‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 659 sur 712 · TOL · texte numérisé non relu

TOL

veut se parer. | Le meuble même qui est garni de ce qui sert à la parure d'une femme. I Revendeuse , marchande à la toilette. Femmes qui vont porter dans les maisons des hardes, des étoffes, des bijoux à vendre. | Plier la toilette ^ Enlever, emporter les hardes d'une personne. Se dit D'un valet qui vole les hardes de son maître. (Vi.) | Se dit Des détails de l'ajustement, de l'action de se parer, de s'habiller, pour paraître en public, en société. | Morceau de toile dont les marchands d'étoffes enveloppent leurs marchandises, et les tailleurs les habits qu'ik vont rendre. (Toua-lë-te.)

TOIUER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui vend de la toile. ( Ouvrier qui fabrique de la toile. (Toua-lié.)

TOISE, s. f. Mesure longue de six pieds. I La longueur de six pieds. | Toise courante , La mesure en longueur de qq. ch. que ce soit, dont la hauteur ou la largeur est supposée partout la même. (Toua-ze.)

TOISÉ, s. m. Mesurage à la toise. | La science ou l'art de mesurer les surfaces et les solides , et d'exprimer leur étendue ou leur volume en parties de certaines unités convenues. (Toua-zé.)

TOISER. V. a. Mesure à la toise. | Toiser un soldat. Mesurer sa taille. | Fam., Toiser qcfn. , L'examiner avec attention pour apprécier son mérite , ou pour lui témoigner du dédain. | Pop. , Cette affaire est toisée , se dit D'une affaire terminée. Se dit D'une affaire terminée désavantageusement. (Toua-ré.)

TOISEUR. s. m. Celui qui toise , dont la profession est de toiser. (Toua-zeur.)

TOISON, s. f. (Tonsio.) La laine d'une brebis , d'un mouton. | La Toison d'or, ou , absol. , La Toison , Ordre de chevalerie institué par Philippe le Bon, duc de Bourgogne. (Toua-zon.)

TOIT. s. m. {Tectimt.) Partie supérieure des bâtiments , des maisons , qui sert à les couvrir et à les abriter. | Le toit paternel, La maison paternelle. | Dans un jeu ae paume, Les ais en forme de toit qui couvrent la galerie, le côté du dedans, et l'autre bout du jeu où est la grille. | Toit à cochons , à porcs, La petite loge oîi l'on enferme ces animaux. j Fam. , Chambre malpropre. ] La partie de la roche qui couvre la mine ou le filon. (Toua.)

^ TOITURE, s. f. Ce qui compose le toit d'une maison , d'un bâtiment. (Toua-tu-re.)

TÔLE. s. f. Fer battu et réduit en feuilles ou plaques minces , dont on fait des poêles et d'autres ouvrages.

TOLÉRARLE. adj. des a g. {Tolerahilis.) Qu'on peut tolérer , qu'on peut supporter.

TOLÉRANCE, s. f. (Tolerantia.) Condescendance , indulgence pour ce qu'on ne peut empêcher , ou qu'on croit ne devoir pas empêcher. | Dans l'art du monnayage, se dit De

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ce qu'on appelait autrefois Remède. F. R r- MKDR. (To-le-ran-se.)

TOLÉRANT, ANTE. adj. Qui tolère. | Se dit D'un homme indulgent dans le commerce de la vie.

TOLÉRANTISME. s. m. L'opinion de ceux qui étendent trop loin la tolérance théologique, j S'est dit, par dénigrement, Du système tres-raisonnable de ceux qui croient qu'on doit tolérer dans un État toutes sortes de religions.

TOLÉRER. V. a. {Tolerare.) Supporter , avoir de l'indulgence pour des abus; supporter des choses qui d'elles-mêmes ne sont pas bien , ou que l'on croit n'être pas bien. On dit aussi Tolérer qqn.

TOLLÉ. Mot lat. Crier tollé contre qqn., Crier afin d'exciter de l'indignation contre qqn. Fam.

TOMAISON, s. f. {Tomus.) Indication du tome auquel appartient chaque feuille d'impression, dans les ouvi-ages qui ont plusieurs tomes. (To-më-zon.)

TOMAN. s. m. Somme de compte en usage dans la Perse, et qui vaut environ cinquante francs de notre monnaie.

TOMATE, s. f. {Tomatera, esp.) Plante, espèce de morelle, n. autr. Pomme d'amour, qui porte des fruits d'un rouge vif, auxquels on donne le même nom, et dont le suc légèrement acide sert à faire une certaine sauce.

TOMBAC, s. m. {Tarn bac, pers.) Sorte de métal factice , composé de cuivre et de zinc. (Ton-bac.)

TOMBANT, ANTE. adj. Qui tombe. Des cheveux tombants , Des cheveux longs qui ne sont pas rattachés. (Ton-ban.)

TOMBE, s. f. (J imba, b. 1.) Grande table de pierre, de ma'^ûre, de cuivre, etc., dont on couvTe une sépulture. ] Sépulcre. (Ton-be.)

TOMBEAU, s. m. {Tomba, b. I.) Sépulcre, monument élevé à la mémoire d'un mort dans l'endroit où il est enterré. | La mort. I Tirer qqn. du tombeau. Lui sauver U vie, le renore à la vie. | Fin, destruction. (Ton-bô.)

TOMBÉE, s. f. À la tombée de la nuit. Au moment où le jour tombe, où la nuit approche. (Ton-bée.)

TOMBELIER. s. m. Charretier qui conduit un tombereau. (Ton-be-lié.)

TOMBER, v. n. Eue emporté, entraîné de haut en bas par son propre poids. | Tomber de son haut. Être extrêmement surpris de qq. ch. |Z« bras me tombèrent. Ma surprise fut si grande, que je demeurai sans action. I Fam. , Ce mot, ce propos n'est pas tombé a terre. On l'a remarqué ; on l'a relevé. I Fig. , Laisser tomber ses paroles, Parler nonchalamment. | Tomber sur qqn.. Se jeter, se précipiter, fondre sur lui, le charger, l'attaquer vigoureusement. | Tomber sur un passage, sur un vers , etc. , Le rencontrer

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par hasard dans un livre, j // est bien tombé , fl a bien rencontré , le hasard l'a bien servi, j Fam. , Tomber sur les bras de qqn. , Se trouver inopinément àsa charge. | S'applique À différentes maladies ou affections maladives dont on est saisi , surpris, I Tomber malade , Devenir malade. | Sa votx tombe , Sa voix faiblit. I Dégénérer, descendre , se laisser aller à qq. en. de blâmable. | Tomber à rien. Se réduire à très-peu de chose. | Déchoir de réputation, de crédit, perdre de sa vogue, i Succomber, périr, s'anéantir. [Cesser, discontinuer. I Ne pas réussir. ( Cest un homme qui tombe, qui est tombé, se dit D'un homme affaibli de corps et d'esprit. | Se dit en parlant De toute position fâcheuse ou périlleuse dans laquelle on se trouve jeté, engagé fortuitement ou malgré soi. | Echoir. | Le soupçon tomba sur lui, Se porta sur lui. I Sert qqfs. à maïquer Jonction, coïncidence, rapport. | Cette fête tombe un jeudi. Elle arrive, on îa cliôme un jeudi. | Tomber d'accord avec qqn.. Convenir avec lui; Tomber d'accord , Avouer, convenir que. | Être pendant. (Ton-bé.)

TOMllEUILAU. s. m. Sorte de charrette «ntourée d'ais, sen'aut à porter de la boue, du sable, des pierres, etc. | Ce qui est contenu dans un tombereau. (Ton-be-rô.)

TOME. s. m. {Tomus.) Volume qui fait partie d'un ou^^rage imprimé ou manuscrit, j Volume. I FaHi. , Faire le second tome de qqn.. Lui ressembler en qq. ch.

TOMENIEUX, EUSE. adj. (Tomentum.) Qui est couvert de ooils courts et serrés de manière à offrir l'apparence du drap ou du velours. (To-man-teù , le.)

TON. {Tuum.) Adj. possessif maso, qui répond au pronom personnel Tu, toi, te. Ton Dieu, ton roi, ton ana. Il se joint aussi, par euphonie, avec les subst. et les adj. fém. qui commencent par une voyelle ou par une H sans aspiration, j II fait au fém. Ta. I II fait Tes au plur. du masc et du fém.

TON. s. m. {Tonus.) Certain degré d'élévation ou d'abaissement de la voi\ ou de qq. autre son. | La manière de parler, nonseulement par rapT)ort au son de la voix , mais relativement à la nature des discours. I Fam. , Changer de ton , Changer de conduite, de manières, de langage. | Fam., Prendre un ton, Prendre des airs, affecter une sorte de supériorité. | Le bon ton. Le caractère propre au langage et aux manières du monde poli, élégant. | I.e caractère, le genre de style. | L'intervalle entre deux notes consécutives de la gamme , excejilé l'intervalle du mi au fa, et celui du si à ïut. \ Demi-ton, ou Semi-ton, La moitié d'un ton , ou à peu près. I La gamme que l'on adopte pour un air, pour un Uiorceau de musique, et qui prend son nom de la note où elle commence. | Se dit dans un sens analogue en pariant de la musique d'église. | Donner le

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ton , Exercer sur les autres une influence qu les oblige , qui les amène à dire ou à faire les mêmes choses que soi, et de la même manière. | Le degré d'élévation du son des instruments. | Se dit Des teintes, suivant leur différente nature et leur différent degré de force ou d'éclat. ( L'état de tension, d'élasticité ou de fermeté naturel aux différents organes du cor])S.

TONARION. s. m. (Tonarium.) Flûte avec laquelle on donnait le ton aux orateurs,

TONDAISON, s. f. K Tokte.

TONDEUR, EUSE. s. Celui, celle qui tond. ( — eu-ze.)

TONTDRE. V. a. (Tondere.) {Je tonds, il tond; nous tondons, etc. Je tondais. J'ai tandu. Je tondis. Je tondrai. Tonds , tondez, etc.) Couper la laine ou le poil aux bêtes. I Tondre une palissade , La rendre unie en coupant les feuilles et les branches qui débordent, j Couper les cheveux de près avec des ciseaux. | Tondre un homme. Le faire moine. (Vi.) | Pop. et vi. // a été tondu, Son avis n'a pas été suivi, ou II a pleinement échoué dans ses prétentions et dans ses démarches.

TONIQUE, adj. des i g. et s. m. Se dit Du mouvement de contraction insensible des fibres du corps vivant, qui leur donne successivement différents degrés de tension. I Se dit Des remèdes qui augmentent graduellement l'activité de nos organes , de nos tissus. I Adj. et s. f. Se dit De la note principale ou fondamentale d'un ton, d'un mode. (To nic-e.)

TONLIEU. s. m. Droit qui se payait pour les places oii l'on étalait dans un marché.

TONNAGE, s. m. Capacité d'un navire, d'un bateau. I DroiV d'e tonnage. Droit que paye un navire de commerce en raison de sa capacité. (To-na-je.)

TONNANT, ANTE. adj. Qui tonne. | Une "voix tonnante. Une voix forte et éclatante. I Poét. , L'airain tonnant. Le canon. (To-nan.)

TONNE, s. f. {Tonne, ail.) Vaisseau de bois à deux fonds, en forme de muid, qui est plus grand et plus renflé par le milieu que le tonneau. | Tonne d'or. Se dit D'une certaine somme d'argent. Elle est de cent mille florins en Hollande, et de cent mille ihalers en Allemagne! (To-ne.)

TONNEAU, s. m. {Tonne, ail.) Grand vaisseau de bois de forme à peu près cylindrique, mais renflé dans son milieu, à deux bases planes, rondes et égales, construit de planches ou douves arquées et contenues dans des cerceaux, et fait pour mettre des liquides ou pour enfermer des marchandises. I La liqueur contenue dans le tonneau. | Fam., Un ivrogne, un homme habitué à boire excessivement. | Certaine mesure qui tient deux, trois ou quatre muids de vin, de cidre,

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etc., plus ou moins, selon la différence des lieux. I Le poids de deux mille livrer, ou L'es|)ace de quarante pieds cubes. | Certain jeu, machine de bois, ronde ou carrée, à peu près de la hauteur d'un tonneau et percée au-dessus de plusieurs onverlu'-es , dan» lesquelles on cherche à jeter de loin des petits palets de cuivre, pour gagner un certain nombre de pointa. (To-nô.)

TONNELER. V. a. Prendre à la tonnelle.

(To-ne-lé.)

TONIVELET. ». m. Sorte de petit baril destiné à contenir qq. boisson. (Vi.) I La partie inférieure d'un habit à la romaine , relevée en rond au moyen d'une espèce de petit panier. (To-ne-lë.)

TONNELEUR, s. m. Chasseur qui prend des perdrix à la tonnelle. (To-ne-leur.)

TONNELIER, s. m. Ajtisan qui fait et qui raccommode des tonneaux. (To-ne-lié. )

TONNELLE, s. f. Sorte de berceau de treillage couvert de verdure. | Une construction , une voûte en plein cintre. (To-në-le.)

TONNELLE, s. f. Espèce de filet à prendre des perdrix.

TONN^ELLERIE. s. f. Profession du tonnelier. I Lieu où l'on fabrique des tonneaux. (To-në-le-rie.)

TONNER. V. n. {Tonare,) Se dit Du bruit causé par le tonnerre. | Se dit, poét.. D'un grand bruit qui imite celui du tonnerre. I Parler contre qqn. ou contre qq. ch. avec beaucoup de force et de véhémence. (Toné.)

TONNERRE, s. m. (Toniiru.) Bruit éclatant causé par l'explosion des nuées électriques. I La foudre, f Homme dont la voix est très-forte et très-éclatante. | L'endroit du canon d'un fusil, d'un pistolet, où se met la charge. 'To-nè-re.)

TONNES, s. f. pi. Genre de coquilles univalves de forme arrondie. (To-ne.)

TONSURE, s. f. {Toruura.) Cérémonie de l'Église catholique, par laquelle l'évéque introduit un homme dans l'état ecclésiastique; et lui donne le premier degré de la cléricature, en lui coupant une partie des cheveux, i La couronne que l'on fait sur la tête aux clercs, sous-diacres, diacres, prêtres, etc. , en leur rasant des cheveux.

TONSURER. V. a. Donner la tonsure. | Tonsuré, subst. m. Un tonsuré.

TONTE, s. f. (Tondere.) L'action de tondre, et La laine qu'on retire en tondant un troupeau, ] Le temps où l'on a coutume de tondre les troupeaux.

TONTINE, s. f. (Tond, n. pr.) Sorte de rentes viagères avec droit d'accroissement pour les survivants.

TONTINIER, 1ÈRE. s. f. Celui , ceUe qui a des rentes de tontine. (Ton-ti-nié.)

TONTISSE. adj. f. (Tondere.) Se dit De l'espèce de bourre qui tombe des draps lorsqu'on les tond.] Subst. fém. Une sorte de

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tenture faite de toile, sur laquelle on a appliqué des tontures de drap pour figurer différents dessins. ( PapUr-tontlsse, Papier de tenture fait de la même manière. (1 onti-se.;

TONTURE. 8. f. (Tontùre.) Le poil que l'on tond sur les draps; Les branches et Ici feuilles que l'on coupe, que l'on laiHe aux palissades, aux bordure* de buis, etc.

TOPAZE s. f. [ToDazuu.) Pierre précieuse, transparente, onilante, de couleur jaune.

TÔPER. y. n. Consentir à aller d'autant que met au jeu celui contre qui on joue, j Tape, Je tôpe, ou j'accepte votre offre. | Tape et tingue. Nom d'une sorte de jeu de dés. I Fam. , Consentir à une offre, adhérer à une proposition.

TOPINAiMBOUR. s. m. Plante à fleurs radiées, haute de quatre ou cinq pieds, qui pousse des racines garnies d'une multitude de tubercules dont la peau eit brune et la chair blanche. On donne le même nom à ces tubercules, qui sont bons à manger. (To-pinan-bour.)

TOPIQUE, adj. des 1 g. et s. m. (Topicus.) Remède topique. Médicament qu'on applique à l'extérieur, comme les cataplasmes, les emplâtres , etc. (To-pic-e.)

TOPIQUES, s. m. pi. {Topica,) Traité sur les lieux communs d'où l'on tire des arguments. (To-pic-e.)

TOPOGRAPHIE, s. f. {Topographia:

Description détaillée d'un Heu, d'un canton particulier; à la différence de Géographie, qui est la description générale de la terre, d'un royaume , ou d'une province. // sait bien la topographie des environs de Paris. Les principaux lieux de cette carte sont bien lacés , mais la topographie en est défectueuse. (To-po-gra-pnie. )

TOPOGRAPllIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient à la topographie. (To-po-grafic-e. )

TOQUE, s. Sorte de chapeau à petits bords, couverts de velours, de satin , etc., plat par dessus , et plissé tout autour. Les avocats , les avoués, les juges, portent la toque lorsqu'ils sont en fonctions. Cette femme avait une très-belle toque. (Toc-e.) TOQUER. Y. a. ToucLer, frapper. (Vi.) Qui toTue l'un toque l'autre , Qui ofîeuse l'un offense l'autre. (Toc-é [c m. ]. )

TOQUET. s. m. Sorte de coiffure, de bonnet qui, dans certains pays , est à l'usage des femmes du menu peuple et des paysannes. Sorte de bonnet que portaient les enfants. ( Toc-ë [cm.].)

TORCHE, s. f. (Torquere.) Flambeau grossier fait de résine ou de cire, et consistant qqfs. en un bâton de bois résineux entouré de cire et de mèche.

TORCHE-NEZ. s. ni. Corde ou ficelle dans laquelle on passe et on engage la ièvre

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antéiieure du cheval , et que l'on serre ensuite avec un morceau de bois. On dit plus ordin. Serre-nez. ( — né.)

TORCHER. V. a. (Ter^ere.) Essuyer, frotter pour ôter l'ordure. [Pop., Cela est mal torché, se dit De tout ouvrage fait grossièrement. | Pop., Torcher qqn., I^e battre.

TORCHÈRE, s. f. Espèce de flambeau grossier, vase de fer et à joiu", qui est placé à l'extrémité d'un long manche, et dans lequel on met des matières combustibles destinées à donner de la lumière. | Se dit De certains candélabres qui portent des flambeaux , des girandoles , des bougies , et qui servent à éclairer les vestibules , les escaliers, les salles des palais et des grandes maisons.

TORCHIS, s. m. Mortier composé de terre grasse et de paille ou de foin coupé, qu'on emploie pour certaines constructions. (Tor-chi.)

TORCHON, s. m. Espèce de serviette de grosse toile , dont on se sert pour torcher, pour essuyer la vaisselle, la batterie de cuisine, les meubles, etc.

TORDAGE. s. m. Action de tordre , façon qu'on donne à la soie , en doublant les fils sur les moulinets. (Tor-da-je.)

TORDRE. V. a. (Torquere.) {Je tords, il tord; nous tordons, etc. Je tordais. J'ai tordu. Je tordis. Je tordrai. Tords , tordez , etc.) Tourner un corps long et flexible par ses deux extrémités en sens contraire , ou par l'une des deux, l'autre étant fixe. | Tordre le cou , la bouche , Toin-ner le cou , la bouche de travers. | Tordre le sens d'un auteur, d^un passage. Lui donner une interprétation fausse et forcée.

, TORE. s. m. (Torus.) Moulure ronde, faisant ordin. partie de la base des colonnes, ou placée à l'extrémité du fût d'une colonne ou d'un piédestal circulaire.

TOREADOR, s. m. T. esp. Cavalier qui combat les taureaux, dans les courses publiques.

TORMENTTLLE. s. f. (Tormentil/a.) Plante de la famille des Rosacées, qui croît dans les bois et dans les lieux ombragés , et dont la racine est astringente. (Tor-manti-lle [11 m.].)

TORON, s. m. {Torquere.) Assemblage de plusiers fils de caret tournés ensemble, qui font partie d'une corde, d'un câble. | Gros tore à l'extrémité d'une surface droite.

TORPEUR, s. f. (Torpor.) Engourdissement, pesanteur insoUtt qui rend presque incapable de sentir et de se mouvoir, j État de l'âme qui cause son inaction.

TORPILLE, s. f. {Torpédo.) Poisson du genre des Raies , qui a la propriété de donner une commotion électrique d'où résulte l'engourdissement de la main de celui qui le touche , soit immédiatement , soit avec un 6àton. I [11 m.]

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TORQUET. s. m. Donner un torqueti donner le torquet. Tromper qqn., lui dire une chose contraire à ce qu'on pense, pour lui donner le change. | Donner dans le tor^ quet. Donner dans le panneau, se laisser duper. Vi et pop. (Torc-ë [c m.].)

TORQUEITE. s. f. Certaine quantité de marée arrangée dans de la paille , pour l'envoyer à une distance plus ou moins éloignée des ports de mer. (Torc-ë-te.)

TORRÉFACTION, s. f. {Torre/hctio.) Action de torréfier. (Tor-ré-fac-sion.)

TORRÉFIER, y. a. {Torrefacere.) Griller, rôtir des substances végétales ou animales^

TORRENT, s. m. ( Torrens. ) Courant d'eau rapide , qui ordin. est produit par des orages ou des fontes de neige, et qui ne dure que peu de temps. | Se dit De certaines choses par rapport à leur abondance, ou à leur impétuosité, ou à l'une et à l'autre ensemble. (To-ran.)

TORRIDE. adj. f. {Torridus.) Brûlant, excessivement chaud. Zone torride , La portion de la terre ou du ciel qui est entre les deux tropiques. (Tor-ri-de.)

TORS, ORSE. adj. {Torquere.) Qui est tordu, ou qui parait l'êti-e. On dit, pop., Tarte, au fém., en parlant De ce qui est contourné, difforme.] Fam., Un cou tors. Un hypocrite. (Tor.)

TORSADE, s. f. Frange tordue en spirale, qu'on emploie pour orner les tentures, les rideaux et les draperies, | Se dit De' certains ornements d'or ou d'argent tordus en forme de petits roideaux, qui servent de marque distinctive poiu" les épaulettes des grades supérieurs.

TORSE, s. m. {Torso , it.) Figure tronquée , qui n'a qu'un corps sans tête , ou sans bras , ou sans jambes. | Le tronc , le buste d'une statue entière , ou même d'une personne vivante.

TORSION, s. f. {Torsio.) Action de tordre , et L'état de ce qui est tordu.

TORT. s. m. {Tortum.) Ce qui est opposé à la justice et à la raison. | Lésion, dommage qu'on souffre ou qu'on fait souffrir | À TORT. loc. adv. Sans raison, injustement. On l'accuse à tort et sans cause. C'est à tort que vous lui imputez cela. \ A to«.t kt à TRAVKRs. loc. adv. Sans considération, sans discernement. | À tort et à droit, loc. adv. Sans examiner si la chose est juste ou injuste. | À tort ov i DRorr, À tort ou à RAISON, loc adv. Avec droit ou sans droit, avec ou sans raison valable. (Tor.)

TORTE. adj. f. r. Tors.

TORTELLE. s. f. Plante, r. Vélar.

TORTICOLIS, s. m. ( Tortus , collum. ) Sorte de rhumatisme, ordin. passager, qui fait qu'on ne peut tourner le cou sans douleur. I Adj., Qui porte le cou de travers. ( Se dit, subst. et fam., Des faux dévots. (— co-U.^

TOR

■ TORTILLAGE, s, m. Façon de s'exprimer confuse et embarrassée, Fam. (Tor-ti-

Ua-je [11 m.].)

TORl ILLE. s. f. (ToriULs.) Se dit De petites allées, étroites et tortueuses, qu'on pratique dans un bois, dans les taillis d'un jardin ou d'un parc, pour s'y promener à l'ombre. Qqns. disent aussi Tortdlère. \

TORTILLF31E>T. s. m. Action de tortiller, ou L'état d'une chose tortillée. | Se dil , fam.. Des petits détours, des finesses qu'on cherche dans les affaires. (Tor-ti-lle- Diaii [Il m.].)

TORTILLER, v. a. (TortUis.) Tordre à plusieurs tours. | Se dit, pron., Des serpents et des vers qui se tordent , qui se replient sur eux-mêmes en plusieurs façons. | V. n. Chercher des détours, des subleriuges. Fam. I Fam., Tortiller des hanches , Marcher avec un mouvement , un balaiu emeni trop marqué dej hanches. (Tor-ti-lle [11 m.j.)

TORTILLERE. s. f. K Tortille.

TORTILLON, s. m. Coiffure d'une fille du bas peuple. Petite servaule prise au village. (Vi.) f [11 m.]

TORTIONNAIRE, adj. des a g. (Jorsio.) Inique et violent. (Tor-sio-nè-re.)

TORTIS. s. m, {Tortiu.) As>emblage de plusieurs lils de chan\Te, de laine, de soie, etc., tordus ensemble. | Espèce de couronne ou de guirlande de Qeurs. (Vi. | T. de blas. Le ûl de perles qui entoure la couronne des baruus. (Tor-ti.)

TORTU, LT.. adj. {Tortuosus.) Qui n'est pas droit, qui est de travers. | Fam., Le bois tortu , La vigne.

TORTUE, s. f. Animal amphibie à quatre pieds, qui marche fort lentement, et dont tout le corps, à la réserve de la tête, des pieds et de la queue, est couvert d'une grande enveloppe dure et le plus souvent garnie d'écaillés. | P'am., A pas de tortue , Lentement. | Chez les Romains, L'espèce ! d'abri ou de toit que les soldats formaient ; en tenant leurs boucliers au-dessus de leur I tête, et en les serrant les uns contre les au- I très , pour être à couvert des traits de l'ennemi en approchant du pied des murailles d'une ville assié^'ee. j Macliine de gurrre montée sur des roues et couverte, à l'aigri de laquelle on pouvait s'avancer de même jusqu'au pied des murailles d'une ville asj siégée.

TORTL'ER. V. a. Rendre tortu.

I TORTUEUSEMENT, adv. D'une manière

; tortueuse. (Tor-tu-eu-ze-man.)

TORTUEUX, EUSE. adj. Qui fait plusieurs tours et retours, j Sans franchise. I (Tor-tu-eu ; ze.)

TORTUOSITÉ. s. f. État de ce qui est tortueux. (Tor-tu-o-zi-té.)

TORTURE, s. f. {Tortura.) Gêne , tour-

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ment qu'on fait souffrir. | Le tourment qu'on fait souffrira qqn. par ordre de justice, pour l'obliger à corifesNcr la venté. | Mettre qij'i. à la torture. Lui causer un tr«»uble, un euibarraN pcmble, ou une \i\e iiiipalience.

TORll RKR. V. a. Faire éprouver la torture. I Torturer u/i texte , Lui faire signifier, comme par violence, ce qu'il ne dil pas.

TORY. s. m. Nom qu'on a donné en Angleterre aux partisans de Charles IL et qui depuis est resté le nom générique du parti qui prétend soutenir la prérogative royale, et qui cherche même à l'étendre. I Adj., Un ministère tory. (To-ri.)

TOSCAN, ANE. adj. {Tnscano, iL) Se dit Du plus simple et du plus solide des cinq ordres d'architecture, et De ce qui appartient à cet ordre. Anhitecture toscane, Celle qui est essentiellement comj)Osée d'arcades et de bossages.

TOSTE. s. m.y.ToKST.

TOSTER. v. a. et n. {Toast, angl.) Porter un toast; boire en annonçant un vœu, un sentiment pour qq. personne, ou qq.

événement heureux.

TOT. adv. de temps. (Tosto , it.) Proinptement, vite, dans peu de temps. | Quand on le joint aux adv. Bien, si, aussi, il forme avec eux un seul mot. | Sitôt cjue, aussitôt (^ue, signifient aussi lies, que, du moment que. (Tô.)

TOTAL, ALE. adj. (Totas.) Complet, entier. | Su bst. m. Le tout, l'assemblage de plusieurs choses considérées comme faisant un tout, I Ad total, en total, loc. adv. Tout compensé. | Somme totale, loc. adv. En comptant tout.

TOTALEMENT, adv. Entièrement, tout à fait. (To-ta-le-mau.)

TOTALITÉ, s. f. Le total, le tout.

TOTON. s. m. {Totum.) Espèce de dé qui est traversé d'une petite cheville sur laquelle on le fait tourner, et qui est marqué de différentes lettres sur ses quatre faces latérales. Quand, après avoir tourné, le dé tombe en présentant la face marquée d'un T, celui qui a joué gagne tout ce qui est au jeu.

TOUAGE. s. m. Action de touer, ou Le résultat de cette action. (Tou-a-je.)

TOUAILLE. s. f. {Tovaglia, it.) Linge pendu sur un rouleau auprès d'un lieu où Ion se lave les mains, et qui sert à lesessuver. (Tou-a-lle [11 m.].)

TOUC, s, m. V. TocG.

TOUCAN, s, m. Oiseau d'Amérique, dont le bec est très-gros et très-long, | Nom D'une constellation de l'hémisphère austral.

TOUCHANT, ANTE, adj. Qui touche le cœur, qui émeut.

TOUCHANT, prép. Concernant, sur le sujet de.

TOUCHE, s, f. Chacune des petites piè-

TOU

ces d'ébène, d'ivoire , etc., qui composent le clavier d'une orçfne, d'un piano , d'un clavecin, etc. ) En parlant De la guitare et de 3qs. autres instruments à long manche, se it Des petits filets saillants qui sont appbqués sur le manche de distance en distance, et qui servent à faire les demi-tons. | L'épreuve qu'on fait de l'or par le moyen de la pierre de touche. | Un petit brin de bois ou de qq. autre chose, dont les «ifants qui apprennent à lire touchent îes lettres qu'ils veulent épeler. | Petite baguette d'os ou d'ivoire, courbée par un bout, dont on se sert aux jonchets pour lever chaque pièce, après qu'on les a toutes laissées tomber pêle-mêle. I La manière dont le peintre, récri\'ain indique et fait sentir le caractère des objets. | L'action d'appliquer l'encre sur la forme avec les balles ou le rouleau.

TOUCHER. V. a. {Toccare, it.) Mettre la main sur qq. ch., à qq. ch. | Se mettre en contact avec un objet de qq. autre manière que ce soit. 1 V. n. Toucher aux vas es sacrés. \ Toucher duns la main ; Mettre sa main dans celle d'un autre, en signe de réconciliation, d'amitié, ou de conclusion de marché, etc | Toucher a qq. c/t. , signifie Atteindre à qq. ch, — En prendre, en ôter. I Toucher à une chose, à une affaire, Y apporter qq. changement. \ Il y a touché, se dit D'un homme qui a eu part à un ouvrage d'esprit, j Toucher une pièce d'or, L'éprouver avec une pierre de touche. | Étendre, appliquer l'encre sur la forme avec les balles ou avec le rouleau. | Act. ou avec la prép. sur. Frapper pour faire aller, chasser devant soi. | Se dit en parlant Du contact qui a lieu entre toutes sortes de corps, lorsqu'ils se joignent tellement, qu'il n*y a rien entre deux. | Toucher à une île , à un port, Y aborder, y mouiller en très-peu de temps, j Recevoir. | En parlant De certains instruments de musique, En jouer. | Traiter, exprimer. | Toucher une chose, une matière. En parler inciùemment dans un discours. ] Ce tableau est bien touché , Les coups de pinctiau y sont donnés avec beaucoup d'entente, de force, de hardiesse, etc. | Émouvoir. I (Concerner, regarder, intéresser. | Appaitenir par le sang.

TOI i CHER. s. nu Le tact, celui des cinq sens par lequel on connaît les qualités palpables, comme le mou et le dur, le froid et le clxaud, l'humide et le sec. | Ce pianiste, ce joueur de guitare, etc., a un beau toucher. Il joue délicatement, agréablement.

TOU-COL 8. m. Mot qu'on emploie pour faire taire un limier lorsqu'il crie. (Ton-coua.)

TOUE. s. f. Espèce de bateau qui sert de bac sur certaines ririères.

TOUÉE. s. f. Action de louer, de se touer. I Longueur de câble de cent vingt brasses.

TOU

TOUER. V. a. {Tow, angL) Faire avancer un navire en tirant d'un point fixe un câble à force de bras ou au moyen du cabestan.

TOUFFE, s. f. Assemblage de certaines choses, comme arbres, herbes, fleurs, cheveux, rubans, plumes, etc., lorsqu'elles sont en quantité et près à près. (Tou-fe.)

TOUFFEUR, s. f. Exhalaison chaude qui saisit en entrant dans un lieu où la chaleui est extrême. Fam. (Tou-feur.)

TOUFFU, UE. adj. Qui est en touffe, qui est épais, bien garni. (Tou-fu.)

TOUG ou TOUC. s. m. Demi-pique au bout de laquelle est attachée une queue de cheval avec un bouton d'or , et qu'on porte en manière d'étendard devant les vizirs, les pachas, et les sangiacs ou gouverneurs.

TOUJOURS, adv. de temps. Continuellement, sans inteiTuption, sans cesse, sans relâche, sans fin. | lis se sont dit adieu pour toujours. Ils se sont quittés pour ne plus se revoir. | Sans exception, en toute rencontre, en toute occasion. | Le plus souvent, ordinairement. | En attendant, cependant, néanmoins. | Au moins. (Tou-jour.)

TOUPET, s. m. Petite touffe de poil, de cheveux, de crin, de laine. | Absol., La touffe de cheveux qui est au haut du front. I Fara., Avoir du toupet. Avoir du feu, de la verve, de la hardiesse. | Cette partie de la crinière qui passe entre les deux oreilles du cheval, et qui lui tombe sur le front. (Tou-pë.)

TOUPIE, s. f. Sorte de jouet de bois qui est fait en forme de poire, et qu'on enveloppe d'une corde tournée en spirale, par le moyeu de laquelle, lorsqu'on l'en dégage en le jetant, il tourne sur une pointe de fer dont il est armé au bout.

TOUPILLER. V. n. Tournoyer comme une toupie. Ne faire qu'aller et venir dans une maison sans savoir pourquoi. Fam. (Toupi-llé [U m.].)

TOUPILLON. s. m. Petit toupet. | Se dit Des branches inutiles et confuses d'un oranger. I [U m.]

TOUR. s. f. (Turris.) Sorte de bâtiment élevé, rond ou carré, ou à plusieurs côtés, dont on fortifiait jadis l'enceinte des villes, des châteaux, etc., ou qui sert de prison, de phare, de clocher, etc. j Se dit De certaines machines en forme de tours que les anciens attachaient sur le dos des éléphants destinés à combattre , et dans lesquelles ils plaçaient ordin. des archers. | Au jeu des échecs , Certaine pièce de ce jeu , qu'on appelait autrefois Roc.

TOUR. s. m. (Tornus.) Mouvement en rond. I Fam., J tour de bras. De toute la force du bras. | Fam., En un tour de main, En aussi peu de temps qu'il en faut pour tourner la main. | Tour de reins , Rupture ou foulure de reins causée par qq. eflort. |

TOU

Se dit De plusieurs sortes de niouvemenlA, quoiqu'ils ne soient imls en rond. | Paire un tour. Aller et venir, f Se dit en parlant De certaines choses qui vont en serpentant, et

3 ni re>iennent sur elles-mêmes. | Un tour e trictrac, Les douze trous. ( A certains jeux de cartes. Jouer un tour, faire un tour, Jouer un certain nombre de coups , en sorte que tous les joueurs successivement aient une fois la main. | Circuit, circonférence d'un lieu ou d'un cor])8. | Faire le tour <U, Parcoïirir toute la circonférence de, ou S'étendre autour de. I Fam., Faire son tour de France, Parcourir la France. | Tour de lit. L'étoffe qui environne le lit, et qui est attachée au bois d'en haut. | Se dit De différentes choses dont on se sert, soit pour l'habillement, soit pour la parure, et qui sont mises en rond. | Toute action qui exige la promptitude, la subtilité et l'adresse de la main, ou la souplesse, l'agilité, la force du corps. I Tour de force , Action qui exige beaucoup de force. | Trait d'habileté, ruse, finesse, manière d'agir où il entre ordin, de l'adresse et qqf». de la mauvaise intention. | En parlant D'une affaire, La manière dont on la fait voir, dont elle se présente, dont elle marche. | La manière dont on exprime ses pensées, et dont on airange ses termes, soit en parlant, soit en écrivant. | Rang successif, alternatif. | Machine dont on se sert pour façonner en rond le bois, l'ivoire, les mhdinx.] Cette femme a le bras fait au tour, Parfaitement bien fait. | Une espèce d'armoire ronde et tournant sur un pivot , qui est posée dans l'épaisseur du mur, et qui sert aux religieuses pour faire péisser ce qu'elles reçoivent du dehors, ou ce qu'elles y envoient. | Todr à tour. loc. adv. L'un après l'autre, alternativement, à diverses reprises.

TOURBE. «. f. {Torf, ail.) Substance combustible spongieuse, légère, brune ou noirâtre , qui est formée par l'apcumulation des débris de végétaux.

TOURBE, s. f. (Turbo.) Multitude confuse composée de menu peuple.

TOURBEUX , EUSE. adj. Qui contient de la tourbe. (Tour-beu ; ic.)

TOURBIÈRE, s, f. Endroit d'où l'on tire de la tourbe.

TOURBDXON. s. m. (Turbo.) Yent impétueux qui va en tournoyant. 1 Se dit De l'eau qui tournoie avec violence. | Une quantité de matière qu'on suppose tourner autour i'un astre. | Tout ce qui entraîne les hommes. [[11 m.]

TOURBTLLONTŒR. v. n. Aller en tour noyant. (Tour-bi-llo-né [Il m.].) TOUHD, s. m. Poisson de mer. (Tour.) TOURD. s. m. , ou TOURDELLE. s. f.

Nom donné à une espèce de grive. (Tour , ou Tour-dë-le.)

TOURDILLE. adj. (Turdillus.) Gris tour-

TOU

dille, [ia couleur du poil d'un cheval qui est d'un gris sale approchant de la couleur d'une grive. I [11 m.]

TOURELLE, s. f. (Turrii.) Petite tour.

(Tou-rë-le.)

TOUREr. 8. m. (Tornus.) Petite roue qui, dans les macJiines à tourner, reçoit son mouvement d'une plus grande. (Pièce méciinique de fer, de cui^Te, etc. , ayant deux brandies parallèles unies en haut et en bas par une partie pleine qui reçoit un tourillon et une vis, dont l'effet est de tendre ou de détendre une corde, etc. [ Sorte de dévidoir ou de rouet à l'usage de^ cordiers. | Le rouet à filer. | Petit tour à l'usage des graveurs en pierres fines. (Tou-rë.)

TOUR 1ÈRE. s. f. Dans les monastères de filles, domestique de dehors, qui a soin de faire passer au tour toutes les choses qu'on y apporte. [ ISlère tourière, La religieuse préposée pour avoir soin du tour en dedans.

TOURILLON, s. m. (Turricula.) Se dit Des axes de fer sur lesquels se meuvent les treuils , les bascules , etc. î^e gros pivot sur lequel tourne une porte cochère, une grille, un pont-levis. ( Se dit Des deux parties ron des et saillantes qui sont vers le milieu d'un canon , et qui senent à l'assujettir sur son affût. I La partie mobile d'un touret, qui sert à tendre et à détendre une corde, etc. ipim.]

TOURMALFNfE. ». f. Sorte de pierre cristallisée, qui, étant échauffée, devient électrique, et attire la poussière du charbon, les cendres, et autres cor|>s légers.

TOlTRMENT.s. m. (Tormentum. )GTande, ^^olente douleur corporelle.] Se dit Des supplices, des tortures qu'on fait souffrir à qqn. I Une grande peine d'esprit. (Tour-man.)

TOURMENTANT, ANTE. adj. Qui tourmente. (Tour-man-tan.)

TOURMENTE, s. f. (Tormentum.) Orage, bourrasque, tempête sur la mer. [Se dit Des ouragans qui s'élèvent dans les hautes montagnes. I Se dit Des troubles qui agitent un pays. (Tour-man-te.)

TOURMENTER, v. a. Faire souffrir qq.

tourment de corps. [ Se dit Des douleurs causées par qq. maladie, ou par une opération de chirurgie, ou par la piqûre de qq. insecte, etc. [ Donner de la peine, faire souffrir qq. peine d'esprit. [ Importuner beaucoup, harceler. | Agiter violemment. [ Tourmenter un ouvrage. Le retravailler avec un effort qui se fait sentir. ( Pron. , S'agiter, se remuer. | Ce bois se tourmente , U se déjette. [ S'inquiétej-, se donner bien de la peine de corps et d'esprit. (Tour-man-té.)

TOURMENTEUX, EUSE, adj. (Tormentum.) Se dit De certains parages fort sujets aux tempêter. (Tour-man-teu ; ze.)

TOURMENTIN. s. m. Petit foc qu'on nomme ainsi, parce que, dans les grands bâ-

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TOU

timents, on ne s'en sert que durant les tourmentes. (Tour-man-tin.)

TOURNAILLER, v. n. Faire beaucoup de tours et de détours sans s'éloigner du même lieu, du même point. | Rôder autour. Fam. (Tour-na-Ué [11 m.J.)

TOURNANT, s, m. Le coin des rues, le coin des chemins, et L'endroit où le cours d'uue rivière fait un coude. | L'espace où l'on fait tourner un carrosse, une charrette, etc. I Endroit dans la mer, dans une rivière, où l'eau tournoie continuellement, et qui est dangereux pour les bâtiments. | Moulin à deux tournants. Moulin à deux roues qui font tourner deux meules. | Fam., Moyen détourné employé pour réussir.

TOURNANT, ANTE. adj. Qui tourne.

TOURNEBRIDE. s. m. Espèce de cabaret établi auprès d'un château ou d'une maison de campagne, pour recevoir les domestiques et les chevaux des étrangers qui y viennent.

TOURNEBROCHE. s. m. Machine servant à faire tourner la broche. | Se dit Des petits garçons qui tournent la broche. | Le chien qu'on met dans une roue pour faire tourner la broche.

TOURNÉE, s. f. Voyage qu'on fait en divers endroits. Se dit Des courses que certains fonctionnaires publics font avec autorité dans leur ressort, dans leur département. I Se dit De certains voyages annuels ou périodiques qu'un particulier fait pour ses affaires ou pour celles d'une compagnie. | Se dit, fara., Des petites courses qu'on fait dans différents endroits.

TOURNELLE. s. f. Petite tour. (Yi.) — Le palais des Tournelles, (Tour-në-le.)

TOURNELLE. s. f. Chambre du parlement, qui était composée d'un certain nombre de juges, pris tour à tour moitié dans la grand'chambre et moitié dans les cliambres des enquêtes, pour juger les affaires criminelles.

TOURNEMAIN, s. m. En un tournemain. En aussi peu de temps qu'il en faut pour tourner la main. (Vi.) On dit En un tour de main. (Tour-ne-min.)

TOURNER, v. &.{Tornare.) Mouvoir en rond. I Se dit De plusieurs autres mouvements, pour peu qu'ils tiennent du mouvement en rond, j Tourner les pieds en dehors. Porter la pointe des pieds en dehors. |Fam., Tournez-moi les talons , Partez, éloignezvous de moi. | Tourner tête, Se touruer pour faire tète , pour faire face aux ennemis. ) Fam., Ne savoir de quel côté se tourner. Être dans un grand embarras. | Tourner une personne à son gré , Manier son esprit en sorte qu'on lui fasse faire tout ce qu'on veut. I Absol. , Tourner qqn. , L'interroger avec adresse. Le circonvenir. | Tourner une montagne, Cennemi^ etc., Les prendre à revers. | Se dit en parlant De certaines choses qu'on

TOU

change de sens. [ Tourner tout en bien, tourner tout en mal. Interpréter tout en bonne part, en mauvaise part. | Traduire. (Yi.) | Façonner au tour des ouvrages de bois, d'ivoire, de pierre , de métal. | Arranger d'une certaine manière les paroles , les pensées dans un ou- \Tage de prose ou de vers , leur donner un certain tour. | V. n. Se mouvoir en rond. | Se mouvoir à droite ou à gauche , quoique le mouvement ne se fasse pas tout à fait en rond. I Tourner court, Abréger. | La tête Un tourne, se dit en parlant D'une personne qui se trouve étourdie pour avoir regardé en bas d'un Ueu fort élevé. — Se dit de même D'un homme qui est devenu fou; — D'un homme qui se méconnaît dans la bonne fortune, ou à qui qq. malheur imprévu a troublé l'esprit. I V. a. Tourner la tête à qqn.. L'étourdir, l'unportuner, l'excéder; ou Lui faire changer de résolution de bien en mai , l'égarer. | Tourner du coté de qqn. y Se ranger de son parti, j S'altérer, changer en mal. ] Le raisin , les cerises, les groseilles tournent, Ils commencent à mûrir, à se colorer. I Pron. Se changer, passer d'un état à un autre.

TOURNESOL, s. m. Plante à grande fleur radiée, ainsi nommée parce qu'on a prétendu qu'elle se tournait du côté du soleil. On la nonune vulg. Soleil. \ Espèce de teinture bleue dont la graine du tournesol est la base.

TOURNEUR, s. m. Artisan qui fait des ou\Tages au tour. | Adj., Celui qui tourne.

TOURNEVIS, s. m. Instrument de ferou d'acier avec lequel on serre et l'on desserre des vb.

TOURNIQUET, s. m. (Tormis.) Croix de bois ou de fer mobile, et posée horizontalement sur un pivot, dans une rue, dans un chemin, pour ne laisser passer que des gens de pied, j Morceau de bois tournant, qui sert à soutenir un châssis à coulisse lorsqu'il est levé. | Instrument de chirurgie qui sert à comprimer les vaisseaux dans certaines opérations. (Tour-nic-ë [c m.].)

TOURNIS, s. m. {Tornare.) Maladie des moutons qui est produite par le ver-coquin, et dans laquelle ils tournent et exécutent des mouvements convulsifs. On dit aussi Tournoiement. (Tour-ni.)

TOURNOI, s. m. {Tornare.) Fête publique et militaire, où il y avait ordin. un grand concours de princes, de seigneurs, de chevaliers, etc., et où l'on s'exerçait à plusieurs sortes de combats, soit à cheval , soit à pied. (Tour-noua.)

TOURNOIEMENT ou TOURNOÎMENT.

s. m. Action de ce qi?i tournoie. ^. Tournis. I Tournoiement de tête , Certaine indisposition de cerveau, durant la(|uelle il semble à celui qui en est atteint que tous les objets tournent. (Tour-uoua-raan.)

TOURNOIS, adj. des 2 g. Nom que l'on

TOU

donnait à la monnaie qui se frappait autrefois à Tours, et qui était plus faible d'un cinquième que celle de Paris. S'est dit ensuite Des livres valant vingt sous, à la différence des livres parisis, qui en valaient vingt-cinq. S'est dit également De^ sous valant douze deniers, à la différence des sous parisis , qui en valaient quinze. ( Tournoua. )

TOURNOYER, v. n. (Tornare.) (Seconj.

c. Employer.) Tourner en faisant plusieurs tours. I Fam., N'aller pas droit à la conclusion d'une affaire, biaiser, chercher des détours. (Tour-noua-ié.)

TOURNURK s. f. (Tornus.) Tour. | Fam., La taille, l habitude du corps.

TOURTE, s. f. ( Torta. ) Espèce de pâtisserie.

TOURTEAU, s. m. ( Torta. ) Sorte de gâteau. ("Vi.)| Masse formée du résidu de certaines graines, de certains fruits, dont on a exprimé de l'huile. ( Tour-tô, )

TOURTEREAU, s. m. ( Turtur. ) Jeune tourterelle. ( Tour-te-rô. )

TOURTERELLE, s. f. ( Turtur. ) Espèce d'oiseau qui ressemble beaucoup au pigeon, mais qui est plus petit. ( Tour-te-rë-le. )

TOURTIÈRE, s. f. Ustensile de cuisine qui sert à faire cuire des tourtes.

TOURTRE. s. t (Turtur.) Nom qu'on donne à la tourterelle, quand on parle de cet oiseau comme bon à manger. (Ti.)

TOU SELLE, s. f. Sorte de froment dont l'épi est sans barbe. (Tou-zë-le.)

TOUSSAINT, s. f. La fête de tous les saints , qui est toujours le premier novembre. (Toii-sin. )

TOUSSER. T. n. ( Tussire. ) Faire l'effort et le bruit que cause la toux. | Faire ce même bruit à dessein. (Tou-sé.)

TOUSSEUR, EUSE. s. Celui, celle qui tousse souvent. ( Tou-seur ; eu-ze. )

TOUT, TOUTE, adj. ( Totus , a. ) Qui

comprend l'intégrité d'une chose considérée

par rapport au nombre, à l'étendue, ou à

l'intensité d'action. | Chaque ; alors il n'est

point suivi de Variïcle.l Tous, deux , ou Tous

les deux, L'un et l'autre. | Somme toute,

Somme totale, toutes les sommes jointes en-

j semble ; et , fig. , À tout prendre, j Se faire

j tout à tous, S'accommoder à toutes les opi-

I nions, à tous les caractères. | À toute force ,

j Par toutes sortes de moyens. À la rigueur,

: absolument parlant. ( Tou. )

! TOUT. s. m. ( Tûtus. ) Une chose qui a

des parties, considérée en son entier, | Au

jeu de brelan, Fa-tout, se dit Lorsqu'on

hasarde en un seul coup tout l'argent

qu'on a devant soi. | Ce n'est pas tout, ce

ri est pas le tout , Ce n'est pas assez, il ne

suffit pas. I Sans l'article , Toutes choses ,

toutes sortes de choses. | Tout le monde. |

Fam., Se faire, se prêter à tout. S'habituer,

TOU

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s« prêter aux usages, aux convenances , etc. , suivant les temps, les lieux et les personnes. I Le todt, Façon de parler dont on se sert après l'énumeration de plusieurs choses, pour les joindre toutes ensemble. — Tout ce qu'il y a de principal, de plus important dans une chose. | // en fait son tout ^ Il l'aime uniquement. Cela ne se dit qu'en parlant des personn»-s. | T. de blas. Sur U tout , se dit en parlant D'un écusson mis sur les quartiers. I La troisième partie qui se Joue après qu'un des deux joueurs a perdu partie et revanche, et où l'on joue autant d'argent que l'on en a joué dans les deux premières parties ensemble. | Le tout du tout , La partie qui se joue après que la même personne a perdu partie, revanche et le tout, et dans laquelle on joue autant d'argent que Ton en a joué dans les trois parties précédentes. | À TOUT. loc. adv. propre à certains jeux de cartes, et qui se dit en parlant De la couleur qui emporte toutes les autres.] Un seul mot, Atout, subst. m. Jouer un atout. \ À toct PREWDRE. loc. adv. À considérer tout l'ensemble des qualités d'une personne ou d'une chose , tout ce qu'elle a de bien et de mal. | Après tout. loc. adv. Dans le fond, tout bien considéré. | Sor-tout. loc. adv. F. ScRTODT. |Do TOUT. loc. adv., qui se joint avec Rien, point, pas, pour rendre la négative plus forte; En aucune façon, nullement, absolument rien, non. | En tout. loc. adv. Sans rien omettre; tout étant compris. [ Fam. , En tout et par tout , Entièrement.

TOUT. adv. (Totus.) Entièrement, complètement , sans exception , sans réserve. | Adv., étant mis immédiatement devant un adjectif fém. qui commence par une consonne ou une H aspirée, reçoit le genre et le nombre du nom ou du pronom auquel cet adjectif se rapporte. Mais devant les adjectifs féminins qui commencent par une voyelle ou une H non aspirée, Tout redevient invariable. | Il y a néanmoins certains cas où Tout, placé devant un adj. fém. sing. , commençant, par une voyelle ou une H non aspirée, reçoit également le genre du nom ou du pronom auquel cet adj. se rapporte, et redevient lui-même un véritable adjectiflorsqu'il sert à désigner l'ensemble , la totalité des différentes parties d'une chose. La forêt lui parut toute enjlammée. | Tout, reste également invariable dans Tout cœur, tout esprit, tout zèle, etc.. Plein de cœur, plein d'esprit, plein de zèle, etc. | Se joint avec plusieurs prép. ou adv. , et avec plusieurs locutions , pour leur donner plus d'énergie. | Tout doucement. Parler tout haut , tout bas. | Fam. , Cest tout un , Cela revient au même , cela est égal. I Adv. , s'emploie aussi avec toutes sortes d'adjs,, et même avec certains substs. , dans la signification de Quoique, encore ^ue, ou de Quelque.

TOUTE-BONNE, s. m. Nom vnl^ire

io66

TRA

d'une espèce de sauge , qu'on appelle autremeut Orvale. (Tou-le«-bo-Be.)

TOUTE-ÉPICE. s. f. Nom vTilgaire d'une espèce de nielle, qui est légèrement acre et adorante , et qui sert , daos quelques pays , à fassaisonnement des viandes. On la nomme aussi Herbe aux épices ou de toutes épices. (Tou-lé-pi-se. )

TOUTEFOIS, adv. Néanmoins, cependant, mais, pourtant. (Tou-fe-toua. )

TOUTENAGÛE. s. f. Alliage métallique blanc fait avec de l'étain et du bismuth. Ou le nomme aussi Tintenague. (Tou-te-nag-e. )

TOUTE-PUISSANCE, s. f. V. Puissawck.

TOUTE-SAINE, s. f. Arbrisseau ainsi nommé parce qu'U est fort utile en médecine, surtout comme vulnéraire. ( — së-ne.)

TOU-TOU, s. m. Nom que les enfants donnent aux chiens.

TOUT-OU-RIEN. s. m. Partie de la répétition d'une montre, d'une pendule, qui fait qu'elle répète entièrement l'heure indiquée par les aiguilles, ou qu'elle ne répète rien; ce qui arrive quand on n'a pas assez poussé le bouton. (Tou-tou-riin. ) ■

TOUT-PUISSANT, adj. et s. V. Puissant.

TOUX. s. f. Expiration bruyante de l'air, plus ou moins violente et plus ou moins répétée, accompagnée d'un petit mouvement convulsif du larynx et de la trachée-artère. (Tou.)

TOXICODENDRON. s. m. Espèce de sumac qui est fort vénéneux, et qui produit des boutons à la peau lorsqu'on en touche les feuilles. (Toc-si-co-din-dro-ne.)

TOXICOLOGIE, s. f. Science qui traite des poisons, des toxiques; Traité sur les poison .. ( Toc-si-co-lo-jie. )

TOXIQUE, s. m. Nom générique qui se donne à toutes sortes de poisons. (Toc-sic-e.)

TRABAN. s. m. Mot ail. qu'on a qqfs.

employé pour désigner Des militaires armés de hallebardes et chargés d'un service particulier.

TRABÉE. s. f. Nom qu'on donnait, chez les Romains, à une robe de cérémonie qui était différente selon les personnes.

TRAC, s, m. L'allure du cheval, du mulet, etc. I La trace et la piste des bêtes. (Vi.)

TRAÇANT, ANTE. adj. Racine traçante.

Racine d'arbre ou de plante qui s'étend entre deux terres. ( Tra-san. )

TRACAS, s. m. Mouvement accompagné d'embarras , le plus souvent pour de.s choses de peu d'importance. Fam. (Tra-câ. )

TRACASSER, v. u. Aller et venir, s'agiter, se tourmenter pour peu de chose. | Se dit en parlant Des manières d'agir d'un esprit inquiet, indiscret, brouillon et malin, qui fait des tracasseries. ( V. a. Inquiéter, tourmenter qqn. Fam. (Tra-ca-sé.)

TRACASSERIE, s. f. Chicane, mauvais incident, mauvaise difficulté. | Propos, rapport qui tend à brouiller des gens les uns

TRA

iwec les autres. | L'effet des mauvais propos. Fam. (Tra-ca-se-rie. )

TRACASSIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui tracasse , qui ne sait ce qu'il veut , qui est sujet à faire de mauvaises difficultés dons les affaires dont il se mêle. — Adj., Une police tracassière.\Vx\ brouillon, un indiscret qui, par de mauvais rapports, commet des personnes les unes avec les autres. ( Tra-ca-sié. )

TRACE, s. f. Vestige qu'un homme ou qq. animal laisse à l'endroit où il a passé. ( Marcher sur les traces de qqn. , L'imiter, sui\Te son exemple. ( Toute marque et impression qui reste de qq. ch. 1 L'impression que les objets font dans l'esprit, dans la mémoire. | Se dit Des lignes que l'on fait sur le terrain pour marquer le dessin d'un jardin, l'alignement d'un mur, le plan d'un édifice. I Se dit Des premiers points d'aiguille , des premiers traits que l'on fait sur du cauevas, pour marquer les contours des figures d'un ouvrage de tapisserie. (Tra-se. )

TRACEMENT, s. m. Action de tracer.

( Tra-se-man. )

TRACER. V. a. {Tractus.) Tirer, disposer les lignes d'un dessin, d'iui plan, sur le papier, sur le terrain, etc. | Indiquer, marquer par une ou plusieurs hgnes le contour de qq. ch. | Faire sur le cauevas les premiers points, pour marquer le contour des objets dans un ouvrage de broderie, de tapisserie.] Tracer le chemin à qqn. , Lui donner exemple. | V. n. Se dit Des arbres dont les racines s'étendent en rampant sur la terre, et ne s'enfoncent presque pas. | Tracé, subst. m. Le tracé d'une broderie. ( Tra-sé. )

TRACHÉE-ARTÈRE, s. f. {Tracheia, artera.) Canal communiquant du larynx aux bronches , et servant au passage de l'air pendant l'aspiration et l'expiration. | Trachée, seul, se dit De certains petits vaisseaux des insectes et des plantes qui sont formés d'un fil élastique contourné en spirale. ( Tra-chéar-tè-re. )

TRACHÉOTOMIE, s. f. {Tracheia, tome, gr.) Opération qui consiste à ou\Tir la trachée-artère.

TRADITEUR. s. m. {Traditor.) On appelait ainsi Ceux qui, dans la persécution, avaient livré les Uvres sacrés aux païens.

TRADITION, s. f. {Traditio.) Action par laquelle on livre une chose à qqn. | La voie par laquelle la connaissance des choses qui concernent la religion, et qui ne sont point dans l'Écriture sainte , se transmet de siècle en siècle, i Se dit Des choses mêmes que l'on sait par la voie de la tradition. | Se dit en parlant Des faits purement historiques qui nous ont été transmis d'âge en âge, et qui, sans aucune preuve authentique, se sont conservés en passant de bouche en bouche. | Se dit de Ces faits mêmes. | Se dit De toutes les opinions, de tous les procédés , de tou^ les usages , etc., qui se transmettent de génération en généra*

TRA

tion par le moyen de l'exemple ou de la parole. (Tra-di-sion.)

TRADITIOIVIVAIRE. s. m. Se dit Des Juifs qui expliquent l'Écriture par les traditions du Talinuil. (Tra-di-sio-nè-re. )

TRADITIOIVNEL, ELLE. adj. Fondé sUr la tradition. ( Tra-di-sio-nel ; ë-le. )

TRADrnOIVNELLFJVlEiVT. adv. Suivant la tradition, d'après la tradition. (Tra-di-sioaë-le-man. )

TRADUCTEUR, s. m. (Traductor.) Celui qui traduit d'une langue en une autre.

TRADUCTION, s. f. {Traductio.) Action de traduire. | La version d'un ouvrage dans une langue dilTérente de celle où il a été écrit. ( Tra-duc-sion.)

TRADUIRE. V. a. {Traducere.) Transférer d'un lieu à un autre. | Traduire devant un ju^e , Citer ou renvoyer qqn. devant un juge. I Faire passer un ou\Tage d'une langue dans une autre. | Expliquer, interpréter, éclaircir.

TRADUISIBLE. adj. des 2 g. Qui peut se traduire. ( Tra-dui-zi-ble. )

TRAFIC, s. m. ( Trans, facere. ) Négoce, commerce de marchandises. | Le profit qu'on tire de certaines choses.

TRAFIQUANT, s. m. Commerçant , négociant. (Tra-û-can. )

TRAFIQUER, v. n. et a. Faire trafic. | Tirer de certaines choses un profit illicite, malhonnête, honteux. ( Tra-fic-é [c m.].)

TRAGACANTHE. s. f. ( Tragacanthe. ) Nom donné à plusieurs arbrisseaux du genre Astragale , qui donnent la gomme adragant. ( Tra-ga-can-te. )

TRAGÉDIE, s. f. ( Tragœdia, ) Pièce de théâtre qui offre une action importante , des personnages illustres , qui est propre à exciter la terreur ou la pitié , et qui se termine ordin. par un événement funeste. | Les tragédies de Corneille, de Racine, etc.. Les tragédies composées par ces auteurs. La tragédie d' Œdipe, de Cinnn , etc., La tragédie dont (^dipe , Ci nn a, etc., est le sujet, I Événement funeste. ( Tra-jé-die. )

TRAGÉDIEN, ENNE. s. Acteur, actrice tragique. ( Tra-jé-di-in ; ë-ne. )

TRAGI-COMÉDIE, s. f. {Tragicomœdia.) pièce de théâtre, dans laquelle on représente une action sérieuse entre des personnes considérables , mêlée d'incidents et de personnages qui peuvent appartenir à la comédie , et dont le dénoûmenl n'est point tragique. I Se dit D'une pièce de tliéàtre , du même genre , où il n'y a ni incidents ni personnages comiques. ( lYa-ji-co-mé-die. )

TRAGI-COMIQUE, adj. des 2 g. {Tragicus , comicus.) Se dit De qq. accident fâcheux qui tient du comique. Fam. (Tra-jico-mic-e.)

' TRAGIQUE, adj. des 2 g. ( Tragicus.) Qui appartient à la tragédie, j Subst, m. Le

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