‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 660 sur 712 · TRA Ï · texte numérisé non relu

TRA Ï

genre tragique, | Subst. m. Un auteur de tragédies, I Funeste. (Tra-jic-e.)

TRA(ilQUEMENT. adv. D'une manière tragique. ( Tra-jic-e-man. )

TRAHIR, v. a. (Tradere.) Faire une perfidie à qqn. , lui manquer de foi. | Trahir la vérité, Parler contre la vérité. | Pron. , Se trahir soi-même. Agir contre ses propres intérêts. Découmr par hasard ou imprudemment ce qu'on voulait tenir caché. | Ne pas seconder, rendre vain, décevoir. ( Tra-ir. )

TRAHISON, s. f. Action de celui qui trahit , acte d'une méchanceté perfide. | haute trahison, se dit Des crimes qui intéressent au premier chef la sûreté de l'État. ( Tra-izon. )

mAILLE. g. f. ( Trahere. ) Bateau qui sert à passer les grandes rivières; espèce de bac qu'on nomme aussi Pont volant, (Tra-lle [Il m.].)

ITIAIN. s. m. ( Trahere. ) Allure. Se dit principalement Des bêtes de voiture. | Train rompu, Celui qui est composé de deux allures. I Aller bon train, %i\ dit aussi D'une personne qui va fort vite, soit à pied, soit à cheval, soit en voiture. | Fam., Mener qqn. bon train , Ne le point ménager dans une affaire, remporter sur lui l'avantage en peu de temps. I En parlant Des chevaux et de^ autres bêtes de service , La partie de devant et de derrière d'où partent leurs mouvements, j Tout le charronnage qui porte le corps du carrosse ou du chariot, | Train de la presse , La partie de la presse sur laquelle on pose la forme, et qui avance sous la platine et s'en retire par le moyen de la manivelle. | Une suite de valets, de chevaux, de mulets, etc. I Une suite de bête^ destinées soit à la subsistance , soit au transport. ( Tout l'attirail qui compose l'artillerie destinée pour un siège, pour une campagne. La troupe qui conduit les engins d'artillerie. | Se dit, fam.. Des gens de mauvaise vie. (Vi.)| Bruit, tapage, vacarme. | Faire le train, Se réjouir avec bruit. I Long assemblage de bois qui est assujetti avec des perches et des liens en forme de radeau , et qu'on met à flot sur un canal ou sur une rivière. | Le courant , la marche des affaires. | Genre de vie. | Fam. , Aller son train. Continuer, j Être en train déjouer, etc., Être en humeur de jouer, jouer actuellemenL | Fam. , Mettre les autres en train. Les exciter à la joie, au plaisir. | Mise en train , Action de tout disposer pour le tirage d'une forme. (Trin.)

TRAINAGE. s. m. Action de traîner.

(^Trè-na-je. )

TRAiNANT, ANTE. adj. Qui traîne à terre. | Discours , style tramant, Discours , style languissant. Fois traînante, Yoix monotone et lente. (Trè-nan.)

TRAÎNARD, s. m. {Trahere.) Soldat qui reste en arrière de la troupe avec laquelle il

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doit marcher. | Un liomme lent, négligent. Fam. ( Trè-nar. )

TRAÎNASSE, s. f. (Trahere.) Nom que l'on donne qqfs. à la renouée commune, parce que ses tiges sont couchées. (Trèna-se. )

TRAÎNE, s. f. ( Trahere. ) Des perdreaux qui sont en traîne. Des perdreaux qui ne peuvent pas encore voler ni se séparer de leur mère. | Un bateau qui est à la traîne , Un bateau qui est traîné par un arutre. ( Trè-ne. )

TRAÎNEAU, s. m. ( Trahere. ) Sorte de voiture sans roues , dont on se sert potfr aller sur la neige ou sur la glace, soit par nécessité, soit par plaisir. | Se dit De certaines voitures sans roues, dont on se sert eu toutes saisons pour transporter des marchandises dans les rues. | Grand filet qu'on traîne dans les champs pour prendre des alouettes, des cailles , etc. , ou dans les rivières pour prendre du poisson. ( Trè-oô. )

TRAÎNÉE, s. f. (Trahere.) Petite quantité de certaines choses répandues en longueur, comme blé , farine , cendres , plâtre , etc. | Longue suite de poudre à canon dont on se sert pour porter le feu à l'amorce. | La trace qu'on fait avec des morceaux de charogne pour attirer un loup dans le piège par l'odeur. ( Trè-née. )

TRAÎNER. V. a. ( Trahere. ) Tirer après soi. I Cet homme traîne la jambe, Il ne marche pas ferme de cette jambe-là , et il ne la porte que lentement après l'autre. | Traîner ses paroles. Parler lentement. | C'est un traîne-potence. C'est un mauvais garnement, un homme qui finira mal. C'est un homme qui porte malheur à ceux qu'il approche. ( Traîner une corniche , une moulure , La façonner, l'exécuter au moyen d'un calibre qu'on traîne sur le plâtre frais. | Allonger, différer. | Pron. , Se glisser en rampant. | Marcher avec grande peine. | V. n. Pendre jusqu'à terre, j Se dit en parlant De certaines choses qu'on laisse exposées où elles ne devraient pas être , au lieu de les mettre à leur place. I Se dit D'une personne qui est en langueur sans pouvoir se rétablir. | Cette affaire traîne. Elle n'avance point. Ce discours traîne , Il est froid, languissant, etc. | Se dit Des soldats qui, dans les marches, allant trop lentement, se trouvent derrière la troupe, à qq. distance; et Des bâtiments d'une flotte, d'un convoi qui , marchant ou manœuvrant mal, restent toujours en arrière. | Se dit Des chiens de meute qui ne suivent pas le gros de la meute dans la chasse. | T. de billard. Conduire qq. temps sa bille sans qu'elle quitte le bout de la queue. ( Trè-né, )

TRAÎNEUR. s. m. Celui qui traîne qq.

di. I Se dit Des chasseurs au traîneau. | Se dit Des soldats qui ne marchent pas avec leur troupe, et qui demeurent derrière par (Tianque de force ou de bonne volonté. On

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dit aussi Traînard. \ Se dit Des bâtiments d'une flotte , d'un convoi qui restent toujours en arrière. | Se dit Des chiens qui ne suivent pas le gros de la meute. (Trè-neur.)

TRAIRE. V. a. ( Trahere. ) ( Je trais , il trait,' nous trayons, ils traient. Je trayais. J'ai trait. Je trairai. Je trairais. Trais, trayez. Que je traie. Que j'eusse trait. Trayant. ) Tirer. Se dit en parlant De certaines femelles d'animaux dont ou lire le lait. I Se dit Dus métaux passés par la filière , et qui ne sont point encore mis sur la soie. Subst. m. Des houtons de trait. ( Trè-re. )

TRAIT, s. m. (Tractus.) Terme générique, qui signifie également Les flèches qu'on tire avec l'arc ou avec l'arbalète , et Les dards , les javelots qui se lancent avec la main. | Gens de trait. Ceux qui tiraient de l'arc, de l'arbalète , ou qui lançaient le javelot, j Les traits de famour, Les atteintes de l'amour. | Se dit Des attaques de la raillerie, de la médisance , etc. | Une certaine longe de corde ou de cuir avec laquelle les chevaux tirent, | Chasse , La longe à laquelle est atta ché le limier qu'on mène au bois. | Trait de bateaux , Plusieurs bateaux qu'on attache les uns aux autres pour remonter une rivière. | Ce qui emporte l'équilibre de la balance, et la fait trébucher. | Ce qu'on avale de hqueur, ou l'action d'avaler qq. liqueur tout d'une haleine. | Boire à longs traits. Boire lentement en savourant ce qu'on boit. | Une ligne qu'on trace avec la plume. ( Une hgne au moyen de laquelle on imite la forme d'un objet. I Copier trait pour trait, Copier exactement, fidèlement. ( Se dit Des lignes d'un , dessin qui n'est pas ombré. | Le tracé des opérations nécessaires pour tailler et pour appareiller les matériaux d'une construction. I Pièce de trait , Modèle ou partie de construction faite selon l'art du trait. | Se dit De certaines lignes qu'on trace pour servir de marque. | Trait de scie. Chaque coupe qui est faite avec la scie dans un morceau de bois , dans un bloc de pierre. ( Se dit Des linéaments du visage. | Action qui marque une intention favorable ou nuisible à qqn. | Se dit Des actions qui ont qq. ch. de remarquable. | Un fait, un événement remarquable. I Ce qui distingue ou caractérise une personne, une chose. I Se dit Des beaux passages d'un discours. 1 Se dit D'une pensée vive, brillante, imprévue. | Se dit De certains versets que l'on chante à la messe entre le graduel et l'évangile. | L'avantage de jouer le premier. | Se dit Du rapport d'une chose à une autre. ( Trè. )

TRAIT AELE. adj. des a g. ( Tractabilis. ) Doux, maniable, avec qui on peut facilement traiter, (Tre-ta-ble.)

TRAITANT, s. m. Celui qui se chargeait du recouvrement des impositions ou deniers publics, à certaines conditions réglées par un traité. ( Trë-tan. )

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TRAITE, s. f. (Tractus.). Étendue de chej min qu'un voyageur fait d'un lieu à un autre j sans s'arrêter, *ans se reposer. | Le transport ! de certaines marchandises, telles que blés, j vins, etc., d'une province à une autre, ou j d'un État à un autre, | Le trafic que font des i bâtiments du commerce sur les côte^ d'A- I frique , en échangeant leurs marchandises j contre des dents d'éléphants, de la gomme, ! etc. I Le commerce des banquiers. | Se dit Des lettres de change mêmes. ( Tië-te. )

TRAITÉ, s. m. ( Tractare. ) Ouvrage où l'on traite de qq. art, de qq. science, de qq. matière particulière. | Convention faite entre des souverains, entre des États. | Convention des particuliers entre eux, ou avec j le souverain, avec le gouvernement, avec I l'administration. (Trë-té. ) j TRAITEMENT, s. m. Accueil, réception, I manière d'agir avec qqu. | Au plur.. Mauvais traitements. Violences, coups, voies de fait. I ( Les appointements attaches à une place, à I un emploi. ( Se dit De certains honneurs i qu'on rend, dans les cours, à des personnes j de distinction. | Se dit Des repas que le roi fait donner en certaines occasions aux am- I bassadeurs. | La manière de conduire une maladie. (Trë-te-man. )

TRAITER. V. a. {Tractare.) Discuter, ! agiter, discourir sur, raisonner sur. | V. n. [ Traiter d'une matière. | Traiter un sujet. Faire une composition. |V. a. et n. Négocier, travailler à l'accommodement d'une affaire, etc. I V. n. Entrer en négociation pour vendre, pour acheter, ou pour donner à ferme; passer les actes nécessaires pour la conclusion d'un traité. | Agir avec qqn. , en user avec lui de telle ou de telle manière. | Qualifier. | Régaler, faire bonne chère, donner à manger. I Se dit De ceux qui donnent à manger pour de l'argent. | Panser, médicamenter. I Se dit Du médecin qui prend soin d'un malade. | Soumettre une substance à l'action de qq. agent , pour y opérer une décomposition , un changement. ( Trë-té. )

TRAITEUR, s. m. (Tractator.) Celui qui apprête, qui donne habituellement à manger pour de l'argent, ou qui entreprend de grands repas, tels que des repas de noces. | Nom que l'on donne à ceux qui font la traite avec les sauvages de la Louisiane. (Trë-teur.)

TRaITRE, ESSE. adj. {Traditor.) Qui trahit, j Se dit De qqs. animaux qui mordent, qui égratiguent, qui ruent lorsqu'on y pense le moins. | Se dit Des actions de trahison, de perfidie. \ Se dit De certaines choses, pour marquer qu'Elles sont plus dangereuses qu'elles ne le paraissent. | Subst., Celui celle qui fait une trahison. | Eir traître. loc. adv. En trahison , traîtreusement. (Trè- Ire ; ë-se. )

TRAÎTREUSEMENT, adr. En trahison.

Fam. ( Trè-treu-ze-man. )

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TRAJECTOIRE, s. f. ( Trajeclor. ) La route droite ou courbe que parcourt actuellement un corps soumis à des forces motrices qcqs. ( Tro-jec-toua-re. )

TRAJET, s. m. {TraJ^ctus.) Espace à traverser d'un lieu à un autre par eau. | L'espace traversé ou à traverser par terre, pour arriver d'un lieu à un autre. (L'action de traverser l'espace d'un lieu à un autre, soit par eau, soit par terre. | Le trajet d'une plate, d'une fistule , etc. , L'espèce de canal ou de conduit que forme sa cavité. ( Tra-jë.)

TKAMAIL. s. m. {Très, maculœ.) Espèce de filet qu'on tend dans les rivières pour prendre du poisson. (Tra-mall [Il m.].)

TRAiME. s. f. {Trama.) Fil passé, conduit par la navette entre les fils qu'on nomme Chaîne, et qui sont tendus sur le métier, pour faire de la toile , du drap , etc. | Complot.

TRAMER, v. a. Passer la trame entre les fils qui sont tendus sur le métier. | Machiner, faire un complot.

TRAMONTANE, s, f. {Trasmontana, it.) On appelle ainsi , dans la Méditerranée , ce qu'on nomme Le vent du nord dans l'Océan. I Le côté du nord. | L'étoile du nord. | Fam., Perdre la tramontane. Se troubler, ne savoir plus où l'on en est.

TRANCHANT, ANTE. adJ. Qui tranche.

I Décisif, péremptoire. j Qui décide hardiment.

TRANCHANT, s. m. Le fil, le côté tranchant d'une épée, d'un couteau, d'un rasoir, etc.

TRANCHE, s. f. Morceau coupé un peu mince. | Un morceau de tranche , Un nxorceau de cuisse de bœuf. [La surface unie que présente l'épaisseur de tous les feuillets d'un hvre du côté où on les a rognés.

TRANCHÉE, s. f. Ouverture, excavation longue et plus ou moins profonde, pratiquée dans la terre , afin d'asseoir les fondations d'un mur, de placer des conduites pour les eaux, de planter des arbres, etc. | Fossé qu'on creuse pour se mettre à couvert du leu en approcliant d'une place qu'on assiège. et dont les terres, jetées du côté de la place, forment un parapet. | L'espèce de double rempart qu'on forme avec des fascines , des gabions , des sacs remplis de laine ou de terre, quand le terrain est de roche ou difficile à creuser. | Au plur.. Douleurs très-aiguës qu'on ressent dans le ventre, dans les entrailles.

TRANCHEFILE. s. f. Petit rouleau de papier ou de parchemin qui est recouvert de soie ou de fil , et qui se met aux deux extrémités du dos d'un hvre pour tenir les cahiers assemblés, et résister à l'effort de la main qui tire le livre, quelquefois pressé dans les rayons d'une bibliothèque.

TRANCHELARD. s. m. Couteau à lame fort mince , dont les cuisiniers et les rôtis-

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seurs se servent pour couper des tranches de lard. (Tran-che-lar. )

TRANCHE-MONTAGNE, s. m. Fanfaron qui fait grand bruit de son courage et de ses prétendus eiploits. Fam. ( — mon-ta-ne [n m.J.)

TRANCHER, v. a. {Transcidere.) Couper, séparer en coupant. | Trancher la difficulté-. Résoudre tout d'un coup une question dif6cile; lever tout d'un coup un obstacle. | Trancher le mot, Donner une réponse nette et décisive. Dire sa pensée sans ménagement. I V. n. Décider nardiment. | Trancher du grand seigneur, etc. , Faire le grand seigneur. I Ces couleurs tranchent. Elles sont fort vives, et fort différentes les unes des autres.

TRANCHET. s. m. Outil à l'usage des cordonniers, des bourreliers, etc., servant à couper le cuir. (Tran-chë. )

TRANCHOIR, s. m. Tailloir, espèce de plateau de bois sur lequel on tranche la viande, (Tran-chouar. )

TRANQUILLE, adj. des 2 g. {TranquiUus.) Paisible, calme, sans aucune agitation. | Qui ne trouble le repos de personne. ^Tranc-i-le [c m.],j

TRANQUILLEMENT, adv. D'une manière tranquille. ( Tranc-i -le-man [c m.].)

TRANQUnXISANT, ANTE. adj. Qui tranqui-lliie. ( Tranc-i-U-zan [c m.].)

TRANQUILUSER. v. a. Calmer, rendre tranquiUe. | Pron. , Se reposer, se tenir tranquille , n'être pas inquiet. ( Tranc-i-U-zé [c m.].)

TRANQUILLITE . s. f. ( TranquilUtas. ) État de ce qui est tranquille. (Tranc-i-U-té [c m.].)

TRANS. (Trans.) Prép. qui entre dans la composition de plusieurs mots, pour ajouter à leur signification naturelle celle de Au delà, à travers , entre.

TRANSACTION, s. f. {Transactio.) Acte par lequel on transige sur un différend, sur un procès, etc. | Se dit Des actes, des conventions , des accords , des relations d'intérêt entre les hommes. | Quelques académies étrangères ont donné le nom de Trarisactions au Recueil de leurs mémoires, de leurs travaux. ( Tran-zac-sion. )

IHANS ALPIN, INE. adj. {Transalpjnus.) Qui est au delà des Alpes. ( Tran-zal-pin. )

TRANSBORDEMENT, s. m. Action de transborder. ( — de-man.)

TRANSBORDER, v. a. Transporter tout ou partie de la cargaison d'un bâtiment dans un autre.

TRANSCENDANCE, s. f. Supériorité marquée , éminente , d'une personne ou d'une chose sur une autre. (Tran-sandan-àe. )

TRANSCENDANT, ANTE. adj. ( Tvanscendens. ) Élevé , subhme , qui excelle en son genre. | Géométrie transcendante. Celle aui

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emploie l'infini dans ses calculs. | Se dit Des attributs ou des qualités qui sont susceptibles d'une très-grande généralité, comme Un, vrai, bon. ( Trans-san-dan.)

TRANSCRIPTION, s. f. ( Transcrîptio.) Action de transcrire, et Le résultat de cette action. (Trans-crip-sion. )

TRANSCRIRE, v. a. ( Transcribere. ) Copier un écrit.

TRANSE, s. f. Frayeur, grande appréhension d'un mal qu'on croit prochain.

TRANSFÉRER, v. a. {Transferre.) Transporter, porter d'un lieu à un autre, faire passer d'un lieu à un autre. | Se dit en parlant De la juridiction, de l'autorité, de la puissance , lorsque d'un tribunal , d'une \-iile , d'une nation , etc. , elle vient à passer à un autre. | Transférer une fête, La remettre d'un jour à un autre. | Céder, transporter une chose à qqn. en observant les fonnahtés requises.

TRANSFERT, s. m. {Transferre.) Acte par lequel on déclare transporter à un autre la propriété d'une rente de l'État, d'une action de la Banque, etc., ou d'une marchandise en entrepôt. ( Trans-fèr. )

TRANSFIGURATION, s. f. ( Transfiguratio. ) Changement d'une figure en une autre. La transfiguration de Nôtre-Seigneur, L'état glorieux où Jésus-Christ parut sur le mont Thabor, en présence de trois de ses disciples, Pierre, Jacques et Jean. (Trans-figu-ra-sion [g m.].)

TRANSFIGURER (SE), v. pron. {Transfigurare.) Changer d'une figure en une autre. I [g ni.]

TRANSFORMATION, s. f. ( Transformatio.) Métamorphose, changement d'une forme en une autre. ( — ma-sion.)

TRANSFORMER, v. a. {Transformare.) Métamorphoser, donner à une personne ou à une chose une autre forme que celle qui lui est propre ou qu'elle avait précédemment I Se dit D'un homme qui se déguise, qui prend plusieurs caractères, selon ses vues et ses m\.ëTQ\s.\ Transformer une équation, La changer en une autre équation dont la forme soit différente.

IHANSFUGE. s. m. {Transfuga.) Celui qui , à la guerre , abandonne le parti dont il est, pour passer dans celui des ennemis.) Quiconque abandonne son parti pour passer dans le parti contraire. ( Traos-fu-je.)

TRANSFUSER, v. a. {Tramfusus.) Faire passer un liquide d'un récipient dans un autre. Faire la transfusion du sang. (Transfu-zé. )

TRANSFUSION, s. f. {Transfasio.) Action de transfuser. L'opération par laquelle on fait passer le sang du corps d'un animal dans celui d'un autre. (Traus-fu-zion. )

TRANSGRESSER, v. a. {Transgressas.) Contrevenir à quelque ordre, à qq. loi. | Se

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dit De la violation dea préceptes divins. (Trans-grë-sé.)

TRANSGRESSEUK. s. m. Celui qui transgresse, (Trans-prè-seur.)

TRANSGRESSION, s. f. {Transgressio.) Action de transgresser. (Traiis-grë-sion.)

TRANSIGER, v. n. {Transigere.) Passer un acte pour accommoder un différend, un procès. I Transiger avec son devoir, avec sa conscience. S'autoriser de quelques raisons peu solides, pour faire une chose contraire au devoir , à la délicatesse. (Tranïi-jé.)

TRANSTR. V. a. ( Transire. ) Pénétrer et engourdir de froid. ] Se dit en parlant De l'effet que produit la peur ou l'affliction. | V. n. Transir de froid , de peur.

TRANSISSEMENT. s. m. L'état où est un homme transi. (Tran-si-se-man.)

TRANSIT, s. m. {Tramitiis.) Faculté de faire passer des marchandises, des denrées, à travers un État, une ville, sans payer les droits d'entrée. (Tran-zit.)

TRANSITIF, adj. m. {Transitivus.) Se dit Des verbes qui marquent l'action du sujet de la proposition sur la chose ou la personne que désigne le régime ou complément direct du verbe. | Se dit De certaines conjonctions qui marquent un passage ou «ne transition d'une chose à une autre. (Tran-zi-tif.)

TRANSITION, s. f. (Transitio.) Manière de passer d'un raisonnement à un autre , de lier ensemble les parties d'un discours , d'un ouvrage. I Le passage d'un régime politique, d'un état de choses à un autre. (Tran-zision.)

TRANSITOIRE, adj. des a g. (Transitorius.) Passager. | Qui remplit l'intervalle d'un état de choses à un autre. (Tran-zitona-re.)

TR.\NSLATER. v. a. (Translatus.) Traduire d'une langue en une autre. (Yi.)

TRANSLATEUR, s. m. {Translator.) Traducteur. (Yi.1

TRANSLATIF, IVE. adj. (Translativus.) Par lequel on transporte, on cède une chose à qqn.

TRANSL.A.TION.S. f. (Translado.)TTansport , action par laquelle on fait passer qq. ch. d'un lieu à un autre. | La translation d'une Jéte, L'action de remettre une fête d'un jour à un autre. 'Trans-la-sion.)

TRANSMETTRE. ,. a. {Transmittere.) (Se conj. c. Mettre.) Céder, mettre ce qu'on possède en la possession d'un autre. | Faire passer. (Trans-më-tre.)

TRANSMIGRATION, s. f. {Transmigratio.) Action d'un peuple, d'une nation, d'une troupe d'hommes qui abandonnent leur pays pour en aller habiter un autre. ] La transmigration des âmes , Le passage des âmes d'un corps dans nn autre, selon l'opi-

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nion des pythagoriciens. (Traus-mi-grasion.)

TRANSMISSIBLE. adj. des 2 g. Qui peut être transmis. (Trans-mi-si-ble.)

TRANSMISSION, s. f. {Transmissio.) Action de transmettre , ou Le résultat de cette action. (Trans-mi-sion.)

TRANSMUABLE. adj. des a g. Qui peut être transmué.

TRANSM UER. v. a. {Transmutare.) Changer, transformer.

TRANSM UTABILITÉ. s. f. Propriété de ce qui est transmuable.

TRANSMUTATION, s. f. {Transmutatio.) Changement d'une chose en une autre. (Trans-mu-ta-sion.)

TRANSPARENCE, s. f. Qualité de ce quj est transparent. (Trans-pa-ran-se.)

TRANSPARENT, ENTE. adj. {Trans , parens.) Diaphane, au travers de quoi l'on peut voir les objets. (Trans-pa-ran ; an-te.)

TRANSPARENT, s. m. {Trans, parens.) Papier où sont tracées plusieurs lignes noires, et dont on se sert pour s'accoutumer à écrire droit, en le mettant sous le papier lorsqu'on écrit. | Le panier huilé derrière lequel on place les lumières dans les décorations. I Sorte de tableau sur toile , sur gaze, sur papier huilé ou verni , etc. , qu'on expose la nuit, et derrière lequel on met des lumières pour faire paréutre ce qu'il représente.

TRANSPERCER, v. a. {Trans , pertiisus.) Percer de part e^i part. (Trans-për-sé.)

TRANSPrRABl.E. adj. des 2 g. Qui peut sortir par la transpiration.

TRANSPIRATION, s. f. Exhalation qui s'opère habituellement à la surface de la peau. I Exhalation à peu près semblable qui a lieu à la surface des végétaux. (Trans-pira-sion.)

TRANSPIRER, v. n. {Trans, spirare.) S'exhaler, sortir du corps par les poies , d'une manière imperceptible aux yeux. | Se dit Du coq)s même. | Se dit De ce qu'on s'efforce de tenir secret, mais dont qq. ch. commence à être connu, divulgué, révélé.

TRANSPLANTATION, s. f. Action de transplanter. ^^ — ta-sion.)

TRANSPLANTER, v. a. {Trans, planta.) ôter une plante , un arbre de l'endroit où il est , et le replanter dans un autre. | Faire passer, transporter des personnes, ou certaines choses, d'un pays dans un autre, pour les y établir. | Pron. , se dit D'une famille , d'une personne qui passe d'une province ou d'une ville dans une autre, pour s'y établir.

TRANSPORT, s. m. Action par laquelle on transporte qq. ch. d'un lieu à un autre. | Se dit Des voitures servant au transport des choses nécessaires à une armée. | Un bâtiment de transport. | L'action d'une personne qui , par- autorité de justice , se rend sur les lieux où sont les choses sujettes à un examen,

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à une visite.] La cessation d'un droit qu'on a sur qq. ch. | Se dit Des passions violentes qui nous mettent en qq. sorte hors de nousmêmes. I Absol. , Tout mouvement passionné. I Enthousiasme. | Délire , égarement d'esprit causé par la maladie. (Trans-por.)

TRANSPORTABLE, adj. des 2 g. Qui peut être transporté.

TRANSPORTER, v. a. {Transportare.) Porter d'un lieu dans un autre. | Transporter un droit à qqn. , Céder, transférer à qqn. le droit qu'on a sur qq. ch. | La colère , la joie, etc. , transporte cet liomme , Elle le met hors de lui-même. | Pron. , Se rendre en un lieu.

TRANSPOSER, v. a. [Transponere.) Mettre une chose à une autre place que celle où elle était, j Se dit Lorsque la personne qui chante ou qui joue d'un instrument chante ou joue sur un ton différent de celui sur lequel l'air est noté. ] Transporter son argent d'une carte sur une autre. (Trans-po-zé.)

TRANSPOSITEUR. adj. m. {Transpositus.) Piano transpositeur. Piano qui opère la transposition d'un ton dans un autre , d'une manière toute mécanique. (Tians-pozi-teur.)

TRANSPOSrriF, IVE. adj. (Transpositifus.) Langue transpositive , Celle où les rapports des mots entre eux sont indiqués par leurs terminaisons , et où l'on n'est pas obligé de les placer suivant l'ordre analytique de la pensée. (Trans-po-zi-tif.)

TRANSPOSITION, s, f. {Transposîtas.) Action de transposer, ou Le résultat de cette action, j Le renversement de l'ordre dans lequel les mots ont accoutumé d'être rangés. I Se dit en parlant Des feuilles d'impression, les cahiers d'écriture transposés. (Trans-poii-sion.)

TRANSRHÉNANE, adj. f. {Transrhenanus.) Qui est au delà du Rhin. (Trans-réna-ne.)

TRANSSUBSTANTIATION, s. f. {Transsubstantiatio.) Le changement miraculeux de la substance du pain et du vin en la substance du corps et du sang de Jésos-Christ dans l'eucharistie. (Trans-sup-stan-si-a-sion.)

TRANSSL^STANTIER. v. a. Changer une substance en une autre. (Trans-sup-stansi-é.)

TRANSSUDATION, s. f. Action de transsuder. (Trans-su-da-sion.)

TRANSSUDER. v. n. {Trans, sudare.) Passer au travers des pores d'un corps par ime espèce de sueur.

TRANSVASER, v. a. Yerser une liqueur d'un vase dans un autre. (Trans-va-zé.)

TRANSVERSAL, ALE. adj. {Transversus,) Ligne transversale, section transversale, Ligne, section qui coupe en travers. (Traus-vër-sal.)

TRANSVERSALEMENT, adv. D'une manière transversale. (Trans-vër-sa-le-man.)

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TRANS VERSE, adj. des a g. {Transversiis.) Oblique. (Trans-vër-se.)

TRANTRAN. s. m. (Tractare.) Le cours de certaines affaires , la manière la plus ordinaire de les conduire , la routine qu'on y suit. Fam.

TRAPÈZE, s. m. ( Trapezus. ) Quadrilatère plan dojat deux côtés sont inégaux et parallèles. | Se dit D'un os et d'un muscle qui ont à peu près la forme d'un trapèze. — Adj., L'os trapèze.

TRAPÉZOÏDE. s. m. (Trapeza , eidos, gr.) Quadrilatère plan dont tous les côtés sont obliques entre eux. | Se dit D'un os et d'un ligament qui ressemblent à un trapézoïde. — Adj., L'os trapézoide. (Tra-pézo-i-de. )

TRAPPE, s. f. Espèce de porte posée horizontalement sur une ouverture à rez-dechaussée ou au niveau d'un plancher. L'ouverture même. | Espèce de porte , de fenêtre qui se hausse et qui se baisse dans une coulisse. I Sorte de piège pour prendre des bêtes dans un trou que l'dn fait en terre et que l'on couvre d'une bascule ou de branchages et de feuillages. (Tra-pe.)

IHAPPISTE. s. m. Religieux d'un ordre très-sévère, dont le chef-heu était à la Trappe, près de Mortagne. (Tra-pis-te.)

TRAPU , UE. adj. Gros et court.

TRAQUE. s. f. Action détraquer. (Trac-e.)

TRAQUENARD, s. m. Espèce d'amble ou d'entre- pas. | Sorte de danse gaie, qui était autrefois en usage. | Sorte de piège dont on se sert pour prendre des aniiîiaux nuisibles. (Trac-e- nar.)

TRAQUER. V. a. Fouler un bois pour en faire sortir le gibier. Faire une enceinte dans un bois, de manière qu'en la resserrant toujours on oblige les bêtes que l'on chasse d'entrer dans les toiles , ou de passer sous le coup des chasseurs, j Se dit en parlant Des personnes que l'on resserre daas une enceinte pour les prendre. (Trac-é [c m.].)

TRAQUET. s. m. Piège qu'on tend aux bêtes puantes. |Z)on«er dans le traquet. Se laisser tromper par qq. artifice. (Trac-ë [ c m.].)

TRAQUET. s. m. Claquet, morceau de bois attaché à une corde, lequel passe au travers de la trémie, et dont le mouvement fait tomber le blé sous la meule du moulin.

TRAQUET. s. m. Petit oiseau à bec fin , qui fait son nid sous les pierres ou dans les terriers.

TRAQUEUR. s. m. Un de ceux qu'on emploie pour traquer. (Trac-eur [c m.].)

TRAUMATIQUE. adj. des 2 g. Qui 9 rapport, qui appartient aux plaies, aux blessures. (Trô-ma-tic-e.)

TRAVAIL, s. m. {TravagUo, it.) Labeur, fatigue, peine qu'on prend poiu" faire qq. ch.|-Hont/ne de travail. Celui qui gagne sa vie par un métier pénible; et, Homme de

TRA

grand travail. Celui qui est fort laborieux. | Se dit De» opératious de la nature pour procurer raccouchement. | L'ouviage nièiiie, de qq. nature qu'il soit, et La manière dont il est fait. I La manière dont on travaille habituellement. I L'ouvrage qui est à faire , ou que l'on fait actuellement.! Se dit Des remuements de terre que font des troupes, soit pour attaquer, soit pour se défendre, et principalement de La tranchée que font les assiégeants pour attaquer une place. | Se dit, au plur., Des ouvrages que l'on fait pour l'attaque ou pour la défense des places, pour la fortiûcalion d'un camp , d'un j)oste. | Se dit Des ouvrages que l'on fait pour l'embellissement ou l'assainissement des villes, jjour l'utilité générale. | Travaux forcés , Une des peines afflictives et infamantes prononcées par le code pénal, et qui remplace les galères.

I Travaux, au plur.. Certaines entreprises remarquables. | Le couipte que chaque ministre rend au roi des affaires de son département, et le rapport que les commis iont au ministre de celles qui leur ont été renvoyées. Dans ce sens, le pluriel est TravalU.

j Espèce de machine de bois à quatre piliers, entre lesquels les maréchaux attachent les chevaux vicieux pour les ferrer ou pour les panser. Dans cette acce[)tion , il fait Travails au pluriel. (Tra-vall [11 m.].)

TRAVAILLER, v. n. {Travagtiare , it. ) Faire un ouvrage, faire de l'ouvrage; se donner de la peine pour faire, pour exécuter qq. ch.j Avoir de l'occupation, de l'ouvrage. | Ce buis travaille. Il se déjette. | Son estomac travaille , Il a de la peine à digérer. | Se dit du vin, de la bière et des autres liqueurs qui fermentent. I Fa/re travailler son argent , Le placer, lui faire produire intérêt. [Avec la prép. A, S'occuper, s'efforcer de. | V. a. Soigner, exécuter avec soin, j Tourmenter, causer de la peine. | Travailler un cheval. L'exercer, le manier; ou Le faliguer. | Façonner, j Pron^, Se tourmenter, s'inciuicter, .s'eiforcer. | Ce cheval a les jambes travaillées,

II a les jambes fatiguées, ruinées par le travail. (Tra-va-llé [H m.j.)

TRAVAILLEUR, s. m. Homme adonné au travail. — Au fém. , Une travailleuse, j Absol. et au plur.. Soldats qu'on em[)loie à remuer la terre, soit pour l'attaque d'une place, soit pour le retranchement d'un poste, etc. (Tra-va-lleur [11 m.].)

TRAVÉE, s. f. Espace qui est entre deux poutres, et qui esf rempli par un certain nombre de solives. | Se dit Des galeries supérieures d'une église, qui régnent au-dessus des arcades de la nef. | Travée de comble, Distance d'une ferme à l'autre.

TRAVERS, s. m. {Transversum.) L'étendue d'un corps considéré dans sa largeur. | Le biais, l'irrégularité d'un lieu, d'une place, d'un jardin, etc. | Bizarrerie, caprice, irrégularité d'esprit et d'humeur. \Donner dans les

TRA

travers , Tomber dans l'inconduite. | K» TRAVERS, loc. adv. D'un côté à l'autre, suivant la largeur.! En t. de marine, Se mettre en travers, Se mettre en panne. | De travers. loc. adv. ()l)li(piement. | Mettre son bonnet de travers. Entrer en mauvaise humeur. | Ue mauvais sens, à contre-sens. | Cet liomme a C esprit de travers , Il a l'esprit mal fait, mal tourné. I À travers, ao travers, loc. [irép., dont la première est toujours suivie d Un régime simple, et l'autre de la prép. Z)e , et qui signilient Au milieu, par le inilit-u. — De part en part. |À tort tT a travers, loc. adv. et figurée. Sans discernenieni , inconsidérément. ! Par le travers, loc. prép, I". de marine. À la hauteur, vis-à-vis, à l'opposile. (Tra-vèr.)

TRAVERSE, s. f. (Transversus.) Pièce de bois qu'on met en travers à certains ouvrages de menuiserie et de charpente , pour les assembler ou pour les affeiniir. I Les traverses d'une grille, Les barres transversales qui servent à maintenir et à fortifier les barreaux. I Tranchée qui se fait dans un fosse sec d'une place assiégée, ou pour le passer, ou pour empêcher (|u'ou ne le passe. | Se dit Des retranchements que l'on fait pour se défendre ()lus longteuips , et pour n'être pas enlile. | Route particulieie qui conduit à un heu où ne mène pas le grand chemin, ou qm est plus courte. | Obstacle, enipèchemeul, opposition, affliction, revers. | À la travjlkse. loc. adv., qui se dit De ce qui survient inopinément et apporte qq. obstacle. ( Traver-se. )

TRAVERSÉE, s. f. Le trajet qui se fait par mer, d'une terre à une autre teri'e oppo>ée. I Toutes sortes de voyageas par mer, excepté les voyages de long cours, et ceux où Ion ne fait que suivre une côte. ( Tra-ver-sée. )

TRAVERSER, v. a. ( Transversum.) Passer à travers, d'un côté à l'autre. | Être au travers de qq. ch. j Percer de part en part. | Susciter des obstacles pour empêcher le succes de qq. entreprise, f Ce cheval se traverse. Ses hanches et ses épaules ne sont point exactement sur la même ligne qu'il doit décrire. (Tra-ver-sé. )

TRAATERSIKR, 1ÈRE. adj. Qui traverse.

I Fent traversier. Vent qui j)erujet aux bâtiments de se rendre alternati\ement d'un heu à un autre , dans les deux sens opposes, j Flûte traversière , Flùle dont on joite en la mettant presque horizontalement sur les lèvres. (Tra-ver-sié.)

TRAVERSIN, s. m. (Transversum.) Chevet , oieiller long qui s'étend de toute la largeur du ht, et sur lequel on repose la tète. | T. de mar. Se dit Des pièces de bois posées en travers d'une charpente de bâtiment.

( Tra-ver-sin.)

TRAVKHTIN. s. m. { Travertino , it. ) PieiTe calcaire des environs de Tivoh, en Italie. (Tra-vër-tin.)

TRE

TRATESTTR. v. a. {Tram , vestîre.) Déguiser en faisant prendre l'habit d'un autre sexe ou d'une autre condition. | Cbatjger sa manière ordinaire, déguiser son caractère, j Paroditir. | Tnxv^tir Ui pensée de q(jn., L'interjii^ter mal, la rejidre d'une manière inexacte, infidèle. (Tra-vës-tir.)

TKAVKSILSSFJVÎENT. s. m. Déguisement. (Tra-vë» li-seiiian.)

TRAYON, s. m. {Trahere.) Bout du pis d'une vache, d'une chèvre, etc., que l'on prend dans les doigts ppur traire le lait. (Trè ion.)

1 H I*J',F.IJ.Î ANIQITE ou TRl^RFXLTENNE. adj. f. Quarte. trtbeUinnimte ou tréheltienne. Le quart que l'hérilier institué a droit de retenir sur la succession grevée de fidéicomniis, en remettant l'hérédité. (Tré-bel-ii-anit-e; ou Tn^lxl li-ë-rre.)

THI^.IUJCIIAM, ANTE. adj. Qui trébuche. Qui est de |K)ids.

1 HEi.UClIK.MKNT, s. m. Action de trébuclitT. (Tré-bii-cbe man.)

TRI'.iUJCHKIl. V. n. (Tranj^ boscus.) Faire un faux pas. j Touil>er. | Se dit D'une chose qui emporte par sa ' pesanteur celle contre laquelle elle est pesée.

TKRHUCHET. g. m. {Tram, bosus.) Piège en forme de Ciige, dont on se sert pour attraper les oiseau.i. } Petite balance pour peser des monnaie^s, ou jiutres objets d'un poids léger. (Tré-bu-cbé.)

IKFlFlLER. V. a. {Tmns, filum.) Passer du fer ou du laiton par la filière.

TRÉJhlLERlE. s. f. Fabrique où l'on tréfile.

TRÉFÎI EUR. s. m. Ouvrier qui tréfile.

IRP-FIJ'.. s. m. {Trifolnim.) Plante herbacée de la famille d»*s Légumineuses, qui vient liafurellcment dans les pré^, ou qu'on sème dans les prairies artificielles, et doui les feuilles, de forme ronde, sont attai^bées trois à trois à une même queue. | Trèfle d\au, Plante a<|uaii(pie, qui ressemble au trèfle. | Lne des quatre couleurs de^ cartels parce que les cartes qui sont de cette couleur sont marquées d'une figure de feuille de trèfle. I Ornement d'architecture imité delà feuille de trèfle.

TRÉFO N CIER. s. m. Propriétaire du fonds et du tréfonds. (Tré-fon-sié.)

TRFji-ONDS. s. m. {Trans, fundus.) Le fonds qui est sous le sol, et qu'on possède comme le sol môme. On écrit aussi TrèsfoTuis. (lYé-fon.)

TREILLAGE, s. m. Assemblage de perches, de lattes ou d'échalas posés horizontalement et verticalement, pour former des berceaux, des palissades ou des espaliers dans les jardins. (Tré-lla-je [Il m.].)

TREILLAGEUR. s. m. Ouvrier qtii fait des treillages ou des treillis. (Trë-lla-jeur Plm.].)

TREILLE, s.f. (TricAiZa.) I^erceau ou cou- |

TRE

vert fait de ceps de vigne entrelacés et soutenus par un treillage, par des perches, ou par des barreaux de fer. | Se dit Des ceps de vigne qui montent contre une muraille ou contre un arbre. (Trë-Ue [Il m.].)

TREILLIS, s. m. {Trichiluw.) Ouvrage de métal ou de bois, qui imite les mailles en losange d'un filet, et qui sert de cloiure, sans intercepter ni Tair ni la vue. } Sorte de toile gomme, lisse et luisante. | Espèce de grosse toile dont on fait des sacs, et dont s'habillent des paysans, des manœuvres, etc. (Tr^lli [11 m.].)

TRKILLJSSFR. v. a. Garnir de treillis de bois eu de métal. (Trè-l!i-sé [11 ui.j.)

mEIZE. adj. numéral des a g.. Dix et trois, j Treizième. | Suhst. m. Le produit de treize multiplié par deux, — Le treize du mois. Le treizième jour du mois, (Tre-ze.)

TREI/JÈME. adj. des 2 g. Qui suit immédiatement le douzième. ( Subst. m. Chaque partie d'un tout (jui est ou que l'on conçoit divisé en treize parties égales. (TYéziè-me.)

TREIZIÈMEMENT, adv. En treizième lieu. (Tre-ziè-me-man.)

TRIIMA. adj. des -2 g. et des 2 nombres. {Tréma, gr,)Sf dit D'une voyelle accentuée de deux points (|ui avertissent qu'elle se détache de la voyelle précédente ou suivante. | Subst. m. Ces deux points.

TRFJVIRLAIE. s. f. Lieu planté de tremblés. (Trau-blèe.)

TREMHLANT, ANTE. adj. Qui tremble.

(Tran-blari.)

1 HEM h LE. s. m. (rrcm«/uj.) Espèce particulière de peuplier, dont le-s feuilles tremblent au moindre vent. (Tran-ble.)

TREMbLÉ, ¥JL. adj. Écriture tremblée, Écriture tracée par une main tremblante. Fxrilure dont les traits, au lieu d'être droits, sont sinueux. | Thkmbi.é. subst. m. Filet serpeolatiî et alternativement gras et mai- -gre. (Trjin-blé.)

TREMBLEMENT, s. m. Agitation de ce qui InMnble. | Tremblement de terre, Secou>ise qui ébranle violemment la terre. | Sorte de cadence pieci[iitée, qui se fait, soit en chantant, soit eu jouant de qq. instrument, I Une grande crainte. (Tran-ble-man)

TREMBLER, v. n. {Tremulus.) Être agité, être mû par de fréquentes secousses. ) Se dit Des choses qui ne sont pas feruies, et qui s'ébranlent facilement. | V. a. Trembler h fièvre. Être dans le frisson de la fièvre. Pop. j Craindre, appréhender, avoir grand'peur. | (Tran-blé,)

TREMRLEUR, EUSE, s. Celui, celle qui tremble. Une personne trop circonspecte, trop craintive. [ Nom que l'on donne à certains enthousiastes religieux appelés Çuo- ^^r.f par le^ Anglais. (Tran-bleur ; eu-ze.)

TREMBLOTANT, ANTE. adj. Qui tremblote, (Tran-blo-tan.)

TRE

TREMBLOTER, v. n. Diminutif de trembler. Fam. (Tran-!)Io-té.)

TRÉ.MIR. s. f. [Tremere.) Sorte de g^nde auge c<irrée, fort larj^e par le haut, et fort étroite par le bas, dans laqij«'lle on met le blé, (pu tombe de là filtre le> in^ule-s pour être réduit en farine. | Mt-sure dont on se sert pour le sel. | Sorte de boite dans laquelle on donne à manger aux faisaus parqués.

1 KR-MrÈRE. adj. f. Rose trémière, F-spèce de grande mauve dont la fleur a qq. ressemblance avec la rose.

TKKMOUSSKMKNT. s. m. Action de se trénioiisser. (I ré-mou-se-nian.)

IKÉ.MOUSSKK (St). V. pron. Remuer, se rem lier, s'agiter d'un mouvement vif et irregulier. I Fam., Faire des demarcbes, prendre des soins, se donner beaucoup de jiiou- \emenl [)()ur faire réussir une affaire. \\.n. Se dit en parlant De qqs. mouvements d'oiseaux. (Ire-mou-sé.)

IKÉMOISSOIK. s. m. Machine propre à se donner du mouvement et de l'exercice sam sortir de la chambre. (Tré-mousouar.j

lKF\fPR. s. f. {Temperare.) Action, manière de tremper le fer. | La qualité que le fer contracte quand on le trempe. | I^ constitution du corps de riiomme, et La qualité de son âme, de son caractère. ] Action de tremper, d'humecter le papier sur lequel on veut impriuier. ( Fran-pe.)

IKKMPFR. V. a. ( Tempercire.) Mouiller une chose en la mettant dans qq. licpieur, | Tremper du fer, de C acier ^ Le plonger tout rouge dans de l'eau préparée pour le durcir. \Tremper son vin, Y mettre de l'eau en assez grande quantité. | En termes d'imprim.. Tremper le papier. Imbiber d'eau, humecter le papier de-stiné à l'impres-sion , {)our lui donner de la moiteur et de la souplesse. | V. n. Demeurer qq. temps dans l'eau ou dans une autre liqueur. | Fig., Tremper dans un crime , etc.. En être complice, ^iran-jié.)

TKEMl'ERIE. s. f. L'endroit d'une imprimerie où l'on trempe le papier. (Traupe-rie. )

TflEMPLTN. s. m. {Tremere.) Planche inclinée et tres-élastique sur lacpielle les sauteurs courent pour s'élancer et faire des sauti périlleux. ( Tran-plin. )

IKENTAIN. [ Trigenta.) T. dont on se sert à la paume pour manpier que les joueurs ont chacun trente. ( Tran-tin. )

TKEN I AINE. s. f. coll. Nombre de trente ou environ. jAbsol. et fam., L'âge de trente ans. ( Tran-te-ne. )

TRENTE, adj. numéral des i g. {Trigenta. ) Trois fois dix. | Trentième, j Au jeu de paume, La moitié d'un jeu, qui est de quatre points , dont chacun vaut quinze. | Trente et quarante, Jeu de hasard qui se joue avec des ciqtes. | Subst. Le nombre

TKÉ

'trrute. j Le trente du mois , "Lu trentjfme

jour du mois. ( Trau-te, )

TP.KMIF.ME adj. de» i ç. Nombre ordinal de trente. |. Subst. , (iliaque parin- d'un tout qui est ou que l'on rofiç«iit di\isé en trente partieji égalej». ( Tran t»e-me. )

LKI\PAN. 8. m. ( Trapanon , gr. ) Instrument de chirurgie en forme de vilebrequin, avec lequel on rM;rce le^s os, et >po<ialem«;nt ceux du crâne. ] L'opération qui »e fait avec cet instrument.

TKhJ^A.NFR. V. a. Faire l'opération du trépan à q(jn.

1 KFHAS. s. m. ( Trans , passas.) Décès, mort de l'homme, passage de la vie a la mort. ( Tré-pà. )

TRI^PASSFJMENT. s. m. Trépas. ( Vi. ) ( Tré-pa-se-man. )

IKKPASSKK. V. n. {Trnns, passas.) Mourir, décéder. I Trépassé, f.b. subst. Prier Dif'u pour les trépassés. ( i ré-pa se. )

TKÉIMDATION. s. f. [ Trepidntio.) L« tremblement des membres, de» nerfs, des fibres, etc. | Le balancement tpie d anc.iens astronomes attribuaient au firmament , du septentrion au midi, et du midi au septentrion. ( I ré-pi-tla-sion. )

1 Kl-'.PIEI). s. m. ( Tripes. ) Ustensile de cuisine, qui a trois pi»'<ls, et qui sert a di- Ners usage.s , comme à soutenir sur le feu un poêlon, un chaudron, etc. ( Tré pié. )

TKÉPK^.NFLMENT. s. m. Action de trépigner. ( 1 ré-pi-A/e-man [n m.]. )

IKitPIO.NFK, V. n. ( Tnpudiare. ) Frapper de.s [lieds contre terre, en le.s remuant d'un mou\enient prompt et fréquent. ( Iré- [)'\-no [n m.]. )

THÉPOINTE. s. f. (Tranj.) Bande de cuir mince que le.s cordonniers, les coffretiers, les bourreliers, etc., mettent entre deux cuirs plus épais qu'ils veulent coudre ensemble, afin de soutenir la couture. (Tréj>oiiin-te. )

TRf'.S. ( Trans.) Particule qui marque le superlatif absolu, et qui se joint à un adjectif, à un particij>e ou à un adverbe. (Ire.)

TKÉ-.SFPI. s. m. Sorte de jeu de cartes, ainsi nommé à cause de l'importance qu'on y donne aux nombres trois et sept. (Tn^-set,)

1 KÉSOK. s. m. { TUesaurus. ) Amas d'op, d'argent, ou d'autres choses précieuses mises en réserve. I Le lieu où le trésor est renfermé. j Dans certaine.s églises , Le lieu où l'on garde le.s relujues et les ornements. Se dit au.ssi De cej relicpies et de ces ornemeuts. I Au pliir. , Grande.s richesse*. | Tout ce qui est d une excellence, d'une utilité singulière. I Un amas, une réunion de diverses chose? bonnes ou mauvaises, j Se dit De toutes les choses pour lesquelles on a un grand attachement, j Le Ueu où l'on gardait les archives, les titres, les papiers d'une seigneurie, d'une communauté. (Tré-ior.)

TRÉSORERJE. s. f. Lieu où l'on garde

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