KEN
du revenu. Kani., Cet homme est bien rente. Il est riche. (Ran-té. )
RENTIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui a des rentes constituées sur l'État, ou sur qq. communauté. | Un bourgeois qui vit de son revenu, sans négoce ni industrie. | Celui qui (hnait des rentes seigneuriales. (Ran-tié. )
K ENTOILAGE, s. m. Action de rentoiler. ( Ran-toua-la-je. )
RENTOILER, v. a. Remettre de la toile neuve à la place de celle qui est usée. | Coller un vieux tableau sur une toile neuve , ou Transporter une peinture d'une vieille toile sur une neuve. ( Ran-toua-lé. )
RENTRAIRE. v. a. (Trahere.) (Se conj.
c. Traire.) Coudre, rejoindre deux morceaux de qq. étoffe épaisse, ([ui ont été déchirés, coupés; ou Joindre bord contre bord deux morceaux qui n'étaient pas joints , en sorte que la couture ne paraisse point. ( Rantrè-re. )
RENTRAITURE. s. f. Couture de ce qui est rentrait! ( Ren-trë-tu-re. )
RENTRANT, adj. Se dit Des angles dont l'ouverture est en dehors , par opposition aux angles saillants. (Ran-tran. )
RENTRANT, s. m. Celui qui prend la place du joueur qui a perdu la partie.
RENTRA YEUR, EUSE. s. Celui, celle qui sait rentraire. (Ran-trë-ieur; eu-ze.)
RENTRÉE, s. f. Action de rentrer. Il se dit Des tribunaux , des collèges , etc. , lorsqu'ils recommencent leurs fonctions, leurs exercices après les vacations , après les vacances, j Se dit en parlant D'un acteur, lorsqu'il reparaît sur la scène après une absence un peu longue. | Le retour des animaux dans le bois au point du jour, après qu'ils ont été faire leur nuit en plaine. | Perception d'un revenu , recouvrement d'une somme. | Les cartes que l'on prend dans le talon, à la place de celles qu'on a écartées. ( Ran-trée. )
RENTRER, v. n. {Re, Intrare.) Entrer de nouveau , entrer après être sorti. | Rentrer en soi-même, Faire réflexion sur soi-même. | Recommencer, reprendre certaines choses , s'y remettre. I Se dit , absol., Des tribunaux qui reprennent leurs fonctions, des collèges qui recommencent leurs exercices, etc., après les vacations, après les vacances, j Se dit D'un acteur qui, après une absence, reparaît sur la scène, j En parlant Des revenus , des sommes à recouvrer ; Arriver, être touché, perçu. I Se dit, vulg., Des humeurs qui se répercutent, j Repasser la pointe ou le burin dans les tailles déjà faites , pour les approfondir. I Se dit Des cartes que l'on prend au talon à la place de celles qu'on a écartées. | V. a. Porter ou reporter dedans ce qui était dehors. | T. d'imprim. Rentrer, faire rentrer une ligne, La renfoncer. (Ran-tré.)
RENVERSE (À LA), loc. adv. Sur le dos, le visage en haut. (A-la-ran-vër-sc. )
RENVERSEMENT, s. m. A«ttion de ren-
REN
verser ; État d'une chose renversée, j Dérangement, désordre. | Situation vicieuse de certains organes, dans laquelle ils sont retournés , et présentent en dehors ce qui devrait être en dedans, j Ruine, décadence, destruction totale. ( Transport de la charge d'un navire dans un autre. (Vi.) On dit Tranzhordement. j Se dit Des accords où les notes sont disposées autrement que dans l'accord fondamental dont ils sont dérivés. ( Ran-vër-se-man. )
RENVERSER, v. a. {Vertere.) Jeter par terre , faire tomber une personne , une chose, j Pron., Se mettre , se coucher sur le dos. j Retourner qq. ch. de manière que ce qui était en haut soit en bas, et réciproquement. I Renverser les travaux des ennemis , Les abattre, les raser, les combler. | Troubler, confondre l'arrangement des choses, mettre tout sens dessus dessous. | Détruire , troubler l'état , l'ordre des choses politiques ou morales. | Renverser tesprlt de aqn., a qqn., Lui troubler l'esprit, lui inspirer de mauvais sentiments. | Transposer. | Renversé, adj. Se dit Des objets qui sont ou qui paraissent dans une situation opposée à leur situation la plus habituelle. ( Ranvër-sé.)
RENTL s. m. Ce que l'on met par-dessus la vade ou l'enjeu. | Jeux de renvi. Ceux où l'on fait des renvis. (Ran-vi.)
RENTIER, v. n. Mettre une certaine somme d'argent au jeu du brelan , etc., pardessus la vade ou l'enjeu. (Ran-vi-é.)
B ENVOL s. m. Envoi d'une chose à la personne qui l'avait envoyée. | Le renvoi du son , des paroles par l'écho , Leur répercussion. ( Une certaine marque qui renvoie le lecteur à une pareille marque placée hors du texte et sous laquelle il doit trouver une citation. | Avertissement qui indique qu'on trouvera à une autre page du même livre la suite de ce qui est interrompu. | La marque qui renvoie à une addition écrite en marge ou au bas de la page, et qui doit se joindre au texte. L'addition même. | Signe qui , correspondant à un autre signe semblable, indique qu'il faut retourner à l'endroit où ce dernier se trouve placé, j L'action de renvoyer qqn., le congé qu'on lui donne, j L'action de renvoyer une demande, une proposition, etc., à ceux qui doivent l'examiner, y faire droit, ou en rendre compte. | L'action de renvoyer une partie , un procès devant tel ou tel juge. I Ajournement, remise. | Se dit Des gorgées de substances gazeuses ou liquides qui remontent de l'estomac ou de l'œsophage dans la bouche, sans être accompagnées des ef- ' forts qui caractérisent le vomissement. (Ranvoua.)
RENVOYER, v. a. {Via.) (Se conj. c. Envoyer.) Envoyer de nouveau, j Faire reporter à une personne une chose qii'elle avait envoyée. | Fsdre reporter à une personne une
REP
chose qui tm appartient. ] Faire retourner qqn. au Heu d'où il était envoyé, d'où il était parti, j Congédier qqn., lui donner son congé. I Fam., Renvoyer qqn. bien loin. Le refuser sèchement, le rebuter. | Adresser une personne à qqn. ou en qq. heu, pour l'éclaircissement de q<i. ch. | Remettre à un auti-e temj)s. | Repousser, réfléchir, répercuter. I Se dit en parlant Des demandes, des proposilions, etc., que l'on transmet à ceux qui doivent les examiner, y faire droit, ou en rendre compte. | Ordonner qu'une partie se pourvoira ou qu'un accusé sera, traduit devant tel ou tel juge. | Renvoyer un accusé , le renvoyar absous , Le décharger de l'accusation intentée contre lui. (Ranvoua-ié.)
RÉORDINATION. s. f. Action par laquelle qqn. est réordonné. ( — na-sion.)
RÉORDONNER, v. a. Conférer pour la seconde fois les ordres sacres à qqn. dont la première ordination a été faite contre la teneur des canons, et déclarée nulle par jugement de l'Église (Ré-or-do-né.)
RÉORGANISATION, s. f. Action d'organiser de nouveau, et Le résultat de celle action. ( — ^ni-za-sion.)
RÉORGANISER, v. a. Organiser de nouveau. ( — ni-zé.)
RÉOUVERTURE, s. f. Action de rouvrir.
(Ré-ou-vër-tu-re.)
REPAInE. s. m. Retraite , lieu où se retirent des bêtes malfaisantes , féroces, j Lieu où se retirent ordin. les voleurs, les bngrands, etc. | La fiente des loups, des hè vres, et de qqs, autres animaîix sauvages- (Re-pè-re.)
REPAIRE. S. m. T. d'arts. V. Repère.
REPAII'RE. v. n. {Pascere>) (Se conj. e. Paître , et a de plus un prétérit défini et un prétérit indéfini : Je repus. J'ai repu.) Manger, prendre sa réfection. | V. a. Donner à manger, nourrir. | Repu, ue. part. // est assez repu , Il a assez mangé. (Re-pê-tre.)
RÉPANDRE. V. a. {Expandere.) Épar.
cher, verser, laisser tomber un liquide. \ V. n. Prenez garde de répandre, se dit h une personne qui porte un vase plein de qq. liqueur. | Répandre des pleurs. Pleurer. I Répandre du sang , Blesser ou tuer.
I Départir, distribuer à plusieurs personnes. l'Étendre au loin, disperser en plusieurs endroits. | Cet homme cherche a se répandre.
II fréquente les sociétés, il les recherchf avec beaucoup de soin.
RÉPARABLE, adj. des a g. Qui se peu/ réparer.
REPARAÎTRE, v. n. Paraître de non veau. (Re-pa-rè-tre.)
RÉPARATEUR, s. m. et adj. {Reparator.) Celui qui répare.
RÉPARATION, s. f. { Reparatio.) Ot VTage qu'on fait ou qu'il faut faire pour réparer, I Se dit Des travaux d'entretien qju*
REP
Ton fait aux maisons. | La satisfaction d'une injuje, d'une otTense faite à qqn. ( — ra-
sioa.)^
RÉPARER. V. a. {Reparare.) Refaire, rétablir qq. ch. à une construction, à un ouvrage, le raccommoder. | Réparer ses affaires , Rétablir sa fortune ébranlée ou détruite. I Effacer, faire disparaître. | Réparer une perte , S'en dédommager.
RÉPARITION. s. f. r. RÉAPPARITION.
REPARLER, v. n. Parler de nouveau.
REPARTIE, s. f. Réplique, réponse prompte.
REPARTIR. V. a. et n. (Se conj. c. Partir,) Répliquer, répondre sur-le-champ et vivement.
REPARTIR, v. n. (Se conj. c. le verbe ci-dessus.) Retourner ou Partir de nouveau.
RÉPARTIR. V. a. {Partiri.) {Je répartis, il répartit ; nous répartissons , ils répartissent. Je répartissais. Je répartis. Je répartirai. Je répartirais. Répartis, répartissez. Que je répartisse. Répartissant.) Partager, distribuer.
RÉPARTITEUR, s. m. Celui qui fait , qui est chargé de faire une répartition. | Adj., Commissaires répartiteurs , Commissaires chargés de répartir les impositions entre les contribuables.
RÉPARTITION, s, f. (Partitio.) Partage, division , distribution. ( — ti-sion.)
REPAS, s. m. (Pastus.) Nourriture que l'on prend à certaines heures réglées. Se dit principalement Du dîner et du souper, j Un repas prié , Un repas qui se donne à un certain nombre de personnes invitées. | Faire ses quatre repas. Déjeuner, dîner, goûter et souper. (Re-pa.)
REPASSAGE, s. m. Action de repasser.
(Re-pa-sa-je.)
REPASSER. V. n. Passer de nouveau ; après être allé d'un lieu à un autre , revenir de celui-ci au au premier, traverser de nouveau l'espace qui est entre deux, | V. a. Traverser de nouveau. | Transporter de nouveau, j Repasser des couteaux , etc., sur la meule, Les aiguiser. | Repasser des cuirs. Leur donner un nouvel apprêt. | Repasser du linge, du ruban, un chapeau. Passer un fer chaud sur du linge, etc., pour le rendre plus uni, pour en ôter les mauvais plis, j Pop., Repasser qqn.. Le battre. | Repasser un sermon , etc., Répéter un sermon, etc., qu'on a appris par cœur afin d'être plus sûr de sa mémoire. (Re-pa-sé.)
REPASSEUSE, s. f. Celle dont le métier est de repasser du linge. (Re-pa-seu-ze.)
REPAVER. V. a. Paver de nouveau.
REPÊCHER. V. a. Retirer de l'eau, du fond de l'eau, ce qui y était tombé.
REPEINDRE, v. a. Peindre de nouveau.
( Repeint , einte. subst. Se dit Des endroits d'un tableau sur lesquels on a appliqué de nouvelles couleurs. (Re-pin-dre.)
RÉP 9^9
REPENSER. V. n. Penser de nouveau, réfléchir plus profondément sur une chose.
(Re-pan-sé.)
REPENTANCE. s. f. Regret, douleur qu'on a de ses péchés. (Re-pau-tan-se.)
REPENTAISfT, ANTE. adj. Qui S€ repent d'avoir péché. (Re- pan-tan.)
REPENTIR (SE), v. pron. (Pœnitere.) Avoir une véritable douleur, un véritable regret. | Repentie, part. fém. Les Repenties, qui se dit De certaines maisons religieuses où des filles qui ont vécu dans le désordre se retirent ou sont renfermées pour faire pénitence. (Re-pan-tir.)
REPENTIR, s. m. Regret sincère d'avoir fait ou de n'avoir pas fait qq, ch. | La trace d'une première idée qu'on a voulu corriger. REPERCER. V. a. Percer de nouveau. | Repercer un ouvrage , Découper un ouvrage tracé pour être au jour. (Re-për-sé.)
RÉPERCUSSIF, IVE. adj. Qui a la propriété de répercuter. | Subst., Les astringents , la glace , sont des répercussifs. (Répër-cu-sif [c m.].)
RÉPERCUSSION, s. f. (Repercussio.) Action des humeurs qui refluent au dedans du corps; Action des médicaments répercussifs. I En parlant Des sons, de la lumière, de la chaleur, Renvoi, réflexion. (Ré-për-cu-sion [c mj.)
RÉPERCUTER, v. a. { Repercuter e.) Se dit en parlant Des humeurs, lorsque, étant en mouvement pour sortir, qq. cause les fait rentrer au dedans. ( En parlant Des sons , de la lumière, de la chaleur, Réfléchir, renvoyer. (Ré-për-cu-té [c m.].)
REPERDRE, v. a. Perdre de nouveau.
(Re-për-dre.)
REPÈRE, s. m. ( Reperire. ) Trait ou marque qne l'on fait à différentes pièces d'un ouvrage , pour les ajuster avec exactitiide et sans tâtonnement, quand on veut les assembler, les rapprocher, j Se dit Des marques que l'on fait aux tubes d'une lunette pour les allonger ou les accourcir au juste point de celui qui s'en sert. | Se dit Des marques que l'on fait sur un mur, sur un jalon, sur un terrain, etc., pour indiquer ou retrouver un alignement, un niveau , une hauteur, une distance.
RÉPERTOIRE, s. m. {Repertorium.) Inventaire, table, recueil où les choses, les matières sont rangées dans un ordre qui fait qu'on les trouve facilement. | Fam., Personne qui se souvient de beaucoup de choses, j Titre de certains recueils. | La liste des pièces restées au théâtre, j La liste des pièces que les comédiens doivent donner dans la semaine. (Ré-për-loua-re.)
RÉPÉT AILLER, v. a. Répéter la même chose jusqu'à l'ennui. Fam. ( Ré-pé-ta-flé [ILm,].).
REPÉTER. V. a. {Repetere.) Redire , dire ce qu'on a déjà dit soi-même, j Pron., se dit
\io
REP
D'un homme qui recommence les mêmes histoires ; d'un auteur, d'un poëte , d'un musicien , d'un peintre , qui dans leurs ouvrages se servent souvent des mêmes tours, des mêmes manières, des mêmes chants, des mêmes traits. | Se dit Des mots, des phrases, etc., iqui sont répétés. | Redire ce qu'un antre a dit. | Rapporter ce qu'on a entendu, j Se dit Des miroirs et des autres choses qui représentent, qui réfléchissent l'image des objets. | Se dit en parlant D'une disposition symétrique qui présente d'un côté l'équivalent, le pareil de ce qu'on voit de l'autre. | Dire ou faire en particulier plusieurs fois une même chose, pour la pouvoir prononcer ou exécuter en pubhc. | Exercer des élèves en particulier, leur expliquer plus amplement ce que le professeur leur enseigne dans ses leçons, etc. | Redemander ce qu'on a donné , ce qu'on a prêté , ou ce qu'on prétend qui a été pris contre les règles ordinaires.
RÉPÉTITEUR, s. m. Celui qui répète des élèves , qui fait profession de répéter. | Se dit Des vaisseaux d'une escadre ou d'une division qui répètent les signaux de l'amiral.
RÉPÉTITION, s. t (fiepetido.) Redite, retour de la même idée, 4" même mot. | Figure de rhétorique qui consiste à employer plusieurs fois , soit les mêmes mots , soit le même tour. | Réitération. | L'exercice des écoliers qu'on répète. | L'action de répéter, d'essayer en particulier certaines choses, pour les mieux exécuter en public. I Être en répétition , se dit qqfs. De l'auteur même dont on répète la pièce. | L'action par laquelle on redemande en justice ce qu'on a payé de trop , ce qu'on a avancé pour un autre, etc. ( — ti-sion.)
REPEUPLEMENT, s. m. Action de repeupler. ( — ple-man.)
REPEUPLER. V. a. Peupler de nouveau un pays qui avait été dépleupîé. | Repeupler un étang, Remettre du poisson dans un étang où il n'y en avait plus. | Repeupler nue forêt, un bois , Les replanter, les regarnir d'arbres.
REPIC. s. m. T. du jeu de piquet. Il se dit Lorsque l'un des joueurs , avant de jouer aucune carte, compte jusqu'à trente, sans que celui contre qui il joue ait pu rien compter; ce qui fait qu'au lieu de compter simplement trente, il compte quatre-vingt-dix.
RÉPIT, s. m. ( Respirare. ) Relâche , délai , surséance. | Lettres par lesquelles le roi accordait à un débiteur un délai pour payer ce qu'il devait , une surséance des poursuites de ses créanciers. (Ré-pi.)
REPLACER. V. a. Remettre en place.
(Re-pla-sé.)
REPLANTER, v. a. Planter de nouveau.
REPLÂTRAGE, s. n». Action de replâtrer; Le résultat de cette action. Réparation
RÉP
superficielle, faite avec du plâtre. | Fam.» Mauvais moyen qu'on emploie pour réparer une faute , une sottise, | Réconciliation peu sincère, peu durable. ( — tra-je.)
REPLÂTRER, v. a. Renduire de plâtre.
I Fam., Chercher à réparer, à couvrir une faute , une sottise.
REPLET, ETE. adj. {Repletus) Qui a i
trop d'embonpoint, qui est trop gras. Ne .
se dit point des animaux. (Re-plè.) 1
RÉPLÉTION. s. f. Abondance de sang et d'humeurs , excès d'embonpoint , surcharge d'aliments. | L'état d'un gradué dont le droii avait été rempli par un bénéfice. (Ré-plésion.)
REPLI, s. m. Pli doublé. | Se dit Des sinuosités que forme un reptile quand il se ; meut ou s'agite; et De certaines choses qui j ont un mouvement à peu près semblable. | j Ce qu'il y a de plus secret . de plus caché dans l'âme.
REPLIER. V. a. Pher une chose qui avait été dépliée. | Courber, plier une ou plusieurs fois. I Pron., se dit D'un homme qui sait prendre de nouveaux biais pour faire réussir un projet, pour parvenir à ses fins. ( Se re- '
plier sur soi-même. Se recueillir, réfléchir sur soi-même. | Pron., se dit Du mouvement que fait un corps de troupes en arrière et en bon ordre.
RÉPLIQUE, s. f. Réponse sur ce qui a été répondu; réponse à la réponse faite par la partie adverse. Écrit par lequel le demandeur répond aux défenses de celui qu'il a fait assigner. La réponse verbale que l'avocat qui a parlé le premier fait à celui qui a parlé le second. | Réponse à ce qui a été dil ou écrit. I Répétition; se dit Des octaves, j La répétition que fait un instrument d'une phrase de chant déjà exécutée par un autre instrument ou par la voix, j Le dernier mot que dit un acteur avant que son interlocuteur prenne la parole. (Ré-plic-e.)
RÉPLIQUER. V. a. {Replicare.) Répondre sur ce qui a été répondu par celui à qui l'on parle. | Répondre. | Répondre avec humeur, pailer quand on devait obéir et se taire. (Ré-pIic-é [c m.].)
REPLONGER, v. a. Plonger de nouveau.
I V. n. S'enfoncer de nouveau dans l'eau à une profondeur considérable , pour y chercher qq. ch. (Re-plon-jé.)
REPOLIR. V. a. Polir de nouveau. | S'em ploie en parlant Des ou\Tages d esprit.
REPOLON. s. m. Volte que le cheval forme en cinq temps.
RÉPONDANT, s. m. Celui qui subit un examen public, qui soutient une thèse. | Celui qui répond la messe. ( Celui qui se rend caution, gai-ant pour qqn.
RÉPONDRE. V. a. {Respondere.) {Je réponds, il répond ; nous répondons, etc. Je répondais. Je répondis. Je répondrai. Je répondrais. Que je réponde. Que je répon-
REP
disse, etc.) Faire une réponse à ce qui a été dit ou demandé. ( Répondre une requête, se dit Du juge qui met son ordonnance au bas d'une requête. | Ce n'est pas répondre. Vous ne répondez pas précisément. | L'écho répond. Il répète les sons, la parole. | Alléguer des excuses , des prétextes , au lieu de reconnaître son (ort; raisonner, répliquer, au lieu d'obéir promptement. ( Écrire à qqn. de qui l'on a reçu une lettre. | Parler à ceux qui appellent, à ceux qui fi-appent à la porté, qui se présentent. ( Parler ou écrire pour réfuter. | Absol., Soutenir une thèse , subir un examen. | Aboutir en qq, endroit. — Se dit Des choses entre lesquelles il y a rapport , symétrie , proportion , correspondance. I Être égal, conforme à, s'accorder avec ; Suffire , satisfaire à. | Réaliser les espérances qu'on a données. | Faire de son côté ce qu'on doit, payer de retour. | Être caution , être garant en justice , être garant pour qqn. | Etre caution, être garant de qqn., de qq. ch. qui a été commis à notre garde , et que nous sommes tenus de représenter. I Être garant de qqn., de qq. ch.
RÉPONS, s. m. Paroles qui se disent ou se chantent dans l'office de l'Église après les leçons ou après les chapitres , et que l'on répète et entières et par parties. | Le signe d'imprimerie qui sert à marquer les répons , et qui a la figure d'une R barrée (^). ( Répon.\
REPONSE, s. f. {Responsum.) Ce que nous disons à celui qui nous fait une demande ou une question. | Réfutation. | Se dit Des écritures qu'une partie fait signifier pour répondre aux moyens que l'autre a présentés. I Une lettre qu'on écrit pour répondre à une autre lettre.
REPORT, s. m. Action de reporter une somme , un total ; La somme, le total même qu'on a reporté. (Re-por.)
REPORTER. V. a. {Reportare.) Porter au lieu où la chose était auparavant. | Transporter, placer dans un autre lieu. [Se transporter en esprit, par la pensée , à un temps antérieur,
REPOS, s, m. Privation, cessation de mouvement. | ("essation de travail. [ Quiétude, tranquillité, exemption de toute peine d'esprit. | Exemption de trouble, d'agitation, de sédit'ion. | Sommeil. | Le repos éternel, L'état où sont les âmes des bienheureux. ( En parlant D'armes à feu , L'état où elles sont lorsque le chien n'est ni abattu ni bandé, j Se dit, en Versification française, de La césure placée dans les grands vers après la sixième syllabe , et , dans les vers de dix syllabes , après la quatrième. | La pause qui doit être placée dans les stances de six ou de dix vers ; savoir , dans celles de six , après le troisième vers , et , dans celles de dix , après le quatrième et après le septième vers. | T. de musiq. L'endroit où la phrase se termine , et
REP
où le chant se repose plus ou moins parfaitement. ( Se dit Des pauses que l'on fait en prononçant un discours , en déclamant , en lisant à haute voix. |Se dit De certains morceaux , de certains passages , où le lecteur peut s'arrêter, et se délasser de son application à ce qui précède. ] Se dit Des parties d'une composition dans lesquelles les objets de détail sont plus rares , les lumières moins vives, etc., pour que l'œil du spectateur ne s'y arrête pas. | L'attitude des figures représentées sans mouvement ou avec peu de mouvement. I Espèce de petit palier qui interrompt la suite des marches , et qui est souvent formé d'une marche plus large que les autres. I Un lieu propre à se reposer. (Re-pô.)
REPOSÉE, s. f. Le lieu où une bête fauve se repose. (Re-po-zée.)
REPOSER, v. a. (Reponere.) Mettre dans une situation tranquille, mettre en état de tranquillité. | Fig., Reposer la tête , l'esprit, l'âme. Lui procurer du calme. | V. n. Dormir. I Se dit en parlant D'un état de repos, de tranquillité. | Être déposé, placé en qq. endroit. I Être établi, appuyé, fondé. | Se dit Des liqueurs qu'on laisse rasseoir, afin que ce qu'il y a de plus grossier, d'impur, tombe au fond. ( Laisser reposer ses esprits , Les laisser rasseoir, se calmer. | Pron., Cesser de travailler, d'agir , d'être en mouvement. | Se reposer sur qqn. , Avoir confiance en lui. [ Se reposer sur qqn. de qq. affaire , S'en remettre à lui de la conduite d'une affaire. | À TÊTE REPOSÉE, loc. adv. Mûrement et avec réflexion. (Re-po-zé.)
REPOSOIR. s. m. Autel qu'on élève et qu'on prépare dans les lieux où la procession passe le jour de la Fête-Dieu, pour y faire reposer le saint sacrement. (Re-po-zouar.)
REPOUSSANT, ANTE. adj. Qui inspire de l'aversion , du dégoût. ( Re-pou-san. )
REPOUSSEMENT. s. m. Action de repousser. (Re-pou-se-man. )
REPOUSSER. V. a. {Repulsare.) Rejeter, renvoyer. | Pousser qqn. en le faisant reculer avec qq. effort. | // a été repoussé avec perte , Il a reçu un grand échec. ( Repousser une injure. S'en défendre avec force, avec vivacité. | Fig. , Repousser la calomnie , La réfuter hautement. | V. n. Ce ressort repousse trop , Il a trop de force. | V. n. Pousser de nouveau. | Marquer, imprimer à la main une lettre , un signe qui manque dans une feuille tirée. ( Re-pou-sé. )
REPOUSSOIR, s. m. Cheville de fer qui sert à faire sortir une auti-e cheville de fer ou de bois. | Instrument dont les dentistes se servent pour arracher les chicots. Instrument que les chirurgiens introduisent dans l'œsophage pour repousser les corps étrangers qui y sont engagés. | Se dit De certains instruments et outils dont les usages diffèrent. J Se dit Des objets vigoureux de couleur ou très-ombres, qu'on place sur le de-
REP
vant d'un tableau pour faire paraître les autres objets plus éloignés. (Re-pou-souar.)
RÉPRÉHENSIBLE. adj. des 2 g. {Reprenensibilis. ) Qui mérite répréhension , qui est digue de blâme. ( Ré-pre-an-si-ble. )
RÉPRÉHENSION, s. f. { Reprekensio.) Réprimande, blâme, correction. ( Ré-préan-sion. )
REPRENDRE, v. a. (Reprehendere.) (Se conj. c. Prendre. ) Prendre de nouveau. | Continuer qq, ch. qui avait été interrompu. I Reprendre une tragédie, une comédie, etc., La remettre au ÛicêLire.\ Reprendre un mur. En réparer, en fermer les crevasses. | Reprendre une toile, etc. , Rejoindre les parties qui sont rompues, | Recouvrer. | Réprimander, blâmer qqn. parce qu'on prétend qu'il a fait ou dit mal à propos qq. ch. jPron., Se corriger, se rétracter de qq. ch. qu'on a dit mal à propos, avec ou sans intention. | Blâmer, censurer, critiquer qq. ch. , y trouver à redire. | V. n. Se dit Des arbi'es, des plantes, qui prennent racine de nouveau, lorsqu'ils sont transplantés. | En parlant de blessures, etc.. Se refermer, se rejoindre.! Ce malade reprend. Sa santé se rétablit. | V. n. Recommencer. | La rivière a repris, A commencé à geler de nouveau, ( V. n. Se dit D'un cheval qui cesse, au galop, d'entamer avec la même jambe , et qui entame avec l'autre. ( Re-pran-dre. )
REPRÉSAILLE. s. f. Traitement fâcheux que l'on fait à un ennemi pour s'indemniser d'un dommage qu'il a causé, ou pour se ven- !;er d'une violence qu'il a exercée contre le droit delà guerre. ( Re-pré-za-lle [Il m.]
REPRÉSENTANT, s. m. {Rept œsentans ) Celui qui en représente un autre, qui tient sa place, qui a reçu de lui des pouvoirs pour agir en son nom. | Se dit De ceux qui sont appelés à une succession, du chef d'une personne prédécédée et dont ils exercent les droits, j Se dit De ceux qui ont le droit des héritiers, par vente, échange ou autrement ( Re-pré-zan-tan. )
REPRÉSENTATIF, IVE. adj. Qui re- , présente. I Se dit De la forme de gouvernement suivant laquelle la nation ou une partie de la nation élit des députés qui votent l'impôt et concourent à la formation de la loi. ( Re-pré-zan-ta-tif. )
REPRÉSENTATION, s. f. ( Reprœsentatio. ) Exhibition , exposition devant les yeux. I Se dit en parlant Des objets qu'on représente par la peinture, la sculpture, la gravure. | L'action de représenter des pièces de théâtre. I Absol., Espèce de cercueil vide sur lequel on étend un drap mortuaire, pour une cérémonie religieuse, j L'état que tient une personne distinguée par son rang, par sa dignité , etc. | La bonne mine , la figure imposante d'un homme grand et bien fait. |Se dit en parlant De ceux qui recueillent une succession, comme prenant la place et
REP
exerçant les droits de parents morts qu'ils représentent. | Représentation nationale , Assemblée d'hommes élus par la nation ou par une partie de la nation , pour faire les lois ou pour concourir à la formation des lois. I Sorte d'objection ou de remontrance qu'on fait à qqn. avec égards, avec mesure ( Re-pré-zan-ta-sion. )
REPRÉSENTER, v. a. {Reprœsentare.) Présenter de nouveau. | Exhiber, montrer, exposer devant les y GVi\,\ Représenter qqn.. Le faire comparaître personnellement, le remettre entre les mains de ceux qui l'avaient confié à notre garde. | Pron. , Comparaître personnellement en justice, ou se remettre au même état où l'on était lorsqu'on a été élargi. | Mettre dans l'esprit, dans l'idée, rappeler le souvenir d'une personne, d'une chose. I Pron. , Se mettre dans l'esprit , se rappeler le souvenir d'une personne, d'une chose, s'imaginer, se figurer une chose. | Rendre l'image d'un objet. | Figurer par le pinceau, par le ciseau, par le burin, etc. | Exprimer, peindre par le récit, par le discours. I Imiter par l'action et par la parole. | Être le type , la figure de qq. ch. | Tenir la place d'une ou de plusieurs personnes, en vertu du droit qu'on a reçu d'elles. | Celui qui est chargé d'une procuration spéciale pour faire qq, ch. au nom d'un autre, soit prince, soit particulier. | Se dit Des héritiers qui sont reçus à recueillir ou à partager une succession, comme étant à la place de parents morts dont ils exercent les droits. I Se dit De ceux qui, dans de certaines cérémonies publiques, font des fonctions à la place et au nom des personnes qui auraient droit de les faire si elles étaient présentes. | V. n. Se dit D'une personne constituée en dignité, qui sait se faire respecter et faire respecter sa place , en conservant les dehors convenables lorsqu'elle rempht ses fonctions. I Se dit D'une personne considérable qui reçoit beaucoup de monde, et qui, par une grande dépense, fait noblement les honneurs de sa place ou de sa fortune. | Se dit D'une personne qui, par tout son extérieur, impose une sorte de respect à ceux qui la, voient | Remontrer. ( Re-pré-zan-lé. )
RÉPRESSIF , lYE. adj. Qui réprime. (Ré prë-sif.)
RÉPRESSION, s. f. (Repressio.) Action de réprimer, (Ré-prë-sion.)
RÉPRIMABLE. adj. des 2 g. Qui doit ou peut être réprimé,
RÉPRIMANDE, s. f. Répréhension, correction faite avec autorité.
REPRIMANDER, v. a. Reprendre qqu.
avec autorité, lui reprocher sa faute,
RÉPRIMANT , ANTE. adj. Qui reprime, qui est capable de réprimer.
RÉPRIMER. V. a. (Reprimere.) Arrêter l'action, l'effet, le progrès de qq. ch.
REPRISE, s. f. Continuation de ce qui a
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Pté interrompu. |i?^y'me d'une pièce dramntujue , La remise de cette nièce au théâtre. | Se (lit Des vers d'un rondeau, d'un couplet de chanson , que l'on répète pour refrain. | Toute partie d'un air qui doit être exécutée deux fois, quoiqu'elle ne soit écrite qu'une fois. I La seconde partie d'un air. | Chacune des parties d'un rondeau, qui en a souvent trois, dont on ne répète que la première. | Le signe qui marque que l'on doit répéter la partie de l'air qui le précède. | Ce que le i comj)tab!e emploie en dépense dans la fin de i compte, parce qu'il l'a employé en recette , quoiqu'il ne l'eût pas recu.f Au plur., Ce que chacun des époux a droit, par lui ou ses représentants, de prélever, avant partage, sur la masse des biens de la communauté , lorsqu'elle est dissoute. | T. de jeu. Partie qui est d'un certain nombre de coups limité, | La réparation qu'on fait à un mur , à un pilier , etc. I La réparation qu'on fait à une étoffe , à une dentelle qui a été déchirée , à un tissu dont une maille s'est échappée, j Navire capturé par les ennemis, et repris ensuite par la nation sur laquelle il avait été pris. ( Chaque leçon donnée au cavalier ou au cheval, et après laquelle ils se reposent. I Un nombre de cavaliers qui travaillent en même temps et ensemble. (Re-pri-ze.)
RÉPROBATEUR, TRICE. adj. Qui annonce, qui exprime la réprobation.( — tri-se.)
RÉPROBATION, s. f. {Reprobatio.) Action par laquelle on réprouve, on rejette. Le jugement que Dieu a rendu de toute éternité contre les pécheurs qui mourront impénitents. I Blâme. ( — ha-sion.)
REPROCHABLK. adj. des 5 g. Qui mérite reproche. | Se dit Des témoins , des témoignages suspects qui peuvent être récusés.
REPROCHE, s. m. Ce qu'on dit à une personne, ce qu'on lui remet en qq. sorte devant les yeux , pour lui causer du regret ou pour lui faire honte. | Un homme sans reproche, Un homme à qui l'on ne peut rien reprocher. [Au plur. , Les raisons qu'on produit pour récuser des témoins. | Saws reproche, loc. adv. Sans prétendre faire des reproches.
REPROCHER, v. a. {Reprobare.) Dire à qqn. , lui remettre en qq. sorte devant les veux, une chose qu'on croit devoir lui causer (iu regret ou lui faire honte. \ Reprocher des témoins. Alléguer des raisons pour récuser des témoins.
REPRODUCTEUR, TRICE. adj. T. didactique. Qui reproduit, qui sert à la reproduction. ( — tri-se.)
REPRODUCTIBILETÉ. s. f. Faculté d'être reproduit.
REPRODUCTIBLE, adj. des a g. Susceptible de reproduction.
REPRODUCTION, s. f. Action par laquelle les êtres vivants perpétuent les espèces. I Se dit Des nouvelles parties qui, dans cer-
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tains animaux, succèdent à celles qui ont été arrachées , mutilées. | Se dit De tous le« moyens naturels et arlifjciels qui servent à perpétuer les espèces des plantes , à multiplife. les végétaux. ( — duc-sion.)
REPRODUIRE, v. a. Produire de nouveau.
I Présenter.
REPROUVER. V. a. Prouver de nouveau.
RÉPROUVER, v, a. {Reprobare.) Rejeter une chose, la désapprouver, la condamner. |Se dit par opposition à Prédestiner. | Réprouvé, subst. Se dit De ceux que Dieu a rejetés et maudits.
REPS. s. m. Étoffe de soie très-forte qui se fabrique principalement à Lyon. (Rëps.)
REPTILE, adj. des 2 g. {Rcptilis.) Qui rampe , qui se traîne sur le ventre. | Subst. m. Se dit De tous les animaux qui n'ont point de pieds^. et qui rampent effectivement, et De tous ceux qui ont les pieds si courts , qu'ils semblent se traîner sur le ventre, | Fam. , Homme qui emploie des moyens bas et vils pour s'avancer ou pour nuire. (Rëpti-le.)
RÉPUBLICAIN , AINE. adj. Qui appartient à la république. ) Qui affectionne, qui favorise le gouvernement républicain. | Celui qui est passionné pour le gouvernement républicain. ( — blic-in; ë-ne [c m.].)
RÉPUBUCANISME. s. m. Affectation d'opinions républicaines.
RÉPUBLIQUE, s. f. {Respublica.) Gouvernement de plusieurs ; État gouverné par plusieurs. | La chose publique. | La république des lettres , Les gens de lettres en général , considérés comme s'ils faisaient une nation. (Ré-pu-blie-e.)
RÉPUDIATION, s. f. (Repudiatio.) Action de répudier. ( — a-sion.)
RÉPUDIER. V. a. (Repudiare.) Renvoyer sa femme suivant les formes légales. | Rejeter, repousser.
RÉI'UdNANCE. s. f. {Repuguantia.) 0\iposition, sorte d'aversion pour qqn. , pour qq. ch, à faire qq. ch. (Ré-pu-«an se [n m.].)
RÉPUGNANT, ANTE. adj. {Repugnans.) Contraire, opposé. (Ré-pu-«an [n m.].)
RÉPUGNER. V. n. {Repugnare.)VAre'^\\x?, ou moins opposé, | Éprouver un sentiment de répugnance, | Causer, inspirer de la répugnance, (Ré-pu né. [n m.].)
RÉPULLULER, v. n. {Repullularc.) Renaître en grande quantité.
RÉPULSIF, IVE. adj. Qui repousse.
RÉPULSION, s. f. (Repulsio.) Action de ce qui repousse; État de ce qui est repoussé.
RÉPUTATION, s. f. {Reputatio.) Renom, estime, opinion que le public a d'une personne. | Se dit en parlant Des choses qui ont le renom d'être ex,cellentes dans leur espèce. ( — ta-sion.)
RÉPUTER. v. ii.{Reputare.)P.slimer, présumer, croire ; tenir pour, compter pour, ] RÉPUTÉ, ÉE. part. Censé.
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REQUÉRABLE. adj. des i g. Qui doit être demaudé par le créancier, qu'il doit aller chercher lui-même. (Rec-é-ra-ble [c m.].)
REQUÉRANT, ANTE. adj. etsubst.Qiii requiert, qui demande en justice. (Rec-é-ran [cm.].)
REQUÉRIR. V. a. {Reqiiîrere.) (Se conj, c. Acquérir.) Prier de qq. ch. | Sommer. | Réclamer, demander. | Demander qq. ch.
en justice. | En parlant Des choses, Demander, exiger. (Rec-é-rir [c m.].)
REQUÊTE, s. f. {Rcquiska.) Demande par écrit, présentée à qui de droit et suivant certaines formes établies. | Néant à la requête, Loc. fam. qui s'emploie pour exprimer un refus. | Fam. , Une demande verbale, une simple prière. | Tel jour, à la requête de telle personne, À la demande, à la réquisition de telle personne. (Rec-ê-te [c m.],)
REQUÊTÉ, s. m. Ton de chasse pour rappeler les chiens à soi. (Rec-ê-té [c m.].)
REQUÈTER. v. a. Quêter de nouveau.
(Rec-ê-té [c m.].)
REQUIEM, s. m. Mot lat. Prière que l'Église fait pour les morts. (Ré-cui-ë-me [c m.].)
REQUIN, s. m. Gros poisson de mer trèsvorace, du genre des Squales ou Chiens de mer. (Rec-in [c m.].)
REQUINQUER (SE), v. pron. Se dit Des vieilles qui se parent plus qu'il ne convient à leur âge. Fam. (Rec-inc-é [c m.].)
REQUINT, s. m. (Quintus.) La 5« partie du quint, que l'on payait au seigneur, dans certaines coutumes, outre le quint, quand on vendait un fief qui relevait de sa seigneurie. (Rec-in (c m.].)
RÉQUISITION, s. f. {Requîsitio.) Action de requérir. | Demande que fait l'autorité publique de mettre à sa disposition des personnes ou des choses. (Réc-i-zi-sion [c m.].)
REQUISITOIRE, s. m. Acte de réquisition que fait par écrit celui qui remplit dans un tribunal les fonctions du ministère public. (Réc-i-zi-toua-re.)
RESCIF. s. m. V. Récif.
RESCINDANT, s. m. {Rescîndens,) Demande tendante à faire annuler un acte, un jugement. (Ké-sin-dan.)
RESCINDER, v. a. {Rcscindere.) Casser, annuler un acte, un partage, etc. (Ré-sin-dé.)
RESCISION, s. f. (Rescisio.) Annulation d'un acte, d'un partage, etc. (Ré-si-zion.)
RESCISOIRE. s. m. (Rescisorius.) L'objet principal pour lequel on s'est pourvu, soit contre un acte, soit contre un jugement, et qui reste à juger quand l'acte ou le jugement a été annulé. (Ré-si-zoua-re.)
RESCRIPTION. s. f. (Rescriptio.) Ordre, mandement pai- écrit que l'on donne pour toucher certaine soBime sur qq. fonds , sur qq. personne. On dit aussi Mandat. (Rëscrip-sion.)
RES
RESCRIT. s. m. {Rescriptum.) La réponse des empereurs romains aux questions sur lesquelles ils étaient consultés par les gouverneurs des provinces, par les juges, ou par les particuliers dans leurs différends. | Une réponse du pape sur qq. question de théologie, pour servir de décision ou de loi. (Rës-cri.)
RÉSEAU, s. m. {Retiolum.) Petit rets. | Ordin. ouvrage de fil , de soie , de fil d'or et d'argent, fait par petites mailles, en forme de rets. | Entrelacement de vaisseaux sanguins, de nerfs, etc. (Ré-zô.)
RÉSÉDA, s. m. Plante herbacée , d'une odeur très-agréable, qui croît à la hauteur d'environ un pied, et dont les feuilles sont alternes, les fleurs irrégulières et d'un jaune verdâtre. (Ré-zé-da.)
RÉSERVATION, s. f. Action par laquelle on réserve. | Droit qu'on s'est réservé dans un acte. (Ré-zër-va-sion.)
RÉSERVE, s. f. Action de réserver. | Se dit Des choses réservées. | La partie de l'armée qu'on laisse dans ses foyers, et qu'on appelle sous les drapeaux quand les circonstances l'exigent. | Toute garde qui n'a pas de surveillance à exercer et qui est réunie seulement pour attendre des ordres ; u.autr. Piquet. ( Certain nombre de vaisseaux placés hors des lignes, et destinés à secourir ceux qui en ont besoin, ou à remplacer ceux qui sont trop désemparés pour conserver leur poste. I Canton qui est réservé pour celui à qui la chasse appartient. | Discrétion, circonspection, retenue. | À la réserve de. loc. prép. À l'exception de. | Sans réserve, loc. adv. Sans exception. | En RÉSER^'E. loc. adv. À part, de côté. (Ré-sër-ve.)
RÉSERVÉ, ÉE. adj. et subst. Circonspect, discret , qui ne se hâte pas trop de dire ni de faire connaître ce qu'il pense. (Ré-zër-vé.)
RÉSERVER. V. a. {Reservare.) Garder, retenir quelque chose d'un tout , une chose entre plusieurs autres, | Garder une chose pour un autre temps, pour un autre usage, la ménager pour une autre occasion. (Rézër-vé.)
RÉSERVOIR, s. m. Lieu fait exprès pour V tenir certaines choses en réserve. Lieu où ion amasse des eaux pour les distribuer , suivant le besoin , en divers endroits. Bassin rempli d'eau dans lequel on conserve du poisson. I Toute ca^^té du corps humain , dans laquelle s'amasse un fluide. (Ré-zërvouar.)
RÉSIDANT , ANTE. adj. Qui réside, qui demeure. (Ré-zi-dan.)
RÉSIDENCE, s. f. Demeure ordinaire en qq. ville, en qq. lieu. | Le séjour actuel el obligé d'un évêque , d'un magistrat , d'un préposé , etc. , dans le lieu où ils exercent leurs fonctions. | Le heu de la résidence ordinaire d'un prince , d'un seigneur. | L'emploi
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d'un résident auprès d'un prince. (Ré-zidan-se.)
RÉSIDENT, s. m. Celui qui est envoyé de la part d'un souverain vers un autre pour résider auprès de lui , et qui est moins qu'un ambassadeur, mais plus qu'un agent. La femme du résident s'appelle Madame la résidente. (Ré-si-dan.)
RÉSIDER, v. n. {Résidera.) Faire sa demeure en qq. endroit. | Toute l'autorité réside dans la personne d'un tel. Il a toute l'autorité. | Consister. ( Se dit, absol., D'un évoque , d'un bénéficier qui demeure dans le lieu de son diocèse, de son bénéfice. (Rczi-dé.)
RÉSIDU, s. m. T. de Com. {Residuus.) Le restant. (Vi.) | Le nombre qui reste d'une division. On dit plus ordin. Le reste, \ Ce qui reste d'une ou de plusieurs substances soumises à l'action de divers agents. (Ré-zi-du.)
RÉSIGNANT, s. m. Celui qui résigne un office ou un bénéfice à qqn. (Ré-zi-«an [n m ].)
RÉSIGNATAIRE. s. m. Celui à qui on a résigné un office ou un Lénéfice. (Ré-zi-watè-re [n m.].)
RÉSIGNATION, s. f. Abandon en faveur de qqn. ( La démission d'un office, d'une charge. (Vi.) | La démission d'un bénéfice dans les mains du collateur ou du pape. | Soumission à la Providence, à la volonté de Dieu. I Soumission à son sort, à sou malheur. (Ré-zi-/?a-sion [n m.].)
RÉSIGNER. V. a. {Resignare.) Se démettre d'un office , d'un bénéfice en faveur de qqn. | Résigner son âme a Dieu , Remettre son âme entre les mains de Dieu. [ Pron. , S'abandonner, se soumettre. (Ré-zi-«e [n m.].)
RÉSILIATION, s. f. Résolution , annulation d'un acte. On dit aussi Résilîment , et qqns. écrivent Résiliement. (Ré-zi-li-a-sion.)
RÉSILIER. V, a. (Resilire.) Casser, annuler un acte. (Ré-zi-li-é.)
RÉSILÎMENT ou RÉSILIEIVIENT. s. m.