‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 537 sur 712 · QUA H7T · texte numérisé non relu

QUA H7T

campement fait sur qqne. des principale» avenues d'une place, poui- empêcher les convois et les secours. | Quartier d'Iiiver , Vintervalle de temps compris entre deux c^ni pagnes. Le lieu où l'on loge les troupes pendant l'hiver. | Quartier général, Lieu clioisi ordinairement au centre du eamp, de la position, et où est établi le logeaient du roi , ou du général qui comnuinde en chef. La réunion des officiers qui composent l'état-major général. | La vie que l'on accorde ou le traitement favonible que l'on fait à des troupes vaincues dans un assaut ou dans une bataille. | Fam. , Demander quartier, Demander grâce. | Se dit Des différentes salles où les écoliers étudient et font leurs devoirs. I L'espace de trois mois, qui fait la quatrième partie de l'année. | Quartier de la lune, La quatrième partie du cours de k lune , à partir de la nouvelle lune. | Ce qui se paye de trois mois en trois mois pour les loyers , pensions , rentes , gages , etc. | La demi-année, lorsqu'il s'agit de payements. ! T. de blason, La quatrième portion d'un écusson écartelé. | Se dit Des parties d'un grand écusson qui contient des armoiries différentes , quoiqu'il y en ait plus de quatre. [ Chaque degré de descendance dans une ligne soit paternelle, soit maternelle. | À Quartier, loc. adv. À part, à l'écart. (Car-tié.)

QUARTIER-MAÎTRE, s. m. Officier qui est chargé de la comptabilité d'un corps de troupes, et qui fait partie de l'état-major. | Un sous-officier de marine qui est l'aide du maître d'équipage et du contre-maitre. (Carlié-mê-tre.)

QUARTIER-MESTRE. s. m. Nom que Ton donnait autrefois au maréchal des logis d'un régiment de cavalerie étrangère. (Cartié-mës-tre.)

QUARTILE. adj. Quartile aspect, L'aspect de deux planètes éloignées l'une de l'autre de la quatrième partie du zodiaque, ou de 90 degrés. En astronomie, on dit Quadrature : voyez ce mot. (Couar-ti-le.)

QUARTINIER. s. m. Officier de ville, qui était préposé pour avoir soin d'un certain quartier. Qqns. disent Quartenier. ( Carti-nié.)

QUARTO (IN), r. In-quarto.

QUARTZ, s. m. Mot ail. Substance minérale de la classe des pierres, assez dure pour rayer le verre , auquel elle ressemble beaucoup. (Couarts.)

QUARTZEUÏ, EUSE. adj. De la nature du quartz. (Couar-tseu ; ze.)

QUASI, s. m. (Quasi.) Un quasi de 'veau. Un morceau de la cuisse d'un veau. (Ca-zi.)

QUASI, adv. (Quasi.) Presque, peu s'en faut , il ne s'en faut guère. Fam.

QUASI-CONTRÀT. s. m. Fait purement volontaire dont il résulte un p!u;;i^'cn)ent envers un tiers, et qqfs. un engagement r«ci-

QUA

proque des deiR parties , sans qu'il y ait eu convention ni consentement. ( — con-tra.)

QUASI-DÉLIT, s. m. Dommage que l'on cause involontairement à qqn. par imprudence ou par négligence. ( — dé-li.)

QUASIMODO. s. f. T. lat. qui se trouve en tête de l'introït de la messe du dimanche d'après Pâques , et par lequel ce jour est désigné dans la liturgie. (Ca-zi-mo-dô.)

QUATERNAIRE, adj. des 2 g. {Qiiaternarius.) Qui vaut quatre, ou Qui est divisible par quatre. (Ca-tër-nè-re.)

QUATERNE. s. m. (Quaterni.) Combinaison de quatre numéros pris ensemble à la loterie, et sortis ensemble de la roue de la fortune. | Au loto , Quatre numéros gagnant ensemble sur la même ligne horizontale ou de la même couleur. (Ca-tër-ne.)

QUATORZAINE. s, f. L'espace de quatorze jours qui s'observait de l'une à l'autre des quatre criées des biens saisis réellement. (Ca-tor-zë-ne.)

QUATORZE, adj. numéral des a g.

(Quatuordecim.) Dix et quatre, quatre avec dix. I Quatorzième. J Subst. m. Quatorze multiplié par deux donne mngt-huit. \ Le quatorzième jour d'une période. | Au jeu de piquet, Les quatre as, ou les quatre rois, ou les quatre dames, ou les quatre valets, ou les quatre dix ; parce que ces quatre cartes ensemble valent quatorze points. CCa-tor-ze.)

QUATORZIÈME, adj. des a. 'g. Nombre ordinal de quatorze. | La quatorzième partie, Chaque partie d'un tout qui en a quatorze. I Subst. m. Le quatorzième jour. | Une quatorzième part ou partie. (Ca-tor-ziè-me.)

QUATORZIÈMEMENT, adv. En quatorzième lieu. (Car-to-ziè-me-man.)

QUATRAIN, s. m. Petite pièce de poésie qui contient quatre vers, dont les rimes sont ordin. croisées. | Quatre vers qui font partie d'un sonnet, d'une stance, etc. (Ca-trin.)

QUATRE, adj. numéral des a g. (Quatuor.) Nombre composé de deux fois deux. | Fam., Se mettre en quatre , S'employer de tout seU pouvoir pour rendre service. | Fam., Comme quatre, Beaucoup, excessivement. | Qua trième. | Subst. m. Quati'e multiplié par huit donne trente-deux. \ Le quatre du mois Le quatrième jour du mois, j Le caractère qui marque en chiffre le nombre de quatre. | Subst. m. La carte qui est marquée de quatre cœurs, de quatre trèfles, etc. (Ca-tre.)

QUATRE-TEMPS. ». m. pi. Les trois jours où l'Église ordonne de jeûner en chacune des quatre saisons de l'année , et où les évêques ont coutume de faire les ordinations. (Ca-tre- tan.)

QUATRE-VINGTIÈM«1. adj. des a g.

Nombre ordinal de quatre-Yingts. j Subst. m. Un quatre-vingtième. (Ca-tre-vin-tiè-me.)

QUATRE-VINGTS, adj. numéral des a g. Quatre fois vingt. Il s'écrit toujours avec uue s quand il n'est pas suivi d'un autre

QUE

nombre. H ne prend point d'* quand il précède un autre nombre auquel il est joint. | On disait autrefois, Octante. (Ca-tre-vin.j

QUATRIÈME, adj. des a g. {Quartus.) Nombre ordinal de quatre. | La quatrième partie d'un tout. Chaque partie d'un tout qui en a quatre. | S. m. Le quatrième du mois^ Le quatrième jour du mois. ! S. f. Au jeu de piquet, Une suite de quatre cartes de même couleur. (Ca-triè-me.)

QUATRIÈMEMENT, adv. En quatrième lieu. ( Ca-tri-è-me-man. )

QUATRIENNAL, ALE. adj. {Quadrien- «ij.) Se dit D'un office, d'une charge qui s'exerce de quatre années l'une. | Se dit De l'officier qui [exerce cette fonction. | Subst. m. Se dit De la charge et de l'officier. (Catri-ën-nal. )

QUATUOR, s. m. ( Quatuor. ) Morceau de musique vocale ou instrumentale , qui est à quatre parties récitantes. (Coua-tu-or.)

QUAYAGE. s. m. Droit que payent les marchands pour avoir la liberté de se servir du quai d'un port , et d'y placer leurs marchandises. (Cè-ia-je[cm.].)

QUE. (Qui.) Pronom relatif des a g. et des 2 nombres , servant de régime au verbe qui le suit. Il s'élide devant une voyelle. | Il remplace qqfs. De qui, à qui , pour qui, etc. I II remplace aussi , en parlant Des choses , Pendant lequel, dans lequel, etc. | Quelle chose. I S'emploie comme conj. entre deux membres de phrase qui ont chacun leur verbe exprimé ou sous-entendu, pour marquer que le dernier est régi par le premier, ou lui est subordonné. | Conj. S'emploie avec ellipse du premier membre de phrase , dans le titre des chapitres et des sections d'un livre , pour indiquer De quelle matière on y traite. | Il est particule de souhait, d'imprécation , de commandement , de consentement , de répugnance , de blâme, etc. | Il est particule d'admiration, d'ironie, d'indignation; et signifie Combien. | Pourquoi? | Si ce n'est. | Forme certaines locutions avec diverses prép., conj. et adv.; comme j4Jîn que , avant que , après que , bien que , dès que. V. AriVy Avant, etc. | Se dit encore pour Comme, Quand et Si , lorsque , à des propositions qui commencent par ces mots, on en joint d'autres de même nature. | S'emploie pour donner plus de force à ce qu'on dit. (Ce [c dur.].)

QUEL , QUELLE. {Qualis.) Adj. dont on se sert pour demander ce que c'est qu'une personne , qu'une chose , son nom , ses qualités, ou pour mai'quer de l'incertitude, du' doute. I S'emploie qqfs. dans une phrase affirmative. ( Se dit par exclamation. | Quel que soit, De qq. sorte, de qq. espèce que soit ou la personne ou la chose dont il s'agit. ( Cël ; cë-le [c m.].)

QUELCONQUE, adj. des a g. {Qualiscumque.) Quel que ce soit, quel qu'il soit,

QUE

quelle qu'elle soit. | Quel qu'il soit , quelJe qu'elle soit; et alors il a un pluriel. (Cëlconc-e [c m.].)

QUELLEMENT. adv. Tellement qucllement , Ni fort bien ni fort mal , mais plutôt mal que bien. ( Cë-le-man [c m.].)

QUELQUE, adj. des i g. {Qualisque.) Un ou plusieurs, entre un plus grand nombre. | Sert à indiquer un petit nombre, une quantité peu considérable. | Se joint avec Peu. Quelque peu d'argent. Un peu d'argent. | Quel que soit le , quelle que soit la. | Adv. Se joint toujours avec un adj. ou un adv., et signifie À qq. point que , à qq. degré que. j Environ , à peu près. ( Cëlc-e [c m.].)

QUELQUEFOIS, adv. De fois à autre, parfois. ( Cëlc-e-foua [c m.],)

QUELQU'UN, UNE. s. Un, une entre plusieurs. ] Quelqu'un , pris absol., s'emploie pour les 2 g., et signifie , Une personne. | Quelques-uns , au plur. , Plusieurs dans un grand nombre. ( Cëlc-un [c m.].)

QUÉMANDER, v. n. Mendier par pure fainéantise, mendier clandestinement. (Vi.) ( Cé-man-dé [c m.].)

QUÉMANDEUR , EUSE. s. Celui , celle qui quémande. (Vi.) (Cé-man-deur ; eu-ze [c m.].)

QU'EN-DIRA-T-ON. s. m. Les propos que pourra tenir le public. Fam. ( Can-dira-ton. )

QUENOTTE, s. f. Dent de petit enfant.

Fam. (Ce-no-te [c dur.].)

QUENOUILLE, s. f. {Kunkel, ail.) Sorte de petite canne ou de bâton , que l'on entoure, vers le haut, de soie, de chanvre, etc., pour filer. | La soie , le chanvre , la laine dont une quenouille est chargée. | Cette maison est tombée en quenouille, Une fille en est devenue héritière. | Quenouilles de Ut, Les colonnes, les piliers qui sont aux quatre coins de certains lits. | Se dit Des arbres fruitiers qui sont taillés de manière que le branchage se rapproche de la forme d'une quenouille. (Ce-nou-lle [c dur et 11 m.].)

QUENOUILLÉE. s. f. La quantité de laine, de chanvie, etc., nécessaire pour garnir une quenouille. ( Ce-nou-llée [c dur et 11 m.].)

• QUÉRABLE. adj. {Quœrere.) Rente ou Redevance quérable , Celle que le créancier doit aller chercher. On dit aussi Requérable. ( Cé-ra-ble [c m.].)

QUERCITRON. s. m. Espèce de chêne vert ' de l'Amérique septentrionale, dont l'écorce sert à teindre en jaune. (Cër-si-tron [c m.].)

QUERELLE, s. f. (Querela.) Contestation , démêlé , dispute mêlée d'aigreur et d'animosité. I Querelle d Allemand , Querelle faite légèrement, sans sujet. (Ce-rè-le [c dur.l.)

QUERELLER, v. a. Faire querelle à qqn.

j Pron. , Disputer l'un contre l'autre avec

QUE

des paroles aigres. [ Gronder, réprimander. ( Ce-rè-lé [c m.].)

QUERELLEUR, EUSE. adj. et subst.Qui fait, qui cherche souvent querelle aux gens. ( Ce-rè-leur; eu-ze [c dur.].)

QUÉRIMONIE. s. f. Requête présentée au juge d'Église , pour obtenir la permission de faire publier un monitoire. ( Cue-ri-monie [c m.].)

QUERIR. V. a. {Quœrere.) Chercher avec charge d'amener la personne , ou d'apporter la chose dont il est question. Ne s'emploie qu'à l'infinitif. (Vi.) ( Cé-rir [c m.].)

QUESTEUR, s. m. ( Quœstor.) C'était le nom De certains magistrats chargés, à Rome, dans les armées ou dans les provinces, de l'administration des finances, et de diverses autres fonctions. | Se dit, dans certains corps, Des membres qui sont chargés de diriger et de surveiller l'emploi des fonds. (Cuës-teur [c m.].)

QUESTION, s. f. ( Quœstio. ) Interrogation, demande que l'on fait pour s'éclaircir de qq. ch. | Une proposition qu'il y a lieu d'examiner, de discuter. | // est question de , Il s'agit de. | La torture , la gêne donnée aux accusés et aux condamnés , en matière criminelle, pour leur arracher des aveux. (Cëstion [c m.].)

QUESTIONNAIRE, s. m. Celui qui donnait la question aux accusés et aux condamnés. ( Cës-lio-nè-re. )

QUESTIONNER, v. a. Interroger qqn., lui faire des questions. | En mauvaise part , se dit De ceux qui ont coutume de faire des questions importunes. (Cës-tio-né [c m.].)

QUESTIONNEUR, EUSE. s. et adj. Celui , celle qui fait sans cesse des questions. ( Cës-tio-neur ; eu-ze [c m.].)

QUESTURE, s. f. {Quœstura.) Dignité, charge de questeur. | La durée des fonctions de questeur. | Le bureau des questeurs d'une assemblée. ( Cuës-tu-re [c m.].)

QUÊTE, s. f. (Qucesitum.) Action par laquelle on cherche. | L'action d'un valet de limier qui va détourner une bête pour la lancer. | L'action du chien qui démêle la voie d'un cerf, d'un sanglier, etc. , qu'on veut détourner. | Se dit de même en parlant De la chasse des perdrix. | L'action de demander et de recueillir des aumônes pour les pauvres , ou pour des œu\Tes pieuses. ( Cé-te [c m.].)

QUÊTE, s. f. Saillie que font l'étrave et l'étambot hors de la quille.

QUÊTER. V. a. Chercher. | Demander et recueillir les aumônes. (Cê-té [c m.].)

QUÊTEUR, EUSE. s. Celui, celle qui quête pour qqn. (Cê-teur; eu-ze [c m.].)

QUEUE, s. f. {Cauda.) La partie qui termine le corps de la plupart des animaux, par derrière. | En parlant Des quadruj)èdes. Cette partie qui est un prolongement de l'épine du dos. | Queue-de-cheval , Plante. F,

QlIE

Prèle. ( Queue-de-cochon , Tarière terminée en vrille, qui sert dans différents métiers. | Queue-de-Uon , ou Léonurus , Plante labiée qui croît principalement en Afrique, et dont les fleurs , d'un beau rouge de feu , naissent en verticilles à l'extrémité des rameaux. | Queue-de-pourceau , Plante ombellifère dont la racine est grosse , longue , et pleine d'un suc jaune fétide. | Queue- de-rat, Lime ronde, terminée en pointe , qui sert à agrandir et à limer des trous. — Espèce de dartre allongée qui survient aux jambes des chevaux, et qui forme une ligne dégarnie de poil. — T. de marine. Forme que l'on donne au bout d'une manœuvre , en la travaillant en pointe , pour faciliter son entrée dans certaines poulies ou conduits. | Queue-du-chat , Figure de contredanse. I Queue-de-renard , Petite plante à laquelle on trouve qq. ressemblance avec la queue du renard. | Queue-de-souris , Plante qui croît dans les champs, les prés et les jardins , et qui porte des fleurs dont le réceptable s'allonge après la floraison , de manière à prendre la forme d'une queue de souris. I En parlant Des oiseaux , se dit Des grandes plumes qui leur sortent du croupion, et qui leur servent ordin. comme de gouvernail pour se conduire dans l'air. | Queued'aronde , Espèce de tenon , en queue d'hirondelle, fait à une pièce de bois ou de fer, et qui doit entrer dans une entaille de même forme. | En parlant Des poissons , des serpents, et de qqs. insectes, La partie qui s'étend du ventre jusqu'à l'extrémité opposée à la tête. | En parlant Des fleurs , des feuilles , des fruits , Cette partie par laquelle ils tiennent aux arbres , aux plantes. | Les cheveux de derrière , lorsqu'ils sont attachés avec un cordon et couverts d'un ruban roulé tout autour. | Se dit De plusieurs choses qui ressemblent en qq. façon à une queue. | L'e.\trémité d'une pierre longue qui entre dans la construction d'un mur ou d'une voûte, j ' Instrument dont on se sert plus communément au jeu de billard pour pousser les billes. I Faire fausse queue , Toucher la bille à faux avec la queue. | Le bout , la fin de qq. ch, |À certains jeux, se dit D'une somme indépendante, de 'Tenjeu principal, j La dernière partie, les derniers rangs deqq. corps, de qq. compagnie. | À la queue , en queue , À la suite, immédiatement après. — À la poursuite, aux trousses de qqn. | Fam. , Faire queue , Se ranger par ordre , les uns derrière les autres, afin de passer chacun à son tour à une audience , à une distribution , etc. I Queue à queue , À la file , immédiatement l'un après l'autre. ( Ceue [c m,].)

QUEUE, s. f. Sorte de futaille contenant environ un muid et demi. \ Demi-queue , Fu" taille contenant la moitié de ce que contient une queue.

QUEUE, s. f. Sorte de pierre à aiguiser. On écrit aussi Queux. ,

QUI

QUEUSSI-QUEUMI. loc. adv. et fam.

Absolument de même. (Geu-si-ceu-mi [c m.>.)

QUEUTER. V. n. T. de billard. Pousser d'un seul coup les deux billes avec sa queue ( Ceu-té [c m.].)

QUEUX, s. m. (Coquus.) Cuisinier. (Vi.)

1 Pierre à aiguiser. On écrit plus ordin. Queue. (Ceu [c m.].)

QUI. (Qui.) Pronom relatif des 2 g. et des

2 nombres. Lequel , laquelle. ( Subst. et fam,i. Unie ne sais qui , Un homme de nulle considération. I Absol. et par interrogation, Quel homme.? queUe personne .? j Répété, est qqfs. disti-ibutif , Ceux-ci, ceux-là, les uns, les autres. (Yi.) (Ci [cm.].)

QUIA. T. lat-. Être à quia, mettre à quia. Être réduit ou réduire qqn. à ne pouvoir répondre. (Cui-ia [c m.].)

QUIBUS. s. m. Afoir du quibus ^ Être riche. Pop. (Cui-bus [cm.].)

QUICONQUE. {Quicumque.) Pronom masc. indéfini, qui n'a pomt de plmùel. Toute personne, qq. personne que ce soit qui. I Féminin , il peut être suivi d'un adjectif de ce genre , lorsqu'il a déterminémenl rapport à une femme. ( Ci-conc-e [c m.].)

QUIDAM , QUIDANE. s. T. lat. Il s'emploie dans les procès- verbaux , etc., pour désigner Les personnes dont on ignore ou dont on n'exprime point le nom. | Se dit au masc. I par mépris , dans la conversation. (Ci-dan; ci-da-ne [cm.!.)

QUIDDITÉ. s. f. {Quidditas, b. 1.) Ce qu'une chose est en elle-même. ( Cuid-di-té [c m.].)

QUIESCENT, ENTE. adj. (Quiescens.) Se dit Des lettres qui ne se prononcent point. (jCui-ës-san ; an-te [c m.].)

QUIET, ETE. adj. (Quietus.) lYanquifle , calme , point agité. (Vi.) (Cui-ë [c m.].)

QUIEKSME. s. m. Erreur de certains mystiques, qui, par une fausse spiritualité, font consister toute la perfection chrétienne dans le repos ou l'inaction complète de l'âme, et négUgent entièrement les oeuvres extérieures. ( Cui-é-tis-me [c m.]. )

QUÉTISTE. adj. des 2 g. et subst. Qui suit les erreurs du quiétisme. (Cui-é-tis-te [cm.].),

QUIETUDE, s. f. Tranquillité, repos.

( Ci-é-tu-de [c m.].)

QUIGNON, s. m. Gros morceau dte pain, Fam. ( Ci-«on [c et n m.].)

QUILLAGE. s. m. Droit de quillagc , Droit que les navires marchands payent dans les ports de France la première fois qu'ils y entrent. (Ci-lla-je [c et U m.].)

QUILLE, s. f. Longue pièce de bois qui va de la poupe à la proue d'un navire, et qui lui sert comme de fondement. ( Ci-Ile [c et 11 m.].)

QUILLE, s. f. Morceau de bois long et rond, plus mince par le haut que par le bas, servant à un jeu où il y a neuf de ces mor-

QUI

ceaux de bois , qu'on range ordin. trois à trois eu carré, pour les abattre avec une boule.

QUILLEK. V. u. Se dit Lorsque, avant de faire une partie de quilles, chaque joueur en jette une, et vise à la placer le plus près de la boule, pour savoir ceux qui seront ensemble, ou celui qui jouera le premier. (Cillé [c et 11 m.].)

QUILLETTE. s. f. Se dit Des brins d'osier gros comme le petit doigt , et longs d'un pied , qu'on enfonce en terre d'un demi-pied , pour qu'ils prennent racine. (Cillë-te [c et 11 m.].)

QUILLIER. s. m. L'espace carré dans lequel on range les neuf quilles. | L'assemblage de toutes les quilles prises ensemble. ( Ci-Ué [c et 11 m.].)

QUINA. s. m. V. Quinqïhna.

QUINAIRE, adj. {Quinarius.) Se dit D'un nombre divisible pai' cinq. (Cui-në-re [c m.].)

QUINAIRE, s. m. Nom par lequel les monétaires anciens et les antiquaires désignent les pièces de monnaie de la troisième grandeur, fabriquées soit en or, soit en argent.

QUINAUD, AUDE. adj. Confus, honteux d'avoir eu le dessous dans quelque contestation. (Ci-nô [c m.].)

QUINCAILLE. s. f. Toute sorte d'ustensiles, d'instruments de fer ou de cuivre, comme chandeliers, mouchettes, lames d'épée, couteaux, ciseaux, etc. | Par mépris, La monnaie de cuivre. (Cin-ca-Ue [c et 11 m.].)

QUINCAILLERIE, s. f. Marchandise de toute sorte de quincaille. (Cin-ca-Ue-rie [c et 11 m.].)

QUINCAILLIER, s. m. Marchand, vendeur de quincaille. ( Cin-ca-llé [c et 11 m.].)

QUINCONCE, s. m. ( Quincunx. ) Disposition de plant qui est faite à distances égales en ligne droite , et qui présente plusieurs allées d'arbres en différents sens. Un bois planté en quinconce. \ Il se dit aussi D'un lieu planté de cette manière. Le quinconce des Invalides à Paris. (Cin-con-se [c m.].)

QUINDÉCAGONE. s. m. (Quinque, lat. ; deka, gr.) Figure qui a quinze angles ou quinze côtés. (Cui-dé-ca-go-ne [c m.].)

QUINDËCEMVIRS. s. m. pi. {Quindecemviri. ) T. d'antiq. rom. Officiers préposés à la garde des livres sibyllins , et chargés de la célébration des jeux séculaires. (Cuin-désëm-vir [c m.].)

QUINE. s. m. (Quini.) T. du jeu de trictrac. Coup de dés qui amène deux cinq. | Cinq numéros pris ensemble à la loterie, et sortis ensemble de la roue de fortune, j Au loto, Cinq numéros gagnant ensemble sur la même ligne horizontale , ou de la même couleur. ( Ci-ne [c m,].)

QUININE, s. f. Substance alcaline et

Otii

amère qu'on extrait de diverses espèceft de quinquina. (Ci-ni-ne [c m.].)

QUINOLA. s. m. { Quinola , esy.) Nom du valet de cœur, au jeu de reversi. ( Ci-nola [c m.J.)

QUINQUAGÉNAIRE, adj. des a g. el subst. ( Quinquagenarius. ) Qui est âgé de cinquante ans. (Cuin-coua-jé-nè-re [c m.].)

QUINQUAGÉSIME. s. f. ( Quinquagesimus. ) Se dk Du dimanche qui précède le premier dimanche de carême. (Cuin-coua-jézi-me [c m.].)

QUINQUE. s. m. T. it. Morceau de musique à cinq parties. (Cuin-cué [c m.].)

QUINQUENNAL, ALE. adj. { Quinque nnalis.) Qui dure cinq ans, ou Qui se fait de cinq en cinq ans. | Fêtes quinquennales , et subst. , Quinquennales , Fêtes qui se célébraient du temps des empereurs , à Rome et, dans les provinces, au bout des cinq premières années de leur règne , et ensuite de cinq eu cinq ans. ( Cuin-cuë-n-nal [c m.].)

QUINQUENNIUM. s. m. Mot lat. Cours d'étude de cinq ans , dont deux en philosophie, et trois en théologie. (Vi.) (Cuin-cu-ënni-o-me [c m.].)

QUINQUENOYE. s. m. {Quinque, novem.) Jeu qui se jouait avec deux dés, et qui a pris son nom du nombre de cinq et de neuf. ( Cinc-e-no-ve [c m.].)

QUINQUERCE. s. m. I^Quinquertium.) T. d'antiq. romaine. La réunion des cinq espèces de combats où un même athlète devait être vainqueur dans le même jour, pour obtenir le prix. ( Cuiu-cuër-se [c m.].)

QUINQUÉRÈME. s. f. Galère à cinq rangs de rames. ( Cuin-cué-rè-me [c m.].)

QUINQUET. s. m. ( Quinquet , n. pr. ) Sorte de lampe à un ou à plusieurs becs, et à double courant d'air. ( Cinc-ë [c m.],)

QUINQUINA, s. m. ( Kinahina , péruv. ) Écorce amère et fébrifuge qui est fournie par un arbre du Pérou. | L'arbre même qui fournit cette écorce. (Cinc-i-na [c m.].)

QUINT, s. m. ( Quintus. ) La 5* partie dans qq. somme, dans qq. marché, dans qq. succession. | Droit qu'on payait en qqs. lieux, pour l'acquisition d'un fief, au seigneur dont le fief était mouvant. | Adj., Charles-Quint, empereur; Sixte-Quint, pape. ( Gin [c m.].)

QUINTAINE. s. f. Poteau fiché en terre, contre lequel on s'exerce à courir avec la lance ou à jeter des dards. | L'action de courir le quintan. ( Cin-të-ne [c m.].)

QUINTAL, s. m. Poids de cent livres. | Quintal métrique. Le poids de cent kilogrammes. ( Ciu-tal [c m.].)

QUINTAN. s. m. Mannequin qui est monté sur un pivot, el qui a la main armée d'un fouet ou d'un bâton , de manière que , lorsqu'on le frappe maladroitement avec la lance et qu'on le fait tourner, il en donne un

QUI

coup sur le dos du cavalier. On dit autrement Faquin. (Cin-tan [c m.].)

QUINTANE. adj. f. V. Quiktk , adj.

QUINTE, s. f. ( Quintiis. ) Intervalle de cinq notes consécutives, y compris les deux extrêmes. | Espèce de violon un peu plus grand que le violon ordinaire, et monté comme celui-ci de quatre cordes, mais à une quinte au-dessous ; on le nomme ordin. ^Ito, et qqfs. F'iole ou Fiola. \ Au jeu de piquet , Une suite non interrompue de cinq cartes de la même couleur. | T. d'escrime. La cinquième garde, j Un accès de toux violent et prolongé. | Caprice, bizarrerie, mauvaise humeur qui prend tout d'un coup. | Mouvement désordonné que fait le cheval sous le cavalier, et dans lequel il s'arrête tout court. I Adj. , se dit D'une fièvre qui revient tous les cinq jours. On dit plus ordin. Fièvre guintane. (Cin-te.)

QUINTEFEUILLE. s. f. QQuinquefolium.) Plante rosacée, ainsi nommée parce qu'elle a cinq feuilles sur un même pétiole , rangées en forme de main ouverte. ( Cin-te-feu;lle [c et 11 m.].)

QUINTESSENCE, s. f. (Quinta, essentia.) La substance éthérée. | La partie la plus sub.tile extraite de quelques corps, | Ce qu'il y a de principal, de plus fin, de plus caché dans une affaire, dans un livre. | Tout le profit qu'on peut tirer d'une affaire d'intérêt, d'une charge, d'une entreprise, d'une terre à ferme. ( Cin-tè-san-se [c m.].)

QUINTESSENCIER. v. a. Raffiner, subtiliser. ( Cin-tès-san-si-é [c m.].)

QUINTETTO. s. m. T. it. Fait au pluriel Quintetti. Morceau de musique à cinq parlies , moins étendu que le quinque. (Cuin-tëttô [c m.].)

QUINTEUX, EUSE. adj. Fantasque, qui est sujet à des quintes, à des fantaisies, à des caprices.] Se dit D'un cheval sujet à faire des quintes. ( Cin-teu ; ze [c m.].)

QUINTIDI. s. m. {Quintus , dies.) Le cinquième jour de la décade , dans le calendrier républicain. (Cuin-ti-di [c m.].)

QUINTIL , ILE. adj. (QuintiUs.) T. d'astrol. Il n'est guère usité que dans cette locution, Quintal aspect, La position de deux planètes éloignées l'vme de l'autre de la cinquième partie du zodiaque , ou de soixantedouze degrés. (Cuin-til [c m.].)

QUINTUPLE, adj. des 2 g. {Quintuples.) Qui vaut cinq fois autant. | Subst. m. Rendre le quintuple. ( Cuin-tu-ple [c m.].)

QUINTUPLER, v. a. Rendre cinq fois plus grand , multiplier un nombre par cinq. (Cuin-tu-plé [c m.].)

QUINZAIN. Terme indéclinable dont on se sert au jeu de paume, pour indiquer que les joueurs ont chacun quinze. ( Cin-zin [c m.].)

QUINZAINE, s, f. collectif. Nombre de

QUI

quinze ou environ. | Absol. , Une quinzaine de jours. ( Cin-zë-ne [c m.].)

QUINZE, adj. numéral des 2 g. {Quindecim.) Trois fois cinq , ou dix et cinq. | À Paris, Les Quinze- Vingts y L'hôpital fondé par saint Louis pour trois cents aveugles. Fam. , Un Quinze-Vingt, Un des aveugles reçus dans cet hôpital. | Quinzième. | Subst. m. Le nombre quinze. |Le quinzième jour d'une période. I Jeu de cartes où gagne celui des joueurs j qui compte quinze par les points de ses cartes , ou qui approche le plus de ce nom- ^ bre. I Au jeu de paume , Un des quatre coups dont un jeu est composé. (Cin-ze [c m.].)

QUINZIÈME, adj. des 2 g. Nombre d'ordre qui suit immédiatement le quatorzième. I La quinzième partie , Chaque partie d'un tout qui en a quinze. | Subst. , Le quinzième jour. I Une quinzième partie ou portion. ( Cin-zi-ë-me [c m.].)

QUINZIÈMEMENT, adv. En quinzième lieu. ( Cin-ziè-me-man [c m.].)

QUIPOS. s. m. pi. Cordons noués qui servaient d'écriture aux anciens Péruviens. (Cipos [c m.].)

QUIPROQUO, s. m. Expr, lat. Une méprise. (Ci-pro-cô [c m.].)

QUITTANCE, s. f. Écrit que l'on donne à qqn. , et par lequel on déclare qu'il a payé, acquitté quelque somme d'argent, qq. redevance, qq. droit, etc. (Ci-tan-se [c m.].)

QUITTANCER, v. a. Décharger une obligation , un contrat , etc. , en écrivant au dos , au bas ou à la marge , que le débiteur a payé tout ou partie de la somme qu'il devait. ( Ci-tan-sé [c m.].)

QUITTE, adj. des 2 g. {Quiet us.) Qui est libéré de ce qu'il devait, qui ne doit plus rien. | Adv. , Jouer à quitte ou double , Jouer une dernière partie qui doit acquitter celui qui a déjà perdu , ou doubler le gain de celui qui a déjà gagné. | Être quitte à quitte , Ne se devoir plus rien de part ni d'autre, j Qui est délivré , débarrassé de qq. ch. (Ci-te [c m.].)

QUITTEMENT. adv. S'emploie pour exprimer que la chose qu'on vend, qu'on achète , dont on hérite , dont on compose , etc. , est franche de toutes dettes. (Vi.) ( Cite-man [c m.].)

QUITTER. V. a. Laisser qqn. en qq. endroit , se séparer de lui. ( Cet homme a quitté sa femme. Il l'a abandonnée. | Se retirer de qq. lieu. I Quitter lacliambre, Sortir. | Quitter le Ut, Se lever. I Abandonner une chose, y renoncer, s'en désister, cesser de s'y appliquer, de s'y adonner. | Quitter la 'vie. Mourir. ( Ôter qq. ch. de dessus soi , s'en dépouiller, s'en débarrasser. | Lâcher, laisser aller. | Quitter prise. Abandonner un dessein, s'en désister. I Céder, délaisser. | Exempter, affranchir, décharger, tenir quitte. | V. n. À certains jeux de renvi , Abandonner la vade qu'on a faite, plutôt que de vouloir tenir

une nouvelle somme , dont un des joueurs a renvié. (Ci-té [c m.],)

QUITUS, s. m. Arrêté ou jugement défînitit d'un compte, par lequel, après la correction, le comptable est déclaré quitte. (Cui-tus [c m.J.)

QUI-VA-LÀ, Cri d'une personne qui entend du bruit , et qui craint quelque surprise. (On écrit plus ordin. Qui 'va là? sans tirets et avec un point d'interrogation.) (Civa-la [c m.].)

QUl-VIVE. Cri d'une sentinelle, d'une patrouille, etc., qui entend du bruit, qui aperçoit une personne ou une troupe. (On écrit plus ordin. Qui mve ? sans tiret et avec un point d'interrogation.) { S. m. Être sur le (jui-'vive. Être très-attentif à ce qui se passe. (Ci-vi-ve [c m.].)

QUOAILLER. v. n. (Cauda.) Se dit D'un cheval qui remue perpétuellement k queue quand on le monte ou quand on le panse. (Co-a-llé [11 m.].)

QUOI. {Quid.) Pronom qui tient lieu qqfs. du pronom relatif Lequel, laquelle, tant au singulier qu'au pluriel , lorsqu'il est précédé d'une préposition. | Absol. , Quelle chose. | Pop. , ^voir de quoi , Avoir de l'argent, être dans l'aisance. | Je ne sais quoi, ou, subst., Un je ne sais quoi , se dit d'Une qualité , d'un sentiment indéfinissable. | Fam. , Comme auoi, Comment. | Quoi que , Qq. ch. que. I Particule admirative , sert à marquer l'étonnement, l'indignation, etc. (Coua.)

QUOIQUE, conj. qui régit toujours le subjonctif. Encore que, bien que. (Couac-e.)

QUOLIBET, s. m. {Quolibet.) Façon de parler basse et triviale , qui renferme ordin. une mauvaise plaisanterie. (Co-li-bë.)

QUOTE. adj. f. (Quotus.) Quote-part, La part que chacun doit payer ou recevoir, dans la répartition d'une somme totale. F. Cote. (Co-te.)

QUOTIDIEN, ENNE. adj. {Quotidiauus.) De chaque jour. | Journal quotidien , Qui paraît tous les jours. | Notre pain quotidien , Notre nourriture de chaque jour, ou Ce qui suffit à nos besoins journaliers. | Fam., C'est son pain quotidien, se dit D'une chose qui est ordinaire à qqn. , dont il use tous les jours. (Co-ti-diia ; ë-ne.)

QUOTIENT, s. m. (Quoties.) Nombre qui résulte de la division d'un nombre par un autre. (Co-si-an.)

QUOTITÉ, s. f. {Quotas.) La somme fixe a laquelle monte chaque quote-part. (Cotité.)

R. s. f. et m. Lettre consonne, la dix-huitième de l'alphabet. Lorsqu'on la nomme Erre, suivant la prononciation ancienne et usuelle, le nom de cette lettre est féminin. Une R {erre). Lorsqu'on l'appelle Be, suivant la méthode moderne , ce nom est mas-

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