‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 560 sur 712 · V. MOODRE · texte numérisé non relu

V. MOODRE

RÉMOUDRE, v. a. Émoudre de nouveau.

f^. Emoudre.

RÉMOULADE, s. f. V. Rémolade.

RÉMOULEUR, s, m. Celui qui émoud les couteaux , les ciseaux , etc. On dit autrement Gagne'petit.

REMOUS, s. m. {Removere.) Tournoiement d'eau occasionné par le mouvement d'un navire. I Tournoiement d'eau causé par un obstacle. (Re-mou.)

REMPAILLER, v. a. Empailler de nouveau , garnir d'une nouvelle paille, (Ran-pallé [11 m.].)

REMPAILLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui regarnit des sièges de paille. (Ran-palleur ; eu-ze [Il m.],)

REMPARER (SE), v. pron. Se faire une défense contre qq. attaque. (Se-ran-pa-ré.)

REMPART, s. m. {Remparo , esp.) Levée de terre qui environne et défend une place. I Ce qui sert de défense. (Ran-par.)

REMPLAÇANT, s. m. Se dit de Celui qui remplace un jeune homme appelé au service militaire, j Toute personne qui en remplace une antre dans une fonction , dans une occupation. (Ran-pla-san.)

REMPLACEMENT, s. m. L'action de remplacer une chose par une autre; Le ré-

REM

sultat de cette action. | Se dit aussi en parlant Des personnes, et particulièrement Des hommes qui sont appelés au service militaire. | Emploi utile des deniers qui proviennent d'un immeuble vendu , d'une rente rachetée, etc. , et qu'on est obligé de placer ailleurs, (Ran-pla-se-man.)

REMPLACER, v. a. Succéder a qqn. dans une place , dans un emploi. | Faire à la place de qqn. le temps de service militaire imposé par la loi. | Tenir lieu d'une personne, d'une chose. I Donner pour successeur, mettre à la place. I Faire un emploi utile des deniers provenants d'une rente rachetée , d'une terre vendue, etc. | Pron. et absol.. Acheter de nouvelles marchandises pour remplacer dans le magasin celles ([u'on a vendues. (Ran-pla-sé.)

REMPLAGE. s. m. Action de remphr une pièce de vin qui n'est pas tout à fait pleine. I Blocage de moellons ou briques et de mortier , dont on remplit l'espace vide entre les deux parements d'un mur en pierre, j Se dit Des cailloux qu'on jette entre un mur de revêtement et les terres. | Se dit Des petits bois qui garnissent un pan de bois , une cloison pu une ferme. (Ran-pla-je.)

REMPLL s. m. Pli que l'on fait à du linge, à de l'étoffe, à une tapisserie, pour les rétrécir ou pour les accourcir, sans en rien couper. (Ran-ph.)

REMPLIER. V. a. Faire un rempli. (RanpU-é.)

REMPLIR. V. a. Emplir de nouveau. | Emplir, rendre plein. | Pron., Devenir plein. I Pop., Cette nourriture remplit beaucoup, Elle rassasie promptement. | Remplir des bouts rimes , Faire des vers sur des rimes données. I Remplir une place , Occuper une place, un emploi. I Remplir sa place , S'acquitter des devoirs qu'elle impose. | Se dit De ce qui abonde dans un lieu , ou qui s'y étend beaucoup , qui en occupe une grande partie. | En parlant Du temps , Occuper, employer, j Exécuter, accomplir. | Restituer, donner à qqn. ce qu'il a avancé , ce qu'il a droit de reprendre, de réclamer. | Au jeu de trictrac, se dit Lorsque l'on complète les cinq cases du petit jan , ou les six cases du grand jan. I Rempli, ie. adj. Plein, qui abonde en quoi que ce soit, j Etre rempli de soi-même^ Avoir une trop haute opinion de ce qu'on vaut. (Ran-plir.)

REMPLISSAGE, s. m. Piemplage , lorsqu'il s'agit de vin ou de maçonnerie. | L'ouvrage que fait une ouvrière en fil, en remplissant du point , de la dentelle. | Eu parlant Des ouvrages d'esprit , Tout ce qui s'y trouve d'inutile, d'étranger au sujet, j Parties de remplissage , Les parties du milieu, c'est-à-dire, celles qui sont entre la base et le dessus. (Ran-pli-sa-je.)

REMPLI6SEUSE. s. f. Ouvrière qui remplit et raccommode des points , des dentelles. (Ran-|)!i-seu-ze,)

REM

REMPLOI, s. m. Remplacement, nouvel emploi. (Ranploua.)

REMPLOTER. v. a. Employer de nouveau. (Ran-ploua-ié.)

REMPLUMER, v. a. Regarnir de plumes.

j Pron., se dit Des oiseaux à qui les plumes reviennent. |Fam., Rétablir ses affaires, regagner ce qu'on avait perdu. | Reprendi'e de l'embonpoint après une maladie. (Rauplu-mé.

REMPOCHER. v. a Remettre dans sa poche. (Ran-po-ché.)

REMPOISSONNEMENT. s. m. Action de rempoissonner, et Le résultat de cette action, (Ran-poua-so-ue-man,)

REMPOISSONNER, v. a. Empoissonner de nouveau , repeupler de poisson un vivier, un étang. (Ran-poua-so-né.)

REMPORTER, v. a. Reprendre et rapporter de qq. lieu ce qu'on y avait apporté. j Enlever d'un lieu, j Gagner, obtenir. (Ran-por-té.)

REMPOTAGE, s. m. Action de rempoter.

(Ran-po-ta-je.)

REMPOTER. V. a. Remettre une plante dans un pot ; Changer une plante de pot. (Ran-po-té.)

REMUAGE. s. m. Action de remuer une chose. (Re-mu-a-je.)

REMUANT, ANTE. adj. Qui est sans cesse en mouvement. | Un esprit remuant, Un esprit actif, ennemi du repos.

REMUE-MENAGE, s. m. Dérangement de plusieurs meubles, de plusieurs choses que l'on transporte d'un lieu à un autre. | Se dit Des troubles et des désordres qui arrivent dans les familles, dans les États, par des changements subits. Fam. (Re-mû-mé-na-je.)

REMUEMENT ou REMÛMENT. s. m, Action de ce qui remue. | Remuement des terres, Le transport de beaucoup de terres d'un lieu à un autre. | Mouvement , trouble excité dans un État, dans un pays, dans une maison. (Re-mû-man.)

REMUER. V. a. {Removere.) Mouvoir qq ch. I Remuer de la terre , Ti'ansporter de la terre d'un lieu à un autre, j Remuer la terre. Fouir et porter de la terre pour faii-e des retranchements, etc. | Remuer un enfant, Le nettoyer et le changer de langes. | Émouvoir, exciter qq. sentiment, qq. mouvement dans l'âme. | Absol., Faire qq. mouvement, changCT de place. | Fam., Tenter, agir. | Exciter à.e& troubles, des mouvements dans un État. I Pron., Se mouvoir. | Se donner du mouvement, des efforts pour réussir à qq. ch.

REMUEUSE. s. f. Femme qui est spécialement chargée de remuer un enfant, c'està dire, de le nettoyer et de le changer de langes. (Re-mu-eu-ze.)

REMUGLE, s. m. Odeur qu'exftale ce qui a été longtemus enfermé , ou dans un «naxivais air. (Vi.)

RJEN

RÉMUNÉRATEUR, s. m. {Remunerator.) Celui qui récompense. — Adj., Le Dieu rémunérateur et iiengeur.

RÉMUNÉRATION, s. f. (Remuneratio,) Récompense. ( — ra-sion.)

RÉMUNÉRATOIRE. adj. des 2 g. Qui tient lieu de récompense. ( — ra-toua-re.)

RÉMUNÉRER, v. a. {Remunerare.) Récompenser.

RENÂCLER. V. n. Faire certain bruit en retirant impétueusement son haleine par le nez, lorsqu'on est en colère. Pop. | Fam., se dit De ceux qui témoignent de la répu>guance pourqq. ch.

RENAISSANCE, s. f. Seconde, nouvelle naissance, renouvellement. (Re-nè-san-se.)

RENAISSANT, ANTE. adj. Qui renaît.

(Re-nè-san.)

RENAÎTRE, v. n. {Renasci.) Naître de nouveau, j Renaître au bonheur, Redevenir heureux. | Se dit De certains êtres animés et de certains objets qui prennent la place des êtres, des objets de même nature qu'on a détruits , qui ont péri, j Se dit Des végétaux ; Repousser , croître de nouveau. | Reparaître, se remontrer. (Re-nê-tre.)

RÉNAL, AXE. adj. {Renalis.) Se dit Des parties qui ont rapport aux reins, qui appartiennent aux reins.

RENARD, s. m. Quadrupède carnassier, à longue queue touffue, qui mange les poules, les lapins, etc. , et qui est fort rusé. 1 Fam., Fin renard. Homme cauteleux , fin, Y\iiQ.\Jeu durenard. Jeu où une pièce principale, qu'on appelle Renard, en attaque douze autres qu'on appelle Poules, j Renard marin, Gros mammifère de l'ordie des cétacés. I Se dit Des fentes, des trous par lesquels les eaux d'un bassin ou d'un réservoir se perdent, et qu'il est difficile de trouver. (Re-nar.)

RENARDE, s. f. La femelle du renard.

RENARDEAU, s. m. Petit renaid. (Renar-dô.)

RENARDIER. s. m. qelui qui, dans une terre, a le soin de prendre les renards. (Renar-dié.)

RENARDIÈRE, s. f. Tanière du renard.

RENCAISSAGE. s. m. Action de rencaisser, (Ranc-è-sa-je [c m.].)

RENCAISSER, v. a. Remettre dans une caisse. (Ranc-è-sé [c m.].)

RENCHÉRIR, v. a et n. (Se conj. c. Enchérir.) Il a les mêmes significations, tant au propre qu'au figuré. | Renchéri, ie- subst. Fam., Faire le renchéri, la renckérie , Faire le difficile, la difficile. (Ran-ché-rir.)

RENCIiÉRISSEMENT.- s. m. Enchérisspment. (Ran-ché-ri-se-man.)

RENCOGNER. y. a. Pousser, serrer qqn.

dans un coin. (Raii-€0-/zé [n m.])

RENCONTRE, s. f. {Contra.) Hasard, aventure par laquelle on trouve fortuitement une personne, une chose, j Aller, ve-

REN

nir à la rencontre. Aller, venir au-devanl de qqn. qui vient. | Marchandise de rencontre, Celle qu'on trouve à acheter par hasard. | L'attouchement, le concours, la disposition, conjonction ou opposition des corps, qui se fait par art ou naturellement. | Le choc de deux corps de troupes, lorsqu'il se fait par hasard. | Un combat singulier non prémédité. ( Un trait d'esprit, un bon mot. I Occasion, conjecture. (Ran-con-tre.)

RENCONTRER, v. a. Trouver une personne, une cliose, soit qu'on la cherche, soit qu'on ne la cheiche pas. | Pron., Avoir les mêmes pensées qu'un autre sur un même sujet. — Exister, être trouvé, parai tje. | Être bien ou mal servi par le hasard dans qq, affaire ; Deviner juste ou se tromper dans ses conjectures. jAbsol., Dire un mot heureux, un mot qui est à propos. | Se dit Des chiens qui commencent à trouver la piste du gibier. (Ran-con-tié.)

RENCORSER. v. a. [Corpus.) Mettre un corsage neuf à une robe. (Ran-cor-sé.)

RENDANT, ANTE. s. Celui, celle qui rend un compte. On dit aussi Le rendant compte, (Ran-dan.)

RENDEZ- VOUS. s. m. Convention que deux ou plusieurs personnes font de se trouver ensemble en certain temps, à certaine heure, en un lieu désigné. | Le lieu où l'on doit se rendre; Le heu où certaines p£rsonnes ont coutume de se réunir, j Se dit en parlant Des animaux. (Ran-dé-vou.)

RENDONNÉE. s. f. r. Randonnée.

RENDORMIR, v. a. Faire dormir de nouveau qqn. qui était réveillé. | Pron., Recommencer à dormir. (Ran-dor-mir.)

RENDOUBLER. v. a. Rempiler un vêtement pour le raccourcir. (Ran-dou-blé.)

RENDRE. V. a. {Reddere.) {Je rends , il rend ; nous rendons, ils rendent. Je rendais. Je rendis. J'ai rendu. Je rendrai. Je rendrais. Rends , rendez. Que je rende. Que je rendisse. Rendant. Rendu.) Redonner, restituer ; remettre une chose entre les mains de celui à qui elle appartient , de qq. manière qu'on l'ait eue. | Rendre une lettre, Remettre une lettre entre les mains de celui à qui elle est écrite. | Se dit en parlant De certains devoirs, de certaines obligations dout on s'acquitte, de certaines marques de respect, de civilité , etc., que l'on donne à qqn. j Payer de retour , soit en bien , soit en mal. | Rendre combat. Résister à une attaque. 1 Faire recomTer certaines choses dont on était privé, qu'on avait perdues, comme la santé , etc. j En parlant Des personnes, Les faire rentrer en possession d'une chose dont elles étaient privées , ou à laquelle elles avaient renoncé. | Faire devenir, être cause qu'une personne, qu'une chose devient ce qu'elle n'était pas auparavant. | Pron., Devenir, avec ou sans intention, mais pw 5oa px'cnve fait. \ Produire, rapporter. |

REN

Se dit eu parlant De ce que le corps rejette par les voies naturelles ou autrement. | Représenter, exprimer. | Rendre témoignage.

Témoigner. | Traduire. | Répéter. | Y. n. Aboutir. | Se rendre en qq. endroit. Se transporter en qq. endroit, y aller, j Li\Ter, céder. I Pron., Céder, se mettre au pouvoir, se soumettre. | Je me rends, se dit Lorsque, dans une discussion, on finit par céder. | Pron., N'en pouvoir plus. | Re» du, ue. part. Compte rendu , Exposé ou i écit de certains faits particuliers. | Cet homme, cet animal est rendu, l\ est las, fatigué, outré. | Arrivé où l'on voulait aller. | Rendu, subst., se dit D'un soldat d'une armée ennemie qui se rend à l'autre. (Ran-dgp.)

REND UR cm. V. a. Rendre plus dur ce qui l'était déjà. ( Ran-dur-sir. )

RÊNE. s. f. {Retinaculum.) Courroie de la bride d'un cheval. | Les rênes de l'empire , de l'État, L'administration souveraine, la haute administration de l'État.

RENÉGAT, ATE. s, {N égare.) Celui, celle qui a renié la religion chiétienne pour embrasser une autre religion, et particulièrement le mahomctisme. ( Re-né-ga. )

RÉNETTE, s. f. Instrument dont les maréchaux se servent pour couper l'ongle du cheval ])ar sillons. ( Ré-në-te. )

RÉNETTER. v. a. Couper le sabot paisillons , et y pratiquer des raies avec la rénette. (Ré-në-té.)

RENFAÎTAGE. s. m. L'action de renfaîter ; L'ou\Tage qui en est le résultat. ( Ranfê-ta-je. )

RENFAÎTER. v. a. Raccommoder le faîte d'un toit. (Ran-fé-té.)

RENFERMER, v. a. Enfermer de nouveau. I Enfermer. | Renfermer qqn., Le mettre en prison. [Renfermer un prisonnier, Le resserrer plus étroitement qu'auparavant. | Se renfermer en soi-même , Se recueillir. | Comprendre , contenir. | Restreindre, réduire dans de certaines bornes, j Renfermer un cheval , Le tenir dans la main et dans les jambes, j Renfermé, subst. Cela sent le renfermé , se dit Des choses qui ont contracté une mauvaise odeur, pour avoir été trop longtemps renfermées. ( Ran-fër-mé . )

RENFLEMENT, s. m. État de ce qui est renflé. Augmentation insensible du diamètre d'une colonne depuis la base jusqu'au tiers de la hauteur du fiât. | L'endroit où une tige, un rameau , etc. , est comme enflé , dilaté. ( Ran-fle-man. )

RENFLER, v. n. Il se dit Des choses qui augmentent de grosseur en cuisant ou en fermentant. ( Renflé, ék. adj. Se dit De certaines choses qui vont eu grossissant dans qq. partie de leur longueur. ( Ran-flé.)

RENFONCEMENT, s. m. Effet de perspective qui fait paraître une chose enfoncée et éloignée. | Creux que forment certaines parties d'un ouvrage. [T. d'impr. Action de

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renfoncer une ligne. ( Ran-fon-se-mau. )

RENFONCER, v. a. Enfoncer de nouveau, enfoncer plus avant. | Renfoncer une ligne , La faire commencer plus ou moins en arrière de celles qui suivent ou qui précèdent. ( Ran-fon-sé. )

RENFORCEMENT, s. m. Action de renforcer, ou L'effet de cette action. fRan-forse-man. )

RENFORCER, v a. Fortifier, rendre plus fort, j Augmenter \ Pron. , Se tortifier, devenir plus fort , plus habile. ( Ran-for-sé. )

RENFORMIR. v. a. (Forma.) Mettre des moellons ou des pierres où il en manque, crépir un vieux mur pour consolider la construction. ( Ran-for-mir. )

RENFORJMIS. s. m. Réparation d'un vieux mur, sans démolition. (Ran-for-mi.)

RENFORT, s. m. Augmentation de force.

(;Ran-for.)

RENFROGNER (SE), v. pron. ^.Refro-

GWER.

RENGAGEMENT, s. m. Action de se rengager. ( Ran-ga-je-man. )

RENGAGER, v. a. Engager de nouveau.

(Ran-ga-jé.)

RENGAÎNER. v. a. Remettre dans la gaîne , dans le fourreau. Absol. , Rengainer son épée. | Fam. , Rengainer son compliment , Supprimer ou ne pas achever ce qu'on avait envie de dire. ( Rang-è-né [g m.].)

RENGORGER (SE), v. pron. Se dit Des femmes , lorsque , pour avoir meilleure grâce , elles avancent la gorge , et retirent la tête un peu eu arrière. jSe dit Des hommes, lorsque , par un mouvement semblable de la tête, ils affectent un air de fierté. | Se dit De certains animaux. | Se dit D'un homme qui fait l'important Fam. (Ran-gor-jé.)

RENGRAISSER. v. a. Faire redevenir gras, engraisser de nouveau. | V, n. Redevenir gras. (Ran-grè-sé. )

RENGRÉGEMENT. s. m. Augmentation, accroissement. Se dit Des maux. (Vi.) (Rangré-je-man.)

RENGREGER, v. a. Augmenter, accroître. Se dit en parlant Du mal, de la douleur. (Vi.) (Ran-gré-jé.)

RENGRÉNEMENT. s. m. Action de rengréner. ( Ran-gré-ne-man. )

RENGRÉNER. v. a. {Re, in , granum. ) Remettre sous le balancier les monnaies, les médailles ^ui n'ont pas bien reçu l'empreinte, ©u qui exigent pour leur fabrication plus d'un coup de balancier, de manière que toutes leurs parties rentrent exactement dans le creux des coins, j Se dit De tout ce qui a reçu une empreinte , et qui rentre juste dans le creux de la matrice. ( Ran-gré-né. )

RENIABLE, adj. des 2 g. Touj vilains cas, tous mauvais cas sont reniablcs ; ce qui se dit Lorsqu'un homme a commis <{C{.

crime , a fait qq. faute considérable , et que

REN

la honte ou la crainte du châtiment fait qu'il le nie.

RENIEMENT ou RENÎMENT. s. m. Action de renier. Le reniement de saint Pierrt, ( Re-nî-man. )

RENIER, v. a. {Negare.) Déclarer contre la vérité qu'on ne connaît point une personne , une chose. | Renier qqn. pour son oarerit, pour son ami. Refuser de le reconnaître pour tel. I Désavouer une chose de fait , la mer. | Renoncer entièrement à une chose, n'y vouloir plus avoir de part. | Absol. , Renier sa religion. [ Jurer le nom de Dieu. | Renié, ée. part. Un ptoine renié. Un moine qui a renoncé à ses vœux et à son habit.

RENIEUR. s. m. Celui qui renie, qui blasphème.

RENIFLEMENT, s. m. Action de renifler.

( Re-ni-fle-man. )

RENIFLER, v. n. Retirer, en aspirant un peu fort , l'humeur ou l'air qui est dans les narines. I Fam., se dit De ceux qui marquent de la répugnance pour quelque chose.

KENIFLERIE. s. f. Action de renifler.

Pop.

RENIFLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui renifle. ( — eu-ze.)

RENNE, s. m. {Rennen, ail.) Quadrupède mammifère qui est du même genre que les cerfs , et qu'on trouve dans les pays du Nord. ( Rë-ne. )

RENOM, s. m, ( Nomen. ) Réputation , opinion que le public a d'une personne, d'une chose. (Re-non.)

RENOMMÉE, s. f. Renom , réputation. [ La voix publique qui annonce qq. action, qq. événement remarquable, qui répand l'éloge ou le blâme sur qq. personnage. | Etre mythologique et allégorique, représenté ordin. sous les traits d'une femme ailée , qui embouche la trompette, pour publier en tous lieux les divers événements. ( Re-nomée. )

RENOMMER, v. a. Nommer, élire de nouveau. | Nommer avec éloge. | Pron. , Se renommer de qqn.. Se réclamer de qqn. (Vi.) ( Re-no-mé. )

RENONCE, s. f. À certains jeux de cartes, exprime qu'on n'a point d'une certaine couleur. ( Re-non-se. )

RENONCEMENT, s. m. Action de renon cer. ( Re-non-se-man. )

RENONCER, v. n. ( Renuntiare. ) Se désister, se départir de qq. ch. , soit par acte exprès, soit autrement. | Quitter, abandonner la possession , la prétention , le désir ou l'affection de qq. ch. | Mettre une carte d'une autre couleur que celle qui est jouée. | V. a. Reniej-, désavouer, ne vouloir plus reconnaître qqn. pour ce qu'il est ou pour ce qu'on le croyait. (Re-non-sé.)

RENONCIATION, s. f. ÇRenunciatio.)

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