‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 661 sur 712 · Ï076 TRI · texte numérisé non relu

Ï076 TRI

et où l'on administre le trésor public. | En An{;leterre, Ce qu'on appelle en France le département des Bnances. | Le Bénéfice dont était pourvu celui qu'on ajtpelait Trésorier dans un chapitre. | La maison affectée pour le logement du trésorier d'une ^lise. ( Trézo-ie-rie. )

'1 R É.S()RIER. s. m. Officier établi pour rec^'i'oir et pour distribuer les deniers d'un roi, d'un prince, d'une communauté, etc. | Celui qui était pourvu d'une dignité ecclésia.sti(|ue qu'où ap[ielait Trésorerie, et qui était la première dignité dans qqs. chapitres. ( Tré-zo-rié. )

TRF.SORIÈKE. s. f. Celle qui, dans une communauté , dans une association , reçoit les revenus, le montant des souscriptions, etc. ( Tré-zo-rié-re. )

TRESSAILLEMENT. s. m. Agitation, émotion subite d'une personne qui tressaille. | Yulg. , Tressaillement d'un nerf , Déplacement d'un nerf. ( lYé-sa-lle-man [11 m.]. )

TRESSAILLIR, v. n. ( Trans , satire.) ( Je tressaille , il tressaille ; qqs. prosateurs célèbres ont écrit, par euphonie, // tressaillit , au présent de ce verbe ; noiu tressaillons , ils tressaillent. Je tressaillais. Je tressaillis. Je tressaillirai. Je tressaillirais. Que je tressaille. Que je tressaillisse. Tressaillant. ) Être subitement ému , éprouver une agitation vive el passagère. | Vulç., Nerf tressailli , [Serf déplacé, nerf sorti de sa place par un elTort violent. (Tré-sa-llir [11 m.].)

IRESSE. s. f. ( Triches , gr. ) Tissti plat fait de petits cordons, ou de fils, de cheveux, etc., entrelacés, j Se dit Des cheveux assujettis sur trois brins de soie , dont les perruquiers font les peiru<|ues. ( Tré-se. )

IRKSSKH. v. a. Mettre, arranger en tre-Nses, ( 1 re-sé. )

TKESSEl K, EFSE. s. Celui, celle qui tresse dfs cheveux pour en faire une perruque. (Tre-seur; eu-ze. )

TRÉIKAll. s. m. Pièce de bois longue et étroite, portée ordin. sur quatre pieds, et qui M-\\ à soutt'iùr des tables, des échafauds, des théâtres, etc. j Au plur. , Un théâtre d'operateur, de saltiinbarupie , de farceur ; el in théâtre où l'on représente des pièces boof'foiuies el populaires. ( Tré-(ô. )

TREl'lL. s. m. C)lindie de bois qu'on fait tourner au moyen de leviers, et autour duquel se roule une corde qui sert à élever ou à tirer de* fardeaux. ( lYeull [Il m.].)

IRÊVE. s. t. ( Treue , ail. ) Suspension d'armes, cessation de tout acte d'hostilité pour un rerlain temps, par convention faite eu(re deux États, entre deux partis qui sont eu guerre. | Relâche. | Fain., Trêve de raillerie , Cessons de railler.

TRI. s. m. ( Trio.) Sorte de jeu d'hombre qu on juue à trois, et ou Ton ne conserve de la couleur de carreau que le roi.

TRIAGE, s. m. ( Trahere, ) Choix. Se dit

TRI

De l'action par laquelle on choisit , et Des choses choisies. | Se dit De certains cantons de bois , eu égard aux coupes qu'on en fait. ( Tri-a-je. )

TRIAIRES. s. m. pi. ( Trîarii. ) Soldats du troisième corps de la légion romaine. ( Tri-è-re. )

TRLà.NDRIE. s. f. {Treis, anêr , gr. ) Classe du système de Linné, qui renferme les plantes à trois étamines.

TRIANGLE, s. m. ( Triangulum. ) Figure qui a trois côtés et trois angles. | Triangle snhérique. Celui dont les côtés sont des arcs de grands cercles de la sphère. | Constellation de rhémisphère boréal. Triangle austral.

Constellation de l'hémisphère austral, qui n'est point visible dans nos climats, j Instrument d'acier fait en forme de triangle, et qu'on frappe intérieurement avec une tringle de même métal, pour accompagner certains airs de musique.

TRIANGULAIRE, adj. des 2 g. ( Triangularis. ) Qui a trois angles. ( Tri-an gulè-re[gm.]. )

TRIANGULATION, s. f. ( Triangiilum. ) Action de faire les opérations trigpnométriques nécessaires pour lever le plan d'un terrain ; Oti Le résultat de cette action. ( Trian-gu-la-sion [ g m. ]. )

TRIHORD. s. m. [starboard, ang.) Le côté droit du navire, en partant de la poupe. Avoir les armures à tribord. Faire Jeu de tribord et bâbord. Celte locution s'emploie (iguiéin. pour faiie usage de toutes ses res- .>oiirres. ( Tri-l)oi'. )

TRIBU, s. f. ( Tribus. ) On donnait ce nom, chez qqs. nations anciennes, à certaines divisions qui formaient ensemble la totalité du peuple. jChez les Juifs, Tous ceux qui étaient sortis d'un des douze patriarches. I La tribu sacrée , sainte. L'ordre ecclésiastique. I Se dit d'Une peuplade ou d un |>etit peuple, relativement à une grande nation dont il fait partie.

TRIRULATION. s. f. {Tribulatio.) Aî- Qiction, adversité. ( Tri-bu-la-sion. )

TRIRUN. s. m. (Tribunus.) Nom que portaient, à Rome, certains magistrats chargés de défendre les droits et les intérêts du peuple. I Un factieux , un démagogue, | Nom que portaient, en France, les membres du ti ibunat , corps politique qui avait été créé par la constitution de l'an VIII.

TRIBUNAL, s. m, ( Tribunal. ) Siège du juge, du magistrat. [La juridiction d'un magistrat , ou de plusieurs qui jugent ensemble; et Ces magistrats méine.s. \ Tribunal de Jamil/e, Assemblée de parents, qui jugent les contestations élevées -entre nuiri et femme , ppie et mère , etc. | Le tribunal de la pénitence, Le heu où l'on administre le sacrement de pénitence. | Le tribunal de Dieu, La justice de Dieu. | La partie postérieure d«$

TRI

basiliques, qui a souvent la forme d'un hémicvrle.

TRIBIINAT. s. m. (Trihunattu.) Charité de triljtin. | Le tt'in|)S de IVxerrire Je cftle cliiirije. iS'eàl dit, en Fraiire, d'I'ne asxinblef i|in roncourait à la fonnatiun de la loi. ( 1 n-liu-nH. )

TRIBUNE, s. f. ( Tribunal.) I.ien élevé d'où les oralfiirs grecs et les oruteurs romains haran^^naient le peuple. | Lieu élevé d'où parlent les orateurs, j Lieu plus ou moins élevé où se mettent certaines personnes cpii doivent occuper uin^ j)lHce séparée, daiis les égliNes, dans les grandes salles d'asseujblee publique.

THlhLfMTTEN, IE?fXE. adj. {Trihunitius. ) Qui appartient au tribunat. ( Tribu-ni-siin ; ie-ne, )

TRIBUT, s. m. ( Tribuhtm.) Ce qu'un Etat pave à un autre de temps en temps, pour marque de dépendance. | Se dit Des impôts (|ue les princes lèvent dans leurs Etats, j Ce qu'on est obligé d'acrord»'r, de souffrir, de faire, j Payer le tribut à ta nature, Mourir. ( Tri-bîi. )

TRIBITAIRE. adj. des i g. et subst. m. ( Trdnitarius. ) Qui pave tribut à un prince. ( Tn-bu-re-re. )

TRICEPS, adj. et s. m. T. lat. Se dit De certains muscles qui ont trois faisceaux charnus a l'une de leurs extrémités. ( Trisep.s. )

TRICHER. V. a. ( Tricari, ) Tromper au jeu. ( Tromper en qq. ch. que ce soit, mais principalement en de petites choses, et par des Voies petites et basses. | Rendre moins sensible un défaut de svmétrie, de régidarité, en le j)artageant. Fam.

TRICHERIE, s. f. Tromperie au jeu. | Se dit tii^ur. et famil.

TRICHEUR, EUSE. s. Celui, celle qui triche, qui trompe au jeu. Fam. ( — eu-ze. )

TRICLINIU-M. s. m. { Tridinium.) T.

d'anti(]. rom. Salle à manger où il v avait trois lits, sur chacun desquels se plaçaient trois convives. ( Tri-c/i-ni-o-me. )

TRICOISES. s. f. pi. Tenailles dont se servent les mijrécliau.x pour ferrer et déferrer les chevaux. ( TVi-coua-ze. )

TRICOLOR, s. m. ( Très, color.) Plante, espèce d'amarante a grandes feuilles, qui d'abord ne sont que vertes, et qui ensuite deviennent mêlées de jaune, de vert et de rouge.

TRICOLORE, adj. des a g. (Très, color.) De trois couleurs, j S'ajiplique aux couleurs adoptées par les Français, et qui sont le bleu, le blanc, et le rouge.

TRICOT, s. m. ( Jîidica. ) Sorte de tissu fait en mailles, soit à la main, avec de longues aiguilles émoussées, soit au métier. ( Tri-cô. )

TRICOT, s. m. ( ÂidUa. ) Bâton gros et ccurl. Fam.

im

TRICOTAGE, s. m. Le travail d'une perior)ne qui tricote, et L'ouvrage qu'elle fait. ( 1 ri-co-ta-je. )

IRK.OltR. V. a. Former de* mailles avec Kiii (il, à l'aide de certaines aigudies longues el émONS'cées, pour faire des bas, des caini.Nules et autres ouvrages. | Se dit Des dentelles de fil ou de soie qui se fout Nur un oreiller avec des épingles el des fuseaux.

TRICOIETS. s. m. ()l. Espèce particulière de datiNC. (Vi.) (Iri-co-te.)

TRICOTEL'R . ELSE. s. Celui, celle qui tricote. ( — eu-ze.)

TRK.TRAC. s. m. Espèce de jeu où l'on joue avec deux des el trente dame.s, daii5 un tablier qui consiste en deux compartiments, sur lescpiels on place les dames contormément aux règles du jeu. | Le tablier même, le meuble dans le(]uel on joue.

IRlDE. adj. des a g. Vil, prompt, serré.

TRIDENT, s. m. {Tridenj.)Vnurr\w a trois detiL» ou pointes, que le.* poètes ei le» peintres donnent pour sceptre à Neptune. (1 ridan.)

TRIDL s. m. (Très, aies.) Le 3* jour de la docade , dans le calendrier répiibli<ain.

ITilENNAL, A LE. adj. ( Tnennis.) Qui dure trois ans. | Qui est conféré pour trois ans, ou Qui est élu, nommé pour trois ans. I Se disait Des charges qui ne s'exerçaient que de trois années l'une, et Des titulaires qui en étaient pourvus. \^Tn-en-nal.)

TRIRNNAUrÉ. s. f. Se dit en parlant D'un emploi, d'une administration dont l'exercice dure trois ans. (Tri-en-na-li-té.)

TRIENNAT. s. m. {friennis. ^ L"e>pace de trois ans, l'exercice d'un emploi pendant trois ans. (Tri-éu-na.)

TRIER. V. a. ( Trahere.) Choisir, tirei d'un plus grand nomLre avec choix, avec préférence,

TRrÉRARQI^. s, m. [Trier arclius.) Capitaine de galère. (Tri-é-rarc-e.)

TRIFIDE. adj. des i g. ( Tnfidtu,) T. de botan. Qui a trois divisions. Trilvhé (à trois lobes). Tri/oculaire (à trois loges). Tripltylle (a troi- folioles). Triiaive ^k trois valves), etc.

TRIGAlD, Al' DE. adj. et subst. {Trico.) Qui n'agit pas franchement , qui se sert de détours, de mauvaises finesses. Fam. (Tngô; ô-de.)

TRIGAn)ER. V. n. N'agir pas franchement, se servir de mauvais détours, de mauvaise.< finesses. Fam. (Tri-go-dé.)

TRIGAl'DERIE. s. f. Action de trigaud.

(Tri-gô-de-rie.)

TRIGLYPHE. s. m. {Triglyphiis.) Partie, ornement de la frise dorique , qui représente l'extrémité des sobves paNée sur rarchitrave, el qui a ordin. des rainures profondes et verticales. Hri-gli-fe.)

TRIGONOMÉTRIE, s. f. {Trigonum, metrum.) La partie de la géométrie qui enseigne à calculer tous les éléments duc

1078 TRI

triangle, qnand un certain nombre de ces

éléments sont donnés.

TRIGONOMÉTRIQUE. adj. des 2 g. Qui appartient à la Trigonométrie. ( — tric-e.)

TKIGONOMÉTKIQUEMENT. adv. Suivant les règles de la trigonométrie. (Tri-gono - mé-tric-e-man.)

TRIL. s. m. T. de musiq. V. Tri^lk.

TRILATÉKAL, ALE. adj. {Trilaterus,) Qui a trois côtés.

TRILATÈKE. s. m. (Trilaterus,) Synonyme de lYiangle , mais peu usité.

TRILLE, s. m. {Trillo, it.) Battement de gosier qui se fait ordin. sur i'avant-dernière note d'une phrase de chant , et qu'on appelait autrefois Cadence. | [11 m,]

TIULUON. s. m. Mille billions, ou mille fois mille millions. (lYi-llon [11 m.].)

TRILOGIE, s. f. ( Trels, logos, gr. ) T. d'autiq. grecque. Nom donné à l'enseml^le des trois tragédies que présentaient les pr>etes dramatiques lorsqu'ils concourdient pour obtenir hi couronne. (Tri-lo-jie.)

IRDÎRALLER. v. a. Traîner, mener, porter partout. Fop. (Trin-ba lé.)

TKLMKR. V. n. {Drernein, gr. ) Marcher vite et a\t'0 fatigue. Pop.

THIMESI KK. s. m. {TrimestrU.) Espace de trois mois. | (^e que l'on paye à qqn. au comuiencenient ou à la fin de chaque trime.stn\ (Iri mes tre.)

IHlMESlKIhL, EIJ.E. adj. Qui dure trois uiois , (}ui i)arait ou qui revient tous les trois mois. (Tn-me^-tri-el ; e-le.)

1 RIMK'l'KE. s. n\.{Trimetrnii.) Vers ïambiqije de six ()ieds qui était parlirulieremeiil euiployé dauâ la tragédie, et qui se déclamait en !«■: séparant eu trois mesurer de deux pieds ciianine. — Ailj. Un vers trimètre.

ThIN, ou plus communément TREVE.

adj. ui. T'iJi ou trine ajpect, se dit en parlant De deux, planrtes éloignées l'une de l'autn^ liu tiers du /odiaijiie.

1 K ING A. s. m. Genre d'oiseaux de l'ordre des rtliassiers.

1KI>(''I.K. s. f. Verge de fer, menue, ronde et longue, servant à soutenir un rideau, une draperie, j F^aguetle é(juairie, longue et étroite, (pii sert jvrinripalement à fornnT des moulures ou à remplir un vide eiilrr dviix pldiiehes.

IKINGLKR. V. a. Tracer, sur une pièce de buis, qu'on veut fai^'onner , une ligne droite, avfc Un cordeau frotté de pierre blanche ou rouge.

1 hlMI AIKE. s. m. {Tr'mitns.) Religieux d'un certain ordre fondé pour la rédemption des <'«|iiifs. ^T ri ni-te-re.)

IhlMlÉ. s. f. {Trimtas,) Un seul Dieu en trois peî*onnes, Père, Fils et Saint- Esjirit. ( Le premier dimanche qui suit la Penlefète.

TRINÔME. », m. (Treis, nome, gr, ) Quantité compc.ié^ de trois termes.

TRI

TRINQUER, V. n. ( Trinken, ail.) Boire en choquant les verres et en se provoquant l'un l'autre. Fam. ( Trinc-é [c m.].)

TRINQUET, s. m. Le mât de misaine des bâtiments gréés en voiles triangulaires ou latines. (Tiinc-ët [c m.].)

TRINQUETl-E.' s. f. VoUe triangulaire, espèce de voile latine qu'on hisse le long de l'étai du mât des petits bâtiments. | La voile de misaine d'un bâtiment à voiles latines. (Trinc-ë-te [c m.].)

TRIO. s. m. ( Trio , it. ) Composition de musique à trois parties. | Par raillerie , C'est un beau trio, se dit De trois personnes réunies.

TRIOLET, s. m. Petite pièce de poésie de huit vers, dont le premier se répète après le troisième; et ce premier et le second se répètent encore après le sixième. (Tri-o-lë. )

TRIOMPHAL, ATX nà]. {Triumphalis.) Appartenant au triomphe. ( Tri-on-fal. )

TR lOM^fl ALEMENT. adv. En triomphe.

(Tri-on-fa-le-raan. )

TRIO.MPHANT, ANTE. adj. Qui triomphe. ( Victorieux, qui a vaincu. | Pompeux, superbe. ( Tri-on-fan. )

TRIOMPHAIEI'R. s. m. (Triompha tor.) Le général d'armée qui entrait en triomphe dans Rome après une grande victoire. I Celui qui a remporté une victoire, ( Iri-onfa-leur.)

TRIOMPHE, s. m. {Triumphus.) Honnexuaccordé chez les Romains à de^ généraux d'armée après de grandes victoires , et qui consistait a faire une entrée pompeuse et solennelle dans Rome. | Mener les captijs en triomphe. Les mener chargés de chaînes, après le char du triomjtliateur. | Porter tjqn. en triomphe. Le soulever de terre, le porter sur les bras pour lui faire honneur, pour lui témoigner la joie qu'on a de le voir, j Se dit Des victoires, des grands succès militaire». | Se dit Des succès éclatants qu'on obtient dans les lettres, dans les arts; et de lout avantage signalé qu'on obtient sur qqu.

( 1 ri-on-fe. )

1 RiOMPHE. s. f. Jeu de cartes qui a beaucoup de rapports avec l'écarté. | La couleur de la c^rte (pj'on retourne après qu'on a donné aux joueurs le nombre de certes qu'il faut, ou La couleur que celui qui fait juuvr a nomaiée , et qui emporte toutes les autres caries.

IRIO.MPHER. V. n. (Triumphare.) En parlant Des anciens Romains, Faire une entrée pompeuse et solennelle dans Rome après qq. insigne victoire. | Vaincre par la voie des armes. | Remporter qq. avantage que ce soit sur qqn. | Vaincre, subjuguer, surmonter, i Exceller en traitant qq. sujet.] Exceller en quelque chose prefcrablemeiit à d'autres. I Être ravi de joie. j Faire vanité de qq. ch. ( Tri-ou-le. )

TRI

TRIP AILLE, s. f. coll. Amas de tripe*

Tri.|)a-lle [U m.].)

TRIPAKIITE. adj. f. {Tripartitus,) Qui est divisée en trois.

TRIPE, s. f. Se dit Des boyaux des animaux , et De certaines parties de leurs intestins, lorsqu'on les a retirés du ventre, ou lorsqu'ils en sortent par qq. accident. | OEufs à la tripe , Œufs durs coupés par tranches et f ri cassés.

TRIPE, s, f. Étoffe de laine ou de fil qui est travaillée comme le velours.

TRIPE-MADAME, s. f. r. Triqde-ma-

BAME.

TRIPERIE. ». f. Lieu où l'on vend les tripes.

TRIPEITE. ». f. Petite tripe. Cela ne 'vaut pas tripette , Cela ne vaut rien. Pop. ( Tn-pe-te. )

TRIPHTHONGUE. s. f. ( Treis , phthoggos , gr. ) Triple son, syllahe composée de' trois sons qii'on fait entendre en une seule émission de \oix. |Se dit, impropr., Du concours de trois vojellejj foruianl un seul son. Eau, oie, etc. ( Tril-tong-e. )

TRIPIER, adj. m. Se dit Des oiseaux de proie qui ne peuvetit être diessés. (1 ri-pié.)

IKIPIKH, lÈKE. s. Celui, celle qui acheté des bouchers et qui re\end en détail ce qu'on nomme les issues des animaux tués à la boucherie.

T KIPi.E. adj.* des a g. (Triplex.) Qui contient trois fois une chose, une candeur, un noiiilirt-. I Subst. m. Irois fois autant.

1 KIPl.EMKNT. s. m. Augmentation jusqu'au triple. ( 1 ri-[ile-man. )

1 KIPLK.MENT. adv. En trois fa<jons.

IKIPI.ER. V. a. Rendre triple, ajouter à une (juantite deux fois son équivalent. | V. n. Devenir triple. | liaison triplée. Le rapport qui est entre des cubes.

IKlPl.lCAl A. s. m. (Triplicata.) Troisième copie, troisième expédition d'un acte.

IKIi'LJCriÉ. s. f. {Triplex.) Nombre ou quatilile triplée; qualité de ce qui est triple. j Se dit eu pailant De la Trinité. (Iri-pbsi-te. )

THIPOLI. s. m. Pierre tendre, d'un jaune rouf^eàtre et d'un grain tres-tin, dont on se sert pour polir les places, les métaux.

1 Kl POT. s. m. ( Tripui/ium.) Jeu de paume , lieu pavé de pierre ou de carreau , et entoure de murailles, dans leepiel on joue a la courte paume. (Vi.) On du maintenant Jeu dv paume. \ Une mai>on de jeu. l'ne maison oij s'assemble mauvaise conqiapiue. I Fam., Le tnpot cvmujue , se dit, par denii^^ement, d'Une assemblée de comédiens, rin-pô.)

IKIPOTAOE. s. m. Mélange qui produit ;rj ch. de nialjiropre ou de mauvais goiil. | l'n assemblage conins de choses qui ne s'accoideiil point ensemble. | Se dit Des intiigues , des calomnies , des médisances qui

TRI 1079

tendent à brouiller une affaire, à seuu-r la discx)rde entre des personnes. Fam. (lii-pota-je.)

TRIPOTER. V. n. Brouiller, mélanger différentes choses ensemble , et en faire qq. oh. de mauvais ou de malpropre. Fam. | Se dit en parlant D'affaires. | Intriguer, calomnier, médire dans la vue de brouiller une affaire, de semer la discorde entre des personnes. I V. a. Cest un tel qui a tripoté tout cela. Fam.

mi POTIER, 1ÈRE. 8. Celui, celle qui fait des tri|)Olages, de petite» et basse» intrigues. Fam. (Tri-po-tié. )

TRIQUE, s. f. ( Ridica.) Gros bâton, tricot. Pop. (Tric-e.)

THigrE-BALE. s. f. Machine propre à transporter des pièces de canon.

TRIQUE-MADAME, s. f. E.spèce de petite joubarbe à (leurs jaunes, qui croît naturelleiiient sur les vieux murs.

TRIQUET. s. m. {Ridica.) Espèce de battoir fort étroit , dont on se sert pour jouer à la j>aume. ( Tric-e [c m.].)

1 KIR PO NE, s. m. {Très, regnum.) Nom (pTon donne quelquefois à la tiare du pape. (^Tri-ré-^ie [n ni.].)'

IRIRf'.ME. 8. f. {Triremis.) Galère des anciens à trois rangs de rame-s.

1RIS.\ÏEUL, EU1.E„ s. {Très, aviolus.) Le père, la mère du bisaïeul ou de la bisaïeule. ( Tri ta ieul. )

TRISE(niON. 8. f. {Très, j^cfto. ) Division d'une cho>e en trois parties égales. | La division d'un angle en trois angle» égaux. (Tri-sec-sion. )

IRISMÉOISTE. adj. m. ( TrismegUtiu.) Trois fois très-grand. Surnom que les Grecs donnaient au Mercure égyptien ou Hermès. I Subst. m. Caractère qui est entre le gros et le petit canon, et dont le coqis a trente points ou cinq ligne». ( Tris-mé-jis-te. )

IRISSYl.LAhE. adj. des a g. et s. m.

{ TrLsj llahus.) Qui est de trois 8)llabes. (Tri-si-la-be. )

TKISIE. adj. des q g. (Tristis.) Affligé, abattu de chagrin, de déplaisir. | Melancoli<pie, qui n'a point de gaitle, |Fam. , Avoir une trute figure, une truie mine. Avoir mauvaise mine. [ Paire une trute figure cjq. part, Y avoir l'air gêné, »'\ trouver deplacéj Paire trute mine , Avour la mine chagrine. I Qui est ia>pirè par le cl.agriu , par la nàélancolie. I Subst. m. Les Truies a OiiJe , Recueil de pièces élé^'iarpie^ , la plu|tart en forme d'c pitrtts , qu'Ovide écrivit de son exil à ses amis de Rome, et à l'empereur .Auguste. lAniigeant, chagrinant, ennuyeux, qui inspire de la mélancolie, du chagrin, de l'ennui. | Pénible , fâcheux ..diflicile à supporter. I Mrillieureux , funeste, déplorable. | Obscur, sombre. | I^ temps est trute, Il est obscur, bas, couveit, etc. | Qui offre peu de ressources, qui tsi 1res luaulUsaut , qui est fort

io8o

TRO

au-dessous de ce qu'on avait espéré; alors il prérpdo le snhst.

1 K IS 1 KM ENT. adv. D'une manière triste. (Tris-«f-inan. )

IKlSrtSSE. s. f, ( Trtstîtia.) Affliction, déplaisir, al)altement de l'âme, causé par qq. accident fâcheux. | Mélancolie de tempérament. I Se dit Des choses qui manquent d'agrément , qui ne procurent pas le plaisir qu'on doit attendre. P'am. ( Tris-të-se. )

TRITON, s. m. (Triton.) Dans la mythologie, Dieu marin qui est de figure humaine depuis la tète jusqu'à la ceinture, et qui se termine en poisson.

TRITON, s. m. (Très, ton«^.) Intervalle dissonant, composé de trois tons entiers.

TKrrOXIDE. s. m. (Très, oxiis.) Le troisième oxyde d'un mêlai. (Tri-toc-si-de.)

ÏKITURABLE. adj. des 2 g. Qui peut être trituré.

TROTRATION. s. f. (Trkuratio.) Broiement, réduction d'un corps solide en parties tres-menues, ou même eu poudre. | Se dit en parlant De la digestion. (Tri-tu-ra-sion.)

TRITURER. V. a. ( Triturare. ) Broyer, réduire en parties très-menues, ou même en poudre.

IRIUMVIR. s. m. (Triumvir.) A Rome, Tout magistrat ou officier public chargé, conjointement avec deux collègues, d'une partie de l'administration. | Se dit dePompée , de César et de Crassus, qui s'associèrent sous ce titre pour gouverner la république, ainsi que d'Octave, d'Antoine et de Lépide, qui plus tard s'emparèrent sous le niêuie nom de l'autorité suprême. ( Tri-om-vir. )

l-RIUM VIRAL, ALE. adj. (Triumviralis.) Qui appartient aux triumvirs. (Tri-om-viral. ) .

TRIUMVIRAT, s. m. (Triumviratus.) À Rome, L'association illégitime de trois citoyens puissants , qui s'unissaient pour envahir toute l'autorité. | Se dit De trois personnages qui exercent en commun une grande influence. ( Tri-om-vi-ra. )

TRJ VELIN, s. m. Nom d'un comédien de l'ancienne troupe italienne, qu'on applique à un farceur, à un baladin , à un bouffon.

TRIVELINADE. s. f. Bouffonnerie dans le goût de celles que faisait 1 rivelin.

TRrViAIRE. adj. (Trivium.) Carrefour triviaire , Carrefour où aboutissent trois chemins, trois rues. ( Tri-vi-è-re. )

TRIVIAL, ALE. adj. (Trivialis.) Qui est extrêmement commun , usé , rebattu.

TRIVIALEMENT, adv. D'une manière triviale. (Tri-vi-a-le-man.)

TRIVIALITÉ, s. f. Caractère, qualité de ce qui est trivial. J Se dit Des choses triviales.

TROC. s. m. Échange de nijjpes, de meubles , de bijoux , de chevaux et autres choses semblables.

TROCART ou TROIS - QUARTS, s. m.

^trumeut dont les chirui^iens se servent

TRO

pour faire des ponctions , et donner issue & quelque liquide. ( Tro-car, ou Troua-car.)

TROCHAÏQUE. adj. et s. m. (Trockaictis^ Composé de Irochéas , ou principalement de trochéejs. ( Tro-ca-ic-e. )

TROCHANTER. s. m. ( TrokaÔ , gr. ) Se dit De deux apophyses du fémur, où s'attachent les muscles qui font tourner la cuisse. ( Tro-can-tèr. )

TROCHÉE, s. m. ( Trochœus. ) Pied de deux sj-habes, une longue et une brève. ( Troc-ce [c m.].)

TROCHÉE, s. m. L'ensemble des rameaux que pousse un arbre venu de graine, quand on l'a coupé à qqs. pouces de terre.

TROCHES. s. f. pi. Fumées à demi formées des bêtes fauves , fumées d'hiver.

( Tro-che. )

TROCHET. s. m. Se dit en parlant Des fleurs et des fruits qui viennent et qui croissent ensemble comme par bouquets. (Trochë. )

TROCHISQUES. s. m. pi. ( Trochiscus. ) Médicaments solides, d'une forme allongée, composés d'une ou de plusieurs poudres séchées, réunies par un mucilage ou des sucs de plantes , etc. ( Tro-chisc-e. )

TROCHURE. s. f. Quatrième andouiller de la tête du cerf.

TROENE, s. m. Arbrisseau très-rameux et à fleurs blanches, qui porte en automne de petites grappes de baies noires, et qui sert à former de^ haies.

TROGLODYTES, s. m. pi. (Troglodytes.) Nom d'un ancien peuple d'Afrique qui vivait dans des cavernes. On l'appliquait autrefois Aux ouvriers qui travaillent, qui habitent sous terre. ( Tro-glo-di-te. )

TROGNE, s. f. Visage plein qui a qq. ch. de facétieux , et qui annonce l'amour de la bonne chère et du vin. Fam. (Tro-«e [n m.].)

TROGNON, s. m. ( Trunous. ) Le cœur, le milieu d'un fruit dont on a ôté tout ce qu'il y avait de meilleur à manger. | Le trognon d'un chou, La tige d'un chou dont on a ôte les feuilles. | Fam., J-^oilà un joli petit trognon , se dit D'une jeune fille. ( Tro-«on [n m.].)

TROIS, adj. numéral des 1 g. ( Très. ) Nombre impair contenant deux et un. | Règle de trois. Règle par laquelle, ayant trois termes connus , on parvient à trouver un quatrième terme inconnu, qui doit être en pro(»ortion géométrique avec les trois premiers. I Troisième. I Su bst. m. Le trois du mois , Le troisième jour du mois. | Subst. m. Le chiffre qui marque trois. ( Troua. )

TROISIÈME, adj. des 2 g. Nombre d'ordre. Qui est après le deuxième. | Subst. m. Un troisième. Une troisième personne. — Le troisième étage d'une maison, j Cet écolier étudie en troisième, Dans la troisième classe. (Troua-ziè-me.)

TRO

TROTSIÈMEMENT. adv. Ea troisième lieu. ( Troua-ziè-nie-man. )

TROIS-MÀÏS. s. m. Navire de commerce à trois mâts. ( Troiia-mâ. )

TROIS-QUARTS. s. m. V. Trocart.

TRÔLER. V. a. [TioUen, ail.) Mener,

Eroniener de tous côtés, indiscrètement et ors de propos. | V. n. Courir (jà et là. Pop.

TROLLE. s. f. Action de découpJer des chiens dans un grand pays de bois, pour quêter et lancer un cerf, parce que l'on n'a pas eu la précaution de le détourner avec le limier. ( Tro-le. )

TROMBE, s. f. ( Tromha, it. ) Amas de vapeurs semblable à un nuage fort épais, mû en tourbillon par le vent , s'allongeant de bas en haut ou de haut en bas en forme de cylindre ou de cône renversé. (Tron-be. )

TROMBLON. s. m. (Grosse espingole montée sur chandelier, qu'on emploie sur les bâtiments de guerre, et qui porte une balle d'une li\Te, ou plusieurs balles à mousquet. ( Tron-blon. )

TROMBONE, s. m. (Trombone, it.) Espèce de grande trompette composée de quatre branches emboîtées les unes dans les autres , et qu'on allonge ou qu'on raccourcit à volonté pour produire les différents tons. ( Tron-bo-ne. )

TROMPE, s. f. (Strombus.) Tuyau d'airain 'recourbé, dont on se sert à la chasse pour sonner. I Trompette. I Cette partie du museau de l'éléphant qui s'allonge et se recourbe pour divers usages. | La bouche de certains insectes, avec laquelle ils sucent et tirent ce qui est propre pour leur nourriture, j Se dit De certaines coquilles de mer qui sont en forme spirale, j Portion de voûte en saillie, servant à porter l'encoignure d'un bâtiuient, etc. I Petit instrument de fer, qui a une languette au milieu , et dont on tire du son en le mettant entre les dents, et en touchant la languette avec le bout du doigt. On l'appelle plus ordin. Guimbarde. ( Tron-pe. )

TROMPE-L'OEIL, s. m. Sorte de tableaux où des objets de nature morte sont représentés avec une vérité qui fait illusion. (Tronpe-leull [Il m.].)

TROMPER. V. a. Décevoir, user d'artifice pour induire en erreur.] Cette femme trompe son mari , Elle lui est infidèle. | Tromper la loi y L'éluder. I Se dit Des chose^s qui donnent lieu à qq. erreur, à qq. méprise. ( Fam., C'est ce qui 'vous trompe , À cet égard vous êtes dans l'erreur. | Faire ou dire qq. ch. de contraire à l'attente de qqn. | Tromper son ennui , Se distraire de ses ennuis. | Prou. , Errer, s'abuser. ( Troa-pé. )

TROMPERIE, s. f. Fraude , artifice employé pour tromper. (Tron-pe-rie.)

TROMPETER, v. a. Publier, crier à son de trompe. | Divulguer une chose qu'on devait tenir cachée. Fam. (Tron-pe-té.)

TBO fo8i

mOMPETER. V. n. Se dit Du cri de l'aigle.

TROMPETEUR. s. m. Muscle de la bouche. ^. Buccin ATEDR.

TROMPE'n E. s. f. {Stromhus.) Instrument à \'ent, tuyau d'airain ou d'autre métal, qui a \n\ son très-édalant , et dont on .sonne principalement à la guerre et dans les réjouissances publiques. | Il y a dans l'orgue un jeu qu'on appelle Le jeu de trompettes. \ Poét. , Emboucher la tompette^ Prendre le ton élevé, sublime. | Fam., Personne qui a coutume de publier tout ce qu'elle sait. | Trompette marine. Instrument de musique qui n'a (ju'une corde. | Oenre de mollusques à coquille univalve tournée en spirale; n. autr. Jiitccin. (Tron-pë-te.)

TROMPETl E.s. m. Celui dont la fonction est de sonner de la trompette.

TROMPEUR, EUSE. adj. et subst. Qui trompe. (Tron-peur; eu-ze.)

TROMPILLON. s. m. Petite trompe. | Trompe de voûte, Pierre ronde faisant partie des voussoirs d'une niche. (Tron-pi-llon

TRONC, s. m. (Truncus.) Le gros d'ua arbre, la tige considérée sans les branches. \Le tronc d'une artère, d'une veine, Leur partie la plus considérable qui n'a pas encore formé de branche. | La partie principale du corps, à laquelle les membres sont attachés, et qui comprend la tête, le thorax et le buccin. | Le buste du corps humain, dont on a séparé la tête , les bras et les cuisses. I Tronc de colonne, Fragment d'un fût de colonne. | La ligue directe des ascendants et des descendants , d'où partent les branches ou lignes collatérales. | Boite, coffre de bois ou de fer posé ordin. dans les églises , et qui a une fente pour recevoir l'argent des aumônes. (Tron.)

TRONCHET. s. m. (Truncus.) Gros billot de bois qui porte sur trois pieds. (Tronche.)

TRONÇON, s. m. ( Truncus. ) Morceau coupé ou rompu de qq. objet plus long que large. I Se dit Des morceaux que l'on coupe de certains poissons, de certains reptiles qui ont plus de longueur que de largeur. (Tronson.)

TRONÇONNER, v. a. Couper qq. ch.

par tronçons. (Tron-so-ué.)

TRÔNE, s. m. (Thronus.) Siège élevé où les rois, les empereurs, etc., sont assis dans les fonctions solennelles de la souveraineté. I La puissance souveraine des rois , des empereurs , etc. I Le siège élevé où le pape se met dans certaines cérémonies publiques, I Nom D'un des neuf chœurs des anges.

TRONQUER, v. a. {Truncare.) Retrancher, couper une partie de qq. ch. | Tron- QDÉ, ÉE. part. Statue tronquée. \Se dit De certaines choses dont l'extiémité ou la partie supérieure manque. | Se dit , en bot. , De

loSa

TRO

ce qui est terminé brusquement à »on extrémité, comme si on l'avait coupé traiisversalement. (Tronc-é [c m.].)

TROP. adv. de quantité. Plus qu'il ne faut , avec excès. | Trop est ,rop , rien de trop , Tout excès est condamnable. | Fam. , Par trop. Excessivement, d'une manière fatigante, importune, révoltante. | Précédé de la négative Pas , il signifie Guère. Suivi de l'adv. Peu, il signifie Pas assez. | Subst. m. Otez le trop. (lYo.)

TROPE. s. m. {Trapus.) Figure, emploi d'une expression dans un sens figuré.

TROPHÉE, s. m, [Trophœum.) La dépouille d'un ennemi vaincu, que l'on mettait ordin. sur un troifc d'arbre dont on avait coupé les branches. | Un assemblage d'armes élevées et disposées avec art, pour conserver le souvenir d'une victoire. | Victoire. I En mauvaise part, Faire troohée d'une chose , En tirer vanité. | Espèce a orueujent représentant un assemblage de divers o!)jets employés dans une science ou dans un art , et qui eu sont comme les attrilujts. (Tro-fée.)

IROPIQl'E. s. m. (Tronici,) Chacun des deux petits cercles de la sphère, parallelt-s à l'é^juateur , qui passent par les points solsticiauv. I Adj., Anrn;e tropique. L'espace de -temps qui s'écoule entre le nionieut d un éipiinnxe et celui où le soleil revient au même écpiinoxe. (Tro-pic-e.)

1 Kl )P( )L( X^.IQLE. adj. des i g. {Tropologicus.) Kimire. ( — lo-jic-e.)

TKOP-I'LEIN. s. m. Ce qui excède la capacité d'un vase, ce qui en déborde. (Tropliu.)

IROQI'ER. V. a. Echanger, donner en tro<>. (1 roc-e [c m.].)

TH()(^)t El'R, hl'SE. s. Celui, celle qui aime à troquer. (Troc-eur; eù-ze [c »i ].)

TROT. s. m. [Tmtt, ail.) Allure des bétes de voiture, de ^onime ou de charge, entre le p;j> et le galop, ('l rô.)

IKOlTE. s. f. Espace de chemin. Pop.

(Tro le.)

IROITF-R. V, n. Aller le trot. | Se dit, fam.., iVuue personne qui marche beaucoup à pied. I Fam., Faire hien des courses, bieu des déman lies pour qq. aftaire. ("1 ro-té.)

IKOIIFI'K. s. m. (;he\al qu'on a dressé à n'aller que le trot dans le manège. | Ce che va! est bon trotteur. Il Irolle bien. (Troteur.)

1 KOTTIN. s. m. T. pop. et bas. Un petit laquais. (Vi.) (Iro-tiu.)

IhOlTlNER. V. n. Irotter en raccourci; ce qui est une mauvaise allure. (Tro-ti-ne.)

TKOlTofK. s. m. Chemin élevé, que l'on pratique le long des ponts, des quais et des rues, pour la commodité des gens qui vont à pied. I Fam., Etre sur le trottoir , Elle dans le cheiino de la considération, de la tortuae. (Ito-touar.)

TRO

TROU. s. m. ( Truma , gr. ) Ouverture faite dans un corps, et dont la largeur et la longueur sont à peu près égales. | Fam., Boucher un trou y Payer une dette. Faire un trou à la lune. S'enfuir sans payer ses créanciers. | Au jeu du trictrac, L'avantage de dou»e points, que celui qui les gagne marque par un fichet qu'il met dans un trou. I Dans les jeux de paume carrés , Ouverture qui est au pied de la muraille , dans le coin opposé à la grille. I Se dit, fam. , De tous les lieux habitables dont on veut indiquer la petitesse d'une manière exagérée.

TROLTBADOUR. s. m. Nom donné aux anciens poètes provençaux.

TROUBLE, adj. des a g. Qui est brouillé, qui n'est pas clair. | Adv., Voir trouble , Ne voir pas nettement.

TRt^UhLE. s. m. Confusion, désordre, agitation désordonnée, j Brouillerie, mésintelligence. I Se dit Des soulèvements, des émotions populaires , des guerres civiles, l Inquiétude, agitation de l'âme, de l'esprit. I Le trouble des sens. L'altération causée dans les sens par- l'agitation de l'esprit. | L'action par laquelle on inquiète un possesseur dans la jouissance de sa propnété.

TROUBLE ou TRUBLE. s. f. Filet eu forme de poche, monté sur un cercle ou un ovale, et traversé par un bâton qui sert de manche.

TROUBLE-FÈTE. s. m. Importun, indiscret qui vient interrompre la joie, les plnisirs d'une réunion |)ul)lique ou particulière. I Se dit D'une chose, d'un événement qui produit le même effet. | Fam.

TROUBLER, v. a. [Turhare.) Rendre trou*)le. I ('aiiser une agitation désordonnée. I Apporter du trouble, du désordre; Causer (le la hrouillerie, de la mésintelligence. ( Troa'fler (jqn.. Troubler son attention, sa mémoire, son jugement, etc. Itupiieter une |tersoune dans la possession, dans la jouissance de qq. bien. | Interrompre d'une manière desagréable. ( Prou., Le temps commence à se troubler. Il conmience à se charger de Diia;;e.s. Son esnni se trouble, se,s idées se confondent, f Éjiroiiver une émotion, un trouble qui fait qu'on s'eml)arra^se, qu'on ne sait plus que dire, que répondre.

IROUÉE. s. f. F^|)ace vide, ou abatis lait a dessein, qui perce tout au travers d'un Itois. I Ouverture faite dans toute l'épaisseur d'une haie, l Se dit De l'elfet du canon qui éclaircit les rangs ennemis, ou d'une charge de cavalerie qui les renverse. | Se dit De l'ouverture que se fait une troupe dans une ligne ennemie, en l'eniouçaut et eu pénéirant a travers.

IROL'ER. V. a Percer, faire un trou.

TK()U-AL\DâME. s. m. Espèce de jeu auquel on joue avec de petites boules ordinairement d'ivoire, qu'on tAche de pousser

TRO

dam de» ouvertures en forme d'arcades , inarqiiéeji de différents chiffres. | L'espèce de machine ouverte en forme d'arcades dans lesquelles on pousse les boules.

TROUPE, s. f. {Turba.) Nombre plus ou moins considérable de gens assemblés , réunis , associés. | Se dit Des animaux. Les oies sauvages Dont en troupe. \ Un corps de cavalerie ou d'infanterie. | Coll., au plur., Les divers cor])S de gens de guerre qui composent une armée. | Se dit^ coll., au sing.. Des sous-officiers et soldats.

TROUPEAU, s. m. {Turba,) Troupe d'animaux domestiques de même espèce, qui sont élevés et nourris dans un même lieu. | Absol., Un troupeau de moutons ou de brebis. I Le troupeau de Jéscs-Cukist, L'Eglise. I Par mépns , Une troupe , une multitude d'honinies. (Trou-pô.)

TKOIJSSE. s. f. {Tross, ail.) Faisceau de plusieurs cboses liées ensemble. | Un carquois. (Yi.) I Sorte d'étui où les barbiers mettent tout ce qui est nécessaire pour faire la barbe et les chevfux; Sorte de portefeuille dans lequel le^ chirurgiens mettent les instruments dont ils se senent pour les o[)érations ordiiuiires. | Au plur.. Les ciiausses qiie poiiaienl autrefois le-s pages. | Adx TBOussKS. loc. prép. et fam. A la poursuite. I Être aux trousses de (jqn.. Etre toujours à sa suite, ne pas le quitter. | En tkodssk. loc. adv. Se dit en parlant D'uue personne qui est sur la croupe d'un cheval, derrière un cavalier qui est en selle. Ou dit plus ordin. En croupe. \ Se dit en parlant Des valis4*s, des paquets qu'un cavalier porte dertiert- lui sur *on che%al. (Trou-se.)

TROUSSEAU, s. m. {Tross, ail.) Petite trousse. Un trousseau de clefs. | Se dU Des hardes, des habits, du linge, et de tout ce qu'on donne à une fille lorsqu'on la marie ou qu"»-lle se fait religieuse. | Se dit, dans les colli'ges, etc., Des hardes, habits, linge et autri'j» effets que doit apporter un élevé, ou qu'on lui fournit , lorsqu'il entre, (1 rou-sô.)

IKOl SSE-ETRIERS. s. m. F. PoRTt-

ÉTKltKS.

1 KOUSSE-r.ALANT. s. m. Sorte de maladie violfute qui amène fréquemment unt* mort prouipte, et qu'on appelle plus onlin. aujourd'hui CkoUia-morbus. Fam. (Trouse-ga-lan. )

1 KOI SSE-1>RTE. s. f. T. de mépris. Une petite fille, l'op. (IVou-se-pè-te.)

IHOl SSE-QUEUE. s. m. Morceau de cuir, de toile, etc., garni de boucles, dans j leijuel on fait passer le haut de la queue ! d'un cheval , en retroussant le reste. (ïroui sec -eue [c m.].)

I 'moU.SSEQUlN. s. m. Pièce de bois cin-

! trée qui s'eleve sur le derrière d'une selle , I connue les aieons sur le devant. (Trou-secin [c m.).) TROUSSER. V. a. {Tross, ail.) Replier,

Page 1