs, villages,, etc., pour l'ordinaire sous un même gouvernement. I Les habitants mêmes d'une province. I En parlant De la France , se dit, au sing. , Des provinces , des départements en général ou dans un sens indéterminé , et presque toujours par opposition à La capitale ou à La cour. | Les habitants des provinces en général, i Un certain nombre de

PRO

monastères soumis à la direction d'un même supérieur, appelé Provincial. \ Pays conquis hors de l'Italie, assujetti aux lois romaines et administré par un gouverneur romain.

(Pro-vin-se.)

PROVINCIAL, ALE. adj. {Provincialis.) Qui appartient à une province, qui concerne une province. | Se dit De l'air, des manières, du langage, etc., des personnes de province. | Subst., se dit Des personnes par une espèce de dénigrement, par moquerie. | Le supérieur général qui a inspection sur toutes les maisons d'une province de son ordre. (Pro-vin-si-al.)

PROVINCIALAT. s. m. Dignité du provincial d'un ordre religieux, | Le temps durant lequel un religieux a été revêtu de cette dignité. (Pro-vin-si-a-la.)

PROVISEUR, s, m. (Promor.) Chef d'un collège royal. | Se disait Du chef de certaines corporations, de certaines maisons. (Provi-zeur.)

PROVISION, s. f. {Provisio.) Amas de choses nécessaires ou utiles, soit pour la subsistance d'une maison, d'une ville, d'une province, soit pour la défense d'une place de guerre. | Paire ses provisions , Se pourvoir des choses nécessaires. | Provision de lettre de change, La somme qui, dans les mains de celui sur lequel une lettre de change est tirée, doit servir au payement de cet effet. | En parlant Des choses morales , Nombre, quantité, dose. | Ce qui est adjugé préalablement à une partie, en attendant le jugement définitif, et sans préjudice des droits réciproques au principal. | Le droit de pourvoir à un bénéfice. | Au plur., Les lettres par lesquelles un bénéfice ou un office est conféré à qqn. | En parlant Des bénéfices. L'acte du supérieur qui a donné le litre. | Par provision, loc. adv. Provisoirement, en attendant et préalablement. (Pro-vi-zion.)

PROVISIONNEL, ELLE. adj. Qui se fait par provision en attendant ce qui sera réglé définitivement. (Pro-vi-zio-nël; ë-le.)

PROVISIONNELLEMENT. adv. Par pro- \ision. (Pro-vi-zio-në-le-man.)

PROVISOIRE, adj. des 2 g. et s. m. Se dit D'un jugement rendu par provision. | Mainlevée provisoire , Mainlevée quia été ordonnée en jugement par provision. | Matière provisoire , Ce qui requiert célérité. | Exécution provisoire, Celle qui a lieu nonobstant l'appel du jugement. | Qui se fait en attendant une autre chose, préalablement à une autre chose. (Pro-vi-zoua-re.)

PROVISOIREMENT, adv. Par provision, I En attendant. (Pro-vi-zoua-re-man.)

PROVISORAT. s. m. Dignité, qualité de proviseur. | La durée des fonctions d'un proviseur. (Pro-vi-zo-ra.)

PROVISORERIE. s. f. Office, emploi de proviseur. En parlant Des proviseurs actuels, on dit Provisorat. (Pro-^'i-zo-^e-^ie.)

PRU

PROVOCATEUR, TRICE. adj. et subst.

(Provocator.) Qui provoque. ( — tri-se.)

PROVOCATION, s. f. (Provocatio.) Action de provoquer. ( — ca-sion.)

PROVOQUER, v. a. (Provocare.) Inciter, exciter. (Pro-voc-é [c m.].)

PROXFÎNÈTE. s. m. (Proxeneta.) Courtier, celui qui négocie un marché. S'applique Aux entremetteurs de marchés honteux entre les deux sexes. (Proc-sé-nè-te.)

PROXIMITÉ, s. f. {Proximitas.) Voisinage d'une chose à l'égard d'une autre. | La parenté qui est entre deux personnes. (Procsi-mi-té.)

PRUDE, adj. des 2 g. (Prudens.) Qui affecte un air de sagesse, une circonspection excessive dans tout ce qui touche à la pudeur et à la bienséance. | Subst. f. Se dit Des femmes.

PRUDEMMENT, adv. Avec prudence.

(Pru-da-man.)

PRUDENCE, s. f. (Prudentia.) Vertu qui fait apercevoir et éviter les dangers et les fautes, qui fait connaître et pratiquer ce qui est convenable dans la conduite de la vie. | ^voir la prudence du serpent. Être fort prudent. (Pru-dan-se.)

PRUDENT, ENTE. adj. (Prudens.) Qui a de la prudence, qui est doué de la prudence. I Se dit De la conduite dans les affaires du monde , et des choses qui y ont rapport. (Pru-dan; au- te.)

PRUDERIE, s. f. Affectation de paraître sage , circonspection excessive sur des choses frivoles qui semblent regarder la pudeur et la bienséance. Se dit Des femmes.

PRUD'HOMIE. s. f. Probité, sagesse dans la conduite. (Vi.) (Pru-do-mie.)

PRUD'HOMME, s. m. Un homme sage, un homme d'honneur et de probité. (Vi.) Un homme expert et versé dans la connaissance de certaines choses. | Se dit De pêcheurs élus parles gens de leur, profession, pour connaître des contraventions et des contestations relatives à la pêche maritime. (Prudo-me.)

PRUNE, s. f. {Prunum.) Fruit à noyau dont la chair est couverte d'une peau lisse et fleurie, et dont il y a diverses espèces. I Pour des prunes, loc. adv. et pop. Pour peu de chose , pour rien.

PRUNEAU, s. m. Prune séchée au four ou au soleil. | Fam., C est un petit pruneau, ou Cest un pruneau relavé, se dit, par plaisanterie. D'une fille ou d'une femme qui a le teint extrêmement brun. (Pru-nô.)

PRUNELAIE. s. f. Lieu planté de pruniers. (Pru-ne-lée.)

PRUNELLE, s. f. {Prunella, b. 1.) Sorte de petite prune sauvage, dont le suc desséché entre dans qqs. préparations pharmaceutiques. I Fam., Du jus de prunelle , Du vin fort mauvais et fort âpre. (Pru-në-le.)

PRUNELLE, s. f. L'ouverture qui paraît

PSE

noire dans le milieu de l'œil, et par laquelle les rayons passent pour peindre les objets sur la rétine.

PRUNELLE, s. f. Espèce d'étoffe de laine.

PRUNELLIER, s. m. Prunier sauvage , arbrisseau épineux qui porte les prunelles. (Pru-në-lié.)

PRUNIER, s. m. {Prunus.) Arbre qui porte des prunes. (Pru-nié.)

PRURIGINEUX, EUSE. adj. Qui cause de la démangeaison. (Pru-ri-ji-neu; ze.)

PRURIT, s. m. (Pruritus.) Démangeaison vive. I Démangeaison ou chatouillement agréable, (Pru-ri.)

PRUSSIQUE. adj. m. Se dit D'un acide qu'on obtient de différentes substances animales ou végétales, et qui, combiné avec le fer, donne le bleu de Prusse, (Pru-sic-e.)

PRYTANE. s. m. {Prj-tanis.) Nom qu'on donnait à l'un des premiers magistrats, dans certaines républiques. À Athènes, ce nom était commun aux cinquante sénateurs de la tribu qui avait à son tour la préséance dans le sénat. (Pri-ta-ne,)

PRTTANÉE. s, m. {Prjtaneum.) Édifice qui était destiné à l'habitation des prytanes, et qui servait encore à d'autres usages civils et religieux. (Pri-ta-née.)

PSALLETTE. s. f. {Psallere.) Lieu où l'on élève et exerce des enfants de chœur. (Psa-Ië-te.)

PSALMISTE. s. m. {Psalmista.) Nom donné particulièrement et par excellence à David, comme auteur des psaumes.

PSALMODIE, s. f. {Psalmodia.) Manière de chanter oti de réciter, à l'église, les psaumes et le reste de l'office. V. Psalmodier, I Manière monotone de déclamer, de débiter des vers ou de la prose.

PSALMODIER, v. n. Réciter des psaumes, dans l'église, sans inflexion de voix , et toujours sur une même note. | Déclamer des vers ou de la prose d'une manière monotone.

PSALTÉRION. s, m, {Psalterium.) Sorte d'instrument de musique à plusieurs cordes de fil de fer ou de laiton, que l'on touche avec une petite verge de fer ou avec un petit bâton recourbé,

PSAUME, s, m, {Psalmus.) Se dit Des cantiques sacrés composés par David , ou qui lui sont communément attribués.

(Psô-me.)

PSAUTIER, s. m. Recueil des psaumes composés par David, ou qui lui sont communément attribués. (^Psô-tié,)

PSEUDO. Mot tiré du grec, qui s'unit à certains noms pour marquer que la qualité qu'ils expriment est fausse, ou qu'elle ne convient pas exactement à la chose ou à la personne.

PSEUDONYME, adj. des 2 g. {Pseudês, onoma, gr.) Se dit Des auteurs qui pubUent des livres , des écrits , sous un nom sup-

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