ART
tis, gr. ) Se dit Des maladies qui attaquent les jointures , et Des médicaments qu'on emploie contre. ( Ar-tri-tic e. )
ARTICHAUT, s. m. Plante potagère de la famille des Composées , qui porte une espèce dfc légume fait à peu près en forme de gros chardon, | Pièce de serrurerie qui est hérisbée de plusieurs pointes et de crocs, et dont on garnit une clôture. (Ar-ti-cbô. )
ARTICLE, s. m. ( Articulas. ) Jointure des os. Les articulations raoh'ûes. Amputation dans l'article. Celle que l'on pratique en coupant un meml)re à l'endroit où il se joint au corps. | Se dit en parlant Des insectes, des différentes parties de leurs membres qui peuvent se mouvoir les unes sur les autres. | Se dit Des portions d'une tige ou d'un rameau comprises entre deux articulations. | Se dit fig. Des petites parties qui foiment les divisions ou subdivisions d'un traité, d'un écrit, etc. j Se dit Des divers sujets sur lesquels roule une dissertation, etc. | Sujet , matière, j Article de foi , Chaque point de la croyance en ■matière de religion. \Â l'article delà mort, Au dernier moment de la vie. | Se dit Des abjets qu'un marchand a dans son magasin, j Celle des parties du discours qui précède ordinairement les noms substantifs.
ARTICULAIRE, adj. des 2 g. ( Articularis. ) Qui a rapport aux articulations. ( Ar-ti-curlè-re. )
ARTICULATION, s. f. ( Articulatio. ) Jonction, jointure des os. | L'action de prononcer distinctement les syllabes, les mots. | Articulation de faits , Énonciation de faits article par ai'ticle. ( Ar-ti-cu-la-siou. )
ARTICULER, v. a. {Articulare.) Prononcer distinctement les lettres, les syllabes, les mots. I Énoncer par article. | Affu'mer positivement et circonstancier, | Pron. , Se dit Des os qui se joignent , qui s'unissent par articulation.
ARTIFICE, s. m. {Artificium. ) Art , industrie. I Ruse , déguisement , fraude, j Toute r^omposition de matières aisées à s'enflammer. ( Ar-ti-fi-se. )
ARTIFICIEL , ELLE. adj. ( Artificialii. ) Qui se fait par art. \Jour artificiel , L'espace Je temps compris entre le lever du soleil et ^5on coucher. (Ai'-ti-fi-si-ël; ë-le. )
ARTIFICIELLEMENT, adv. Avec art.
( Ar-ti-fi-si-ë-le-man. )
ARTIFICIER, s. m. Celui qui fait des feux d'ai'tifice. ( Ar-ti-ii-sié. )
ARTiriClEUSEMEXT. adv. D'une ma- •ûière artificieuse. ( Ar-ti-fi-sieu-ze-man. )
ARTIFICIEUX, EUSE. adj. {Artificiosus.) Plein d'artifice, de ruse. (Ar-ti-fi-sieû ; ze.)
ARTILLÉ, ÉE. adj. Garni de son artillerie. (Vi.) (Ar-ti-i!é [11m.].)
ARTILLERIE, s. f. ( Ars. ) La partie du matériel de guerre qui comprend les cartons , etc. I Troupes employées au senice de l'artillerie, ( Ar-ti-Ue-rie [ Il m. ]. )
ASC
ARTILLEUR, s. m. Militaire employé au service de l'artillerie. ( Ar-ti-lleur [11 m.])
ARTIMON, s. m. ( Artimons , it. ) Nom du mât de l'arrière , le plus petit ou le troisième d'un grand bâtiment.] La voile aurique attachée au mât d'artimon , au-dessus de la poupe.
ARTISAN, s. m. ( Artigiano , it. ) Celui qui exerce un art mécanique , un métier. I Fig. , Celui qui est l'auteur, la cause de qq, cb. ( Ar-ti-zan, )
ARTISON. s. m. Insecte qui ronge les étoffes , etc.
ARTISONNÉ, ÉE. adj. Qui est troué par les insectes appelés Arîisons. ( Ar-tizo-né. )
ARTISTE, s. m. et f. {Ars.) Celui qui travaille dans un art où le génie et la main doivent concourir.
ARTISTEMENT. adv. Avec art et industrie. ( Ar-tis-te-man. )
ARUM, s, m. (Arum.) Genre de plantes dont les fleurs naissent sur un réceptacle cylindrique et allongé , s'élevant d'une spathe en forme de cornet, (A-rô-me. )
ARUSPICE, s. m. (Aruspex.) Ministre de la religion chez les anciens Romains , dont la fonction consistait à chercher des présages dans les mouvements de la victime avant le sacrifice , et après , dans l'inspection de ses entrailles. ( A-rus-pi-se. )
AS. s. m, (Assis,) Un point seul marqué sur un des côtés d'un dé , ou sur une carte. } Chez les Romains , Poids , monnaie particulière.
ASARET. s, m, (Asaron , gr. ) Plante de la même famille que l'aristoloche , dont la lige est très-courte. ( A-za-rë. )
ASBESTE. s. m. ( Asbestos. ) Pierre qui est composée de filets moins flexibles que ceux de l'amiante , et qui n'éprouve aucune altération dans le feu. (As-bës-te. )
ASCARIDE, s. m. ( Ascarides , gr. ) Petit ver rond qui ne se trouve que dans les gros intestins.
ASCENDANT , ANTE. adj. (Ascendens.) Qui va en montant. | Se dit Des astres qui montent sur l'horizon. | — Des personnes dont on descend, ( A-san-dan, )
ASCENDANT, s. m. Le point de l'écliptique situé dans l'horizon oriental. | Point qui se lève , considéré par rapport à la nativité des personnes, | Fig. , Penchant honnête ou vicieux qu'on supposait produit par l'influence d'un astre, [Certaine supériorité naturelle. [L'influence, le pouvoir qu'une personne a sur une autre. | Les personnes dont on descend.
ASCENSION, s. f. ( Ascensio. ) Action de monter , de s'élever. Les apôtres se trou vèrcnt à l'ascension de Notre-Seigneur. \ Le jour auquel l'Église célèbre ce mystère. | L'action de s'élever dans les airs au moyen d'un aérostat. | Ascension d'un astre , Le
ASP
point de réqualeur qui se lève en même temps que cet astre. ( A-san-sion. )
ASCENSIONNEL, ELLE. adj. Force ascensionnelle , La force par laquelle un coips tend à s'élever. ( A-san sio-nël ; ë-le.)
ASCÈTE, s. des 2 g. ( Asceta. ) Celui ou celle qui se consacre d'une manière particulière aux exercices de la piété. ( A-sè-te. )
ASCÉTIQUE, adj. des 2 g. {Âsceùcus.) Qui a ra|)port aux exercices de la vie spirituelle. I Subst. , Qui a embrassé la vie ascétique. ( A-sé-tic-e. )
ASCIENS. s. m. pi. {J, skia, gr. ) Sans ombre. Se dit Des habitants de la zone torride. ( A-si-in. )
ASCITE. s. f. {Jskitss , gr.) L'iiydropisie de l'abdomen. (A-si-te. )
ASCLÉPIADE. adj. et subst. m. {Asclcpiadceum. ) Se dit D'un vers grec ou latin , composé d'un spondée , de deux choriambcs et d'un iambe.
ASCLÉPIADE. s. f. , ou ASCLÉPIAS. s.
m. {Jsklépios, gr. ) Genre de plantes à graines laineuses.
ASIARCHAT. s. m. ( Arche, gr. , Asia. ) Magistrature annuelle qui était jointe au sacerdoce , et qui donnait le droit de présidence atix jeux sacrés célébrés en commun par les villes grecques d'Asie. ( A-zi-ar-ca. )
ASIARQUE. s. m. Celui qui était revêtu de l'asiarchat. ( A-zi-ai'c-e. )
ASIATIQUE, adj. des 2 g. ( Asiaticus. ) Qui appartient à l'Asie. ( A-zi-a-tic-e. )
ASILE, s. m. ( Asylus. ) Lieu établi j)Our servir de refuge aux déljiteurs , aux criminels, j Tout lieu où l'on se met à l'abri d'un danger, etc. | Retraite, habitation, j Maison où une personne qui n'a pas de quoi subsister trouve une retraite dans sa mauvaise fortune. I Fig., Les personnes et les choses qui protègent. ( A-zi-le. )
ASINE. adj. f. ( Asinus. ) Il ne s'emploie que dans cette locution peu usitée , Dête asine. Un âne ou une ânesse. (A-zi-ne. )
ASPECT, s. m. ( Aspectus. ) Vue d'une personne ou d'une chose. | La manière dont une personne ou un objet s'offre à la vue. | Fig. , Face, point de vue sous les([uels se présente une chose , une affaire. | La situation respective des planètes , par rapport à l'inlluence que les astrologues lui attribuaient sur les destinées humaines. (As-pë. )
ASPERGE, s. f. ( Asparagus. ) Plante potagère dont on mange la tige lors([u'elle est encore jeune et tendre. (As-për-je.)
ASPERGER. V. a. ( Aspergcre.) Jeter de l'eau ou quelque autre liquide sur une personne. (As-për-jé.)
ASPERGES, s. m. Goupillon à jeter de l'eau bénite. I Moment de l'office où se fait la cérémonie de jeter de l'eau bénite. (As-për-
ASPERITE, s. f. {Asperîtas.) Quahté de ce qui est raboteux , inégal, j Petite éleva-
ASS
lion qui rend une surface rude, inégale.
ASPERSION, s. f. (Aspersio.) Action d'asperger. L'action de jeter de l'eau bénite avec l'aspersoir. (As-për-sion.)
ASPERSOIR. s. f. Goupillon à jeter de l'eau bénite. (As-për-souar.)
ASPHALTE, s. m. {Asphaltas, gr.) Espèce de bilunic solide, compacte, noir et luisant , que l'on trouve à la surface de qq. lacs. (As-fal-te.)
ASPHODÈLE, s. m. {Asphodelus.) Plante de la famille des Liliacées. (As-fo-dë-le.)
ASPHYXIE, s. f. {Asphyxia.) État de mort apparente et imminente, causé par la suspension de la respiration. (As-fic-sie.)
ASPHYXIER. V. a. Causer l'asphyxie.
Pron., Se donner la mort au moyen d'une vapeur qui asphyxie. | Asi-uyxié, ée. subst. Secours pour les noyés et les asphyxiés. (Asfic-si-é.)
ASPIC, s. m. {Aspis.) Serpent dont la morsure est très-dangereuse.
ASPIC, s. m. Nom vulgaire de la grande lavande. Huile d'aspic.
ASPIC, s. m. Plat composé de viande et de gelée.
ASPIRANT, ANTE. adj. Qui aspire.
Pompe aspirante. Sorte de pompe qui élève l'eau en faisant le vide. (As-pi-ran.)
. ASPIRANT , ANTE. s. Celui , celle qui aspire à une chose.
ASPIRATION, s. f. ( Aspiratio. ) Actiond'attirer l'air extérieur dans ses poumons. | L'action par laquelle une pompe élève l'eau en faisant le vide, j La manière de prononcer en aspirant, j Mouvement de l'âme vers Dieu. (As-pi-ra-sion.)
ASPIRER, v. a. {Aspirare.) Attirer l'air extérieur dans ses poumons. | L'action par laquelle une pompe aspirante élève l'eau en faisant le vide. | Prononcer plus ou moins fortement de la gorge. | Fig., Prétendre à qq. ch., désirer vivement.
ASPRE. s. m. Petite monnaie d'argent chez les Turcs.
ASSA. s. f. Suc végétal concret. VAssa dulcis , qui est la résine du benjoin , et l'Assa fœtida, autre résine d'une odeur désagréable , antispasmodique.
ASSAILLANT, s. m. Celui qui attaque. Un homme qui assiège une place. (A-sa-lIan [11 m.].)
ASSAILLIR. V. a. {Ad, salire.) {J'assaille, nous assaillons , ils assaillent. J'assaillais. J'assaillis. J'assaillirai. J'assaillirais. Que j'assaille. Que J'assaillisse. ) Attaquer vivement. (A-sa-Ilir [11 m.].)
ASSAINIR. V. a. {Ad,6anus.)KenàTQ sain, (A-së-nir.)
ASSAINISSEMENT, s. m. Action d'assailiir, ou Le résultat de cette action. (A-seni-se-man.)
ASSAISONNEMENT, s. m. Ce qui sert à assaisonner. | L'action et la manière d'as-
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saisonner. | Ce qui rend une chose plus piquante , plus agréable. ( A-së-zo-ne-man.)
ASSAISONNER, v. a. Accommoder avec des ingrédients. | Fig., Accompagner ce qu'on dit, ce qu'on fait , de manières agréables. (Asë-zo-né.)
ASSAKI. s. f. Titre de la sultane favorite du Grand Seigneur.
ASSASSIN, s. m. (jyajc/i/jcAw, ar.) Celui qui assassine.|Fig., Petite mouche noire que les femmes se placdent autrefois au-dessous de l'œil. (A-sa-sin.)
ASSASSIN , INE. adj. Qui assassine. | Fig. et fain., Des yeux assassins , Capables d'inspirer une grande passion.
ASSASSINAT, s. m. Action d'attenter, de dessein formé , à la vie d'une personne, j Outrage fait de dessein formé. | Acte, discours qui porte un jiréjudice grave. (A-sa-si-na.)
ASSASSINER, v. a. Attenter, de guetapens, à la vie de qqn. I Outi-ager, excéder de coups en trahison, j Importuner avec excès. (A-sa-si-né.)
ASSAUT, s. m. (Jssultus.) Attaque pour emporter de vive force une ville, j L'action de tout ce qui assaille avec violence. | Toute sollicitation vive et pressante. ) Exercice qui s'exécute avec des fleurets , et qui représente un véritable combat à l'épée. (A-sô.)
ASSEMBLAGE, s. m. Union, réunion. | La manière de joindre ensemble des pièces de bois. | L'action de réunir les feuilles d'un volume selon l'ordre de leurs signatures. ( A-san-bla-je.)
ASSEMBLÉE, s. f. coll. Réunion d'un nombre plus ou moins considérable de personnes dans un même lieu. I Corps délibérant. I Fig., L'assemblée des jfldèles, L'Eglise, j Réunion de personnes en société. | Lieu où se rendent les chasseurs. | La batterie de tambour , la sonnerie de trompette , par laquelle on avertit les soldats d'une troupe de se réunir. (A-san-blée.)
ASSEMBLER, v. a. ( Simul. ) Mettre ensemble. I Réunir, convoquer. | Joindre plusieurs pièces de bois , en sorte qu'elles ne fassent qu'un corps. | Réunir les feuilles d'un volume selon l'ordre de leurs signatures. (Asan-blé.)
ASSEMBLEUR , EUSE. s. Ouvrier qui fait les assemblages , dans une imprimerie ou une librairie. (A-san-bleur ; ze.)
ASSENER. V. a. ( Assignare. ) ( T assène. J'assènerai. ) Porter un coup violent. ( Ase-né.)
ASSENTIMENT, s. m. Consentement volontaire. | L'approbation intérieure et forcée qu'on donne à une chose évidemment vraie, évidemment bonne. (A-santi-man.)
ASSENTIR. V. n. ( Assentîre. ) Est suivi de à. Donner son assentiment, (^i.) (Asan-lir.)
ASSEOIR. V. a. {Assidere.) {J'assieds , iV
ASS
assied; nous asseyons, ils asseyent. J asseyais. J'assis. J'assiérai ou J'asseyerai. J'assiérais ou Tasseyerais. Assieds, asseyez. Que f asseye. Que j'assisse. Asseyant. Ou autrement: / assois , il assoit ; nous assoyons , 'vous assoyez, ils assoient, /assoyais. J'assoirai. J'assoirais. Assois , assoyez. Que J'assoie. Assoyant.) Mettre qqn. sur un siège. | Pron., Se mettre sur un siège. 1 Poser solidement et à demeure, j Placer, établir. ] Asseoir un cheval , Dresser un cheval à galoper avec la croupe plus basse que les épaulés. | Asseoir les ventes. Marquer le canton de bois qui doit être coupé. (A-souar.)
ASSERJMENTER. v. a. ( Sacramentum. ) Lier par un serment. (A-sër-man-té.)
ASSERTION, s. f. {Assertio.) Proposition qu'on avance et qu'on soutient comme vraie. (A-sër-sion.)
ASSERVIR. V. a. {Ad, servire.) Assujettir, réduire à une extrême dépendance. (A-sër-vir.)
ASSERVISSANT, ANTE. adj. Qui asservit; se dit Des choses. ( A-sër-vi-san.)
ASSERYISSEIMENT. s. m. État de ce qui est asservi. (A-sër-vi-se-man.)
ASSESSEUR, s. m. Officier de justice adjoint à un juge principal. (A-së-seur.)
ASSEZ, adv. Suffisamment, autant qu'il faut. I II sert aussi à affaiblir la signification des mots auxquels on le joint , — Ou à renforcer le sens. | Explétif, Assez peu. Assez souvent. (A-sé.)
ASSIDU, UE. adj. {Assiduus.) Qui est exact à se rendre où son devoir l'appelle. | Qui a une application continuelle. | Qui rend des soins continuels à qqn. | Marque la continuité ou la fréquente répétition. (A-si-du.)
ASSIDUITÉ, s. f. {Assiduitas.) Exactitude à se trouver aux lieux où le devoir appelle. ( Application continuelle à une chose. I La présence fréquente d'une personne dans un lieu, auprès de qqn. (A-sidui-té.)
ASSIDÛMENT, adv. D'une manière assidue. (A-si-dû-man.)
ASSIÉGEANT, ANTE. adj. Qui assiège.
I Subst. plur. Les assiégeants et les assiégés. (A-sié-jan.)
ASSIÉGER, v. a. ( Assidere. ) Faire le siège d'une place de guerre, etc. | Se dit Des personnes qui sont enfermées dans une place assiégée. | Se dit fig. Des choses. | Se dit D'une foule qui se présente avec empressement à l'entrée de qq. Heu public, etc. ( Obséder, poursuivre, importuner. | Assiégé, ÉE. siibst. Ceux qui sont dans une place assiégée. (A-sié-jé.)
ASSIETTE, s. f. {Assidere.) Situation, manière d'être assis, couché, placé. | La situation du cavalier sur la selle. | La meilleure situation, | La situation d'un corps pose sur un auti-e. | Se dit D'une maison, d'une
ASS
ville, d'une forteresse, et fig. De la disposition de l'esprit. | La réparlilion des impôts, j Vaisselle plate sur laquelle chacun, à table, reçoit ce qu'il veut manger. | Ce qu'une assiette contient. (A-sië-te.)
ASSIETTÉE, s. f. Plein une assiette. (Asié-tée.)
ASSIGNABLE, adj. des 2 g. Qui peut être déterminé avec précision. ( A-si-«able [n m.]. )
ASSIGNAT, s. m. (Jssignatus.) Assignation d'une rente sur un héritage qui demeure nommément affecté au payement annuel de cette rente. (Yi.) | Sorte de papier-monnaie dont le payement était assigné sur la vente des biens nationaux. (Asi-na [n m.]. )
ASSIGNATION, s. f. (Jsslg-natio.) Action d'affecter un fonds au payement d'une dette, etc. | Mandat déH\Té à qqn. pour recevoir une somme assignée sur un certain fonds. I Exploit par lequel on assigne une personne à comparaître par-devant le juge. I Rendez -vous. (A-si-/ia-sion [n m.].)"
ASSIGNER. V. a. {Jssignare.) Assigner un fonds au paiement d'une rente, etc. j Déterminer, faire connaître. | Fixer, donner, attribuer. | Sommer par un exploit de comparaître devant le juge, | Assigné, subst. Celui qui a reçu un exploit d'ajournement. (A-si-/?é [n m.].)
ASSIIVIILATION. s. f. {Assimîlatio.) kction d'assimiler. | L'action par laquelle un corps vivant s'empare de certaines matières étrangères à sa substance, et se les approprie. (A-si-mi-la-sion.)
ASSIMILER. V. a. Rendre semblable. | Présenter comme semblable. | Pron., Se comparer à, | Se dit De l'acte par lequel les corps vivants exercent leur faculté d'assimilation. (A-si-mi-Ié.)
ASSISE, s. f. Rang de pierres de taille qu'on pose horizontalement pour construire une muraille. | Au plur., Certaines séances extraordinaires que tenaient les officiers des seigneurs de fiefs; — Les assemblées de seigneurs convoquées par le prince pour juger des causes importantes et solennelles. I Session d'une cour criminelle. — En France, Cour d'assises, Les tribunaux criminels. (Asi-ze.)
ASSISTANCE, s. f. Présence d'un officier public à qq. opération, d'un ecclésiastique dans qqne. des fonctions de son ministère. | Personnes assemblées en qq. lieu. ( Corps des assistants qui composent le conseil d'un ordre. | Aide, secours. (A-sis-tan-se.)
ASSISTANT, ANTE. adj. (Jssistens.) Qui est présent en un lieu. | Ecclésiastique qui seconde l'officiant dans qq. grande cérémonie religieuse. | Subst., Prêtre assistant. I Personne quelconque présente en un lieu. I Se dit De ceux qui sont établis pour
ASS
aider le supérieur général dans ses iooetions. (A-sis-tan.)
ASSISTER. V. n. (Âssistere.) Être présent par quelque motif. | y/ssister à un jugement, Faire pai'tie du tribunal qui prononce un jugement. | V. a.. Secourir, aider. I Accompagner pour qq. action. (A-sis-té.)
ASSOCIATION, s. f. Un'on de plusieurs personnes qui se joignent ensemble pour qq. intérêt commun , etc. (A-so-si-a-sion.)
ASSOCIER. V. a. {Âssociare.) Prendre qqn. pour compagnon, pour collègue. | Fig., Unir, joindre. | Hanter, fréquenter, j Associé, ÉE. subst. C'est mon associé. (A-sosi-é.)
ASSOGUE. s. f. Mot esp. Vif-argent.
Galion d'Espagne destiné à porter en Amérique le vif-argent dont on se sert pour épurer l'or, (A-sog-e.)
ASSOLEMENT, s, m. Partage de terres labourables en grandes portions. (A-so-leman.)
ASSOLER. V. a. {Solum.) Diviser des terres labourables par soles. (A-so-lé.)
ASSOMMANT, AP^'TE. adj. Qui est excessivement fatigant, ennuyeux. Fam. (A-soman.)
ASSOMMER, v. a. {Assumere.) Tuer avec qq. ch. de pesant. | Battre avec excès. I Se dit fig. De ce qui incommode, importune, ou afflige. (A-so-mé.)
ASSOMMOIR, s. m. Sorte de piège que l'on tend surtout aux bêtes puantes, etc., et qui est disposé de manière à les assommer lorsqu'elles s'y prennent. | Bâton garni, à l'une de ses extrémités, d'une balle de plomb enveloppée de ficelle. (A-somouar,)
ASSOMPTION, s. i.{Assumptio.) L'enlèvement miraculeux de la sainte Vierge au ciel par Ls anges, | Jour auquel l'Eglise célèbre la fête de cet enlèvement. | Tableau ou estampe qui représente l'assomption de la Vierge. | La seconde proposition d'un syllogisme. (A-sonp-sion.)
ASSONANCE, s. f. {Ad, sonarc.) Ressemblance imparfaite de son dans la terminaison des mots. (A-so-nan-se.)
ASSONANT, ANTE. adj. .Qui produit une assonance. (A-so-nau.)
ASSORATH ou ASSONAH. s. f. V.
Sonna.
ASSORTIMENT, s. m. Convenance de plusieurs choses entre elles. | L'assemblage com])let de certaines choses qui vont ordinairemenl ensemble. | Supplément de différentes sortes de caractères, servant à compléter une fonte. | Fonds, collection de marchandises de même genre. (A-sor-timan.)
ASSORTIR. V. a. {Ad, sortîrl ) Mettre ensemble plusieurs choses qui se conviennent. I Fig., se dit Des personnes. | Fournir de
kSS
toutes les choses conveualjles. j Convenir. ( 4.-sor-tir.)
ISSORTISSANT, ANTE. adj. Qui assortit bien. (A-sor-ti-san.)
ASSOTER. V, a. {Stultus.) Infatuer d'une passion , rendre sottement amoureux. | Pron., Prendre un sot amour. (A-so-té.)
ASSOUPIR. V. a. (Sopire.) Endormir à demi, causer une disposition prochaine au sommeil. | Suspendre, affaiblir. | Fig., Empêcher l'éclat , le progrès , les suites de qq. ch. de fâcheux. (A-sou-pir.)
ASSOUPISSANT, ANTE. adj. Qui assoupit. (A-sou-pi-san.)
ASSOUPISSEMENT, s. m. État d'une personne assoupie. | Fig., Grande nonchalance^ grande négligence. (A-sou-pi-se-man.)
ASSOUPLIR. \. a. {Supvlex.) Prendre souple, I Assouplir un cheval^ L'iiabituer à se mouvoir avec souplesse. (A-sou-plir.)
ASSOURDIR. V. a. (Surdus.) Se dit D'un bruit très-fort, qui cause une surdité passagèie ; — D'un grand bruit qui ne permet d'entendre aucun autre son. | Diminuer la lumière et les détails dans les demi-teintes. (A-sour-dir.)
ASSOURDISSANT, ANTE. adj. Qui assourdit. (A-sour-di-san.)
ASSOUVIR. V. a. {M, sopire.') Rassasier pleinement, apaiser une faim vorace. (A-sou-vir.)
ASSOUVISSEMENT, s. m. Action d'assouvir; État de ce qui est assouvi. ( A-souvi-se-man.^
ASSUJEITIR. v. a. (Qqns. écrivent Jssujétir.) (Jd, subjicere, ) Soumettre , ranger sous sa domination. | Astreindre, obliger à. Arrêter une chose de telle sorte, qu'elle soit stable et sans mouvement. (A-sn-jë-tir.)
ASSUJETTISSANT, ANTE. adj. Qui astreint, qui exige beaucoup d'assiduité. (A-su-jë-ti-san.)
ASSUJETTISSEMENT, s. m. État de dépendance. I Fig., Sujétion, contrainte, obligation habituelle. (A-su-jë-ti-se-man.)
ASSUMER, v. a. {Assumere.) Prendre.
Assumer sur soi la responsabilité d'une chose. (A-su-mé.)
ASSURANCE, s. f. Certitude. ] Confiance. I Promesse, protestation, affirmation, I Hardiesse. | Sûreté. | Promesse , obligation , nantissement , etc. | Traité par lequel , moyennant une somme convenue , on s'engage à rembourser la valeur de certains objets , dans le cas où ils seraient détruits. (A-su-ran-se.)
ASSURÉMENT, adv. Certainement , sûrement. (A-su-ré-man.)
ASSURER, v. a. {Securus.) Rendre stable, affermir, j Accoutumer à ne point trembler, à ne point s'effrayer. I Assurer la bouche d'un cheval, Accoutumer un cheval à souffrir le mors, j Prendre une chose sûre, j Garantir un droil. | Garantir, pai- un