‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 557 sur 712 · RED · texte numérisé non relu

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public où l'on s'assemble pour jouer, pour danser.

REDOUTER, v. a. ( Dubitare. ) Craindre foit.

REDRESSEMENT, s. m. Action de redresser, ou L'effet de cette action. ( Le redressement d'un tort , La réparation d'un tort. ( Re-drè-se-man. )

REDRESSER, v. a. ( Directus. ) Rendre droite une chose qui l'avait été auparavant, ou qui devait l'êtie. |Se dit De tous ceux qui paraissent enorgueillis de qq. nouvel avantage. I Redresser les griefs , Réparer les injustices , réformer les abus. | Élever, ériger de nouveau. | Remettre dans le droit chemin, dans la bonne voie. | Ironiq., Châtier, mortifier. | Fam., Tromper, attraper. (Re-drè-sé.)

REDRESSEUR, s. m. Celui qui redresse.

Redresseur de torts , Chevalier errant qui se faisait un devoir de secourir et de venger les victimes de l'injustice ou de la violence. Fam. et iron., Homme qui a la manie de blâmer tout ce qu'on fait , de vouloir réformer, corriger les autres. (Re-drë-seur. )

RÉDUCTIBLE, adj. des 2 g. Qui peut ou qui doit être réduit.

RÉDUCTIF, IVE. adj. (Reductmis.) Qui réduit.

RÉDUCTION, s. f. (Reductio.) Action de diminuer, de réduire ou de se réduire; Le résultat de cette action. | L'opération par laquelle on change une figure en une autre semblable , mais plus petite. L'opération par laquelle on divise une figure en plusieurs parties. | L'opération par laquelle on copie un objet dans une grandeur moindre que celle de l'oi'iginal, en conservant toujours la même forme et les mêmes proportions. ( L'action de soumettre, de subjuguer. Le résultat de cette action, j L'opération par laquelle on trouve le rapport que les différents nombres, les différents poids , etc., ont les uns avec 'es autres. | L'opération par laquelle on réduit les os luxés ou fi'acturés, les hernies, etc. | L'opération par laquelle on sépare d'un oxyde le métal qu'il renferme , en lui enlevant l'oxygène. (Ré-duc-sion.)

RÉDUIRE, v. a. (Reducere.) Restreindre, diminuer, ou faire diminuer. | Réduire son avis en peu de mots , Le mettre en peu de paroles après l'avoir expliqué plus au long. (Vi.) On dit plus ordin. Résumer. \ Réduire une figure , La changer en une autre semblable et plus petite. | Contraindre , nécessiter, obliger. I ^e'^u/re qqn. au silence, L'obliger, le forcer à se taire.] Soumettre, subjuguer, dompter. | Réduire qqn., Le ramener par force à la raison , le ranger à son devoir. | Résoudre une chose en une autre , changer la figure, l'état d'un corps. | Rédiger dans un certain ordre, former, arranger.' [ Organiser, régler d'une autre manière. | Remettre à leur place les os luxés ou fracturés , faire rentrer

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les intestins qui sortent , etc. | Séparer d'un oxyde le métal qu'il renferme.

RÉDUIT, s. m. Retraite , petit logement. I Lieu où plusieurs personnes ont coutume de se rendre pour converser, pour jouer, pour se divertir. (Vi.) | Petit ouvrage cons- U'uit dans un plus grand , pour assurer une retraite aux défenseurs. ( Re-dui. )

RÉDUPLICATIF, IVE. adj. Se dit Des mots qui expriment la réitération des actions, j Subst. m. Recharger est le réduplicatif de Charger.

RÉDUPLICATION, s. f. {Duplicatio.) Répétition d'une syllabe ou d'une lettre. ( — ca-sion.)

RÉÉDIFICATION, s. f. Action de réédifier. ( — ca-sion.)

RÉEDIFIER. V. a. {Reœdificare.) Rebâtir.

RÉEL, ELLE. adj. {Realis, h. 1.) Qui est véritablement, effectivement, sans fiction, ni figure. | Subst. m. Il y a du réel dans cette fiction. ( Ré-ël ; ë-le. )

RÉÉLECTION, s. f. Action d'élire de nouveau. (Ré-é-lëc-sion. )

RÉÉLIRE, v. a. Élire de nouveau.

RÉELLEMENT, adv. En effet, effectivement , véritablement. | Fam. , Donne un peu plus de force à ce qu'on dit. j Saisir réellement. Saisir un immeuble pour le faire vendre par autorifé de justice. ( Ré-ë-le-man. )

RÉER. v. n. r. Raire.

RÉEXPORTATION, s. f. Action de réexporter. ( Ré-ëcs-por-ta-sion. )

RÉEXPORTER, v. a. Transporter hors d'un État des marchandises qui y avaient été importées. ( Ré-ëcs-por-té. )

RÉFACTION, s. f. Réduction qui a lieu sur le prix des marchandises , au moment de la livraison, lorsqu'elles ont souffert qq. dommage, ou lorsqu'elles ne se trouvent pas de la qualité convenue. | La remise de l'excédant du poids d'une marchandise qui a été mouillée. ( Ré-fac-sion. )

REFAIRE. V. a. {Refacere.) (Se conj. c. Faire.) Faire encore ce qu'on a déjà fait. | Réparer, raccommoder, rajuster une chose ruinée ou gâtée. | Refaire de la 'viande, L'accommoder en la faisant revenir sur la braise ou dans de l'eau chaude, j Recommencer, j Redonner des cartes. | Remettre en vigueur et en bon état. | Commencer à se refaire , Rétablir sa fortune , se récupérer de ses pertes. I Refait, adj. Se dit Du bois de charpente, lorsqu'il est bien équarri et dressé sur toutes les faces. (Re-fè-re.)

REFAIT, s. m. Se dit, au piquet, au trictrac, etc. , D'un coup, d'une partie qu'il faut recommencer, parce que les deux adversaires ayant exactement le même point ou le même avantage, aucun des deux n'a perdu, ni gagné, t Le nouveau bois du cerr. (Re-fè.)

REFAUCHER, v. a. Faucher de nouveau.

(Re fô-clié.)

RÉFECTION, s. f,(/ï^/ec^/o.) Réparation,

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rétablissement d'un bâtiment. (Vi.) | Repas. (Ré-fëc-sion.)

RÉFECTOIRE, s. m. {Refectorium.) Dans ies communautés, etc., Le lieu où l'on se réunit pour prendre les repas en commun. (Ré-fëc-toua-re.)

REFEND, s. m. Action de partager, de fendre. Mur de refend. Mur qui est dans oeuvre, et qui partage l'intérieur du bâtiment. Bois de refend. Bois qui a été scié de long. ( Se dit Des lignes plus ou moins creuses tracées sur les bâtiments pour marquer les assises de pierre et les joints verticaux. (Re-fan.)

REFENDRE, v. a. Fendre de nouveau. | Scier en long, fendre, diviser. (Re-fan-dre.)

RÉFÉRENDAIRE, s. m. {Referendarius.) Officier qui faisait le rapport des lettres royaux dans les chancelleries , pour qu'on décidât si elles devaient être signées et scellées. On le dit encore, au ministère de la justice, de Certains officiers attachés à la division du sceau. I Adj., Conseillers référendaires à la cour des comptes , Les magistrats de cette cour qui sont chargés d'examiner les pièces de comptabilité, et d'en faire leur rapport. (Ré-fé-ran-dè-re.)

RÉFÉRER. V. a. ( Referre,) Rapporter une chose à une autre. | Attribuer. | Pron., Référer le serment à qqn. , S'en rapporter au serment de qqn. qui voulait s'en rapporter au nôtre. I Avoir rapport. | S'en rapporter. I T. n. Faire rapport. | Référé, subst. m. Le recours au juge qui , dans les cas d'urgence, a le droit de statuer provisoirement.

REFERMER, v. a. Fermer de nouveau.

(Re-fër-mé.)

REFERRER, v. a. Remettre à un cheval le fer qu'on lui a ôté , ou qui s'est détaché. (Re-fè-ré.)

RÉFLÉCHIR, v. a. {Reflectere.) Renvoyer, repousser, répercuter. | Y. n. Rejaillir , être renvoyé, j Pron. , Être réfléchi. | V. n. Penser mûrement et plus d'une fois à qq. ch. | RÉFLÉCHI , lE. part. Qui est renvoyé par la réflexion. | Verbes réfléchis , Les verbes pronominaux exprimant une action ou un état qui ne se rapporte qu'au sujet du verbe. ( Adj., Qui est fait ou dit avec réflexion.

RÉFLÉCHISSEMENT, s. m. Rejaillissement , réverbération. ( — chi-se-man.)

RÉFLECTEUR, adj. et subst. m. Se dit De certains corps particulièrement destinés à réfléchir la lumière. TRé-flëc-teur.)

REFLET, s. m. La reflexion de la lumière ou de la couleur d'un corps sur un autre. (Re-flë.) ^

REFLÉTER, v. a. {Reflectere.) Renvoyer la lumière ou la couleur d'un corps sur un corps voisin.

JIEFLEURIR. V. n. Fleurir de nouveau. | Reprendre de l'éclat, mériter et obtenir plus d'estime , plus d'admiration.

RÉFLEXIBILITÉ. s. /. Propriété d'un

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corps susceptible de réflexion. (Ré-flëc-sïbi-li-té. )

RÉFLEXIBLE, adj. des 2 g. Qui est propre à être réfléchi. (Ré-flëc-si-ble.)

RÉFLEXION, s. f. {Reflexio.) Rajaillissement , réverbération. | Action de l'esprit qui réfléchit ; méditation sérieuse , considération attentive sur qq. ch. jSe dit Des pensées qui résultent de cette action de l'esprit. ( Réflëc-sion. )

REFLUER, v. n. (Refluere.) Se dit Du mouvement des fluides qui retournent vers le lieu d'où ils ont coulé , ou qui , pressés dans un endroit, se portent dans un autre, j La bile a reflué dans le sang. Elle s'est mêlée avec le sang.

REFLUX, s. m. Mouvement réglé de la mer qui se retire du rivage après le flux, j Se dit en parlant De la vicissitude des choses humaines. ( Re-flu. )

REFONDER. V. a. Refonder les dépetis de contumace. Rembourser les frais d'un défaut faute de comparoir, afin d'y être reçu opposant. (Vi.)

REFONDRE. V. a. Mettre à la fonte une seconde fois , fondre de nouveau. | Se dit en parlant D'un ouvrage d'esprit, d'une législation, etc., qui contient de bonnes choses, mais qui a besoin de recevoir une meilleure forme , un meilleur ordre, j Changer le caractère, les mœurs, les habitudes.

REFONTE, s. f. Action de refondre les monnaies, pour en faire de nouvelles espèces. I Se dit en parlant D'un ouvrage d'esprit , d'une législation, etc., dont on change k forme. Tordre.

RÉFOKMABLE. adj. des 2 g. Qui peut ou qui doit être réformé.

RÉFORMATEUR, TRTCE. s. {Reformator. ) Celui , celle qui réforme, j Les réformateurs. Les chefs de la religion réformée. ( — tri-se. )

RÉFORMATION, s. f. {Reformatio.) Rétablissement dans l'ancienne forme, ou dans une meiUeure forme. | La réformation dés abus , des désordres, Le retranchement des abus, des désordres. | Se dit, absol., Des changements que les protestants ont faits à la doctrine et à la discipline du christianisme. ( — ma-sion.)

RÉFORME, s. f. Rétablissement dans l'ordre , dans l'ancienne forme , ou dans une meilleure forme. | La réforme des abus. Le retranchement des abus qui se sont introduits, i Le changement que les protestants du 16* siècle ont introduit dans la doctrine et dans la discipline du christianisme, j Le corps de doctrine adopté par les protestants , et La communion formée par les Églises protestantes. I Rétablissement de l'ancienne discipline dans un ordre religieux. | Changement de mat en bien relativement à la conduite , aux mœurs, et particulièrement à la piété. | licenciement pjartiel , réduction des troupes

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à un moindre nombre, par l'autorité du prince ou de l'État qui a droit de les licenciev, I Se dil en parlant Des officiers auxquels on ôte leur emploi, mais en leur conservant, pendant un certain nombre d'annces, une partie de leurs appointements, qu'on appelle Traitement c/i; réforme. \Le congé qu'on donne à un soldat reconnu impropre au service, j Se dit en parlant Des chevaux de la cavalerie, de l'ai-tillerie , etc., qui ne sont pas ou qui ne sont plus en état de servir. | Se dit Des chevaux réformés. | La réduction à un moindre nombre des employés d'une adniiuiitration. ( Ré-for-ma-sion. )

TlEFORMER. V. a. Former de nouveau. [ t'ron. , T. de guerre. Se rallier et reprendre son ordre.

RÉFORMER, v. a. (Beformare.) Rétablir dans l'ancienne forme , donner une meilleure forme à une chose ; la corriger, la rectifier, soit en ajoutant, soit en retranchant.] Corriger, changer en bien, en mieux. | Retrancher ce qui est nuisible ou de trop- | Bé- ^ormer des troupes. Les réduire à un moindre nombre. ( Réformer (es monnaies, Changer la valeur ou l'empreinte des espèces, sans faire de refonte. | Pron. , Renoncer à de mauvaises habitudes , prendre une conduite plus régulière, | Réformé, subst. Se dit Des rehgieux qui suivent la réforme établie dans l'ordre auquel ils appartiennent.

REFOULEMENT, s. m. Action de refouler, ou L'effet de cette action, ( — le-mau.)

REFOULER, v. a. Fouler de nouveau. | Faire refluer, | Y. n. Refluer, retourner en arrière, ( Refouler ta marée, le courant. Aller contre le cours de la marée, | Bourrer une pièce de canon avec lerefouloir.

REFOULOIR. s. m. Bâton qui est garni à l'une de ses extrémités d'un gros bouton aplati, et qui sert à bourrer les pièces de canon, (Re-fou-louar,)

RÉFRACTAIRE, adj, des 2 g. {Refractarius.) Rebelle, désobéissant, | Subst. m. Celui qui se soustrait à la loi du recrutement et refuse de se ranger sous les drapeaux. | Substance minérale qui ne peut point se fondre, ou qui ne fond que très-difficilement. (Réfrac-tè-re,)

RÉFRACTER, v, a. {Refringere.) Produire la réfraction,

RÉFRACTIF, IVE. adj,^Qui cause, qui produit la réfraction.

RÉFRACTION, s, f, {Rsfractio. ) Changement de direction qui se fait dans un rayon de lumière, lorsqu'il passe obliquement d'un milieu dans un autre. (Réfrac-sion.)

REFRAIN, s, m. Un ou plusieurs mots qui se répètent à la fin de chaque couplet d'une chanson. | Fam., Ce qu'une personne ramène toujours dans ses discours. | Le retour des houles ou grosses vagues qui

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viennent se briser contre les rochers. (Refrin.)

REFRANGIBILITÉ. s. f. Propriété des rayons de la lumière, en tant qu'ils sontsusrceptibles de réfraction. (Ré-fran-ji-bi-li-té.) RÉFRANGIBLE. adj. des 2 g. {Refrin-^ gère.) Qui est susceptible de réfraction, (R,é-,' fran-ji-ble,) ' ',

REFRAPPIÎR, V. a. Frapper de nouveau.

(Re-fra-pé.)

REFRÉNER, v. a. {Refrenare.) Réprimer.

Refréner ses passions.

RÉFRIGÉRANT, ANTE. adj. Qui sert à produire un refroidissement considérable. ( Qui est rafraîchissant. | Subst. m. L'orgeat est un ion réfrigérant. (Ré-fri-jé-ran.)

RÉFRIGÉRANT, s. m. Yaisseau que l'on rempUt d'eau, et avec lequel on couvre la partie supérieure d'un alambic , pour refroidir et condenser les vapeurs que la feu y a fait monter,

RÉFRIGÉRATIF , ITE, adj. Qui a la propriété de rafraîchir. | Subst. m. Employer des réfrigératifs, (Ré-fri-jé-ra-tif.)

RÉFRIGÉRATION, s. f. {Refrigeratio.) T. de chimie. Refroidissement. (Ré-fri-jérasion.)

RÉFRINGENT, ENTE. adj. {Refringens.) Qui a la propriété de changer la direction des rayons de la lumière, lorsqu'ils passen; obliquement, (Ré-frin-jan; an-te.)

REFROGNEMENT, ou RENTROGNE- MENT. s. m. Action de se refrogner. (Refro-«e-man; ou Ran-fro-«e-man [n m.].)

REFROGNER (SE) ou RENFROGNER (SE), v. pron. Contracter la peau de son visage, de son front, de manière à y former des plis, des rides qui donnent l'air du mécontentement, du chagrin. (Re-fro-??é; ou Ran-fro-Tîé [n m.J.)

REFROIDIR. V. a. Rendre froid. | V. n. Devenir froid, j Diminuer l'ardeur, l'activité, etc. (Re-froua-dir.)

REFROIDISSEMENT, s. m. Diminution de chaleur. ( La diminution dans l'amour dans l'amitié, dans les passions, j Indisposition causée par un froid subit, dam un moment où l'on avait chaud, où Ton transpirait. I Maladie du cheval, provenant du passage subit d'une action vive et forcée à une action lente et tardive, ou à un repos entier dans un temps froid ; ou bien de la trop grande fraîcheur d'une boisson prise au moment où le cheval avait chaud. (Re-frouadi-se-man.)

REFUGE, s. m. {Refugium,) Asile, retraite, lieu où l'on se sauve pour être en sûreté. ( Nom de certaines maisons d'asile pour les indigents, et qqfs. de correction pour les femmes qu'on veut retirer du désordre. I Se dit Des personnes dont on attend , dont on implore la protection, le secours. I Se dit Des choses, j Se dit De% prétextes, des raisons apparentes sous lesquelle.*!

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i'erreur ou /a mauvaise foi cherche à se mettre à couvert. (Re-fu-je.)

RÉFUGIER (SE.) v. pron. Se retirer en qq. lieu ou auprès de qqn. pour être en sûreté. I RÉFUGIÉ , ÉE. subst. C'est un réfugié. I Absol. , Les réfugiés. Les calvinistes que la révocation de l'édit de Nantes fit sortir de France. | Adj. , Style réfugié. Le style des écrivains protestants qui, étant sortis du royaume, ont ignoré les changements introduits par l'usage dans la langue française. (Ré-fu-jie.)

REFUIR. V. n. {Refugere.) Se dit Du cerf ou autre animal qui, lorsqu'il est poursuivi, revient sur ses pas, afin de donner le change.

REFUITE. s. f. L'endroit où une bête a coutume de passer lorsqu'on la chasse. Se dit Des ruses d'une béte qu'on chasse. Se dit Des retardements affectés d'une personne qui ne veut point terminer une affaire.

REFUS, s. m. Action de refuser. | Ce qu'un autre a refusé. | Un cerf de refus , Un cerf de trois ans. (Re-fu.)

REFUSER. V. a. {Refutare.) Rejeter une offre, ne pas accepter ce qui est offert. | Rejeter une demande, Ne vouloir pas faire ce qui est exigé, prescrit, ordonné. | Ce chet'al refuse. Il ne peut pas ou ne veut pas obéir. I Le "Dent refuse, Le vent devient contraire. I Se dit Des personnes auxquelles on refuse, ou dont on ne veut pas. [ Ne pas donner. | Se refuser (Refuser à soi) une chose. S'en priver , ne pas se la permettre. | Se refuser (Refuser soi) à une chose. Ne pw vouloir la faire. | Se refuser à une chose, Ne pas s'y lÏM-er, ne pas s'y rendre, y résister. ( L'ennemi refusait sa droite , L'ennemi évitait d'engager sa droite. (Re-fu-sé.)

RÉFUSION, s. f. {Refusio.) Réfusion de dépens. Action de rembourser les frais d'un défaut faute de comparoir, afin d'y être reçu opposant. (Vi.) (Ré-fu-zion.) , RÉFUTATION, s. f. (Rejktatio.) Discours ou écrit par lequel on réfute. | AbsoL, La partie du discours par laquelle on répond aux objections. (Ré-fu-ta-sion.)

RÉFUTER, v. a. {Refutare.) Combattre, détruire par des raisons solides ce qu'un autre a avancé, prouver que ce qu'un adversaire a dit est mal fondé ou n'est pas \Tai.

REGAGNER, v, a. Gagner ce qu'on avait perdu. I Regagner qqn.. Se remettre bien avec qqn. , ou Le ramener à des intérêts qu'il avait abandonnés, au parti qu'il avait quitté. I Rejoindre, ratteindre; Retourner, rentrer dans un lieu. (Re-ga-«é [n m.j.)

REGAIN, s. m. L'herbe qui revient dans les prés après qu'ils ont été fauchés. | Fam., La fraîcheur et l'embonpoint qui viennent qqfs. aux femmes, après qu'elles ont passé leur tempï critique. (Reg-in [g m.].}

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RÉGAL, s. m. ( Regalis. ) 1 estm , grand repas. | Plaisir.

RÉGALADK s. m. Manière de boire en portant la tête en arrière, et en versant la boisson dans la bouche, sans que le vase touche les lèvres. | Feu vif et clair qu'on allume pour réchauffer promptement des personnes qui arrivent. Fam.

RÉGALANT, ANTE. adj. Amusant , réjouissant, divertissant.

RÉGALE, s. m. Un des jeux de l'orgue, dont les tuyaux ont des anches.

RÉGALE, s. f. {Regalia.) Droit que le roi avait de percevoir les fruits des évêehés .vacants, des abbayes vacantes, et de pourvoir pendant ce temps-là aux bénéfices qui étaient à la collation de l'évêque.

RÉGALE, adj. f. Eau régale. Liqueur produite par la combinaison de l'acide nitrique et de l'acide muriatique, et dont les chimistes se servent pour dissoudre l'or et le platine.

RÉGALEMENT. s. m. Travail qui se fait pour dresser et aplanir la surface d'un terrain, (^e-man.)

RÉGALER. V. a. Faire un régal , donner un régal. | Se dit en parlant Des choses qu'on fait pour réjouir ses amis, pour les divertir. Fam. I Maltraiter. Fam.

RÉGALER. V. a. Dresser, aplanir un terrain, après avoir enlevé ou rapporté des terres.

RÉGALIEN, adj. m. (Regalis.) Droit régalien. Droit à la souveraineté. (Ré-ga-li-in.)

RÉGALISTE. s. m. Celui qui était pourvu par le roi d'un bénéfice vacant en régale.

REGARD, s. m. Action de la vue , action par laquelle on regarde. | Attention. | Se dit De deux portraits de même grandeur, ou à peu près, qui sont peints de telle manière, que les deux figures y sont représentées se regardant l'une l'autre. | Ouverture maçonnée, pratiquée pour faciliter la visite d'tm aqueduc, etc., et où sont qqfs, établis des robinets servant à la distribution des eaux. I Ew regard, loc. adv. Vis-à-vis. | Au REGARD, loc. adv. Par rapport, en comparaison. (Re-gar.)

REGARDANT, s. m. Celui qui regarde.

I Adj., Qui regarde "de trop près à qq. ch., qui est trop exact, trop ménager.

REGARDER.^, a. Jeter la vue sur qq.

ch., porter ses regards sur qq. ch. | Rcgar der de près. Avoir la vue basse. ( Regarder qqn. en pitié. Le regarder avec des sentiments de compassion. Regarder avec mépris, dédain. | Être vis-à-vis, à l'opposite. | Considérer, examiner avec attention. | Prendre garde, faire attention à qq. ch. ; s'emploie neutr. et se joint à la prép. à. \ Y regarder à deux fois. Réfléchir, prendre garde à ce qu'on va faire. | Regarder de près, Être exact. .| Estimer, juger, réputer; se joint ftvec Vadv. Comme. 1 Concerner.

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REGARNIR, v. a. Garnir de nouveau.

RÉGENCE, s. f. {Begens.) La dignité qui donne pouvoir et autorité de gouverner un État pendant la minorité ou l'absence du souverain, | Le temps que la régence dure. | Le gouvernement de certaines villes, de certains petits États. | Le territoire qu'administre, que gouverne une régence. | L'exercice des fonctions de régent, dans un collège. (Ré-jan-se.)

RÉGÉNÉRATEUR, TRICE. s. Celui, celle qui régénère. | Adj., Principe régénérateur. (Ré-jé-né-ra-teur ; tri-se.)

REGÉNÉRATION, s. f. {Regeneratio.) Reproduction. | Réformation , amélioration , renouvellement. | En parlant Du- baptême , Renaissance. (Ré-jé-né-ra-sion.)

RÉGÉNÉRER, v. a. {Regcnerare.) Engendrer de nouveau , donner une nouvelle naissance. | Réformer, améliorer, renouveler. jPron., Se reproduire. (Ré-jé-né-ré.)

RÉGENT, ENTE. adj. et subst. {Regens.) Qui régit, qui gouverne l'État pendant la minorité ou l'absence du souverain. | Se disait de Ceux qui enseignaient dans un collège. I Régent de la Banque de France. Titre de chacun des membres qui composent le conseil général de la Banque. CRé-jan; an-te.)

RÉGENTER, v. n. et act. Enseigner en qualité de régent, professer. | Se dit De ceux qui aiment à dommer, et qui veulent toujours que leurs avis prévalent, (Ré-jan-té.)

RÉGICIDE, s, m. {Rex , cœdere.) Assassinat d'un roi. Celui qui commet- cet assassinat. I Adj. , Doctrine régicide. (Ré-ji-si-de.)

RÉGIE, s. f, {Regere.) Administration de biens à la charge de rendre compte, | Se dit Des administrations chargées de la perception des impôts indirects, ou de certains services publics, | Régie intéressée , Celle où le régisseur a une part des produits, (Ré-jie,)

REGIMBER, v, n, {Campa.) Se dit Des bêtes de monture , qui ruent au lieu d'avancer, lorsqu'on les touche de l'éperon, de la houssine ou du fouet, jFam , se dit D'un inférieur qui résiste à son supérieur, et qui refuse de lui obéir, (Re-jin-bé.)

RÉGIME, s. m, {Regimen.) Ordre, règle dans la manière de vivre, par rapport à la santé. I Absol. , Manière de vivre où l'on s'observe beaucoup sur la qualité et la quantité des aliments et des boissons, | La manière de gouverner, d'administrer les États. | Se dit, dans le même sens, en parlant De certains établissements publics et des maisons religieuses. | Le mot qui dépend immédiatement d'un verbe ou d'une préposition, et qui en forme le complément. | Asseniblage de fruits formant une espèce de grappe à l'extrémité d'un rameau de palmier, de bananier, etc. (Ré-ji-me.)

RÉGIMENT, s. m. Corps de gens de guerre, composé de plusieurs compagnies,

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et dont le chef s'appelle Colonel, I Grand nombre, multitude, (Ré-ji-man,)

RÉGIMENTAIRE. adj. École régimcntairc, École formée dans un régiment pour enseigner aux soldats à lire, à écrire et à compter. (Ré-ji-man-tè-re.)

RÉGION, s. f. {Regio.) Grande étendue de pays. | Se dit en parlant De l'espace (pie présente le ciel, j En parlant De la philosophie , des sciences , etc. , seit à désigner Le degré qu'on y occupe, le point où l'on s'y élève. I Désigne Certains espaces déterminés de la surface du corps ou de différents organes , par rapport aux parties voisines. (Ré-ji-on.)

RÉGIR. V. a. {Regere.) Gouverner, diriger, conduire. | Administrer, gérer. | T. de gramm. Avoir ou exiger pour régime, pour complément. (Ré-jir.)

RÉGISSEUR, s, m. Celui qui régit, qui gère par commission , et à la charge de rendre compte, (Ré-ji-seur.)

RÉGISTRATEUR. s. m. Officier de la chancellerie romaine, qui enregistre les bulles et les suppliques. (Ré-jis-tra-teur.)

REGISTRE, s. m. {Register.) (Qqns, écrivent cl prononcent Regi'tre.) Livre où l'on écrit les actes, les affaires de chaque je tu-, pour y avoir recours au besoin. | Charger un registre, Écrire sur le registre, | Se dit Des bâtons qu'on tire pour faire jouer les différents jeux d'un orgue. | Se dit De certaines ouvertures qui sont au fourneau , et qu'on bouche ou qu'on débouche, selon les degrés de chaleur qu'on veut donner. | La correspondance que les lignes des deux pages d'un feuillet ont l'une avec l'autre. (Rejis-tre.)

REGISTRER. v. a, (Qqns. prononcent et écrivent Regîtrer.) Terme de formule, qui se dit qqfs. pour Enregistrer , insérer dans le registre. (Re-jis-tré.)

REGItRÈ. s. m. r. Registre.

REGITRER, v. a. r. Registrer.

RÈGLE, s. f. {Régula.) Instrument long, droit et plat, fait de bois, de métal ou d'autre matière, et qui sert à tirer des lignes droites. | Principe, maxime, loi, enseignement , et généralement tout ce qui sert à conduire, à diriger l'esprit et le cœur. [Ordre, bon ordre. | Exemple, modèle. | Se dit Des lois humaines, des ordonnances , des coutumes, des usages. ] Il est de règle que. Il est conforme à l'usage , à la bienséance, que. \Etre en règle , se mettre en règle. Etre, se mettre au point ou dans l'état que la loi, la coutume ou l'usage demande. | Dans h. règle, en bonne règle, Suivant la loi, l'usage, la bienséance. | Elliptiq. , Règle générale. Généralement, dans tous les cas. | En parlant Des sciences et des arts, se dit Des précepte» qui servent à les enseigner , des principes et des méthodes qui en rendent la connaissance plus facile et la pratique plus sûre, j

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Opération qui se fait sur des nombres donnés, pour trouver des sommes ou des nombres inconnus. | Les statuts que les religieux d'un ordre sont obligés d'observer. La règle de Saint-Benoit. Observer la règle.

RÈGLEMENT, s. m. Ordonnance , statut qui détermine et prescrit ce que l'on doit faire. | Se dit Des statuts d'une assemblée délibérante, j Se dit en parlant de L'ordre à observer, de la distribution des exercices, des travaux, etc., dans une communauté, dans une manufacture , etc. | L'action de régler, de déterminer. [ Règlement de juges , Arrêt qui décide devant quels juges un procès doit être porté. | L'action de régler les mémoires des ouvriers , d'en réduire les articles à leur juste valeur. ( Rè-gle-man. )

RÈGLEMENT, adv. Avec règle, d'une manière réglée. | Se dit Des choses qui se font toujours précisément de la même manière, dans le même temps. ( E.é-glé-man. )

RÉGLEMENTAIRE, adj. des 2 g. Qui appartient au règlement, qui concerne le règlement. | Se dit en parlant D'une administration qui multiplie les règlements à l'excès. ( Ré-gle-man-tè-re. )

RÉCiLEMENTER. v. n. Faire beaucoup de règlements , multiplier les règlements à l'excès. (Ré-gle-man-té.)

RÉGLER. V. a. {Regulare.) Tirer avec la règle des lignes sur du papier, du parchemin, du véHn , du carton , etc. 1 Conduire , diriger suivant certaines règles , assujettir à certaines règles. | Régler les affaires , Les mettre dans un bon ordre. | Pron. , Se régler sur qqn. , Se conduire d'après l'exemple de qqn. ; Se régler sur qq. ch. , Se conformer à ce qui a été décidé ou pratiqué relativement à qq. cb. ( Déterminer, décider une chose d'une façon ferme et stable. | Réglé, ÉE. adj. Sage, régulier. | Dispute réglée. Discussion suivie et méthodique.

RÉGLET. s. m. T. d'impr. , synonyme de Filet. I Petite moulure plate qu'on emploie pour former des compartiments. ( Ré-glë. )

RÉGLETTE, s. f. T. d'impr. Se dit De petites règles de bois ou de fonte qui servent principalement à former des garnitures. (Réglë-te.)

REGLEUR, s. m. Ouvrier dont le métier est de régler du papier de musique , des registres , etc.

RÉGLISSE, s. f. {Riza, glukus, gr.) Plante légumineuse dont la racine est d'un grand usage en médecine dans les tisanes pectorales. I Jus de réglisse, Le suc de cette racine , préparé , soit en blanc , soit en noir. ( Ré-g)i-se. )

RÉGNANT, ANTE. adj. Qui règne. | Se dit en parlant D'un souverain qui n'a pas le titre de roi. j Maison, famille régnante , La maison , la famille dont le chef règne. | Se dit en parlant Des choses. ( Ré-«an [n m.].)

RÈGNE, s. m. {Regnum.) Gouvernement

REG

d'un Toi, d'une reine, ou de tout autre prince souverain qui n'a pas le titre de roi. ] Se dit en parlant Des choses qui ont de l'autorité, de l'influence, ou qui sont en vogue, en crédit. | Le règne du péché y X'empire du péché sur les hommes. | Le règne animal y le règne 'végétal , le règne minéral. Les animaux, les végétaux, les minéraux en général. | Se dit De la tiare du pape , et Des couronnes suspendues au-dessus du maître autel d'une église. ( Rè-«e [n m.].)

RÉGNER, v. n, ( Regnare. ) Régir, gou verner un État avec le titre de roi. | Se dit Des princes souverains, quoiqu'ils n'aient pas le titi'e de roi. | Dominer, avoir de l'autorité, de l'influence, ou Être en vogue, en crédit. I Prédominer, se faire remarquer, exister; durer plus ou moins longtemps.

(Ré-«é [n m.].)

REGNICOLE. adj. et subst. des 2 g.

{Regnicola.) Se dit Des habitants naturels d'un royaume , peu* rapport aux droits dont ils peuvent jouir. (Rëg-ni-co-le.)

REGONFLEMENT, s. m. Élévation des eaux dont le cours est arrêté par quelque obstacle. (— fle-man.)

REGONFLER, v. a. Gonfler de nouveau.

I Y. n. Se dit Des eaux courantes qui s'enflent et s'élèvent quand elles sont arrêtées par qq. obstacle.

REGORGEMENT, s. m. Action de ce qui regorge. ( Re-gor-je-man. )

REGORGER, v. n. ( Gurges.) S'épancher hors de ses limites. | Faire regorger qq. ch. à qqn. , L'obligeV à le rendre. ( Avoir une grande abondance de qq. ch. | Fam. , Regorger de santé, Jouir d'une santé brillante. ( Être fort abondant. ( Re-gor-jé. )

REGOTJLER. v. a. {Gula.) Rabrouer, repousser avec des paroles rudes et fâcheuses une personne qui dit , qui propose qq. ch. | Rassasier jusqu'au dégoût. Pop.

REGRAT. s. m. Petit négoce qui consiste à vendre en détail et de la seconde main certaines denrées , particulièrement du sel , des grains, du charbon, etc. | Lieu oîi l'on vendait le sel à petite mesure, à petits poids (Re-gra.)

REGRATTER, v. a. Gratter de nouveau.

I Racler ; se dit en parlant Des bâtiments de pierre de taille dont on enlève la superficie pour les faire paraître neufs, | Fam., Y. n. Faire des réductions sur les })Ius petits articles d'un compte de dépense. ( Ile-gra-té. )

REGRATTERIE. s. f. Commerce des regrattiets; Marchandise de regrat. (Re-grate-rie. )

REGRATTIER , 1ÈRE. s. Celui, celle qui vend certaines denrées en dcirdl. |Fam. , Celui qui, sur un compte, sur ime dépense d'une grosse somme , fait des réductions aux plus petits objets. (Yi.) ( Re-gra-tié. )

REGRÈS. s. m. {Regressus.) Droit , pou-

RÉH

vbir de rentrer dans un bénéfice qu'on avait résigné. ( Re-grè. )

REGRET, s. m. (Régressas.) Déplaisir d'avoir perdu un bien qu'on possédait, ou de n'avoir pu obtenir celui qu'on désirait, j Le chagrin que cause la perte , la mort d'une personne. | Toute sorte de déplaisir ou léger ou considéiable. | Repentir , déplaisir d'avoir fait ou de n'avoir pas fait qq. ch. | Au plur. , Lamentations, plaintes, doléances. ] À REGRET, loc. adv. Avcc répugnance. ( Re-grë. )

REGRETTABLE, adj. des 2 g. Qui mérite d'être regretté. ( Re-grë-ta-ble. )

R.EGRETTER. v. a. Être affligé, être fâ^ ché d'une perte qu'on a faite , ou d'avoir manqué un bien qu'on désirait acquérir , d'avoir fait ou de n'avoir pas fait qq. ch. ( Re-gî-ë-té. )

REGULARISATION, s. f. Action de régulariser. ( Ré-qu-la-ri-za-sion [g m.J. )

RÉGULARISER, v. a. ( Regularis. ) Rendre régulier ce qui n'a point été fait selon les règles. Il s'emploie surtout en matière de comptabilité. ( Ré-gu-la-ri-zé [g ra.j. )

RÉGULARITÉ, s. f. {Regularis.) Conformité à un ordre, à des règles, soit naturelles, soit de convention. | Régularité dans une figure , L'égalité de tous les côtés et de tous les angles d'une figure. | En parlant Des ordres religieux, L'exacte observation des règles de chaque ordre. | L'état religieux.

|[gp.]

REGULATEUR, s. m. Toute pièce, tout appareil qui s apphque à une machine pour en modérer les mouvements et les rendre réguliers, j Celui qui conduit , qui dirige. I [g ni.]

REGULATEUR, TRICE. adj. {Régulare. ) Qui sert de règle , qui règle. ( Ré-gu-lateur; tri-se [g m.]. )

REGULE, s. m. Terme que les anciens chimistes employaient pour désigner les métaux cassants qui , pour eux , n'étaient que des demi-métaux. | [ g m. ]

RÉGUTJER, 1ÈRE. adj. {Regularis.) Qui a de la régul^ité, qui est conforme à des règles, soit naturelles, soit de convention. | Qui se conforme avec exactitude aux préceptes de la religion, aux devoirs de la morale. | Exact, ponctuel. | Figure régulière , Celle dont tous les côtés et tous les angles sont égaux. | Se dit Des ordres religieux , ou De ce qui leur appartient, de ce qui leur est propre, j Subst. m. Un religieux. (Ré-guiié [g m.] ^

REGULIEREMENT, adv. D'une manière régulière.! Exactement, uniformément. (Régii-lié-re-man [g m,. ]. )

RÉHABILITATION, s. f. Action de réhabiliter, rétablissement dans le premier état. { Ré-a-bi-li-ta-sion. )

RÉHABILITER, v. a. {Habilis.) Jlétahlir dan* son premier état, dans ses droits,

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