RAB
conj. c. Battre.) Rabaisser , faire descendre. \ Rabattre un coup , Le détourner. | Rabattre les ornières , les sillons , Les remplir de la terre qui s'est élevée au bord. | Fam., Abaisser , réprimer, | Diminuer , retrancher de la valeur d'une chose , et du prix qu'on en demande. | Rabattre le gibier , Battre la campagne, pour rassembler le gibier dans l'endroit ou sont les chasseurs. | V. n. Quitter un chemin , et se détourner tout d'un coup pour passer dans un autre. | Se dit De celui qui , après avoir parlé de qq. matière, change tout d'un coup de propos. | Se borner , se restreindre, j Rabattu , ue. part. | Èpée rabattue , Épée qui n'a ni pointe ni tranchant, l Dames rabattues ,^ Sorte de jeu qu'on joue sur le tablier d'un trictrac avec les dés et : Jes dames. (Ra-ba-tre.) 'i"' RABBANISTE. s. m. K Rabbikiste.
RABBIN, s. m. (Rabbi.) On appelle ainsi Les docteurs des juifs. | Lorsque le mot Rabbin précède immédiatement le nom d'un docteur juif, on supprime Vn finale , et l'on retranche aussi l'article. On doit toujours dire Rabbi en adressant la parole à un rabbin. (Ra-bin.)
RABBINAGE. s. m. L'étude qu'on fait des livres des rabbins. Se dit par dérision. (Ra-bi-na-je.)
RABBINIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient aux rabbins , qui est particulier aux rabbins. (Ra-bi-nic-e.)
RABBINISME. s. m. La doctrine , les écrits des rabbins. (Ra-bi-nis-me.)
RABBINISTE. s. m. Celui qui suit la doctrine des rabbins , ou qui étudie leurs livres. On dit aussi Rabbaniste. (Ra-bi-nis-te.)
RABDOLOGIE. s. f. {Rabdos , logos, gr.) Espèce d'arithmétique, qui consiste à :^aire des calculs par le moyen de petites baguettes sur lesquelles sont écrits les nombres simples. ( — lo-jie.)
RABDOMANCE ou RABDOMANCIE. s.
f. [Rabdos , manteia , gr.) Prétendue divination qui se faisait avec une baguette, et de plusieurs manières différentes. | Moyen par lequel on prétend découvrir les sources , les mines , les trésors enfouis , etc. , en tenant par les deux bouts une baguette de coudrier, qui tourne à l'approche de l'objet qu'on cherche. ( — man-se ; ou — man-sie.)
RABÊTIR. v. a. Rendre béte , stupide. ] T. n. Devenir bête. Fam.
RABIOLE. s. f. V. Rave.
RÂBLE, s. m. La partie de certains quadrupèdes qui s'étend depuis le bas des épaules jusqu'à la queue. | Se dit , par plaisanterie, en parlant Des personnes qui sont fortes et robustes. | Barre de fer en crochet , dont on se sert pour remuer des substances que l'on calcine.
RÂBLU , UE. adj. Qui" a le râble épais , .qui est bien fourni de râble. Qqns. disent
RÂC
Râblé. I Se dit , par plaisanterie, D'un homme fort et robuste.
RABONNIR. V. a. Rendre meilleur. | V.
n. Devenir meilleur. (Vi.) (Ra-bu-nir.)
RABOT, s. m. Outil de menuisier, composé d'une espèce de ciseau ajusté dans un fut de bois , et servant à dresser , à aplanir , à unir la surface du bois. | Fam. , Passer le \ rabot sur un ouvrage de 'vers , de prose,' \ Le corriger , le polir. | Outil dont on se sert 1 pour unir et polir différents métaux , ou J pour y faire des filets et des moulures. | Instrument en forme de T , qui est composé d'un morceau de bois avec un long manche , et dont on se sert pour remuer , pour détremper la chaux, j Espèce de pierre dure dont on se sert pour paver. (Ra-bô.)
RABOTER. V. a. Dresser , aplanir, ren- j dre uni avec le rabot. | Fam. et en parlant j Des ouvrages d'esprit, signifie Retrancher, ; réformer , corriger , polir.
RABOTEUR, s. m. Ouvrier qui se sert du rabot pour les huisseries , les cadres , les moulures , les marches d'escalier , etc.
RABOTEUX , EUSE. adj. Se dit Du bois; rîoueux, inégal. I Se dit De toute superficie inégale. | Se dit Du style, grossier, rude, mal poli. (Ra-bo-teu ; ze.)
RABOUGRIR, v. n. Se dit Des arbres et des plantes que la mauvaise nature de la terre, les mauvais vents, ou qq. autre cause, empêchent de profiter. | Rabougri , ie. adj. Se dit D'une petite personne de mauvaise conformation et de mauvaise mine.
RABOUILLÈRE. s. f. Trou , espèce de terrier peu profond, que les. lapines creusent pour y faire leurs petits. (Ra-bou-Uè-re [Il m.].)
RABOUTIR. v. a. Est usité en parlant De morceaux d'étoffe qu'on met bout à bout l'un de l'autre. Pop.
RABROUER, v. a. Rebuter qqn. avec rudesse. Fam.
RACAJLLE.'s. f. (i?ai//a:.) La lie et le rebut du peuple , ce qu'il y a de plus vil et de plus méprisable dans la populace. | Se dit de Toutes les choses de rebut. Fam. (Ra-ca-Ue pi m.].)
RACCOMMODAGE, s. m. Le travail d'un ouvTier qui a raccommodé, réparé q({.
meuble, qq. vêtement, etc. (Ra-co-moda-je.)
RACCOMMODEMENT, s. m. Réconciliation après une petite querelle , une petite brouille. (Ra-co-mo-de-man.)
RACCOMMODER, v. a. Réparer, remettre en bon état, j Remettre dans un état plus convenable , plus propre , et plus selon la bienséance. | En parlant Des ouvrages d'esprit, des affaires; Réformer ce qu'il peut y avoir de mauvais. | Raccommoder une sottise , La réparer. | Mettre d'accord des personnes qui s'étaient brouillées. (Ra-como-dé.)