SUC
succession de temps. Par une longue stnte de temps. I Hérédité, les biens, les effets qu'une personne laisse en mourant. | La manière dont se fait la transmission des hérédités. ( Suc-së-sion. )
SUCCESSIVEMENT, adv. L'un après l'autre. C Suc-së-si-ve-man. )
SUCCESSORAL, E; ou SUCCESSO- RIAL, E. adj. Retrait successoral , Retrait exercé sur une succession.
SUCCIN. s. m. ( Succinum. ) C'est la même chose que l'ambre jaune. (Suc-sin. )
SUCCINCT, INCTE. adj. {Succinctus.) Court, bref. (Siic-sinc, )
SUCCINCTEMENT, adv. D'une manière succincte, en peu de mots. | Fam., Déjeuner succinctement ^ Déjeuner légèrement.
( Suc-sincte-man, )
SUCCINIQUE. adj. Acide succinique , extrait du succin.
SUCCINUM. s. m. Ambre citrin.
SUCCION, s. f. {Sugere.) Action de sucer. (Suc-sion.)
SUCCOMBER, v. n. (Succumbere.) Être accablé sous un fardeau que l'on porte. | Ne pouvoir résister, être vaincu, céder. | Absol., Mourir, périr. | Avoir du désavantage en qq. ch. qu'on entreprend contre qqn. ( Suçon-bé.)
SUCCULENT, ENTE. adj. ( Succulentus.) Qui a beaucoup de suc, et qui est fort ■nourrissant. ( Su-cu-lan; ante [c. m.].)
SUCCURSALE, ajjj. fém. {Succurrcre.) Église succursale , Église qui supplée à l'insuffisance de l'église paroissiale. | Subst., Une succursale. \ Établissement subordonné à un autre, et créé dans le même but. ( Sueur-sa-le [ c. m.].)
SUCCURSALISTE, s. m. Desservant d'une succursale. (Su-cur-sa-lis-te [ c m.].)
SUCE-BOEUF, s. m. Oiseau du Sénégal.
SUCEMENT, s. m. Action de sucer. ( Suse-man. )
SUCER. V. a. ( .SM^ere.) Tirer qq. liqueur, qq. suc avec les lèvres et à l'aide de l'aspiration. Se dit en parlant De la liqueur qu'on attire, et du corps dont on attire la liqueur. I Fam., Tirer peu à peu le bien, l'argent d'une personne. ( Su-sé. )
SUCEUR, s. m. Celui qui suce. Se disait De certaines personnes qui suçaient les plaies pour les guérir. | Se dit De certains insectes qui sont pourvus d'une espèce d'organe appelé Suçoir. ( Su-eeur. )
SUÇOIR, s. m. Organe qui sert à sucer. (Su-souar. )
SUÇOTER. V. a. Sucer plusieurs fois et a plusieurs reprises. Fam. (Su-so-té.)
SUCRE, s. m, {Sacchariim.) Suc trèsdoux, qui se tire de plusieurs végétaux principalement d'une espèce de graminée j appelée Canne à sucre , et qui s'épaissit, se I durcit , se cristallise par le moyen du feu. I ' Sucre candi , Sucre cristallisé. | Confitures a
1020 SUF
mi-sucre , Confitures où l'on ne met que la moitié du sucre qu'on a coutume de mettre dans les autres. | Fam., En pain de sucre , En forme de cône.
SUCRER. V. a. Mettre du sucre en masse ou en poudre dans qq. ch. Sucrer du café. Sucrer des fraises. Sucrer des confitures. I Sucré, ée. adj. Se dit Des fruits , des légumes qui sont fort doux., qui oni le goût du su(;re. Ces poires sont sucrées, melons sucrés. Pois sucrés.
SUCRERIE, s. f. Lieu destiné pour faire le sucre. | Le lieu oii on le raffine. Le mot de Raffinerie est plus usité, | Se dit De certaines choses où il entre beaucoup de sucre, comme dragées , tourtes , etc.
SUCRIER, s. m. Pièce de vaisselle dans laquelle on met du sucre en poudre ou en morceaux. (Su-crié.)
SUCRIN. adj. m. Qui a le goût de sucre. Se dit en parlant Des melons.
SUD. s. m. {Siiden , ail.) Le midi , la partie du monde opposée au nord , au septentrion. I Adj., Le pote sud. Le pôle antarctique ou austral. } Faire le sud. Faire route vers le sud. | Absol., Le vent du sud. Adj., Le vent est sud.
SUD-EST. s. m. La partie du monde qui est entre le sud et Test. ( Le vent qui tient le milieu entre le sud et l'est. — Adj., Lcvent est sud-est. \ Sud-sud-est , Le vent qui tient le milieu entre le sud et le sud-est. (Sudëst.)
SLT30RIFÈRE, et plus communément SUDORIFIQUE. adj. des 2 g. et s. m. Qui provoque la sueur. ( — fè-re; ou — fic-e.)
SUD-OUEST, s. m. La partie du monde qui est entre le sud et l'ouest. | Le vent qui tient le milieu entre le sud et l'ouest. Adj., luC vent est sud-ouest. | Sud-sud-ouest , Le vent qui tient le milieu entre le sud et le sud-ouest. (Su-douëst.)
SUÉE. s. f. Inquiétude subite et mêlée de crainte.
SUER. v. n. Rendre par les pores une humeur aqueuse. | V. a. Suer du sang , Rendre du sang par les pores. | V. n. Travailler beaucoup, se donner beaucoup de peine pour venir à bout de qq. ch. | Fam., C'est un homme qui fait suer. Sa conversation est pesante et importune. | Se dit en parlant De riiumidite qui sort de certaines choses , ou qui s'attache à leur superficie.
SUETTE. s. f. Nom sous lequel on désigne deux affections qui ont pour symptôme principal des sueurs abondantes. (Su-ë-te.)
SUEUR, s. f. {Sudor.) Humeur aqueuse qui sort par les pores de la peau. 1 La sortie de cette humeur. | À la sueur de son corps , En travaillant beaucoup. | Au plur.. Les peines qu'on s'est données pour réussir à qq. ch.
SUFFÈTES. s. m. pi. {Suffetes.) Nom que portaient à Carthage les premiers ma-
SUF
gislrats de la république, qui étaient annuels , comme les consuls de Rome. (Suffè-te.)
SUFFIRE, v. n. {Sufficere.) {Je suffis, il suffit ; nous suffisons , ils suffisent. Je suffisais. J'ai suffi. Je suffirai. Je suffirais. Suffis. Suffisez. Que je suffise. ) Pouvoir fournir, pouvoir subvenir, pouvoir satisfairc/à qq. ch. Quand il se dit Des choses , il signifie , qu'Elles sont de la qualité ou dans la quantité nécessaire ; et quand il se dit Des personnes , il signifie , qu'Elles ont les talents et les moyens nécessaires pour faire ce qu'elles se proposent, ou ce qu'on exige d'elles. I Fam., Cela suffit, Suffit, Voilà qui est bien , n'en parlons plus. | Se suffire à soi-même. Trouver en soi les moyens de satisfaire à ses besoins, de se procurer du bonheur. (Su-fi-re.)
SUFFISAMMENT, adv. Assez. (Su-fi-za-
SUFFISANCE, s. f. Ce qui suffit , ce qui est assez. | Capacité, aptitude pour qq. emploi. I Vanité sotte, présomption impertinente. I À SUFFISANCE, EN SUFFISANCE. loC.
adv. et fani. Suffisamment, assez, (Su fizan-se.)
SUFFISANT, ANTE. adj. Qui suffit. | Adj. et subst.. Orgueilleux , vain , présomptueux. (Su-fi-zau.)
SUFFOCANT, ANTE. adj. Qui suffoque , qui fait perdre ou gêne la respiration. (Sufo-can.)
SUFFOCATION, s. f. (Suffocatio) Ètouffement, perte de respiration, ou grande difficulté de respirer. (Su-fo-ca-sion.)
SUFFOQUER, v. a. (Suffocare.) Étouffer, faire perdre la respiration. Se dit ordin. Du manque de respiration qui arrive par qq. couse intérieure, ou par l'effet de qq. vapeur nuisible. I Fam. , Cela suffoque , se dit D'un récit, d'un événement qui excite le tiouble et l'indignation. ( V. n. Perdre la respira tion. I Mandes suffoquées, La chair de* bêtes dont on n'a point fait sortir le sang. ( Su-foc-é. [c m.]. )
SUFFRAGANT. adj. et s. m. {Suffragans.) Se dit D'un évéque à l'égard de son métropolitain. I Un évéque qui, n'ayant que le titre d'un évêché in partibus , fait les fonctions épiscopales dans le diocèse d'un autre évéque. (Su-fra-gan.)
SUFFRAGE, s. m. {Suffragium.) Déclaration qu'on fait de son sentiment , de sa volonté, et qu'on donne à l'occasion d'une élection, d'une délibération. I Approbation. I Au plur., Certaines prières qui se disent dans l'office à la fin de laudes et de vêpres , en certains jours de l'année, pour la commémoration des saints. | Suffrages de l'Église, Les prières que l'Église universelle fait pour les fidèles. (Su-fra-je.)
SUFFUMIGATION. s. f. {Suffumigare, ) Il signifie la même chose que Fumigation^