REI
dans ses prérogatives, etc., celui qui en était déchu. I Faire recouvrer l'estime publique , l'estime de qqn. ( Ré-a-bi-li-té. )
RÉHABITUER, v. a. Faire reprendre une habitude perdue. ( Ré-a-bi-tu-é. )
REHAUSSEMENT, s. m. Action de rehausser. ( Re-ô-se-man. )
REHAUSSER, v. a. Hausser davantage. | Fig. , Reiiausser le courage de qqn., à qqn.. Lui relever le courage. | Augmenter. | Faire paraître davantage. | Se dit en parlant De certaines hachures ou retouches que l'on fait à la peinture de bâtiment. | Faire valoir, relever, j Vanter avec excès, faire beaucoup valoir. ( Re-ô-sé. )
REHAUTS, s. m. pi. Retouches ou hachures brillantes servant à faire ressortir des figures, etc. (Re-ô.)
RÉIMPORTER, v. a. Importer de nouveau. ( Ré-in-por-té. )
RÉIMPOSER, v. a. Faire une nouvelle imposition pour achever le payement d'une taxe qui n'a pu être entièrement acquittée. | T. d'imprim. Imposer de nouveau. ( Réin-po-zé. )
RÉIMPOSITION. s. f. Nouvelle imposition faile pour achever le payement d'une somme qui n'a pu être entièrement acquittée. 1 Action de réimposer une feuille , une forme. ( Ré-in-po-zi-sion. )
RÉIMPRESSION, s. f. Action de réimprimer, ou Le résultat de cette action. (Réin-prë-sion. )
REIMPRIMER, v. a. Imprimer de nouveau. ( Ré-in-pri-mé. ) »
REIN. s. m. ( Ren. ) Viscère double dont le principal usage est de recevoir et de filtrer les sérosités du sang qui forment l'urine, j Au plur. , Les lombes , le bas de l'épine du dos, et la région voisine. — L'épine du dos , par rapport à la force , à la souplesse, etc. | Les reins d'une voûte, Les parties d'une voûte comprises entre la portée et le sommet. ( Rin. )
REINE, s. f. ( Regina. ) Femme de roi , ou Princesse qui de son chef possède un royaume. | La reine du bal, Celle pour qui on donne le bal. | La plus excellente en son genre. | Au jeu des échecs. Pièce qui est moins grande que le roi, et qui est la seconde du jeu. j Reine-des-prés , Nom vulgaire de la spirée ulmaire. ( Rè-ne. )
REINE-CLAUDE, s. f. Espèce de prune très-estimée. { Rè-ne-clô-de. )
REINE-MARGUERITE, s. f. Voy. Marguerite.
REINETTE, s. f. Sorte de pomme trèsestimée. On écrit aussi. Rainette. (Rè-në-te.)
RÉINSTALLATION, s. f. Action de réinstaller. ( Ré-in-stal-la-sion. )
RÉINSTALLER, v. a. Installer de nouveau. ( Ré-in-sta-lé. )
REINTÉ, ÉE. adj. Large de reins, qui a les reins larges et forts. | S'emploie en
REJ
parlant D'un chien dont les reins sont larges et élevés en arc. ( Rin-té. )
RÉINTÉGRANDE. s. f. T. de jurispr.
Rétablissement dans la jouissance d'un bien, d'un immeuble dont on avait été dépossédé par force.
RÉINTÉGRATION, s. f. { Redintegratio. ) Action de réintégrer, ou Le résultat de cette action. ( — gra-sion. )
RÉINTÉGRER, v. a. {Redintegrare.) Remettre , rétablir qqn. dans la possession d'une chose dont il avait été dépouillé. | Réintégrer qqn. dans les prisons , Le remettre en prison. | Se dit en pailaut Des personnes qu'on rétablit dans leur emploi.
REIS. s. m. T. arabe, qui signifie Chef, et qui est Le titre de plusieurs officiers ou dignitaires de l'empire. ( Ré-is. )
RÉITÉRATION, s. f. (Reiterado.) Action de réitérer. ( Ré-i-té-ra-sion. )
RÉITÉRER. V. a. ( Reiterare. ) Faire de nouveau une chose qui a déjà été faite.
REÎTRE. s. m. ( Reiter, ail. ) On appelait ainsi, dans le i6^ siècle. Un cavalier allemand. Qqns. écrivent Rétre. \ Fam. , Vieux reCtre , Homme qui a vu beaucoup de pays, et qui a de l'expérience et même de l'astuce. (Rê-tre.)
REJAILLIR. V. n. Se dit Des corps liquides et de la lumière , et il signifie Jaillir. I Se dit D'un corps solide qui , ayant frappé un autre corps , est repoussé , renvoyé sur un troisième. | Se dit De l'honneur, du déshonneur, de la gloire, de la honte, du bien ou du mal qui revient de qq. ch. à une personne. ( Re-ja-Uir [11 m.].)
REJAILLISSEMENT, s. m. Action, mouvement de ce qui rejaillit. (Re-ja-Ui-se-man [11 m.].)
REJET, s. m. (^Jiejectus.) Action de rebuter une chose, de n'en pas vouloir, de ne pas l'agréer, l'admettre.!] Le renvoi d'une partie d'un compte , qui doit être portée sur un autre chapitre du même compte ou sur un autre compte. (Re-jë. )
REJET, s. m. (Rejectus.) Se dit Du nouveau bois, delà nouvelle pousse d'une plante, d'un arbre. | Rejeton.
REJETABLE, adj. des 2 g. Qui doit être rejeté.
REJETER, v. a. (Rej'icerc.) Jeter de nouveau. I Repousser, renvoyer. | Jeter une chose dans l'endroit d'où on l'avait tirée. | Jeter dehors , pousser hors de soi. | Se dit Des arbres qui repoussent après avoir été coupés. | Mettre une chose en un endroit, après l'avoir ôtée de celui où elle était. | Rejeter un crime, un tort sur qqn. , L'on accuser pour se disculper. I Reuuter, n'agréer pas, ne vouloir pas recevoir.
REJETON, s. m. Nouveau jet que pousse une plante , un arbre par le pied , ou par le tronc, ou par la tige. | Poél., Enfant, descendant.
REL
REJOINDRE. V. a. (Se conj. c. Joindre,) Réunir des parties qui avaient été séparées. | Ratteindre, retrouver des gens dont on s'était séparé. ( Re-jouin-dre. )
REJOINTOYER, v. a. RempUr d'un nouveau mortier les joints des pierres d'un vieux bâtiment. (Re-jouin-toua-ié. )
REJOUER. V. n. Jouer de nouveau , se remettre à jouer.
RÉJOUIR. V. a. {Gaudere.) Donner de la joie. I Cette couleur réjouit la vue , Elle est açréable , elle plaît aux yeux. | Donner du divertissement. | Pron., Passer le temps agi'éablement , se divertir, j Se réjouir de qq. cil.. S'en faire un plaisir. | Éprouver une vive satisfaction de qq. ch. | Pron., se dit à qqs. jeux, Lorsque, tous les joueurs ayant passé, on change la retourne qui fait l'atout ; ce qui peut avoir lieu jusqu'à trois fois. | RÉJOUI , lE. subst. et fam. Une personne grasse , d'une physionomie gaie et de bonne humeur.
RÉJOUISSANCE, s. f. Démonstration de joie, j Au jeu du lansquenet, La carte que celui qui donne tire après la sienne , et sur laquelle tous les coupeurs et autres peuvent mettre de l'argenté | Certaine portion de basse viande qu'on oblige l'acheteur de prendre avec la bonne , et au même prix. ( Réjoui-san-se. )
RÉJOUISSANT, ANTE. adj. Qui réjouit.
(Ré-jou-i-san.)
RELÂCHANT, ANTE. adj. et subst. Se dit Des remèdes propres à relâcher, à étendre , à amollir qq. partie du corps.
RELÂCHE, s. m. Interruption , discontinuation de qq. travail, de qq. étude, de qq. exercice. | Repos , intermission dans qq. état douloureux. | Se dit Lorsque les comédiens suspendent les représentations pendant un ou plusieurs jours. | S. f. Un lieu propre pour y relâcher. | L'action de relâcher.
RELÂCHEMENT, s. m. L'état , la disposition d'une chose qui devient moins tendue qu'elle n'était , qui a perdu de son ressort. ( La disposition du temps à s'adoucir. | L'étal de celui qui se relâche, soit dans le travail ou dans qq. exercice , soit dans les mœurs ou dans la piété. | Délassement , certain étal de repos, utile cessation de travail ou d'exercice. ( Re-lâ-che-man. )
RELÂCHER. V. a. ( Rclaxare. ) Faire qu'une chose soit moins tendue. | Le temps se relâche , Il s'adoucit. | Se relâcher l'esprit , Se délasser l'esprit , se reposer. | Laisser aller. I Céder, abandonner, remettre qq. ch. de ses droits , de ses prétentions , de ses intérêts. | V. n. Diminuer, rabattre de sa première exactitude , de sa première ardeur, etc. [ V. n. S'arrêter en qq. endroit pour cause de besoin ou de danger. | Retaché , ée. adj. S'emploie en parlant Du relâchement dans les mœurs et dans les devoirs de la religion.
RELAIS, s. m. Un ou plusicuis dievaux
REL
frais , que l'on |)oste en qq. endroit , pour que les voyageurs ou les chasseurs s'en servent à la place de ceux qu'ils quittent. | Fam., Èlre de relais. Être de loisir. | Se dit en parlant Des chiens qu'on poste, soit à la chasse du cerf, soit à celle du sanglier. ( Donner le relais , Lâcher, après la bête que l'on court, les chiens placés en relais. | Le lieu où l'on met les relais , soit pour le voyage, soit pour la chasse. | Se dit Des stations de poste. ( Re-lè. )
RELAIS, s. Hi. Espace de qqs. pieds de largeur qu'on réserve entre le pied du rempart et l'escarpe du fossé, pour recevoir les terres qui s'éboulent. | Le terrain que laisse à découvert l'eau courante qui se retire insensiblement de l'une de ses wves , en se portant sur l'autre. | Se dit Des terrains que la mer abandonne entièrement.
RELAIS, s. m. Les ouvertures que l'ouvrier laisse dans une tapisserie quand il cliange de couleur et de figure.
RELAISSÉ. adj. Se dit D'un lièvTC qui , après avoir été longtemps couru , s'arrête de lassitude. ( Re-lé-sé. )
RELANCER, v. a. Lancer de nouveau. | Fam. , Relancer qqn. , L'aller chercher, l'aller trouver au lieu où il est, pour l'engager à qq. ch. | Fam. , Relancer qqn. , Lui répondre rudement. ( Re-lan-sé. )
RELAPS, APSE. adj. et subst. {Relapsus.) Qui est retombé dans l'hérésie. | Se disait De ceux qui retombaient dans le même péché pour lequel ils avaient déjà fait pénitence publique.
RÉLARGIR. V. a. Rendre plus large. (Rélar-jir. )
RELATER, v. a. ( Relalum. ) Rapporter, mentionner.
RELATIF, lYE. adj. ( Relations. ) Qui a qq. relation, qq. rapport. ( S'emploie par opposition à Absolu. \ S. m. Relatifs , Les pronoms qui ont rapport à un nom ou à un autre pronom qui les précède, et qu'on appelle antécédent.
RELATION, s. f. {Relatio.) Rapport d'une chose à une autre. | Le rapport qui est entre deux personnes , entre deux choses (\\\it l'on considère ensemble, et respectivement l'une à l'autre. | Commerce , liaison , correspondance. I Le récit , la narration qu'on fait de ce qui s'est passé , de ce que l'on a vu , entendu. (Re-la-sion. )
RELATIVEMENT, adv. Par rapport , d'une manière relative. ( — vcrman.)
RELAYER, v. a. {Relavare.) Laver de nouveau.
RELAXATION, s. f. ( Relaxatio. ) Relâchement, état d'une chose qui n'a pas sa tension ordinaire. | Relaxation des peines canoniques. Diminution ou entière rémis^ sion des peines canoniques. | La relaxation d'un prisonnier. L'action de relaxer un pri-
REL
sonnier, de le remettre en liberté. (Re-lac-sasion. )
RELAXER. V. a. ( Relaxare. ) Se dit en parlant D'un prisonnier qu'on remet en liberté. I Relaxé, ée. part. Se dit Des muscles , des nerfs , des tendons , qui ont perdu de leur tension naturelle. (Re-lac-sé.)
RELAYER, v. a. {Relaxare.) (Se conj. c. Payer. ) Se dit en parlant Des ouvriers , des travailleurs, etc., qu'on occupe les uns après les autres à qq. ouvrage. | V. n. Prendre des relais de chevaux frais. ( Re-lë-ié. )
RELÉGATION, s. f. {Relegatio.) Exil, bannissement dans un lieu déterminé. ( — gasion.)
RELÉGUER, v. a. ( Relegare. ) Envoyer en exil dans un lieu déterminé. | Se dit en parlant D'une personne que l'on envoie demeurer dans un lieu, dans un pays retiré. | Se dit en parlant De certaines choses qu'on éloigne, qu'on met à l'écart, parce qu'on n'en fait plus de cas. (Re-lég-é [g ni.].)
RELENT, s. m. Mauvais goût que con~ tracte une viande renfermée dans un lieu humide. (Re-lan.)
RELEV AILLES, s. f. pi. Cérémonie qui se fait à l'église , lorsqu'une femme y va la première fois après ses couches , pour se faire' bénir par le prêtre. ( Re-le-va-lle
RELEVEE, s. f. Le temps de l'aprèsdînée.
RELÈVEMENT, s. m. Action par laquelle on relève une chose. | Relevé, énumération exacte. | Se dit Des parties d'un bâtiment qui sont plus exhaussées que les autres. | Action de relever un objet , d'en déterminer la position au moyen du compas de mer ou autrement ; et Le résultat de cirtte opération ( — ve-man. )
RELEVER, v. a. ( Relevare. ) Remettre debout ce qui était tombé ; remettre une chose dans la situation où elle doit être, une personne dans son attitude naturelle. ) Pron. , Se remettre dans sa situation naturelle , se redresser. — Se remettre sur ses pieds. — Absol., Sortir de nouveau du lit; Se lever du lit par quelque motif extraordinaire, et pour se recoucher aussitôt. | V. n. Relever de maladie , Commencer à se porter mieux , en sorte qu'on n'est plus contraint de garder le lit. I Rétablir ce qui était tombé en ruine, ce qui était fort dégradé. | Relever le courage., les espérances de qqn. , Exciter, ranimer son courage , faire revivre ses espérances. | Trousser, retrousser. | Hausser, rendre plus haut. | Se dit, absol., Des chevaux qui ont le galop élevé , qui lèvent les pieds très-haut en galopant. I Relever un cheval. Le soutenir de là. main et de l'éperon pour lui faire porter la tête plus haute et l'asseoir sur les hanches. | Donner un goût plus piquant , un plus haut goût à dos assaisonnements , à des ragoûts , à des sauces. | Se dit , dans un sens analogue,
REL
en parlant Des ouvrages d'esprit. | Faire paraître davantage une chose , lui donner plus de relief, plus d'éclat. | ^e/ecer en broderie. Rehausser de broderie le fond de qq. étoffe. I Augmenter. | Faire valoir, louer, exalter une chose. | Faire remarquer. | Relever un mot piquant, etc. , Répondre vivement à celui qui i<< dit. | Retrouver la voie que l'on avait perdue, j Déterminer, au moyen du compas de mer ou autrement , la position d'un objet que l'on aperçoit. | Remplacer, mettre un nouveau corps de troupes à la place d'un autre. | Se dit Du corps de la troupe même qui succède à une autre dans un poste. I Se dit en parlant De toute occupation dans laquelle on remplace une autre personne. | Libérer d'un engagement, d'un contrat , lequel est déclaré nul ou cassé pour cause de lésion ou d'une nullité de fait ou de droit. I Se faire relever de ses vœux. Faire déclarer ses vœux nuls. | V. n. Être dans la mouvance d'une seigneurie , dans la féodalité d'un seigneur. | V. n. Être dans une sorte de dépendance de qqn. , ressortir de. | Relevé , ÉE. part. Une pensée relevée , Une pensée noble, élevée, j Relevé, subst. m. Se dit De l'extrait des articles d'un compte , d'un inventaire , d'un registre , qui .sont relatifs à un même objet. | L'ouvrage que fait un maréchal en levant le fer d'un cheval , et en le rattachant. | Se dit Des services ou des mets qui en remplacent d'autres. | Le temps où la bête sort du lieu où elle a passé le jour, pour aller repaître.
RELEVEUR. adj. et s. m. Se dit De différents muscles dont la fonction est de relever les parties auxquelles ils sont attachés.
RELIAGE, s. m. Action de relier des cuves , des tonneaux , etc. (Re-li-a-je.)
RELIEF, s. m. {Relievo , it.) Ouvrage de sculpture, etc., plus ou moins relevé en bosse. I La saiUie apparente des objets. | L'éclat que certaines choses reçoivent de l'opposition ou du voisinage de qqs. autres. I L'éclat, la considération que donne un emploi, une bonne action, etc. | T. de fortifie. La hauteur d'un ouvrage au-dessus du terrain sur lequel il est construit, j La hauteur d'un bâtiment au-dessus de la surface de l'eau. | Droit que le vassal payait à son seigneur lors de certaines mutations, et qui variait suivant les différentes coutumes. I L'ordre du prince qu'obtenait un officier qui avait été absent pour une cause légitime , afin de toucher ses appointements ■çchus durant son absence. | Lettres ,de relief. Lettres de réhabilitation de noblesse. (Vi.) I Au plur., Ce qui reste des mets qu'on a servis. (Vi.) (Re-liëf.)
RELIER, v. a. Lier de nouveau , refaire le nœud qui liait , et qui est défait. | Coudre ensemble les feuillets d'un livre , et y mettre une couvertwe. | Mettre des cercles à des futailles.
REL
RELIEUR, s. m. Celui dont le métiei- est de relier des livres.
RELIGIEUSEMENT, adv. Avec rehgion.
I Exactement , scrupuleusement , ponctuellement. (Re-li-jieû-ze-man.)
RELIGIEUX, EUSE. adj. {Religiosus.) Qui appartient à la religion, j Pieux, qui vit selon les règles de la religion , qui est conforme à la religion. | Exact, ponctuel, scrupuleux, j Qui appartient à un ordre i;égulier. (Re-h-jieu ; ze.)
RELIGIEUX, EUSE. s. {Religiosus.) Il se dit Des personnes qui se sont engagées par des vœux à suivre une certaine règle autorisée par l'Église.
RELIGION, s. f. (Reli^o.) Le culte qu'on rend à la Divinité. | La croyance des calvinistes. I Foi, croyance, piété, dévotion, | L'état des personnes engagées par des vœux à suivre une certaine règle autorisée par l'Église. I Entrer en religion , Se faire religieux ou reUgieuse. | Absol., L'ordre de Malte. I Se faire une religion d'une chose. S'en faire une obligation indispensable, j Violer la^ religion du serment , Manquer à son serment, se parjurer. | Surprendre la religion des juges. Surprendre la justice des juges , etc. (Re-li-ji-on.)
RELIGION NAIRE. s. Celui, celle qui faisait profession de la religion réformée. (Re-li-jio-nè-re.)
RELIQUAIRE, s. m. Sorte de boîte, de coffret , etc., où l'on enchâsse des rehques. (Re-lic-è-re [c m.].)
RELIQUAT, s. m. Ce qui reste dû d'après la clôture et l'arrêté d'un compte. | Fam., Les reliquats d'un festin, d'un repas , Ce qui en reste. (Vi.) | Se dit Des suites d'une maladie mal guérie. (Re-li-ca.)
RELIQUATAIRE. s. T. de jurispr., de comptabihté, etc. Celui ou celle qui, après son compte rendu, doit qq. ch. de reste. (Re-li-ca-tè-re.)
RELIQUE, s. f. (Reliquiœ.) Ce qui reste d'un saint après sa mort, soit le corps entier, soit une partie du corps. | Tout ce qui reste des instruments de la passion de Notre- Seigneur, de celle des martyrs , et Ce qui a servi à l'usage des saints. | Au plur.. Les restes de qq. ch. de grand. (Re-lic-e.)
RELIRE. V. a. (Relegere.) (Se conj. c.
Lire,) Lire de nouveau.
RELIURE, s. f. L'ouvrage d'un relieur, et La manière dont un livre est relié,
RELOCATION, s. f. Acte par lequel on reloue , on sous-loue une chose. On dit plus ordin. Sous-location. ( — ca-sion.)
RELOUER, v. a. Louer de nouveau. | Sous-louer ; louer à d'autres une partie de ce qu'on a loué.
RELUIRE, v. n. Briller, lujœe en réfléchissant la lumière. | Paraître avec éclat.
REM
' RELUISANT, ANTE. adj. Qui reluit.
(Re-lui-zan.)
RELUQUER. V. a. Lorgner curieusement du coin de l'œil. Désirer. Fam. (Re-luc-é Je m.].)
REMÂCHER. V. a. Mâcher une seconde fois. I Fam., Repasser plusieurs fois dans son esprit.
REMANIEMENT, s. m. (Plusieurs écrivent Remaniment.) Action de rémanier, ou L'effet, le résultat de cette action. | Le travail qu'on fait lorsqu'on change des pages composées, de petit en grand, de grand en petit; ou lorsqu'on est ohUgé de morceler et de reformer plusieurs lignes de suite, etc (Re-ma-nî-man.)
REMANIER, v. a. Manier de nouveau. | En parlant De certains ouvrages, Les raccommoder, les changer, les refaire. J Retourner en divers sens, et par parties, le papier qui a été trempé, afin que les feuilles soient toutes également pénétrées d'humidité. I Se dit en parlant Des ouvrages d'esprit qu'on retouche, auxquels on fait de grands changements.
REMARIER, v. a. Faire passer à de nouvelles noces. I Pron., Passer à de nouvelles noces.
REMARQUABLE, adj. des 2 g. Qui se fait remarquer, qui est digne d'être remarqué. (Re-mai'-ca-ble.)
REMARQUABLEMENT, adv. D'une manière remarquable. (Re-mar-ca-ble-man.)
REMARQUE, s. f. Action de remarquer, d'observer; Observation, note. (Re-marc-e.)
REMARQUER, v. a. {Merken, ail.) Marquer de nouveau. | Observer qq, ch., faire attention à qq. ch. | Distinguer parmi plusieurs autres personnes ou plusieurs autres choses. (Re-marc-é [c m.],)
REMBALLER, v. a. Remettre ses marchandises en balle , en ballot. (Ran-ba-lé.)
REMBARQUEMENT, s. m. Action de rembarquer. (Ran-barc-e-man.)
REMBARQUER, v. a. Embarquer de nouveau. | Pron., Se mettre de nouveau sur mer. | Fam., Se hasarder de nouveau à qq. ch. (Ran-barc-é [c m.].)
REMBARRER, v. a. Repousser vigoureusement. I iFam., Rembarrer q.qn.. Rejeter avec fermeté , avec indignation , les discours qu'il tient, les propositions qu'il fait. (Ranba-ré.)
REMBLAI, s. m. Terre rapportée, gravois pour élever un terrain ou pour combler un creux. | L'action même de remblayef. (Ran-blè.)
REMBLAYER, v. a Apporter des terres, du gravois, pour combler un creux. (Ranblë-ié.)
REMBOJTEMENT. s. m. Action de remboîter, ou Le lésultat de cette action. ^^Ranboua-te-man.)
RÉM 91 î
REMBOÎTER, v. a. Remettre en sa place ce qui était désemboîté. (Ran-boua-té.)
REMBOURREMENT. s. m. Action d(?
rembourrer, ou le résultat de cette action. (Ran-bou-re-man.)
REMBOURRER, v. a. Garnir de bourre, de laine, de crin, etc. | Pop., // s'est bien rembourre , se dit D'un homme qui a beau coup mangé dans un repas. (Ran-bou-ré.)
REMBOURSABLE, adj. des 2 g. Qui doit être remboursé, qui est susceptible d'être remboursé. (Ran-bour-sa-ble.)
REMBOURSEMENT, s. m. Action de rembourser; payement qui se fait pour rendre une somme que l'on doit. (Ran-bourse-man.)
REMBOURSER, v. a. Rendre l'argent qui a été déboursé; dédommager des dépenses qu'on a fait faire ou des pertes qu'on a causées. | Rembourser une rente. En acquitter le principal. (Ran-bour-sé.)
REMBRUNIR, v. a. Rendre brun , rendre plus brun. | Attrister, rendre sombre. | Fam., Un air rembruni. Un air sombre et triste. (Ran-bru-nir.)
REMBRUNISSEMENT. s. m. État de ce qui est rembruni, de ce qui s'est rembruni. (Ran-brii-ni-se-man.)
REMBUCHEMENT. s. m. Rentrée du cerf dans son fort. (Ran-bu-che-man.)
REMBUCHER (SE), v. pron. Se dit Des bêtes sauvages lorsqu'elles rentrent dans le bois. (Ran-bu-ché.)
REMÈDE, s. m. {Remedium.) Ce qui sert à guérir qq. mal, qq. maladie, ce qu'on emploie dans ce dessein. | Un lavement. | Ce qui sert à guérir les maladies de l'âme. | Tout ce qui sert à prévenir, à surmonter, à faire cesser qq. malheur, qq. inconvénient, qq. disgrâce.
REMÉDIER, v. n. Apporter remède, apporter du remède.
REMÊLER, v. a. Mêler de nouveau.
REMEMBRANCE. s. f. Souvenir. (Vi.) (Re-man-bran-se.)
REMÉMORATIF , ITE. adj. Qui sert à rappeler la mémoire.
REMÉMORER, v. a. (Rememorare.) Remettre en mémoire. (Vi.) | Se remémorer qq. ch.. Le rappeler dans sa mémoire. (Vi.)
REMENER, v. a. Mener, conduire une personne, un animal au lieu ou il était auparavant. I En parlant De choses qui se voiturent, Les voiturer où elles étaient auparavant.
REMERCIER, v. a. Rendre grâce. | Refuser honnêtement. [ Pour marquer le refus qu'on fait d'accepter qq. ch. | Congédier, révoquer, destituer qqn. honnêtement. (Remër-si-é.)
REMERCÎMENT ou REMERCIEMENT.
s. m. Action de grâces , discours par lequel on remercie. (Re-mër-sî-man.)
RÉMÉRÉ, s. m. (Redimere.) Rachat, re-
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couvrement d'un immeuble vendu , et dont on rend le prix à l'acheteur.
REMETTRE, v. a. {Remittere.) ( Se conj. c. Mettre. ) Mettre une chose au même endroit où elle était auparavant, | Mettre de nouveau. | Se remettre qq. du, qqn.. S'en rappeler l'idée , le souvenir. | Une perdrix qui se remet, se dit D'une perdrix, lorsque , après avoir fait son vol, elle s'abat en qq. endroit. | Rétablir les personnes , les choses dans l'état où elles étaient auparavant. ) Raccommoder, remboîter un membre, un os demis, disloqué, cassé. | Rétablir la santé, redonner des forces. | Pron., Recouvrer la santé, les forces. — Rétablir ses affaires après une perte. | Rassurer, redonner de l'assurance, faire revenir du trouble, de la frayeur où l'on était. | Rendre une chose à yqn. à qui elle appartient, ou à qui elle est destinée. | Remettre de L'argent dans une tnlle, Y faire tenir de l'argent par lettre de change ou autrement. | Différer, renvoyer à un autre temps. | Obliger à recommencer une étude, un apprentissage, un exercice. | Faire grâce à une personne de qq. ch. qu'on était en droit d'exiger d'elle. ( Au jeu d'échecs. Remettre un coup à qqn., L'autoriser à recommencer un coup qu'il avait mal joué. | Pardonner. | Mettre comme en dépôt , confier au soin, à la prudence de gqn. (Re-më-tre.)
REMEUBLER, v. a. Regarnir de meubles.
RÉMINISCENCE, s. f. {Reminiscentia.) Ressouvenir , renouvellement d'une idée presque effacée, j Pensée, expression, etc., de qq. auteur, qui s'offie à la mémoire, et qu'on emploie involontairement ou à dessein dans un ouvrage, comme si on l'eût conçue ou trouvée soi-même. (Ré-mi-nis-san-se.)
REMISE, s. f, {Remissus.) Action de remettre , de rendre , de livrer , etc. | Se dit en parlant De l'argent que des négociants font remettre à leurs correspondants , soit par lettre de change, soit autrement. | Délai , retardement, renvoi à un autre temps, j La grâce que l'on fait à un débiteur, eu lui remettant une partie de ce qu'il doit. | Se dit aussi en parlant Des peines. 1 La somme que l'on abandonne à celui qui est chargé de faire une recette, un recouvrement, une commission. | Rabais que les libraires accordent à certaines personnes , sur le prix porté au catalogue. | Au reversi , au boston , etc. , L'amende qu'on nomme Béte à divers autres jeux. I Lieu pratiqué dans une maison pour y mettre à couvert les cairosses et autres voitures. | Remise, Voiture à quatre places, sans numéro , qui se loue ordin. par jour ou par mois. •] L'endroit où une perdrix se remet après avoir fait son vol. | Taillis de peu d'étendue, planté dans une campagne, pour servir de retraite aux lièvres, aux perdrix, etc. (Re-mi-ze.)
REM
REMISER. V. a. Placer sous une remise.
(Re-mi-zé.)
RÉMISSIBLE. adj. des 2 g. Qui est pardonnable, qui est digne de rémission. (Rémis-sible.)
RÉMISSION, s. f. (Remissio.) Pardon.
I La grâce que le prince fait à un criminel, en lui remettant la peine de mort qu'il a encourue suivant les lois. | L'adoucissement, la miséricorde dont use une personne qui a droit, autorité ou avantage sur une autre. | T. de méd. Diminution, relâchement. (Rémi-sion.)
RÉMISSIONNAIRE. s. m. Celui qui était porteur de lettres dg rémission, qui avait obtenu des lettres de rémission. (Ré-mi-sionè-re.)
RÉMITTENT, ENTE. adj. (Remittens.) Se dit Des maladies , et principalement des fiè\Tes qui éprouvent des rémissions , de la diminution , du relâchement. (Ré-mit-tan ; an-te.)
REMMENER, v. a. Emmener ce qu'on avait amené. (Ran-me-né.)
RÉMOLADE ou RÉMOULADE, s. f. Espèce de sauce piquante. | Espèce de remède dont les maréchaux se servent pour guérir les foulures des chevaux.
REMOLE. s. f. Tournant d'eau qui est qqfs. dangereux pour les navires, r. Rk-