VOI II
mode les voiles des bâtiments, | Se dit D'un bâtiment par rapport à la pro|)riété qu'il a d'aller plus ou moins vite. (Voua-lié.)
VOILURE, s. f. coll. L'assortiment, l'ensemble des voiles d'un bâtiment. ( La quantité de voiles que porte un bâtiment , par rapport au vent qu'il a et à la route qu'il veut faire. (Voua-lu-re.)
VOIR. V. a. (Videre.) (Je vois, il voit; nous voyons , ils voient. Je voyais ; nous voyions, vous voyiez. Je vis. J'ai vu. Je verrai. Je verrais. Voi ou vois, voyez. Que je voie-; que vous (voyiez. Que je visse. Que J'eusse vu. Voyant.) Recevoir l'image des objets par l'organe de la vue. | Se dit Par rapport à l'action ou à l'état d'une personne, d'une chose. | Se dit en parlant Dès faits, des événements contemporains. | Voir de loin, bien loin. Avoir beaucoup de pénétration, de prévoyance. | Cette hauteur voit la place. De là on découvre la place, en sorte qu'on est à portée de la battre avec du canon. | Cette mer a vu bien des naufrages, etc., Il y a eu de fréquents naufrages sur cette mer. ( Cela se voit tous les jours , Cela arrive journellement, fréquemment. I ^//er voir qqn.. Aller chez lui pour lui rendre visite, pour lui rendre ses derniers devoirs , pour l'entretenir, etc. | Voir ses juges, Aller les solliciter chez eux. | C'est ce médecin qui voit un tel, C'est ce médecin qui prend soin d'un tel pendant sa maladie, qui le traite. | Se dit Des observations et des remarques qu'on fait en lisant. | Regarder , considérer avec attention. | Voyez-vous , vois-tu, se disent qqfs. dans le langage fam. , sans ajouter au sens de la phrase, et seuhMiient pot.T attirer l'attention. | A voir. Lorsque l'on considère. | Inspecter avec autorité. | Se dit De l'appHcation qu'on apporte à examiner qq. ch. I Je verrai , nous verrons , il faut voir. J'examinerai, nous examinerons, il faut examiner. | S'informer, éprouver, essayer. I Se dit De la connaissance qu'on acquiert des choses du monde , dans les voyages ou dans la fréquentation et le commerce des hommes. | Fréciuenter. | // ne voit personne, se dit D'un homme (jui vit dans la retraite; — D'un homme qui ne reçoit pas , qui a défendu sa porte. | Voir une femme, signifie qqfs. Avoir un commerce intime avec elle. | S'apercevoir, comprendre. ( Connaître par l'intelligence. | S'emploie précédé du verbe Faire, dans le sens de Montrer, ou de faire connaître. ( S'emploie, dans des sens analogues , avec le verbe Laisser, \ Juger. ( Pron., Être. [ Vu, UE. part. — Vu s'emploie d'une maiiière invariable et absol. dans certaines formules. Vu par la cour les pièces mentionnées, Les pièces mentionnées ayant été vues. — Attendu, eu égard à. ] Vu que. Attendu, puisque, j Vu. subst. m. Ze vu d'un arrêt, le vu d une sentence , Ge qui est exposé dans
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!in arrêt , dans une sentence rendue sur les productions respectives , les pièces, les raisons qui y sont énoncées avant le dispositif. Sur le vu des pièces , Après avoir examiné les pièces. | Subst. m. Cette chose s'est faite au vu et au su de tout le monde , Tout le monde i'a vue , l'a sue. (Youar.)
YOIRE. adv. {Vere.) Vraiment (Yi.) | Même. Fam. (Youa-re.)
YOIRIE. s. f. {Via.) La partie de l'administration publique qui a pour objet la police des rues et des chemins puWics, l'alignement et la solidité des édifices. | Le lieu où l'on porte les boues, charognes, et autres immondices. (Youa-rie.)
YOISIN, INE. adj. (ricinus.) Qui est proche , qui est auprès , qui demeure auprès. ) Qui approche, qui est sur le point de. | Subst. , Celui , celle qui est , qui demeure auprès d'un autre. (Youa-zin.)
YOISIN AGE. s. m. Les voisins , ou Les heux voisins. | La proximité d'un lieu à l'égard d'un autre. (Youa-zi-na-je.)
YOISINER. V. n. Yisiter familièrement ses voisins. Fam. (Youa-zi-né.)
YOITURE. s. f. {Vectura.) Ce qui sert au transport des personnes, des marchandises, etc. I Carrosse. | Les choses ou les personnes que l'on transporte. | Voiture de vin, de sucre, etc., Yoiture chargée de ces marchandises. I Le port , le transport des marchandises, deshardes, des personnes. (Youa-tu-re.)
YOITURER. V. a. Transporter par voiture. I Fam. Mener qqn. dans sa voitm-e. (Youa-tu-ré.)
YOITURIER. s. m. Celui qui fait le métier de voiturer. (Youa-tu-rié.)
YOrrURIN. s. m. Celui qui loue à des voyageurs des voitures attelées, et qui les conduit. I La voiture même que conduisent les voiturins. (Youa-tu-riu.)
YOIX. s. f. {Vox.) Le son qui sort de la bouche de l'homme. | Se dit en parlant De certains animaux, j La voix des chiens , L'aboiement des chiens après leur gibier. | La voix modifiée pour le chant. | La voix humaine, se dit D'un des jeux de l'orgue qui imite la voix de l'homme quand il chante, j Un chanteur, ou une chanteuse. |Le soii représenté par la voyelle. | Se dit de Différentes formes que prennent les verbes, selon qu'ils sont employés dans des propositions dont le sujet fait l'action ou la reçoit, est actif ou passif. | Mouvement intérieur qui nous porte à faire qq. ch. ou qui nous en détourne, j Conseil , avertissement donné avec instance , vive supplication. | Suffrage , opinion. I Droit de suffrage. | Voix active, Le pouvoir d'élire ; et, Voix passive , La capacité d'être élu. | Sentiment , opinion. (Youa.)
YOL. s. m. {Volatus.) Mouveuîent des oiseaux et de quelques insectes , qui se soutiennent et avancent dans l'air par le moyen de leurs ai^es, I Tirer, tuer un oiseau au vol ,
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Le tirer, le tuer pendant qu'il vole. | L'étendue et la longueur du vol qu'un oiseau fait ordin. en une fois. |Fam., Avoir le vol pour telle ou telle chose, Etre propre à telle ou telle chose. (Yi.) j L'action de la machine au moyen de laquelle un ou plusieurs personnages montent ou descendent, ou traversent le théâtre, soutenus en l'air comme s'ils volaient. I Un nombre d'oiseaux de proie qu'où entretient pour prendre diverses sortes de gibiers. [La chasse qu'on fait avec des oiseaux de proie. | La distance qu'il y a entre les deux bouts des ailes d'un oiseau , lorsqu'elles sont étendues autant qu'elles peuvent l'être. ! À VOL d'oiseau, loc. adv. En ligne droite.
YOL. s. m. {Vola.) Action de celui qui prend furtivement ou par force la chose d'autrui , pom* se l'approprier. | La chose volée.
YOLABLE. adj. des 2 g. Qui peut êtn< volé.
YOLAGE. adj. des 2 g, et subst. Qui esi changeant et léger. ] Feu volage , Sorte d'éruption qui vient au visage, et particulièrement aux lè\Tes. (Yo-la-je.)
YOL AILLE, s. f. Les oiseaux qu'on nourrit ordinairement dans une basse-cour, et surtout Les poules , poulets et chapons. (Yola-lle [11 m.].)
YOLANT, ANTE. adj. Qui a la faculté de voler. | Draperie volante , Draperie légère, qui paraît agitée par le vent. | Pistole volante , Pistole qu'on suppose revenir toujours à celui qui la dépense. | Se dit De certaines choses qu'on place et qu'on déplace à volonté. I Assiettes volantes, Assiettes qui ne font point partie du service, et sur lesquelles on apporte qqs. mets légers.
YOLANT. s. m. {Volare.) Petit morceau de bois, d'os, d'ivoire, de liège, garni de cuir, etc., percé de plusieurs trous où l'on fait entrer des plumes par le moyen desquelles il se soutient qq. temps en l'air après qu'on l'a poussé ou lancé avec des raquettes, de& palettes , etc. | Une aile de moulin à vent. I Arbre garni de quatre ailes , qui sert à modérer la rapidité d'un mouvement à roues. I Garniture qu'on attache au bas des robes de femme, et qi 'on peut mettre ou ôter à volonté.
YOLATIL , ILK adj. {VolaiiUs.) Qui s'é^ lève et se résout en vapeur ou en gaz par l'action du feu.
YOLATILE. s. m. {T^olatilis.) Animal qui vole. I Adj. des 2 g. L'espèce volatile.
VOLATILISATION, s. f. Opération chimique par laquelle on rend volatil un corps qui était fixe. | L'action de se volatiUser. ( — ^liza-sion.)
VOLATILISER, v. a. Rendre volatil. | Pron, , L'arsenic se volatilise aisément , La chaleur fait aisément dissiper l'arsenic (^ — Hzé.)
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VOLATILITÉ, s. f. Qualité de ce qui est volatil.
VOLATILLE. s. f. Se dit , dans un sens générique , de Petites espèces d'oiseaux qui sont bons à manger. Fam. ( Yo-la-ti-lle [11m.].)
VOL-AU-VENT. s. m. Espèce de pâtisserie chaude dans laquelle on met du poisson ou de la viande délicate, et dont les bords assez élevés sont de pâte feuilletée, (Yo-lô-van.)
VOLCAN, s, m. {Vulcajius.) Ouverture , gouffre qui s'ouvre dans la terre , et d'où il sort de temps en temps des tourbillons de feu et des matières embrasées. | Une imagination vive, ardente, impétueuse. | Se dit Des intrigues sourdes , des conspirations , des dangers imminents, mais cachés.
VOLCANIQUE, adj. des 2 g. Qui appartient au volcan, qui est de la nature du volcan. [ Une tête 'voj.canique , Qui est toujours en fermentation. (Vol-ca-nic-e.)
VOLCANISÉ, ÉE. adj. Se dit Des lieux où il y a des volcans, où il reste des traces d'anciens volcans. (Vol-ca-ni-zé.)
VOLE, s, f. Se dit , à qqs. jeux de cartes, Quand l'un des joueurs fait toutes les mains.
VOLÉE, s. f. Le vol d'un oiseau. | Fam., // a pris la "volée. Se dit D'un jeune homme qui , de bonne heure , s'affranchit de tutelle, de surveillance. On le dit aussi De personnes qui sont parties inopinément , sans qu'on s'y attendît. | Une bande d'oiseaux qui volent ensemble. | La ^'olée de mars , la volée d'août, Les pigeons éclos en mars, en août. j Se dit , fam., en parlant De gens qui sont de même âge, de même profession, de même condition. I Fam. , Une volée de canons, La décharge de plusieurs canons faite en même temps. ( Un seul coup de canon. ) La volée d'une pièce de canon , La partie de la pièce comprise entre la bouche et le second renfort. I Fam. , Une volée de coups de bâton , Un grand nombre de\ coups de bâton donnés de suite. | Pièce de bois de traverse , qui s'attache au timon d'une voiture , d'un fourgon , d'un chariot, et à laquelle les chevaux du second rang sont attelés. | À la volée, loc. adv. et fam. En l'air, au passage. | Trèspromptement , en profitant du moment favorable. I Inconsidérément.
VOLER. V. n, (Volare.) Se soutenir, se mouvoir en l'air par le moyen des ailes. | Courir avec une grande vitesse. | Se dit Des bruits et de la renommée. | Se dit Des choses qui sont poussées dans l'air avec une grande vitesse , comme les traits , les pierres , etc. | V. a. Chasser. | Se dit De certains oiseaux de proie qui sont dressés à chasser , et Des personnes qui emploient ces oiseaux à la chasse.
VOLER. V. a. {Vola.) Prendre furtivement ou par force la chose d'autrui, pour se l'approprier. [ Foler qqn., Lui prendre qq. ch. qui lui appai-tient. | Se dit De ceux qui
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s'approprient les pensées et les expressions des autres , et qui s'en servent sans indiquer la source où ils ont puise.
VOLEREAU. s, m. Diminutif de voleur.
Fam. (Vo-le-rô.)
VOLERIE. s. f. La chasse pour laquelle l'oiseau est dressé à voler d'autres oiseaux, ou qq. autre sorte de gibier.
VOLERIE. s. f. Larcin , pillerie. Fam.
VOLET, s. m. {Valviua.) Panneau de menuiserie qui sert à garantir en dedans de la chambre les châssis d'une fenêtre , et qui s'ouvre et se ferme suivant le besoin. 1 Volet brisé , Volet qui peut se plier dans le sens de sa hauteur. | Pigeonnier. | L'ais qui sert à fermer l'entrée du volet ou pigeonnier. | L'ais qui est fixé horizontalement à l'entrée du pigeonnier. | Se dit D'une tablette , d'un petit ais rond, sur lequel on trie des choses menues. (Vo-lë.)
VOLETER. V. n. Voler à plusieurs reprises, comme font les petits oiseaux qui n'ont pas la force de voler longtemps, ou comme les papillons.
VOLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui a volé, ou qui vole habituellement. | Celui qui exige plus qu'il ne devrait demander. ( — eû-ze.)
VOLIÈRE, s. f. {Volare.) Lieu qui est ordin. fermé d'un fil d'archal , et où l'on nourrit des oiseaux pour son plaisir. | Grande cage qui a plusieurs séparations, pour mettre différentes sortes d'oiseaux. | Réduit où l'on nourrit des pigeons.
VOLIGE. s. f. Planche mince de bois de sapin , ou d'autre bois blanc. (Vo-li-je.)
VOLITION. s. f. {Vola.) Acte par lequel la volonté se détermine à qq. ch. (Vo-lision.)
VOLONTAIRE, adj. des 2 g. {Voluntarius,) Qui se tait sans contrainte, de pure volonté. I Adj. et subst. Qui ne veut s'assujettir à aucune règle, ni dépendre de personne, qui ne veut faire que sa volonté. | Subst., Celui qui sert dans une armée sans y être obligé. (Vo-lon-tè-re.)
VOLONTAIREMENT, adv. De bonne et franche volonté, sans contrainte. (Vo-lontè-re-man.)
VOLONTÉ, s. f. {Voluntas.) Faculté, puissance de l'âme, par laquelle on veut. | Se dit De cette faculté en tant qu'elle est agissante ; et Des actes mêmes de la volonté, de ce qu'une personne veut, prescrit ou désire. I Avoir une grande volonté, bien de la volonté , Avoir beaucoup d'ardeur pour les choses qu'on entreprend , ou Être d'un caractère ferme et savoir se faire obéir. | P'am., // n'en fait jamais qu'à sa volonté , Il est entêté, opiniâtre. | Bonne ou mauvaise volonté, La bonne ou mauvaise disposition où l'on est pour qqn., pour qq. ch. | Au plur.. Fantaisies , caprices. | À volonté, loc. adv. Quand on veut. | £illet payable à volonté.
ilio VOL
Billet payable quand celui à qui il est dû voudra être payé.
VOLONTIERS, adv. {Voluntariè.) De bonne volonté , de bon gré, de bon cœur. | Facilement , aisément , ordinairement. ( Se dit en parlant Des êtres inanimés. (Yo-lonlié.)
VOLTE. s, f. {Voluta.) Certain mouvement que le cavalier fait exécuter au cheval en le menant en rond; et Le cercle tracé par le cheval dans ce mouvement, j Mouvement pour éviter les coups de l'adversaire.
YOLTE-EACE. s. f. Faire 'volle-face , Se retourner pour résister à l'ennemi qui poursuit. (Vol-te-fa-se.)
VOLTER. V. n. {Voluta.) Changer de place pour éviter les coups de son adversaire.
VOLTIGE, s. f, {Volare.) Corde lâche sur laquelle certains bateleurs font des tours. I Danse, exercice sur la corde lâche. | L'art de monter à cheval légèrement et sans étriers. (Vol-ti-je.)
VOLTIGEMENT. s. m. Mouvement de ce qui voltige, (Vol-ti-je-man.)
VOLTIGER. V. n. {Volaré.) Voler à petites et fréquentes reprises, sans aucune direction déterminée. | Se dit De certaines choses légères que le vent soulève et fait aller çà et là. ) Se dit D'un homme inconstant et léger. I Faire des tours de souplesse et de Çorce sur une corde élevée et attachée par les deux bouts, mais qui est fort lâche. | Faire différentes sortes d'exercices sur le cheval de bois , pour s'accoutumer à monter à cheval sans étriers. j Courir à cheval çà et là. (Vol-ti-jé.)
VOLTIGEUR, s. m. Celui qui voltige sur un cheval. | Celui qui voltige sur une corde lâche attachée par les deux bouts. I Se dit De soldats de petite taille qui forment une compagnie d'élite placée à la gauche du bataillon, et qui sont principalement destinés à tirailler, à se porter rapidement de côté et d'autre. (Vol-ti-jeur.)
VOLUBILITÉ, s. f. {Volubilltas.) Facilité de se mouvoir, ou d'être mû en rond. | Une articulation nette et rapide. | Volubilité de langue , Grande habitude de parler trop et trop vite.
VOLUME s. m. [Volumen.) L'étendue, la grosseur d'une masse, d'un corps, d'un paquet, j Un livre relié ou broché. | Le volume de la 'voixy La force ou l'étendue de la Toix.
VOLUMINEUX, EUSE. adj. Qui est fort étendu en tous sens, qui occupe beaucoup de place. | Se dit D'un ouvrage d'esprit, d'une collection qui contient un grand nombre de volumes. (Vo-lu-mi-neu ; ze.)
VOLUPTÉ, s. f. {Foluptas.) Plaisir corporel , plaisir des sens, | S'emploie pour désigner Les plaisirs de l'âme. | Absol., se dit Des plaisirs des sens.